WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Apéritif et sociabilité. Etude de la consommation ritualisée et traditionnelle de l'alcool

( Télécharger le fichier original )
par Anaàs Gayot
Université d'Aix-en-Provence - Master 1 d'anthropologie sociale et culturelle 2007
  

précédent sommaire

Conclusion

Malgré les premières difficultés à trouver la documentation en anthropologie, il s'avère que nous sommes en possession de riches informations. La recherche bibliographique sur le thème "Apéritif et sociabilité" est finalement un sujet aux possibilités infinies. En cherchant, dans un premier temps, des sources auprès de l'histoire de la pratique apéritive, j'ai pu voir son évolution. Les étapes, par lesquelles elle est passée, sont liées aux transformations du régime alimentaire. Elles sont aussi indissociables au fait que la boisson apéritive est, à l'origine, une boisson alcoolisée. Une réflexion sur le boire alcoolisé était donc nécessaire.

Au fil des lectures, un obstacle s'est posé à l'encontre de l'étude culturelle et non pathologique de la pratique. On réalise que l'alcool est confiné dans des représentations sociales liées à un passé fortement déterminé par une morale chrétienne. Celle-ci se bat, avec l'aide d'autres institutions, contre les états subversifs de la société. Il n'est donc pas étonnant de remarquer que le concept d'alcoolisme soit apparu à la même époque que les premières allusions littéraires aux pratiques apéritives, telles que nous les connaissons aujourd'hui. En effet, l'apéritif n'a pas toujours eu une dénomination valorisée par la société. Un film du début du XXe siècle, cité par Didier Nourrisson221(*), s'intitule "Apéritif, l'Héritage qui détruit la race". Un autre exemple illustre cette diabolisation : un article de 1926 parut dans La presse sociale par M. Lettule dénonce : « L'apéritif, maladie sociale ». À cette époque la coutume prenait forme et comme toute nouveauté, avant qu'elle soit régulée pour convenir à l'ensemble de la communauté, on constate qu'elle suscita de vives critiques. C'est pourquoi la tempérance est, depuis des centaines d'années, le comportement attendu. La volonté de contrôler les conduites excessives se retrouve analysée dans les sciences médicales et dans les sciences humaines et sociales. La sobriété est recommandée par les règles de savoir-vivre et indirectement supposé par les manuels de recettes. La dimension collective et conviviale de la pratique apéritive est alors expressément exprimée par ces littératures. Les orgies et beuveries ne sont plus à l'ordre du jour, au contraire la "modération" est devenue une vertu contemporaine vantée dans les publicités.

C'est la complémentarité disciplinaire de la bibliographie qui a permis de riches renseignements et une meilleure objectivité. Il apparaît clairement que l'apéritif, par son aspect alcoolisé, est soumis aux exigences de la société contemporaine. La bibliographie montre précisément l'ambivalence dans laquelle se trouvent toutes pratiques culturelles où l'alcool a une place prépondérante. On peut diviser la documentation en deux sections. La première dénonçant les dérives liées aux consommations d'alcool, la seconde décrivant les manières de boire. Bien que l'apéritif soit ancré culturellement dans les mentalités, il reste imbriqué entre un savoir-vivre et une déchéance sociale. La religion et la médecine influencées par la politique économique ont contribué à cet amalgame. Le savoir-boire est l'intermédiaire préconisé. Le directeur de l'O.I.V.222(*) Robert Tinlot "souhaite vivement que l'on apprenne à boire des boissons fermentées de manière raisonnable"223(*). Il ne peut en être autrement, l'économie de marché du vin représente des ressources trop conséquentes pour satisfaire, par d'autres mesures plus excessives, les professionnels de la santé. Ainsi l'apéritif traditionnel, comme la consommation de vin à table, offrent une image parfaite aux exigences économiques, libérales, sociales et culturelles contemporaines.

L'anthropologie du boire fait écho à la boisson alcoolisée que représente l'apéritif. Les ouvrages touchant à l'alimentation se réfèrent, quant à eux, à la prise alimentaire et à sa temporalité, c'est-à-dire avant le repas.

