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Etude de la croissance des arbres d'élites et évaluation du stock de carbone séquestré dans une chrono séquence d'acacia crassicarpa au Puits Carbone Ibi-Batéké, en RDC.

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par Patrick MUDERHWA MUTABESHA
Université de Kinshasa, RDC - Diplôme d'ingénieur en gestion des ressources naturelles 2011
  

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ANNEE ACADEMIQUE 2010 - 2011

UNIVERSITE DE KINSHASA

FACULTE DES SCIENCES AGRONOMIQUES
DEPARTEMENT DE GESTION DES RESSOURCES NATURELLES

B.P.117 KINSHASA XI

Etude de la croissance des arbres d'élites et évaluation de la quantité de carbone séquestré dans une chronoséquence par la méthode de l'arbre moyen : cas d'une plantation à Acacia crassicarpa au Puits-Carbone IBI au Plateau des Batéké

?

MUDERHWA MUTABESHA Patrick

Gradué en Eaux et Forêts

Mémoire présenté et défendu en vue de l'obtention de grade d'Ingénieur en Sciences Agronomiques. Option : Eaux et forêts

Directeur : Professeur KACHAKA SUDI Co À Directeur : Professeur Jean LEJOLY

i

TABLE DES MATIERES

TABLE DES MATIERES i

LISTE DES ABREVIATIONS iii

LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX iv

Epigraphe v

Dédicace vi

REMERCIEMENTS vii

RESUME viii

INTRODUCTION 1

Chapitre I. REVUE DE LA LITTÉRATURE 3

1.1. De l'espèce étudiée : Acacia crassicarpa Cunn. ex Benth. 3

1.1.1. Description botanique 3

1.1.2. Ecologie et distribution 4

1.1.3. Biologie de la reproduction 4

1.1.4. Propagation et la gestion 5

1.1.5. Usages fonctionnels 5

1.2. Puits de carbone 7

1.2.1. Puits naturels 7

1.2.2. Puits de carbone et protocole de Kyôto 8

1.2.3.1. Effet de l'augmentation du CO2 8

1.3. Croissance des arbres 11

1.3.1. Définitions 11

1.3.2. Les facteurs dendrométriques de croissance 12

1.3.3. Croissance de l'arbre individuel 16

1.3.4. Croissance d'un peuplement 17

1.4. Notion sur les arbres d'élites 17

1.4.1. Tests génécologiques 17

1.4.2. Essai des Provenances ou test des provenances 18

1.5. Evaluation de la biomasse arborée 18

1.5.1. Biomasse 18

1.5.2. Stock de carbone 19

Chapitre II. PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE 20

2.1. Description du site d'étude : Le plateau des Batéké 20

2.1.1 Milieu Physique 20

2.1.2. Milieu biologique 21

2.1.3. Description de la parcelle expérimentale étudiée 22

ii

Chapitre III. MATERIELS ET METHODES 26

3.1. Matériels 26

3.1.1. Matériel végétal 26

3.1.2. Outils de terrain 27

3.2. Méthodes 27

3.2 .1. Méthode pour l'étude de la croissance 27

3.2.2. Méthode pour l'étude de la biomasse et évaluation du stock de Carbone 29

Chapitre IV. RESULTATS 31

4 .1. Croissance des arbres 31

4 .1.1. Moyennes de tous les paramètres en fonction de provenance 31

4.1.2. Croissance des élites dans la chronoséquence 32

4.1.3. Méthode de sélection: Comparaison avec la moyenne de tous les élites 35

4.2. Etude de la biomasse et évaluation du stock de Carbone 38

4.2.1. Détermination de l'arbre moyen dans la chronoséquence 38

4.2.2. Etude de la phytomasse arborée 39

4.2.2.1. Calculs de volume, biovolume et volume bois utile dans la chronoséquence 39

4.2.2.2. Estimation des biomasses et des stocks de Carbone à l'hectare 39

4.2.2.3. Conversion du carbone séquestré en dioxyde de carbone (CO2) 40

Chapitre V : DISCUSSION 41

5.1. Croissance des arbres d'élites 41

5.2. Sélection des meilleures provenances 41

5.2.1. Comparaison avec d'autres essais de provenances 42

5.3. Evolution des différents stocks à l'échelle du peuplement 42

5.3.1. Comparaison avec d'autres résultats 43

5.3.2. Potentialité énergétique de l'Acacia crassicarpa sur le plateau de Batéké 43

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 47

ANNEXES: RESULTATS BRUTS DE L'ETUDE SUR LE CRASSICARPA ELITES A IBI-

VILLAGE 50

iii

LISTE DES ABREVIATIONS

AAC : Accroissement Annuel Courant

AAP : Accroissement Annuel Périodique

AMA : Accroissement Moyen Annuel

CEC : Capacité d'Echange Cationique

DHP : Diamètre à Hauteur de Poitrine

GCSO : Grafted Clonal Seed Orchard

GES : Gaz à effet de serre

GI-Agro : Groupe d'Initiatives Agroforestières en Afrique

GIEC : Groupe Intergouvernemental d'experts sur l'Evolution du Climat

MDP : Mécanisme de Développement Propre

MOC : Mise en OEuvre Conjointe

PCI-B : Puits Carbone Ibi-Batéké

Phill : Philippines

PNG : Papouasie Nouvelle Guinée

PPN : Productivité Primaire Nette

PROVACO : Provenances d'Acacias Océaniens

QLD : Queensland

RDC : République Démocratique du Congo

SPA : Seed Product Area

SSO : Seedling Seed Orchard

ST : Surface Terrière

UQA : Unité de Quantité Attribuée

iv

LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX

Figures

1.1 : Quelques caractéristiques botaniques de l'Acacia crassicarpa

2.1 : Diagramme ombrothermique établi sur base des données de la station météorologique de

Mampu

2.2: Localisation du centre d'activité d'Ibi-Village, plateau des Batéké, RDC

2.3 : Photos des deux principaux types de savanes (arbustive et herbeuse) présents sur le plateau

des Batéké, RDC

2.4 : Plan de l'essai de provenances dans la zone pilote/PROVACO

4.1: Croissance en hauteur des élites

4.2: Croissance en circonférence des élites

4.3: Croissance en surface terrière des élites

4.4: Croissance en volume des élites

4.5: Provenances superieures à la moyenne en hauteur

4.6: Provenances supérieures à la moyenne en circonférence

4.7: Provenances supérieures à la moyenne en Surface terrière

4.8: Provenances supérieures à la moyenne en volume

Tableaux

1.1 : Augmentation observée pour une augmentation de la concentration du CO2 atmosphérique

de 100%

3.1 : Caractéristiques des provenances étudiées

4.1: Caractéristiques des peuplements d'Acacia crassicarpa élites dans la chronoséquence

4.2: Provenances supérieures à la moyenne

4.3: Paramètres de l'arbre moyen

4.4: Volume individuel, biovolume, volume bois utile, volume à ha et leurs AMA

4.5: Biomasses individuelles, Biomasses à l'hectare [T/ha] et leur AMA [T/ha/an] pour l'Acacia

crassicarpa

4.6: Stock de carbone à l'hectare dans le fût [T/ha] et leurs AMA [T/ha/an], pour l'Acacia

crassicarpa dans la chronoséquence

4.7 : Les quantités de CO2 en équivalents tonnes et leur AMA

4.8: Comparaison de stockage entre l'Acacia auriculiformis et Acacia crassicarpa dans le

compartiment fût

v

Epigraphe

« La science ne cherche pas à énoncer des vérités éternelles ou dogmes immuables, loin de prétendre que chaque étape est définitive et qu'elle a dit son dernier mot, elle cherche à cerner la vérité par des approximations successives. »

Bertrand RUSSEL

vi

Dédicace

A toute la famille MUDERHWA MUSANGANYA Gérard et M'BUTINDI NANKAFU Véronique pour tout sacrifice consenti pour notre formation;

Nous dédions ce travail.

Patrick MUDERHWA

Patrick Muderhwa

vii

REMERCIEMENTS

Rien ne pouvant s'obtenir sans quelques sacrifices dit-on, ce travail, d'étude de la croissance des arbres d'élites et évaluation de la quantité de carbone séquestré dans une chronoséquence par la méthode de l'arbre moyen: cas d'une plantation à Acacia crassicarpa au Puits-Carbone IBI Batéké, présenté en vue d'obtenir le titre d'Ingénieur en sciences agronomiques, option: Eaux et Forêts, est l'une de conséquences heureuses de nos sacrifices et dont la concrétisation n'aurait pas été possible sans le coup de pouce efficace de nombreuses personnes qui nous ont aidé dans l'aboutissement de ce projet.

Nous nous devons ainsi de remercier et de rendre grâce à l'être suprême, DIEU, le tout puissant, source de toute vie, force et capacités sans qui, la réalisation de ce travail n'aurait pas été possible.

Nous témoignons notre profonde gratitude envers les autorités de la faculté, plus particulièrement au projet d'appui à la Formation en Gestion de Ressources Naturelles dans le Bassin du Congo, FOGRN-BC en sigle, pour leur dévouement afin que nous ayons une bonne formation.

Nous remercions très chaleureusement le professeur KACHAKA SUDI, alors doyen de la faculté des sciences agronomiques, pour avoir accepté volontiers de diriger ce travail en dépit de ses multiples occupations et pour ses remarques qui nous ont été d'une importance indéniable dans la réalisation de ce travail.

Nous tenons particulièrement à exprimer notre profonde gratitude au professeur Jean LEJOLY co-directeur de cette étude, pour avoir initié ce sujet. Les discussions scientifiques que nous avions eues avec lui, même à des heures tardives, nous ont été très fructueuses. Nous restons très reconnaissants pour son sens d'humanisme, d'humilité et de confiance à notre égard.

Que notre reconnaissance aille tout droit aux professeurs, alors responsables du projet susmentionné, DAMASE KHASA, alors directeur principal, à Garba MAHAMADOU conseiller sous-régionale, Albert TSHINYAMA point focal; pour les sacrifices consentis pour notre formation et pour tant de conseils, ainsi qu'à la coopération allemande GIZ-KfW, pour avoir financé cette recherche.

Nous ne pouvons pas passer sous silence Ibi Puits Carbone et plus particulièrement son directeur général Olivier MUSHIETE, qui nous a accueillis afin de mener cette étude à bon escient. Un remerciement tout spécial à toute l'équipe Ibi pour le soutien logistique et technique.

A nos parents MUDERHWA MUSANGANYA Gérard et M'BUTINDI NANKAFU Véronique, pour nous avoir aidé à faire nos premiers pas dans la vie et qui ne cessent de nous pousser à donner le meilleur de nous, nos chaleureux remerciements et que le tout puissant, DIEU, les protège.

Enfin, nos frères et soeurs, amis et connaissances nommément non cités qui nous ont apporté une contribution quelque soit sa forme pour la réalisation de ce travail trouvent, dans ce peu de mots, l'expression de notre reconnaissance.

viii

RESUME

Mots clés : Biomasse, arbres d'élites, puits de carbone, séquestration, chronoséquence, Acacia crassicarpa, provenances, stock de carbone, Ibi-village, arbre moyen, croissance des élites.

Dans le cadre de la mise en place d'un puits de carbone à Ibi-village, sur le plateau des Batéké, un essai de provenances sur 92 variétés d'Acacia mangium, A.auriculiformis et A.crassicarpa a été mis en place en 2007, afin de déterminer laquelle constituerait un important puits de carbone ou accumulerait le plus de biomasse dans les conditions particulières d'Ibi-village.

Ainsi, le présent travail s'inscrit dans le cadre d'une étude de croissance des arbres d'élites d'Acacia crassicarpa et évaluation de la quantité de carbone séquestré dans une chronoséquence (3ans, 3,08ans, 3,83ans, 4,08ans, 4,33ans), par l'arbre moyen de ces élites au PCI-B en vue de déterminer les meilleures provenances des élites sur arénosols du plateau des Batéké ainsi qu'évaluer le stock de carbone dans cette chronoséquence.

Afin d'étudier la croissance des élites et évaluer la quantité de carbone séquestré dans la chronoséquence, des mesures des paramètres dendrométriques (hauteur, circonférence à partir desquelles d'autres comme la surface terrière et le volume ont été déduit) ont été effectuées, à l'aide d'un ruban diametrique et d'une perche graduée, en s'appuyant sur un échantillonnage de 79 élites répartis en 21 provenances, entre janvier 2010 et mai 2011 dans 12 blocs de la zone Pilote/PROVACO. Les courbes de croissance des paramètres considérés ont été construites avec les valeurs moyennes en fonction de temps exprimé en jours alors que ne seront considérées comme meilleures provenances que celles ayant une valeur moyenne, du paramètre de la provenance, supérieure à la valeur moyenne de tous les élites.

L'étude de croissance des arbres d'élites a montré que pour tous les paramètres considérés la courbe tend vers l'asymptote entre l'âge de 4,08ans et 4,33ans, excepté pour la hauteur où elle est atteint assez tôt soit entre l'âge de 3,08 et 3,83ans et cela peut être vérifié par une diminution de l'écart-type montrant la manière dont les valeurs s'écartent de la moyenne . Par contre pour les meilleures provenances sept (7) provenances dont : C08, C09, 2, C16, C17, C06 et C05 sont supérieures à la moyenne, pour tous les paramètres considérés, dans la zone d'étude.

Quant à l'évaluation de la biomasse et du stock de carbone, les données d'inventaire nous ont permis d'avoir un arbre représentatif dans chaque chronoséquence en se basant sur un paramètre définissant l'arbre moyen: les circonférences à 1,30 m du sol car ce paramètre parait plus pertinent que le diamètre à 1,30m (DHP). En faisant la moyenne de ces circonférences, on obtient l'arbre le plus représentatif du peuplement pour ce critère. Les différents stocks (biomasse, volume, carbone, dioxyde de carbone) dans la chronoséquence pour cet arbre ont été calculés ainsi que leurs AMA.

Il est montré, dans cette étude que, bien que l'évolution des stocks en fonction de l'âge du peuplement soit globalement équivalente pour le volume et la biomasse, ce n'est pas le cas pour leur accroissement moyen annuel (AMA), du fait qu'il y a une diminution de différence d'accroissement entre l'âge de 3,83 et 4,08 ans, qui peut être due à une diminution du stock hydrique selon que ces mesures ont été prises en saison sèche, avant de tripler entre 4,08 et 4,33ans. Au vu de ces accroissements, il apparait alors assez directement que l'exploitation ne doit pas avoir lieu avant l'âge de 4,33 ans mais plutôt après l'âge de rotation afin de profiter de la période d'accroissement maximal de l'essence sur le plateau des Batéké.

1

INTRODUCTION

Les forêts tropicales, qui couvrent près de 2 milliards d'ha de la surface du globe (dont 20 % se situent dans le bassin du Congo), offrent potentiellement d'extraordinaires possibilités de contribuer à l'atténuation des changements climatiques et à la mise en place de mesures d'adaptation. La déforestation et la dégradation des forêts causent actuellement 17,3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (Denman et al., 2007).

Adopté en 1997, le Protocole de Kyoto fixe des objectifs légalement contraignants concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les pays signataires. Ce protocole ne s'applique cependant qu'aux pays industrialisés ou à ceux en voie de l'être, pays repris à l'annexe B du Protocole de Kyoto. La finalité principale est d'atteindre une émission en 2012 inférieure de 5,2% par rapport au niveau de 1992.

Pour compléter ces engagements, ce protocole prévoit 3 mécanismes: un mécanisme de marché et deux mécanismes de projet. Le mécanisme de marché crée un marché international d'échange de quotas entre pays repris à l'annexe B. Les mécanismes de projet sont la Mise en Oeuvre Conjointe (MOC) et le Mécanisme de Développement Propre (MDP). Ces deux derniers mécanismes permettent d'élever les actions à une plus grande échelle afin de ne pas cloitrer les efforts concernant un phénomène global (Jans et de Sadeleer, 2011).

D'un point de vue concret, chaque pays concerné s'est vu attribué une quantité d'UQA (Unité de Quantité Attribuée, ce qui correspond à 1 tonne de CO2 pouvant être émise) encore appelée quota d'émission.

Beauregard (2009) ajoute que dans le Mécanisme de Développement Propre (MDP), on reconnaît et paie des crédits de carbone pour l'utilisation du bois afin de produire de l'énergie et substituer des combustibles fossiles; on reconnaît et paie des crédits de carbone pour l'utilisation du bois dans la construction en bois en vue de substituer le béton et l'acier; on reconnaît également et paie des crédits de carbone pour l'afforestation. Ainsi les puits de carbone terrestres sont éligibles en tant que MDP.

C'est dans ce contexte que s'inscrit le concept Puits de Carbone Ibi-Batéké (PCI-B en sigle), concept mis en oeuvre à l'ouest de la République Démocratique du Congo (RDC) sur le plateau des Batéké à environ 140 km de la ville province de Kinshasa. Le Puits de Carbone d'Ibi est un projet expérimental visant à planter les essences afin d'absorber le dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique en vue de lutter contre le changement climatique mais tout en mettant en valeur les essences locales de la région.

En parallèle du puits de carbone, ces essences sont utilisées comme jachère forestière et utilisées comme tel, elles permettent de tripler le rendement en manioc, qui est à la base du régime alimentaire des populations locales. Ce type d'afforestation mixte (puits de carbone et jachère boisée) sur le Plateau des Batékés est donc un procédé bénéfique localement, mais aussi au niveau mondial. Il devrait inspirer d'autres projets allant dans le même sens.

