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Evolution de l'économie centrafricaine apres la crise financiere

( Télécharger le fichier original )
par Gildas Walter GNANGA
ISSEA -  2009
  

Disponible en mode multipage

Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale

(CEMAC)

Institut Sous- Régional de Statistique et d'Economie Appliquée

(ISSEA)

Organisation Internationale

B.P: 294 Yaoundé Cameroun- Tél: (237) 22 22 01 34

République Centrafricaine

Unité - Dignité - Travail

-=-=-=-=-

Ministère Du Plan, De l'Economie et de la Coopération Internationale

-=-=-=-=-

Direction du Cabinet

-=-=-=-=-

Direction Générale de l'Institut

Centrafricain des Statistiques, et

des Etudes Economiques et Sociales

-=-=-=-=-

Direction des Statistiques Economiques,

Démographiques et Sociales

-=-=-=-=-

 
 

Rapport de stage de fin de formation

Evolution de l'économie Centrafricaine après la crise financière

(En vue de l'obtention du Diplôme de Technicien Supérieur de la Statistique)

Rédigé par :

GNANGA GILDAS WALTER

Elève Technicien Supérieur de la Statistique

Sous la direction de :

M .BOUE Raphael ,

Chef de Service des Statistiques Sociales (ICASEES-RCA)

Sous l'encadrement de :

M .ABANDA Ambroise ,

Chef de Division de Coordination (INS-CAMEROUN)

Année académique 2009- 2010

DEDICACE

Je dédie ce document à ma famille

A la mémoire de mon père

Gnanga Etienne

Ma mère Mabiendou Micheline

Mes soeurs :

Gnanga Yolande ,Gnanga Natacha

Ma feue tante

Marie Yvonne Ollassa Gambomi

Mes oncles : Blanchard OBA,

Jean baptiste Ondaye pour leur soutien

Mon frère :Ghislain Gnanga

Et à toutes les autres personnes qui me sont chères en particulier Monsieur

Gui-Diby Michel Noé.

REMERCIEMENTS

Nous tenons à exprimer notre gratitude aux personnes sans qui ce travail n'aurait pas pu être produit.

Nous pensons tout d'abord :

· M. Issen MUSTAPHA, le Directeur Général de l'ICASEES ; pour nous avoir permis d'effectuer notre stage dans son Institution ;

· M. Leoncio Feliciano ESSONO NZE OYANA, Directeur Général de l'ISSEA ;

· A notre encadreur de stage, M. Boue Raphaël, qui nous a fait confiance et nous a encadré durant toute notre période de stage à Bangui.

· M. ONDO Jean Cléophas, Directeur des études de l'ISSEA pour l'encadrement pédagogique ; M. TIKOUOKA Jean Robert, Chef de Département des stages, pour nous avoir facilité la mise en stage ; M. KINKIELELE Dieudonné et tous les enseignants de l'ISSEA pour les cours dispensés pendant la formation.

· Nos professeurs correspondants M. NGBANZA Jeannot, M. ABANDA Ambroise, pour les remarques et suggestions apportées pour l'amélioration de la qualité de ce travail.

Nous remercions également tout le personnel de l'ICASEES pour leur bonne collaboration, en particulier, M. BAYO Christophe et MHALIOH Espoir pour leur appui dans la rédaction de ce document.

Nous remercions Mme Gina GUIPI-BOPALA pour son accueil à Bangui et la famille ZIALO pour leur hospitalité.

Nous n'oublions pas M. NGANGOUE Alex, M. NZOBADILA Gilbert, YOKA IKOMBO Johs Stephen, NDAPOU Chadney, NAMOUTIRI Emmanuel, DUCOR, OUAYA Bérence et tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail.

Nous remercions tous nos compatriotes et tous les étudiants congolais au Cameroun ; la famille MAKOUBA à Douala ; le gouvernement français (SCAC) et le gouvernement congolais pour le financement de notre formation à l'ISSEA.

TABLE DES MATIERES

DEDICACE i

REMERCIEMENTS ii

TABLE DES MATIERES iv

LISTE DES GRAPHIQUES ET TABLEAUX vi

ABREVIATIONS ET SIGLES viii

AVANT-PROPOS IX

RESUME VIII

INTRODUCTION 1

CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA STRUCTURE D'ACCUEIL ET TRAVAUX 2

I.4 Présentation de la sous direction des statistiques Economiques, Démographiques et sociales. 5

I.5 Présentation du cadre de travail 6

I.6 Travaux effectués pendant le stage 6

I.6.1 Collecte des prix et collecte des données 7

0rganisation de l'enquête 8

Méthodologie 9

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA CRISE FINANCIERE PAR LA BALANCE DE PAEIMENT ET LA BALANCE COMMERCIALE 10

II.1 Définition des concepts. 10

II.2 Origines de la Crise 11

CHAPITRE III: EVOLUTION DE L'ECONOMIE CENTRAFRICAINE 14

III.1 Evolution du secteur réel 14

III.1.1 L'offre intérieure 14

III.1.2 Situation de l'économie centrafricaine entre 2007 et 2009 14

Le secteur réel 14

III.1.5 Secteur Monetaire 19

III.1.5.1 Les finances publiques 19

III.1.6 Balance des paiements et échanges extérieurs 21

III.2 Situation monétaire 23

III.6 Balance des paiements 28

Chapitre IV : PRESENTATION DES RESULTATS 30

Conclusion 43

BIBLIOGRAPHIE 44

ANNEXES I

ANNEXE I I

ANNEXES II : Rapprochement de l'aide programmée et des besoins ............................II

LISTE DES GRAPHIQUES ET TABLEAUX

Liste des Graphiques

Graphique 1 : Contribution des secteurs à la croissance du PIB 16

Graphique 2:Ratios budgétaires (en % PIB) 20

Graphique 3:commerce extérieur (en % PIB) 21

Graphique 4:Solde du compte courant 22

Graphique 5:Evolution des exportations par trimestre de 2008 et 2009 25

Graphique 6:Exportation de diamant 25

Graphique 7:Exportation de grumes 26

Graphique 10:Evolution de l'aide extérieure 30

Graphique 11:Couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements 35

Graphique 12 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les versements 35

Graphique 13 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements 36

Graphique 14 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les versements 36

Graphique 15 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements 37

Graphique 16 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les versements 37

Graphique 17: Couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements 38

Graphique 18:Couverture des besoins en appuis budgétaire par les versements 38

Graphique 19 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements 39

Graphique 20 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les versements 39

Graphique 8:couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements III

Graphique 9:Couverture des besoins en appuis budgétaires par les versements III

Graphique 10:Couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements IV

Graphique 11:Couverture des besoins en appuis budgétaires par les versements IV

Liste des tableaux

Tableau 1:Répartition des dépenses d'investissement entre secteur public et privé 17

Tableau 2:Indicateurs 18

Tableau 3:Quelques ratios (en %) 18

Tableau 4 :Taux d'inflation 19

Tableau 5:Evolution des expartations et des importations (en %) 22

Tableau 6:Evolution des agrégats monetaires 23

Tableau 7:Solde budgétaire 27

Tableau 8:Balance des paiements,2007-2009 27

Tableau 9:Besoins de financements exterieurs (appuis budgétaires)après ka crise I

Tableau 10:mobilition de ressources extérieures (appuis budgétaires) II

ABREVIATIONS ET SIGLES

APD : Aide Publique au Développement

BAD : Banque Africaine de Développement

BCR : Bureau Central des Recensements

BEAC : Banque des Etats de l'Afrique Centrale

BM : Banque Mondiale

CEMAC : Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale

DSF : Déclaration Statistique et Fiscale

DSRP : Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté

ICASEES : Institut Centrafricain de Statistiques, des Etudes Economiques et Sociales

IDA : Agence de Développement International

IDH : Indice de Développement Humain

IFC : Initiative de Financement du Commerce

IPPTE : Initiative Pays Pauvres Très Endettés

ISSEA : Institut Sous Régional de Statistique et d'Economie Appliquée

ITIE : Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives

PIB: Produit Intérieur Brut

MEPCI : Ministère de l'Economie, du Plan et de la Coopération Internationale

MFB : Ministère des Finances et du Budget

UNESCO: United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization

RCA : République Centrafricaine

AVANT-PROPOS

La formation des Techniciens Supérieurs de la Statistique à l'Institut Sous-Régional de Statistique et d'Economie Appliquée est couronnée par un stage académique d'une durée de trois mois. Plus qu'une exigence académique, ce stage est supposé compléter la formation et préparer l'insertion professionnelle de l'étudiant.

C'est dans cette optique que nous avons effectué notre stage à l'Institut Centrafricain des Statistiques, des Etudes Economiques et Sociales. Dans ce contexte, nous avons bien accordé une attention particulière à la crise financière internationale. Ainsi, le thème :

«  L'évolution de L'économie Centrafricaine  la Crise Financière»

a retenu notre attention.