Devant ce constat, il a été difficile de réhabiliter la boisson et la pratique apéritive dans son contexte alimentaire et sociale. Pourtant des documents divers évoquent l'importance d'une pratique alimentaire telle que l'apéritif. Cette coutume française est indéniablement une source de valeurs positives de sociabilité. Ce que montre l'étude anthropologique des manières de boire et l'anthropologie de l'alimentation. Ces valeurs sont véhiculées par des règles de manières de table et plus généralement des manières de faire. "Toutes les civilisations, nous dit Léo Moulin, y compris les plus primitives (selon nos critères Occidentaux), ont accordé de l'importance au fait de manger et de boire. Toutes ont célébré par des repas de mariages ou funérailles, victoire sur l'ennemi ou naissance, accession à la puberté ou venue du printemps. Nous ne mangeons pas n'importe quoi, à n'importe quelle heure, n'importe comment, avec n'importe qui, fût-ce dans la vie quotidienne. Que dire alors dans les grands moments de la vie ?"224(*). Léo Moulin souligne brièvement la place fondamentale que revêt l'alimentation dans nos sociétés. Notamment, son importance lors de moments clés, bénéfiques au fonctionnement de la communauté. Il apparaît clairement que respecter les règles du boire et du manger, c'est respecter les normes et l'organisation sociale. En respectant ces normes, la cohésion et l'identité du groupe se fortifie et perdure. D'ailleurs, la culture alimentaire de l'être humain est l'un des pôles fondamental à la structure de son identité. L'apéritif, en tant qu'élément conjugué ou détaché du repas, est entaché de préceptes culturels et identitaires.

Au travers de l'étude des consommations nationales et régionales, au moment de l'apéritif, une identité culturelle des manières de boire et de manger pourrait ressortir. À ce propos, une chose apparaît rarement dans ma recherche : la description de l'alimentation autour de la boisson, puisque actuellement l'apéritif se caractérise par cette alliance. D'autre part, la description de la valorisation nationale ou régionale des boissons et nourritures typiques de l'apéritif ne suffisent plus. Les habitudes apéritives ne se cantonnent pas aux simples traditions régionales mais au contraire proposent des boissons et des mets toujours plus originaux dans leur élaboration. Il n'est pas rare d'observer des apéritifs, au café comme à la maison, dont les thèmes affluent. On emprunte, alors, les traditions culinaires et gustatives d'autres pays, qui offrent des perspectives élargies pouvant probablement troubler le sens actuel de l'apéritif à proprement parler. On pourrait se demander, dans une recherche plus affinée, quelles sont les nouvelles formes de tendances consommatrices qui se manifestent lors de rencontres apéritives ? Mes lectures n'ont pas été fructueuses à ce sujet c'est pourquoi il pourrait être bon d'ouvrir ce champ d'étude. Bien que l'apéritif ne soit plus vraiment destiné à ouvrir l'appétit, comme sa définition le suggère, il se prend avant le repas c'est pourquoi il sous-tend la faim. Ainsi, pour s'adapter aux habitudes émergentes, on a servi des mets en complément de la boisson apéritive : traditionnellement des "gâteaux apéritifs" composés de cacahouètes, amandes grillées, olives, "bretzels", et une multitudes d'autres gâteaux secs et salées. Aussi, la préparation de ces accompagnements s'est diversifiée avec le temps. Les canapés et les amuse-gueules, aux préparations élaborées, sont servies en guise de hors d'oeuvre. La tendance actuelle s'oriente vers le multiculturalisme et l'on recherche de nouvelles saveurs en restant chez soi. Les tapas, les mézés, le zakouski, les "gnamagnamas" ou encore les "kémias" respectivement d'influences espagnole, orientale, russe, africaine et nord africaine, sont autant de saveurs à découvrir que des suggestions de soirées apéritives à thème. Il semble que la pratique apéritive évolue en concordance avec la progression du modèle de repas anomique décrit par Claude Fischler. Le grignotage apéritif peut alors parfois équivaloir à un repas. "Les apéritifs « dînatoires »" décrit par Jean-Pierre Poulain225(*) en constituent un parfait exemple.