2

Pégoff (2008) souligne qu'il demeure cependant des incertitudes quant à la réponse des écosystèmes terrestres à l'augmentation de la concentration en CO2 atmosphérique. Il n'existe pas de méthode standard jouissant d'un consensus au sein de la communauté scientifique pour quantifier les flux de carbone dans ces écosystèmes. Mais, on peut affirmer sans trop de craintes que ce sont les écosystèmes tropicaux qui stockent le plus de carbone dans leur biomasse végétative alors que la biomasse dans le sol est abondante dans les écosystèmes tempérés. Il est donc d'autant plus pertinent d'envisager la création de puits de carbone dans les régions tropicales.

Un essai de provenances a été étudié sur le site PROVACO (Provenances d'Acacias océaniens) à Ibi depuis 2007 et lequel essai concernait 92 provenances océaniennes des espèces d'Acacia auriculiformis, A. mangium et A. crassicarpa afin de déterminer quelle provenance accumulerait le plus de biomasse et donc serait la plus performante en tant que puits de carbone.

Pégoff (2008) affirme qu'après 7 ans, un individu moyen d'A. auriculiformis pourrait accumuler près de 100 kg de carbone et qui représenteront près de 10 tonnes par hectare. Parmi les trois espèces étudiées, A. auriculiformis a montré les moins bonnes performances en termes de hauteur et de diamètre. Le potentiel de stockage de carbone dans la biomasse sur pied de A. crassicarpa et A. mangium devrait donc être encore plus important selon le même auteur.

Dans ce travail, nous nous sommes intéressés à étudier la croissance des arbres d'élites et évaluer la quantité de carbone séquestré, dans la chronoséquence, par l'arbre moyen des 24 provenances d'Acacia crassicarpa introduites au Provaco à Ibi et l'hypothèse sur laquelle est fondée ce travail est, une plantation d'Acacia crassicarpa serait un puissant puits de carbone grâce à sa bonne croissance et à la quantité de biomasse qu'elle produit.

Le présent travail poursuit les objectifs suivants:

- Etudier la croissance des élites par les facteurs dendrométriques ;

- Déterminer les meilleures provenances des élites d'Acacia crassicarpa sur arénosols ; - Evaluer la quantité de carbone séquestré par l'arbre moyen dans la chronoséquence.

La présente étude contribue à la connaissance de différentes méthodes d'évaluation de la quantité de carbone séquestré par nos forêts qui étaient, jadis, supposées à tort comme forêts climaciques avec une séquestration nulle en 2009 à Copenhague. En bref, si nous connaissons estimer la quantité de carbone qu'un arbre peut séquestrer, nos forêts peuvent permettre à augmenter l'économie nationale grâce au quota-carbone du protocole de Kyoto.

Outre l'introduction et la conclusion le présent travail comprend cinq chapitres dont le premier traitera sur la revue de la littérature, le deuxième présentera le milieu d'étude, le troisième portera sur les matériels et méthodes, le quatrième présente les résultats et enfin le cinquième abordera la discussion des résultats.

3

Chapitre I. REVUE DE LA LITTÉRATURE

1.1. De l'espèce étudiée : Acacia crassicarpa Cunn. ex Benth.

Règne : Plantae

Sous- règne Tracheobionta Division : Magnoliophyta Classe : Magnoliopsida Sous-classe :Rosidae Ordre :Fabales

Famille :Mimosaceae Espèce : Acacia crassicarpa

Figure 1.1 : Quelques caractéristiques botaniques de l'Acacia crassicarpa (Muderhwa, 2010) 1.1.1. Description botanique

Acacia crassicarpa (synonyme Racosperma crassicarpum) de la famille de Fabaceae, sous famille des Mimosoideae, est l'une des espèces tropicales qui grandit le plus vite dans son jeune âge et peut atteindre 30 m de haut et 50-60cm de diamètre avec un fût souvent droit et sans branches jusqu'à 13-18m. Dans les lieux découverts, il est fortement ramifié.

L'espèce a une écorce sombre ou gris brun, dure avec les verticilles des sillons profonds et une face interne rouge et fibreuse.

Ces feuilles sont des phyllodes falciformes vert-gris, glabres, avec des nervures primaires proéminentes et longitudinales et des nervures secondaires parallèles pas anastomosées. Les inflorescences sont jaunes avec les fleurs pentamères, bisexuelles à calice fin, glabre de 0,5 à 0,7 mm de long et une corolle glabre, 2-3 x plus grande que le calice, étamines 2-3 mm de long. Ces gousses brunes, ovoïde-oblongues, plates, glabres, avec des sillons transversaux font 5-8 x 2-4 cm et portent les graines noires, oblongues de 5-6 x 2-3 mm. Un kilogramme peut contenir jusqu'à 36 400 graines.

4

1.1.2. Ecologie et distribution

Histoire de la culture

A. crassicarpa se reproduit naturellement dans le nord du Queensland, le sud-ouest Papouasie Nouvelle-Guinée et au sud Irian-Jaya (Indonésie). Les plantations expérimentales ont été effectuées dans plusieurs pays d'Asie du Sud.

Habitat naturel

L'espèce se retrouve dans les zones humides et subhumides des plaines tropicales. En Australie, il est communément trouvé immédiatement sur les plaines côtières et il semble être tolérant au brouillard salin et à la salinité des sols. En Papouasie-Nouvelle-Guinée et Irian Jaya, en Indonésie, A. crassicarpa se trouve sur les terrains légèrement vallonnés et bien drainés, les sols très acides, et sur des sols mal drainés que les inondations abondent pendant la saison humide. Sur les terres humides en forêt ancienne avec un sol sableux, l'espèce a une croissance supérieure à l'Acacia mangium. Dans les plaines côtières du sud du Queensland l'espèce se trouve dans le sous-étage des forêts ouvertes et dans les forêts claires dominées par Eucalyptus pellita, E. tereticornis ou E. tessellaris (Doran et Turnbull, 1997)

Répartition géographique

Native: Australie, Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée Exotique: Chine, Fidji, la Malaisie, la Thaïlande

Limites biophysiques

Cette espèce se rencontre dans les régions tropicales et subtropicales humides à sèches, à une altitude comprise entre: 0-200 m (max. 450), et une température moyenne annuelle de 15-22 à 31-34°C, avec les précipitations annuelles moyennes de 500 à 3500 mm. L'acacia rouge (de son nom commun) se produit sur une grande variété de sol, de sable de la plage calcaire, de terres jaunes dérivés de granite, de terres rouges sur la roche volcanique de base, sur des alluviaux et des colluviaux provenant d'une variété de matériaux d'origine sableuse, mais l'espèce poussera aussi bien sur des argiles et des sols imparfaitement drainés. Le fait qu'on en rencontre des spécimens tout au bord de la mer indique qu'elle peut tolérer une certaine concentration de sel dans le sol. L'habitat principal d'A. crassicarpa est la forêt claire ouverte d'Eucalyptus ou la savane ouverte à prédominance d'Acacias (Faridah et VanderMaesen, 1997).

1.1.3. Biologie de la reproduction

Des études ont montré qu'A. crassicarpa se reproduit essentiellement par allofécondation, suite à la protandrie, dans les peuplements naturels (Moran et al., 1989 cité par Pegoff, 2008). La floraison débute dès 18 mois après la plantation, alors que les graines sont produites en abondance au bout de 4 ans. Les graines mûrissent 5-6 mois après la floraison. Dans son aire d'origine, la saison de floraison principale est mai- juin, alors que la saison de

5

fructification de pointe est octobre-novembre, cependant il existe des variations entre les lieux et d'année en année.

1.1.4. Propagation et la gestion Des méthodes de multiplication

Les graines restent viables pendant de nombreuses années et le traitement thermique ou d'entailler le tégument est nécessaire pour lever la dormance. L'immersion dans l'eau bouillante pendant 1 minute est aussi un traitement approprié. Les semences traitées sont semées dans des lits de germination et les plantules avec 2 paires de feuilles peuvent être transplantées dans des sacs en polyéthylène contenant un mélange de terre et de sable de rivière. Elles sont élevées à l'ombre partielle, puis à l'air libre, et plantés lorsque la hauteur de la tige atteint 25-30 cm. L'inoculation des plants de pépinière avec une souche de rhizobium sélectionnée avant la plantation est recommandée pour le développement des nodules au maximum. La multiplication végétative par marcottage aérien a donnée des résultats prometteurs en Thaïlande. Les boutures peuvent être réussies pour les arbres jusqu'à 3 ans, mais les arbres plus âgés sont difficiles à bouturer (Doran et Turnbull, 1997).

Gestion des arbres

Dans des conditions favorables, les semis croissent rapidement pour atteindre 25-30 cm en 3-4 mois. L'A.crassicarpa est l'une des espèces les plus dynamiques d'Acacias tropicaux mais lorsque les sites sont dominés par Imperata cylindrica ou d'autres plantes envahissantes, le désherbage est nécessaire dans les 2 premières années pour assurer l'établissement des plants de l'espèce.

Le recépage varie avec la hauteur de coupe et de la provenance, mais n'est pas une méthode appropriée de la régénération, puisque les arbres ne taillis pas bien. Dans des situations ouvertes, la couronne est fortement ramifiée et jette une ombre modérée. Des observations préliminaires indiquent que A. crassicarpa est résistant aux feux de faible intensité. Une biomasse aérienne sèche de 207 T / ha peut être obtenue en 3 ans avec une moyenne de précipitations annuelles de 1 500 mm, et de 40 T / ha en 3 ans sur des sites pauvres. Les espacements de 3 x 3 m (1100 arbres / ha) à 4 x 4 m (625 arbres / ha) sont adaptés pour la bonification des terres, bois et les plantations de bois à pâte (Faridah et VanderMaesen, 1997).

Germoplasme de gestion

Les graines d'A. crassicarpa ont un tégument dur et une faible teneur en humidité ainsi elles sont bien adaptées au stockage mais dans un contenant hermétique à température ambiante (24 °C).

1.1.5. Usages fonctionnels Produits

Le bois se dessèche assez rapidement, brûle bien et est utile comme bois de chauffage et charbon de bois, bien qu'il étincelle à l'allumage et produit des cendres volantes et la fumée. Sa valeur énergétique est de 22 600 kJ / kg contre 21 800kJ/kg pour l'Acacia auriculiformis.

6

L'A.crassicarpa donne de bonnes fibres, ainsi il est approprié pour le procédé kraft, avec un rendement en pâte projeté et modéré de 47% avec une productivité du bois à pâte excellente (300 kg/m3). Il est un arbre de plantation à croissance rapide de plus faible densité, avec un bois à aubier brun jaunâtre pâle et un duramen brun-doré. Le bois est solide et durable avec une densité de 670-710 kg/m3 et est bien adapté pour une large gamme d'utilisations, comme bois de sciage des utilisations finales, des fins structurelles et décoratives. Les exemples incluent la construction, les meubles, les parquets et la construction de bateaux.

Services

A. crassicarpa non seulement il fournit de l'ombre appropriée, mais peut aussi être planté pour le contrôle des mauvaises herbes et est souvent cité comme une des espèces efficaces pour la réhabilitation des terres infestées par Imperata cylindrica. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, il est rapporté à un très vigoureux colonisateur des sols dégradés suivant la culture itinérante. Bien adapté à la plantation pour la bonification des terres, il est trop compétitif pour se développer en association avec des cultures annuelles (Faridah et VanderMaesen, 1997).

Etant une légumineuse il est un fixateur d'azote atmosphérique grâce à ses vigoureuses nodosités résultant de la symbiose bactérienne (un groupe de souches de rhizobium connexes) et avec ses feuilles qui, se décomposant lentement et utiles comme paillis, l'espèce améliore ainsi le sol.

1.1.6. Ravageurs et maladies

Doran et Turnbull (1997) ont rapporté que trois ravageurs dont Platypus spp, un scolyte (Xyleborus spp.) et la pyrale sténopé sont réputés comme agents causales des maladies et réducteurs de la valeur économique de l'essence car en attaquant ils détruisent l'apparence du bois, diminuent les propriétés physico-chimiques du bois. Un champignon inconnu provoque parfois une sévère chlorose et une sénescence prématurée des arbres âgés, tandis que l'aubier étroit jaune crème est sensible à la pourriture fongique rapide. Le Cercospora peut affecter la productivité, en particulier pendant les périodes de sécheresse prolongées

7

1.2. Puits de carbone

Au sens large, un puits de carbone ou puits CO2 est un réservoir, naturel, ou artificiel de carbone qui absorbe le carbone de l'atmosphère et donc contribue à diminuer la quantité de CO2 atmosphérique.

Selon le GIEC, le puits se définit comme: tout processus ou mécanisme qui absorbe un GES ou un précurseur de GES présent dans l'atmosphère. Un réservoir donné peut être un puits de carbone atmosphérique, et ce durant un certain laps de temps quand il absorbe plus de carbone qu'il n'en libère Pegoff, 2008)

La séquestration du carbone (ou piégeage, ou emprisonnement du carbone) désigne les processus extrayant le carbone ou le CO2 de l'atmosphère et le stockant dans un puits de carbone.

Le concept de puits de carbone s'est diffusé avec le Protocole de Kyôto créé dans le but de réduire les concentrations élevées et croissantes de CO2 atmosphériques et ainsi lutter contre le changement climatique. Diverses voies sont explorées pour améliorer la séquestration naturelle du carbone, et développer des techniques (naturelles ou artificielles) de capture et stockage du carbone.

1.2.1. Puits naturels

? Forêts

Les arbres sont, après le plancton océanique et avec les tourbières, le principal puits de carbone naturel planétaire, essentiel au cycle du carbone. Ils accumulent d'énormes quantités de carbone dans leur bois et dans l'écosystème via la photosynthèse. Ils absorbent le CO2 de l'atmosphère, stockant une partie du carbone prélevée et rejetant de l'oxygène dans l'atmosphère.

À maturité, l'absorption est moindre, mais le carbone représente 20 % de leur poids (en moyenne, et jusqu'à 50 % et plus pour des bois denses tropicaux). Quand l'arbre meurt, il est décomposé par des bactéries, champignons et invertébrés, recyclant son carbone sous forme de biomasse, nécromasse (cadavres, excrétas et excréments de ces organismes) et sous forme de gaz (CO2, méthane, libérés dans l'atmosphère ou l'eau). La forêt et d'autres écosystèmes continueront à stocker ou recycler ce carbone via une régénération naturelle.

Les forêts peuvent parfois devenir des « sources » de CO2 (le contraire d'un puits de carbone), notamment en cas d'incendie, ou provisoirement après les grands chablis couchés par de fortes tempêtes ou après les grandes coupes rases.

? Sols

On estime que les sols stockaient à la fin du XXe siècle environ 2 000 gigatonnes de carbone sous forme de matière organique. C'est presque trois fois le carbone atmosphérique, et quatre fois le carbone de la biomasse végétale. Mais cette fonction se dégrade rapidement et presque partout, dans les sols agricoles labourés surtout. L'augmentation des quantités d'humus et

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de matière organique permettraient d'améliorer la qualité de ces sols et la quantité de carbone séquestré. Le sous-sol stocke deux fois plus que le sol très superficiel.

Les prairies accumulent d'énormes quantités de matières organiques, essentiellement sous forme de racines et micro-organismes, de manière relativement stable sur de longues durées. Mais dans le monde, depuis 1850, une grande partie de ces prairies a été convertie en champs ou urbanisée, perdant ainsi par oxydation de grandes quantités de carbone. Une utilisation du sol (sans labour) augmente le carbone stocké dans le sol, et une conversion en pâturage bien gérée emprisonne encore plus de carbone. Les mesures de lutte contre l'érosion, le maintien d'une couverture végétale hivernale et une rotation des cultures augmentent aussi le taux de carbone des sols.

L'augmentation du CO2 de l'air pourrait ne pas être compensée par une plus grande séquestration dans les sols. Une étude a montré qu'il ya déstockage de carbone du sol lorsque celui-ci est longuement exposé à un doublement du taux de CO2 atmosphérique, accélère fortement la dégradation de la matière organique des sols forestiers suite à l'acidification et la stimulation de l'activité enzymatique des microorganismes du sol.

1.2.2. Puits de carbone et protocole de Kyôto

Le protocole de Kyôto affirmant que la végétation absorbe du CO2, les pays ayant des forêts étendues peuvent en déduire une certaine partie de leurs émissions (article 3, alinéa 3 du protocole de Kyôto), leur facilitant l'accès au niveau d'émission qui leur a été fixé.

On estime qu'en 2030, les combustibles fossiles représenteront encore plus des trois quarts de l'énergie utilisée. Ceux qui sauront piéger le CO2 à sa source (22 % des émissions viennent de l'industrie, 39 % de la production électrique) auront un levier puissant sur le futur marché mondial des quotas d'émissions.

1.2.3. Effet de l'augmentation du CO2 ? Sur les végétaux

La majorité des modèles prédisent une stimulation de l'assimilation et de la séquestration du carbone en réponse à une augmentation de CO2 atmosphérique appelée « Fertilisation CO2 » (Houghton, 2002).

Le CO2 et l'O2 sont en compétition pour le site réactionnel de l'enzyme photosynthétique Rubisco. Augmenter la concentration en CO2 atmosphérique a deux effets sur le Rubisco : (1) augmenter le taux de réaction avec le CO2 (carboxylation) et (2) diminuer le taux d'oxygénation (Chambers et Whendee., 2004). Ces 2 effets accroissent le taux de photosynthèse puisque l'oxygénation est suivie par la respiration qui libère du CO2. En améliorant la photosynthèse, les plantes se développent plus vite ; en atteignant leur taille finale en moins de temps ou en augmentant leur masse finale.

