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Conflit tribalo ethnique dans les pays des grands lacs et son impact sur le développement de la RDC. Cas de la province du Sud- Kivu

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par Shadrack BAGUMA KAJANGU
Université de Lubumbashi - Licence 2011
  

Disponible en mode multipage

DEDICACE

A toute personne éprise de justice et de paix

Nous dédions ce travail.

EPIGRAPHE

« Qui veut la paix prépare l'amour»

 VyaneyAn'kore 

IN MEMORIUM

Notre cher papa Baguma Batuvanwa Vincent que la mort a inopinément précipité dans le séjour de silence avant de pouvoir goûter ou jouir de ce fruit qui a coûté bien des sacrifices, de qui nous avons eu des conseils .Nous exprimons nos sentiments de profonde gratitude pour avoir montré la voie de prière.

Que son âme repose en paix dans la terre des ancêtres

AVANT PROPOS

Qu'il nous soit permis ,en tout premier lieu, d'exprimer toute notre gratitude à l'Eternel Dieu Tout-puissance qui , par sa bonté a pu nous préserver ma famille et moi-même pendant les moments difficiles. Que le règne et la gloire lui reviennent pour des siècles des siècles.

Nos vifs remerciements s'adressent en suite au Doyen de la Faculté des Sciences Sociales, Politiques et Administratives ,le professeur Mpian Imanda Imabo Jean Didier pour avoir accepté de diriger ce mémoire et ce, malgré ses multiples obligations et n'a pas hésité de mettre à notre dispositiontoute sorte de document dont avait besoin pour l'élaboration de ce travail .

Aussi .devons-nous avouer que tous les mérites que l'on reconnaitrait à cette étude seraient principalement attribuables à la pertinence de ses conseils, remarques,recommandations ;nous lui exprimons notre gratitude ; que le Très haut le comble dans sa carrière.

Nous tenons à remercier également le docteur Molenga Lingoto Willy pour ses conseils, et au près de qui nous avons eu des idées qui nous ont permis d'avancer dans nos recherches lors de sa soutenance de la thèse.

Que le Trèshaut le comble.

Nous remercions également notre futur docteur Vyaney An'kore y compris toute sa famille qui nous a laissé grandement laporte ouverte à tout moment et ce dernier a mis à notre portée une documentation pour rédiger notre travail de mémoire.

Voici notre façon d'exprimer notre reconnaissance envers vous que Dieu vous assiste dans tout.

A notre maman Byakayan Mabugiro Clémentine Byajos, nous disons merci pour nous avoir mis au monde et pour tant de sacrifices et efforts consentis pour notre éducation, acceptez ce présent travail de fin de deuxième cycle en Sciences Politiques et Administratives option Sciences Politiques de l'université de Lubumbashi comme cadeau de vos souffrances tant morales que matérielles.

A notre grand frère Baguma Feston et sa chère épouse Antoinette Mataba y compris toute leur famille.

Notre chère belle-soeur nous ne savons pas comment nous exprimer pour témoigner tout ce que vous faites pour nous car, vous vous privez de certains de vos devoirs et besoins de votre famille pour que nous ayons un homme utile dans la société.

Cette volonté agissante que vous avez envers nous n'est pas donnée à tout le monde.

Que ce mémoire soit le fruit de vos efforts et la consolation en récompense de votre bonne volonté.

Nos remerciements vont ainsi tout droit envers nos grands frères Baguma Kadogo, Baguma Bashimbe ,Baguma Mwagalwa

A nos chères Soeur Aimé, Fazhili, Furaha, Neema, Ndagano, Nsimire

A notre chère Soeur Mali et toute sa famille soeur, le mot nous manque pour témoigner notre sincère gratitude, ce travail est votre fierté.

A nos beaux-frères et belles-soeurs, pour vos prières et encouragements , que ce travail soit pour votre historique inoubliable.

A tous les petits fils et petites filles de la famille, que ce travail soit pour vous une lueur d'espoir et un exemple à suivre.

A la famille Chibabira, que Dieu soit avec vous dans vos activités pour toute assistance morale et spirituelle.

Nous ne pouvons pas terminer ce travail sans remercier nos voisins et amis de lutte qui nous ont accueilli au campus de l'Université de Lubumbashi et accepté de partager avec eux comme propres frères dans le meilleur et dans le pire pendant 5ans : Clavers, Dieu Aide, Erick Nshombo, Frolimond,Mutamba mukonkole chercheur indépendant, Janvier Fweke, Katanga Johson, MukadiGuy, Nathan,Bienfait Hamuli,Laetisia,Pamela,Bindu,Serge,Fanfa,Maguy,Huguette,Nanina,mushapa,Tshibangu ilunga,Urbain,Saleh ,Mazambi, Bugoma,Kasisula,Mubalama musa,

INTRODUCTION GENERALE

Le continent africain en général et les pays des grands lacs (Burundi, Congo-Kinshasa, Rwanda, Ouganda) en particulier sont aujourd'hui les coins du globe caractérisés par la présence de plusieurs foyers des tensions et conflit tribalo-ethnique tant interne qu'externe.

Conflit tribalo-ethnique dans les pays des grands lacs et son impact sur le développement de la République Démocratique du Congo  regard sur la province du Sud-Kivu avait une ampleur considérable et de ce fait, la chronique parmi les populations civiles et surtout le milieu scientifique.

La conférence de Berlin sur la division de l'Afrique pour éviter la guerre d'agression des Etats contre les autres en visant certains intérêts d'ordre économiques avait facilité la tâche de la reconnaissance des limites entre les Etats africains.

L'ouverture de la conférence de Berlin en novembre 1884 exprime autant l'émergence des diplomaties européennes pour désamorcer les conflits de puissance, surgis dans cette région et susceptibles d'aggraver les tensions intereuropéennes.1(*)

La conférence se tient pour politiser l'avenir des diplomaties en Afrique et non pour dresser un bilan des acquis coloniaux, ni pour convenir d'une répartition amiable des territoires indépendants2(*).

La fin du 20eme siècle a laissé sur les pages de l'histoire africaine des grosses taches de sang en une décennie, la partie centrale de l'Afrique aura transmis en héritage des spectacles des grandes violences suivies des renversements spectaculaires du pouvoir sans précédent : Coup d'Etat, dictature, assassinats successifs, pauvreté de plus grandissante, l'insécurité.

Ce spectacle a déclenché un génocide en 1994 entre le hutu et tutsi au Rwanda, les tutsi qui ont trouvé la bonne occasion de chasser un hutu à la tête du pays à Kigali avec l'appui logistique de certains Etats du monde tels que :Etats-Unis et le pays voisin l'Ouganda au détriment du régime qui était en place.

Les événements du Rwanda et du Burundi d'avril 1994 constituent le dénouement programmé d'une crise politique méthodique portée à leur paroxysme3(*).

La République Démocratique du Congo, zaïre à l'époque n'en était pas épargné le président Mobutu qui avait le soutien des Etats-Unis, était abandonné par les grandes puissance qui le soutenait (Etats-Unis) car il était considéré comme important rempart contre le communiste en Afrique.

En effet, nous pouvons retenir avec MPIA IMANDA IMABO JEAN DIDIER que le capitalisme international n'a pas d'ami il n'a que des intérêts car Mobutu ne semblait plus important à l'égard des Etats-Unis il a fallu le faire partir et le remplacer par un autre congolais qui allait répondre aux besoins de ce dernier4(*).Nous ne pouvons pas prétendre dire que nous sommes le premier ou le dernier à aborder les problèmes de : conflit tribalo-ethnique dans les pays des grands lacs et son impact sur le développement de la République Démocratique du Congo. Regard sur la province du Sud-Kivu.

L'état de la question fait mention des différents travaux antérieurs sur le sujet d'étude, de leurs démarches de conclusion auxquelles les auteurs ont abouti de leurs lacunes ou nouvelles conclusions.

Conflit tribalo-ethnique dans les pays des grands lacs et son impact sur le développement de la République Démocratique du Congo. Regardsur la province du Sud-Kivu a interpellé chaque auteur à aborder ce thème dans le sens qui lui est propre, pour ce faire, nous avons pris en ligne de compte les travaux ci-après :

Banga Ferdinand dans l'association regroupant les évêques catholiques du Burundi, de la République Démocratique du Congo et du Rwanda est de montrer que durant ces deux dernières décennies, l'édification d'une paix durable dans la région des grands lacs d'Afrique est nécessaire5(*).

L'association dans la conclusion propose un dialogue pour une paix durable,le dialogue entre différents fils de chacun de nos pays.

Ce dialogue doit viser à une réconciliation sincère, fondée sur la justice et le pardon.

BAUDOUIN HAMULI KABARHUZA déplore  la situation d'insécurité dans la province du Sud-Kivu en général et dans la ville de Bukavu en particulier ,il montre le nombre important des viols des femmes , qu'il condamne et des cas fréquents de vols à mains armés et autres agression physique par des bandits et des éléments indisciplinés 6(*).

Dans la recommandation, l'auteur propose qu'il faille:

Soutenir les efforts du gouvernement pour la pacification de nos provinces ;Encourager les mai-mai à rejoindre le processus de paix et en particulier le centre de brassage ;Pousser le gouvernement provincial à soutenir les opérations de pacification par des moyens matériels et financiers pour réduire l'impact négatif sur la population.

BAUDOUIN HAMULI KABARHUZA  présente le thème développé dans un colloque des organisations non gouvernementales du zaïre, tenu à Kinshasa 22 au26 aout 1994 sur la paix et résolution pacifique des conflits durant la transition démocratique au zaïre7(*).

Ce qui le préoccupe dans les colloques c'est une interpellation présente pour l'édification de la paix.

Il a démontré que le drame rwandais, les violences de toutes sortes connues ces derniers temps au zaïre, particulièrement au Shaba et au Kivu, ont eu l'effet d'une véritable onde de choc dans l'esprit de beaucoup de gens à travers le monde.Comme piste de solution le colloque propose d'explorer les voies et moyens de prévenir et de regeler pacifiquement les conflits ;et d'entreprendre des actions de sensibilisation dans tous les milieux en utilisant les supports médiatiques et communicationnels disponibles .

Bob Kabamba et Olivier Lanotte  font une étude sur la nouvelle rébellion déclenchée en République Démocratique du Congo le 2 aout 1998 est en passe de devenir aujourd'hui « la première grande guerre africaine »8(*).

Ils démontrent que le conflit implique militairement pas moins de 10 pays africains trois mouvements rebelles congolais, de nombreux groupes rebelles ougandais, rwandais, angolais, et burundais sans comparer de multiples acteurs privés africains et occidentaux.

La piste de solution au problème du Kivu selon les deux auteurs est que :Il faut la résolution des problèmes sécuritaires pour tous les pays de la région ; la résolution du problème de nationalité ; un environnement régional ; démocratique impliquant un certain partage du pouvoir à Kigali, à Kinshasa, à Bujumbura, et à Kampala ;le renforcement des sociétés civiles régionales ;une certaine décentralisation du pouvoir ;relance de l'économie ;etc.

Bokwokwo Mboyo Yannick,s'est beaucoup intéressé à la paix totale et durable et mettre fin à l'exploitation illégale des richesses de la région entre les pays des grands lacs africains9(*).

Dans la problématique, l'auteur s'est posé la question de savoir :Comment les violences armées favorisent-elles l'exploitation des ressources naturelles dans la région des grands lacs?

Dans son hypothèse ,il se rend compte que , la violence armée pourrait être considérée comme le cerveau moteur de l'exploitation des ressources naturelles car la plupart de tension, crises, insécurités, pillages guerre, naissent à la suite des décisions lorsqu'Il ya les ordres ne sont plus biens respectés et présentent vulnérabilité.

Il propose comme piste de solution :S'agissant de la justice distributive , il souligne que les pays membres de la région doivent se mettre ensemble afin de siéger sur un problème d'intérêt commun et que la résolution obtenue par rapport aux problèmes posés soit équitable pour que chaque pays membre puise en bénéficier .

Dans la conclusion il montre que les ressources naturelles ne sont jamais la cause des conflits et ne peuvent pas rendre les conflits inévitables.

Charles Ntampaka montre que, le Rwanda avance la sécurité comme motif d'intervention en République Démocratique du Congo : il veut savoir si c'est un prétexte ou réalité10(*).

Il se pose quelques questions sur le Rwanda :

Dans le cas du Rwanda et de l'Ouganda, peut-on seulement avancer sa propre sécurité pour justifier totalement l'intervention dans un pays souverain ?

Le constate est que ,la préoccupation de ces deux pays n'est pas la sécurité des frontières mais plutôt l'exploitation des richesses de la RDC car la guerre a donné l'occasion non seulement aux militaires mais également à des sociétés et à des personnes à titre individuel d'exploiter des mines ou d'occuper des biens meubles et immeubles au Congo.

Dans sa conclusion il se réfère à Colette Braeckman, «  tout dirigeant atteignant Kinshasa grâce à des armes étrangères , rwandaises et ougandaises en l'occurrence, ne pourra se faire accepter par la population qu'en démontrant qu'il n'est l'otage de ses alliés.

Sa légitimité devra reposer sur une bonne dose d'ingratitude, vite considérée comme une trahison à l'égard de ceux qui l'ont porté au pouvoir »(le soir ,29 janvier).

Ceci constitue le dilemme de Kabila : doit-il se soumettre aux puissances qui l'appuient ou se faire reconnaitre par son peuple ? La suite de la guerre le dira.

Colette Braeckman, ce qui la préoccupe est que : après avoir suivi cette guerre sur terrain depuis son origine, mené des enquêtes et réuni de nombreux témoignages inédits, il veut à nouveau jeter un coup de projecteur sur la région négligée par les médias, sur la tragédie qui continue de s'y jouer11(*).

La problématique de l'auteur est celle de se demander si de tels arguments n'ont pas servi à des ambitions plus prosaïques

Dans un mode où l'intelligibilité des frontières n'est pas un dogme, plusieurs pays de la région, le Rwanda, l'Ouganda, le Zimbabwe, se sont pris à rêver de bâtir leur développement à partir des ressources puisées chez leur voisins.

Dans la conclusion Colette d'adresse aux prédateurs qui à l'heure de la mondialisation , voulaient dépecer leur pays , tous les dirigeants congolais, les porteurs de fusils, de valises ou de pétitions, les nationalistes et les autres ont fini, fut-ce à contrecoeur, par reconnaitre ce que le peuple avait depuis longtemps démontré :sur l'entité territoriale créée de toutes les pièces par la conférence de Berlin en 1884-1885, c'est une nation qui a fini par se forger.

Cyril Musilacherche à savoirquelle géopolitique qu'il faut appliquerdans la province du Kivu. ?12(*)

Il constate qu'il ya trois dernières rebellions et guerres déclenchées au Kivu en 1996(AFDL) ; 1996(RCD)et 2007-2009(CNDP) qui ont permis de mettre en lumière les dynamiques et les logiques du fonctionnement de cette partie de l'est de la RDC :son intégrationéconomique dans l'Afrique de l'est et dans le monde de l'océan indien.

Il montre que les bénéficiaires de ces trois guerres ont profité du dysfonctionnement territorial de la RDC(insuffisance sinon absence de réseau viable de transport et de communication entre le Kivu et le reste du pays et aussi la situation géographique du Kivu proche de l'Afrique de l'Est)

Pour mettre fin aux guerres du Kivu, l'auteur proposede désenclaver les territoires du Kivu qui va permettre l'évacuation des produits et de l'approvisionnement en biens manufacturés et en diverses denrées que cette région ne produit pas, l'ouverture de l'Afrique de l'Est aux échanges commerciaux transfrontaliers pour l'intégration de proximité assurée par des gens ordinaires.

Jean Pierre Chrétien, ce qui l'intéresse surtout c'est le problème de clivage socio-ethnique entre hutu et tutsi13(*)

Il démontre la différence entre les hutu et les tutsi

1. Les hutu

Des nègres qui en possèdent toutes les caractéristiques : nez épaté, lèvres épaisses, front bas, crane brachycéphale, conservent un caractère d'un enfant parfois timide et paresseux.

2. Les tutsi c'est une race de seigneur ils ont 1,90m de taille ils sont des pasteurs guerriers d'origine nilotique.

Dans la conclusion, il dit que nous aimons la même musique, la même culture,pour que nos deux frères s'aiment nous devons bruler nos manuels sociologiques, l'Afrique des grands lacs n'est pas exotique mais nulle part l'amnésie n'est une solution, Afrique a aussi besoin de changement.

HonoréN'gbanda Nzambo, ce qui le préoccupe c'est la guerre du Kivu il veut montrer la vérité cachée sur les trois groupes armés qui sont au centre du conflit entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo dans la région du Kivu14(*).

Il s'est posé des questions à savoir : Pourquoi ces conflits et ce chaos indescriptibles? Pourquoi jusqu'ici il n'ya jamais eu d'enquête sur la mort du président Habyarimana? Pourquoi plusieurs rapports de l'ONU sur le pillage des ressources minières en RDC restent ils sans effet?

Démontre que la chute du maréchal Mobutu, tout comme celle de L.D. Kabila et l'invasion du Rwanda et de l'Ouganda à l'intérieur de la R.D.C cachent un agenda secret : la guerre pour l'exploitation du sous -sol du Congo par les rwandais,ougandais et les occidentaux. Les différents rapports de l'ONU l'ont prouvé.

Face aux problèmes de la région des grands lacs il donne comme solution pour le Congo une vraie réconciliation des coeurs entre les congolais, une armée nationale républicaine et dissuasive, le désarmement des forces négative, une solution aux problèmes de la nationalité, la convention d'une conférence régionale pour la paix.

Ilunga Malukula Gilbert est touché par la confusion entretenue par les puissances coloniales et leurs acolytes africains qui privilégient ainsi, les droits des émigrés au détriment des autochtones(ayant droit),présente l'agression qu'a connue la République du Congo ex-zaïre à ses pays voisins15(*).

Il constate que le problème se pose sur le choix d'une arme convenable pour vaincre la guerre.

Selon Ilunga, étant donné les dimensions que porte cette guerre, les capacités militaires ne suffisent pas, il faut ajouter à celles-ci la socialisation politique susceptible d'imprégner les congolais d'idéologies , d'attitudes patriotiques et nationalistes afin de repousser toutes dominations étrangères.

Dans la conclusion,il s'appuie à la parole du feu président selon laquelle «  la guerre sera longue et populaire »disait le président Laurent Désiré Kabila.

Ceci interpelle la conscience selon Ilunga de chaque congolais que l'idéal est de lutter même au prix de sa vie pour la défense de la patrie.

Kayembe Ngubo,son analyse est consacrée aux trois administrations américaines qui (administration Clinton, Georges bush junior et l'administration Obama) qui en terme de politique étrangère, transparait ce débat entre idéaliste et réaliste dans la manière de conduire la diplomatie des Etats-Unis d'Amérique en général et dans la région des grands lacs d'Afrique en particulier16(*).

Dans sa problématique il s'est posé la question de savoir :Comment la politique étrangère des Etats-Unis d'Amérique a-t-elle évolué dans le temps en Afrique des grands lacs, devant des situations d'insécurité et de conflits généralisés ?

Constate que le fil conducteur de la politique étrangère des Etats-Unis relève du réalisme de toutes les administrations qui se sont succédées à la maison blanche.

Et la « doctrine de bonnes intentions » a marqué depuis longtemps les objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis. Ceci constitue une constance dans les relations entre les Etats-Unis et la région des grands lacs d'Afrique.

Conclue que il existe une géopolitique de l'insécurité dans la région des grands lacs d'afrique.il sied de relever que la zone arrosée par les grands lacs d'Afrique est bien connue : elle recouvre le Rwanda,le Burundi, l'Ouganda, ainsi qu'une partie de la RDC, du Kenya et de la Tanzanie

Dans le contexte actuel des crises récurrentes, cette-sous est devenue une importante zone géostratégique.

Mwayila Tshiyembe , montre comment « l' enjeux de la géopolitique de paix en Afrique médiane est double :d'une part éclairer la conflictualité africaine en soulignant que contrairement aux idées reçues, il s'agit au sein de l'Afrique médiane d'une violence politique et non d'une violence ethnique ,d'autre part , de dégager une typologie à partir de laquelle les crises de légitimité de l'Etat et de légitimité du pouvoir ,de représentation politique et de redistribution du pouvoir, de gouvernance et de rationalité , sont appréhendées comme cause primordiales de cette conflictualité tandisque l'absence de démocratisation de la lutte pour le pouvoir de l'Etat en est la variable dépendante17(*).