Cette première recherche est la porte ouverte à des analyses plus approfondies. Nous l'avons vu, les questions régionales, le don, le seuil mais aussi l'alimentation ou encore l'apéritif comme objet de transmission culturelle au sein des familles pourraient être des sujets d'études. Ces approches seraient davantage réfléchies sous l'angle d'une anthropologie de l'alimentation. Ainsi un regard moins obscur serait envisagé. BIBLIOGRAPHIE

Ouvrages :

* ALBERT, Jean-Pierre. 1989. « La nouvelle culture du vin », Terrain, n°13, (Boire).

* AMIEL, Christian. 1989. « Traverses d'un pèlerinage : Les jeunes, le vin et les morts », Terrain, n°13, (Boire).

* AYMAR Maurice, GRIGNON Claude, SABBAN Françoise (dir.). 1993. Le temps de manger : Alimentation, emploi du temps et rythmes sociaux. Paris : La Maison des sciences de l'homme, 326 p.

* BALTA, Paul. 2004. Boire et manger en Méditerranée. Arles : Actes Sud, 143 p.

* BAROU, Jacques. 1997. « Dis-moi que manges... ». In J. Cuisenier (dir.) : Ethnologie Française, Pratiques alimentaires et identités culturelles. Paris : Colin, p. 7.

* BERNAGE, Berthe. 1962. Convenances et bonnes manières : c'est tout l'art du savoir-vivre. Paris : Gautier-languerau, p. 36.

* BERNAND, Carmen (dir.). 2000. Désirs d'ivresse : alcool, rites et dérive. Paris : Autrement, 194 p. (Mutation, n°191).

* -- (dir.). 2000. « Boissons, ivresses et transitions ». In C. Bernand (dir.) : Désirs d'ivresse : alcool, rites et dérive. Paris : Autrement, p.14-53. (Mutation, n°191).

* BONNET, Jocelyne. 2004. Dimanche en Europe. Strasbourg : éditions du Signe, 112 p. (En Quête de Recherche).

* BOUARD, Isabelle. 1989. « L'alcool des poudriers », Terrain, n°13, (Boire).

* BRÉCOURT-VILLARS, Claudine. 1996. Mots de table, mots de bouche : dictionnaire étymologique et historique du vocabulaire classique de la cuisine et de la gastronomie. Paris : Stock, 427 p.

* BRENNAN, Georgeanne. 1997. L'heure de l'apéritif. Traduit de l'anglais et adapté par Valérie Julia. Paris : Flammarion, 143 p.

* BRILLAT-SAVARIN, Jean-Anthelme. 1982. Physiologie du goût. Paris : Flammarion, 391 p.

* CARO, Guy. 1990. « La complexité des manières de boire et des problèmes d'alcool ». In G. Caro (dir.) : De l'alcoolisme au Bien Boire, tome 1. Paris : L'Harmattan, p. 55-69. (Logiques Sociales).

* CASTELAIN, Jean-Pierre. 1989. Manières de Vivre Manières de Boire : alcool et sociabilité sur le port. Paris : Imago, 163 p.

* CHAPUIS, Robert. 1989. L'alcool, un mode d'adaptation social ? Paris : L'Harmattan, 220 p. (Logiques sociales).

* CHAUDAT, Philippe. 2006. « Symbole boire », Socio-Anthropologie, n°15, (Boire).

* CLARISSE, René. 1986. « L'apéritif : un rituel social », Cahiers internationaux de Sociologie, vol. LXXX, p. 53-61.

* CONSTANS, Ellens. 2005. « À consommer avec modération, l'abus d'alcool est dangereux : Alcool et alcoolisme dans le roman populaire (1875-1914) ». In M. Piarotas : Le populaire à table : Le Boire et le Manger au XIXe et XXe siècles. Saint-Étienne : Publications de l'Université de Saint-Étienne, p. 33-54. C.I.E.R.E.C., travaux 119. (littérature populaire).

* COURT, Antoine. 2005. « Boire, entre convivialité et déchéance ». In M. Piarotas : Le populaire à table : Le Boire et le Manger au XIXe et XXe siècles. Saint-Étienne : Publications de l'Université de Saint-Étienne, p. 17-32. C.I.E.R.E.C., travaux 119. (littérature populaire).

