WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Ecart d'à¢ge entre conjoints, polygamie urbaine et remariage à  Lubumbashi

( Télécharger le fichier original )
par Léon MISHINDO MBUCICI
Institut Supérieur de Statistique - Licence en démographie 2010
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

2.2.3. LE MARIAGE DANS LE CONTEXTE DE LUBUMBASHI.

La ville de Lubumbashi est une ville de création coloniale et récente. Elle n'a pas existé au XIXè siècle, bien que le site de Lubumbashi ait été occupé avant la colonisation. Dès le début des années 1900, une société est constituée à Bruxelles en 1900 assurer la mise en valeur des richesses du sol et du sous-sol. C'est soirée fut dénomée « l'Union Minière du Haut Katanga » (UMHK), actuel Gécamines. Les activités de cette entreprise ont commencé avec l'exploitation de la mine de l'Etoile très riche en minerai de cuivre. Le minerai de cuivre y est présent en grande quantité.

Pour des raisons propres à l'entreprise, elle décide d'installer une fonderie près des chutes de la rivière Lubumbashi qui lui fournit de l'eau en très grande quantité. Les chutes lui offrait également la possibilité de se ravitailler, énergie électrique. La fameuse cheminée se construit. De cette fonderie, sortent des lingots de cuivre. En 1909, la ville est créée sur papier, un quadrilatère de 20 Kilomètres carrés de forêts. La ville portait le nom de « Elisabethville » (ou en néerlandais Elisabethstad) d'après Elisabeth de BAVIERE (1876 - 1965), de venue reine de Belgique.

De 1920 à 1928 la ville de Lubumbashi était considérée comme une ville masculine essentiellement constituée par la main d'oeuvre faite des hommes recrutés dans toutes les régions périphériques de la ville ainsi que dans le Ruanda - Urundi. A partir de 1930, suit e au phénomène de regroupement familial, la ville de Lubumbashi aura un autre statut d'une ville cosmopolite faite des hommes et des femmes venus de plusieurs horizons. A cette époque, le mariage était une voie obligée pour toute personne majeure car les colonisateurs belges, à la recherche croissante de main d'oeuvre, se servaient des enfants des agents pour des services dans les mines.

Actuellement, en R.D.Congo la loi fixe l'âge légal au mariage à 18 ans pour les filles et 21 ans pour les garçons.

La population de Lubumbashi est estimée à 1.628.388 d'habitants en 2009 alors qu'elle n'était que de 1.113.352 en 2003. Ce qui donne un taux d'accroissement moyen de 6,542%.

Cet accroissement ne s'est malheureusement pas fait accompagné d'un plan de développement équilibré est rationnel.

L'instabilité politique, la mauvaise gouvernance et la crise économique ont non seulement accéléré l'exode rural, mais aussi entraîné une affluence des habitants de l'intérieur de la province et des provinces voisines de la province du Katanga vers Lubumbashi, ville métropolitaine. Cette migration intérieure concerne non seulement les hommes mais également les femmes et les enfants. Les nouveaux venus dans la ville essaient autant qu'ils le peuvent de s'adapter au nouveau mode de vie et abandonnent peu à peu certaines pratiques telles que le mariage précoce.

Dans certaines familles, le mariage de la fille est devenue un fonds de commerce. La valeur symbolique de la dot est occultée au profit d'une transaction commerciale. La fille est partagée entre le désir d'être « bien mariée » et l'amour qu'elle éprouve pour son fiancé disposant des ressources insuffisantes. Confrontée à ce dilemme beaucoup de fiancés mettent les parents devant le fait accompli en provoquant une grossesse prénuptiale ou en se mettant en ménage sans tambour ni trompette. Avec l'émergence des unions informelles, il y a lieu de se demander si ces unions ne sont qu'une étape vers un mariage officiel ou un rejet pur et simple du contrôle social.

Si la plupart d'hommes et des femmes valorisent les unions formelles à Lubumbashi, il faut reconnaître que certaines personnes se démarquent du cadre normal. Ainsi, une femme peut devenir deuxième femme d'un homme marié, on l'appelle aussi deuxième bureau. L'homme dans ce cas la prend en charge et reconnaît la paternité des enfants issus de cette union. D'autres femmes, souvent plus éduquées, préfèrent s'engager dans des unions sexuelles informelles pour poursuivre une carrière professionnelle ou simplement pour se préserver d'un contrôle conjugal excessif en cas de mariage traditionnel. Tout ceci, nous conduit à parler de la polygamie urbaine telle que vécue à Lubumbashi.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent"   Victor Hugo