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L'intensité de la réponse à une augmentation de CO2 dépend du type de photosynthèse utilisé. Les plantes qui font la photosynthèse en C3 (tous les arbres, presque toutes les plantes des climats froids, et la plupart les plantes cultivées, dont le blé et le riz) montrent, généralement, une augmentation de leur taux de photosynthèse en réponse à l'augmentation de la concentration en CO2 par rapport au niveau actuel. Les plantes en C4 (herbes tropicales, beaucoup d'herbes tempérées, et certaines cultures comme le maïs ou la canne à sucre) possèdent déjà des mécanismes pour concentrer le CO2, et ne montrent donc pas de réponse photosynthétique directe, ou alors moindre que les plantes en C3.

L'augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 permet la fermeture partielle des stomates, ce qui réduit la perte d'eau lors de la transpiration et produit alors une amélioration du ratio carbone assimilé / perte d'eau. Cet effet allonge la durée de la saison de croissance dans les écosystèmes secs et accroit la PPN tant dans les plantes en C3 qu'en C4.

Malgré les effets stimulants sur la croissance des plantes observés à de hautes concentrations en CO2 (voir tableau 1.1), il n'est pas certain que cet effet aura pour conséquence un plus grand stockage de carbone dans la biomasse sur pied ou dans le sol. Les expériences d'absorption de CO2 ont en effet été menées à court terme, or souvent à long terme les effets sont réduits voire absent. Par exemple, les plantes s'acclimatent souvent à de hautes concentrations en CO2, et donc leur activité photosynthétique, et dès lors leur croissance retourne rapidement au taux observée avant que la concentration ne soit élevée. (Oren et al., 2001)

Tableau 1.1 : Augmentation observée pour une augmentation de la concentration du CO2 atmosphérique de 100%

- augmentation de la photosynthèse chez de jeunes arbres : 60%

- augmentation moyenne dans la PPN des cultures : 33%

- augmentation de la PPN dans une forêt de jeunes pins : 25%

- augmentation moyenne de la biomasse des prairies et des cultures : 14%

- augmentation dans le stock de carbone d'une forêt mature : ~0%

Source : Prentice et al., 2001 ? Sur les eaux

« Depuis le début de la Révolution industrielle, l'acidité de l'océan a augmenté de 30 %. Ce changement est au moins trois fois plus important et cent fois plus rapide que n'importe quelle autre modification de l'acidité qui a pu avoir lieu au cours des 21 millions d'années passées. »

La combustion d'énergies fossiles libère du dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère, ce qui provoque un réchauffement climatique. Mais ce n'est pas le seul effet direct de l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère, puisque celle-ci modifie aussi la chimie des océans.

L'océan absorbe le CO2 produit par les activités humaines à raison de 22 millions de tonnes par jour. Il élimine ainsi 30 % du CO2 émis dans l'atmosphère et atténue les effets nocifs de ce gaz dit « à effet de serre » sur le climat. Mais ce précieux service que nous rend l'océan pourrait bien avoir un coût élevé au plan écologique. Lorsque du CO2 se dissout dans l'eau de mer, il s'y forme de l'acide carbonique.

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Ce phénomène, qu'on désigne par « acidification de l'océan », a pour effet de diminuer la quantité de carbonate dans le milieu océanique, au détriment de nombre d'organismes marins qui puisent dans des minéraux le carbonate de calcium nécessaire pour former leurs organes solides. L'effet conjugué de l'augmentation de l'acidité de l'eau et de la diminution de la concentration en carbonate a par ailleurs des conséquences sur les fonctions physiologiques de nombreux organismes marins.

L'acidification de l'océan, phénomène auquel s'ajoutent le réchauffement des eaux de surface et des modifications dans le brassage des eaux océaniques, pourrait réduire la capacité de l'océan à absorber du CO2, d'où une augmentation de dioxyde de carbone dans l'atmosphère et une aggravation de son impact sur le climat. Si cette réduction se vérifie, il deviendra plus difficile, et aussi plus coûteux, de stabiliser la concentration de CO2 dans l'atmosphère.

? Sur les sols : Limitation en azote du sol

Une augmentation du flux de carbone dans les écosystèmes terrestres sous de hautes concentrations en CO2 stimule 2 processus qui sont critiques dans la régulation à long terme de la dynamique d'azote. Ces processus sont (1) une demande plus importante en azote pour supporter la croissance stimulée des plantes et (2) une séquestration croissante d'azote dans les plantes à long cycle de vie et dans la matière organique du sol. Ce dernier procédé diminue la disponibilité en azote pour la croissance des plantes et est le mécanisme fixant le carbone central de la limitation progressive en azote (Luo et al., 2004).

Les tissus ligneux sont constitués principalement de cellulose et de lignine. Leurs ratios C/N sont élevés, allant de 200 à plus de 1000 (Levi et al., 1969 in Luo et al., 2004). Quand un écosystème est exposé à des concentrations élevées en CO2 atmosphérique, la photosynthèse est stimulée grâce à l'augmentation de l'efficacité des enzymes fixant le carbone.

Ce flux additionnel de carbone dans l'écosystème est utilisé pour la production de biomasse, stocké dans la matière organique du sol et retourne dans l'atmosphère à travers la respiration autotrophique et hétérotrophique. Cette croissance additionnelle de biomasse ainsi que l'augmentation de carbone stocké dans le sol engendre une séquestration de l'azote dans la matière organique, ce qui diminue progressivement la quantité d'azote minéral disponible pour les plantes à long terme.

L'idée est donc que sans apport supplémentaire en azote la disponibilité de l'azote minéral diminue avec l'augmentation de la concentration en CO2, en comparaison avec les disponibilités sous les concentrations actuelles en CO2. L'offre additionnelle d'azote, à travers les dépôts atmosphériques ou la fertilisation directe peut stimuler la croissance des plantes (Vitousk, 2004), et peut en principe compenser la limitation de nutriments sous de hautes concentrations en CO2.

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1.3. Croissance des arbres

Begin (2009) affirme que la détermination de l'accroissement est une tâche relativement onéreuse qui requiert beaucoup de temps ainsi les quantités mesurées sont relativement petites et sujettes à des très grandes variations.

1.3.1. Définitions ? Croissance

La croissance est un phénomène qui résulte en la modification graduelle des caractéristiques d'un être vivant dans le temps. Pour les arbres, on parle de croissance en diamètre, en hauteur, en surface terrière et en volume.

Sur un plan fonctionnel, la croissance de la plupart des dicotylédones se fait à partir de deux systèmes : la croissance primaire, en longueur, due aux méristèmes qui sont des centres de genèse des branches, des feuilles et des racines, et la croissance secondaire, en épaisseur, rendue possible par l'existence du cambium dans lequel la production de biomasse du tronc s'effectue. Les monocotylédones (comme les palmiers) n'ont pas de cambium et leur croissance est donc purement primaire.

La croissance primaire s'effectue durant toute la vie de l'arbre, alors que la croissance secondaire commence à partir d'un certain âge.

La tendance d'un arbre de forêt est de rechercher la lumière durant son stade jeune, puis, après avoir atteint une hauteur raisonnable, de gagner en envergure. On obtient ainsi une dépendance non linéaire entre D et H (Chave, 2005).

Les facteurs environnementaux (climat, topographie, sol, composition, etc.), le code génétique et les désastres naturels (feu, épidémie d'insectes, maladie) conditionnent grandement la croissance. L'ingénieur forestier influence la croissance en agissant sur le sol, la compétition, le code génétique ou en contrôlant les désastres naturels.

? Accroissement

L'accroissement est une mesure de la croissance se traduisant par une augmentation ou une diminution d'une grandeur dendrométrique en fonction du temps.

Les unités de mesure utilisées doivent être précisées (par exemple : accroissement en volume : m3/an) et en fonction de temps (généralement en année). L'accroissement est généralement exprimé de trois manières différentes : Accroissement annuel courant (AAC), accroissement annuel moyen (AAM) et accroissement annuel périodique (AAP) (Anonyme, 2009).

AAC

L'accroissement annuel courant est le taux de variation instantané des dimensions de l'arbre ou du peuplement. C'est la dérivée première de la croissance. Dans les faits, cette variable est difficile à mesurer. On rapporte donc l'AAC sur une base annuelle ; il s'agit donc de l'accroissement d'une année donnée.

On mesure généralement le DHP au moyen d'un pied à coulisse (compas forestier) ou d'un ruban diamétrique mais aussi avec un relascope de Bitterlich.

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AAM

L'accroissement annuel moyen correspond à la moyenne des accroissements annuels depuis l'origine de l'arbre ou du peuplement. On l'obtient en divisant la croissance par l'âge de l'arbre ou du peuplement.

AAP

L'accroissement annuel périodique représente l'accroissement sur une période donnée divisée par la durée de cette même période. Un AAP calculé sur une période d'un an correspond à l'AAC.

? Production

Elle est le résultat de la croissance et c'est la somme des accroissements. C'est ce qui est produit ou enregistré comme tel, voire ce qui est récolté. Le diamètre (DHP), la hauteur ou le volume constituent différentes mesures de la production d'un arbre.

1.3.2. Les facteurs dendrométriques de croissance

? Le diamètre

Le diamètre est la dimension d'un arbre la plus facilement mesurable. Elle permet notamment d'en estimer le volume c'est-à-dire que le diamètre est à la base de tous les calculs de volume et d'accroissement et peut se prendre à différentes hauteurs sur l'arbre dont les plus utilisées sont la hauteur de souche et celle de poitrine.

Le tronc d'un arbre n'étant pas parfaitement cylindrique, une mesure du diamètre à une hauteur donnée diffère généralement d'une mesure du diamètre faite à une autre hauteur et on l'obtient en divisant la circonférence par la constante it.

Les différents diamètres

Diamètre à hauteur de poitrine (dhp ou d1,3)

Le DHP est le diamètre mesuré par-dessus de l'écorce à 1,3m au dessus du sol et est bien corrélée avec le volume marchand (VMAR=f(DHP)).

Le DHP est utilisé pour classifier une tige selon son importance en volume, d'estimer le volume d'une tige (le volume est bien corrélé avec le dhp), de mesurer l'accroissement en diamètre (dhp) et estimer l'accroissement en volume (l'accroissement en volume est corrélé au dhp).

Pour procéder on suppose que la section transversale de la tige d'un arbre correspond à un cercle ce qui n'est toute fois pas le cas, puis on détermine au moyen d'une baguette de 1,30 m la hauteur où mesurer le diamètre.

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Diamètre à hauteur de souche (dhs)

C'est le diamètre pris au niveau où l'arbre sera abattu et il varie donc, selon la méthode et la saison d'abattage.

? La hauteur

Elle est la deuxième variable en importance utilisée pour estimer le volume d'une tige. Son unité de mesure est le mètre et on peut la mesurer de façon directe ou indirecte (par principe trigonométrique ou géométrique)

Mesure directe de la hauteur

o Arbre abattu

Pour ce cas on abat une tige puis on en mesure la longueur au moyen d'un ruban à mesurer. Néanmoins l'utilisation de cette méthode est généralement limitée à des arbres de moins de 45m de haut que l'on peut abattre car au delà de cette hauteur, les arbres se brisent lors de la chute et le houppier s'éparpille en des multiples morceaux et il devient alors laborieux de le reconstituer.

L'avantage est que c'est une méthode précise pour les arbres de moins de 45 m de hauteur avec comme désavantages d'être destructive (inapplicable dans le cas de placettes-échantillons permanentes où les arbres sont remesurés périodiquement), laborieuse (abattage directionnel, ébranchage, mesurage) et nécessitant le transport d'une scie mécanique.

o Tige télescopique

Elle est utilisée pour mesurer la hauteur des arbres généralement dans des plantations ne dépassant pas 5 à 6 m. Son avantage est d'être précise lorsque le couvert n'est pas trop fermé avec l'inconvénient d'être limitée aux arbres de moins de 5 à 6 m de haut du fait qu'au delà le couvert devient trop dense et la cime des arbres trop étendue.

Mesure indirecte de la hauteur

o Par principe trigonométrique (méthode des triangles rectangles ou méthodes des angles et distance)

Begin(2009) souligne qu'on mesure, au moyen d'un clinomètre, les angles (â) pour la visée au sommet et la visée au pied de l'arbre. On mesure, ensuite, la distance horizontale entre l'oeil de l'observateur et le centre de l'arbre (yh) au moyen d'un ruban à mesurer.

Principe général : tanâ=opposé/adjacent=â/100=h/yh h=yhâ/100

Où h : hauteur de l'arbre en mètre

â : angle de visée

Yh : distance horizontale oeil-centre de l'arbre(m)

Ce volume a comme découpe inférieure le volume fût et découpe supérieure la circonférence de 10 cm de la tige et de chaque branche présente.

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Les instruments de mesure utilisés sont: Clinomètres (Suunto, Haga et Blume Leiss), Galon de 30 m, Télémètre, Rélascope de Bitterlich, Hypsomètre Vertex.

o Par principe géométrique (Méthode des triangles semblables)

Pour ce faire on applique sur l'arbre une mire de dimension connue. Cette mire sert, au moyen d'un appareil fonctionnant selon le principe des triangles semblables, à mesurer la hauteur de l'arbre. Il n'ya pas de mesure de distance horizontale ou de mesure d'angles à effectuer.

On reconnait 2 types d'appareils selon leur fonctionnement : le JAL et le Christen. L'un ou l'autre de ces appareils donnent directement la hauteur de l'arbre. Ils sont potentiellement plus précis que les appareils fonctionnant par principe trigonométrique et ce, surtout avec de grands arbres et ils sont plus pratiques et plus rapides d'utilisation sur les terrains à forte pente puisqu'il n ya pas de distance horizontale à mesurer (Begin, 2009).

? Le volume

CTFT (1989) souligne qu'un arbre étant un objet physique complexe, il s'agit de bien identifier et définir la partie de cet objet (ou compartiment) dont on peut estimer la place qu'elle occupe dans l'espace à trois dimensions : le volume.

o Principaux volumes - Volume fût

C'est le volume dont la base de la cime constitue la découpe supérieure et la souche la découpe inférieure. Si l'arbre ne présente pas de déformation à la base, la découpe inferieure se situe au ras du sol et pour ce volume l'objet physique concerné est la tige.

- Volume bois fort

Pour celui-ci la découpe inférieure est celle du volume fût et la découpe supérieure est celle de la circonférence de 22 cm de la tige et de chaque branche présente. L'objet physique est la tige et les branches.

- Volume bois fort tige

Il est identique au précédent mais concernant uniquement la tige en tant que objet physique (branches exclues).

- Volume biomasse ligneuse

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- Volume brut et utilisable

Tous les volumes ci-haut cités sont des valeurs brutes alors que les volumes utilisables sont ceux commercialisables ou commerciaux. Ces derniers sont inferieures aux premiers à cause des pertes au moment de l'exploitation (arbres laissés sur pied, éclatement à l'abattage,...), de débardage et du tronçonnage sur parcs (purges).

o Estimation du volume solide

On calcule le volume solide d'une tige par :

- Tarif de cubage (équation de régression) V' Description

On estime le volume d'une tige au moyen d'une équation de régression dont les variables indépendantes peuvent être : le DHP, la hauteur et éventuellement, une autre variable (quotient de forme ou diamètre supérieur).

V' Sortes de tarifs de cubage

Il y a les tarifs de cubage à une, deux ou trois entrées. Un tarif à une entrée est dit local et ne s'applique généralement qu'à une petite région et on exprime alors le volume en fonction uniquement du DHP.

Le tarif à deux entrées est dit général et peut être utilisé sur un grand territoire et le volume est exprimé en fonction du DHP et de la Hauteur totale alors que le tarif à trois entrées concerne tout ce qui est énoncé ci-haut plus une troisième variable qui est le quotient de forme (ou diamètre supérieur).

- Immersion ou déplacement

La méthode d'estimation du volume ligneux par déplacement a deux approches dont la première est le xylomètre qui consiste à évaluer le volume d'une tige ou d'une partie de tige en mesurant la quantité de liquide déplacé lors de l'immersion alors que celle deuxième est le principe d'Archimède qui consiste à calculer le volume de l'objet immergé lorsqu'on connait la masse du liquide déplacé et la densité spécifique du liquide. Néanmoins le xylomètre est limité à des travaux spéciaux ou à la recherche en laboratoire.

On peut estimer aussi le volume par les formes géométriques, la formule de Pressler, le procédé graphique ou par l'intégration.

La surface terrière (notée G), est la somme des sections transversales à 1.30 m du sol de

tous les arbres du peuplement. La surface terrière se calcule par la formule :

G = [(ð / 4) x d2] / S

? La surface terrière

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Avec

G : surface terrière (m2 / ha)

d : diamètre de l'arbre (m)

S : surface considérée (ha). Elle s'exprime en mètre carré ramené à l'hectare.

Cette valeur est utilisable pour suivre l'évolution du peuplement dans son ensemble. Elle permet la comparaison rapide entre différents peuplements. Le ralentissement de sa croissance traduit une saturation de la capacité de production de la plantation et induit une intervention sylvicole, dite éclaircie, se faisant généralement par élimination d'arbres en surnombre au sein du peuplement.