* CUISENIER, Jean (dir.). 1997. Ethnologie française. Pratiques alimentaires et identités culturelles. Paris : Armand Colin.

* DELARGIERE, Marie-Françoise, JAMES Chantal. 2002. Vins Apéritifs Maison. Aix-en-Provence : Édisud.

* DELCOUR, Denise. 2004. « Savoir Populaire alpins. Soigner le "coup de froid" dans le briançonnais ». In G. Bëtsch et H. Cortot (dir.) : Plantes qui nourrissent, plantes qui guérissent dans l'espace alpin. Éd. De la librairie des Hautes Alpes, p. 153-178.

* DEUMEUNIER, Jean-Nicholas. 1988. L'esprit des usages et des coutumes des différents peuples, tome 1, préface de Jean Pouillon. Paris : Jean Michel Place. [1776 pour la 1ère édition].

* DENUELLE, Sabine. 1999. Le savoir-vivre : guide des règles et des usages d'aujourd'hui. Paris : Larousse, p. 68-73. [1992 pour la 1ère édition].

* DREY Alain (dir.), TOMI Marianne, HORDÉ Tristan et al. 1998. Le Robert Dictionnaire Historique de la Langue Française, tome 1 [A-E]. Paris : Dictionnaire Le Robert, p. 160-161. [1992, pour la 1ère édition].

* DREY, Alain (dir.). 2005. Dictionnaire culturelle en langue française. Paris : Dictionnaire Le Robert, p. 393-394.

* DUFOUR, Annie-Hélène. 1989. « Cafés des hommes en Provence », Terrain, n°13, (Boire).

* ÉLIAS, Norbert. 1973. La civilisation des moeurs. Paris : Calmann-Lévy. Chap. IV : « Comment se tenir à table », p. 181-275. (Agora). [1939, pour la 1ère édition].

* FABIANI, Gilbert. 2002. Élixirs et boissons retrouvés. Barbentane : Équinoxe, 423 p.

* FABRE-VASSA, Claudine. 1989. « La boisson des ethnologues », Terrain, n°13, (Boire).

* FAINZANG, Sylvie. 1996. Ethnologie des anciens alcooliques : La liberté et la mort. Paris : P.U.F.

* FAUCHEUX, Michel. 1997. Fêtes de table. Paris : Félin, 245 p. (Les âges de l'esprit).

* FILLAUT, Thierry. 1990. « L'Église catholique et l'anti-alcoolisme en Basse Bretagne à la veille de la 1ère guerre mondiale ». In G. Caro (dir.) : De l'alcoolisme au Bien Boire, tome 1. Paris : l'Harmattan, p. 123. (Logiques Sociales).

* FISCHLER, Claude. 1990. « Note sur les fonctions sociales de l'alcool ». In G. Caro (dir.) : De l'alcoolisme au Bien Boire, tome 1. Paris : l'Harmattan, p. 162-168. (Logiques Sociales).

* --. 2001. L'Homnivore : Le goût, la cuisine et le corps. Paris : Odile Jacob, 440 p.

* FLANDRIN, Jean-Louis et MONTANARI, Massimo (dir.). 1996. Histoire de l'alimentation. Paris : Fayard.

* FOURNIER, Dominique. 1995. « Ferments de culture ». In S. Bessis (dir.) : Mille et une bouches : Cuisines et identités culturelles. Paris : Autrement, p. 34-44.

* FREYSSINEY-DOMINJON, Jacqueline, WAGNER, Anne-Catherine. 2003. L'alcool en fête : Manière de boire de la nouvelle jeunesse étudiante. Paris : L'Harmattan, 267 p. (Logiques Sociales).

* GARRIER, Gilbert. 1998. Histoire sociale et culturelle du vin. Paris : Larousse, 768 p. (In Extenso), [1ère édition Bordas 1995].

* GILLET, Philippe. 1985. Par mets et par vins : Voyages et gastronomie en Europe (16e - 18e siècles). Paris : Payot, p. 37-47 et p. 171-189.