Pour l'auteur la violence politique dans nos pays est conduite à l'ombre de l'ingérence étrangère et du réalisme des relations internationales.

La piste de solution qu'il propose est que la prospective de paix en Afrique médiane ne peut être radicalement changée, qu'à condition de postuler que l'Afrique noire avait inventé son propre modèle de l'Etat ,de nation et de démocratie qualifiée jadis « d'Etat segmentaire » par les observateurs étrangers.

Mais la violence politique ne peut être éradiquée sinon maitrisée en Afrique médiane qu'à condition d'opérer une triple fondation du pacte républicain ou république plurinationale ;du pacte démocratique ou démocratie de proximité ;du pacte constitutionnel ou constitution démotique.

NDABAREYE NZITA PAULIN, sa préoccupation était d'identifier les causes à la base de la conflictualité dans cette région afin d'examiner les voies et les moyens du retour à la paix qu'il considère comme une des bases du développement18(*).

Dans la problématique l'auteur s'est posé la question de savoir : Quels sont les facteurs à la base de la conflictualité dans la région des grands lacs et quelles sont les conditions du retour à la paix face aux impératifs du développement?

Cherchant à répondre à cette préoccupation ,l'auteur démontre que la colonisation serait à la base des foyers de tensions entre les peuples des grands lacs, du trace arbitraire des frontières qui n'a pas tenu compte des identités et clivage qui allaient en résulter.

Pour mieux asseoir la paix dans la région des grands lacs selon l'auteur , il faut la création d'un comité de pacification dans chaque pays pourrait s'occuper des programmes de vulgarisation de la culture de la paix partant de nombreuses théories de la traumatisassion ( trauma Healing ) .

YOGOLELO TAMBWE YA KASIMBA s'est intéressé sur la question de nationalité congolaise montre que, c'est celle qui provoque, nuit durcis des contradictions quoi déchirent le pays minent son Etat, opposent ses nationaux les uns aux autres, enveniment ses relations avec les pays voisins, dont ceux de la région des grands lacs africains surtout19(*).

L'auteur formule la question de la paix dans cette région et montre la nécessité pour les pays de la région de relativiser le principe ancien de nationalité et d'opter pour le principe moderne. Nationalité.

Dans la conclusion il montre que par la taille, situation géographique, par son potentiel humain la République Démocratique du Congo a tout pour être en Afrique centrale pays moteur, pays intégral.

Aussi est-elle, en tant que nation, Etat, pays même, en construction, en devenir. Elle doit rester ouverte, sa législation, en matière de nationalité notamment, doit être ouverte aussi et refléter l'aspiration légitime historique à la grandeur du pays, de la nation.

De notre part, dans le sujet intitulé « Conflit tribalo-ethnique dans les pays des grands lacs et son impact sur le développement de la RDC ». Regard sur la province du Sud-Kivu se démarque de nos devanciers à quelques égards : nous nous sommes intéressé à étudier comment le conflit se présente dans les pays des grands lacs et l'influence de conflit en République Démocratique du Congo en générale et dans la province du Sud-Kivu en particulier.

Dans notre analyse, nous avons constaté que le conflit tribalo ethnique dans les pays des grands lacs (Burundi, Rwanda) a une influence au développement la République Démocratique du Congo dans la mesure où l'intolérance tribale entre hutu et tutsi était à la base d'un conflit qui a conduit à un génocide en 1994 et le renversement du pouvoir à Kigali.

La problématique est l'étude d'un sujet donné, le chercheur se trouve face à un problème auquel il est appelé à proposer une ou des solutions20(*)

Selon le dictionnaire le micro robert définit la problématique comme étant ensemble de questions posées dans un domaine de la science,philosophie, politique.21(*)

De notre part , nous définissons la problématique comme étant une multitude des questions que le chercheur se pose au préalable c'est-à-dire avant la descente sur terrain pour récolter des données susceptibles à son objet d'étude .

En effet , il ya plusieurs décennies que les pays des grands lacs africains ( Burundi, Congo- Kinshasa ,Ouganda Rwanda )en général, traversaient des turbulences politiques et ethniques , et plus d'une décennies que le Congo-Kinshasa en particulier entant que membre des grands lacs n'en était pas épargné .

A ce titre nous pouvons formuler notre problématique de la manière que voici :

-Comment le conflit se présente-il dans les pays des grands lacs?

-Que dire de l'impact de ce conflit sur le développement de la République Démocratique du Congo et du Sud-Kivu ?

Les hypothèses sont des simples possibilités formulées en guise des réponses provisoires réservées aux préoccupations soulevées par la problématique. En d'autres termes, elles sont des réponses provisoires qui sont à lumière de l'analyse validées ou invalidées22(*).

De notre part, nous définissons l'hypothèse comme une réponse dont dispose le chercheur avant la descente sur terrain qui peut être confirmée ou infirmée.

Le conflit dans les pays des grands lacs a pris une ampleur considérable par rapport au comportement de tutsi qui voulaient s'imposer participer dans la gestion publique des pays d'accueil (Burundi, Rwanda, Ouganda)or alors qu'ils étaient accueillis comme des éleveurs des troupeaux venue de l'Erythrée et Ethiopie qui sont à la recherche des pâturages.La présence massive des tutsi dans les pays cités ci-haut n'était pas tolérée par la population autochtone de ces pays, c'est cette situation qui avait conduit au conflit entre les tutsi qui déclaraient leurs appartenances dans les pays des grands et cette dernière qui les considéraient comme des étrangers.

En République Démocratique du Congo a connu le problème du conflit c'est vers les années 1938que les peuples des pays voisins (Burundi, Ouganda,Rwanda étaient venus travailler dans les sociétés minièrespour le compte des colonisateurs d'une part et d`autre part, une partie de la population rwandaise à savoir le tutsi qui déclaraient l'indépendance du Rwandavers les années 1958 , qu'on avait assisté à une intolérance tribale entre les hutu et le tutsi c'est ce qui avait poussé quelque tutsi de traverser la frontière rwandaise pour s'installer au Congo belge de l'époque précisément au Nord et Sud-Kivu.

Apres l'indépendance du Rwanda, le tutsi qui avaient quitté le Rwanda n'étaientpas rentrés dans leurs pays d'origine, ils avaient occupé le haut plateau duSud-Kivu qui leurs servaient comme pâturages de leurs troupeaux jusqu'à ce qu'ils avaient changé le nom pour venir le banyamulenge et déclaraient la nationalité zaïroise vers les années 1971.

Ce conflit avait pris l'ampleur considérable lors de l'assassinat del'ex président rwandais Habyarimana et son homologue burundais Ntaryamira Cyprien ce qui avait conduit à un génocide entre le hutu et les tutsien 1994, c'est cet état de choses qui avait conduit au déplacement des hutu du Rwanda et du Burundi vers les pays voisins.

Ce conflit a des répercutions en République Démocratique duCongo, par le fait que l'Ouganda et les nouveaux régimes tutsis qui contrôlaient le Rwanda et Burundi avaient décidé d'attaquer les camps des réfugiésau zaïre sous le prétexte des se protéger contre les incursions de ces milices hutu sur le territoire.

Au même moment une offensive était lancée pour le dictateur du zaïre, Mobutu Sese Koko sous la direction de Laurent Désiré Kabila avec l'alliance de ces pays cités ci-haut qui avait conduit au renversement du pouvoir et le changement du pays qui deviendra République Démocratique du Congo(RDC).

Conflit tribalo-ethnique dans les pays des grands lacs a une influenceau développement de la RD Congo et du Sud-Kivu suite aux changements politiques intervenus dans deux pays voisins (Rwanda , Burundi) qui ont déclenché une épuration ethnique dont les membres victimes (hutu) se sont réfugiés en République Démocratique du Congo ex Zaïre , plus précisément la partie nord et Sud-Kivu.

En effet, il va surgir un mouvement congolais dont les étincelles se situeraient déjà après l'indépendance le quel mouvement ambitionnait le renversement du pouvoir au Congo ex- zaïre de feu Président Mobutu. Faute de moyen logistiques, Laurent Désire chef du fil ,solliciterait un soutien militaire au front patriotique rwandais FPR en sigle le souci rwandais était de voir exterminer tous les hutu qu'ils allaient retrouver sur le chemin car selon eux ils constituaient déjà une force pour renverser le régime installé déjà à Kigali et occuper certains postes à Kinshasa.

Suite au non-respect des accords entre Kigali et le gouvernement de Kinshasa il va surgir un mouvement au sein du Congo appelé rassemblement congolais pour la démocratie RCD en sigle dirigé par un congolais mais diligenté par le Rwanda et qui bénéficierait aussi le soutien du gouvernement burundais en 1998.

Comme cela n'était pas suffisant il va s'ajouter un autre mouvement insurrectionnel dénommé mouvement de libération du Congo MLC en qui bénéficiera de sa part le soutien de l'Ouganda. Comme vous le constatez ces mouvements ne peuvent que porter atteinte à l'organisation et au fonctionnement des institutions de la RDC.

Pays voisins convoitent les richesses de la République démocratique du Congo car ce plan a été bien préparé par les pays voisins (Burundi, Ouganda, Rwanda,) de déstabiliser la RDC pour exploiter ses richesses.

La présence des interahamwe sur le territoire congolais venus du Rwanda ne peut pas semer la sécurité mais plutôt l'insécurité au Sud-Kivu car ils ne sont pas contrôlés par le Rwanda non plus le Congo.

Pour notre part, retenons celle qui nous semble être explicite proposée par Pinto et M grawitz qu'ils considèrentla méthode comme « ensemble des opérations intellectuelles par les une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit les démontre et les vérifie23(*).

Pour notre part, la méthode c'est une ligne de conduite par laquelle la recherche passe pour avoir une certitude dans ses recherches.

Dans le cadre d'élaboration de notre travail, nous avons fait recours à la méthode systémique que Guy rochet définit comme toute recherche théorique ou empirique qui partant du postulat que la réalité sociale présente les caractères d'un système, interprète et explique les faits sociaux par les liens d'interdépendances qui les relient entre eux et qui forment une réalité.24(*)

Ces liens peuvent prendre la forme de communication, de transformation d'échange.

Cette méthode va surtout nous aider à parler sur la notion de totalité des faits, l'appartenance de cette approche se trouve dans le conflit tribalo-ethnique dans les pays des grands lacs qui constituent un système et la province du Sud-Kivu comme sous système et les territoires de Mwenga, Shabunda, kabare, Walungu des sous-systèmes de sous système qui ont une influence sur le système en général des pays des grands lacs par conséquent tous les pays de grands lacs vont aussi subir parce qu'il ya des relations d'interdépendances car lorsqu'un élément bouge dans le système c'est tout le système qui change c'est la raison qu'avance le Rwanda soit disant que les FDLR qui sont au Congo Kinshasa constituent l'insécurité au régime de Kigali.

Les techniques sont selon Pinto et Grawitz, les outils mis à la disposition de la recherche et organisés par la méthode dans le but.25(*)

L'Analyse documentaire nous parait intéressante dans le sens qu'elle nous permet d'étudier et analyser les documents écrits(archives publiques ou privées, livres , correspondances publiques ou privées, livres, revues, journaux des ouvrages, thèses, DEA, revues et articles, mémoires ,films etc.) dans le but d'arriver à déterminer les faits ou les phénomènes dont ces différents documents portent les traces de conflit tribalo ethnique dans les paysdes grands lacs pour entretenir les rapports directs ou indirects,elle est la principale dans la recherche scientifique car elle nous semble importante dans la récolte des informations dans le thème d'étude.

La technique d'interview nous a permis d'entrer en contact avec les différentes personnes qui ont pour leur part dit ce qu'elles savent sur les problèmes de conflit tribalo ethnique dans les pays des grands qui parvient à manifester son desiderata au Congo Kinshasa.

Interview directe nous a permis d'entrer en contact avec certains étudiants autochtones de ces territoires de la province du Sud-Kivu victimes de la situation d'insécurité, viol,déplacementmassif...(walungu,mwenga,shabunda,kabare)

L'intérêt personnel est motivé par la curiosité scientifique où l'étudiant est impérativement interpelé scientifiquement sur le pourquoi et le comment des choses qu'il est tenu à expliquer.

Nous sommes politologue, tout phénomène scientifique nous intéressera de plus ,cette question de conflit tribalo-ethnique dans les pays des grands lacs et son impact au développement de la RDC cas de la province du Sud-Kivu nous aidera entant qu'analyste de penser à l'avenir de notre nation à partir de la dynamique globale et mondiale ,de faire connaître à l'opinion que c'est la puissance politique d'un Etat qui fait définir sa politique sur la scène internationale .

L'Afrique a la forme d'un revolver dont la gâchette se trouve en République Démocratique du Congo26(*)

La taille du pays et sa localisation centrale sur le continent africain expliquent également pourquoi la République Démocratique du Congo est un acteur clé de l'intégration politique et économique africaine, même s'il est encore loin d'être en mesure de jouer son rôle27(*) .

La République Démocratique du Congo suite à sa force géographique, économique, démographique doit être une voie de développement pour les pays du monde en général et ceux de l'Afrique en particulier, la position de la RDC deuxième pays mondial en terme des voisins après la chine qui a 11 et le Congo 9 que les dirigeants congolais doivent avoir une politique conséquente dans la gestion des affaires courantes du pays.

La disciplinedes sciences politiques obligent que chaque nation ait un projet stratégique pouvant la défendre vis-à-vis des autres , notre sujet va nous pousser à réfléchir sur la question de savoir comment des petits pays sur tous les plans :politique,economique,historique,culturel,démographique,géographique,comme le Burundi, Ouganda, Rwanda peuvent continuer à envahir notre pays jusqu'à déstabiliser l'organisation et le fonctionnement des affaires courantes ?.

Cette réponse a été donnée dans nos hypothèses.

Les raisons qui nous ont poussé à choisir ce sujet sur le conflit tribalo-ethnique dans les pays des grands lacs et son impact au développement de la RDC cas de la province du Sud-Kivu, comme étant sujet critique de notre travail d'une part est de montrer l'articulation qui est entre sujet et la discipline des sciences politiques et administratives, et de dégager les pistes de solution pour arriver à mettre fin à ce fléau qui ronge le peuple congolais.

Ce travail présente un intérêt scientifique en ce sens qu'il est prévu que tout étudiant de deuxième licence de présenter et défendre un travail de mémoire pour mettre fin aux études universitaires de deuxième cycles pour obtenir un diplôme de licence dans son domaine choisi.

Ce fruit sera pour tout lecteur qui aura à lire ce travail un document qui lui servira à la compréhension des causes et raisons des conflits tribalo-ethnique dans les pays des grands et son impact au développement de la République Démocratique du Congo cas de la province du Sud-Kivu.

Dansl'intérêt Social pour tout problème d'ordre conflictuel qui se posera dans la région des grands lacs pour la génération future, les dirigeants politiques feraient de mieux de se référer aux propositions que nous ressorti serons à la fin de notre recherche, c'est à travers les différentes propositions que nous aurons à donner dans notre travail les pistes des solutions qui vont aider les membres au sein de la société à résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés.

Tout travail scientifique doit être limité dans le temps et dans l'espace pour sa bonne faisabilité.

Dans le temps nos investigations possèdent comme borne inferieure 1994 car c'est au cours de cette année que le Président rwandais Habyarimana et son homologue burundais Ntaryamira ont été assassinés à bord d'un avion en provenance de la Tanzanie pour des négociations.

L'année 2006 à nos jours constitue la borne supérieure qui marque le début et la fin du mandat du président de la République Démocratique du Congo élu par les peuples congolais après des accords en 2003 avec différents groupes des rebelles.

L'espace est l'étendue comme un cadre, une surface, un volume ou une place déterminée.

Pour ce qui nous concerne, les pays des grands lacs feront l'objet de notre espace d'autant plus que le Burundi et le Rwanda font l'objet d'acteurs sur la scène internationale des conséquences que subit la République Démocratique du Congo même si l'un de ces pays le Burundi fait semblant aujourd'hui de se retirer indirectement à la participation au développement du Congo Kinshasa dans la province du Sud-Kivu.

Notre travail s'articule autour de trois chapitres précédés d'une introduction générale et suivis d'une conclusion générale :

Le premier chapitre sera consacré au cadre conceptuel et théorique.

- La première section : cadre conceptuel

- La deuxième section : cadre théorique

Le deuxième chapitre sera consacré à la présentation des pays des grands lacs

-La première section : présentation du Burundi

-La deuxième section : présentation de l'Ouganda

-Troisième section : présentation de la RDC

-Quatrième section : présentation du Rwanda

-Cinquième section : l'origine de l'ethnie tutsi

Le troisième chapitre traitera sur les pays des grands et le sous-développement au Sud-Kivu.

-Première section : présentation de la province du Sud-Kivu

-Deuxième section : cause du sous-développement

-Troisième section : manifestation du sous-développement au Sud-Kivu

CHAP. I CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE

Section 1.CADRE CONCEPTUEL

§1. Conflit

Le terme conflit veut dire guerre ou contestation entre les Etats rencontre d'éléments des sentiments contraires.28(*)

Conflit opposition d'intérêts entre deux ou plusieurs Etats dont la solution peut être cherchée soit par des mesures de violence soit par des négociations, soit par l'intervention d'une tierce puissance ou l'organisation des nations unies ou par appel à un tribunal international.29(*)

Le terme conflit suppose donc de notre part, l'opposition l'incompatibilité entre les groupes d'individus, groupe ethniques Etats et groupe d'Etats.

Les conflits sont classés en tenant compte des critères ou de la localisation de leur technique et leur finalité.

Après ces éléments, nous allons examiner le sens du conflit, du déséquilibre social et des mécanismes pour leur gestion.

Selon le dictionnaire hachette de la langue française définit le conflit comme opposition entre des exigences internes contradictoires30(*).

Conflit est une situation où chaque fois que deux ou plusieurs groupes sont en antagonisme déclaré, en désaccord violent à l'occasion d'intérêts ou d'idées qui les opposent.31(*)

Pour notre part, le conflit est une opposition entre les gens dans une communauté donnée.

§2.Développement

C'est un processus global qui consiste à produire les biens et service pour l'épanouissement de tous les membres de la société et son environnement.

§3. Ethnie

Ensemble de personnes qui rapprochent un certain nombre de caractères de civilisation (communauté de langue et de culture, alors que la race dépend des caractères génétiques)32(*).

§4 Sous-développement

L'approche politico-économique ou idéologique considère le sous-développement sur base d'une idéologie dogmatique l'approche idéologique écarte systématiquement de ses analyses, tous les facteurs endogènes en imputés à priori, le sous-développement à une situation accidentelles due exclusivement aux interventions extérieures du capitalisme international qualifié d'impérialisme33(*).

Le sous-développement est une inégalité entre les pays.

§5. Tribu

Tribu veut dire groupe social et politique fondé sur une parenté ethnique réelle ou opposée dans les sociétés préindustrielles.

Groupe nombreux ; grande et nombreuse famille34(*) .

§6. Conflit tribalo-ethnique

Opposition entre les membres d'une famille ou groupement humain caractérisé par une même culture ou une même langue.

SECTION 2. CADRE THEORIQUE

Nous disons avec Talcott Parsons que La science ne se fait pas de la seule recherche pragmatique ; celle-ci doit être encadrée par une pensée théorique, qui fournisse les hypothèses, les liens logiques, les interprétations explicatives35(*).

Nous allons présenter quelques théories évoquées par différents auteurs pour voir laquelle peut correspondre à notre préoccupation.

§1.Théorie systémique

ALMOND G

Il a parlé sur « l'universalité des fonctions politiques», dérive ses catégories fonctionnelles de l'examen des systèmes occidentaux.

Cet auteur , qui estime que le concept de système politique est un paradigme pour la science contemporaine, s'est consacré à l'élaboration d'une approche théorique, structurelle et fonctionnelle du développement politique , c'est-à-dire du passage d'un système politique d'une forme traditionnelle à une forme moderne , d'un état de développement moindre à un état plus développé.

C'est dans ce cadre qu'il a tenté d'établir une typologie des systèmes politiques en fonction de leur efficacité dans l'accomplissement des taches incombant à tout système politique.

Il établit à partir de là des comparaisons entre divers systèmes politiques possédant, suivant leur état de développement, des structures soit multifonctionnelles, soit fonction à fonctions spécifiques.

Etant donné qu'une structure politique est multiple, une même fonction peut être remplie par différentes structures et une structure peut cesser d'accomplir sa fonction pour être remplacée par une autre structure.

Il prend pour centre de son analyse les fonctions qui se trouvent dans un tout système politique, ce qui l'amène à chercher dans chacun d'eux, les structures qui accomplissent les fonctions.