1.3.3. Croissance de l'arbre individuel

? Croissance en diamètre

La croissance se caractérise par des changements dans la forme et dans les dimensions de la tige sur une période de temps. Une section transversale de la tige montre l'ajout annuel de matière ligneuse que l'on reconnait dans les cernes. Les cernes permettent d'une part d'estimer l'âge de l'arbre, mais aussi les accroissements annuels courants en diamètre.

La longueur des cernes peut diminuer avec l'âge, ce qui indique une réduction de l'accroissement annuel courant (AAC). Une diminution de l'AAC en diamètre n'est pas garante d'une réduction de l'accroissement en volume puis que la quantité de matière ligneuse produite est repartie sur une plus grande surface, les cernes extérieurs ayant une circonférence plus grande que ceux situés près du coeur de l'arbre (Anonyme, 2009).

Outre l'âge, de nombreux autres facteurs influencent la croissance en diamètre comme les caractéristiques de la station, la surface foliaire photosynthétique et l'espacement entre les arbres. L'estimation de la croissance en diamètre se fait par de mesures périodiques de diamètres sur les mêmes arbres ou la mesure de la largeur des cernes annuels sur des disques de bois (analyses de tige) ou des carottes de croissance.

La différence entre deux mesures successives, divisée par le temps écoulé, constitue l'accroissement. Ainsi, on arrive à établir une table d'accroissement par classes de diamètre selon les espèces et les conditions de station.

A l'aide de données des placettes-échantillons permanentes ou d'analyses de tige, on peut élaborer, par analyse de régression des équations de croissance en diamètre.

? Croissance en hauteur

La hauteur en fonction de l'âge est généralement représentée par une courbe asymptotique : rapide en début, l'accroissement diminue avec l'âge, puis tend vers zéro jusqu'à la mort de l'arbre. Parfois, l'accroissement en hauteur peut être lent au début de la vie de l'arbre, ce qui donne à la courbe de croissance en hauteur une forme sigmoïdale

L'accroissement en hauteur en fonction de l'âge varie selon les espèces et les stations. La détermination de la croissance en hauteur pose des difficultés parce que la mesure de la hauteur d'un arbre est souvent imprécise. Sur une courte période, l'erreur de mesure de la hauteur peut être plus grande que l'accroissement (Anonyme, 2009).

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Pour estimer la croissance en hauteur, on a souvent recouru à des relations hauteur-diamètre. La variation de la hauteur (croissance) est alors obtenue en fonction de la variation du diamètre (Arabatzis et Burkhart, 1992 cités par Anonyme, 2009). Néanmoins, il est important de noter que la variation de hauteur ainsi obtenue n'est qu'une estimation de la variation réelle.

1.3.4. Croissance d'un peuplement

La croissance d'un peuplement est souvent exprimée sous forme de la surface terrière ou du volume par unité de surface, généralement en hectare. L'accroissement, soit le taux de variation de ces variables dans le temps, est le résultat de quatre composantes : les pertes par mortalité, l'accroissement des survivants, l'arrivée des recrues dans le peuplement et les prélèvements de tiges lors de traitements sylvicoles.

La croissance en surface terrière ou en volume d'un peuplement équienne ressemble généralement à une courbe sigmoïde suivie d'une période de sénescence durant laquelle les tiges meurent progressivement en raison de leur âge avancé.

1.4. Notion sur les arbres d'élites

Les arbres d'élites sont ceux supérieurs génétiquement c'est-à-dire sélectionnés sur base d'un test génétique (provenance, descendance, clonal,...), contrairement aux arbres plus qui sont ceux supérieurs phénotypiquement c'est-à-dire sélectionnés sur base de leur phénotype ou apparence extérieur.

Khasa (2010) confirme que pour parvenir à ces deux types d'arbres on procède par les tests génécologiques. La génécologie étant l'étude de la variation génétique des populations en variation avec leur milieu.

1.4.1. Tests génécologiques

Les tests génécologiques sont des plantations comparatives permettant d'étudier la variabilité d'un ou plusieurs caractères par l'évaluation comparative de plusieurs groupes d'individus (clones, familles, provenances, généralement plusieurs dizaines, voire centaines).

Ces tests permettent l'acquisition des informations de base permettant d'orienter la sélection de matériel supérieur dont l'adaptation a été vérifiée. Ils peuvent ainsi rassembler du matériel provenant de l'échantillonnage de la distribution naturelle des espèces, ou du matériel provenant des cycles précédents de sélection ou de croisements.

Puisque le terme génécologie implique l'étude de la diversité génétique en relation avec le milieu, ces plantations seront établies dans l'environnement naturel sur un ou plusieurs sites, chacune de ces dernières contenant quelques répétitions, et chacune des répétitions contenant idéalement l'ensemble des différents groupes à comparer pour le ou les caractères (Nanson, 2004).

Khasa (2010) ajoute que les sites choisis seront représentatifs des conditions écologiques des sites à reboiser, puisque l'évaluation de la diversité génétique du matériel est dépendante des conditions environnementales particulières de chaque test. Le climat et le sol seront donc les principaux critères à partir desquels devra être arrêté le choix du ou des sites.

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Une sélection du matériel supérieur découle généralement de tout test génécologique. On reconnaît généralement 5 types de tests génécologiques: test clonal, test de descendances, essais de provenances, essais de provenances/descendances enfin les tests précoces.

Dans le cas de notre travail nous étayerons l'essai de provenances car c'est le test qui a été mis en place à Ibi-village et permet de comparer les individus d'une même origine géographique afin de sélectionner les meilleurs qui pourraient être utilisé soit dans le reboisement ou soit pour tout autre usage.

1.4.2. Essai des Provenances ou test des provenances

Khasa (2010) définit l'essai de provenances comme étant un groupe d'individus (généralement semences) provenant de plusieurs arbres mères (généralement 5 ou plus) ayant une origine géographique commune (généralement les arbres appartiennent à la même population ou peuplement). Le terme provenance est aussi utilisé pour designer l'origine géographique d'un lot de semences ou de propagules clonales.

Pour étudier la variabilité des caractères quantitatifs entre les différentes provenances, les tests de provenances sont utilisés et à cet effet ils permettent de sélectionner les meilleures espèces soit pour le reboisement ou pour tout autre usage.

Dans ce test on procède au mesurage des traits quantitatifs entre autres la croissance, la forme, la qualité du bois, la densité, la longueur des fibres pour la pate à papier, la résistance pour certaines maladies, le taux de survie, etc.

Pour le test de provenance on considère le tiers (1/3) de l'âge de rotation de l'espèce. Pour les acacias ayant l'âge de rotation de 6 ans, on peut avoir les informations utiles à au moins 2 ans c'est-à-dire qu'à cet âge on peut, facilement, déterminer les meilleures provenances.

Pegoff (2008) rappelle que le principal objectif pratique des essais de provenances est de déterminer de façon aussi rapide et économique que possible les provenances qui permettent d'obtenir des forêts bien adaptées et productives. La productivité elle-même n'implique pas toujours une croissance rapide, la survie, la résistance à des facteurs de milieu défavorables ou à des parasites, la qualité du bois, la production de graines pourraient être des critères importants.

Le deuxième grand objectif de ces essais est de créer des peuplements locaux pour la production de graines. L'excédent de graines peut être semé dans des parcelles séparées selon la provenance, ou semé en vrac, mais dans les deux cas les meilleurs individus doivent être retenus en vue d'une sélection à venir.

1.5. Evaluation de la biomasse arborée

Les équations de biomasse font le lien entre le DHP et la biomasse et elles peuvent être utilisées pour des espèces prises individuellement (dans le but d'établir une relation mathématique afin de prédire la biomasse ancienne d'un arbre à partir d'un ou deux de ses facteurs dendrométriques) ou pour un groupe d'espèces (Timothy et al., 2005 )

1.5.1. Biomasse

Au sens large, elle est la masse de matière organique trouvée à un endroit et pendant une période donnée. Elle comprend la zoomasse, la phytomasse et la micromasse. Elle est exprimée en tonnes/ha ou en tonnes/m3 ou en énergie (Kcal/cm2) de CO2 (Belesi, 2010).

ONF (2008) souligne qu'il ya différentes biomasses parmi lesquelles on peut trouver :

Lokombe (2009) ajoute que la plupart des calculs déterminent des valeurs de carbone pour la biomasse d'une réserve donnée par la formule suivante : Carbone= biomasse/2

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- La biomasse épigée ou aérienne: branches, houppiers, troncs (volume commercial), feuilles, bois morts, litière, sous bois, ...

- La biomasse souterraine : racines et matière organique du sol, que Belesi (2010) estime qu'elle pose des problèmes méthodologiques lors de sa détermination.

Signalons que celle ayant fait l'objet de notre étude est la phytomasse sur pied que nous avions obtenu à partir du volume, donc c'est le biovolume.

Muderhwa et al., (2010) affirment que deux méthodes sont utilisées pour estimer cette phytomasse sur pied : la méthode directe ou destructive et celle indirecte ou dendrométrique.

La première étant onéreuse (mais donne une bonne estimation), nous nous sommes intéressés à la deuxième dans laquelle on utilise les données d'inventaire (hauteur, diamètre, volume et densité) qui sont introduites dans les modèles de régression (soit des équations allométriques basées sur les valeurs par défaut de GIEC, les références existantes, cas contraire on détermine les équations spécifiques au projet) afin d'estimer la biomasse arborée (Chave et al., 2005).

On mesure, pour la deuxième méthode, un certain nombre d'arbres de l'échantillon dans lesquels on détermine l'arbre moyen ayant les paramètres moyens. La phytomasse de l'arbre moyen est obtenue en introduisant ses valeurs soit de hauteur soit de diamètre ou les deux selon le modèle de régression utilisé. Signalons qu'il est aussi possible de l'avoir en multipliant le volume par la densité, et c'est ce que nous avions fait. On obtient la phytomasse totale en multipliant le nombre d'arbres du peuplement par les données de l'arbre moyen.

Cette méthode permet une approche rapide de la valeur globale de la phytomasse d'un peuplement mais néanmoins le problème se posant est celui de choisir le paramètre définissant l'arbre moyen : hauteur moyenne, diamètre moyen, surface terrière moyenne,volume moyen, etc.

1.5.2. Stock de carbone

Le stock de carbone d'un écosystème est très difficile à estimer. Il varie considérablement selon les zones biogéographiques, les époques, l'histoire du site, le stade de croissance de forêt, les risques d'incendie, de sécheresse et d'inondation et des nombreux facteurs tels que l'action d'insectes défoliateurs ou d'autres parasites des arbres.

Makana (2009) signale et Umunay (2010) confirme que 50% de la biomasse résultant des données de l'inventaire est constitué par le carbone, ce dernier peut être trouvé en multipliant la biomasse par le facteur de conversion (0,5). A cet effet, les deux proposent le schéma suivant afin d'arriver à la quantité de CO2 séquestré.

Inventaire--* Biomasse--* Carbone--* Dioxyde de Carbone

? ? ?

50% 3,67

Equations allométriques

?

Méthodes destructives

20

Chapitre II. PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE

2.1. Description du site d'étude : Le plateau des Batéké

2.1.1 Milieu Physique

Selon la classification de Köppen, le climat sur les plateaux Batéké est du type Aw4, ce qui correspond à un climat tropical chaud humide de type subéquatorial. On y observe une saison des pluies de 8 mois s'étendant de mi-septembre à mi-mai avec une inflexion de pluviosité en janvier et février. S'ensuit une saison sèche de mi-mai à mi-septembre [Biloso et Lejoly, 2006]. La Figure ci-dessous présente un diagramme ombrothermique établi au sein de la station météorologique de Mampu [Biloso, 2008]. Les précipitations annuelles sont d'environ 1500 mm répartis sur une centaine de jours.

La région du plateau des Batéké présente une température moyenne mensuelle assez basse (24-25°C) mais avec des écarts thermiques faibles et une humidité relative moyenne de 80%. Comme le montre la Figure 2.1, les températures moyennes au cours de l'année sont relativement stables avec une très légère tendance à la baisse durant les mois de juin, juillet et août. Au cours de ces 3 mois, une température minimale de 10°C peut tout de même être observée [de Boissezon, 1965].

Figure 2.1: Diagramme ombrothermique établi sur base des données de la station météorologique de Mampu [Biloso, 2008], où la température est une moyenne mensuelle.

Ibi-Village est longé du côté Ouest par la rivière Duale et du côté Est par la rivière Lufimi comme on peut l'observer sur la Figure 2.2. La Lufimi est traversée par la rivière Ibi qui fournit toute la zone en eau potable [ONFinternational, 2009]. Le relief est assez homogène sur les 4500 hectares de puits de carbone, avec une altitude comprise entre 642 et 678 m et descendant jusqu'à 300 m dans les vallées plus encaissées.

21

Les sols du plateau des Batéké sont classés comme arénosols [WRB, 2006] : il s'agit de sols sableux comprenant les sols développés après altération de sédiments riches en quartz ou encore ceux développés sur des sables récemment déposés. Ils sont caractérisés par un pH de l'eau inférieur à 5 et une faible CEC, dominée par l'Aluminium ; d'un point de vue physique, ils présentent une très faible rétention en eau. Ceci réduit fortement la valeur agricole de ces sols [Kasongo et al., 2009] en favorisant l'emploi d'un itinéraire de culture sur brûlis

Figure 2.2: Localisation du centre d'activité d'Ibi-Village, plateau des Batéké, RDC (ONFinternational, 2009)

2.1.2. Milieu biologique

Les écosystèmes présents sur le plateau des Batéké sont étroitement conditionnés par le relief. En effet, comme vu plus haut, les plateaux sont entrecoupés par de nombreuses et profondes vallées abondamment irriguées. Les paysages alternent donc entre des savanes et des galeries forestières (de type périguinéen) dans les vallées ou les pentes raides, qui sont maintenant fortement dégradées par l'agriculture itinérante. On compte une très grosse majorité de savanes (savanes arbustives et herbeuses, cfr. Figure 2.3) sur plus de 90% de la surface du plateau [Bisiaux et al., 2009].

La savane arbustive reste la formation dominante, caractérisée par Hymenocardia acida et de temps en temps parsemée d'arbres comme Erythrina abissinica et Cussonia angolensis [Peltier et al., 2010]. Une savane herbeuse occupe la partie sud, qui se caractérise par Loudetia arundinacea. Ces milieux subissent des dégradations intenses depuis de nombreuses années suite à l'agriculture itinérante sur brûlis, l'utilisation du bois et la pression démographique En ce qui concerne la faune sauvage, on peut observer principalement des buffles sauvages (Syncerus Caffer Aequinoctialis), des guibs harnachés (Tragelaphus scriptus), des potamochères (Potamochoerus larvatus), des chacals (Canis adustus) ou encore des cossyphes à tête blanche (Cossypha heinrichi).

22

Figure 2.3 : Photos des deux principaux types de savanes (arbustive et herbeuse) présents sur le plateau des Batéké, RDC. [ONFinternational, 2009]

2.1.3. Description de la parcelle expérimentale étudiée

La parcelle expérimentale comporte un essai de provenance à 12 répétitions (4,968 ha) ainsi que des blocs conservatoires (2,208 ha). La parcelle comprend à sa périphérie une piste de 3 m de large et un pare feux de 10 m de large. Une piste intérieure coupe la parcelle en 2 sous-parcelles et permet une circulation autour de chaque double bloc.

Dans l'essai de provenance les acacias ont été plantés en maille carrée de 3 x 3. Il y a 12 blocs ou rangées rectangulaires de 92 lignes comprenant chacune 5 répétitions d'acacias de provenance définie. Il y a donc théoriquement 5520 plants de toutes les provenances confondues dont 1620 plants de Crassicarpa donc 29,35% de l'échantillon. Signalons que chaque répétition correspond à une rangée.

Chaque bloc comprenait 4 rangées et chaque rangée avait 92 arbres en ligne de provenances différentes avec 5 répétitions dans la colonne c'est-à-dire 460 arbres par rangée, donc 1840 arbres par bloc aux écartements de 3m x 3m c'est-à-dire 1 arbre tous les 9 m2, ce qui donnait à chaque bloc une superficie de 16560 m2 avec tous les arbres de bordure étiquetés selon leur provenance.

