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Problématique du financement extérieur et ses corollaires sur la croissance économique en RDC de 1980 à  2009

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par Rémy MUNGANGA SHUNGI
Université de Kisangani RDC - Licence en sciences économiques 2011
  

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CONCLUSION

La problématique du développement est une approche globalisante, d'autant plus qu'elle est non seulement fonction des mesures économiques quantitatives mais aussi des grandeurs qualitatives.

Le développement qui peut être qualifié également du bien-être collectif, est l'un des objectifs essentiel de tout Etat du monde. Pour y arriver, l'Etat recourt à toute une panoplie de sources de financement de son économie. Il pourra recourir aux impôts, aux recettes administratives, domaniales et de participation ; si ces derniers sont insignifiants, le plus souvent l'Etat fait recours aux sources de financements extérieurs (dettes extérieures) qui ont fait l'objet de cette étude.

La stabilité économique et financière du pays nécessite de reconstituer des réserves de change pour affronter les chocs externes, de collecter suffisamment de recettes fiscales pour acquérir des marges de manoeuvre budgétaires et de gérer les financements efficacement pour stimuler les activités productives sans enclencher de nouveau cycle d'endettement insoutenable.

Par ailleurs, pour éviter de reproduire les erreurs du passé, la gestion des deniers publics et la politique de financement extérieur doivent être transparentes et rigoureuses. La société civile congolaise et les parlementaires ont un rôle important à jouer à ce niveau.

La Charte sur la responsabilité financière (« responsible financing ») promue par le réseau européen d'ONG Eurodad et ses homologues africain (Afrofad) et latino-américain (Latindadd) en vue de définir les responsabilités des créanciers et des emprunteurs, pourrait servir de référence pour la société civile et les parlementaires congolais. Un audit de la dette congolaise pourrait être réalisé par la société civile et les parlementaires, comme cela se fait dans plusieurs pays en développement, en vue de définir quelle part de la dette est « odieuse » selon les critères du droit international. Plus important semble dès lors, dans le contexte congolais, de mettre en place un mécanisme permanent de monitoring des nouveaux financements par les parlementaires et la société civile.

L'objectif de ce travail a été celui de répondre à la question suivante :

- Quelles sont les implications du financement extérieur sur la croissance économique et partant sur le développement économique ?

Partant de notre questionnement, nous avons émis les hypothèses suivantes :

1. Les conséquences découlant immédiatement des financements extérieurs s'expliqueraient par une augmentation des flux financiers (capital physique) entraînant un accroissement des investissements ; favorisant une création d'emploi et la hausse de la production des biens et services (production nationale) qui entraînerait l'augmentation d'une croissance économique ;

2. Les dettes extérieures n'auraient pas d'implications sur le développement économique parce que la croissance économique ne cause pas l'indicateur de développement humain.

Pour atteindre cette finalité, nous avons recouru aux méthodes analytique, comparative, systémique, économétrique et hypothético-déductive qui ont été appuyées par la technique documentaire et technique d'observation directe personnelle. Ces méthodes et techniques ont été secondées par le modèle à vecteur autorégressif (VAR) dans l'estimation et la spécification du modèle.

Tous les tests économétriques nous ont permis d'affirmer que notre modèle est bon et de confirmer nos hypothèses.

De cette manière, nous avons articulé notre réflexion autour de trois chapitres hormis l'introduction et la conclusion :

- Le premier chapitre a été axé sur les considérations générales ;

- Le second sur le financement extérieur en République Démocratique du Congo ; et

- Le dernier a été porté sur la présentation, l'analyse des données et l'interprétation des résultats.

Après analyse et traitement des données, il a été constaté que les financements économiques externes (dettes extérieures) sollicités pour financer le déficit budgétaire ont entraîné la croissance économique. Par contre, même si la croissance économique est un préalable du développement économique, cette dernière ne l'a pas influencé ou stimulé.

Pour que la croissance économique contribue au développement économique, avons souligné l'amélioration du niveau de vie des peuples congolais partant de la satisfaction des besoins élémentaires car l'objet du développement étant de permettre à l'homme de vivre plus longtemps, d'être en bonne santé et d'améliorer sa créativité.

Rappelons que nos résultats ont abouti à une causalité unidirectionnelle. C'est-à-dire seules dettes extérieures causent la croissance économique. Malgré que « la politique du bailleur » influence la gestion de la dette, il est difficile pour la RDC d'user une politique de développement endogène et autocentrée pour se développer. Pour que le financement extérieur (dettes extérieures) entraine la croissance pro-pauvre ou développement économique, avons-nous suggéré à la RDC de développer une politique de lutte contre la corruption, l'impunité, le détournement des deniers publics, de développer la politique de la bonne gouvernance et surtout de la volonté politique. La mise en oeuvre de ces politiques permettra de lutter contre les « trappes à la pauvreté ».

Les travaux postérieurs pourront s'atteler à « la gestion et affectation du financement extérieur au Congo face à la croissance et le développement » que nous n'avons pas pu relever dans ce travail. Ils peuvent aussi comparer l'efficacité entre le financement du FMI par rapport à la Banque Mondiale pour un développement durable en République Démocratique du Congo.

En somme, comme tout travail scientifique, notre étude pourra comporter des limites parfois inhérentes à l'exploitation des données économiques d'une part, et l'absence d'homogénéité des données d'autre part.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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