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Analyse socioéconomique de la commercialisation des noix de cajou dans les communes de Bantè et Savalou au Bénin

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par Oniankitan Grégoire AGAI
Université d'Abomey- Calavi, faculté des sciences agronomiques - Diplôme d'ingénieur agronome 2004
  

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CHAPITRE I : INTRODUCTION GENERALE

1.1 INTRODUCTION

La lutte contre la pauvreté et la malnutrition a toujours été une préoccupation de tous les Etats, surtout ceux des pays en voie de développement. Dans le souci de résoudre ce problème, la plupart de ces pays ont opté, vers les années 60, pour la promotion des produits agricoles, l'agriculture étant leur principale activité économique. Cette promotion des cultures agricoles s'est faite à travers de nombreuses politiques de valorisation des cultures vivrières et de rente.

Mais force est de constater que les efforts tant consentis dans le domaine des cultures vivrières n'ont pas toujours abouti à cause non seulement des raisons socio- anthropologiques liées à ces cultures, mais aussi à cause d'une absence d'organisation. Ceci est aggravé par le fait que dans la plupart des pays africains, les gouvernements n'osent pas mettre en place une protection commerciale à la frontière pour les productions locales, de peur de provoquer une hausse des prix des produits de première nécessité dans les centres urbains et s'exposer ainsi aux explosions sociales (RONGEAD, 2004).

Toutefois, dans le souci de trouver un palliatif aux problèmes de malnutrition et de pauvreté auxquels sont confrontés ces pays, de profondes réflexions ont été menées par divers organismes. Parmi les conclusions retenues, une idée force a émergé et mérite bien une attention particulière : « Pour lutter contre la pauvreté, le soutien au développement des cultures vivrières n'est pas la solution exclusive, ni même parfois la plus sure.» (RONGEAD, 2004)1(*). Dans un tel contexte, le soutien aux productions qui, en fin de compte, sont les mieux à même d'améliorer et de sécuriser, à moyen et à long terme, les revenus des paysans des zones difficiles semble répondre à ce problème.

A ce titre, la noix de cajou s'est révélée au Bénin, depuis les années 90, comme une production capable de répondre à la fois à cet objectif, et aussi d'améliorer la protection de l'écosystème dans un pays menacé de déforestation ( Aïna, 1996 ; Gagnon, 1998 ; Grimaud, 1998 ; Dossche, 1999 ; RONGEAD, 2004). Et dans la mesure où cette production arboricole s'est révélée rentable (Aïna, 1996), on assiste dans tout le Bénin à une forte dynamique naturelle de plantation (Charre et Thomann, 1999).

Le développement et l'organisation de cette filière qui, de tout point de vue, répond aux nouvelles orientations nationales de diversification des cultures de rente et d'exportation, doit passer par une meilleure connaissance du produit dans tous ces aspects parmi lesquels l'efficacité de son système de commercialisation.

La présente thèse est le résultat des travaux que nous avons menés dans ce sens dans les Communes de Bantè et de Savalou en République du Bénin. Ces travaux entrent dans le cadre des recherches de fin d'étude devant sanctionner notre formation à la Faculté des Sciences Agronomiques de l'Université d'Abomey-Calavi.

Dans le premier chapitre, nous avons posé d'une part le problème de la commercialisation des noix de cajou ainsi que la pertinence et l'intérêt de son étude actuelle, et d'autre part les objectifs que nous poursuivons. Nous avons présenté le cadre de notre étude ainsi que l'objet de l'étude qu'est la noix de cajou.

Dans le deuxième chapitre, il a été question pour nous de présenter de façon succincte les différentes théories et les concepts qui ont été utilisés dans le domaine de la commercialisation et auxquels nous avons fait allusion dans la présente étude. Ce chapitre situe également le lecteur par rapport aux travaux déjà effectués dans le domaine ainsi que les grandes conclusions. Nous y avons tiré la particularité de notre étude. Par ailleurs, nous avons fait référence non seulement aux hypothèses, mais aussi et surtout à la démarche méthodologique que nous avons adoptée. Ce chapitre précise enfin le choix de nos unités d'observation ainsi que les différents outils utilisés tant pour la collecte des données que pour leur analyse.

Le troisième chapitre donne une idée détaillée de la commercialisation des noix de cajou dans les communes de Bantè et de Savalou ainsi que les différentes analyses et réflexions que nous avons menées à cet égard. En premier lieu, nous avons décrit le marché des noix de cajou en précisant les différentes catégories d'acteurs identifiées, les différentes activités menées par chaque acteur, les instruments de mesure utilisés ainsi que les sources d'information. Ceci nous a permis d'aborder les caractéristiques du marché des noix de cajou dans les deux communes. Ensuite, nous avons mis en exergue l'évolution des prix en relation avec les périodes de vente, les différentes stratégies adoptées par les uns et les autres pour s'adapter aux conditions actuelles du marché local. Nous avons déterminé dans ce sens les relations concurrentielles et parentales qui existent entre les divers acteurs ainsi que les incidences de ces différentes relations sur la conduite du marché. Nous avons pu aboutir alors, en précisant le type de concurrence, à caractériser le marché de façon un peu plus fine. Après cette étape, nous avons analysé les différents coûts supportés et les différentes marges obtenues par chaque acteur dans le système. Cette analyse des marges nous a permis de préciser le degré d'efficacité du système de commercialisation actuel des noix de cajou et de proposer des solutions pour résoudre les contraintes identifiées et qui entravent l'efficacité du marché. Nous avons étudié également à ce niveau la contribution des noix de cajou à l'amélioration des conditions de vie des producteurs.

Le quatrième et dernier chapitre de notre étude présente une synthèse générale des résultats auxquels nous avons aboutit. Il abonde ensuite dans une approche de solution adressée à chaque intervenant dans la commercialisation des noix de cajou.

* 1 Projet anacarde : appui à la professionnalisation de la filière anacarde pour lutter contre la pauvreté et la désertification dans le Nord-Est de la Côte d'Ivoire. Internet

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