A partir de là il demande comment ces fonctions discernables dans les systèmes occidentaux et postulées universelles se trouvent remplies ailleurs, dans d'autres systèmes.

Pour sa part, il met l'accent sur l'adaptation et l'ajustement, instant sur les phénomènes d'intégration et de persistance, les fonctionnalistes pourraient passer pour des partisans du statu quo, tenant l'ordre établi pour la structure « normale »du pouvoir.

David Easton

Il élabore une théorie empirique, systémique générale, c'est-à-dire s'appliquant à tout système politique qu'il soit interne ou international mettant à jour les variables les plus importantes pour l'étude de ces types de système.

Ainsi David distingue analytiquement le système politique de tout le reste de la réalité sociale qu'il considère comme l'environnement de ce système. Pour lui, le système politique se caractérise entant que tel par la répartition autoritaire des valeurs, c'est-à-dire des choses désirables.

Dans l'ébauche de la théorie systémique, il propose un modèle descriptif du système politique qui est avant tout un « process model »et non un modèle structurel. Il centre essentiellement son attention sur les interactions à l'intérieur de ce système et sur les échanges entre ce dernier et son environnement d'où l'appellation « in put -out put » le «  in put » représentant les exigences et les soutiens des membres du système et les « out -put » les décisions et les actions des autorités.

Pour David son attention est fixée avec insistance sur les conditions de stabilités des systèmes politiques. Capacité d'un système politique à persister36(*).

Il voit la vie politique comme un système entouré par divers environnements. C'est un système ouvert, il est constamment exposé à d'éventuelles tensions provenant de ces environnements.

Il continue en disant que, malgré ces dangers pour la vie politique, beaucoup de systèmes sont capables prendre les mesures nécessaires pour assurer leur propre persistance dans le temps.

Deutsch K « analyse cybernétique »

Pout lui le concept de système constitue le cadre indispensable au divers processus de rétraction et d'apprentissage qu'il met en évidence sur base des caractéristiques importantes ou de contrôle que peut avoir en commun le comportement des entités sociales et fonctionnement du système nerveux de l'homme et des réseaux de communication , tels que les cerveaux-mécanismes et les ordinateurs.

Considérant le système politique comme un réseau de communication, Deutsch montre l'importance de l'information et le ^processus de régulation, de contrôle et de développement qui s'y manifestera par la théorie de l'information.

De ce qui précède, l'analyse des systèmes peut être faite sur base des 3 points :

1. La distinction entre système et sous système international

2. La distinction et l'étude de divers types de système international ;

3. L'étude des processus propres aux divers systèmes internationaux

Le système et le sous-système international dans l'analyse des relations internationales, un champ plus moins large de ces relations allant des relations propres à une zone très limitées aux relations s'étendant pour la période actuelle à la planète entière,on parle alors des systèmes généraux globaux et des divers systèmes partiels constitués par un certain nombre d'acteurs internationaux couvrant,donc par définition, un champ limité.

On trouve dans la plupart des travaux sur les systèmes internationaux partiels au moins une référence au système international général ou global (ex : en parlant de l'Afrique australe, qui est un sous-système, on peut faire allusion à la bipolarité, qui est une caractéristique du système global).

Toute fois ce qualificatif de sous -système est par émis dans la mesure où l'on insiste sur le fait que l'on traite les systèmes internationaux partiels comme des systèmes à leur propre niveau, le système international global n'étant qu'un environnement de ces systèmes partiels.

Karl Waltzsoutient le point de Haas et pense que la structure bipolaire d'un système n'est pas un facteur d'instabilité, bien au contraire. Cet auteur estime que quatre facteurs sont à la base de la stabilité d'un système contemporain.

1. L'absence de périphérie dans un système dominé par les grandes puissances

2. L'étendue et l'intensité de la compétition qui sont accrues

3. La persistance et récurrence (répétition) des crises

4. Le pouvoir prépondérant de deux grandes puissances

Kewreth Bouldfing

Lui distingue deux types de stabilités propres aux systèmes internationaux :

1 la stabilité caractérisée par la capacité d'un système international à maintenir sa structure à travers le temps.

2 La stabilité caractérisée par la capacité d'un système international à maintenir une paix stable, même à travers des changements de territoires et répartitions du pouvoir.

RK Merton

« Analyse fonctionnelle et le conservatisme »

Il insiste sur les fonctions de maintien et d'adaptation du système politique, sur la stabilité, de sa cohésion et de sa survie.

Les affrontements sociaux, les antagonismes des classes paraissent négligés ou occultés37(*).

Ce qui prévaut, c'est la foi dans l'intégration, c'est idéologie du consensus.

Raymond Aron

Il parle sur la notion de stabilité des systèmes internationaux en fonction d'une distinction qu'il établit entre les systèmes homogènes et les systèmes hétérogènes.

Par système homogène on entend ceux dans lesquels les Etats appartiennent au même types, obéissent à la même conception de la politique.

Ils appartiennent à une même catégorie politique, lorsque « les systèmes hétérogènes » sont ceux dans lesquels les Etats sont organisés selon des principes autres, et se réclament des valeurs contradictoires.

Donc Aron pense, en dernière analyse, que les systèmes homogènes ont tendance à être plus stables, manifestent une violence plus limitée et sont d'une valeur prévisible que les systèmes hétérogènes.

Stanley Hoffman

Dans une étude portant sur les relations entre le droit international et les divers systèmes internationaux il propose une distinction fondamentale entre systèmes stables et systèmes révolutionnaires.

Pour lui un système stable est un système dans le quel la modération caractériserait les relations entre acteurs.

Dans un système révolutionnaire, il ya au contraire, incompatibilité du fait que telles des règles et la modération ont disparu

Pour notre part, nous allons examiner la théorie systémique de David Easton qui propose un model descriptif du système politique qui est avant tout un « process model » et non nu model structurel.

Il centre essentiellement son attention sur les interactions à l'intérieur de ce système et sur les échanges entre ce dernier son environnement d'où l'appellation «  in put-out put »les « in put » représentant les exigences et les soutiens des membres du système et les «  out put » les décisions et les actions des autorités.38(*)

Selon Easton l'analyse systémique a un double avantage :

D'une part, elle permet d'élaborer les lois d'une dynamique sociale puisqu'elle s'efforce de saisir, au au-delà de telle ou telle décision particulière l'enchainement des réactions par lesquelles les différents systèmes communiquent entre eux et parviennent à surmonter les obstacles ils sont confrontés.

D'autre part, elle permet une évaluation très précise, même si elle n'est pas qualifiée ni toujours quantifiable, des interactions qui se manifestent, tout au long du circuit, entre les variables internes (celles qui sont comprises dans le système) et les variables externes (celles qui sont comprises dans l'environnement).

Il montre que le prix à payer pour aboutir à ce double résultat ne doit jamais être oublié : le « système » étudié n'existe qu'en fonction de son environnement et il ne peut être défini et analysé que par rapport à cet environnement.

Mais il ajoute en disant que, le respect de cette exigence ne soulève pas des problèmes quand il s'agit d'étudier, sous forme de système, tel ou tel élément isolé de l'ensemble des relations internationales ; il rend au contraire très difficile l'application de la notion de système à l'ensemble des relations internationales.

Avec la théorie systémique proposée par David Easton on peut stabiliser les grands ? Oui dans la mesure où si chaque pays qui fait partie de cette contrée accepte l'intégration de toute ethnie qui se trouve sur son territoire de jouir de tous les droits et voir dont jouit toutes les autres ethnies, qu'elle soit majoritaire ou minoritaire c'est-à-dire aucune ethnie doit être négligée dans la gestion.

Pour que les banyamulenge qui sont au Congo-Kinshasa aient la nationalité congolaise et jouissent du droit et voir du pays.

Les banyamulenges eux pensent qu'ils ne sont pas acceptés, ils sont discriminés incompris, victimes de l'intolérance et de l'injustice.

En République Démocratique du Congo avec le systèmisme de David Easton qui exige qu'aucun élément du système ne soit isolé, pour la stabilité au pays on peut amender la loi portant sur l'octroi de nationalité.

Pour ne plus semer le désordre dans les collines où ils se sont installés vers les années 1938 après avoir eu la nationalité congolaise, l'Etat Congolais peut les disperser dans les pays par nomination aux différents postes pour ceux qui méritent et créer la concentration économique dans les collines ou ils sont majoritaires pour les affaiblir d'avantage car une il ya beaucoup d'activités ils seront emportés par le commerce et cohabités avec d'autres peuples congolais.

Dans la province du Sud-Kivu, que l'ethnie des banyamulenge soit consultée dans la prise des décisions locales comme toutes les autres ethnies faisant partie de la province du Sud-Kivu et bénéficie de tous les avantages possibles sans distinction.

Nous estimons que si les lois sont appliquées en tenant compte des toutes les ethnies qui constituent la société kivutienne, il n'aurait pas ce genre des conflits qui déstabilisent la province car ce clivage a un impact sur la gouvernance de la province du fait il n'ya pas des solidarités, projet intégral, repli sur soi, et cet état de chose réduit l'espace et l'importance de l'intérêtgénéral et des biens communs car cette division est exploitée avec la politique de diviser pour régner.

L'union fait la force et souvent l'on a besoin du plus petit que soi, toutes les communautés du Sud-Kivu : Bashi, bembe, lega, fuliru, banyindu,banyamulenge ,batembo,bahavu,bavira... nous devons définir nos priorités sur base de ce qui nous unit et non ce qui nous devise, nous somme convaincu que si les pays des grands lacsen généralet en particulier Congo-Kinshasa et la province du Sud-Kivu parviennent à appliquer toutes les propositions données par David Eston, sur les condition de la stabilité du système on pourra assister à un grands lacs stables dans l'avenir car le problème c'est la communication, aucun élément du système doit être isolé tous les éléments doivent participer dans la prises des décisions au sein du système.

CONCLUSION PARTIELLE

Ce premier chapitre, nous l'avons subdivisé en deux sections :

Dans la première il a été question de définir les différents concepts qui sous-tendent l'une des basses dans ce travail , donc conflit tribalo-ethnique dans les pays de grands lacs d'une part et l'impact au sous-développement de la République Démocratique du Congo cas de la province du Sud-Kivu d'autre part,pour mieux appréhender le concept de conflit, nous avons d'abord défini en disant que c'est une situation ou chaque fois que deux ou plusieurs groupes sont en antagonisme déclaré, en désaccord violent à l'occasion d'intérêts ou d'idées qui les opposent.

Le terme tribu nous l'avons défini comme groupe social et politique fondé sur une parenté ethnique réelle ou opposée dans les sociétés préindustrielles.

L'ethnie est définie comme ensemble de personnes qui rapprochent un certain nombre de caractères de civilisation (communauté de langue et de culture, alors que la race dépend des caractères génétiques)

Le terme sous-développement l'approche politico-économique ou idéologique considère le sous développement sur base d'une idéologie dogmatique l'approche idéologique écarte systématiquement de ses analyses, tous les facteurs endogènes en imputés a priori, le sous-développement à une situation accidentelles due exclusivement aux interventions extérieures du capitalisme international qualifié d'impérialisme.

Dans notre deuxième section nous avons utilisé une théorie qui nous a permis de comprendre d'avantage notre travail à savoir la théorie systémique de David Easton qui propose un modèle descriptif du système politique pour sa stabilité.

CHAP II PRESENTATION DES PAYS DES GRANDS LACS

Les Grands Lacs sont une succession des lacs, orientés dans le sens nord-sud, qui occupent la partie méridionale de la Valée de grand rift formée par l'action du rift est-africain sur la plaque africaine. Les lacs sont situés dans la partie orientale du continent africain, grossièrement entre le 30eme et le 35 eme méridienau niveau de l'équateur, entre 5° nord et 15°sud.

Les principaux lacs sont le lac victoria, second lac d'eau douce du monde en termes de superficie, et le lac Tanganyika, deuxième plus grand lac en volume et en profondeur. L'ensemble des Grands Lacs n'est pas très bien défini : dans la vision la plus restreinte, seuls les lacs Victoria, Albert et Edouard font partie des Grands Lacs, car ce sont les seuls qui se jettent dans le Nil blanc. Les lacs Rukwa etMoero bien que proches du Tanganyika et plus grands que le lac Édouard, ne sont généralement pas inclus.

SECTION1.PRESENTATION DU BURUNDI

LaRépublique du Burundi, en kirundi Republika y'u Burundi, est un pays d'Afrique de l'Est sans accès à la mer, mais possédant un grand lac (lac Tanganyika).39(*)

§1.Situation géographique

Situé dans la région des grands lacs et entouré par la République Démocratique du Congo à l'ouest, le Rwanda au nord, et la Tanzanie à l'est et au sud.

Situé sur un plateau au coeur de l'Afrique, le Burundi jouit d'un climat équatorial tempéré par l'altitude (1 700 mètres en moyenne au centre, plus bas en périphérie). Le Mont heha au sud-est de Bujumbura, culmine à 2 670 mètres. Une bande de terre longeant le fleuve Ruzizi au nord dulac Tanganyika, est la seule région dont l'altitude est inférieure à 1 000 mètres. Cette région fait partie du Rift Albertine, extrême ouest de la vallée de grand rift

§2.Subdivisions

Le Burundi est divisé en 17 provinces, 117 communes et 2 638 collines. La capitale, Bujumbura, est également la ville la plus peuplée. Les autres villes importantes sont Gitega, Muyinga , Ngozi et Ruyigi .

Liste des provinces :

ü Province de Bubanza

ü Province de Bujumbura Mairie

ü Province de Bujumbura Rural

ü Province de Bururi

ü Province de Cankuzo

ü Province de Cibitoke

ü Province de Gitega

ü Province de Karuzi

ü Province de Kayanza

ü Province de Kirundo

ü Province de Makamba

ü Province de Muramvya

ü Province de Muyinga

ü Province de Mwaro

ü Province de Ngozi

ü Province de Rutana

ü Province de Ruyigi

§3. Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de laFAO 2005). Population en milliers d'habitants.

En 2008, il y avait un million d'habitants dans la capitale, Bujumbura.

Le Burundi a abrité près de 32 000 réfugiés et demandeurs d'asile en 2007 et la plupart provenaient de la République Démocratique du Congo (Congo-Kinshasa) et les autres du Rwanda. Au cours de cette même année, près de 18 900 réfugiés et demandeurs d'asile vivaient dans quatre camps dirigés par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et les autres vivaient dans des lieux prédéterminés et dans des régions urbaines.

§4. Économie

L'économie du Burundi est principalement rurale, basée essentiellement sur l'agriculture et l'élevage. La production agricole se répartit entre les produits destinés à l'export, comme le café, le thé et le coton, et la culture vivrière.

La population dépend à plus de 90 % de cette agriculture, qui représente plus de 50 % du PIB (800 millions US$ en 1999). L'industrie comptait pour 18 % du PNB en 1999, et les services 32 %.

La population active a été multipliée par deux entre1990 et 1999, passant de 2 millions de personnes à 4 millions ; un actif sur deux est une femme, et la moitié de la population active a entre 10 et 14 ans.

Au Burundi la culture est basée sur les traditions locales et influencée par les pays voisins. Toutefois, l'importance de la culture a été entravée par de nombreux troubles civils. L'agriculture étant la principale industrie au Burundi, un repas burundais typique se compose des patates douces , maïs et haricots . En raison de son coût, on ne mange de la viande que quelques fois par mois. Lorsque les Burundais se retrouvent lors de grandes fêtes, ils boivent de l' impeke, une bière de sorgho, servie dans un pot unique. Chaque personne y trempe sa paille en symbole d'unité. Plus quotidiennement, les Burundais sont de très gros consommateurs de bière de banane, qui revêt une incalculable quantité de noms kirundi en fonction de sa préparation et de son temps de fermentation. La bière la plus consommée reste l'urwarwa.

§ 5. Vie politique

Le Burundi est une république multipartite à régime présidentiel où le Président occupe les charges de chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que les deux chambres du Parlement (Sénat et Assemblée nationale) partagent le pouvoir législatif avec le gouvernement.

§6.Religion

La composition religieuse est la suivante : catholiques 60%, religions indigènes 20%, protestants 15%, musulmans 2 à 5%

§7.Langue

Les langues officielles du Burundi sont le français et le kirundi. Le français reste toutefois une langue de l'élite, parlée par moins de dix pour cent de la population. Quant au swahili, la langue bantoue régionale, il est avant tout parlé par les commerçants et reste circonscrit essentiellement aux zones urbaines.

§ 8.Education

Au Burundi, le taux d'alphabétisation est en hausse depuis la loi de 2005 sur la gratuité de l'éducation primaire. Cela étant, l'immense nombre d'élèves amenés sur les bancs de l'école a largement surpassé la capacité d'accueil des écoles, les infrastructures et le nombre des professeurs se sont révélés insuffisants et la qualité de l'enseignement s'en en trouvé considérablement affaiblie. Par ailleurs, seuls dix pour cent de garçons burundais ont droit à un enseignement secondaire. La tradition orale est forte et relaie histoire et leçons de vie grâce aux contes, à la poésie et au chant. L'Imigani, l'indirimbo, l'amazina et l'ivyivugo sont quelques uns des genres littéraires existants au Burundi. L'anglais est utilisé dans l'administration et est une des langues de travail du gouvernement, sans toutefois être officiel.

Important: Bien que la Burundi soit un pays très largement chrétien, certaines fêtes religieuses musulmanes ont été intégrées dans le calendrier des jours chômés, tel l'Eid el-Fitr, qui célèbre la fin du Ramadan.

§ 9. Tourisme

a. Parc national de la Kibira

Perché sur la crête Congo-Nil avec 40.000 hectares de forêt préservée, ce parc est la plus grande région naturelle encore intacte au Burundi. D'une grande richesse végétale, le parc abrite plusieurs familles de chimpanzés, de babouins, cercopithèques et colobes noirs, ils courent en tous sens à l'arrivée des visiteurs défiant toutes les lois de l'équilibre. Les 180 km de pistes permettent la surveillance motorisée du massif forestier et l'accès facile aux touristes. On pourra s'enfoncer avec les gardes du parc dans les sous-bois sombres pour découvrir de l'intérieur les charmes de la forêt primaire, accompagné tout au long de la marche par le chant magnifique des oiseaux.

À l'intérieur du massif se trouve également une source d'eau thermale. L'accès au parc se fait à travers les immenses plantations de thé de Teza et Rwegura qui constituent déjà un véritable spectacle.

b. Le Parc National de la Ruvubu

Le Parc national de la Ruvubu, situé de part et d'autre de la rivière Ruvubu, encadré de hauts massifs montagneux, a été libéré de tous ses habitants et rendu à la vie sauvage. Le réseau de pistes de 100 km environ permet d'atteindre de nombreux observatoires.

a. Parc national de la Ruzizi

La réserve gérée de la Ruzizi est proche de la capitale Bujumbura. Le delta de la Ruzizi (sur 500 ha) est constitué d'une végétation de Phragmites mauritanus, il est parcouru par quelques familles d'antilopes et par des hippopotames en quête de pâturage.

La palmeraie de la Ruzizi (sur la route de Cibitoke, à 10 km de Bujumbura) ouvre ses horizons tout aussi exceptionnels. Il existe une végétation acclimatée à une faible pluviosité (des épineux et des euphorbes) et de majestueux palmiers Hyphane bengalensis var ventricosa. Au sein de la réserve se trouvent des étangs naturels formés par d'anciens méandres de la Ruzizi où des centaines d'oiseaux viennent se nourrir de poissons.

La réserve naturelle de Bururi couvre une superficie de 3300 ha. C'est une forêt humide d'altitude, où ont été identifiés 117 espèces d'oiseaux et 25 espèces de mammifères dans un biotope de grande variété.

Située à seulement 33 km de Remonte par une route allant des bords du lac jusqu'à la réserve.

Les réserves naturelles forestières de Rumonge, Kigwega et Mugara sont en cours d'aménagement pour permettre aux chimpanzés et aux cercopithèques d'y trouver assez de nourriture pour s'installer et se reproduire. Il existe une chute d'eau thermale, située dans la réserve de Mugara. Les plages du Tanganyika, toutes proches, sont propices à la baignade.

La réserve naturelle gérée du Lac Rwihinda est un véritable sanctuaire pour les oiseaux aquatiques migrateurs qui viennent s'y reproduire. Tous les oiseaux désormais protégés grâce à un effort d'aménagement des bords du lac, nichent maintenant de plus en plus nombreux sur l'îlot verdoyant et les marécages tout proches. Les grues couronnées et les hérons vivent ici des jours paisibles. Des barques mise à votre disposition vous feront approcher, sans les effrayer, la plus grande variété d'oiseaux possible.