* GIRARD Sylvie, MEURVILLE Élysabeth de. 1990. L'atlas de la France gourmande, sous la direction de Jean Sellier. Paris : Jean Pierre de Monza, 218 p.

* GOTMAN, Anne. 2000. « Alcool et hospitalité ». In C. Bernand (dir.) : Désirs d'ivresse : alcool, rites et dérives. Paris : Autrement, p. 73-90. (Mutation, n°191).

* HONGROIS, Christian. 1989. « Des caves et des hommes en Vendée », Terrain, n°13, (Boire).

* JEANJEAN, Agnès. 2006. « Ce qui du travail se noue au café », Socio-Anthropologie, n°15, (Boire).

* JOANNES, Francis. 1996. « Les fonctions sociales du banquet dans les premières civilisations ». In J.L. Flandrin (dir.) : Histoire de l'alimentation. Paris : Foyard, p. 47-59.

* KANT, Emmanuel. 1979. Anthropologie d'un point de vue pragmatique. Traduit par Michel Foucault. Paris : Librairie philosophique J. Brin.

* 2000. Larousse Gastronomique, avec le concours du comité gastronomique présidé par Joël Robuchon. Paris : Larousse, 1215 p. [1ère éd. Larousse-Bordas 1996].

* LEE ALLEN, Stewart. 2004. Jardins et cuisines du Diable : Le plaisir des nourritures sacrilèges. Traduit de l'américain par Sébastien Marty. Paris : Autrement, 288 p. (Passions Complices).

* LE GUIRRIEC, Patrick. 1990. « Alcool, culture et personnalité ». In G. Caro (dir.) : De l'alcoolisme au Bien Boire, tome 1. Paris : l'Harmattan, p. 149-157. (Logiques Sociales).

* LIEUTAGHI, Pierre. 2004. « Plantes et histoire des sociétés ». In G. Bëtsch et H. Cortot (dir.) : Plantes qui nourrissent, plantes qui guérissent dans l'espace alpin. Éd. De la librairie des Hautes Alpe, p. 24.

* MAC DONALD, Maryon. 1990. « Pour comprendre la culture du boire en Bretagne ». In G. Caro (dir.) : De l'alcoolisme au Bien Boire, tome 1. Paris : l'Harmattan, p. 215-226. (Logiques Sociales).

* MARIE, Laurent. 2005. « Les oursins de l'Estaque : Le boire et le Manger dans les films de Robert Guédiguian ». In M. Piarotas : Le populaire à table. Le Boire et le Manger au XIXe et XXe siècles. Saint-Étienne : Publications de l'Université de Saint-Étienne, p. 266-276. C.I.E.R.E.C., travaux 119. (littérature populaire).

* MENNELL, Stephen. 1993. « Les connexions sociogénétiques entre l'alimentation et l'organisation du temps ». In M. Aymar, C. Grignon et F. Sabban (dir.) : Le temps de manger : Alimentation, emploi du temps et rythmes sociaux. Paris : La Maison des sciences de l'homme, p. 41-54.

* MILLAN, Amado. 2000. « Le scrupule alimentaire : une approche socio-culturelle ». In (dir.) : Alimentation et pratique de table en Méditerranée, éd. GERIM.

* MOULIN, Léo. 1995. « Le bon plaisir ». In S. Bessin (dir.) : Mille et une bouches : Cuisines et identités culturelles. Paris : Autrement, p. 73.

* NAHOUM-GRAPPE, Véronique. 1989 a. « Histoire et anthropologie du boire en France du XVIe au XVIIIe siècle ». In C. Le Vot-Ifrah : De l'ivresse à l'alcoolisme : Études ethnopsychanalytiques. Paris : Bordas, p. 83-169.

* --. 1989 b. « "Boire un coup..."», Terrain, n°13, (Boire).

* --. 1990. « Les "santés" du crocodile en larmes, ou quelques hypothèses sur l'histoire du buveur ». In G. Caro (dir.) : De l'alcoolisme au Bien Boire, tome 1. Paris : L'Harmattan, p. 105-114. (Logique sociale).