23

Prov

Bloc 3

Bloc 4

Bloc 5

Bloc 6

Bloc 1

Bloc 2

A01

1

M22

M10

A

13

M

3

M

5

A02

A12

2

M3

C1

5

C5

M

26

A03

M16

3

M11

A1

A7

M

4

A04

C9

4

M41

A1

7

M

15

M

24

A05

A19

C5

M17

C3

5

M

24

A06

A4

6

M24

A1

1

A

C1

5

14

A07

M25

M14

A1

3

C1

8

7

M

16

A08

M11

8

M38

C1

8

M

11

M

35

A09

M29

9

M16

A2

1

M

18

M

38

C8

10 A10

M45

A1

0

M

46

M

22

A11

M1

11

M12

A

5

C4

M

28

A12

M31

12

M31

M

30

M

36

M

43

13 A13

M42

M15

M

C1

M

1

16

0

A14

C15

14

M39

A3

A

M

39

12

15 A15

M33

M2

C1

3

M

33

16 A16

M43

M37

M

35

M

23

A6

17 A17

A5

M44

T

M

C1

1

12

18 A18

M9

M18

1

A

10

M

41

19 A19

C5

M43

M

1

M

37

M

2

C4

20 A20

M13

C10

M

C1

3

24

A21

A14

21

M36

C1

9

A

6

M

42

A6

22

T

M40

M

M

17

A1

5

44

23 C01

M2

M1

M

13

0

M

38

C02

24

M28

M20

M

45

M

3

M

25

25 C03

A18

M25

C1

2

T

C6

26 C04

C7

M8

A

C1

8

M

34

4

27 C05

C4

M34

A2

A1

M

10

28 C06

C12

M7

M

M

34

M

3

42

29 C07

M24

M23

2

M

2

M

21

30 C08

M21

M29

C1

3

A1

4

M

1

31 C09

M34

M20

M

46

M

26

M

34

C13

32 C10

M42

A

8

M

36

M

11

33 C11

M4

M10

C1

2

M

17

M

13

34 C12

M37

M35

C1

1

M

33

35 C13

A13

M33

C5

C1

1

A4

36 C14

A3

M26

A5

1

M

29

37 C15

M19

M46

A1

4

C1

2

C1

4

38 C16

M46

M9

M

29

M

2

M

23

39 C17

M35

M5

C4

M

32

A1

2

40 C18

M30

M

A

9

M

4

14

C19

C11

41

M21

M

27

M

A1

6

14

42

0

M4

M7

A1

2

M

25

C7

43 1

M27

T

C1

6

C1

9

A1

8

2

A17

44

M32

A2

1

M

39

M

26

45 3

M12

M19

M

6

M

27

M

24

46 4

C14

M6

M

M

15

C1

7

41

47 M01

M3

C15

M

39

A

11

M

36

48 M02

C1

0

C1

4

M

40

M

13

49 M03

M15

C6

C7

M

43

A1

1

50 M04

2

C10

M

37

M

22

51 M05

M32

C14

C8

C1

4

M

32

52 M06

M15

0

M

10

M

16

M

19

53 M07

M30

A3

M

25

M

44

54 M08

M41

C18

A4

M

15

M09

A7

2

A

3

55

M

20

M

30

M27

56 M10

C4

C9

C1

0

M

7

M11

C17

M40

A8

A2

57

M

35

M12

C1

58

C3

4

M

18

M

9

59 M13

C17

C11

A1

8

A

7

C1

6

60 M14

C3

C9

M

7

M

9

M

37

61 M15

A11

C8

C5

C8

M

32

62 M16

M22

C13

C1

7

4

M

40

63 M17

C18

3

3

A

15

M

40

64 M18

M45

C6

M

8

M

30

M

44

65 M19

4

M5

A9

M

A5

41

C6

66 M20

C19

C6

M

45

2

M21

A2

67

C16

C1

1

M

43

T

M22

M14

68

1

M

4

M

6

M

46

69 M23

M28

C12

2

M

29

M

27

70 M24

C3

C8

A7

A

1

A9

71 M25

C3

T

A10

A1

9

3

72 M26

M39

A08

M

11

M

8

M

18

73 M27

4

A05

C1

7

3

C1

74 M28

1

C7

A20

M

A1

3

12

M29

M36

75

A13

M

23

M

0

42

A16

76 M30

A01

C1

0

A

17

M

20

M31

C18

A18

A1

5

77

M

31

M

7

78 M32

A21

A06

M

19

M

19

M

6

79 M33

A9

A21

A2

0

A

19

M

31

80 M34

C9

A17

A20

A1

9

M

21

81 M35

C19

A14

A1

7

4

C1

9

82 M36

M9

A12

A

16

M

33

M

10

83 M37

M29

A10

0

M

28

M

45

84 M38

C16

A03

C9

M

38

M

20

85 M39

M18

A15

A

A2

0

M

31

21

M38

C1

86 M40

A07

C3

M

5

M41

A15

87

A19

A1

6

A

20

M

28

M42

M26

88

A09

C7

A8

M

21

89 M43

M13

A04

A6

A

M

18

17

90 M44

A1

A16

C1

5

C1

6

M

8

91 M45

M17

A11

M

A

M

9

22

2

92 M46

A8

A02

M

9

M

5

A1

0

24

Prov Bloc 7

Bloc 8

Bloc 9

Bloc 10

Bloc 11

Bloc 12

M26

M4

1

M3

0

A

C

A

11

21

12

C14

2 M1 A9

C

13

M

5

C1

0

C4

3 A8 M2

8

M

4

M

18

M

24

4 M34

A6

C8

C

A

3

A

17

21

5 M42

M3

7

M2

0

M

20

A

17

C8

C12

6 A13 3

A

13

C

M

8

4

C3

7

M1

4

M3

3

M

31

C

M

31

21

C15

8 A6 A19

M

M

29

C1

8

44

9 M13

M2

6

T

C

7

A

16

A

19

10 M45 M3

M1

9

M

19

M

40

M

45

11 M25

M3

1

M4

4

C

8

A

13

M

41

12 C9 C13

M1

7

M

34

M

28

M

11

C1

13 A20 A8

A

17

M

15

M

39

C7

A18

14

A20

C

4

M

46

12

4

15 A18 C10

M

M

M

20

14

44

16 M15

M1

2

M1

6

A

1

C

19

C6

A21

17 M19 A18

A

20

M

33

M

44

18 1

A4

M1

8

C

23

M

18

M

38

19 M12

M3

9

M3

2

C

15

A

3

M

43

20 M27 A21

M2

6

A

M

31

M

15

14

21 A14

M1

M2

9

2

M

40

M

45

22 C15

A9

M1

1

C

A

12

C1

6

24

23 M30 0

0

C

10

C

17

M

10

24 M2 M4

4

M1

9

M

2

M

39

A

20

A17

25 M33 M2

M

30

C

M

29

24

26 C19 A11

M4

0

A

M

M

4

22

22

27 A1 M2

0

A

M

A

5

12

42

28 M35

C6

M1

4

C

M

17

C4

22

29 M6 M4

6

A10

M

C

13

1

42

30 C13

A8

M2

7

M

1

A

6

C3

31 M41 C18

M4

5

M

17

M

8

M

7

C5

32 M3 M4

2

M

39

M

6

A

16

C16

33 C17 A16

A

15

M

27

A

10

34 M28

A19

M3

8

C

8

A

1

A

18

35 M24

M1

3

M1

8

M

15

M

37

M

18

A5

36 0

C9

C

20

A

1

M

24

37 C1 A10

M5

C

11

C9

T

38 M16

M3

5

M2

7

A

M

36

M

16

2

39 A12 1

M3

4

C

1

A

15

M

22

40 M36 M1

M2

1

C

18

M

4

M

35

41 M14

M2

4

C10

C1

1

M

32

M

33

C13

42 C6 A6

A

18

M

30

M

9

43 M29

A3

C5

M

13

M

10

M

28

44 C12

M3

M1

9

A

10

C1

7

M

3

45 M46 A17

M3

8

C

C

7

C1

2

46 A7 A12

M1

0

A

3

C

3

M

4

A7

47 M10 T

C

M

2

A

12

9

C3

48 A3 M1

5

M

A

13

M

23

21

M2

49 M37 C15

M

10

C

16

A

2

50 A5 M7

A10

C

23

M

M

30

14

1

51 M5 A5

M

28

C

C1

5

2

M3

52 A14

M

5

A

M

13

4

53 M20

M2

4

C

3

M

C1

2

21

A14

54 A2 C14

M

37

C

9

M

17

C8

C7

55

M3

3

C

A

M

5

14

2

56 M9 M3

6

M2

2

A

9

M

16

M

6

A1

57 M20 M6

M

45

A

7

C7

58 C11

M1

6

M1

3

M

8

A

15

M

26

C19

59 A10 A2

M

16

C

18

C5

60 M31 C19

M3

7

M

36

M

25

M

34

61 C16 A4

M2

9

A

7

A

7

M

9

62 A16

C6

M2

2

C

A

18

M

40

4

63 M18

C4

M2

8

A

3

M

26

21

2

64 A17 M9

M

43

M

1

M

27

65 M22 A15

M4

2

C

19

M

M

33

12

M8

66 M40

M2

5

C

15

M

7

A16

67 C18 C16

C

17

T

C1

4

68 M32

A12

M4

3

M

35

M

34

M

2

69 M39 A13

M4

3

A

10

A

19

A

8

70 A21

M3

2

M3

5

M

25

M

19

M

37

71 T

C11

C7

C

5

M

26

M

21

72 M43

M2

3

A20

C

20

M

27

M

19

A13

73 A19 2

M

11

M

38

0

74 M21

A2

M4

1

M

38

M

32

A

6

75 C14

M1

7

M3

0

A

16

A

8

M

42

3

76 C4 C12

A

5

M

M

41

14

77 M11 M4

M2

3

M

9

C

M

32

14

78 A9 C17

M1

2

M

46

M

35

C1

3

79 M4 M4

5

M4

0

M

23

C

5

A

4

A15

80 A15 M5

A

18

A

11

M

25

C5

81 C10 C11

C

16

A

5

M

46

82 A11

C8

M1

0

A

11

M

23

M

41

83 2

M6

M4

0

A

20

M

20

C1

9

C18

84 A4 M3

4

C

11

M

7

A

14

85 M44

M2

1

M4

1

C

1

C

M

22

12

86 M7 A1

M3

6

A

M

M

43

12

14

87 4 C15

M3

9

C

10

M

6

M

1

88 M17 C1

M7

A

6

M

13

T

C17

89 3 A7

A

M

M

11

24

21

90 M38 A3

M3

1

A

8

M

3

M

36

C5

91

M8

M2

5

C

6

C

6

M

3

92 M8

C3

M1

1

A

9

A

9

M

29

Source : Kachaka (2009), Performances de croissance de 21 provenances d'Acacia auriculiformis Figure 2.4 : Plan de l'essai des provenances dans la zone pilote/PROVACO

25

Sur ce plan, chaque petit carré correspond à 1 plant avec une indication sur sa provenance. C'est un dispositif en blocs complets à 12 répétitions

Légende :

A. auriculiformis

A. crassicarpa

A. mangium

Témoin (A. auriculiformis local)

26

Chapitre III. MATERIELS ET METHODES

3.1. Matériels

3.1.1. Matériel végétal

Les provenances d'Acacia crassicarpa faisaient l'objet de notre étude. Tableau 3.1 : Caractéristiques des provenances étudiées

N° IBI

N°CSIRO

Provenance géographique

Etats

Type de

prov

Latitude

Longitude

Altitude(m)

Viabilité(pl/g)

C01

18936

SERISA

PNG

Naturelle

08.33.00 S

141.26.00 E

45

34,2

C02

20139

MOREHEAD WEST

PNG

Naturelle

08.33.00 S

141.26.00 E

40

45,9

C03

18940

BIMADEBUM WP

PNG

Naturelle

08.38.00 S

142.03.00 E

40

23,8

C04

19260

MALAM LIMAL

WIM

PNG

Naturelle

08.40.00 S

142.43.00 E

45

38,2

C05

19739

BITURI PROV WP

PNG

Naturelle

08.40.00 S

142.43.00 E

45

22,1

C06

20138

MOREHEAD EAST

PNG

Naturelle

08.40.00 S

141.48.00 E

40

44,4

CO7

17603

MOREHEAD DISTRICT

PNG

Naturelle

08.40.00 S

141.30.00 E

20

26,8

C08

18938

ARUFI

PNG

Naturelle

08.43.00 S

141.55.00 E

25

32,4

C09

19731

ORIOMO PROV WP

PNG

Naturelle

08.49.00 S

142.54.00 E

45

22,8

C10

20828

WIPIM ORIOMO

PNG

Naturelle

08.49.00 S

143.00.00 E

20

32,3

C11

18947

BENSBACH WP

PNG

Naturelle

08.53.00 S

141.17.00 E

25

41,8

C12

18405

12K SOF BAMAGA

QLD

Naturelle

11.00.00 S

142.22.00 E

40

29,4

C13

17943

OLIVE RIVER

QLD

Naturelle

12.19.00 S

142.50.00 E

60

32,4

C14

15482

2KM AZOTE

ARCHER RIVER

QLD

Naturelle

13.25.00 S

142.56.00 E

100

30,1

C15

16755

PARISH OF

ANNAN

QLD

Naturelle

15.36.00 S

145.19.00 E

80

29,2

C16

20782

SPA CONN

QLD

Naturelle

18.25.00 S

146.07.00 E

50

38,4

C17

20643

SPA PHILIPPINES

Philippines

Artificielle

08.25.00 N

124.57.00 E

600

32,3

C18

20644

SSO PHILIPPINES

Philippines

SSO

08.25.00 N

124.57.00 E

600

34,2

C19

20826

SSO SILOO

Philippines

SSO

08.25.00 N

124.57.00 E

600

30,4

0

20832

SPA SILOO

Philippines

SPA

08.25.00 N

124.57.00 E

600

28,9

1

20003

SSO FIJI/PNG

FIJI

SSO

18.00.00 S

178.00.00 E

10

27,2

2

20838

SSO ZHANJIANG

Chine

SSO

19.34.00 N

109.26.00 E

50

44,7

3

19150

SUIXI EXP ST

GUANDONG

Chine

Artificielle

21.25.00 N

110.20.00 E

40

44,8

4

20875

GCSO CHINA

Chine

GCSO

22.40.00 N

113.20.00 E

150

24,7

Avec SSO : Seedling Seed Orchard

SPA : Seed Product Area

GCSO : Grafted Clonal Seed Orchard

27

3.1.2. Outils de terrain

Ruban diamétrique et une perche graduée ont été utilisés. Ruban diamétrique (appelé à tord galon circonférentiel) Description :

Ruban (de métal ou de nylon) gradué qui indique directement le diamètre d'un arbre simplement en mesurant sa circonférence.

Fondement théorique : On suppose que le tronc de l'arbre est un cercle

Il est utilisé pour mesurer l'accroissement du DHP dans les placettes permanentes parce que le ruban diametrique est le seul instrument qui, utilisé par des personnes différentes, donne des mesures consistantes (semblables) alors que sa mesure est exacte et précise seulement pour les arbres à section transversale circulaire. Autrement, il tend à surestimer le diamètre (biais positif) parce que le cercle est la forme géométrique qui a la plus petite circonférence pour une superficie donnée.

Un ruban diametrique non perpendiculaire à l'axe longitudinal de la tige surestime le diamètre alors qu'un ruban diametrique qui n'est pas assez tendu, dû à l'écorce qui est soulevée, à la présence des petites branches, surestime le diamètre. Une hauteur de mesure inadéquate occasionne, selon le cas, un biais positif ou négatif. Ce biais est d'autant plus grand que l'on s'éloigne de 1,30 m et que le diamètre est gros.

La perche graduée nous a permis d'avoir l'estimation de la hauteur de l'arbre. 3.2. Méthodes

Toute recherche ou application de caractère scientifique doit comporter l'utilisation des procédés rigoureux, définis, transmissibles, susceptibles d'être appliqués à nouveau dans les mêmes conditions, adaptées au genre de problème et phénomène en cause (BILOSO, 2008).

La méthodologie poursuivie dans ce travail se base sur deux volets dont celui documentaire qui nous a permis de rassembler une masse d'information dans la revue de la littérature relative à notre étude et ensuite celui de la collecte des données sur le terrain (prise des mesures).

3.2 .1. Méthode pour l'étude de la croissance ? Prise de mesure

Les provenances mesurées appartiennent à l'espèce A. crassicarpa semées en pépinière en octobre 2006 et mis en place sur 6,39 ha, avec le Mangium et Auriculiformis, dans la zone Pilote/Provaco à Ibi-Puits carbone au plateau de Batéké en février 2007.

28

Nos mesures ont été effectuées en novembre 2010, février et mai 2011, donc après chaque trois mois, complétées par les mesures antérieures de janvier et février 2010 prises par l'équipe de GI-Agro Ibi-Puits Carbone et celles de Pegoff de janvier et juin 2008.

Les arbres d'élites, au départ une centaine (112 arbres d'élites) choisis monocaules, ayant fait l'objet de cette étude ont été marqués et numérotés en 2009 au moment où ils réduisaient leur vitesse de croissance (Lejoly, communication person, 2010).

Les paramètres de mesure étaient la hauteur totale et la circonférence à partir desquels il a été déduit d'autres paramètres, entre autres la surface terrière et le volume qui ont permis de comparer les provenances afin de trouver celles qui sont meilleures sur les arénosols et en générale dans les conditions du plateau des Batéké.

Au total, nous avions pu mesurer à la fin 79 arbres d'élites sur un nombre de 112 individus, donc 70,54% des survivants, marqués et numérotés par l'équipe de GI-Agro Ibi-Puits Carbone Batéké. Et pourtant l'étude a commencée avec 86 élites. Nous pouvons attribuer cette diminution du nombre à la facilité de casser de l'espèce étudiée.

V' Hauteur

Nous avons utilisé une perche de 13,2 m qu'on a marqué à chaque 1 m jusqu'à 10 m de haut puis au décimètre au delà de cette hauteur. A cet effet deux personnes tenaient la perche à coté de l'arbre à mesurer alors que l'autre faisait la lecture à une certaine distance de l'arbre.

Begin (2009) signalant que la mesure de hauteur étant une tâche relativement onéreuse et donnant des résultats très peu fiables, nous pouvons de part nos résultats et par l'esprit scientifique, affirmer que nous avions tenté de minimiser le biais par la répétition des mesures.

V' Circonférence

Comme le fût de l'arbre n'est pas totalement cylindrique, nous avons préféré utiliser la circonférence à 1,30 m du sol qui est le niveau de référence.