Sur le massif de Nkoma situé dans la province de Rutana au sud-est du Burundi, se distinguent deux aspects naturels exceptionnels. D'une part, les chutes de Karera et d'autre part la faille de Nyakazu.

Au sud-est du Burundi, dans la province de Rutana, commune de Mpinga-Kayove, sur la colline de Shanga, se trouvent les chutes de Karera. Ces chutes sont orientées du nord au sud et s'étendent sur 142 ha. Elles sont subdivisées en six branches et réparties sur trois paliers.

Sur un premier niveau, se trouve une chute principale subdivisée en deux branches parallèles d'une longueur estimée à 80 m environ qui se déverse sur un bassin. Cette chute comprend plusieurs cascades de tailles différentes entrecoupées de deux plates-formes. À l'ouest de cette chute principale se trouve une autre cascade moins importante de 50 m environ. Les eaux de ces deux chutes convergent sur un deuxième palier pour former la troisième cascade qui se déverse sur la vallée. Ces eaux coulent à travers une galerie forestière entourée d'une savane à Parinari curatellifolia et Pericopsis angolensis et de grands arbres tels que le Newtonia buchananii. C'est à partir de 1980 que les chutes de Karera ont été instituées en aire protégée.
La faille de Nyakazu s'ouvre sur la dépression du Kumoso. C'est une entaille dans le massif de Nkoma qui surplombe la plaine et se prolonge à la frontière avec la Tanzanie. Cette faille est d'origine tectonique récente et s'étend sur 600 ha. Elle présente une structure exceptionnelle et on y trouve des vestiges historiques d'un fort allemand.

On observe également une chute saisonnière imposante d'une hauteur de plus de 100 m qui se déverse sur une vallée couverte d'une forêt constituée de différentes espèces notamment Entandrophragma excelsum. Autour de la faille, il existe une forêt claire à Brachystegia. C'est une zone de conservation des arbres de haute altitude qui jouit d'un microclimat particulier.

Les espèces de faune ne sont pas toutes inventoriées, mais on y observe des mammifères et des espèces ornithologiques. Les vestiges du fort allemand constituent un patrimoine historique avec une structure impressionnante.

« Le docteur Livingstone, je présume ? - Oui, je suis heureux d'être ici pour vous accueillir. »

Cela se passait le 25 novembre 1871 à Mugere, à une dizaine de kilomètres au sud du site de la future Bujumbura qui n'allait naître que quelques décennies plus tard sous le nom de Usumbura.

Une pierre fut érigée sur place pour immortaliser la rencontre entre le célèbre savant et le jeune reporter Stanley, parti à sa recherche.

Le lac Tanganyika l'un des lacs des Grands Lacs d'Afrique, deuxième lac africain par la surface après le lac Victoria, le deuxième au monde par le volume et la profondeur après le lac Baïkal40(*). Il est le plus poissonneux du monde. Ses eaux rejoignent le bassin du Congo puis l'océan Atlantique. On estime que sa formation remonte à environ 20 millions d'années (Miocène).

Le lac Tanganyika couvre une superficie de 32 900 km² (approximativement la même superficie que la Belgique) et s'étire sur 677 km le long de la frontière de la Tanzanie (à l'est) et de la République démocratique du Congo (à l'ouest) ; son extrémité nord sépare ces deux pays du Burundi, son extrémité sud les sépare de la Zambie. On retrouve à l'ouest (du côté congolais), les monts Mitumba.

Il est situé sur la branche occidentale de la vallée du Grand Rift. Sa température de surface est de 25 °C en moyenne pour un pH avoisinant 8,4. La profondeur ainsi que la localisation tropicale du lac empêchent le renouvellement total des masses d'eau et la plus grande partie des eaux profondes sont des eaux fossiles et anoxiques.

Le lac Tanganyika fait maintenant partie du bassin hydraulique du fleuve Congo. Il s'y déverse par son émissaire, la Lukuga. Jusqu'en 1878, cette rivière se jetait dans le lac, mais des mouvements tectoniques, et surtout la montée du niveau de l'eau, en ont inversé le sens vers le Congo.

Le bassin drainant du lac Tanganyikacouvre une superficie de 250 000 km². Les principales rivières qui l'alimentent sont la Malagarazi, la Ruzizi, laIfume, la Lufubu et la Lunangwa qui y déversent 24 km d'eau par an ; les pluies, quant à elles, en apportent 41 km par année. La Malagarazi est plus ancienne que le lac lui-même et se trouvait auparavant dans le prolongement du Congo.

Section2. PRESENTATION D'OUGANDA

L'Ouganda, en forme longue la République d'Ouganda ou la République de l'Ouganda, en anglais Uganda et Republic of Uganda, enswahili Uganda et Jamhuri ya Uganda, est un pays d'Afrique de l'Est. Il est aussi considéré comme faisant partie de l'Afrique des grands lacs.41(*)

§1.Situation géographique

Il est entouré par la République Démocratique du Congo , le Kenya le Rwanda le Soudan du sud , et la Tanzanie . Le Sud du pays englobe une vaste partie dulac Victoria.

§2.Subdivisons administratives

L'Ouganda est divisé 80 districts répartis entre quatre grandes régions (Nord, Est, Centre et Ouest). Les districts sont tous nommés d'après leur ville principale respective.

Les districts sont divisés en sous-districts, en comtés, en sous-comités, en paroisses et en villages.

Parallèlement aux subdivisions administratives, six royaumes traditionnels bantous ont été préservés avec une autonomie limitée, essentiellement culturelle. Ce sont leToro, l'Ankole , le Busonga , le Bunyoro, le Bouganda et le Rwenzururu.

§3. Cadre économique

On retrouve sur le territoire de l'Ouganda plusieurs sites de minerais inexploités, notamment le cuivre et le cobalt qui sont les principaux.

Un peu d'hydrocarbure dont du pétrole qui provient du Lac Albert. On y produit à cet emplacement environ près de 10 000 barils par jour. le climat et les terres riches favorisent extrêmement la culture de plusieurs produits. On retrouve principalement dans ceux-ci le café dont l'Ouganda est un des principaux exportateurs dans le monde, la canne à sucre, le coton et la culture de la patate douce. Ces éléments sont les principales activités économiques du secteur primaire de l'économie.

§4.Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de laFAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

L'Ouganda a l'une des plus fortes croissances démographiques au monde avec un taux de fécondité estimé à près de 7 enfants par femme.

§ 5.vie politique

Le 9 octobre 1962, à l'indépendance de l'Ouganda, se pose de manière aiguë le problème des structures politiques. La solution retenue, exprimée dans la première Constitution, est de type fédéral - elle associe les quatre anciens royaumes - mais le bouganda maintient sa prépondérance jusque dans le nom du nouvel Etat, l'Ouganda, pays des bagandas. Le kabaka mutesa II en devient le président à vie. Milton Obote, fondateur en 1960 du Congrès du peuple ougandais (Uganda people's progress ou UPC), devient Premier ministre. L'UPC, à l'image de son dirigeant, est le parti des populations nilotiques du Nord, opposées à la domination économique et politique du Bouganda et, donc, favorable à la centralisation. Dès lors, les tensions entre le Nord nilotique et le Sud bantou s'exacerbent. En mai1966 : Milton Obote, afin d'imposer la centralisation, envoie l'armée au Bouganda et dépose le roi Kabaka Mutesa II avec l'appui de son chef d'état-majorité Idi Amin Dada. Ce dernier appartient à une ethnie musulmane minoritaire du nord-ouest. Obote fait promulguer, l'année suivante, une nouvelle constitution abolissant les royaumes, et instituant un régime présidentiel à parti unique. La résistance des Baganda, que la politique de nationalisation du commerce entreprise par Obote menace directement dans leurs intérêts, la dégradation économique et les accusations de corruption se conjuguent pour déstabiliser Obote.

Le 25 janvier 1971 Idi Amin Dada prend le pouvoir par un coup d'État. Au départ soutenu par les pays occidentaux qui craignaient une orientation trop socialiste du régime précédent, Amin Dada va être lâché par ces derniers au fur et à mesure que son régime devient tyrannique et sanguinaire. En huit ans de pouvoir, le régime va être accusé de la mort ou de la disparition de près de 300 000 Ougandais. Privé de l'aide occidentale, après l'expulsion du pays des 50 000 Indo-pakistanais (qui détenaient le commerce et beaucoup d'entreprises) et l'oppression de l'intelligentsia, l'économie s'effondre. En1978, avec la chute du cours du café, principale exportation du pays, l'Ouganda frôle la faillite et le gouvernement ougandais est aidé financièrement par les États arabes amis d'Idi Amin Dada. En1979, après des mutineries de l'armée, Idi Amin Dada, aux abois, déclenche la Guerre Ouganda-Tanzanienne. La Tanzanie contre-attaque et avec l'aide du mouvement de résistance ougandais, le renverse en avril 1979. L'ex-dictateur s'exile alors en Libye puis en Arabie Saoudite où il meurt en2003.

Jusqu'en 2005, l'Ouganda est une république à parti unique, tous les citoyens ougandais étant membres du parti unique. Les partis politiques sont de facto autorisés en tant que regroupements mais les candidats de l'opposition se présentent comme candidats indépendants aux élections.

Le29 juillet 2005, un référendum populaire valide la modification constitutionnelle et autorise à nouveau le multipartisme. Le oui obtient 92,6 % des voix et la participation est seulement de 47 %. L'opposition qui dans sa grande majorité avait appelé au boycott dénonce des chiffres de participation fantaisistes.

Les dernières élections législatives et présidentielle ont eu lieu le 23 février 2006, et ont permis la réélection de Yoweri Museveni (au pouvoir depuis 1986) avec 59 % des voix, contre 37% pour son principal adversaire, KizzaBesigye. Le Forum pour le changement démocratique de M. Besigye dénonce des fraudes.

§6.Education

L'analphabétisme est fréquent en Ouganda, notamment parmi les femmes dans la période de 2002-2005 les dépenses publiques pour l'éducation étaient de 5,2 % du PIB. L'Ouganda a des universités privées et publiques. En 2007, on comptait plus de 90% de jeunes ougandais qui fréquentaient les établissements scolaires primaires. En revanche, la même année, on ne dénombrait qu'environ un adolescent sur trois dans l'enseignement secondaire. Ce déséquilibre est lié au coût trop élevé de l'éducation, au manque d'établissements scolaires et au désintérêt des étudiants.

§7.Santé

Le SIDA est fréquent en Ouganda. L'espérance de vie féminine était de 52,4 ans, et l'espérance de vie masculine était de 51,4 ans en2007. En 2007, l'espérance de vie en bonne santé était de 44 ans. Les dépenses gouvernementales pour la santé étaient de 39 $ (parité de pouvoir d'achat) par habitant en 2007.

§8.culture

§9.Langues

Anglais (off.),kiganda , kiswahili ,konjo , lusoga ,luganda ...

§10.Religion

Chrétiens : 85% (catholiques : 45% ; anglicans : 39%); musulmans : 10% et divers (dont nouvelles Églises protestantes) : 6%. Beaucoup de convertis continuent cependant à pratiquer les religions traditionnelles ou certains de leurs rites.

Section 3.PRESENTATION DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUEDU CONGO

La République démocratique du Congo (en kikongo Repubilika ya Kongo Demokratiki, en swahili Jamhuri ya Kidemokrasia ya Kongo, en lingala Republiki ya Kongó Demokratiki, en tchiluba Ditunga dia Kongu wa Mungalaata) est un pays d'Afrique centrale42(*).

Le pays est aussi appelé plus simplement Congo mais aussi « Congo-Kinshasa » pour le différencier de la République du Congo voisine, elle-même appelée « Congo-Brazzaville » pour les mêmes raisons.

§1.Situation géographique

Le pays partage ses frontières avec l'enclave de Cabinda (Angola ) et la République du Congo à l'ouest, la République centre africaine et le soudan du sud au nord, l'Ouganda , leRwanda , le Burundi et la Tanzanie à l'est, la Zambie et l'Angola au sud.

§2.Géographie physique

La République démocratique du Congo s'étend de l'Océan atlantique au plateau de l'est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo , véritable colonne vertébrale du pays. Plus grand pays d'Afrique après l'Algérie, grand comme quatre fois la France , quatre-vingts fois la Belgique , 33 fois plus grand que : (Belgique ,Pays-Bas et Luxembourg , une fois et demie plus grand que le Québec (Canada), ou encore grand comme la partie des Etats-Unis située à l'est du mississipi , c'est le 11e État du monde par sa taille avec ses 2 345 409 km².

Le fleuve Congo donne au pays son seul accès à l'océan atlantique dans la ville portuaire de banana (dans un étroit corridor sur la rive gauche du fleuve traversant le territoire de l'Angola, qui dispose de la rive gauche, et dont il crée une petite esclave sur la côte atlantique entre le nord du fleuve et la frontière de la république voisine du Congo).

En raison de sa grande superficie, de sa localisation au centrale d'Afrique , de ses énormes richesses naturelles et de son importante population, la République démocratique du Congo est l'un des « géants » de l'Afrique, avec le Nigeria , l'Egypte , et l'Afrique du sud . Elle est traversée par l'équateur et comprend trois climats : le climat équatorial, le climat tropical et le climat de montagne.

Elle possède trois fleuves, dont le Congo, deuxième plus grand fleuve d'Afrique, qui la traverse presque totalement ; le Nil ; et le Shiloango, non navigable en RDC, et bien des rivières, telle la fumi, mais la plus importante étant l'Uele.

§3.Géographie administrative

Le Congo est divisé en 11 provinces. La constitution de la IIIe République prévoit 26 provinces, celles-ci seront effectives une fois les institutions de la nouvelle république en place.

§4.Economie

La République démocratique du Congo est l'un des pays les plus pauvres du monde, avec des inégalités très marquées malgré ses multiples et diverses richesses. Cette situation s'explique surtout par les différents conflits aux effets dévastateurs qu'a connus le pays.

Les violations des droits humains, - résultat des conflits armés - en particulier des enfants et des femmes, ont eu des répercussions très profondes au sein des populations. En2002, 80 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté fixé à 2 dollars par jour. Près de 44 % des femmes et environ 22 % des hommes n'ont aucun revenu. Les disparités régionales sont très fortes. Les populations de l'est du pays vivaient en moyenne avec 32 dollars par an et par habitant alors que celles du sud disposaient de 138 dollars et celles de la province de Kinshasa , de 323 dollars, dix fois plus qu'à l'est. La pauvreté se manifeste par la malnutrition qui touche entre 30 et 50 % des femmes et des enfants. Au total, 16 millions de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire. De

nombreux groupes vulnérables se sont formés (réfugiés, orphelins, enfants déscolarisés ou enfants soldats) qui manquent de soins et de nourriture Culture.

Taux de croissance du PIB et volume et de PIB par habitant

L'économie est essentiellement agricole (70 % des actifs)ou tournée vers l 'exportation. Les minerais sont de grandes ressources avec cette fois-ci le diamant en tête et non plus les minerais du Katanga (la revanche kasaienne). L'économie a été gravement frappée par la corruption et la mauvaise gestion depuis 1977. Ce qui explique le fort taux de contrebande, d'exportation illicite et d'activité minière clandestine. Les recettes gouvernementales et les exportations ont fortement diminué depuis 40 ans. L'économie a été ravagée par la guerre (1997-2005 5 millions de morts). Le plus gros partenaire commercial est aujourd'hui la Chine (importation, exportation, crédit).

Depuis la colonisation belge, l'économie est fortement tournée vers l'exploitation, notamment grâce aux produits miniers. Aucune industrie de pointe n'a été développée par les colonisateurs ni par les gouvernements du Congo indépendants. Par exemple, le cuivre est extrait en grandes quantités, mais il doit être exporté pour être traité, avant de revenir importé sous des formes finies (câbles, fils électriques...). Le tourisme a été ruiné par les guerres civiles.

La majeure partie de la population reste alors active dans l'agriculture bien que les terres cultivées ne représentent que 3% du territoire. L'élite politique de Mobutu a détourné énormément d'argent des caisses de l'État. En effet, tous les hauts fonctionnaires mobutismes possédaient des avoirs dans presque tous les pays industrialisés et ont fait du Congo/Zaïre un des pays les plus endettés d'Afrique.

Dans le détail, la République Démocratique du Congo possède un important potentiel de ressources naturelles et minérales. Son économie s'est cependant drastiquement ralentie depuis le milieu des années 1980 à cause de détournements de fonds.

L'agriculture reste le principal secteur de l'économie. Les principales ressources agricoles sont le café, le bois et le caoutchouc.

La RDC se lance dans la mise en place de zones économiques spéciales pour encourager la renaissance de son industrie. La première ZES devrait voir le jour en 2012 dans la commune kinoise de N'Sélé et sera consacrée aux agro-industries. Les autorités congolaises prévoient déjà d'en ouvrir une autre dédiée aux industries minières (dans le Katanga) et une troisième consacrée aux cimenteries (dans le Bas-Congo).

Les principales exploitations de cuivre et de cobalt sont dominées par la Gécamines et de ses partenariats. Le diamant industriel est extrait par la MIBA . Mais dans un pays ravagé par la guerre civile, une grande partie de l'exploitation et l'exportation de produits miniers se fait clandestinement.

Voici une liste des ressources minières par province :

ü Diamant : Kasaï Oriental, Kasaï Occidental, Bandundu, Équateur, Province Orientale.

ü Or : Province Orientale, Maniema, Katanga, Bas-Congo, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Équateur.

ü Cuivre: Katanga.

ü Etain : Katanga, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema.

ü Colombo tantalite (colta): Nord-Kivu, Sud-Kivu, Katanga, Maniema.

ü Bauxite: Bas-Congo.

ü Fer : Banalia, Katanga, Luebo, Kasaï-Oriental.

ü Manganese: Katanga, Bas-Congo.

ü Charbon: Katanga.

ü Pétrole : Bassin côtier de Moanda (en exploitation), la Cuvette Centrale, Ituri, Bandundu (indices)

ü Gaz methane : Lac Kivu

ü Cobalt: Katanga.

Le pays ne compte pas seulement une industrie minière, les grandes villes comptent aussi des industries alimentaires, textile, chimique, de montage (chanimetal) et des chantiers navals. Mais elle ne compte aucune industries de pointe L'industrie des télécommunications sans fil était d'abord sous le monopole de la compagnie télécel. De 1908 à 1960 cette ancienne colonie était appelée Congo Belge mais aussi « Congo-Léopoldville » jusqu'en 1966, date du renommage de la capitale en Kinshasa Avec lazaïrianisation, le pays s'est appelé zaïre de 1970 à1997. Congo précoloniale. Vers la fin du moyen-âge , différentes populations, alors organisées en chefferies, s'édifient en royaumes (luba , kuba , lunda , kongo , etc.) qui, pour certains, voient leurs apogées correspondre avec les premiers contacts avec les européens du XV eme siècle Cette période est marquée par différents royaumes marchands, commerçant avec les esclavagistes sur la côte et entre eux à l'intérieur du continent. Certains royaumes s'étendent sur plusieurs milliers de kilomètres et possèdent des réseaux commerciaux par delà leurs frontières.

Ces populations ne connaissaient pas la propriété privée, la terre cultivée en groupe ne se vend pas, les différents royaumes n'ont pas de frontières exactes (le territoire d'une petite ethnie comprend à peu près 5 000 km²). Beaucoup ne connaissent pas la monnaie et font du troc, les membres d'une même chefferie s'entraident gratuitement. La science non écrite se transmet d'une génération à l'autre, les enfants devant assumer le même métier que leurs parents. Les rois ou empereurs n'ont pas de véritable pouvoir. Ce sont plutôt les chefs de villages qui ont de l'autorité. Les royaumes sont plutôt le résultat d'unions temporaires de différents regroupements de villages de même langue pour se défendre contre une ethnie voisine.

La traite des noirs s'étend jusqu'à l'intérieur du continent et correspond, avec la traite de l'ivoire, à l'essor économique ou au déclin des différents royaumes. Elle a eu surtout un impact démographique sur l'est du pays et a fait pâtir la tradition orale. Les Européens se limitèrent aux régions côtières jusqu'à la moitié du XIX eme siècle. À l'est du pays, aujourd'hui ituri et Kivu, les Arabo-Swahili répandirent l'islam et pratiquèrent également la traite négriere.