Il s'agit pour nous de mettre à contribution les enseignements reçus à l'ISSEA et ailleurs, afin d'examiner les effets de cette crise et d'apporter notre modeste contribution à la résolution des tâches de notre structure d'accueil.

Aucune oeuvre humaine n'étant parfaite, toutes les remarques et suggestions seront bien reçu et permettront d'améliorer la qualité de ce travail.

RESUME

Nous nous sommes proposés dans le présent rapport d'analyser l'évolution de l'économie centrafricaine après la crise financière internationale de 2008 sur l'économie centrafricaine, en étudiant les effets présents et futurs de cette crise sur l'économie de ce pays.

Pour atteindre ces objectifs, après la collecte, l'apurement et le traitement des données, nous avons construit des tableaux et graphiques relatifs aux principaux indicateurs permettant d'apprécier les effets de la crise financière dans l'évolution l'économie centrafricaine.

Ainsi, comme principaux résultats, nous relevons que l'économie centrafricaine, qui a connu une progression soutenue depuis 2004 (son PIB est passé de 699.2 milliards en 2004 à 749.9 milliards en 2005), a vu cet élan ralentir en 2008 par une combinaison de facteurs défavorables. Parmi ces facteurs, on peut citer : la crise de l'électricité (en particulier depuis juin 2008), la flambée des prix du pétrole, la crise alimentaire, et surtout la crise financière internationale. Ainsi, le taux de croissance évalué au prix de l'année n-1 se situait à 3,7% en 2007 est tombé à 2% en 2008 et 1,7% en 2009. Toutefois, le PIB par tête d'habitant a connu une expansion à la hausse, passant de 189 437 FCFA en 2007 à 192 884 FCFA en 2008 et 205 728 FCFA en 2009. La balance commerciale et la balance de paiement qui étaient autrefois excédentaires sont devenues de plus en plus déficitaires.

INTRODUCTION

La crise financière internationale résulte d'une bulle immobilière qui a commencé aux USA en 2006 et s'est propagée dans le reste du monde. La crise financière actuelle bouleverse l'économie mondiale en causant un ralentissement des activités économiques dans la plupart des pays industrialisés. Elle a eu des répercutions sur les économies des pays sous développés en général et sur l'économie centrafricaine en particulier à partir de 2008.

La conjoncture économique nationale est marquée par le ralentissement de l'activité économique, en relation avec les productions forestières et minières du pays, durement touchées par cette crise financière.

En dépit de la faible participation de la RCA au marché financier international et aux échanges commerciaux mondiaux, on est en droit de se demander quel est l'évolution de l'économie centrafricaine après la crise financière ?

Ceci dit, le besoin de comprendre l'évolution de l'économie centrafricaine après la crise financière est plus grand que jamais.

Le présent travail se propose de présenter dans un premier temps la conjoncture économique centrafricaine avant la crise financière, dans un second temps de faire une corrélation entre la crise financière internationale et l'économie centrafricaine pendant et enfin de proposer des mesures d'urgences de politique économique pour faire face à cette crise financière.

CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA STRUCTURE D'ACCUEIL ET TRAVAUX

Dans ce chapitre nous présenterons brièvement la structure dans laquelle nous avons effectué notre stage.

I .1 Présentation de l'institut centrafricain de Statistiques des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES)

Créé par la loi n° 2008//MEPCI/DIRCAB/DG-ICASEES du 05 novembre 2008 relative à l'affectation à l'Institut Centrafricain des Statistiques, des études Economiques et Sociales, (ICASEES) est composé de 05 grandes directions et de 07 Délégations régionales.

Les cinq grandes directions sont les suivantes :

- Direction des Méthodes et Normes Statistiques et de l'Informatique ;

- Direction de la Coordination et de Développement des Statistiques Régionales;

- Direction de la Comptabilité Nationale et de la Conjoncture ;

- Direction des Statistiques Economiques, Démographiques et Sociales ; 

- La Direction des Ressources et de la Documentation.

Il convient de rappeler que l'ICASEES est devenu autonome par Décret n°06.238 du 21 juillet 2006.

I.2 FONCTIONNEMENT ET ATTRIBUTION

L'ICASEES a pour mission :

§ assurer la collecte, le traitement et l'analyse ainsi que la diffusion des informations statistiques.

§ assurer la coordination des activités des antennes régionales de statistique;

§ mettre en oeuvre les mécanismes visant à l'harmonisation des concepts, des normes et des méthodes statistiques;

§ réaliser certaines opérations prévues dans le programme national de statistique;

§ centraliser les données provenant des autres services producteurs et en assurer la diffusion forme agrégée;

§ Organiser et gérer la documentation nationale en matière statistique ainsi que la diffusion des données statistiques. A cet effet, eu égard au rôle capital que joue cet institut, il est important d'être informé sur son mécanisme de fonctionnement afin de prendre des mesures adéquates qui s'imposent.

L'ICASEES est dirigé par un Directeur Général assisté des Directeurs qui exercent sous sa responsabilité ainsi que des Chefs de Service dépendant de chacune des cinq directions.

Dans le cadre de notre travail, nous allons nous intéresser à la Direction des Statistiques Economiques, Démographiques et Sociales  qui a été la structure d'accueil pendant notre stage.

I.4 Organigramme de l'ICASEES

Institut Centrafricain de la Statistique, des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES)

Direction de la Coordination et du Développement des Statistiques Régionales

Direction de la Comptabilité Nationale, de la Conjoncture et des Prévisions

Direction des Méthodes, des Normes Statistiques et Informatiques

Direction des Statistiques Economiques, Démographiques et Sociales

Direction Administrative, Financière et de la Documentation

Service des Normes Statistiques

Service des Méthodes

Service Informatique

Service de la Coordination des Statistiques régionales

Service de la Planification et du Développement régional

Service de la Comptabilité Nationale

Service de la Conjoncture et des Prévisions

Service des prix

Service des Echamges

Service de Production

Service des statistiques sociales

Service des statistiques démographiques

Service Administratif et Financier

Service de la Documentation et de la Production

Direction Générale

Comité de Direction

Secrétariat Commun

Conseil d'Administration

I.4 Présentation de la sous direction des statistiques Economiques, Démographiques et sociales.

A la tête de cette direction se trouve un Directeur dont la mission est de :

ü Collecter, traiter et analyser les statistiques de production des ménages, des entreprises, des administrations et/ou des organes spécialisés ; collecter, traiter et analyser les Statistiques des prix ; concevoir,

ü Collecter, traiter et analyser les enquêtes revenues et les dépenses des ménages ;

ü Suivre la démographie des entreprises industrielles et commerciales ;

ü Faire des études économiques à partir des statistiques économiques élaborées ainsi que de gérer la base de données des entreprises industrielles et commerciales.

Elle a cinq services exerçant sous sa gouverne. Il s'agit de :

§ le Service des Prix

§ le Service de la Production

§ le Service du Commerce Extérieur

§ le Service des Statistiques Démographiques

§ le Service des Statistiques Sociales

ö Pour ces cinq services, les tâches les plus importantes consistent à collecter et saisir les données sur les prix.

ö Collecter des données sur les prix de base de régions;

ö Collecter des prix traditionnels pour l'IPC;

ö Collecter et saisir les données du PCI/Afr. ;

ö Publier mensuellement les prix info sous la nouvelle version;

ö Elaborer les statistiques de production des différents secteurs de l'économie et des administrations;

ö Réaliser en cas de besoin toutes enquêtes spécifiques auprès des entreprises industrielles et commerciales;

ö Elaborer les indices de production industrielle;

ö Elaborer avec les services de douanes les statistiques du commerce extérieur ;

ö Elaborer les statistiques des échanges extérieures par l'exportation des DESF et par la réalisation des enquêtes périodiques des ménages du commerce et du transport;

ö Réaliser les enquêtes et recensements démographiques;

ö Etudier et interpréter l'évolution des paramètres démographiques;

ö Collecter et analyser toutes les statistiques portant sur l'éducation, la santé, l'emploi et sur tout autre domaine à caractère social et suivre l'évolution des principaux indicateurs de la pauvreté.

I.5 Présentation du cadre de travail

La sous Direction des statistiques Economiques Démographiques et sociales emploie actuellement 28 personnes dont un directeur ,4 chefs de service et 2 stagiaires, 2 agents temporaires de la collecte pour l'IHPC.

En ce qui concerne les équipements dans la sous direction, nous avons constaté un nombre acceptable des matériels informatiques :

· 45 micros ordinateurs;

· 1 scanner;

· 2 photocopieuses;

· 9 imprimantes;

· 6 ordinateurs portables.