A cet effet, nous avons utilisé une perche de 1,30 m qui nous a permis d'avoir l'endroit de mesure et d'un ruban diamétrique de 1,50 m avec lequel on a obtenu la circonférence de l'arbre.

V' Surface terrière

Pour ce paramètre nous avions utilisé la formule : S.T= (DHP) 2.

Lejoly (2010) souligne que ce paramètre donne l'idée d'un peuplement du fait que la forêt claire de Lubumbashi a 15 m2/ha de surface terrière et on est dans une forêt lorsqu'on a en moyenne 30 à 40 m2 /ha de surface terrière.

V' Volume

Nous avions obtenu ses valeurs en considérant le fût de l'arbre comme un cône suite au défilement. Et la formule est : V= 1/3 S.T (m2) x H(m) c'est-à-dire la section de l'arbre multipliée par la hauteur et divisé par trois (3).

? Croissance des arbres d'élites

Les graphiques des paramètres considérés seront construits avec les valeurs moyennes en fonction de temps exprimé en jours tout en excluant les provenances C01, C11, C12 et 3 afin d'avoir les valeurs moyennes plus précises.

Le volume bois utile est celui utilisé pour la carbonisation, ainsi il renseigne sur la quantité du charbon de bois résultante. C'est le volume compris entre la base jusqu'à la hauteur

29

? Comparaison des moyennes par provenance

Nous n'avions considérés que les provenances ayant une fréquence d'au moins 2. C'est ainsi que C01, C11, C12 et 3 étaient écartés dans la détermination des meilleures provenances. La comparaison était faite paramètre par paramètre et par rapport à la moyenne, ainsi les meilleures provenances seront celles qui auront les valeurs moyennes de tous les paramètres considérés supérieures à la moyenne des provenances.

? Méthode de sélection: Comparaison avec la moyenne de toutes les provenances élites

Une méthode pour sélectionner les meilleures provenances est de repérer celles qui ont les valeurs moyennes supérieures à la valeur des tous les élites pour les paramètres considérés. Vu le nombre des élites (79), le nuage de points est illisible et il est laborieux d'évaluer la croissance des arbres pris individuellement. Pour ce faire, les graphiques ont été fait avec la moyenne pour chaque provenance et en tenant compte seulement des arbres qui étaient présents à toutes les dates de prise de mesure. Les provenances précitées ne sont toute fois là.

? Détermination des meilleures provenances

Celles-ci ont été obtenues en considérant les provenances qui étaient strictement supérieures à la moyenne.

3.2.2. Méthode pour l'étude de la biomasse et évaluation du stock de Carbone V' Détermination de l'arbre moyen

Comme il n'est pas aisé de mesurer arbre par arbre pour avoir la phytomasse du peuplement d'Acacias, il est préférable de choisir un arbre représentatif. A cet effet, les données d'inventaire nous ont permis d'avoir cet arbre en se basant sur un paramètre définissant l'arbre moyen: les circonférences à 1,30 m du sol. Ce paramètre parait plus pertinent que le diamètre à 1,30m (DHP) car le tronc des Acacias n'est pas du tout régulier et parfois la seule valeur d'un des diamètres de ce tronc n'est pas représentative de son diamètre « moyen ». En faisant la moyenne de ces circonférences, on obtient l'arbre le plus représentatif du peuplement pour ce critère.

V' Etude de la phytomasse arborée

Détermination du biovolume

De mesures récoltées dans notre unité expérimentale et encodées en Excel, on a calculé la valeur moyenne des élites, laquelle nous a permis de déduire l'arbre moyen de l'échantillon dans la chronoséquence. A cet effet, on a utilisé la valeur du volume moyen qu'on a multiplié par la densité afin d'avoir ce biovolume.

Détermination du volume bois utile

30

où le DHP est au moins 5 cm. Signalons qu'on l'a obtenu en soustrayant le volume de la pointe au volume moyen.

V' Evaluation de la biomasse par hectare

En effet, le biovolume correspondant à la biomasse individuelle, on pourrait multiplier sa valeur par le nombre d'arbres d'Acacia crassicarpa à l'ha (donc 1100 arbres aux écartements de 3m×3m) pour trouver la biomasse à l'ha.

V' Evaluation du stock de Carbone

Pour avoir le stock de carbone on a multiplié la valeur de la biomasse par un facteur de conversion de 0,5 selon Umunay (2010) cité par Muderhwa et al., (2011).

V' Conversion du Carbone en Dioxyde de Carbone

Etant donné que c'est le dioxyde de carbone qui est concerné par notre étude, nous étions obligé de procéder à la conversion du carbone obtenu, à partir de la phytomasse, en CO2.

Pour avoir le CO2 à partir du carbone on multiplie la valeur de ce dernier par 3,67 qui est dit facteur de conversion résultant de la stoechiométrie selon Muderhwa et al., (2011).

31

Chapitre IV. RESULTATS

4 .1. Croissance des arbres

4 .1.1. Moyennes de tous les paramètres en fonction de provenance

Provenances

Paramètres

 

Hauteur(cm)

Circo(cm)

ST(cm2)

Volume(cm3)

Fréquence

C01

1202,0

72,0

417,86

502267,665

1(2)

C02

1166,5

48,9

196,19

228850,858

5(8)

C03

1184,3

54,3

239,95

284156,333

4(7)

C04

1099,3

52,6

227,07

249630,105

4(5)

C05

1212,6

56,5

259,48

314642,438

5(7)

C06

1222,0

57,3

266,16

325246,440

6(9)

C08

1234,0

59,4

284,42

350979,193

3(7)

C09

1208,4

59,1

284,41

343675,391

5(6)

C10

1241,0

53,6

233,81

290152,368

5(5)

C11

1180,0

56,3

256,99

303251,915

1(1)

C12

1218,0

43,0

149,09

181587,442

1(1)

C13

1159,3

44,5

166,57

193114,803

3(4)

C15

1148,0

47,8

184,79

212140,581

3(3)

C16

1206,5

57,6

273,72

330240,522

2(3)

C17

1200,4

57,5

272,07

326603,811

9(12)

C18

1192,4

53,5

233,35

278252,121

5(8)

C19

1192,0

53,6

234,50

279520,196

4(5)

0

1186,0

56,6

258,68

306791,349

3(4)

1

1160,9

50,2

205,38

238426,146

6(6)

2

1228,0

57,8

270,47

332137,420

3(4)

3

1204,0

54,0

236,99

285331,121

1(3)

Moyenne 1

1192,6

54,6

245,33

293190,391

79(112)

Moyenne 2

1192,2

53,7

236,70

282736,528

78

Moyenne 3

1190,7

54,2

240,65

287327,063

75

( ) : Fréquence au marquage Moyennes 1: Générale, 2: Sans C01, 3: Sans C01, C11, C12, 3 S.T : Surface terrière et Circo : Circonférence

32

Ce tableau présente les valeurs moyennes de tous les paramètres considérés par l'étude et elles ont été calculées en considérant seulement les arbres qui étaient présents à toutes les dates. La fréquence représente le nombre de répétitions par provenance.

Toute fois, les provenances élites n'avaient pas le même nombre de répétition lors du marquage à cause de différences de croissance car seules les plus performantes et monocaules étaient considérées comme élites. D'autres raisons peuvent être (1) toutes les provenances ne sont pas répétées dans chaque bloc (2) toutes les provenances n'ont pas poussées dans chaque bloc. Lors du marquage des élites le plus petit nombre de répétition était 1 pour C11, C12, 4 et le plus grand était 12 pour C17 alors qu'après l'étude le petit nombre est 1 pour C01, C11, C12, 3 et le plus grand est 9 pour C17.

Il sied de signaler aussi que les volumes donnés dans le tableau ci-haut considèrent le fût comme cylindrique, ce qui n'est pas vrai suite au défilement. Donc, c'est la forme conique qui s'accommode à celle de l'arbre, d'où il faudrait diviser ces valeurs par trois(3), ce qui est fait dans la suite de calcul pour l'étude de la biomasse.

4.1.2. Croissance des élites dans la chronoséquence

Tableau 4.1 : Caractéristiques des peuplements d'Acacia crassicarpa élites dans la chronoséquence

Peuplement

Hauteur (cm)

Ecart type(H)

Circo (cm)

Ecart type (C)

ST (cm2)

Ecart type(ST)

Volume (cm3)

Ecart type (V)

3 ans

1082,1

57,41

46,5

3,96

174,39

28,09

63182,81

12068,55

3,08 ans

1115,1

60,64

48,4

4,57

189,26

33,95

70745,85

15052,46

3,83 ans

1201,2

35,61

55,1

5,28

246,17

44,73

98896,22

19848,02

4,08 ans

1250,2

35,55

57,4

5,61

267,05

49,57

111667,2

22639,55

4,33 ans

1304,9

21,95

63,4

3,57

326,37

37,98

141985,8

16715,40

Le Tableau 4.1 donne les valeurs moyennes calculées sur base des placettes d'échantillonnage ainsi que l'écart-type des paramètres de l'échantillon.

Les figures ci-dessous montrent les courbes de croissance en valeur relative de chaque paramètre dans la chronoséquence. Ces courbes montrent une nette évolution avec l'âge du peuplement. En effet, plus le peuplement est âgé plus les courbes seront étalées sur des gammes de temps plus importantes mais avec les pics des paramètres considérés moins prononcés. Cet effet sur ces courbes se traduit, dans le tableau ci-haut, par l'augmentation ou la diminution de l'écart type qui permet d'évaluer la dispersion des mesures par rapport à la moyenne. On peut effectivement voir que celui-ci varie différemment en fonction de paramètres.

33

Figure 4.1: Croissance en hauteur des élites (en cm)

Figure 4.2: Croissance en circonférence des élites (en cm)

Figure 4.3: Croissance en surface terrière des élites (en cm2)

34

Figure 4.4: Croissance en volume des élites (en cm3)

Légende : Point 1er : 360 jours (1 an), 2ème : 510 jours (1,42 ans), 3ème : 1080 (3ans), 4ème : 1110 (3,08 ans), 5ème : 1380 (3,83 ans), 6ème : 1470 (4,08 ans) et 7ème : 1560 (4,33 ans)

Pour la hauteur on observe une croissance sensiblement rapide dès le début du fait qu'elle est d'environ 5,37m à 1an. C'est la phase exponentielle qui va jusqu'à 3ans et 1mois (1110 jours), enfin s'en suit une phase asymptotique au cours de laquelle la croissance tend à se stabiliser. Par contre pour les autres paramètres entres autres la circonférence, la surface terrière et le volume, on observe un comportement de croissance quasiment différent du précédent du fait que l'asymptote apparait à presque 4 ans (1470 jours).

Signalons que les deux premières phases de croissance (lente et exponentielle) se caractérisent par une augmentation de l'écart-type alors que la phase asymptotique se traduit par une diminution de l'écart-type.

Les courbes ci-haut données de 3 derniers paramètres traduisent un « slow early growth » caractéristique des légumineuses.

35

4.1.3. Méthode de sélection: Comparaison avec la moyenne de tous les élites

Figure 4.5: les provenances superieures à la moyenne en hauteur (cm)

On voit immédiatement que les provenances non étiquetées représentent celles inférieures à la valeur moyenne. Les provenances intéressantes sont dès lors celles qui sont supérieures, en hauteur à la moyenne c'est-à-dire celles qui sont étiquetées. Dix (10) provenances les sont alors, par ordre décroissant: C10, C08, 2, C06, C05, C09, C16, C17, Cl8 et C19 dans lesquelles prédominent les provenances de la Papouasie Nouvelle Guinée, suivie de Philippines (C17, C18 et C19), Queensland (C16) et Chine (2).

36

Figure 4.6: Provenances supérieures à la moyenne en circonférence (cm)

On remarque que la tendance des meilleures provenances en hauteur change un peu selon que C03 et 0 reviennent dans la liste de meilleures alors que C18, C19, C10 n'y sont pas. Neuf (9) provenances sont alors meilleures, par ordre décroissant, en circonférence : C08, C09, 2, C16, C17, C06, 0, C05 et C03 dans lesquelles il y a prédominance des provenances de PNG, suivie de Philippines (C17, C16 et 0) et Chine (2).

Figure 4.7: Provenances supérieures à la moyenne en Surface terrière (cm2)

On constate que C03 revient en deçà de la moyenne et huit (8) provenances sont alors meilleures, par ordre décroissant, en ce paramètre : C08, C09, C16, C17, 2, C06, C05 et 0, dans lesquelles prédominent les provenances de la PNG.

37

Figure 4.8: Provenances supérieures à la moyenne en volume (cm3)

A ce niveau nous remarquons que C10 revient dans la liste du fait qu'elle avait la plus grande valeur en hauteur (1241 cm), surtout comme le volume est directement proportionnel à ce paramètre. Neuf provenances reviennent alors meilleures par ordre décroissant: C08, C09, 2, C16, C17, C06, C05, 0 et C10, avec une prédominance de la PNG.

De tous les paramètres considérés, quelque soit en hauteur, en circonférence, en surface terrière ou en volume, les Cinq (5) dernières provenances restent toujours C02, C04, C13, C15 et

C21, avec une prédominance de provenances de Queensland. On peut conclure d'emblée qu'elles ne constituent pas les meilleures provenances à planter, car ce ne sont pas celles qui poussent le mieux, et donc elles constitueront un stock de carbone plus faible que les autres provenances.

4.1.4. Détermination des meilleures provenances des élites en fonction des tous les

paramètres

Douze (12) provenances dont C03, C05, C06, C08, C09, C10, C16, C17, C18, C19, 0,

C22, ont été, au moins pour un paramètre, supérieures à la moyenne des provenances. Or, les meilleures provenances élites doivent être celles qui sont strictement supérieures c'est-à-dire la valeur de tous les paramètres doit être supérieure à la valeur moyenne, donc cinq (5) provenances dont C03, C10, C18, C19, 0 sont à écartées, ainsi les meilleures provenances restent et par ordre décroissant : C08, C09, 2, C16, C17, C06 et C05, dans lesquelles prédominent toujours les provenances de la PNG, suivie de celles de Philippines.

Le tableau ci-dessous représente les provenances sélectionnées, c'est-à-dire celles dont la moyenne des hauteurs, des circonférences, des surfaces terrières et des volumes est plus grande que celle des toutes les élites.

38

Tableau 4.2: Provenances supérieures à la moyenne

Provenances

Hauteur (cm)

Circo (cm)

S.T (cm2)

Volume (cm3)

C08

1234,0

59,4

284,42

116993,1

C09

1208,4

59,1

284,41

114558,5

2

1228,0

57,8

270,47

110712,5

C16

1206,5

57,6

273,72

110080,2

C17

1200,4

57,5

272,07

108867,9

C06

1222,0

57,3

266,16

108415,5

C05

1212,6

56,5

259,48

104880,8

Moyenne

1192,6

54,6

245,33

97531,1

Avec : Circo : circonférence et ST : surface terrière

4.2. Etude de la biomasse et évaluation du stock de Carbone

4.2.1. Détermination de l'arbre moyen dans la chronoséquence

Tableau 4.3: Paramètres de l'arbre moyen des élites

Peuplement

Hauteur (cm)

Circo (cm)

ST (cm2)

Volume (cm3)

3 ans

1082,1

46,5

174,39

63182,808

3,08 ans

1115,1

48,4

189,26

70745,852

3,83 ans

1201,2

55,1

246,17

98896,217

4,08 ans

1250,2

57,4

267,05

111667,157

4,33 ans

1304,9

63,4

326,37

141985,752

Ce tableau donne les valeurs de l'arbre moyen avec un volume déjà ajusté selon la forme conique type de l'arbre. Il montre une évolution de différents paramètres en fonction de l'âge.

39

4.2.2. Etude de la phytomasse arborée

4.2.2.1. Calculs de volume, biovolume et volume bois utile dans la chronoséquence

Tableau 4.4: Volume individuel, biovolume, volume bois utile, volume à ha et leurs AMA

Peuplement

Volume
(m3)

Biovolume
(kg)

V bois utile
(m3)

V/ha
[m3/.ha]

AMAV
[m3/ha/an]

3ans

0,063

43,608

0,0606

69,520

23,173

3,08ans

0,071

48,783

0,0686

77,770

25,250

3,83ans

0,099

68,241

0,0968

108,790

28,405

4,08ans

0,112

77,280

0,1098

123,200

30,196

4,33ans

0,142

97,980

0,1399

156,200

36,074

Ce tableau représente les volumes estimés dans le cadre de l'étude pour le compartiment fût de l'Acacia crassicarpa au PCI-B et il montre une évolution nette des valeurs des paramètres en fonction de l'âge du peuplement.

L'AMAV augmente au fur et à mesure avec l'âge, bien qu'il est possible de voir que la plus petite différence d'accroissement annuel se situe entre l'âge de 3,83 et 4,08 ans. En effet, une différence d'accroissement annuel de près de 6 m3 par hectare existe entre le peuplement de 4,08 et 4,33 ans.

4.2.2.2. Estimation des biomasses et des stocks de Carbone à l'hectare

Tableau 4.5: Biomasses individuelles, Biomasses à l'hectare [T/ha] et leur AMA [T/ha/an] pour l'Acacia crassicarpa

Peuplement

Biomasse (kg)

AMAB (kg)

Biomasse/ha [T/.ha]

AMA[T/ha/an]

3 ans

43,608

14,536

47,9688

15,9896

3,08 ans

48,783

15,839

53,6613

17,4225

3,83 ans

68,241

17,817

75,0651

19,5992

4,08 ans

77,280

18,941

85,0081

20,8353

4,33 ans

97,980

22,628

107,778

24,8910

Ce tableau illustre bien l'énorme potentiel de production de cette essence à bas âge, mais toute fois il est possible d'observer une diminution de la différence d'accroissement entre l'âge de 3,83 et 4,08 ans, avant d'atteindre le pic entre l'âge de 4,08 et 4,33 ans (soit environ 4T/ha).