Colonisation du Congo,Etat indépendant du Congo et Congo belge ces frontières ont été reconnues à l'issue de la conférence des Berlin, en1885. Le 1eraout,Léopold II de Belgique accepta la souveraineté sur l'Etat indépendant du Congo. La spécificité de ce régime colonial résida dans le fait que dans un premier temps le Congo fut considéré comme une possession personnelle et privée du roi. En 1908, le souverain fit don à l'État belge de la colonie, suite notamment à certaines critiques de la presse anglo-saxonne concernant sa gestion. La Belgique administra la colonie jusqu'à son indépendance en 1960.

Dès les années 1940, dans ce qui était alors le Congo belge, deux tendances indépendantistes importantes se manifestaient dans la capitale Léopoldville : celle des « gens d'en bas » (Bas-Congo et Bandundu) parlant le kikongo et celle des « gens d'en haut » parlant le lingala, venant de l'Equateur d'abord et finalement de tout l'intérieur du pays. Dans la première catégorie se forma en 1949 une association d'abord culturelle et finalement politique, l'alliance des Bakongo (ABAKO), dont JOSEPH KASAVUBU devint président en1954. Son rêve devint de rétablir l'ancien royaume kongo de l'époque portugaise, en fait celui des bakongo. Cette tendance se durcit très vite et réclama bientôt l'indépendance immédiate tout en demeurant fédéraliste lorsqu'il s'agit plus tard de discuter le problème du reste du Congo. Les évolués « d'en haut », venant des régions plus diversifiées et séduits par le « plan de 30 ans pour l'émancipation de l'Afrique  » du Professeur Belge Van Bilsen , publié en 1956, étaient aussi désireux de maintenir le grand Congo unitaire. Leur manifeste dans ce sens publié le 1er juillet 1956 fut vigoureusement combattu par l'ABAKO dès son assemblée générale du 23 août 1956. Le plan de 30 ans est déclaré utopique : « la nationalisation des grandes compagnies vivrières et agricoles comme des parastataux est souhaitable. Puisque l'heure est venue, il faut accorder aujourd'hui même l'indépendance immédiate ! »

La Belgique, qui croyait à la progressivité de la transition vers l'indépendance organisa les premières élections à l'échelon communal, limitées aux grandes villes en1957. L'ABAKO triompha inévitablement à Léopoldville et cela impressionna certains unitaristes, tel patrice Lumumba tetela du Kasaï, intelligent et idéaliste, qui ne tarda pas à fonder son propre « mouvement national congolais »MNC- Lumumba, plus revendicatif que celui du MNC-Kalonji , Albert Kalonji étant aussi un Kasaï en unitariste. Ces jeunes rivalités politiques confrontées aux structures tribales compliquées du Congo allaient former un mélange détonant qui détruirait au bout de cinq années la première démocratie parlementaire congolaise. On ne peut que rappeler ici quelques épisodes saillants :

v Emeutes de Léopoldville (4 - 7 janvier 1959) provoquées par l'interdiction tardive d'un meeting de l'ABAKO. Arrestation de Kasavubu le 12 janvier. Il sera libéré le 14 mars.

v Le 13 janvier, déclaration gouvernementale annonçant l'intention belge de réaliser rapidement l'indépendance du Congo unitaire. L'ABAKO rejette cette déclaration deux jours plus tard.

v La suite de l'année 1959 voit d'abord l'autorisation des partis congolais, suivie d'élections générales sur l'ensemble du territoire congolais marquées par toutes sortes de manoeuvres de ces partis dont se dégagent trois pôles : un Cartel des nationalistes fédéralistes formés de 6 partis séparatistes ou autonomistes dont l'ABAKO et le MNC-kalonji , le pôle du MNC-Lumumba et finalement celui de l'homme fort du Katanga, Moise Tchombe , conscient de la force économique de sa région et de l'intérêt de s'entendre avec l'Union minière du haut Katanga (tout comme Kalonji vis-à-vis des exploitations de diamant au Kasaï). Parmi les partis qui émergent on retrouve le PSA (Parti Solidaire Africain d'Antoine Gizenga ), le PNP (Parti national du peuple conduit par Albert Delvaux et Laurent Mbariko) Le LUKA (L'Union kwangolaise) par André Petipeti Tamata et Pierre Masikita.

v En1960, ce fut la table ronde de Bruxelles (du 20 janvier au20 février) où représentants congolais et belges fixèrent les étapes suivantes. En mai eurent lieu les élections législatives. La première chambre des députés désigne par tirage au sort André Petipeti Tamata comme le premier président de chambre des représentants. Il dirige le bureau provisoire pour valider les mandats des députés élus et l'élection définitive du bureau. Les élections législatives et provinciales marquèrent de nouveaux clivages et alliances (scission de l'ABAKO) d'où résulta un compromis : JOSEPH KASAVUBU fut élu Président par le Parlement, Lumumba étant Premier ministre.

v Au moment de l'indépendance du pays, le roi des belges se rendit en personne à Léopoldville (future Kinshasa) pour assister aux cérémonies consacrant la fin de l'union coloniale entre la Belgique et le Congo, et marquant la naissance sur la scène internationale de ce nouvel État francophone (langue officielle) d'Afrique.

Le Congo Belge devint indépendant le 30 juin 1960 en tant que « République du Congo » tandis que l'ancienne colonie française voisine du moyen-Congo adoptait le titre de « République du Congo » à son indépendance, le 15 août 1960. Les deux pays sont différenciés en fixant leur capitale à leur nom.

Dans l'armée du nouvel État indépendant, les blancs gardent le pouvoir. La radio accuse alors les anciens colons de complot contre le nouvel État, ce qui provoque la colère des soldats bangala et balubas qui se mettent à persécuter la communauté blanche. La Belgique menace alors d'intervenir militairement.

Le 11 juillet 1960, les dignitaires du Katanga, sous la direction de Moús Tshombe et à l'instigation de quelques colons belges, proclament l'indépendance de l'Etat du Katanga, en état de sécession depuis juin. Les autorités du Katanga créent alors leur propre monnaie et leur propre police. L'ONU propose sa médiation à la place des troupes soviétiques ou belges. Lumumba accepte alors la venue des casques bleus. Le sud Kasaï avait également proclamé son indépendance avant l'indépendance du reste du Congo, le 14 juin 1960. Ainsi, le gouvernement central perd ses deux provinces minières. Les troupes de l'ONU, censées intervenir pour mettre fin à la sécession, n'agissent pas.

Le Premier ministre Lumumba appelle alors l'Union soviétique à l'aide, les soldats balubas et bangala n'étant pas représentés dans le gouvernement, ils commettent alors un coup d'État en septembre, et renversent le Premier ministre. Au sein de l'armée, devenue complètement africaine, le général Mobutu prend les rênes et installe un gouvernement de commissaires.

Mobutu est bientôt soutenu par les États-Unis, qui voient d'un mauvais oeil le socialisme de Lumumba. Les médias occidentaux montrent en effet Lumumba du doigt et salue la sécession katangaise comme seul rempart de la liberté individuelle contre l'étatisme.

La première guerre du Congo commence en 1962. Le gouvernement central s'attèle à reconquérir les provinces sécessionnistes. L'assassinat de patrice Lumumba en 1961, déporté par Mobutu au Katanga, et la reprise du Katanga et du sud-Kasaïmarqueront le début de l'ascension du général Mobutu SESE Seko.

Une fois Lumumba éliminé, les troupes de l'ONU, immobiles, passeront soudainement à l'offensive avec les troupes de Mobutu pour reconquérir les deux provinces rebelles. (C'est ce qu'on appelle the UN betrayal.)

Le titre « République démocratique », un nouveau drapeau et une nouvelle devise sont adoptés en 1964

En 1965 le Congo est pacifié, toutes les révoltes tribales, ethniques ou des partisans de Lumumba ont été matées.

La première République démocratique du Congo sous Mobutu (1965-1971)

Mobutu Sese Seko s'empare définitivement du pouvoir en1965. La libération de Stanley ville marque le début des années de guerre qui se poursuivirent jusqu'en 1966. Toute cette région vit des atrocités qui firent au moins 500 000 morts civils et militaires. Il faudra l'intervention de troupes étrangères pour mettre fin à ce carnage. Après les décrets de 1966, 1967 et 1969, les mines et les plantations sont nationalisées.

En 1971, commence la politique dite de l'authenticité, africanisation des noms pour les citoyens, les villes, les rivières, et le pays lui-même qui devient le « Zaïre ». Dès lors il n'y aura plus de confusion avec la « République congolaise » voisine dont le nom va aussi être modifié en « République du Congo », mais les deux républiques du Congo étaient généralement distinguées par leur capitale : on parlait de Congo -Léopoldville et de Congo Brazzaville.

Dans les années qui suivent la prise du pouvoir par le général joseph désiré Mobutu ce dernier entame à partir de 1972 une campagne d'« authenticité » afin de maintenir sa popularité. Le pays est renommé République du zaïre en 1971 d'après un mot local pour rivière, et portera ce nom jusqu'en1997. De même, le fleuve Congo est rebaptisé Zaïre et une nouvelle monnaie, le zaïre, divisé en 100 makuta (singulier likuta ), remplace le franc . Les noms des personnes sont africanisés. Le général Mobutu prend le nom de Mobutu Sese Seko et oblige tous ses concitoyens à supprimer les prénoms à connotation occidentale et à rajouter un « post non  ». L'abacost est promulgué, interdisant le port de costumes occidentaux, et de nombreuses villes sont rebaptisées.

À partir de 1974, de nombreux biens des étrangers sont confisqués (zaïrianisation), nombre d'étrangers commencent à quitter le pays.

L'économie se met à péricliter avec la hausse du prix du pétrole (double choc pétrolier) et la baisse de celui du cuivre. La corruption et la mauvaise gestion entrainent une inflation vertigineuse. La banque centrale de Kinshasa faisant l'objet de ponctions des dirigeants, le FMI impose en 1978 Erwin Blumenthal à la tête de la banque centrale pour endiguer les détournements d'argent mais celui-ci ne peut se maintenir longtemps. Les hauts fonctionnaires zaïrois investissent l'argent détourné sous forme d'avoir dans des pays occidentaux.

§5.Vie politique.

Colonisation du Congo,Etat indépendant du Congo et Congo belge ces frontières ont été reconnues à l'issue de la conférence des Berlin, en1885. Le 1eraout,Léopold II de Belgique accepta la souveraineté sur l'Etat indépendant du Congo. La spécificité de ce régime colonial résida dans le fait que dans un premier temps le Congo fut considéré comme une possession personnelle et privée du roi. En 1908, le souverain fit don à l'État belge de la colonie, suite notamment à certaines critiques de la presse anglo-saxonne concernant sa gestion. La Belgique administra la colonie jusqu'à son indépendance en 1908 à 1960 cette ancienne colonie était appelée Congo Belge mais aussi « Congo-Léopoldville » jusqu'en 1966, date du renommage de la capitale en Kinshasa Avec lazaïrianisation, le pays s'est appelé zaïre de 1970 à1997. Congo précoloniale.

Dès les années 1940, dans ce qui était alors le Congo belge, deux tendances indépendantistes importantes se manifestaient dans la capitale Léopoldville : celle des « gens d'en bas » (Bas-Congo et bandundu ) parlant le kikongo et celle des « gens d'en haut » parlant le lingala , venant de l'Equateur d'abord et finalement de tout l'intérieur du pays. Dans la première catégorie se forma en 1949 une association d'abord culturelle et finalement politique, l'alliance des Bakongo (ABAKO), dont JOSEPH KASAVUBU devint président en1954. Son rêve devint de rétablir l'ancien royaume kongo de l'époque portugaise, en fait celui des Bakongo. Cette tendance se durcit très vite et réclama bientôt l'indépendance immédiate tout en demeurant fédéraliste lorsqu'il s'agit plus tard de discuter le problème du reste du Congo. Les évolués « d'en haut », venant des régions plus diversifiées et séduits par le « plan de 30 ans pour l'émancipation de l'Afrique  » du Professeur Belge Van Bilsen publié en 1956, étaient aussi désireux de maintenir le grand Congo unitaire. Leur manifeste dans ce sens publié le 1er juillet 1956 fut vigoureusement combattu par l'ABAKO dès son assemblée générale du 23 août 1956. Le plan de 30 ans est déclaré utopique : « la nationalisation des grandes compagnies vivrières et agricoles comme des parastataux est souhaitable. Puisque l'heure est venue, il faut accorder aujourd'hui même l'indépendance immédiate ! »

La Belgique qui croyait à la progressivité de la transition vers l'indépendance organisa les premières élections à l'échelon communal, limitées aux grandes villes en1957. L'ABAKO triompha inévitablement à Léopoldville et cela impressionna certains unitaristes, tel patrice Lumumba tetela du Kasaï, intelligent et idéaliste, qui ne tarda pas à fonder son propre « mouvement national congolais »MNC- Lumumba, plus revendicatif que celui du MNC-Kalonji,Albert Kalonji étant aussi un Kasaï en unitariste. Ces jeunes rivalités politiques confrontées aux structures tribales compliquées du Congo allaient former un mélange détonant qui détruirait au bout de cinq années la première démocratie parlementaire congolaise. On ne peut que rappeler ici quelques épisodes saillants :

v Emeutes de Léopoldville (4 - 7 janvier 1959) provoquées par l'interdiction tardive d'un meeting de l'ABAKO. Arrestation de Kasavubu le 12 janvier. Il sera libéré le 14 mars.

v Le 13 janvier, déclaration gouvernementale annonçant l'intention belge de réaliser rapidement l'indépendance du Congo unitaire. L'ABAKO rejette cette déclaration deux jours plus tard.

v La suite de l'année 1959 voit d'abord l'autorisation des partis congolais, suivie d'élections générales sur l'ensemble du territoire congolais marquées par toutes sortes de manoeuvres de ces partis dont se dégagent trois pôles : un Cartel des nationalistes fédéralistes formés de 6 partis séparatistes ou autonomistes dont l'ABAKO et le MNC-kalonji , le pôle du MNC-Lumumba et finalement celui de l'homme fort du Katanga, Moise Tchombe , conscient de la force économique de sa région et de l'intérêt de s'entendre avec l'Union minière du haut Katanga (tout comme Kalonji vis-à-vis des exploitations de diamant au Kasaï). Parmi les partis qui émergent on retrouve le PSA (Parti Solidaire Africain d'Antoine Gizenga), le PNP (Parti national du peuple conduit par Albert Delvaux et Laurent Mbariko) Le LUKA (L'Union kwangolaise) par André Petipeti Tamata et Pierre Masikita.

v En1960, ce fut la table ronde de Bruxelles(du 20 janvier au20 février) où représentants congolais et belges fixèrent les étapes suivantes. En mai eurent lieu les élections législatives. La première chambre des députés désigne par tirage au sort André Petipeti Tamata comme le premier président de chambre des représentants. Il dirige le bureau provisoire pour valider les mandats des députés élus et l'élection définitive du bureau. Les élections législatives et provinciales marquèrent de nouveaux clivages et alliances (scission de l'ABAKO) d'où résulta un compromis : JOSEPH KASAVUBU fut élu Président par le Parlement, Lumumba étant Premier ministre.

v Au moment de l'indépendance du pays, le roi des belges se rendit en personne à Léopoldville (future Kinshasa) pour assister aux cérémonies consacrant la fin de l'union coloniale entre la Belgique et le Congo, et marquant la naissance sur la scène internationale de ce nouvel État francophone (langue officielle) d'Afrique.

Le Congo Belge devint indépendant le 30 juin 1960 en tant que « République du Congo » tandis que l'ancienne colonie française voisine du moyen-Congo adoptait le titre de « République du Congo » à son indépendance, le 15 août 1960. Les deux pays sont différenciés en fixant leur capitale à leur nom.

Dans l'armée du nouvel État indépendant, les blancs gardent le pouvoir. La radio accuse alors les anciens colons de complot contre le nouvel État, ce qui provoque la colère des soldats bangala et balubas qui se mettent à persécuter la communauté blanche. La Belgique menace alors d'intervenir militairement.

Le 11 juillet 1960, les dignitaires du Katanga, sous la direction de Moús Tshombe et à l'instigation de quelques colons belges, proclament l'indépendance de l'Etat du Katanga, en état de sécession depuis juin. Les autorités du Katanga créent alors leur propre monnaie et leur propre police. L'ONU propose sa médiation à la place des troupes soviétiques ou belges. Lumumba accepte alors la venue des casques bleus. Le sud Kasaï avait également proclamé son indépendance avant l'indépendance du reste du Congo, le 14 juin 1960. Ainsi, le gouvernement central perd ses deux provinces minières. Les troupes de l'ONU, censées intervenir pour mettre fin à la sécession, n'agissent pas.

Le Premier ministre Lumumba appelle alors l'Union soviétique à l'aide, les soldats balubas et bangala n'étant pas représentés dans le gouvernement, ils commettent alors un coup d'État en septembre, et renversent le Premier ministre. Au sein de l'armée, devenue complètement africaine, le général Mobutu prend les rênes et installe un gouvernement de commissaires.

Mobutu est bientôt soutenu par les États-Unis, qui voient d'un mauvais oeil le socialisme de Lumumba. Les médias occidentaux montrent en effet Lumumba du doigt et salue la sécession katangaise comme seul rempart de la liberté individuelle contre l'étatisme.

La première guerre du Congo commence en 1962. Le gouvernement central s'attèle à reconquérir les provinces sécessionnistes. L'assassinat de patrice Lumumba en 1961, déporté par Mobutu au Katanga, et la reprise du katanga et du sud-kasai marqueront le début de l'ascension du général Mobutu SESE Seko.

Une fois Lumumba éliminé, les troupes de l'ONU, immobiles, passeront soudainement à l'offensive avec les troupes de Mobutu pour reconquérir les deux provinces rebelles. (C'est ce qu'on appelle the UN betrayal.)

Le titre « République démocratique », un nouveau drapeau et une nouvelle devise sont adoptés en 1964

En 1965 le Congo est pacifié, toutes les révoltes tribales, ethniques ou des partisans de Lumumba ont été matées.

La première République démocratique du Congo sous Mobutu (1965-1971)

Mobutu Sese Seko s'empare définitivement du pouvoir en1965. La libération de Stanley ville marque le début des années de guerre qui se poursuivirent jusqu'en 1966. Toute cette région vit des atrocités qui firent au moins 500 000 morts civils et militaires. Il faudra l'intervention de troupes étrangères pour mettre fin à ce carnage. Après les décrets de 1966, 1967 et 1969, les mines et les plantations sont nationalisées.

En 1971, commence la politique dite de l'authenticité, africanisation des noms pour les citoyens, les villes, les rivières, et le pays lui-même qui devient le « Zaïre ».

Dès lors il n'y aura plus de confusion avec la « République congolaise » voisine dont le nom va aussi être modifié en « République du Congo », mais les deux républiques du Congo étaient généralement distinguées par leur capitale : on parlait de Congo -Léopoldville et de Congo Brazzaville.

Dans les années qui suivent la prise du pouvoir par le général joseph désiré Mobutu ce dernier entame à partir de 1972 une campagne d'« authenticité » afin de maintenir sa popularité. Le pays est renommé République du zaïre en 1971 d'après un mot local pour rivière, et portera ce nom jusqu'en1997. De même, le fleuve Congo est rebaptisé Zaïre et une nouvelle monnaie, le zaïre, divisé en 100 makuta (singulier likuta), remplace le franc. Les noms des personnes sont africanisés. Le général Mobutu prend le nom de Mobutu Sese Seko et oblige tous ses concitoyens à supprimer les prénoms à connotation occidentale et à rajouter un « post non  ». L'abacost est promulgué, interdisant le port de costumes occidentaux, et de nombreuses villes sont rebaptisées.

À partir de 1974, de nombreux biens des étrangers sont confisqués (zaïrianisation), nombre d'étrangers commencent à quitter le pays.

L'économie se met à péricliter avec la hausse du prix du pétrole (double choc pétrolier) et la baisse de celui du cuivre. La corruption et la mauvaise gestion entrainent une inflation vertigineuse. La banque centrale de Kinshasa faisant l'objet de ponctions des dirigeants, le FMI impose en 1978 Erwin Blumenthal à la tête de la banque centrale pour endiguer les détournements d'argent mais celui-ci ne peut se maintenir longtemps. Les hauts fonctionnaires zaïrois investissent l'argent détourné sous forme d'avoirs dans des pays occidentaux.