I.6 Travaux effectués pendant le stage

Tout au long de notre stage, nous avons participé à l'accomplissement de nombreux travaux. Nous pouvons citer entre autres les relevés de prix dans la ville de Bangui, le contrôle des données issues du terrain; la saisie, l'apurement, le calcul de l'indice avec le logiciel CHAPO et l'analyse. Nous avons ensuite assisté à l'atelier de formation et de validation des manuels d'enquêteurs et des formateurs de l'enquête Education Pour Tous (EPT) organisée par l'UNESCO et le Bureau Central des Recensements.

La réalisation de ces travaux s'est étalée sur un chronogramme d'activités couvrant la période de stage. Chaque semaine était couronnée par des travaux bien précis réalisés dans un service. A la fin de chaque semaine on faisait l'état des activités réalisées au cours de la semaine. Pour le contrôle des questionnaires avant la saisie, il est réalisé avant d'entamer la saisie des données du mois en cours. Ce contrôle peut conduire à l'interpellation de l'agent de collecte pour avoir des réponses face à une variation atypique du prix d'un produit entre deux mois consécutifs, une absence de prix observé sans précision d'absence temporaire ou définitive ou problème d'enquête. Les observations issues de ce contrôle réduisent la charge de travail à l'apurement.

I.6.1 Collecte des prix et collecte des données

I.6.1.1 Collecte des prix

La descente sur le terrain a été précédée par une formation dont le but était de se familiariser avec la méthodologie de collecte des prix. Dans cette formation, ont été abordés  la couverture géographique de l'indice la nomenclature des biens et services le suivi la couverture des points de ventes l'échantillon des dates de relevés la fréquence de relevé et les différents types de questionnaires.

La descente sur le terrain a été supervisée par des cadres et les agents de relevé des prix du service des prix de l'ICASEES. Le service des prix s'occupe de la collecte des relevés de prix utilisés pour le calcul de l'IHPC de la ville de Bangui. Le rôle des encadreurs est de sélectionner un ensemble de biens et services et imposer les relevés de prix dans les points de vente qu'ils nous ont indiqués. Cet échantillon de biens et services était constitué des différents types de variétés (hétérogènes et homogènes) pour chaque type de variétés, une méthode d'observation a été mise en oeuvre.

Cette descente a permis de comprendre davantage la nécessité d'avoir l'adresse exacte des points de vente et de connaître l'emplacement exact du produit à l'intérieur du point de vente tout en décrivant suffisamment le produit dont le prix est relevé.

La séance de pesée qui a suivi les relevés des prix des variétés homogènes a mis en exergue le manque de la précision des balances utilisées pour les pesées. Pour un même produit par exemple à l'issu de trois pesées, il n'était pas exclu d'avoir trois poids différents.

Après la collecte et le contrôle à priori des données, nous nous sommes mis à la saisie de données avec le logiciel CHAPO et ensuite l'apurement.

I.6.1.2 La collecte des données

La collecte des données de sources administratives à l'ICASEES s'étend généralement sur une année (12mois).

Ces données collectées auprès des administrations publiques, parapubliques et privées servent à la production des documents tels que : le Commerce en Bref, le Bulletin Trimestriel Statistique, l'Annuaire statistique...

I.6.1.3 Le traitement des données

Effectué dans la feuille Excel ou Word, il se résume essentiellement à la numérotation et à l'exploitation des données recueillies sur le terrain.

Pendant le traitement, il est question de vérifier la cohérence des données avec celles des années antérieures et de redresser ces données en cas de besoins et rédiger pour chaque chapitre un rapport présentant l'évolution des activités durant la période concernée. A la fin de cette phase, les différents cadres remettent leurs travaux qui vont servir pour centraliser, uniformiser et finaliser le document pour la publication. Il faut signaler que l'ICASEES manque des logiciels spécialisés pour les traitements des données. Un travail qui devait être fait en une journée par exemple est fait en plusieurs semaines par manque d'experts et du matériel tel est le cas du logiciel Eurotrace et sydonia (traitement au niveau de la douane en ce qui concerne l'exportation).

I.6.2 Enquête sur la connaissance et la perception des objectifs de l'Education Pour Tous (EPT) par les enseignants

0rganisation de l'enquête

L'enquête sur la connaissance et la perception des Objectifs de l'Education Pour Tous (EPT) par les enseignants est une opération dans laquelle le Gouvernement, l'UNESCO et plusieurs compétences au niveau du Ministère de l'Education et celui de l'Economie, du Plan et de la Coopération Internationale sont impliqués. L'Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES), avait la responsabilité de conduire ladite enquête grâce à l'appui technique et financier de l'UNECO.

Les enquêteurs étaient retenus pour travailler dans le cadre de cette enquête et chacun avait la charge d'enquêter auprès des enseignants tirés dans les écoles qui elles aussi ont été tirées selon une méthodologie bien définie. Des frais de transport avaient été mis à la disposition de chaque enquêteur qui lui permettrait le déplacement sur le terrain. Au bureau, des agents de vérification (codification) étaient aussi recrutés dans le cadre de cette opération pour finaliser les questionnaires avant de les renvoyer au Cameroun pour saisie.

Difficultés rencontrées

Nous a avons noté l'absence de matériel de terrain comme les parapluies, la mauvaise qualité des balances utilisées pour les pesées, l'absence du logiciel de traitement (EUROTRACE) et la réticence de certains sectoriels et rendez-vous sans résultats.

Méthodologie

Pour atteindre l'objectif assigné à notre travail, après la collecte, l'apurement et le traitement des données, nous avons construit des tableaux et graphiques relatifs aux indicateurs permettant d'apprécier les effets de la crise financière sur l'économie centrafricaine.

Pour la collecte, nous avons exploité les documents disponibles à l'ICASEES et effectué des recherches sur internet. Par ailleurs, des entretiens avec les responsables du Ministère des finances (douane), les bureaux Achats et de vente de l'or et de diamant. Toutes ces données nous ont ainsi permis de faire une analyse de la balance de paiement, de la balance commerciale, de l'évolution du PIB et du taux d'inflation.

CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA CRISE FINANCIERE PAR LA BALANCE DE PAEIMENT ET LA BALANCE COMMERCIALE

II.1 Définition des concepts.

Une bulle économique, ou bulle de prix, ou encore bulle financière, ou aussi bulle spéculative : est un niveau de prix d'échanges sur un marché d'actifs financiers (actions, obligations), marché des changes, marché immobilier, marché des matières premières, etc. très excessif par rapport à la valeur des biens ou actifs échangés.

Il s'agit d'un comportement irrationnel du marché où un prix démesurément élevé aujourd'hui se justifie uniquement par la croyance qu'il sera élevé demain. Pour Certains auteurs le cumul des valorisations participant de la bulle financière de 2008 à 50 fois le PIB mondial, soit plus de 2 millions de milliards de dollars ; Cela est de la spéculation.

La spéculation : consiste à imaginer, à anticiper les effets et les activités des autres, comme si vous étiez à sa place, à porter un regard sur notre propre activité, comme si nous étions un autre. En matière financière, spéculer consiste à acheter ou à vendre en bourse, une certaine quantité d'une marchandise, d'un actif financier ou immobilier.

La bourse des valeurs : appelée aussi marché financier est un lieu où s'échangent les valeurs immobilières, essentiellement des actions boursières et des obligations.

le secteur primaire: Ce secteur est dominé par l'agriculture qui est essentiellement une agriculture de subsistance suivie de sylviculture, de la chasse et de la pêche. Les cultures de rente (café, coton) qui, occupaient une place importante dans l'économie, ne représente que 2% de la valeur ajoutée du secteur primaire de nos jours.

Le secteur secondaire : Ce secteur est constitué principalement des activités extractives, des industries manufacturières, de l'énergie et des bâtiments et travaux publics (BTP).

Le secteur tertiaire : comprend les services marchands (transport et télécommunications, commerce, etc.) et non marchands.

Un ralentissement économique : est une diminution provisoire de la croissance du PIB.

Une récession économique est une diminution plus ou moins prolongée de l'activité économique. On observe une baisse du PIB.

La liquidité d'un marché financier : indique la capacité à acheter ou à vendre vite les actifs qui y sont cotés sans que cela ait d'effet important sur les prix.

de la baisse de leurs valeurs d'actifs.

La production intérieure brute (PIB) : est l'évaluation monétaire de la somme des valeurs ajoutées créées en une année par toutes les entreprises nationales et étrangères, implantées sur le territoire d'un pays, il représente la richesse créée dans un pays pendant une année.

La balance des paiements

Elle enregistre l'ensemble des transactions d'un pays avec le reste du monde, elle inclut la balance des transactions courantes, mais également les entrées et sorties des capitaux investissements directs à l'étranger.