40

Tableau 4.6: Stock de carbone à l'hectare dans le fût [T/ha] et leurs AMA [T/ha/an], pour l'Acacia crassicarpa dans la chronoséquence

Peuplement

Biomasse/ha [T/ha]

Stock C[T/ha]

AMA[T/ha/an]

3 ans

47,9688

23,9844

7,9948

3,08 ans

53,6613

26,8307

8,7113

3,83 ans

75,0651

37,5326

9,7996

4,08 ans

85,0081

42,5041

10,4177

4,33 ans

107,778

53,8890

12,4455

Ce tableau montre la capacité du stockage de carbone dans le bois de Crassicarpa et démontre une relation fortement linéaire entre le stock de carbone et l'âge du peuplement. En ce qui concerne l'accroissement moyen annuel, un plateau est atteint après l'âge de 4,08 ans, mais toute fois, il est possible de constater une diminution de la différence d'accroissement entre l'âge de 3,83 et 4,08 ans, avant de voir cette différence presque triplée entre l'âge de 4,08 et 4,33 ans.

4.2.2.3. Conversion du carbone séquestré en dioxyde de carbone (CO2)

Etant donné que le carbone séquestré dans le bois provient du dioxyde de carbone capté lors de la photosynthèse et aussi les plantations d'Ibi sont plus à vocation puits carbone vendant les équivalents tonnes de CO2, il est judicieux de convertir ces tonnes carbone en tonnesCO2equivalents afin de voir ce qu'elles représentent en terme de crédits carbone.

Tableau 4.7: Les quantités de CO2 en équivalents tonnes et leur AMA

Peuplement

Stock C[T/ha]

CO2 [équivalents/tonnes]

AMACO2[éq/tonnes/an]

3 ans

23,9844

88,0227

29,3409

3,08 ans

26,8307

98,4685

31,9703

3,83 ans

37,5326

137,7445

35,9646

4,08 ans

42,5041

155,9899

38,2328

4,33 ans

53,8890

197,7726

45,6750

Le tableau montre les quantités croissantes de CO2 capté lors de la phase photosynthétique malgré qu'on puisse observer une diminution de la différence d'accroissement entre l'âge de 3,83 et 4,08 ans pour enfin voir ces quantités presque triplées entre l'âge de 4,08 et 4,33 ans.

41

Chapitre V : DISCUSSION

L'intérêt principal de ce chapitre est de confronter différents résultats et de permettre d'approfondir l'exposé systématique du chapitre résultats. La première partie justifiera les différents critères qui ont menés à l'étude de la croissance des arbres d'élites en fonction de l'âge. La deuxième partie concernera les critères ayant menés à la sélection des meilleures provenances. Ensuite une troisième partie comparera l'évolution de différents stocks estimés à l'échelle du peuplement, ainsi que l'accroissement moyen annuel de ces stocks dans la chronoséquence (3ans, 3,08ans, 3,83ans, 4,08 ans et 4,33 ans).

5.1. Croissance des arbres d'élites

Les courbes données dans cette étude montrent qu'il y a une différence de croissance entre les paramètres. Ainsi il sied de rappeler que pour le paramètre hauteur l'asymptote est atteinte assez précocement soit dès l'âge de 3,08 ans, laquelle est caractérisée par une diminution de l'écart type montrant la dispersion des valeurs par rapport à la moyenne.

Par contre pour la circonférence, surface terrière ainsi que le volume, il est observé un comportement tout à fait différent, du fait que la croissance en ces paramètres tend vers l'asymptote entre l'âge de 4,08 et 4,33 ans. C'est-à-dire que la croissance maximale est observée à l'âge de 4,08 ans, puis il s'en suit une diminution sensible de l'écart-type sous-entendant la phase asymptotique.

Ce comportement nous parait toute fois assez logique du fait que, l'Acacia crassicarpa étant une espèce héliophile, il a tout d'abord besoin de la lumière pour sa croissance axiale, une fois stabilisée la croissance radiale prend place.

5.2. Sélection des meilleures provenances

Les graphiques fournies par cette étude montrent qu'il y a bel et bien une variabilité entre les différentes provenances de Crassicarpa. Cela suggérerait qu'il vaudrait mieux sélectionner certaines provenances de l'espèce étudiée, car celles-ci accusent les performances de croissance différentes tant en hauteur, en circonférence, en surface terrière qu'en volume.

Il y a donc certaines provenances dont le génotype est plus adapté aux conditions particulières d'Ibi, sur le plateau des Batékés. Il est alors judicieux de les sélectionner, d'une manière ou d'une autre, afin de constituer les vergers à graines (banques des semences). La méthode appliquée dans cette étude était celle de la comparaison par rapport à la moyenne et la pertinence du choix effectué était renforcée par l'analyse des écart-types qui ont confirmé la variation des valeurs par rapport à la moyenne.

Dans la méthode appliquée nous avions travaillés avec les moyennes par provenances et les résultats montrent une différence dans les meilleures provenances en fonction de paramètres, mais tout fois un certain nombre de provenances est quand même présent dans tous les paramètres considérés: C08, C09, C22, C16, C17, C06 et C05.

Etant donné que ces 7 provenances se retrouvent à chaque fois dans les meilleures provenances, on peut affirmer qu'à ce stade de l'essai de provenances, que ce sont les plus adaptées génétiquement aux conditions particulières d'Ibi.

42

5.2.1. Comparaison avec d'autres essais de provenances

Il est possible de comparer les résultats de cette étude avec d'autres qui ont déjà été effectués.

Khasa et al., (1995) dans un essai des provenances réalisé sur 4 sites en RDC, dont le site de Mampu, malgré que sur A. auriculiformis et A. mangium, confirment les meilleures performances des provenances de Papouasie Nouvelle Guinée par rapport à d'autres (Queensland, etc.).

Dans un autre essai de provenance réalisé en Indonésie, de résultats identiques ont été obtenus, mais seul A. mangium a été testé (Kari et al., 1996). Dans celui-ci il est suggéré que l'on peut prédire les performances d'une provenance dès 3 mois, mais que l'âge le plus pertinent serait 21 mois. C'est sur base de cette hypothèse qu'est partit Pegoff (2008) dans son essai de provenance à Ibi Puits Carbone.

Pour A. crassicarpa, un meilleur comportement des provenances de Papouasie Nouvelle Guinée par rapport à celles du Queensland a été rapporté dans des essais d'espèces et provenances en Thaïlande (Chittachurnnonk et al., 1991 in Harwood et al., 1994) et dans l'île de Haïnan en Chine (Yang et al., 1991 in Harwood et al., 1994).

Pegoff (2008) dans un essai des provenances assez précoce (après 18 mois) réalisé à IBI a rapporté les bonnes performances en hauteur, diamètre et taux de survie des provenances des Papouasie Nouvelles Guinée par rapport à celles de Philippines, Queensland etc. Cette étude venant d'être menée à IBI dans la plantation de Crassicarpa confirme ces résultats.

Khasa (2010) confirme que pour le test de provenance on considère le tiers (1/3) de l'âge de rotation de l'espèce. Et comme les acacias ont l'âge de rotation de 6 ans, on peut avoir les informations utiles à 2 ans c'est-à-dire qu'à cet âge on peut, facilement, déterminer les meilleures provenances. C'est en se basant sur cette affirmation que nous avions déterminés les meilleures provenances à partir de 3 ans.

Muderhwa (2010) dans une étude dans le bloc B6 Sud-ouest et A8 Nord-Ouest du PCI-B, a rapporté une bonne performance de croissance de l'Acacia crassicarpa en association avec les maniocs à comparer avec l'Acacia mangium après 1 an et 4 mois de mise en place.

5.3. Evolution des différents stocks à l'échelle du peuplement

Dans la section résultats, il est possible d'observer que les volumes à l'hectare du compartiment fût de l'Acacia crassicarpa suivent la même tendance avec l'âge que les biomasses à l'hectare pour les mêmes peuplements, une tendance linéaire. L'analyse de leurs accroissements permet d'estimer un éventuel terme d'exploitation.

Bien que l'évolution des stocks en fonction de l'âge du peuplement soit globalement équivalente pour le volume et la biomasse, ce n'est pas le cas pour leur accroissement moyen annuel (AMA).

43

En effet, lorsqu'il s'agit de l'accroissement moyen annuel en fonction de paramètres, un maximum est atteint vers l'âge de 4,33 ans, mais toute fois, il est possible d'observer une diminution de la différence d'accroissement entre l'âge de 3,83 et 4,08 ans.

Dans le cas de l'AMA en biomasse à l'hectare du compartiment fût, la valeur de l'AMA augmente sensiblement jusqu'à l'âge de 4,33ans. De manière logique, les stocks de carbone et leur AMA à l'hectare suivent la même évolution que celle de la biomasse c'est-à-dire augmenter avec l'âge.

Au vu des accroissements à l'hectare observés ici, il apparaît assez directement que l'exploitation ne doit pas avoir lieu avant l'âge de 4,33 ans mais après l'âge de rotation afin de profiter de la période d'accroissement maximal de l'essence sur le plateau des Batéké.

5.3.1. Comparaison avec d'autres résultats

Une expérience menée sur le sol pauvre de savane sableux du plateau des Batéké a rapportée une production de biomasse sèche de 40 T/ha après trois ans (Bernhard-Reversat, 1996), alors que les résultats de cette étude rapportent une production de biomasse du compartiment fût d'environ 48T/ha après 3 ans comme le montre le tableau ci dessous.

Tableau 4.8: Comparaison de stockage entre l'Acacia auriculiformis et Acacia crassicarpa dans le compartiment fût.

 

Cassart, 2011

Pegoff, 2008

Muderhwa, 2011

Peuplement

Biomasse/ha
[T/ha]

StockC
[T/ha]

Biomasse/ha
[T/ha]

Stock C
[T/ha]

Biomasse/ha
[T/ha]

Stock C
[T/ha]

3 ans

10,76

5,34

7,40

3,70

47,97

23,98

Ce tableau montre l'énorme potentialité de stockage du carbone dans la biomasse du Crassicarpa. A 3 ans déjà il faudrait souligner que sa production de biomasse dans le compartiment fût dépassée, à presque de moitié, la biomasse totale (feuilles, branches, troncs) de l'Auriculiformis. Signalons à ce niveau que l'étude de Cassart (2011) a rapportée une biomasse totale de 20,34 T/ha après 3 ans, dans les conditions d'Ibi-Village. Ainsi les résultats de cette étude confirment l'hypothèse de Pegoff (2008) selon laquelle le stockage de carbone dans la biomasse sur pied d'Acacia crassicarpa serait très important à comparer avec Acacia auriculiformis.

A ce point il sied de souligner que si les valeurs de cette étude sont largement supérieures ça pourrait être, d'une part, due à la gamme de circonférence utilisée, du fait que cette étude a pris en compte que les gros et de l'autre part à la méthodologie utilisée. Néanmoins dans les mêmes conditions, Crassicarpa pourrait présenter les bonnes performances qu'Auriculiformis.

5.3.2. Potentialité énergétique de l'Acacia crassicarpa sur le plateau de Batéké

Etant donné que le stock de carbone n'est pas fixe mais dynamique, afin de le maintenir, Ibi-Village prévoit l'exploitation de ses peuplements pour des fins énergétiques. D'où il est nécessaire d'évaluer ce que pourrait rapporter un peuplement d'Acacia crassicarpa.

44

A presque 4 ans (4,08 ans), le tableau 4.4 de cette étude donne un volume bois utile de 0,1098 m3, correspondant à 120,78 m3/ha et à partir duquel on peut obtenir une biomasse utile pour la carbonisation d'environ 83T/ha.

Lorsque les meules, avec un rendement pondéral de 20% comme à Mampu, sont utilisées, on peut avoir environ 17T/ha de charbon de bois et qui correspondraient à une moyenne de 260 à 280 sacs de 60kg chacun.

Comparativement à Mampu, l'étude de Bisiaux et al., (2010) rapporte pour l'Acacia auriculiformis une production de 23T/ha et 53T/ha de charbon de bois après respectivement 7ans et 14 ans. Au vu des résultats de cette étude, nous estimons qu'à ces âges l'Acacia crassicarpa pourrait rapporter plus ce que cela.

45

CONCLUSION

Ce travail portant sur l'étude de la croissance des arbres d'élites et évaluation de la quantité de carbone séquestré par la méthode de l'arbre moyen dans la chronoséquence (3ans, 3,08ans, 3,83ans, 4,08ans et 4,33ans): Cas d'une plantation d'Acacia crassicarpa au PCI-B a consisté à étudier la croissance par les facteurs dendrométriques, déterminer les meilleures provenances élites sur arénosols ainsi qu'évaluer la quantité de carbone stocké par l'arbre moyen des élites.

La première partie de ce travail s'est concentrée sur l'étude de la croissance des arbres d'élites par les facteurs dendrométriques et la détermination des meilleures provenances élites choisis sur certains critères (monocaulie, etc.), dans les peuplements d'Acacia crassicarpa plantés sur le plateau des Batéké dans le cadre d'un essai de provenances visant à déterminer les plus performantes dans les conditions particulières d'Ibi. Les paramètres retenus étaient la hauteur moyenne, circonférence moyenne, la surface terrière moyenne et le volume moyen.

En effet, chacun de ces paramètres montre une nette augmentation jusqu'à tendre vers une asymptote entre l'âge de 4,08 et 4,33 ans, excepté pour la hauteur qui l'atteint assez tôt soit à 3,08 ans. Ces résultats confirment que l'Acacia crassicarpa étant une espèce à croissance rapide, croit vite dans le jeune âge pour lutter contre la concurrence en accumulant aussi beaucoup de biomasses, critère très important pour la mise en place d'un puits de carbone.

Quant à la sélection des meilleures provenances, nous avions eu à comparer les différentes provenances par rapport à la moyenne. Et, au vu des variations que l'on peut observer en fonction des différentes provenances dans les mesures de hauteur, circonférence, surface terrière et volume dans cette étude indiquent qu'il est effectivement judicieux de choisir les meilleures provenances pour ce site.

Il ressort de l'étude que les provenances : C08, C09, 2, C16, C17, C06 et C05, avec une prédominance de la Papouasie Nouvelle Guinée, sont supérieures à la moyenne pour tous les paramètres considérés et ce sont, à partir de ce stade de l'essai, les plus adaptées génétiquement aux conditions particulières d'Ibi. Donc, accumuleraient le plus de biomasse.

Concernant la deuxième partie axée sur l'évaluation de la quantité de carbone séquestré par l'arbre moyen dans une chronoséquence, les paramètres étaient le volume et la biomasse rapportés à l'hectare. Il est montré que, bien que l'évolution des stocks en fonction de l'âge du peuplement soit globalement équivalente pour le volume et la biomasse, ce n'est pas le cas pour leur accroissement moyen annuel (AMA), du fait qu'il y a une diminution de différence d'accroissement entre l'âge de 3,83 et 4,08 ans, qui peut être due à une diminution du profil de reéssumant selon que les mesures ont été prises pendant la saison sèche, avant de tripler entre 4,08 et 4,33ans.

Il apparait alors assez directement que l'exploitation ne doit pas avoir lieu avant l'âge de 4,33 ans mais plutôt après l'âge de rotation afin de profiter de la période d'accroissement maximal de l'essence sur le plateau des Batéké.

46

Lorsqu'il s'agit de la capacité de stockage de carbone dans l'Acacia crassicarpa, les résultats montrent que cette espèce est la plus intéressante (à comparer avec Auriculiformis qui a déjà montré ses limites) dans les conditions d'Ibi car, non seulement il constitue un puissant puits de carbone, permet une production importante de charbon de bois et aussi il a un potentiel en tant que jachère boisée.

Bien qu'introduit depuis peu sur le plateau des Batéké, l'Acacia crassicarpa possède encore de nombreuses faces cachées. Il est cependant clairement admis que son implantation dans ce milieu profitera à de nombreuses personnes et surtout à différentes échelles. Aussi bien à une échelle globale par son impact sur l'environnement en permettant d'atténuer les émissions de gaz à effet de serre, à une échelle nationale et régionale en fournissant du charbon de bois à une grande partie de la capitale, tout en diminuant la pression exercée sur les forêts naturelles, qu'à une échelle locale mettant en place un système durable de culture vivrière à rendement amélioré par cette essence lors de la jachère de type forestière. De nombreuses personnes profiteraient donc d'un approfondissement de cette étude et de l'étude de l'Acacia crassicarpa en général au sein de cette région.

Cette étude, bien que complète pour l'estimation du potentiel énergétique de l'espèce ne l'est pas pour le stock de carbone du fait que seul celui du compartiment fût est estimé, pourrait être approfondie par une étude de stock des compartiments feuilles, branches, de la végétation accompagnatrice, de la litière et du sol dans les couches 0-25 cm et 25-50 cm, en vue d'avoir une idée globale du stock au sein de l'écosystème.