Mobutu est renversé par Laurent Désiré Kabila en 1997 lors de la première guerre du Congo. Le pays retrouve son nom de République démocratique du Congo. En janvier 2001, Laurent-Désiré Kabila est assassiné à Kinshasa dans des circonstances mal élucidées. Au lendemain de ses obsèques nationales, son fils, Joseph Kabila, est investi président de la République par le parlement provisoire réuni en session extraordinaire. Âgé de vingt-neuf ans, il a grandi à l'étranger, en Tanzanie et en Ouganda, avant de revenir dans l'ex-Zaïre en 1996. Formé militairement en Chine, il parle le swahili, le français et l'anglais. Dans son premier discours, il s'engage à restaurer la paix afin de relancer le processus démocratique. Pour obtenir un soutien international, il effectue des visites diplomatiques dans dix-huit pays. Manifestant sa volonté de renouveau, il forme un nouveau gouvernement en avril 2001 dont sont exclus les proches de son père et lève les restrictions sur les partis politiques en se prononçant pour la tenue d'élections au plus tôt alors que le dialogue intercongolais se poursuit à la suite de l'échec des rencontres d'Addis-Abeba, en octobre 2001, l'éruption du Nyiragongo, dans l'est de la RDC, en janvier 2002, ravage plusieurs villages et la ville de Goma (chef-lieu du Nord-Kivu et de la rébellion prorwandaise), provoquant la mort de plusieurs centaines de Congolais. Fort d'une quasi-légitimité internationale, Joseph Kabila enregistre de nombreux progrès au cours de l'année 2002. Après le retrait officiel de toutes les armées étrangères (rwandaise, ougandaise, angolaise, namibienne et zimbabwéenne) entre l'été et l'automne 2002, le processus de paix et de réconciliation nationale connaît une avancée importante en décembre 2002, avec l'accord de Pretoria sur la transition en RDC. Finalisé en avril 2003 après de difficiles négociations, favorisées par le président sud-africain Thabo Mbeki, cet accord prévoit la mise en place d'un gouvernement d'union nationale et la création d'une nouvelle armée nationale incluant les groupes d'opposition armés. Après la promulgation d'une nouvelle Constitution, Joseph Kabila forme en juillet 2003 un gouvernement de transition avec les représentants du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) d'Azarias Ruberwa et du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Mbemba, ainsi que de l'opposition politique non armée et de la société civile. Pour autant, les affrontements se poursuivent dans l'est du pays, nourris par des rivalités ethniques entre bandes armées. Le départ des troupes ougandaises est suivi de massacres interethniques entre milices Hema et Lendu autour de la ville de Bunia, en Ituri. Ce regain de violence entraîne le déploiement, en juin 2003, d'une force internationale dirigée par la France et mandatée par l'ONU afin de protéger la population civile. Celle-ci est remplacée quelques mois plus tard par un contingent de Casques bleus -- les effectifs de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC) comptent alors près de 17 000 soldats, ce qui fait de la MONUC la plus importante des missions de maintien de la paix menées par l'ONU.

Au même moment  les affrontements continuent dans l'est du pays, la transition démocratique se poursuit en décembre 2005 avec l'adoption par référendum d'une nouvelle Constitution, approuvée par 83,8 p. 100 des suffrages. Elle s'achève en juillet 2006 par la tenue d'élections générales historiques  il s'agit du premier scrutin libre et démocratique depuis l'indépendance. Ces élections, qui concernent plus de 25 millions de Congolais (l'un des plus grands électorats dans le monde), font l'objet de la plus grande attention de la part de la communauté internationale et se déroulent sous haute surveillance. Marquées par une forte participation malgré les difficultés d'organisation et les violences, elles se soldent par la victoire de Joseph Kabila, avec 58,05 p. 100 des suffrages au second tour du scrutin présidentiel, face à Jean-Pierre Bemba, qui conteste ce résultat.

§.6 Éducation et recherche

Du fait de la carence de l'État, le système éducatif au Congo est essentiellement financé par les parents. Le taux de scolarisation est 52 % et le taux général d'analphabétisme (en 2004), très élevé - 33,2 % -, atteint 43,3 % chez les femmes. La scolarisation primaire a diminué à cause de l'isolement des régions, de l'incapacité croissante des parents à payer les frais scolaires, du manque d'entretien des infrastructures, du manque de manuels scolaires et de la baisse de la qualité de l'instruction. Les instituteurs perçoivent un salaire de moins de 20 $ par mois. Le programme national prévoit l'école universelle à l'horizon 2015, mais l'objectif ne paraît malheureusement pas crédible. La recherche scientifique et technologique est menée tantôt sous la direction du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et tantôt sous la direction du ministère de la Recherche scientifique et technologique.

§7.Langue

· Le français est sa langue officielle et quatre langues bantoues (kikongo,lingala , tchiluba ,swahili ) sont deslangues nationales .

§8.Religion

La population congolaise est très majoritairement chrétienne. La composition religieuse de la population d'après une enquête effectuée pour le Ministère du Plan est la suivante:

v Christianisme : 95,6 %

v Catholicisme : 28,3 %

v Protestantisme : 28,7 %

v Armée du salut : 0,3 %

v Kimbanguisme : 4,3 %

v Autres chrétiens : 35,4 %

v Islam : 1,2 %

v Animisme : 0,5 %

v Sans religion, / autre / manquant : 1,3 %

§9.Santé

De manière générale, les indicateurs sociaux ont des niveaux préoccupants : le taux de mortalité infantile est passé de 12,4 % en 1990 à 11,2 % en 2011, le taux de mortalité maternelle de 800 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 2 000 décès pour 100 000 naissances actuellement, l'espérance de vie est 48 ans en 2011 contre une moyenne africaine de 55 ans, l'accès aux services de santé de base est inférieur à 26 pour cent. Le paludisme fait des ravages en RDC.

De plus, des maladies autrefois éradiquées comme, la lèpre et la peste ont resurgi, et la pandémie duVIH SIDA touche plus de 4 pour cent de la population entre 15 et 49 ans. Le chiffre pourrait s'élever à 20-22 pour cent dans les provinces orientales où il y a encore quelques troubles. Selon les dernières estimations, environ 750 000 enfants ont perdu au moins un de leurs parents en raison de la maladie.

Cette situation perdure depuis déjà des décennies.

§10.La culture

La culture congolaise est très diverse car le Congo-Kinshasa est composé d'une centaine de groupes ethniques, en majorité bantous, et s'étend de l'embouchure dufleuve Congo, puis dans la forêt du bassin du Congo jusqu'à la région des grands-lacs et lasavane.

Depuis la fin du XIX eme siècle, les modes de vie traditionnels de la région ont changé à cause du colonialisme, la lutte pour l'indépendance, le règne long de Mobutu, et récemment, la Première et Seconde Guerres du Congo. Malgré cela, les traditions et la culture congolaises ont su garder leur individualité. Plus de 60 % des habitants vivent dans des zones rurales. 30 % de ceux qui vivent en zone urbaine sont culturellement ouvert à, ou influencé par l'Occident.

SECTION4.PRESENTATION DU RWANDA

Le Rwanda, en forme longue la République du Rwanda ou la République rwandaise, en kinyarwanda Repubulika yu Rwanda, autrefois Ruanda en français avant l'indépendance en1962, surnommé le « Pays des mille collines », est un pays d'Afrique centrale.43(*)

§1.Situation géographique

Il partage des frontières avec, au nord, l'Ouganda, à l'est, la Tanzanie, au sud, le Burundi, et à l'ouest, La République Démocratique du Congo. Sa capitale Kigali est située au centre du pays.

Les Rwandais parlent le kinyarwanda, et vivent dans les collines qui constituent la localisation de référence des habitats.

§2.Géographique Physique

Forêt de Nyungwe, au sud-ouest du Rwanda

Ce Pays des mille collines, le Rwanda est bordé au nord par une chaîne de volcans élevés (3500 à 4 500 mètres), à l'est par les marais de l'Akagera, au sud-est par les marais du Bugesera, au sud-ouest par le massif forestier de Nyungwe, écrin de la source du Nil, et à l'ouest par l'immense et magnifique lac Kivu. La capitale, Kigali, est à 1 400 mètres d'altitude et une grande partie du pays est au-dessus de ce niveau. Bien qu'étant situé juste sous l'équateur, du fait de l'altitude, le Rwanda a un climat très agréable et des températures moyennes de 18 à 20 degrés, parfois moins dans certaines régions montagneuses. Le pays ne manque ni de pluies, ni d'eau. Les forêts d'altitude (en diminution) maintiennent des réserves d'eau qui alimentent les rivières dans les périodes plus sèches (juin-août). Il arrive malgré tout qu'il y ait certaines années des périodes de sécheresse.

Les paysages sont très verdoyants, ondoyants, fréquemment couverts de bananeraies et les rivières abondantes. Dans les vallées et jusqu'au sommet des collines, les petites parcelles cultivées à la houe, quadrillent la campagne. Parfois quelques vaches aux grandes cornes sont veillées de loin par un enfant. De grands nuages lambinent dans le ciel bleu. Peu de villages. L'habitat est dispersé dans les collines. Les maisons sont en brique de terre ocre ou en brique cuite pour les plus cossues, toujours dans un jardin clôturé, sauf parfois en bordure de route. Les fenêtres grillagées. Les toits sont en tôle, parfois en tuiles.

Les mille collines du Rwanda (région de Gitarama)

Les grandes routes qui relient Kigali et les grandes villes de province sont en bon état ou en cours de réfection, mais les autres routes, en terre rouge ravinée, sont souvent mauvaises. Quel que soit leur état, elles ne sont jamais désertes, et témoignent, selon les mouvements de la population, de la présence des marchés. Les marchandises achetées ou vendues sont transportées dans des pick-up japonais, sur la tête ou sur des vélos, parfois encore sur de massifs vélos en bois (igicugutu en kinyarwanda) qui semblent n'avoir pas de limite de capacité de charge. De nombreux taxis de « 18 places » transportent les gens sur de plus longues distances. L'atmosphère générale donne une impression particulièrement paisible qui contraste avec l'histoire récente. De temps en temps une pluie torrentielle détrempe ce paysage, puis le soleil réapparaît.

§3. Subdivision administrative

Le Rwanda est divisé en quatre provinces et la ville de Kigali :

Ø Province du sud

Ø Province de l'ouest

Ø Province du nord

Ø Province de l'Est

Ø Ville de Kigali : son statut est particulier, étant dirigée par un maire et est composée de 3 districts.

Ces provinces sont subdivisées en 30 districts et ces derniers en 416 secteurs. V

§4.Economie

L'économie du Rwanda est principalement marquée par sa forte dépendance de l'agriculture (40 % du PIB, 87 % de l'activité nationale), une croissance annuelle de plus de 6 %, un développement des services, une faible industrialisation et une très forte densité démographique (>300 hab. /km²). L'inflation est d'environ 4 %, et, si le PIB par habitant est d'environ 200 € par an, le PIB PPA annuel (pondéré par le pouvoir d'achat) moyen par habitant est de 945 dollars. Son incidence de développement humain était de 0.460 en 2007et la variation de cet indice, par rapport à l'année précédente, est de +0.005.

En octobre 1990 ; les combattants du front patriotique du Rwanda (FPR) envahissent le Rwanda au de part de l'Ouganda .l'armée rwandaise s'avère, dès le départ incapable d'arrêter l'offensive de ces inkotanyi.

Le budget des dépenses militaires jusqu'alors des plus bas au départ tète d'habitat cette situation de guerre entraine la déstabilisation de la production agricole.44(*)

En décembre 2004, un euro valait 740 francs rwandais. Il n'y a plus de change « au noir », le gouvernement a structuré la profession, après avoir emprisonné quelques récalcitrants. Un économiste dans une administration peut toucher 100 000 francs par mois, soit 135 euros. Un maître-assistant à l'université peut toucher environ 175 000 francs par mois, soit 235 euros. Les salaires de l'administration sont effectivement payés. À Kigali, un chauffeur pour une journée demande 5000 francs, soit 6,76 euros. Une course en taxi individuel pour environ 5 km à Kigali revient à 2000 francs, soit 2,70 euros, une coupe homme chez le coiffeur environ 700 francs, une heure d'Internet dans un cyber-centre 500 francs, une brique d'un demi-litre de lait UHT 450 francs, une bouteille de 33 cl d'eau de source 250 francs, une brochette de chèvre-frites environ 600 francs (variable), une heure de parking au centre de Kigali 100 francs.

Le Rwanda dispose de quelques ressources minérales, telles qu'étain, columbo-tantalite (minerai de niobium et tantale, souvent dit coltan), or, tungstène et béryl. Hormis la question de l'eau courante qui manque à beaucoup, l'un des problèmes majeurs du Rwanda est celui de l'énergie. En 2005 moins de 4 % des Rwandais sont branchés au réseau d'électricité, et ce réseau est loin de couvrir les besoins de ses abonnés qui subissent de fréquentes et longues coupures. Les possibilités de développement local de la production d'énergie sont subordonnées à des accords avec les pays voisins, dans une région marquée par une grande instabilité politique qui plombe les projets possibles.

Le secteur du bâtiment se porte bien Kigali est passé en vingt ans de quelques dizaines de milliers d'habitants à près d'un million.

Le gouvernement a une perspective globale qualifiée sous le nom de « Vision 2020 ». Ce projet directeur table sur une croissance de 7 %, un développement du secteur privé, une modernisation de l'agriculture et veut faire du Rwanda un centre régional de services pour l'Afrique des grands lacs .

Le gouvernement rwandais s'est rapproché des initiateurs du projet du NEPAD et partage leur vision.

Depuis 2001, le Rwanda a réformé de manière constante ses lois commerciales et ses institutions. En 2008, le Rwanda a introduit une nouvelle loi sur les sociétés qui simplifie la création des entreprises et renforce les protections des actionnaires minoritaires. Les entrepreneurs peuvent maintenant créer une entreprise en 2 procédures et 3 jours. Les transactions entre parties font l'objet d'exigences d'approbation et de divulgation plus strictes. Les dispositions juridiques régissant la responsabilité des dirigeants d'entreprise dans le cas de transactions préjudiciables entre les parties intéressées ont également été renforcées. Le Rwanda a amélioré ses réglementations pour faciliter l'accès au crédit par l'adoption de deux nouvelles lois. La nouvelle loi relative aux sûretés mobilières facilite les prêts garantis en permettant à une gamme plus large d'actifs d'être utilisés comme garantie bancaire. La loi permet également une entente extrajudiciaire de sûretés mobilières aux créanciers nantis et leur donne une priorité absolue dans le cadre de la faillite. L'adoption de la nouvelle loi sur l'insolvabilité au Rwanda a simplifié les procédures de réorganisation. Les réformes ont également inclus des mesures visant à accélérer le commerce transfrontalier et l'enregistrement des propriétés foncières. Les retards aux frontières ont été réduits grâce à des heures d'ouverture plus longues, et des exigences en matière de documentation plus simples. Les réformes ont retiré les goulots d'étranglement qui existaient au niveau du registre des propriétés et de l'Administration des recettes fiscales, en réduisant le temps exigé pour enregistrer une propriété de 255 jours.

§5. Vie politique

Traditionnellement, la population rwandaise était structurée en une vingtaine de clans composés d'éleveurs, les tutsi, d'agriculteurs, les hutu, et d'artisans, les Twa Le clan était la référence identitaire de chaque Rwandais. Chaque clan avait un chef, le Mwami issu d'un lignage patriarcal, qui était Hutu ou Tutsi. Un des clans, dirigé par un lignage Tutsi, dominait le Rwanda et son Mwami était considéré comme le roi du Rwanda. Les populations parlaient la même langue.

Kinyarwanda se mariaient entre elles, partageaient la même religion et pouvaient passer d'un groupe socioprofessionnel (Hutu ou Tutsi) à l'autre. On ne peut donc pas parler d'ethnies différentes au Rwanda selon la définition académique de l'ethnie. Ce système féodal était basé sur la possession de troupeaux ou de terres. Cette structure était concrétisée par un chef du bétail et un chef des terres. Elle comportait aussi un chef militaire

À leur arrivée, les colonisateurs allemands, puis belges cherchèrent à comprendre cette société mobile et complexe qui ne correspondait pas aux critères européens. Ils classèrent les populations en fonction de leurs activités, de leur physique, etc. Ils furent très impressionnés par la monarchie rwandaise, et considérèrent cette catégorie, les Tutsi, comme une « race » supérieure, assimilant aussi tous les Tutsi à ceux de la cour royale45(*). Selon les colonisateurs, les Tutsi sont plus grands, plus clairs de peau, plus beaux, ce qui les rendrait plus aptes à diriger.

Les colons vont donc s'appuyer sur les Tutsi pour mettre en place leur administration coloniale, ne respectant pas les Mwami des clans dirigés par des Hutu. Il se créa ainsi une différenciation raciale artificielle issue du regard du colonisateur. Cette distinction, au départ socioprofessionnelle et politique entre Hutu et Tutsi, devint raciale et politique dans l'organisation coloniale de la société. L'accès aux avantages, à l'enseignement, aux postes administratifs fut réservé prioritairement aux Tutsi. Peu à peu, les différenciations basées sur de prétendues analyses raciales rationnelles furent intégrées par les populations. Les termes de « Hutu » (roturier) et de « Tutsi » (noblesse) furent alors considérés comme référence identitaire essentielle par les Rwandais, et entraînèrent une différenciation antagonique de la société entre ces deux groupes. Le terme « ethnie » n'ayant pas d'équivalent dans la langue rwandaise, l'administration coloniale utilisa à sa place le terme « ubwoko », qui désigne le clan

Selon l'histoire enseignée durant la colonisation, les Hutu majoritaires étaient des fermiers d'origine bantoue. Les Tutsi étaient un peuple pastoral qui serait arrivé dans la région au xv eme siècle représentants des premiers colons de la région et issus des pygmées.

Ces théories sont désormais fortement remises en cause et l'on tend aujourd'hui à considérer que les colonisateurs belges des années 1920, négligeant les références claniques, ont interprété de façon ethnique la structure socioprofessionnelle de la population, sous l'influence aussi de l'organisation héritée des colonisateurs précédents, les Allemands, et ont ainsi appliqué une politique formellement appuyée par la société des nations qui avait confié à la Belgique la tutelle du Ruanda-Urundi. Ainsi s'installa une légende sans réel fondement née là où s'arrêtait la mémoire orale de la culture rwandaise et sans qu'aucune recherche archéologique ou linguistique soit venue l'étayer.

Les Tutsi, érigés par le colonisateur encastre » dominante, furent de plus en plus dénoncés par la majorité hutu à partir des années cinquante. Dans un texte publié le24 mars 1957, le manifeste des bahutu, neuf intellectuels Hutu cristallisèrent cet antagonisme. Puis, en1959, la revendication d'indépendance des Tutsi incita les Belges à renverser leur alliance au profit des Hutu, ce qui entraîna la chute de la royauté tutsi et la prise du pouvoir par les Hutu au sein d'une république ethnique. Il s'ensuivit une vague d'émeutes et de pogroms qui entraîna en exil des milliers de Tutsi

La première République se met alors en place et Grégoire kayibanda , un Hutu, accède à la présidence de la République en 1961. Le nouveau régime affronte des attaques des exilés tutsi, qui sont le prétexte de violentes répressions sur les Tutsi de l'intérieur, notamment en décembre 1963 où plusieurs milliers de Tutsi sont massacrés.

Pour maintenir l'unité politique Grégoire kayibanda instrumentalise les massacres de masse dont furent victimes les Hutu du Burundi en 1972, il justifie la crainte d'une menace des Tutsi rwandais. Les Tutsi, élèves et professeurs, sont systématiquement expulsés de l'enseignement, quelques-uns massacrés dans les établissements scolaires. Ces événements provoquent une nouvelle vague d'exode des Tutsi. Exploitant ces événements, Juvénal Habyarimana renverse immédiatement Grégoire kayibanda en juillet 1973, puis fonde un parti en 1975lemouvement révolutionnaire pour le développement (MRND). La même année, le président français Giscard d'Estaing signe un Accord particulier d'Assistance Militaire avec le gouvernement rwandais. Entre 1987 et 1994, des livraisons régulières d'équipement militaire vers le Rwanda seront effectuées par la France. En, Habyarimana change la constitution et fait adopter un régime à parti unique, le MRND, dont tous les Rwandais sont membres d'office.