L'inflation : désigne une hausse durable et continue du niveau général des prix, pour mesurer le niveau général des prix, on utilise l'indice des prix à la consommation. L'indice des prix permet de suivre l'évolution des prix mois par mois, il est donc un indicateur indispensable pour mesurer la tension inflationniste d'un pays.

II.2 Origines de la Crise

Le marché des crédits immobiliers a permis aux sociétés d'investissement immobilier et d'autres institutions de finances d'être intéresser à une clientèle des ménages à faibles revenus, qui ont pas une place dans le marché du crédit par rapport au risque et de manque de confiance. En contrepartie de l'accès plus vite et facile à la propriété, ces ménages se sont vite octroyer des crédits hypothécaires à taux variables. L'augmentation et le succès d'un tel marché ont été encouragés par la politique américaine dans le but de favoriser l'accès au logement de tous les américains. La réduction des taux d'intérêt dans le but de soutenir la croissance juste après l'éclatement de la bulle Internet et, le développement des opérations de titrisation et l'insuffisance de organisation efficace dans de le contrôle bancaire et financier.

Source :la crise financière internationale et la récession mondiale ,John wakeman-linn.

II.3 Manifestations sur le plan économique et financier de la crise

Le ralentissement de l'économie en 2006, l'explosion de la bulle immobilière et l'augmentation des taux d'intérêt de la FED, les ménages américains à faibles revenus se sont retrouvés dans l'incapacité de régler leurs dettes et obligés à vendre leurs maisons. Par illustration, le taux de paiement sur les crédits hypothécaires qui excédait 4% en 2005, s'est augmenté de 10% en septembre 2007 ensuite à 20% en fin d'année 2007. Des offres massives de logements réalisées par les particuliers ont participé à une baisse des prix de l'immobilier. En conséquence, les établissements de subprimes ont constaté la dégradation de leur portefeuille et la majeure partie d'entre eux ont fait faillite. La crise apparue dans l'immobilier américain s'est répandue sur les marchés des créances titrisées et ensuite dans l'ensemble du marché financier, quand les investisseurs ont compris que beaucoup des actifs reposaient sur des créances non solvables. Les systèmes financiers ont favorisé la contamination des principales places boursières de l'Europe et de l'Asie, plus tard les pays émergents. Les banques très timides les unes aux autres, ont refusé de se prêter de l'argent. Vers Juillet 2008, une succession des annonces de dépréciations d'actifs, de réductions de résultats.

Source :la banque africaine de développement (DSPPC)

II.4 Les principaux canaux de transmission de la crise financière

De nos jours, les impacts de la crise sont appréhendés à travers une analyse sur le commerce extérieur, le secteur réel et les finances publiques. Les sources de transmission sont : la réduction de la demande mondiale des matières premières, le déficit des recettes fiscales et la vraisemblable contraction de (APD) et des flux de transferts des migrants et des (IDE). Toutefois, ces effets sont forts liés de l'ampleur et de la durée de cette crise à l'échelle mondiale.

II.5 Répercussions de la crise financière sur l'économie centrafricaine

L'évaluation de l'impact de la crise est encore une chose difficile dans le contexte où le système bancaire de la RCA n'à enregistré que de pertes de nos jours. Néanmoins, il demeure un risque éventuel attaché aux avoirs extérieurs. En effet, la baisse de la demande mondiale est ressentie par le ralentissement d'activité économique dans les secteurs primaire des Mines et des Forêts et aussi par une perte des recettes fiscales et éventuellement le risque de la baisse de l'aide publique au Développement. Ce qui pourrait accroître la dépendance de l'Etat vis-à-vis du système bancaire et par là même, amplifier l'effet d'éviction du secteur privé et fragiliser davantage à la fois les finances publiques, les banques et l'économie réelle.

II.6 CONTEXTE ECONOMIQUE

Malgré un potentiel naturel (réseau hydrographique dense, massif forestier important, ressources minières immenses), le pays s'est durablement installé dans une spirale de régression avec des indicateurs économiques alarmants. L'économie centrafricaine a connu depuis plus d'une décennie des difficultés notoires qui se sont traduites par une baisse généralisée de l'activité économique dans presque tous les secteurs clés qui ont entraîné des déséquilibres macroéconomiques profonds.

CHAPITRE III: EVOLUTION DE L'ECONOMIE CENTRAFRICAINE

III.1 Evolution du secteur réel

III.1.1 L'offre intérieure

Au cours de la période 2004-2005, l'économie centrafricaine a connu une évolution considérable du PIB courant qui est passé de 699,2 milliards en 2004 à 749,9 milliards en 2005, il a connu une évolution de 6,9% pour s'établir. Cette performance est le fait du secteur secondaire qui a connu une hausse de 6,4% pour le tertiaire et 4,4 pour le primaire.

L'évolution moyenne annuelle du taux de croissance sur la période est de 1.4%. La faiblesse de la croissance est imputable en majeure partie aux effets persistants de la crise économique. Notons que le PIB a connu en 2006 - 2007 une légère évolution. Il est passé de 772,241 milliards en 2006 à 8205,88 milliards en 2007.

En ce qui concerne l'inflation, elle s'est établie à -2,1% (contre 4,2% et 2,3% de 2004-2005), du fait notamment des blocages des circuits d'approvisionnement des marchés dus à l'insécurité couplée à l'enclavement. Toutefois, les prix des matériaux auraient connu une hausse de l'ordre de 1.5% en raison du démarrage des chantiers de construction. Au niveau monétaire, l'inflation en 2004 a retrouvé un niveau très stable de 2,1% qui est en concordance avec les critères de convergence dans la zone CEMAC. En 2003, elle se situait à 4,3% en raison de la flambée des prix des principaux produits dans la majeure partie du pays. Cette situation est consécutive aux problèmes d'approvisionnement de l'intérieur du pays lié à la perturbation les axes routiers du transport.

III.1.2 Situation de l'économie centrafricaine entre 2007 et 2009

Le secteur réel

En 2009, l'économie centrafricaine continuait à ralentir, en rapport avec le recul d'activité dans les branches sylvicole, minière, industrielle, commerciale et des trafics aérien et routier. Néanmoins, la production agricole s'est affermie, la branche énergétique et le transport fluvial se sont redressés, et l'activité s'est consolidée dans les secteurs de la téléphonie mobile et des Bâtiments et Travaux Publics BTP.

Dans les finances publiques, l'exécution budgétaire a été pleinement satisfaisante, grâce à la mise en place des mesures de réformes : Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance (FRPC) qui a permis d'atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE en juin 2009.

Pour les échanges extérieurs, le solde commercial s'est énormément dégradé, en rapport avec la chute des exportations de bois et de diamants.

En 2008 ,la contribution du secteur primaire représentait 52,2%, le secteur tertiaire (30,5%) et enfin le secteur secondaire qui représentait (12,1%) du PIB.

L'agriculture d'autoconsommation représentait (28,5%) du PIB et la part de l'élevage dans le PIB était de (12,5%).

Dans la période allant de 2007 à 2009, L'activité économique de la RCA a été marquée, par la création de richesses estimées respectivement à 798,878 milliards CFA en 2007, 829,856 milliards CFA en 2008 et 903,146 Milliards FCFA en 2009. La contribution du secteur primaire dans le PIB est toujours prédominant -supérieur à 50%- pendant ces trois années. Cette prépondérance du secteur primaire est attribuable au secteur « agricole » : 54,1% de la production du secteur primaire en 2007, 54,6% en 2008 et 57,5% en 2009.Dans le secteur tertiaire, le poids dans le PIB s'explique par les résultats obtenus au niveau du commerce ; on note une stabilité dans l'évolution de la part dans les PIB des sous-secteurs transport et télécommunication, et Autres services. Pendant cette période La contribution à la croissance du PIB du secteur tertiaire a été de (1,5% en 2007, 0,9% en 2008 et 1,1% en 2009).

La chute du niveau des activités extractives observée entre 2008 et 2009 procéderait premièrement des effets directs de la crise financière mondiale de 2008 qui a provoqué une baisse du cours de diamant qui est le principal produit d'extraction exporté par la RCA. Nous pouvons aussi mettre en avant la fermeture de certains bureaux d'achat de diamant pour non respect des dispositions administratives et le caractère rudimentaire des instruments utilisés dans cette industrie.

Le Secteur tertiaire:

Les services marchands ont contribué à hauteur de 1,8% à la croissance du PIB en 2007, soit la contribution la plus élevée en comparaison à celle des autres sous secteurs. On remarque cependant que le taux de croissance de ces services connaît une détérioration depuis 2007.Nous avons assisté en 2008 à une forte croissance des services fournis gratuitement ou à des prix forfaitaires par les administrations publiques.