47

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50

ANNEXES: RESULTATS BRUTS DE L'ETUDE SUR LE CRASSICARPA ELITES A IBI-VILLAGE

 

03-janv-10

Rang

Colone

Provenance

Hauteur (m)

H (Cm)

Circ (cm)

DHP

Section

Volume

5

5

C01

11,2

1120,0

61,8

19,672

303,93

340396,5

3

5

C02

11,6

1160,0

45,0

14,324

161,14

186927,5

5

1

C02

10,4

1040,0

40,1

12,764

127,96

133079,8

9

2

C02

10,6

1060,0

36,2

11,523

104,28

110538,4

10

4

C02

9,4

940,0

41,8

13,305

139,04

130698,5

11

5

C02

11,0

1100,0

48,8

15,534

189,51

208459,9

5

5

C03

11,0

1100,0

53,5

17,030

227,77

250547,7

7

1

C03

10,0

1000,0

41,2

13,114

135,08

135078,0

9

3

C03

11,0

1100,0

49,5

15,756

194,98

214483,2

11

2

C03

11,5

1145,0

45,6

14,515

165,47

189463,4

1

2

C04

11,6

1160,0

53,0

16,870

223,53

259298,4

8

1

C04

9,0

900,0

41,4

13,178

136,39

122753,3

11

3

C04

11,0

1100,0

48,0

15,279

183,35

201681,1

12

3

C04

8,0

800,0

48,4

15,406

186,42

149132,0

1

5

C05

11,2

1120,0

57,5

18,303

263,10

294675,4

3

1

C05

11,8

1180,0

49,4

15,725

194,20

229153,3

8

3

C05

10,2

1020,0

43,8

13,942

152,66

155717,9

10

3

C05

12,0

1195,0

49,3

15,693

193,41

231127,6

12

4

C05

11,3

1130,0

45,5

14,483

164,75

186162,1

1

3

C06

11,4

1140,0

49,6

15,788

195,77

223181,6

2

3

C06

11,5

1150,0

55,0

17,507

240,72

276830,1

5

1

C06

11,3

1130,0

43,0

13,687

147,14

166266,8

51

5

2

C06

10,4

1040,0

42,8

13,624

145,77

151604,1

9

5

C06

11,0

1100,0

49,7

15,820

196,56

216219,9

12

5

C06

11,6

1160,0

51,9

16,520

214,35

248646,8

1

2

C08

12,0

1200,0

50,9

16,202

206,17

247404,1

1

4

C08

11,0

1100,0

50,0

15,915

198,94

218838,0

3

5

C08

12,2

1220,0

48,6

15,470

187,96

229309,7

3

3

C09

12,0

1200,0

47,7

15,183

181,06

217274,2

6

4

C09

11,0

1100,0

46,3

14,738

170,59

187648,4

7

3

C09

10,5

1050,0

50,2

15,979

200,54

210565,3

8

5

C09

11,0

1100,0

60,4

19,226

290,31

319342,5

10

4

C09

10,1

1010,0

53,2

16,918

224,80

227048,2

2

2

C10

11,8

1180,0

51,5

16,393

211,06

249050,0

4

1

C10

11,7

1170,0

50,0

15,915

198,94

232764,1

6

2

C10

11,0

1100,0

42,3

13,465

142,39

156625,9

8

3

C10

10,3

1030,0

45,5

14,483

164,75

169687,6

12

3

C10

11,2

1120,0

48,5

15,438

187,19

209648,4

9

5

C11

10,2

1020,0

46,9

14,929

175,04

178540,2

6

4

C12

11,0

1100,0

37,0

11,777

108,94

119835,7

4

5

C13

10,7

1070,0

40,7

12,955

131,82

141046,6

8

1

C13

10,6

1060,0

36,7

11,682

107,18

113613,0

9

4

C13

9,0

900,0

31,2

9,931

77,46

69717,5

7

1

C15

10,0

1000,0

44,6

14,197

158,29

158292,3

7

4

C15

11,2

1120,0

37,5

11,937

111,91

125334,5

10

5

C15

12,0

1200,0

47,0

14,961

175,79

210944,0

1

1

C16

11,0

1100,0

51,0

16,234

206,98

227679,1

7

2

C16

11,5

1145,0

48,5

15,438

187,19

214328,1

1

1

C17

11,0

1100,0

62,8

19,990

313,84

345224,9

52

2

4

C17

10,9

1090,0

59,0

18,780

277,01

301940,0

3

1

C17

11,6

1160,0

45,8

14,579

166,92

193632,9

5

2

C17

11,0

1100,0

42,8

13,624

145,77

160350,5

6

4

C17

12,0

1200,0

44,8

14,260

159,72

191658,2

11

1

C17

11,0

1100,0

49,0

15,597

191,07

210172,1

11

2

C17

10,8

1080,0

42,0

13,369

140,37

151604,6

12

4

C17

10,6

1060,0

46,7

14,865

173,55

183962,7

12

3

C17

9,7

970,0

47,6

15,152

180,30

174894,3

3

2

C18

10,6

1060,0

45,4

14,451

164,02

173863,2

4

4

C18

11,8

1180,0

50,3

16,011

201,34

237579,0

5

2

C18

12,1

1210,0

44,0

14,006

154,06

186415,0

6

2

C18

10,4

1040,0

37,6

11,968

112,50

117003,6

10

4

C18

10,2

1020,0

49,0

15,597

191,07

194886,8

2

1

C19

11,3

1130,0

49,8

15,852

197,36

223011,5

5

2

C19

11,2

1120,0

44,7

14,228

159,00

178083,3

7

2

C19

10,6

1060,0

45,5

14,483

164,75

174630,0

7

5

C19

10,8

1080,0

42,8

13,624

145,77

157435,1

1

2

0

11,7

1170,0

54,6

17,380

237,23

277562,8

7

5

0

10,0

1000,0

47,0

14,961

175,79

175786,6

9

1

0

10,0

1000,0

47,2

15,024

177,29

177285,9

2

2

1

9,0

900,0

43,3

13,783

149,20

134279,1

3

1

1

10,2

1020,0

47,2

15,024

177,29

180831,6

5

1

1

10,8

1080,0

46,6

14,833

172,81

186631,8

8

1

1

9,3

930,0

40,9

13,019

133,12

123799,7

9

2

1

10,5

1050,0

41,2

13,114

135,08

141831,9

9

2

1

9,7

970,0

38,9

12,382

120,42

116804,9

3

1

2

11,0

1100,0

52,2

16,616

216,84

238519,5

53

6

5

2

10,9

1090,0

43,2

13,751

148,51

161876,6

12

1

2

11,7

1170,0

52,5

16,711

219,34

256622,4

5

5

3

11,0

1100,0

44,3

14,101

156,17

171787,0

 

10 février 2010

Rang

Colone

Provenance

Hauteur (m)

H (Cm)

Circ(cm)

DBH

S.T (cm2)

Volume

(cm)

 
 
 
 
 
 
 
 

5

5

C01

11,4

1140,0

62,8

19,990

313,841

357778,530

3

5

C02

12,0

1200,0

45,3

14,419

163,300

195960,160

5

1

C02

10,6

1060,0

40,8

12,987

132,468

140415,913

9

2

C02

10,8

1080,0

37,1

11,809

109,531

118293,726

10

4

C02

9,5

950,0

42,8

13,624

145,773

138484,536

11

5

C02

11,2

1120,0

49,2

15,661

192,628

215743,820

5

5

C03

11,3

1130,0

54,9

17,475

239,847

271027,443

7

1

C03

10,2

1020,0

42,0

13,369

140,375

143182,153

9

3

C03

11,5

1150,0

51,2

16,297

208,608

239898,702

11

2

C03

11,7

1170,0

46,9

14,929

175,039

204796,101

1

2

C04

12,0

1200,0

54,6

17,380

237,233

284679,810

8

1

C04

9,1

910,0

43,0

13,687

147,139

133896,258

11

3

C04

11,0

1100,0

48,5

15,438

187,186

205904,718

12

3

C04

8,2

820,0

48,5

15,438

187,186

153492,608

1

5

C05

11,5

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57

 

06-nov-10

Rang

Colone

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12

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C04

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11

2

C17

11,6

1160,0

47,1

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12

4

C17

11,5

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12

3

C17

11,6

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3

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C18

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4

4

C18

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C18

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2

C18

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1120,0

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10

4

C18

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2

1

C19

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5

2

C19

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C19

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7

5

C19

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1

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0

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1

0

12,6

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2

1

10,8

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1

1

11,8

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5

1

1

12,0

1200,0

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1

1

11,4

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9

2

1

11,6

1160,0

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2

1

11,6

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46,9

14,929

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3

1

2

12,2

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5

2

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12

1

2

12,8

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5

5

3

12,5

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12 février 2011

Rang

Colone

Provenance

Hauteur(m)

H(cm)

Circ(cm)

DBH(cm)

S.T(cm2)

Volume

 
 
 
 
 
 
 
 
 

5

5

C01

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C02

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5

1

C02

12,3

1230,0

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9

2

C02

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10

4

C02

11,5

1150,0

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11

5

C02

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5

5

C03

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7

1

C03

11,5

1150,0

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9

3

C03

12,9

1290,0

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11

2

C03

12,4

1240,0

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1

2

C04

13,0

1300,0

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8

1

C04

12,4

1240,0

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11

3

C04

12,0

1200,0

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12

3

C04

11,1

1110,0

51,1

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1

5

C05

12,5

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3

1

C05

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8

3

C05

12,3

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10

3

C05

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12

4

C05

12,6

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1

3

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2

3

C06

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5

1

C06

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5

2

C06

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9

5

C06

12,8

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12

5

C06

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1

2

C08

12,8

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1

4

C08

12,6

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3

5

C08

13,0

1300,0

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3

3

C09

12,8

1280,0

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6

4

C09

12,5

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7

3

C09

12,0

1200,0

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8

5

C09

13,0

1300,0

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10

4

C09

12,5

1250,0

62,5

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2

2

C10

13,4

1340,0

61,0

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4

1

C10

13,2

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6

2

C10

12,8

1280,0

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8

3

C10

11,7

1170,0

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12

3

C10

13,0

1300,0

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9

5

C11

12,6

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60,5

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6

4

C12

12,5

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4

5

C13

12,8

1280,0

46,5

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8

1

C13

12,2

1220,0

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9

4

C13

11,3

1130,0

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7

1

C15

10,8

1080,0

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7

4

C15

12,8

1280,0

48,9

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10

5

C15

13,2

1320,0

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1

1

C16

12,4

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7

2

C16

12,8

1280,0

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1

1

C17

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2

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C17

13,0

1300,0

80,0

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1

C17

13,0

1300,0

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5

2

C17

13,0

1300,0

56,3

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252,236

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6

4

C17

12,9

1290,0

57,8

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11

1

C17

12,5

1250,0

56,8

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11

2

C17

12,6

1260,0

49,8

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12

4

C17

12,2

1220,0

57,6

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12

3

C17

12,4

1240,0

54,7

17,412

238,103

295247,666

3

2

C18

12,6

1260,0

61,0

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4

4

C18

13,0

1300,0

60,1

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5

2

C18

13,2

1320,0

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6

2

C18

11,9

1190,0

47,9

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10

4

C18

11,6

1160,0

59,2

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278,890

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2

1

C19

13,0

1300,0

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5

2

C19

12,8

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56,5

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7

2

C19

12,6

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53,0

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7

5

C19

12,4

1240,0

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1

2

0

13,0

1300,0

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5

0

11,5

1150,0

53,9

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9

1

0

12,9

1290,0

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2

2

1

11,7

1170,0

54,0

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3

1

1

12,6

1260,0

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5

1

1

12,8

1280,0

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1

1

12,3

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2

1

12,5

1250,0

48,1

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9

2

1

13,0

1300,0

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1

2

12,8

1280,0

68,5

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6

5

2

12,8

1280,0

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12

1

2

13,3

1330,0

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5

5

3

13,0

1300,0

59,0

18,780

277,009

360111,932

 

28-mai-11

Rang

Colonne

Provenance

Hauteur(m)

H(cm)

Circ(cm)

DBH(cm)

S.T(cm2)

Volume

5

5

C01

12,7

1270

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5

C02

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1310

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5

1

C02

12,7

1270

58,2

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9

2

C02

12,8

1280

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10

4

C02

12,7

1270

47,7

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229948,518

11

5

C02

12,7

1270

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5

5

C03

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1280

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7

1

C03

12,6

1260

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3

C03

13,4

1340

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11

2

C03

12,9

1290

52,2

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216,836

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1

2

C04

13,2

1320

69,0

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8

1

C04

13,1

1310

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223,533

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11

3

C04

12,8

1280

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12

3

C04

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1220

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1

5

C05

12,7

1270

65,0

20,690

336,215

426992,818

3

1

C05

13,3

1330

73,1

23,268

425,231

565557,194

8

3

C05

12,8

1280

56,5

17,985

254,031

325159,915

10

3

C05

13,3

1330

67,2

21,390

359,359

477947,642

64

12

4

C05

13,1

1310

55,7

17,730

246,888

323423,686

1

3

C06

13,8

1380

66,9

21,295

356,158

491497,664

2

3

C06

13,3

1330

71,0

22,600

401,150

533529,545

5

1

C06

12,6

1260

64,7

20,595

333,118

419729,257

5

2

C06

12,9

1290

61,5

19,576

300,982

388266,64

9

5

C06

13,4

1340

64,8

20,626

334,149

447759,641

12

5

C06

13,5

1350

65,2

20,754

338,287

456687,47

1

2

C08

13

1300

69,8

22,218

387,705

504016,012

1

4

C08

12,8

1280

61,8

19,672

303,925

389024,592

3

5

C08

13,2

1320

67,2

21,390

359,359

474354,05

3

3

C09

13

1300

65,3

20,786

339,326

441123,151

6

4

C09

12,9

1290

62,7

19,958

312,842

403566,332

7

3

C09

12,5

1250

65,0

20,690

336,215

420268,522

8

5

C09

13,3

1330

76,9

24,478

470,590

625884,875

10

4

C09

13,5

1350

66,7

21,231

354,031

477942,413

2

2

C10

13,5

1350

64,5

20,531

331,062

446933,938

4

1

C10

13,4

1340

66,9

21,295

356,158

477251,355

6

2

C10

13,3

1330

52,1

16,584

216,006

287287,826

8

3

C10

12,9

1290

55,5

17,666

245,119

316202,874

12

3

C10

13,5

1350

62,5

19,894

310,849

419646,823

9

5

C11

13,2

1320

62,4

19,863

309,856

409009,36

6

4

C12

13,2

1320

50,7

16,138

204,553

270010,085

4

5

C13

13,1

1310

49,8

15,852

197,355

258535,459

8

1

C13

12,9

1290

46,0

14,642

168,386

217217,849

9

4

C13

12,5

1250

44,7

14,228

159,003

198753,688

7

1

C15

11,8

1180

58,0

18,462

267,699

315884,365

7

4

C15

13,6

1360

53,0

16,870

223,533

304005,04

65

10

5

C15

13,6

1360

63,6

20,245

321,888

437767,257

1

1

C16

12,7

1270

71,2

22,664

403,413

512334,786

7

2

C16

13,6

1360

58,2

18,526

269,548

366585,273

1

1

C17

12,9

1290

85,8

27,311

585,821

755708,7

2

4

C17

13,1

1310

82,0

26,101

535,079

700953,383

3

1

C17

13,2

1320

64,8

20,626

334,149

441076,662

5

2

C17

13,4

1340

52,1

16,584

216,006

289447,885

6

4

C17

13,6

1360

63,4

20,181

319,866

435018,333

11

1

C17

13,7

1370

60,7

19,321

293,202

401687,285

11

2

C17

13,7

1370

50,2

15,979

200,538

274737,624

12

4

C17

12,8

1280

62,9

20,022

314,841

402996,613

12

3

C17

12,8

1280

60,7

19,321

293,202

375299,07

3

2

C18

12,9

1290

67,4

21,454

361,501

466336,747

4

4

C18

13,3

1330

63,8

20,308

323,915

430807,38

5

2

C18

13,6

1360

61,2

19,481

298,053

405351,597

6

2

C18

12,4

1240

50,8

16,170

205,361

254647,4

10

4

C18

12,9

1290

61,4

19,544

300,004

387005,011

2

1

C19

13,2

1320

67,8

21,581

365,805

482862,474

5

2

C19

12,9

1290

61,2

19,481

298,053

384487,912

7

2

C19

13,6

1360

57,0

18,144

258,547

351624,199

7

5

C19

12,9

1290

49,0

15,597

191,066

246474,507

1

2

0

13,2

1320

72,4

23,046

417,126

550606,33

7

5

0

12,5

1250

56,1

17,857

250,447

313058,768

9

1

0

13,6

1360

63,8

20,308

323,915

440524,84

2

2

1

12,0

1200

57,0

18,144

258,547

310256,646

3

1

1

12,9

1290

67,2

21,390

359,359

463573,277

5

1

1

13,2

1320

60,5

19,258

291,273

384480,941

66

8

1

1

12,7

1270

52,8

16,807

221,849

281748,558

9

2

1

13,1

1310

51,8

16,488

213,525

279718,346

9

2

1

13,5

1350

54,7

17,412

238,103

321438,992

3

1

2

13,0

1300

74,8

23,810

445,239

578810,877

6

5

2

13,4

1340

62,1

19,767

306,883

411223,698

12

1

2

13,7

1370

65,7

20,913

343,495

470588,643

5

5

3

13,3

1330

64,5

20,531

331,062

440312,694






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"Il y a des temps ou l'on doit dispenser son mépris qu'avec économie à cause du grand nombre de nécessiteux"   Chateaubriand