* --. 1991. La culture de l'ivresse : Essai de phénoménologie historique, Paris : Quai Voltaire, 211 p.

* NEUVILLE, Maya. 1996. Le grand guide du Savoir Recevoir. Paris : Hachette, p. 16.

* NOURRISSON, Didier. 1990. « Le discours par l'image : l'iconographie anti-alcoolique ». In G. Caro (dir.) : De l'alcoolisme au Bien Boire, tome 1. Paris : L'Harmattan, p. 115-121. (Logiques Sociales).

* --. 2005. « La gourmandise chez Sue, là où il y'a Eugène, y'a du plaisir ». In M. Piarotas : Le populaire à table : Le Boire et le Manger au XIXe et XXe siècles. Saint-Étienne : Publications de l'Université de Saint-Étienne, p. 167-189. C.I.E.R.E.C., travaux 119. (littérature populaire).

* OBADIA, Lionel. 2006. « Le "boire" : une anthropologie en quête d'objet, un objet en quête d'anthropologie », Socio-Anthropologie, n°15, (Boire).

* PICARD, Dominique. 2003. Politesse, savoir-vivre et relations sociales. Paris : PUF. [1ère édition 1998, même éditeur].

* PITTE, Jean-Robert. 1996. « Naissance et expansion des restaurants ». In J.L. Flandrin (dir.) : Histoire de l'alimentation. Paris : Foyard, p. 767-778.

* POULAIN, Jean-Pierre. 1997. « Goût du terroir et tourisme vert à l'heure de l'Europe ». In J. Cuisenier (dir.) : Ethnologie Française, Pratiques alimentaires et identités culturelles. Paris : Colin, p. 18-25.

* RAINAUT, Jean. 2000. « La femme et l'alcool, quelques idées reçues ». In C. Bernand (dir.) : Désirs d'ivresse : alcool, rites et dérives. Paris : Autrement, p. 177-192. (Mutation, n°191).

* RIVIÈRE, Claude. 1995. Les rites profanes. Paris : PUF. « Introduction », p. 7-19. Chap. XVIII : « Le cérémonial du manger », p. 189-218. (Sociologie aujourd'hui).

* ROSSO, Thierry. 2006. « Manière de boire - L'apprentissage de la dégustation dans les "bars à vin" », Socio-Anthropologie, n°15, (Boire).

* ROUBIN, Lucienne A. 1970. Chambrettes des provençaux : Une maison des hommes en Méditerranée septentrionale. Paris : Plon, 253 p. (Civilisation et mentalité).

* SEGALEN, Martine. 2005. Rites et rituels contemporains. Paris : Armand Colin, 128 p. [1ère édition 1998, Paris : Nathan].

* SIMONNET-TOUSSAINT, Céline. 2006. Le vin sur le divan : Des représentations sociales aux représentations intimes. Bordeaux : Féret, 157 p.

* STEINER, Anne. « Belleville : d'un café à l'autre ». In C. Bernand (dir.) : Désirs d'ivresse : alcool, rites et dérives. Paris : Autrement, p. 91-105. (Mutation, n°191).

* STOUFF, Louis. 1996. La table provençale : Boire et manger en Provence à la fin du Moyen Âge. Le Pontet : A. Barthélemy, 236 p.

* TINLOT, Robert. 1990. « Les aspects culturels du vin ». In G. Caro (dir.) : De l'alcoolisme au Bien Boire, tome 1. Paris : l'Harmattan, p. 42. (Logiques Sociales).

* TOPALOV, Anne-Marie. 1998. La vie des Paysans Bas-Alpins à travers leur cuisine. De 1890 à nos jours. Aix-en-Provence : Édisud.

* TOUILLIER-FERABEND, Henriette. 1997. « Des images pour consommer ». In J. Cuisenier (dir.) : Ethnologie française, Pratiques alimentaires et identités culturelles. Paris : Armand Colin, p. 80-85.

* VERDON, Jean. 2002. Boire au Moyen Âge. Tours : Perrin, 313 p.

* XIBERRAS, Martine. 1989. La société intoxiquée. Paris : Meridiens Klincksiek. Chap. II : « L'historicité des produits et les toxicomanies classiques », p. 63-108. (Sociologies au quotidien).