Graphique 1 : Contribution des secteurs à la croissance du PIB

Source : ICASEES

III.1.3 La demande globale

Dans la période allant de 2007 à 2009, la consommation finale occupait une part importante de la demande globale: 97,5% en 2007, 98,6% en 2008 et plus de la valeur totale du PIB en 2009 (l'écart est comblé par la valeur des produits importés), cette forte proportion a une explication dans le niveau élevé de la consommation des ménages, ce qui ne favorise pas la constitution de l'épargne nécessaire au financement des investissements des entreprises. Les dépenses de consommation finale des administrations publiques sont restées faibles durant ces années, elles fluctuent environ de 8% du PIB.

Les exportations nettes qui montrent le rapport entre la valeur des produits exportés et des produits importés ont connu une détérioration passant de -61.401 milliards en 2007 à -90.375 milliards en 2008 et -112.223 milliards en 2009 .Ces soldes déficitaires sont dus par une augmentation des importations et une baisse des exportations pendant ces trois années.

Les dépenses d'investissement de la RCA au cours de la période 2007 à 2009 sont estimées respectivement à 81,450 milliards de FCFA, 103 ,163 milliards et 105.605 milliards. La part dans le PIB de ces dépenses(publiques et privées) en biens d'équipement (FBCF),qui représente le taux d'investissement, s'est stabilisé dans cette période de passant de 10% en 2007 à 11,6% en 2008 et 11,3% en 2009.Cependant nous constatons une détérioration du taux de croissance de ces dépenses d'investissement entre 2008 (26,7%) en 2009 (2,4%)  consécutive à une réduction des dépenses publiques en biens durables. Ces dernières représentent environ 38% de l'investissement total en 2007,39% en 2008 et 37,1% en 2009.Le tableau 1 représente la répartition des dépenses en bien d'équipement sur les trois ans.

Tableau 1:Répartition des dépenses d'investissement entre secteur public et privé

Libellés

Répartition en %

Années

2007

2008

2009

Secteur public

38,1

38,9

37,1

Secteur privé (y compris ménages)

61,9

61,1

62,9

Total

100

100

100

Source: ICASEES

a) principaux indicateurs et ratios caractérisant l'activité économique

Ces deux tableaux suivants montrent les principaux indicateurs et ratios caractérisant l'activité économique entre 2007 et 2009.

Tableau 2:Indicateurs1(*)

Libellés

2007

2008

2009

Taux de croissance en volume (prix n-1)

3,7

2

1,7

Pib/Tête au prix courant (F.CFA)

192917

206421

213063

Pib/Tête à prix constant n-1 (F.CFA)

189457

192884

205728

Source: ICASEES

Le taux de croissance évalué au prix de l'année n-1 se situe à 3.7% en 2007,2% en 2008 et 1.7% en 2009.Le PIB par tête d'habitant a connu une expansion à la hausse .il est passé de 189 437 FCFA en 2007 à 192 884 FCFA en 2008 et 205 728 FCFA en 2009.

Tableau 3:Quelques ratios (en %)

Libellés

2007

2008

2009

Taux d'investissement privé

6,2

7,1

7,1

Taux d'investissement public

3,8

4,5

4,2

Taux d'investissement

10,0

11,6

11,3

Exportations/PIB

15,1

11,7

10,2

Importations/PIB

22,7

21,9

22,2

Source: ICASEES

III.1.4 Evolution des prix à la consommation

Le taux d'inflation s'est établi à 9,3% en 2008 contre 1% en 2007 et 3,5 % en 2009.La baisse importante des tensions inflationnistes entre 2008 et 2009 procéderait en grande partie de la baisse prix des produits pétroliers sur le marché. Cette évolution à une explication aussi par la persistance des effets tragiques de la crise financière mondiale de 2008.

Tableau 4 :Taux d'inflation

Année

2007

2008

2009

Inflation (%)

1

9,3

3,5

Source : ICASEES

III.1.5 Secteur Monetaire

III.1.5.1 Les finances publiques

De 2007 à 2009, la gestion des finances publiques centrafricaines a fait l'objet de réformes tendant à sa modernisation. l'adoption de la loi organique relative aux Lois des Finances, de la production du Règlement Général sur la Comptabilité Publique, de la mise en oeuvre de la nouvelle nomenclature budgétaire et comptable, de la domiciliation des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat dans les banques commerciales.

Les recettes budgétaires totales sont passées de 83,591 milliards en 2007 à 92,5 milliards en 2008 et 100,8 milliards en 2009 soit une détérioration du taux de croissance de 2,4% entre 2008 et 2009.La contribution de ces recettes dans le PIB évolue de manière croissante au cours de ces trois années : 10,28% en 2007, 10,42% en 2008 et 10,71% en 2009. Ce progrès de la collecte des impôts peut s'expliquer par l'élargissement de l'assiette fiscale et les réformes des régies financières mentionnées ci-dessus.

Au niveau des dépenses publiques courantes (cf. Graphique 2), la structure n'a pas changé au cours de ces trois années : les salaires et traitement occupent plus de 36% des dépenses courantes, ensuite les dépenses en biens et services (plus de 30%) et les transferts courants (plus de 17%).Le taux de croissance des salaires et traitement des fonctionnaires et agents de l'Etat a gagné environ 5 points traduisant le déplaisir des autorités publiques à soutenir le pouvoir d'achat des populations par une revalorisation des salaires et l'accroissement des effectifs dans la fonction publique. En termes d'évolution, on constate une baisse des dépenses courants entre 2008 et 2009 : le taux de croissance de ces dépenses s'est établit à -1,41% en 2009 contre 20,61% en 2008 suite à une baisse des transferts courants et remboursement des intérêts sur dette extérieure .

Les dépenses en infrastructures quand à elles ont augmenté en valeur sur ces trois années même si leur taux de croissance s'est détérioré entre 2008 et 2009.

Graphique 2:Structure des dépenses courantes

Source : ICASEES

L'excédent budgétaire primaire mesure l'écart entre les recettes et les dépenses publiques s'est fortement contracté à 4.8 milliards en 2008 soit 0.6% du PIB, contre 9.026 milliards en 2007(1,1% PIB) et 14,7 milliards en 2009 (1,8% PIB).Le solde budgétaire de base est qui était excédentaire de 0.804 milliards en 2007 soit 0,1% du PIB est passé déficitaire de 5,9 milliards (-0,73% PIB) en 2008 pour ensuite revenir encore excédentaire de 3.7 milliards en 2009,soit 0,45% du PIB. La gestion des finances publiques est caractérisée des déficits budgétaires sur ces trois années.

Graphique 2:Ratios budgétaires (en % PIB)

Source : ICASEES

III.1.6 Balance des paiements et échanges extérieurs

Au niveau des échanges extérieurs, selon les estimations de la BEAC, le compte des transactions courantes, transferts publics exclus, a été déficitaire durant ces trois années. Ce déficit passe de 81,1 milliards de FCFA en 2007, soit -9,97% du PIB, à 119,3 milliards en 2008 (-13,43% PIB) et 124,5 milliards en 2009 (-13,31% PIB) en liaison surtout avec la persistance du déficit commercial consécutive à une baisse des exportations et une hausse des importations - et la détérioration de la balance des services.

la balance commerciale a atteint une déficit de 33,9 milliards en 2007, 67,2 milliards en 2008 et 76,6 milliards en 2009.cette déficit s'explique par la baisse enregistrée dans la vente des produits du bois et des produits d'extraction notamment le diamant. Cette baisse proviendrait de la diminution de la demande et de la faiblesse des prix pratiqués sur les marchés mondiaux.

Le compte de capital et des opérations financières ont faites des excédent au cours de ces années : 14,8 milliards en 2007 et 77,8 milliards en 2008 et 53,9 milliards en 2009 favoriser par des entrées importantes de capitaux. Cet excédent du compte de capital et d'opérations financières a reculé de 30,7 % entre 2008 et 2009 en relation essentiellement avec la baisse des investissements directs étrangers de 61,9 % à 19,9 milliards, du fait des répercussions de la crise financière mondiale (Voir graphique 6).

Graphique 3:commerce extérieur (en % PIB)

Unité : milliards F.CFA Source : BEAC

Graphique 4:Solde du compte courant

Source : BEAC et nos calculs

Tableau 5:Evolution des exportations et des importations (en %)

 

2007

2008

2009

Exportations

3,64078

-22,48

-11,48

Importations

12,6534

12,657

-1,7113

Source : BEAC et nos calculs

Le déficit global de la balance des paiements de la RCA est de 35,7 milliards (-4,39% du PIB) en 2007 et 7 milliards (-0,79% du PIB) en 2008.Ce solde est excédentaire de 22,7 milliards (2,43% du PIB) de FCFA en 2009 selon les dernières estimations de la BEAC et en rapport avec le réaménagement de la dette. Les ressources mobilisées pour couvrir les déficits au cours de cette période proviennent surtout des allègements et annulation de la dette extérieure obtenus par la RCA dans le cadre de l'initiative PPTE en juin 2009.