Les exilés tutsi s'organisent en Ouganda et créent le front patriotique du Rwanda (FPR) en1987. Le 1 er octobre, venant de l'Ouganda, le FPR entre en force au nord du Rwanda. La France dès le 4 octobre 1990, le Zaïre et la Belgique interviennent brièvement pour aider à évacuer des occidentaux. Huit à dix mille Tutsi sont emprisonnés en octobre 1990. En désaccord avec cette politique, la Belgique rapatriera alors ses troupes du Rwanda. Le soutien militaire français sera maintenu sous la dénomination opération Noroit jusqu'à la mise en place des troupes de l'ONU (MINUAR commandée par le général dallaire) en décembre 1993. Le ministre de la coopération Robert Galley témoignera que l'armée française a bien été utilisée afin de stopper l'avancée du FPR. Le nombre officiel de militaires français participant à Noroît atteindra 688 personnes. Le 15 octobre 1990, l'ambassadeur de France au Rwanda, Georges Martres, adresse un télégramme au chef d'état-major particulier du président Mitterrand, dans lequel il mentionne le risque d'un génocide contre les Tutsi. Malgré cet avertissement, le gouvernement français va continuer d'aider le régime d'Habyarimana. Divers groupes tutsi sont exécutés par des « extrémistes » hutu. L'armée rwandaise massacre 1000 Bahimas (apparentés aux Tutsi) à Mutara, et environ un millier de Bagogwe (apparentés aux Tutsi) au nord-ouest du Rwanda, dont 348 Tutsi dans la région de Kibilira. Depuis ses bases arrière établies en Ouganda et avec l'appui en matériel détourné de l'armée ougandaise, le FPR établira progressivement une tête de pont au nord du Rwanda où des combats se poursuivront jusqu'en 1994. Ceux-ci sont la cause d'importants déplacements vers la capitale de la population hutu qui fuit les combats et des exactions attribuées au FPR dans la zone toujours plus vaste qu'il occupe dans le nord du pays.,

À la suite du discours de Degaule et de François Mitterrand, Juvénal Habyarimana fait changer la Constitution en 1991 pour revenir au multipartisme. Sous la pression de la communauté internationale, les accords successifs d'Arusha, négociés en Tanzanie avec le FPR et clôturés en août1993, prévoient, après un cessez-le-feu, l'organisation du retour des exilés tutsi et l'intégration politique et militaire des différentes composantes internes et externes de la nation rwandaise. La minuar, mission de paix de l'ONU, sera mise en place en décembre 1993 pour aider à la concrétisation de ces accords. Parallèlement l'entourage de Juvénal Habyarimana et de son épouse Agathe, qui contrôle aussi l'armée et l'économie du pays, créent en 1992 la coalition pour la Défense de la République (CDR), les milices Interahamwe et la radio des milles (RTLM) qui seront les principaux organes du génocide de 1994 et s'auto qualifieront de hutu power .Les médias gouvernementaux rwandais joueront un rôle significatif de propagande anti-Tutsi avant et durant le génocide. Ainsi, la RTLM appelle au meurtre des Tutsi dès 1992. L'ambassadeur belge Johan Swinnen a rapporté à Bruxelles que la RTLM diffuse ces appels à l'extermination des Tutsi. Le journal rwandais kangura , un autre organe des « médias de la haine », publie le 10 décembre 1990 les « Dix commandements du Hutu », texte raciste qui appelle à la haine anti-Tutsi. Au cours de la période 1990-1993, des assassinats politiquesles massacres de certaines populations tutsies par les forces gouvernementales seront considérés par une commission d'enquête internationale conduite en 1993 comme des prémices d'un génocide.

Le soir du6 avril 1994, les présidents rwandais et burundais, le chef d'état-major rwandais et une dizaine d'autres personnalités, meurent, avec l'équipage de trois français, dans un attentat visant l'avion présidentiel rwandais. Dès le lendemain, le premier ministre, Madame, et d'autres Agathe Uwilingiyimana personnalités politiques hutu démocrates, dix militaires belges de la Mission des nations unies (minuar) sont assassinés par la garde présidentielle rwandaise. Simultanément débute le génocide des Tutsi dans plusieurs provinces du pays. La mort du président Habyarimana est donc considérée comme le fait initial du génocide Rwandais. Le gouvernement intermédiaire Rwandais constitué quelques jours plus tard, conduit le génocide à l'intérieur du pays et la guerre contre l'armée du Front Patriotique rwandais FPR en sigle constitué essentiellement par des exilés Tutsi. Des Rwandais sont aussi victimes de cette guerre civile entre les FPR gouvernementales et l'APR. Enfin, des Hutus, exécutés sans jugement comme génocidaires, et parfois leurs familles, sont victimes de représailles de soldats du FPR.

Le gouvernement intérimaire est dirigé par l'ex-premier ministre JEAN KAMBANDA, qui plaida coupable devant le tribunal pénal pour le Rwanda et fut condamné en 1998 à la prison à vie pour crime de génocide, entente en vue de commettre le génocide et crime contre l'humanité. Le « cerveau » du génocide, selon le procureur du TPIR et de nombreux observateurs, serait le colonel Théoneste Bagosora , condamné à la prison à vie en 2008, membre de l'Akazu, « petit-maison » en Kinyarwanda gravitant autour de la famille Habyarimana, désignant ainsi le noyau dur qui, selon de nombreux témoins Rwandais, ont inspiré ce génocide. Au moins 800 000 Tutsi et Hutu démocrates ont été massacrés selon l'ONU, plus d'un million selon les autorités rwandaises et plus encore selon certains auteurs, qui font remarquer que la déclaration d'état-civil à la naissance n'était pas obligatoire au Rwanda.

Ce génocide fut l'un des quatre génocides du XX e siècle reconnus par les institutions internationales.

Polémique sur un « double génocide » Comme les autres génocides (shoah, génocide des arméniens, etc.), le génocide des Tutsi est l'objet d'un négationnisme. Celui-ci conteste d'une part l'existence même du génocide et d'autre part celle de complicités lors des événements. En outre, certains acteurs de ce négationnisme s'appuient sur la théorie du « double génocide », qui tend à mettre en balance les victimes Tutsi du génocide et les victimes Hutu de la guerre et des représailles de l'après génocide.

L'ONU, l'OUA et les parlements rwandais, belge et français, sont sans équivoque dans leurs rapports sur les événements du Rwanda de 1994 : il y a eu au Rwanda un et un seul génocide, celui des Rwandais qui avaient une carte d'identité portant la mention « Tutsi ». Les décisions du Tribunal pénal international ont confirmé le génocide des Tutsi au plan juridique.

Le 4 juillet, le FPR prend la capitale, Kigali.

Le 19 juillet, un gouvernement est constitué sur la base désaccord d'Arusha. Une période de transition politique est décrétée.

Pasteur BIZIMUNGU devient président de la République, mais l'homme fort du Rwanda est le général major PAUL KAGAME, vice-président et ministre de la défense, cofondateur du FPR, ancien exilé tutsi en Ouganda.

Le tribunal pénal international pour le Rwanda est constitué par l'ONU fin 1994. En Belgique, les tribunaux, se fondant sur la loi dite "de compétence universelle", ont également ouvert des dossiers contre des génocidaires.

Pasteur Bizimungu démissionne en 2000. Paul Kagamé est élu président de la République par l'Assemblée nationale.

Le Rwanda doit faire face à un besoin de justice qui engorge les tribunaux et amène à la réhabilitation de la justice traditionnelleGacaca.

En2002, l'ancien président de la République Pasteur Bizimungu, est arrêté et mis en prison, le mouvement Démocratique Républicain est dissous par les députés.

Le Rwanda depuis les élections de 2003 a développé une politique extérieure audacieuse envoie des casques bleus rwandais au Darfour. Un Rwandais occupe des responsabilités au sein de l'Union africaine. En République démocratique du Congo, le problème des FDLR est pris au sérieux par la Communauté internationale. Le ministre de l'économie du Rwanda devient Président de la Banque africaine de Développement en 2005. Le Rwanda fait partie des pays qui bénéficient d'une importante remise de dette en juillet 2005 par le G8. Le Rwanda bénéficie incontestablement d'un courant favorable au sein de la diplomatie internationale qui est sans doute dû à la pugnacité diplomatique convaincante de ses dirigeants.

Les Gachachu entrent dans leur phase opérationnelle en janvier 2005. Petit à petit, des Rwandais se rendent compte qu'ils doivent craindre cette justice populaire réorganisée et six mille d'entre eux s'enfuient au Burundi d'où ils sont renvoyés au Rwanda, en ayant vainement tenté d'apitoyer la communauté internationale et les ONG sur leur sort.

Fin novembre 2006, le juge français anti-terroriste Jean-Louis Bruguière lance des mandats d'arrêt internationaux contre 9 proches du président Kagamé qu'il soupçonne d'être impliqué dans la destruction de l'avion présidentiel en 1994. Ce juge étant chargé du dossier concernant la mort de l'équipage français qui pilotait l'appareil. En riposte, le gouvernement rwandais rompt ses relations diplomatiques avec la France, expulse Dominique Decherf l'ambassadeur de France à Kigali, ainsi que l'ensemble du personnel diplomatique et 25 000 personnes manifestent contre le gouvernement français dans la capitale africaine.

Le 6 avril 2007 l'ancien président de la République Pasteur Bizimungu est gracié par Paul Kagamé et sort de prison.

Le 29 novembre 2009, suite à une rencontre à Kigali entre le secrétaire général de la présidence française, Claude Guéant, et le président de la République rwandaise, Paul Kagamé, les deux pays décident de renouer les relations diplomatiques rompues depuis trois ans. Cet évènement fait suite à une amélioration progressive de la situation, avec une accélération depuis la mi-novembre 2009, lorsque deux juges français s'étaient rendus au Rwanda pour enquêter sur le cas de personnes soupçonnées d'être responsables du génocide réfugiés en France (il s'agit notamment des cas de Wenceslas Munyeshyaka et de Laurent Bucyibaruta, mais aussi du cas de la veuve de l'ancien président, Agathe Habyarimana)

Hasard ou non, ce renouement des relations entre la France et le Rwanda intervient quelques heures seulement après l'accession du Rwanda au sein ducommon wealth, alors que, depuis la tutelle belge, le Rwanda appartenait aux nations francophones

§7.Langues

Le français, ainsi que le kinyarwanda, étaient les langues officielles du Rwanda depuis la présence belge au début duXX emesiècle. Le président JuvénalHabyarimana avait d'abord supprimé l'enseignement du français dans les écoles primaires mais fut rétabli après le génocide des Tutsi par le gouvernement d'union nationale. Néanmoins, les relations tendues entre le nouveau gouvernement et la France depuis le génocide de 1994, le retour de nombreux Tutsi qui ont grandi en Ouganda (anglophone) ainsi que l'alignement du pays avec les États-Unis, amènent le gouvernement à vouloir remplacer le français par l'anglais. Il est devenu langue officielle en 2003 à côté du kinyarwanda et du français qui l'étaient déjà. En 2008, l'anglais est devenu seule langue d'enseignement public en remplacement du français.

§8.Culture

La culture traditionnelle rwandaise est liée à celle des populations d'Afrique des grands lacs.

La croyance traditionnelle en un Dieu unique, Imana, sensible à leur condition, les récits oraux, la langue et les proverbes, les chants, les tambours et la danse tiennent une grande place dans cette culture fortement imprégnée des combats des guerriers et des activités agricoles : l'élevage et l'agriculture, et en moindre partie, la chasse et la pêche.

Enfants rwandais dans le parc national des volcans

Depuis la colonisation, les vêtements occidentaux se sont répandus mais le pagne en coton reste un lien très important pour les femmes entre la tradition et la modernité.

La population est regroupée en clans familiaux et répartie, sur un autre plan, en 3 composantes : les Hutus (84% de la population), les Tutsis (15%) et les Twas (1%). Un recensement de 1996 faisait également état de plusieurs minorités: les Banyenkombo (environ 57 000 individus), les Bagogwe (500 à 1500 personnes) et les Banyambo (environ 400 individus).

La culture traditionnelle rwandaise a été fortement marquée par la colonisation allemande puis belge (1894-1961), les Églises chrétiennes (90 % des Rwandais sont chrétiens) et par le génocide de 1994.

Le christianisme, l'écrit, l'automobile, le football, la radio et la télévision, le cinéma, l'informatique, le téléphone, la référence à la citoyenneté commencent à bouleverser profondément les attitudes.

§9. Religions

Selon les statistiques officielles rwandaises en 2006, 56,5 % de la population était catholique, 37,1 % protestante, 4,6 % musulmane, 1,7 % sans religion et 0,1 % de « religion traditionnelle ». Les 37,1 % de protestants incluent les adeptes de l'églised'adventiste du 7 eme jour et lestémoins de Jéhovah.

SECTION 5 : ORIGINE DE L'ETHNIE TUTSI

Le monde a été marqué par des mutations jusqu'après la guerre froide.

Le déclin russe a entrainé le conflit d'identité qui s'est particulièrement répercuté sur les pays de l'Europe de l'est et de d'Afrique.

A l'instar du conflit yougoslave qui a conduit à des pertes de vie humaines et matérielle en Europe nous voyons exposer le phénomène tutsi appelé banyamulenge en Afrique et plus précisément dans la région des grands lacs.

La communauté internationale emballée dans un tourbillon sans issue, nous plonge dans la confusion au sujet de l'identité de banyamulenge.

Ce qui explique les pseudo-affirmations des dépourvues des bases historiques qu'avancent certains médias (R.F.I et B.B.B) en traitant les refugiés d'origine rwandaise des congolais.

Cette dernière thèse trouvait sa base juridique dans la constitution de la deuxième République reconnaissant les banyamulenge comme étant zaïrois d'origine.

Ce texte stipule que : les habitants qui ont une tribu qui a existé au Congo avant l'accession du pays à l'indépendance son congolais d'origine.

Le mouvement migratoire des peuples nilotiques s'explique par la recherche des zones vitales.

Etant des pasteurs ils se voient contraints de mener une vie nomade pour la survie de leurs troupeaux on les qualifie les « hamites »46(*) .

Ces peuples concentrés au départ, long du fleuve Nil, se distinguaient d'autres peuples africains.

On les trouve aujourd'hui en Ethiopie, en Erythrée en somalie, au Kenya ; Ouganda, Rwanda et Burundi ils étaient soumis au brassage avec d'autres races notamment les hamites et les semi-hamites.

Il est à notre de par leur culture, morphologie vie socio-économique sans négliger leur aspect psychologique et linguistique les tutsi se font passer pour le peuple supérieur vis-à-vis des autochtones

Cet état de chose à engendre le conflit en somalie ce qui les a poussé à traverser les frontières somaliennes.

Le tutsi au Kenya sous le nom de masaï un peuple minoritaire qui présente un faible pourcentage dans la société kenyane.

Les autochtones bakuyu traitaient cette race minoritaire (tutsi) comme les étrangers venus de la somalie.

Ces derniers refusaient leur l'appartenance de loin ou de prêts à la société somalienne.

Et de ce fait ils se défendaient comme étant originaires du Kenya de la tribu de massai

Les massai du Kenya , s'il faut les rappeler ainsi malgré l'oppression de bakuyu sont d'origine des conflits frontaliers entre Kenya et son voisin de l'ouest l'Uganda par les crimes qui se perpétuent le long de leur frontière commune.

Les tutsi se sont installés en Uganda où le lac victoria leur offrait ipso facto un cadre approprié pour la survie de leur troupeaux qui traversaient cette région riche en pâturage pour s'installer le long de la vallée de semliki vers les années 1890 faisant ainsi frontière le Congo-Kinshasa à l'ouest et au sud avec le Rwanda.

Les tutsi s'installa au Rwanda jusqu'à nos jours et en suite du Burundi qui sera une ethnie minoritaire.

Les tutsi se sont installés au Congo-Kinshasa en territoire de :mahagi, irumu,rutshuru,goma et masisi.

§ 1. Territoire de mahagi (Nord -Kivu)

Le territoire eut constitué la porte d'accès des tutsi au Congo Kinshasa.

Cette entrée fut l'avantage facilité par l'hospitalité légendaire des autochtones et par la politique de la porte ouverte qui régnait au temps de l'Etat du Congo-Kinshasa de léopoldien.

Ce qui explique que l'installation des tutsi à magagi fut admise sans condition hormis le paiement ultérieur et symbolique que de tribu à l'autorité coutumière. Et ce la fut une faveur particulière, ces étrangers envisageaient l'occupation des pâturages de la cote ouest du lac Albert propriété du chef.

Apres quelques temps, ces tutsi venus de l'Ouganda refusèrent tout lien avec les banyenkole et créent la tribu de baragere pour justifier leur appartenance au territoire de mahagi .

Cette cohabitation sans contrôle démographique ni limitation de pâturage permit aux envahisseurs tutsi de se déplacer à leur guise suivent les richesses du pâturage.

Pendant que les vaches broutent, les autochtones s'éloignent de leurs champs en laissant la terre fertile aux étrangers, cette passivité aveugle des bantous, la conquête du terrain se réalisera doucement au profit des étrangers nilotiques malgré leur intégration difficile dans la contrée.

§ 2 Territoire de djungu

Le territoire de déjugé se trouve au sud de mahagi devenu bagegere à mahagi, les tutsi réunissent à atteindre djungu par la même stratégie(la recherche des pâturages pour leurs troupeaux).

La négociation d'un pâturage pour les vaches suivie une occupation forcée en niant tout appartenance à l'ethnie bagegere et en s'identifiant à la tribu de bahema.

§3.Le territoire d'irumu (actuellement bunia)

Après djungu, les tutsi des ethnies multiples, s'acheminent tous à la recherche des paturages et se retrouvent au-delà des frontières de djungu et s'installa le long de la rivière semliki pour occuper sa vallée aux inépuisable en pâturage.

Balindu de gety actuel Bunia , cette peuplade caméléon acceptera pour la première fois d'être ethnie hema de djungu.

Comme l'appétit vient en mangeant, ces nilotiques parviendront à monter une petite administration contre la volonté de l'autorité du chef de terre.

Cette rébellion ou violation du contrat débouchera sur un croissement de fer entre hema et lendu.

Les lendu, tribu autochtone de Bunia tuèrent le chef tutsi un certain RUMERA en 1906, le chef tué les tutsi resteront assujettis aux autochtones jusqu'à l'instauration effective de la colonie belge.

L'administration coloniale belge optera pour une organisation territoriale de 1917-1933.

C'est ainsi qu'on attribuera pour la première fois entité administrative (chefferies) auxHema.

Cette situation créa conflit ouvert qui dégagerait en bras de fer jusqu'à nos jours.

Huit ans après l'organisation territoriale, ces trois chefferies seront déclarées non viables par les colonisateurs et pour des raisons humanitaires, l'autorité coloniale décidait d'octroyer aux tutsi une nouvelle terre viable.

Cette attitude belge vis-à-vis de tutsi eu pour mobile, l'existence des belles filles tutsi qui constituaient le marché des débauches pour les blancs en majorités célibataires.

L'administration coloniale fusionnera les trois chefferies en collectivités à la quelles elle va annexer des lendu (lokpa, kotchonda, et matete) baignées dans la vallée de semliki.

§ 4. Territoire de rutshuru

Apres avoir réussi à implanter chez le hutu au Rwanda et le Burundi , ces chercheurs tutsi bénéficieront de la complicité des belges lors de la remise et reprise familiale entre Léopold et ses enfants , pour atteindre rutshuru à partir de jomba localité située au carrefour triangle entre Rwanda ,et le Congo-Kinshasa lors de l'organisation administrative coloniale, les colonisateurs pris la décision de savoir qui fait quoi dans le jardin jadis Léopold II du Rwanda à rutshuru en République Démocratique du Congo ) les colonisateurs se feront accompagner d'un interprète rwandais appelé NDEZI RUGABO qui était à rutshuru.

§ 5. Territoire de Goma et de masisi

Ayant quasi le pouvoir coutumier sur la partie de rutshuru, les hundes se rempliront dans les montagnes des volcans bordant le parc de Virunga (ex Albert)là ils s'installeraient avec attitude xénophobe.

SECTION 6 : LE CONFLIT TRIBALO-ETHNIQUE DANS LES PAYS DES GRANDS LACS.

§1.En Ouganda

Du Kenya en provenance du somali et Ethiopie pour aller s'installer en Ouganda où le lac victoria qui offrait aux tutsi ipso facto un cadre approprié pour la survie de leurs troupeaux.

L'abandon du lac victoria et la déviation du territoireBagandadémontre que les tutsi évitaient de se confondre avec l'agressivité du royaume de Baganda où le roi KABAKA d'abord, puis le fils Mwanga venaient de terroriser les missionnaires catholiques, pères blancs laissant la partie de l'expédition conduite par le père LOURDEL appelé MAPERA par les autochtones(martyre de l'Ouganda 1886).

IL faut aussi noter que l'agressivité des tribus TORO et BAKONJO dérivées de YIRA (Nande) contrariait l'implantation des tutsi en Ouganda et au Nord Ouest.