Documents électroniques

* MAGNY, Caroline. 2005. « Famille et alcool en France aujourd'hui », Cahiers de l'Ireb, n°17, [en ligne], URL : http://www.ireb.com/publications/cahiers%20site.pdf. Consulté le 8 avril 2007.

* MORENON, Martine. « À votre santé ! », Cabinet de psychologie de Martine Morenon, [En ligne], URL : http://perso.orange.fr/martine.morenon/eauxnatu.htm. Consulté le 4 janvier 2007.

* MORTAIN, Blandine, STETTING, Vanessa. 2005. « Femmes et alcool dans le Nord Pas-de-Calais : présentation de données de cadrage », Cahiers de l'Ireb, n°17, [en ligne], URL : http://www.ireb.com/publications/cahiers%20site.pdf. Consulté le 8 avril 2007.

* POULAIN, Jean-Pierre. 2005. « Nouveau regard sur les français et l'apéritif », Rapport de presse de La Collective des Apéritifs à Croquer, [En ligne], URL : http://www.instantcroquant.com/upload/presse_20051125030.pdf. Consulté le 2 juin 2007.

* A propos des auteurs

Albert Jean-Pierre, Centre d'anthropologie des sociétés rurales - Toulouse.

Amiel Christiane, Centre d'anthropologie des sociétés rurales - Toulouse.

Balta Paul est directeur honoraire du Centre d'études de l'Orient contemporain à Paris-III-Sorbonne.

Barou Jacques, C.E.R.A.T., Grenoble.

Bernand Carmen est anthropologue, professeur à l'université de Paris X.

Bonnet Jocelyne est professeur d'ethnologie européenne à l'université Montpellier III. Elle crée en 1998 au Conseille de l'Europe un réseau européen de coopération scientifique entre universitaires et chercheurs francophones ethnologues et historiens, le réseau F.E.R. Eurethno, qui tient chaque année un atelier européenne comparée.

Brécourt-Villars Claudine est professeur de lettres à Paris. Se passionne pour la cuisine et la gastronomie à travers les âges.

Brillat-Savarin (1755-1826), promoteur de la gastronomie française.

Caro Guy est psychiatre, directeur de recherche "Bretagne, alcool et santé" Rennes.

Castelain Jean-Pierre est anthropologue à l'hôpital psychiatrique du Havre. Associé au Centre d'ethnologie française et au C.E.T.S.A.H.

Chapuis Robert est sociologue.

Chaudat Philippe, U.M.R. - Technique et Culture / C.N.R.S. - Paris.

Cheynet Hélène est Maître de conférence, université Jean Monnet, Saint Étienne.

Clarisse René est psychosociologue.

Constans Ellens est professeur émérite à l'université de Limoge.

Court Antoine est professeur à l'université Jean Monnet, Saint Étienne.

Cuisenier Jean a été successivement professeur à l'université de Tunis, directeur de recherche au Centre national de recherche scientifique, directeur du Musée national des arts et traditions populaires et du Centre d'ethnologie française. Il est directeur de la revue trimestrielle Ethnologie française.

Delcours Denise est analyste des connaissances haut-alpines, en relation avec la flore.

Deumeunier Jean-Nicholas (XVIIIe siècle), homme politique, "précurseur" de l'anthropologie sociale.

Disegni Sylvia est professeur à l'université Federico II, Naples.

Élias Norbert (1897-1990) philosophe de formation et sociologue.

Fabre-Vassas, C.N.R.S. - Centre d'anthropologie des sociétés rurales - Toulouse.

Fainzang Sylvie est ethnologue

Faucheux Michel est historien

Fischler Claude est chargé de recherche au C.N.R.S. - C.E.T.S.A.P, groupe d'anthropologie de l'alimentation, maison des sciences de l'homme, Paris.

Fournier Dominique est chercheur à la Maison des sciences de l'homme au C.N.R.S.

Flandrin Jean-Louis est directeur d'étude à l'E.H.E.S.S., professeur émérite à l'université Paris VIII - Vincennes.