III.2 Situation monétaire

La situation monétaire de la RCA est en détérioration du taux de croissance des avoirs extérieurs nets en 2007 (-26,5%) et 2008 (-0,9%).ils se sont établis à 31,3 milliards en 2008 contre 31,6 milliards une année auparavant. Ce taux a toutefois enregistré une valeur positive de 129,4% en 2009, s'établissant à 71.8 milliards. Cette forte croissance serait liée à la forte hausse des avoirs extérieurs des banques commerciales, passés de 3 ,9 milliards en 2008 à 13,6 milliards en 2009 soit une croissance de 248,7%, à la baisse du payement de la dette extérieure suite à l'atteinte du point d'achèvement de l'Initiative Pays Pauvres très Endettés (IPPTE) et à des appuis extérieurs (FMI, Union Européenne).

Les crédits nets sur l'Etat ont progressé à la hausse sur ces trois années passant de 84,9 milliards en 2007 à 95,7 milliards de 2008 et 99,2 milliards en 2009.Le taux de progression s'est toutefois détérioré entre 2008 et 2009.

Les crédits à l'économie sont passés de 59,1 milliards en 2007 à 64,2 milliards en 2008 et 69,3 milliards en 2009 avec des taux de croissance respectifs de 4,8%, 8,6% et 7,9 %. En 2009 cette croissance a essentiellement bénéficié aux secteurs de services (télécommunication, transport et commerce) et au secteur du pétrole.

La masse monétaire s'est établie à 118,5 milliards en 2007, 138,1 milliards en 2008 et 150.2 milliards en 2009. Les taux de progression de cet agrégat sont consignés dans le tableau ci-dessous. Les résultats de 2009 procéderaient du versement régulier des salaires aux fonctionnaires et agents de l'Etat et à la décélération des tensions inflationnistes (3,5 % en 2009 contre 9,3% en 2008).

Tableau 6:Evolution des agrégats monétaires

Agrégats monétaires

Valeurs (Milliards FCFA)

Evolution(en %)

2006

2007

2008

2009

2007

2008

2009

Avoirs extérieurs nets

43

31,6

31,3

71,8

-26,5

-0,9

129,4

Créances nettes sur l'Etat

79,3

84,9

95,7

99,2

7,1

12,7

3,7

Crédits à l'économie

56,4

59,1

64,2

69,3

4,8

8,6

7,9

Masse monétaire

123

118,5

138,1

150,2

-3,7

16,5

8,8

Source : BEAC et nos calculs

L'objectif de cette partie est de présenter une analyse de l'impact de la crise financière mondiale sur l'économie centrafricaine du commerce extérieur de la RCA en 2008, à travers ses principaux agrégats qui sont: les importations, les exportations et la balance commerciale, l'aide extérieure et la situation budgétaire. Nous présenterons aussi l'incidence de la crise sur la croissance. Nous exposerons aussi les mesures économiques prises par la RCA pour atténuer les effets de celle-ci. Les besoins de financement qui en résultent seront exposés dans la dernière partie. Nous analyserons également la structure et l'orientation géographique de celui-ci.

III.4 Echanges de biens et services

Les exportations de la RCA concernent principalement les produits de rentes ,le diamant et l'or.

Graphique 5:Evolution des exportations par trimestre de 2008 et 2009

Source : ICASEES

L'impact majeur de la crise financière mondiale sur l'économie centrafricaine tient pour une grande part à la baisse des recettes d'exportations suite à une contraction de la demande et à la chute des cours du dollar. La crise a eu des conséquences graves sur les exportations du pays, les usines de bois ont cessé leurs activités provoquant ainsi le chômage technique du personnel, les recettes des  exportations ont atteint leur bas niveau au cours du dernier trimestre 2008 .

Graphique 6:Exportation de diamant

Source : ICASEES

Le niveau qui correspond à une perte de 5 milliards FCFA en comparaison des recettes du même trimestre de l'année 2007.La part de ces exportations dans le PIB est passée de 11,7% en 2008 à 10,2% en 2009. Par continent, les exportations en destination de l'Asie sont passées de 5144 millions au second trimestre 2008 à 1453 millions en 2009 correspondant à une baisse d'environ 3691millions. Cette baisse des recettes d'exportations s'explique beaucoup plus par la chute des exportations du diamant et de grumes qui sont les principaux produits d'exportation de la RCA (graphiques 6 et 7).

Graphique 7:Exportation de grumes

Source : ICASEES

III.5 Détérioration de la situation budgétaire et aide publique au développement

Tableau 7:Solde budgétaire

 

2007

2008

2009

 
 
 
 

Solde global, base engagement, hors dons

-19,37

-35,50

-29,20

Solde global, base engagement, hors dons/Pib

-2,38

-4,36

-3,59

 

 

 

 

Source : CTP/PAS

III.6 Balance des paiements

Tableau 8:Balance des paiements,2007-2009

 

2007

2008

2009

Solde extérieur courant (transferts publics inclus)

-52,3

-88,2

-90,5

Solde des biens et services

-33,9

-67,2

-76,6

Revenus, net

-7,5

-10

-10

Transferts courants, net

30,5

32,4

40,6

Solde du compte de capital et des opérations financière.

14,8

77,8

53,9

Solde du compte de capital

25,4

29,7

301,4

Solde du compte des opérations financières

-10,6

48,1

-247,5

Investissement direct, net

27,2

52,2

19,9

Investissement de portefeuille, net

0

0

0

Autres investissement, net

-37,8

-4

-367,4

Erreurs et Omissions, net

1,7

3,3

9,3

Solde global

-35,7

-7

22,7

Variations des réserves officielles (Baisse+)

26,6

-10,5

-30,7

Source : BEAC

transfert courants,net : a été excédentaire durant ces trois années. Cet excedent passe de 30,5 milliards de FCFA en 2007 à 32.4 milliards en 2008 et 40,0 milliards en 2009

Le solde global : passé de -35,7 en 2007 ,-7 milliards de FCFA en 2008 et un excedent de 22,7 milliard en 2009.

III.7 Incidence sur l'inflation et la croissance

L'inflation s'est accélérée au cours de cette crise financière passant de 1% en 2007 à 9,3% en 2008 pour redescendre à 3,5% en 2009.Cette accélération procèderait de la hausse des prix des hydrocarbures et des prix des produits alimentaires.

Tableau 9 : incidence sur l'inflation et la croissance

 

2007

2008

2009

 
 
 
 

Taux de croissance

3,7

2

1,7

Taux d'inflation

1

9,3

3,5

Source : Ministère du plan

Chapitre IV : PRESENTATION DES RESULTATS

1. Contraction des flux de capitaux étrangers et de l'aide extérieure

i. Investissement direct étranger et transferts des immigrants

Nous avons assisté à un recul des investissements directs étrangers après la crise. Les IDE sont passés de 52,2 milliards en 2008 à 19,9 milliards en 2009 soit une baisse de 62%.Les transferts de fonds des migrants qui représente un apport non négligeable aux revenus des ménages ont également reculé suite à la hausse de chômage dans les pays durement touchés par la crise.

Tableau 9 : entrées de capitaux étrangers

 

2007

2008

2009

 
 
 
 

IDE

27,2

52,2

19,9

Source : BEAC

ii. Aide extérieure

L'aide extérieure totale en faveur de la RCA s'est également reculée juste après la crise (décroissance de 24%).Ce recul est surtout lié à la très forte baisse de l'aide humanitaire en 2009 et des appuis budgétaires (Voir graphique 10).

Graphique 8:Evolution de l'aide extérieure

Unité : milliers $

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale http://dad.minplan-rca.org

2. Détérioration de la situation budgétaire et aide publique au développement

Tableau 10 : Solde budgétaire

 

2007

2008

2009

 
 
 
 

Solde global, base engagement, hors dons

-19,37

-35,50

-29,20

Solde global, base engagement, hors dons/pib

-2,38

-4,36

-3,59

 

 

 

 

Source : CTP/PAS

2. Balance des paiements

Tableau 11 : Balance des paiements, 2007-2009

 

2007

2008

2009

Solde extérieur courant (transferts publics inclus)

-52,3

-88,2

-90,5

Solde des biens et services

-33,9

-67,2

-76,6

Revenus, net

-7,5

-10

-10

Transferts courants, net

30,5

32,4

40,6

Solde du compte de capital et des opérations financière

14,8

77,8

53,9

Solde du compte de capital

25,4

29,7

301,4

Solde du compte des opérations financières

-10,6

48,1

-247,5

Investissement direct, net

27,2

52,2

19,9

Investissement de portefeuille, net

0

0

0

Autres investissement, net

-37,8

-4

-367,4

Erreurs et Omissions, net

1,7

3,3

9,3

Solde global

-35,7

-7

22,7

Variations des réserves officielles (Baisse+)

26,6

-10,5

-30,7

Source : BEAC

3. Incidence sur l'inflation et la croissance

Les tensions inflationnistes se sont accélérées au cours de cette crise passant de 1% en 2007 à 9,3% en 2008 pour redescendre à 3,5% en 2009.Cette accélération procèderait de la hausse des prix des hydrocarbures et des prix des produits alimentaires.