Garrier Gilbert est professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université Lumière-Lyon-II. Il intervient aussi à l'université du Vin de Suze-la-Rousse. Depuis sa thèse sur le Beaujolais, il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire de la vigne et du vin.

Gillet Philippe est historien, spécialiste de l'histoire du goût et des comportements alimentaires.

Gotman Anne est chercheur en sociologie au C.N.R.S.

Jeanjean Agnès, département d'ethnologie - université de Nice - Sophia Antipolis.

Lee Allen Stewart est écrivain globe-trotter, Amérique.

Le Guirriec Patrick est ethnologue, spécialiste de la Bretagne.

Le Juez Brigitte est Maître de conférence, Dublin City University.

Lieutaghi Pierre est attaché au Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris.

Mac Donald Maryon est anthropologue sociale à l'université de Cambridge.

Marie Laurent est Maître de conférence, National University of Ireland, Dublin.

Millan Amado, C.T.A. - facultad de veterinaria, Universitad de Zaragosa

Millot Hélène est Chargée de Recherche au C.N.R.S. de Lyon.

Mennell Stephen est directeur du Centre d'Étude sur l'Europe Occidentale à l'université d'Exeter.

Morenon Martine est psychologue.

Moulin Léo est professeur émérite aux universités de Louvain et de Namur et au Collège d'Europe à Bruges, vice-président de la Fédération internationale de la presse gastronomique et du vin.

Pitte Jean-Robert est professeur à l'université de Paris IV - Sorbonne.

Nahoum-Grappe Véronique est historienne et anthropologue, chercheur en sciences sociales, C.R.H. - E.H.E.S.S. - C.N.R.S.

Nourrisson Didier est professeur à l'I.U.F.M. de Lyon, professeur agrégé, docteur en histoire.

Obadia Lionel, faculté de sociologie et d'anthropologie, université Lyon2 - Lumière.

Picard Dominique est professeur de psychologie sociale à l'université Paris XIII.

Poulain jean-Pierre est sociologue

Rainaut Jean est spécialiste en neuropsychiatrie.

Rivière Claude est professeur à la Sorbonne, Paris V, il a été doyen de la faculté en Guinée, fondateur du Togo du département de philosophie et sciences sociales et directeur du laboratoire d'ethnologie de l'université René-Descartes.

Rosso Thierry, laboratoire d'anthropologie « Mémoire Identité et Cognition Sociale » Université de Nice - Sophia Antipolis

Roubin Lucienne A. est anthropologue.

Segalen Martine est professeur de sociologie à l'université Paris X.

Steiner Anne est sociologue à l'université Paris X.

Stouff Louis est professeur d'histoire médiévale à l'université de Provence à Aix.

Tinlot Robert est directeur de l'O.I.V. (organisation international du vin)

Topalov Anne-Marie est ethnologue, chargée de recherche au C.N.R.S.

Touillier-Feyrabend Henriette, C.N.R.S., Centre d'Étude de l'Écriture. Paris.

Xiberras Martine est docteur en anthropologie sociale et culturelle, diplômée de l'université René Descartes, Paris V. Enseigne actuellement à l'université de Toulouse-le-Mirail.

* 221 _ NOURRISSON, Didier. 1990. « Le discours par l'image : l'iconographie anti-alcoolique ». In G. Caro (dir.) : De l'alcoolisme au Bien Boire, tome 1. Paris : L'Harmattan, p. 115.

* 222 _ Organisation Internationale du Vin.

* 223 _ TINLOT, Robert. 1990. « Les aspects culturels du vin ». In G. Caro (dir.) : De l'alcoolisme au Bien Boire, tome 1. Paris : l'Harmattan, p. 42.

* 224 _ MOULIN Léo, 1995. "Le bon plaisir", Mille et une bouche, cuisines et identités culturelles, Paris : Autrement, p. 75.

* 225 _ POULAIN, Jean-Pierre. 2005. « Nouveau regard sur les français et l'apéritif », Rapport de presse de La Collective des Apéritifs à Croquer, [En ligne], URL : http://www.instantcroquant.com/upload/presse_20051125030.pdf, p. 16.

précédent sommaire