 

2007

2008

2009

 
 
 
 

Taux de croissance

3,7

2

1,7

Taux d'inflation

1

9,3

3,5

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale

4. Impact sur le secteur bancaire

Nous analysons l'impact de la crise sur les banques de la RCA à travers les actifs qu'ils détiennent à l'extérieur, à travers les relations qu'elles entretiennent avec leurs maisons mères et à travers.

A. Appui budgétaire après la crise

1) Le soutien budgétaire 

L'appui budgétaire constitue une forme de l'aide au développement fournie directement à un pays bénéficiaire et consistant en un transfert financier aux Trésors de ce pays, augmentant ainsi les ressources nécessaires à l'exécution de son budget. Il n'est pas associé à la réalisation d'un quelconque projet ou au financement d'un investissement mais à l'exécution de la politique du gouvernement. Il peut être général ou sectoriel et prend la forme d'un transfert de devises du donateur au bénéficiaire. L'appui budgétaire général porte sur la politique globale de développement, de réduction de la pauvreté et sur l'amélioration de la gestion des finances publiques tandis que l'appui budgétaire sectoriel consiste en un apport de ressources pour financer la politique sectorielle du pays bénéficiaire. On le distinguera de l'aide à la balance des paiements dont l'objectif est d'augmenter ou de maintenir les réserves en devises étrangères et accordée souvent par le FMI, et de l'aide projet qui est relié à la réalisation d'un projet spécifique. L'aide budgétaire apporte donc des fonds au budget de l'Etat du pays bénéficiaire pour l'aider surtout à répondre à ses dépenses de fonctionnement.

2) Les besoins de financement extérieurs et mobilisation des ressources après la crise

Conformément au cadre macroéconomique et budgétaire défini dans le Document de stratégie de réduction de la pauvreté, des besoins en financement extérieurs notamment en aide budgétaire ont été exprimés par le gouvernement centrafricain. Ces appuis budgétaires, dans le cadre prévu par le DSRP2(*), devraient servir à financer les dépenses de fonctionnement de l'Etat centrafricain, pendant la période de 2008 à 2010.C'est donc ici, dans un premier temps, le montant des dépenses de fonctionnement prévues par les scénarii de ce cadrage macroéconomique et budgétaire que nous utilisons pour évaluer les besoins en appuis budgétaires après la crise financière. Nous quantifions donc les besoins en termes de coûts, de dépenses.

Nous utilisons aussi les besoins en concours budgétaires et les besoins de financement exprimés dans la loi des finances pour les années d'exercices 2009 et 2010 ou encore le déficit global estimé dans la balance des paiements car les hypothèses de prévisions utilisées pour procéder à ces évaluations reflètent bien la situation macroéconomique, financière et budgétaire de la RCA en ce temps de crise et donnent une bonne approximation des besoins en appuis budgétaires en ce temps. Nous utilisons enfin comme mesure des besoins en concours budgétaires les financements à rechercher pour couvrir les dépenses publiques prévues dans le cadre du scénario dynamique de ce cadrage macroéconomique et budgétaire du DSRP.

Le DSRP étant le cadre général de définition de la politique économique et sociale du gouvernement pendant la période 2008-2010, nous privilégions donc les besoins en appuis budgétaires qui y sont exprimés par rapport aux autres besoins pour faire nos analyses. Aussi, comme nous l'avons dit dans le premier paragraphe de cette partie, les appuis destinés à corriger la balance des paiements ne constituent pas des appuis budgétaires. Mais comme ces déficits sont la résultante des effets de la crise, ils nous permettent aussi d'estimer le besoin de financement ressenti par la RCA après cette crise.

Rappelons ici que le scénario dit prudent ou tendanciel auquel nous nous referions est celui qui se produirait si les financements prévus dans le cadre du DSRP ne sont pas décaissés rapidement, si les difficultés dans le domaine de la sécurité perdurent et si les principaux projets d'investissement privés ne sont pas mis en oeuvre. Le scénario dynamique fait l'hypothèse que les cours des matières premières et du dollar s'améliorent, que la stabilité sociopolitique, la paix et la sécurité se consolident sur l'ensemble du territoire national, que les opérateurs économiques vont reprendre confiance, que la coopération internationale va se renforcer et qu'on assisterait à une relance de la demande extérieure traduisant un contexte économique favorable. Ainsi toute analyse faite, c'est le scénario prudent qui devrait nous servir de référence à l'évaluation de ces besoins en aide budgétaire car les hypothèses de projection retenues dans le scénario dynamique sont loin de refléter la situation économique pendant et après la crise. Nous présentons néanmoins ces deux informations.

Tableau 12: Besoins de financements extérieurs (Appuis budgétaires) après la crise

 

2009

2010

Dépenses de fonctionnement/Scénario prudent

156,305

177,716

Dépenses de fonctionnement/Scénario dynamique

92,000

170,400

Appuis budgétaires/Loi de finances

16,984

14,560

Besoins de financement/Loi de finances

13,628

22,048

Besoin total/Loi de finances

30,612

36,608

Déficits de la balance des paiements

31,9

-

Financements à rechercher

192,100

245,000

Unité : milliards de FCFA

Source : Ministère des Finances et du Budget, Ministère de l'Economie, du Plan et de la Coopération Internationale

Les ressources qui ont été mobilisées comme appuis budgétaires après la crise, en 2009 et actuellement pour faire face à ses effets se présentent comme suit :

Tableau 13 : mobilisation de ressources extérieures (appuis budgétaires)

 

2009

20103(*)

Engagements

25,2

5

Versements

14,9

7,4

 
 
 

Unité : milliards de FCFA

Source : Ministère de l'Economie, du Plan et de la Coopération Internationale,http://dad.minplan-rca.org

En 2009, les engagements pris en termes d'appuis budgétaires par les donneurs s'élèvent à 25,2 milliards dont 14,9 ont effectivement été versés. Les données du premier trimestre 2010 montrent que les partenaires, notamment la Banque mondiale, se sont engagés à fournir une aide budgétaire de 5 milliards à la RCA. On a déjà reçu au cours de ce trimestre des versements à hauteur de 7,4 milliards suite à des engagements pris antérieurement.

3) Rapprochement de l'aide programmée et des besoins

Les graphiques qui suivent font un rapprochement entre les besoins exprimés ci-dessus et les appuis budgétaires (engagements et versements) destinés à la RCA. Ce rapprochement permet ainsi de déterminer l'écart qui reste à combler par des appuis et financements supplémentaires.

i. Besoins évalués par le déficit de la balance des paiements

La balance des paiements étant le cadre d'analyse des échanges entre un pays et l'extérieur et donc le cadre idéal permettant d'appréhender les effets de la crise financière mondiale sur un pays, nous commençons notre comparaison en évaluant les besoins de financement extérieurs en appuis budgétaires par le déficit enregistré par cette balance juste après a crise. En 2009, ce déficit était estimé à 31 milliards de FCFA.

Graphique 9:Couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements

Déficit de la BDP

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale et BEAC

Graphique 10 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les versements

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale et BEAC

Lorsque nous évaluons les besoins en appuis budgétaires par le besoin de financement de la balance des paiements, ceux-ci se situent à 31 milliards de 2009 et ont été couverts de à hauteur de 14,9 milliards par les aides reçus, laissant un gap de 16,1 milliards à combler.

ii. Besoins exprimés dans la loi de finances 2009 et 2010

Graphique 11 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements

Premier trimestre

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale

Graphique 12 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les versements

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale

Selon les estimations faites par la direction de la préparation du budget, les besoins en financements extérieurs notamment en appuis budgétaires exprimés dans la loi de finances sont évalués à hauteur de 31 milliards en 2009 et 37 milliards en 2010.Ces besoins ont été couverts à hauteur de 14,9 milliards en 2009 laissant un gap de 16 milliards, et à hauteur de 7 milliards en 2010 laissant un écart de 30 milliards au premier trimestre 2010.

iii. Besoins exprimés dans le scénario dynamique

Graphique 13 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements

Premier trimestre

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale

Graphique 14 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les versements

Année en cours

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale

Selon ces statistiques, les donneurs se sont engagés à hauteur de 5 milliards au premier trimestre 2010 à fournir un appui budgétaire à la RCA. En ce qui concerne les versements, les gaps entre les besoins et les versements s'élèvent à 77,1 milliards en 2009 et 163 milliards au premier trimestre 2010 d'après les besoins exprimés dans le scénario dynamique.

iv. Besoins exprimés dans le scénario prudent

Graphique 15: Couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements

Premier trimestre

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale

Graphique 16:Couverture des besoins en appuis budgétaire par les versements

Premier trimestre

Besoins

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale

En 2009 et 2010, les besoins exprimés en termes d'appuis budgétaires sont évalués respectivement à 156,305 milliards FCFA et 177,716 milliards de FCFA si nous nous plaçons dans le cadre du scénario prudent. Ces besoins ont été couverts en 2009 à hauteur de seulement 9,5% (14,9 milliards FCFA) par les versements effectués par les partenaires au développement, ce qui laisse un gap d'environ 141 milliards. En 2010, d'après les informations déjà enregistrés par le système de gestion de l'aide DAD, les versements effectués au premier trimestre comme appuis budgétaires sont évalués à 7,4 milliards (4,1% des besoins) soit moins de 25% des besoins exprimés ce qui laisse penser qu'avec ce rythme ces derniers ne seraient pas couverts totalement si nous supposons que le quart des besoins est couvert tous les trimestres. Ce constat est encore valable si nous considérons les engagements pris en termes d'appuis budgétaires.

v. Besoins relatifs aux financements à rechercher

Graphique 17 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale

Graphique 18 : Couverture des besoins en appuis budgétaires par les versements

Premier trimestre

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale

En considérant les besoins en appuis budgétaires mesurés par les financements à rechercher pour couvrir entièrement les dépenses publiques exprimés dans le scénario dynamique, il ressort que les versements effectués par les partenaires n'ont couverts que 7,76% des besoins en 2009 et couvrent actuellement 3%. En 2009, un gap de 177,2 milliards n'a pas été comblé. Ce gap est actuellement évalué à 237,6 milliards pour l'année 2010.

Conclusion

La chronique des différentes crises (pétrole, électricité, alimentaire, financière, économique et sociale) a des répercussions évidentes sur l'économie centrafricaine.

L'incertitude concernant l'ampleur et l'intensité de ces crises, la dynamique future des systèmes économiques et financiers, et l'efficacité des actions entreprises pour y répondre pourraient influer sur le comportement des entreprises et des banques.

L'ampleur et l'ajustement à la baisse du taux de croissance économique et des exportations suite à la contraction de la demande extérieure nette seront variables selon la structure de l'économie réelle, les secteurs d'activité et le niveau des engagements au titre de la dette libellée en dollars, ce qui accroîtrait le déséquilibre budgétaire. Le gouvernement centrafricain devra moduler prudemment les mesures budgétaires afin de gérer le désendettement de l'économie de manière à éviter de retomber dans le piège de la croissance lente. Ce processus doit s'appuyer sur une augmentation, et non une diminution de l'aide publique au développement, en dépit des restrictions budgétaires dans les pays donateurs. Ainsi, le gouvernement devrait approcher les banques multilatérales et régionales de développement pour engager les interventions compensatoires rapides et ciblées sans compromettre leur propre santé financière.

Nous constatons que dans tous les principaux cas de figure, correspondant aux besoins exprimés dans le DSRP et même par ceux contenus dans la loi de finances ou exprimés par le besoin de financement de la balance des paiements après la crise, les enveloppes allouées comme appuis budgétaires sont insuffisantes au regard des besoins exprimés. Donc, les nouvelles initiatives doivent augmenter de l'aide et porter celle-ci à des niveaux supérieurs aux niveaux promis avant la crise ; car elles n'atteignent même pas le quart de ceux-ci. Le gap entre les besoins exprimés et les appuis reçus sont évalués à hauteur de 16 milliards en 2009 et 29 milliards au premier trimestre 2010, si nous considérons uniquement les chiffres de la loi de finances et ceux de la balance de paiements. Toutefois, si nous nous situons dans le cadre général de politique économique défini dans le DSRP, ce gap s'élargit un peu plus : il est évalué à 141 milliards en 2009 et 170 milliards au premier trimestre 2010 ou encore un peu plus si nous considérons les financements à rechercher pour couvrir les dépenses publiques en 2009 et 2010. Cette analyse montre que des sources de financement devraient être recherchées pour combler ces déficits.

BIBLIOGRAPHIE

Ø Document de stratégie de réduction de la pauvreté de la RCA

Ø Document de stratégie de partenariat pays conjoint (DSPPC) 2009-2012 du groupe de la banque africaine de développement et du groupe de la banque mondiale.

Ø Recensement Général de la Population et de l'Habitation (RGPH03).

Ø ICASEES ; Annuaires Statistique de la RCA, édition 2004 à 2009.

Ø ICASEES, Commerce en bref.

Ø ICASEES, Bulletin Trimestriel de Statistique 2010.

Ø La Crise financière Internationale et la Récession Mondiale : Impact sur la Région de la CEMAC et considérables Stratégiques, John Wakeman-linn, Rafael Portillo, Plamen Lossifov et Dimitre Mikov , 22 juillet 2009.

Ø Ministère de l'Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, http://dad.minplan-rca.org.

LA RÉFORME MONÉTAIRE, http://pages.infinit.net/sociojmt

ANNEXES

ANNEXE I

Tableau 14:Besoins de financements extérieurs (appuis budgétaires)a près la crise

 

2009

2010

Dépenses de fonctionnement/Scénario prudent

156,305

177,716

Dépenses de fonctionnement/Scénario dynamique

92,000

170,400

Appuis budgétaires/Loi de finances

16,984

14,560

Besoins de financement/Loi de finances

13,628

22,048

Besoin total/Loi de finances

30,612

36,608

Déficits de la balance des paiements

31,9

-

Financements à rechercher

192,100

245,000

Unité : milliards de FCFA

Source : Ministère des Finances et du Budget, Ministère de l'Economie, du Plan et de la Coopération Internationale

Les ressources qui ont été mobilisées comme appuis budgétaires après la crise, en 2009 et actuellement pour lutter contre les effets de la crise se présentent comme suit :

Tableau 15:mobilisation de ressources extérieures (appuis budgétaires)

 

2009

20104(*)

Engagements

25,2

5

Versements

14,9

7,4

Unité : milliards de FCFA

Source : Ministère de l'Economie, du Plan et de la Coopération Internationale,http://dad.minplan-rca.org

En 2009, les engagements pris s'élèvent à 25,2 milliards avec lequel 14,9 ont effectivement été versés. En premier trimestre 2010 le tableau montre que les partenaires, particulièrement la Banque mondiale, se sont engagés à fournir une aide budgétaire de 5 milliards à la RCA. On a déjà reçu au cours de ce trimestre des versements à hauteur de 7,4 milliards suite à des engagements pris antérieurement.

ANNEXE II

Rapprochement de l'aide programmée et des besoins

Les graphiques qui suivent font un rapprochement entre les besoins exprimés ci-dessus et les appuis budgétaires (engagements et versements) destinés à la RCA. Ce rapprochement permet ainsi de déterminer l'écart qui reste à combler par des appuis et financements supplémentaires.

i. Besoins évalués par le déficit de la balance des paiements

En 2009, le déficit était estimé à 31 milliards de FCFA.

Graphique 19:couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements

Déficit de la BDP

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale et BEAC

Graphique 20:Couverture des besoins en appuis budgétaires par les versements

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale et BEAC

Lorsque nous évaluons les besoins en appuis budgétaires par le besoin de financement de la balance des paiements, ceux-ci se situent à 31 milliards de 2009 et ont été couverts de à hauteur de 14,9 milliards par les aides reçus, laissant un gap de 16,1 milliards à combler.

ANNEXE III

Besoins exprimés dans la loi de finances 2009 et 2010

Graphique 21:Couverture des besoins en appuis budgétaires par les engagements

Premier trimestre

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale

Graphique 22:Couverture des besoins en appuis budgétaires par les versements

Source : Ministère du plan, de l'économie et de la coopération internationale

Selon les estimations faites par la direction de la préparation du budget, les besoins en financements extérieurs notamment en appuis budgétaires exprimés dans la loi de finances sont évalués à hauteur de 31 milliards en 2009 et 37 milliards en 2010.Ces besoins ont été couverts à hauteur de 14,9 milliards en 2009 laissant un gap de 16 milliards, et à hauteur de 7 milliards en 2010 laissant un écart de 30 milliards au premier trimestre 2010.

* 1 Les données sur la population proviennent des estimations du RGPH 2003.

* 2 Voir DRSP 2008-2010, Page 77, § 1, dernière phrase.

* 3 Données du premier trimestre

* 4 Données du premier trimestre







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