Signalons que le tutsi se sont installés en Ouganda comme et s'imposé comme étant des benyekole d'origine ougandaise,(l'ethnie de l'actuel président d'Ouganda , YOWERIMUSEVENI) avec comme activitééconomique, l'élevage dans une région des bantous identifiables par leurs comportements sédentarise lié à l'exploitation du sol pour différentes cultures comme celle du café perdu dans la foret équatoriale dont les immigréséleveurs se servaient comme gain de leur cueillette.

Le 9 octobre 1962, à l'indépendance de l'Ouganda, se pose de manière aiguë le problème des structures politiques. La solution retenue, exprimée dans la première Constitution, est de type fédéral - elle associe les quatre anciens royaumes - mais le bouganda maintient sa prépondérance jusque dans le nom du nouvel Etat, l'Ouganda, pays des bagandas. Le kabaka mutesa II en devient le président à vie. Milton Obote, fondateur en 1960 du Congrès du peuple ougandais (Uganda people's progress ou UPC), devient Premier ministre. L'UPC, à l'image de son dirigeant, est le parti des populations nilotiques du Nord, opposées à la domination économique et politique du Bouganda et, donc, favorable à la centralisation. Dès lors, les tensions entre le Nord nilotique et le Sud bantou s'exacerbent. En mai1966 : Milton Obote, afin d'imposer la centralisation, envoie l'armée au Bouganda et dépose le roi Kabaka Mutesa II avec l'appui de son chef d'état-majorité Idi Amin Dada. Ce dernier appartient à une ethnie musulmane minoritaire du nord-ouest. Obote fait promulguer, l'année suivante, une nouvelle constitution abolissant les royaumes, et instituant un régime présidentiel à parti unique. La résistance des Baganda, que la politique de nationalisation du commerce entreprise par Obote menace directement dans leurs intérêts, la dégradation économique et les accusations de corruption se conjuguent pour déstabiliser Obote.

Le 25 janvier 1971 Idi Amin Dada prend le pouvoir par un coup d'État. Au départ soutenu par les pays occidentaux qui craignaient une orientation trop socialiste du régime précédent, Amin Dada va être lâché par ces derniers au fur et à mesure que son régime devient tyrannique et sanguinaire. En huit ans de pouvoir, le régime va être accusé de la mort ou de la disparition de près de 300 000 Ougandais. Privé de l'aide occidentale, après l'expulsion du pays des 50 000 Indo-pakistanais (qui détenaient le commerce et beaucoup d'entreprises) et l'oppression de l'intelligentsia, l'économie s'effondre. En1978, avec la chute du cours du café, principale exportation du pays, l'Ouganda frôle la faillite et le gouvernement ougandais est aidé financièrement par les États arabes amis d'Idi Amin Dada. En1979, après des mutineries de l'armée, Idi Amin Dada, aux abois, déclenche la Guerre Ouganda-Tanzanienne . La Tanzanie contre-attaque et avec l'aide du mouvement de résistance ougandais, le renverse en avril 1979. L'ex-dictateur s'exile alors en Libye puis en Arabie Saoudite où il meurt en2003.

§2. Au Burundi

Des traces d'occupation humaine vieilles de 10 000 ans ont été mises au jour au bord du lac Tanganyika. Il semble que les Pygmées (peut-être les ancêtres des Twa) occupaient déjà le pays à l'arrivée des agriculteurs (peut-être des Bantous) au premier millénaire, auquel correspondent les premiers vestiges de métallurgie du fer.

Les pasteurs tutsi s'installent dans la région au XVe siècle en imposant un système féodal dans lequel ils dominent politiquement les Hutu, comme au Rwanda voisin. Ils instaurent ainsi un système de castes et de clientèle fondé sur la possession du bétail. Cette société féodale est dirigée par un roi, le mwami, mais les structures politiques et sociales ne sont pas aussi rigides qu'au Rwanda. Le mwami ne dispose pas d'un pouvoir absolu et les divers clans royaux, les ganwa, intriguent pour le contrôle du pouvoir. Les mariages entre Hutu et Tutsi sont également plus courants au Burundi, où les Hutu jouissent, en outre, d'une plus grande autonomie économique. Par son ouverture sur le lac Tanganyika et la proximité de la grande route d'Afrique centrale vers Zanzibar, le Burundi est plus ouvert aux idées nouvelles que son frère jumeau du nord47(*).

Le colonisateur belge met en place, dès 1925, un régime d'indirect rule favorisant l'aristocratie tutsi (voir colonisation). Il institutionnalise également le clivage entre les deux communautés, l'origine ethnique devenant l'un des critères d'identification administrative des personnes.

Le 1er juillet 1962, le Burundi accède à l'indépendance et devient une monarchie constitutionnelle, membre des Nations unies. Cette indépendance se réalise sous des auspices défavorables. En octobre 1961, l'assassinat du prince héritier Rwagasore, qui prônait une participation de toutes les communautés au pouvoir, suivi de celui du Premier ministre (hutu) Pierre N'Gendandunwe, marque le début de l'instabilité politique, durant laquelle se succèdent coups d'État des militaires tutsi et insurrections hutu suivies de massacres massifs des insurgés (en 1965, 1972, 1988 et 1992). La révolution antiféodale au Rwanda voisin pousse en effet les Hutu à revendiquer le partage du pouvoir.

En juillet 1966, le mwami Mwambutsa IV est déposé par les militaires qui le remplacent par son fils, le moderniste Ntare V. Quatre mois plus tard, le capitaine Michel Micombero prend le pouvoir, proclame la république, puis est nommé président. Il tente notamment de diminuer l'influence de l'Église. En novembre 1976, Micombero est évincé par un coup d'État, qui mène au pouvoir le général Jean-Baptiste Bagaza. La paix entre les Tutsi, au pouvoir, et la majorité hutu demeure précaire, tandis que la nouvelle Constitution de 1981 consacre le parti unique. Élu au cours d'un scrutin dont il est le seul candidat, en 1984, Bagaza est déposé par un nouveau coup d'État en septembre 1987 et remplacé par le major Pierre Buyoya, chef d'un comité militaire de salut national. Le nouveau dirigeant affirme sa volonté d'établir un système plus égalitaire entre les communautés, manifestée par la libération des prisonniers politiques et par le retour à la liberté de culte. Cependant, en août 1988, de nouveaux massacres des Hutu ensanglantent le pays.

Une nouvelle Constitution instaurant le multipartisme est ratifiée par un référendum en mars 1992. En juin 1993, le président Buyoya favorise la tenue d'élections démocratiques, qui portent au pouvoir Melchior N'Dadaye, un Hutu, membre du Frodebu, élu avec 64 p. 100 des voix. L'assassinat de N'Dadaye, un mois plus tard, par des militaires tutsi, déclenche une nouvelle vague de violence, qui fait 50 000 morts et chasse 70 000 Hutu vers la Tanzanie et le Rwanda voisins. Cyprien Ntaryamira, un autre Hutu, succède à N'Dadaye et tente de mettre un terme à la répression menée par l'armée dominée par les Tutsi. Mais il est tué à son tour, en même temps que le président du Rwanda, Juvénal Habyarimana, leur avion ayant été atteint par un missile en atterrissant à l'aéroport de Kigali (Rwanda) le 6 avril 1994. Sylvestre Ntibantunganya, ancien président de l'Assemblée nationale, assume les fonctions de président, mais ne dispose pas de véritables pouvoirs, tandis que des massacres massifs visant Tutsi et Hutu modérés ensanglantent le Rwanda voisin et menacent de gagner le Burundi. Dès lors, la guerre civile larvée, qui n'a en fait jamais cessé depuis l'indépendance, s'accentue. En mars 1996, le rapporteur spécial des Nations unies, chargé d'enquêter sur la situation au Burundi, estime à 15 000 morts, en 1995, le nombre des victimes d'un « génocide au compte-gouttes », touchant plus particulièrement les élites hutu (instituteurs, infirmiers, etc.). L'organisation Amnesty International dénonce, de son côté, les conditions dans lesquelles vivent les 70 000 réfugiés hutu rwandais dans les camps du Burundi. Selon elle, 1 500 réfugiés sont tués chaque mois par les forces de sécurité burundaises ou par les milices tutsi.

En juillet 1996, l'ancien président Pierre Buyoya prend le pouvoir et chasse le président hutu Ntibantunganya. Les pays voisins, suivis par la communauté internationale, décrètent un embargo, tandis que la rébellion hutu gagne plusieurs régions du pays. Cet embargo, qui touche surtout les plus pauvres et enrichit ceux qui l'étaient déjà, est levé en janvier 1999. Entre-temps, le pouvoir développe une politique de « villagisation » en regroupant les populations hutu en hameaux, mais sans autre effet que d'accentuer le mécontentement populaire.

§3. En république Démocratique du Congo

De l'Ouganda les tutsi se sont installés au Congo-Kinshasa en territoire de mahagi,djungu, irumu, rutshuru,goma et massisi au Nord-Kivu en 1890.

C'est l'hospitalité légendaire des autochtones et par la politique de la porte ouverte qui régnait du temps de l'Etat indépendant du Congo Léopoldien.

C'est ce qui explique l'admission des tutsi sans condition au Congo Kinshasa hormis le paiement ultérieur et symbolique à l'autorité coutumière.

Ces derniers envisageaient l'occupation des pâturages de la cote ouest du lac Albert propriété du chef.

Cette cohabitation sans contrôle démographique ni limitation des pâturages aux envahisseurs tutsis de se déplacer à leur guise suivant la richesse des pâturages.

Pendant que les vaches broutent, les autochtones s'éloignent leurs champs en laissant la terre fertile aux étrangers. Cette passivité aveugle des bantous, la conquête du terrain se réalisera doucement au profit des étrangers nilotiques malgré leur intégration difficile dans cette contrée.

Les peuples éleveurs vont se retrouver irumu bunia actuel ce peuple caméléon pour devenir ethnie hema de djungu , et parviendront à monter une administration contre la volonté de l'autorité du chef de terre.

La situation de conflit va entre le Lendu originaire et Hema envahisseur que le lendu vont arriver à tuer le chef Hema un certain RUMERA en 1906.

Le chef tué, les tutsis resteront assujettis aux autochtones jusqu'à l'installation effective de la colonie Belge.

L'administration belge opta une organisation territoriale de 1917-1933. C'est ainsi qu'on attribuera pour la première fois trois entités administratives (chefferies) aux hema. Cette situation créa un conflit ouvert entre le hema et le Lendu jusqu'à nos jours.

Au Sud-Kivusituation belge aux problèmes d'extrémiste au Nord- Kivu fut mal accueillie par la communauté rwandaise. Face à cette situation, les tutsis tentèrent sans succès de pénétrer dans les territoires de kalehe, kabare et de walungu.

Et la fuite de certains tutsi au Rwanda vers les 1957 qui déclaraient l'indépendance du vers les pays voisins cas de la RDC, c'est ainsi que les une question se posera fut celle de trouver une région qui répondrait d'une manière satisfaite à leur besoin humanitaire. A cela , le HCR et le gouvernement congolais décideront de placer les refugiés tutsi dans le territoire d'uvira précisément sur la colline de mulenge(chaines des montagnes de MITUMBA) située à plus de 100 km de la frontière de leur pays d'origine, qui constituent aujourd'hui un virus destructeur de la nation congolaise. On notera l'existence d'une localité BIJOMBO soumise à l'autorité d'un chef Tutsi, cette erreur était due à la confusion générale, de l'ignorance de l'autorité administrative de l'époque qui permettra à Mr GISARO commissaire du peuple du Sud-Kivu de mettre à profit ses amitiés privilégiées avec MAFERA NGAZENG, commissaire d'Etat à l'administration du territoire, qui décrochera la création d'un groupement pas comme souhaitait, malheureusement s'appellera BIJOMBO

§4.Au Rwanda

Traditionnellement, la population rwandaise était structurée en une vingtaine de clans composés d'éleveurs, les tutsi, d'agriculteurs, les hutu, et d'artisans, les Twa Le clan était la référence identitaire de chaque Rwandais. Chaque clan avait un chef, le Mwami issu d'un lignage patriarcal, qui était Hutu ou Tutsi. Un des clans, dirigé par un lignage Tutsi, dominait le Rwanda et son Mwami était considéré comme le roi du Rwanda. Les populations parlaient la même langue.

kinyarwanda, se mariaient entre elles, partageaient la même religion et pouvaient passer d'un groupe socioprofessionnel (Hutu ou Tutsi) à l'autre. On ne peut donc pas parler d'ethnies différentes au Rwanda selon la définition académique de l'ethnie. Ce système féodal était basé sur la possession de troupeaux ou de terres. Cette structure était concrétisée par un chef du bétail et un chef des terres. Elle comportait aussi un chef militaire

À leur arrivée, les colonisateurs allemands, puis belges cherchèrent à comprendre cette société mobile et complexe qui ne correspondait pas aux critères européens. Ils classèrent les populations en fonction de leurs activités, de leur physique, etc. Ils furent très impressionnés par la monarchie rwandaise, et considérèrent cette catégorie, les Tutsi, comme une « race » supérieure, assimilant aussi tous les Tutsi à ceux de la cour royale48(*). Selon les colonisateurs, les Tutsi sont plus grands, plus clairs de peau, plus beaux, ce qui les rendrait plus aptes à diriger.

Les colons vont donc s'appuyer sur les Tutsi pour mettre en place leur administration coloniale, ne respectant pas les Mwami des clans dirigés par des Hutu. Il se créa ainsi une différenciation raciale artificielle issue du regard du colonisateur. Cette distinction, au départ socioprofessionnelle et politique entre Hutu et Tutsi, devint raciale et politique dans l'organisation coloniale de la société. L'accès aux avantages, à l'enseignement, aux postes administratifs fut réservé prioritairement aux Tutsi. Peu à peu, les différenciations basées sur de prétendues analyses raciales rationnelles furent intégrées par les populations. Les termes de « Hutu » (roturier) et de « Tutsi » (noblesse) furent alors considérés comme référence identitaire essentielle par les Rwandais, et entraînèrent une différenciation antagonique de la société entre ces deux groupes. Le terme « ethnie » n'ayant pas d'équivalent dans la langue rwandaise, l'administration coloniale utilisa à sa place le terme « ubwoko », qui désigne le clan

Selon l'histoire enseignée durant la colonisation, les Hutu majoritaires étaient des fermiers d'origine bantoue. Les Tutsi étaient un peuple pastoral qui serait arrivé dans la région au xv eme siècle représentants des premiers colons de la région et issus des pygmées.

Ces théories sont désormais fortement remises en cause et l'on tend aujourd'hui à considérer que les colonisateurs belges des années 1920, négligeant les références claniques, ont interprété de façon ethnique la structure socioprofessionnelle de la population, sous l'influence aussi de l'organisation héritée des colonisateurs précédents, les Allemands, et ont ainsi appliqué une politique formellement appuyée par la société des nations qui avait confié à la Belgique la tutelle du Ruanda-Urundi. Ainsi s'installa une légende sans réel fondement née là où s'arrêtait la mémoire orale de la culture rwandaise et sans qu'aucune recherche archéologique ou linguistique soit venue l'étayer.

Les Tutsi, érigés par le colonisateur encastre » dominante, furent de plus en plus dénoncés par la majorité hutu à partir des années cinquante. Dans un texte publié le24 mars 1957, le manifeste des bahutu , neuf intellectuels Hutu cristallisèrent cet antagonisme. Puis, en1959, la revendication d'indépendance des Tutsi incita les Belges à renverser leur alliance au profit des Hutu, ce qui entraîna la chute de la royauté tutsi et la prise du pouvoir par les Hutu au sein d'une république ethnique. Il s'ensuivit une vague d'émeutes et de pogroms qui entraîna en exil des milliers de Tutsi

La première République se met alors en place et Grégoire kayibanda , un Hutu, accède à la présidence de la République en 1961. Le nouveau régime affronte des attaques des exilés tutsi, qui sont le prétexte de violentes répressions sur les Tutsi de l'intérieur, notamment en décembre 1963 où plusieurs milliers de Tutsi sont massacrés.

Pour maintenir l'unité politique Grégoire kayibanda instrumentalise les massacres de masse dont furent victimes les Hutu du Burundi en 1972, il justifie la crainte d'une menace des Tutsi rwandais. Les Tutsi, élèves et professeurs, sont systématiquement expulsés de l'enseignement, quelques-uns massacrés dans les établissements scolaires. Ces événements provoquent une nouvelle vague d'exode des Tutsi. Exploitant ces événements, Juvénal Habyarimana renverse immédiatement Grégoire kayibanda en juillet 1973, puis fonde un parti en 1975lemouvement révolutionnaire pour le développement (MRND). La même année, le président français Giscard d'Estaing signe un Accord particulier d'Assistance Militaire avec le gouvernement rwandais. Entre 1987 et 1994, des livraisons régulières d'équipement militaire vers le Rwanda seront effectuées par la France. En, Habyarimana change la constitution et fait adopter un régime à parti unique, le MRND, dont tous les Rwandais sont membres d'office.

Les exilés tutsi s'organisent en Ouganda et créent le front patriotique du Rwanda (FPR) en1987. Le 1 er octobre venant de l'Ouganda, le FPR entre en force au nord du Rwanda. La France dès le 4 octobre 1990, le Zaïre et la Belgique interviennent brièvement pour aider à évacuer des occidentaux. Huit à dix mille Tutsi sont emprisonnés en octobre 1990. En désaccord avec cette politique, la Belgique rapatriera alors ses troupes du Rwanda. Le soutien militaire français sera maintenu sous la dénomination opération Noroit jusqu'à la mise en place des troupes de l'ONU (MINUAR commandée par le général dallaire) en décembre 1993. Le ministre de la coopération Robert galley témoignera que l'armée française a bien été utilisée afin de stopper l'avancée du FPR. Le nombre officiel de militaires français participant à Noroît atteindra 688 personnes. Le 15 octobre 1990, l'ambassadeur de France au Rwanda, Georges Martres, adresse un télégramme au chef d'état-major particulier du président Mitterrand, dans lequel il mentionne le risque d'un génocide contre les Tutsi. Malgré cet avertissement, le gouvernement français va continuer d'aider le régime d'Habyarimana. Divers groupes tutsi sont exécutés par des « extrémistes » hutu. L'armée rwandaise massacre 1000 Bahimas (apparentés aux Tutsi) à Mutara, et environ un milliers de Bagogwe (apparentés aux Tutsi) au nord-ouest du Rwanda, dont 348 Tutsi dans la région de Kibilira. Depuis ses bases arrières établies en Ouganda et avec l'appui en matériel détourné de l'armée ougandaise, le FPR établira progressivement une tête de pont au nord du Rwanda où des combats se poursuivront jusqu'en 1994. Ceux-ci sont la cause d'importants déplacements vers la capitale de la population hutu qui fuit les combats et des exactions attribuées au FPR dans la zone toujours plus vaste qu'il occupe dans le nord du pays.,

Sous la pression de la communauté internationale, les accords successifs d'Arusha, négociés en Tanzanie avec le FPR et clôturés en août1993, prévoient, après un cessez-le-feu, l'organisation du retour des exilés tutsi et l'intégration politique et militaire des différentes composantes internes et externes de la nation rwandaise. La minuar, mission de paix de l'ONU, sera mise en place en décembre 1993 pour aider à la concrétisation de ces accords. Parallèlement l'entourage de Juvénal Habyarimana et de son épouse Agathe, qui contrôle aussi l'armée et l'économie du pays, créent en 1992 la coalition pour la Défense de la République (CDR), les milices Interahamwe et la radio des milles (RTLM) qui seront les principaux organes du génocide de 1994 et s'auto qualifieront de hutu power .Les médias gouvernementaux rwandais joueront un rôle significatif de propagande anti-Tutsi avant et durant le génocide. Ainsi, la RTLM appelle au meurtre des Tutsi dès 1992. L'ambassadeur belge Johan Swinnen a rapporté à Bruxelles que la RTLM diffuse ces appels à l'extermination des Tutsi. Le journal rwandais kangura , un autre organe des « médias de la haine », publie le 10 décembre 1990 les « Dix commandements du Hutu », texte raciste qui appelle à la haine anti-Tutsi. Au cours de la période 1990-1993, des assassinats politiquesles massacres de certaine population tutsi par les forces gouvernementales seront considérés par une commission d'enquête internationale conduite en 1993 comme des prémices d'un génocide.

Le soir du6 avril 1994, les présidents rwandais et burundais, le chef d'état-major rwandais et une dizaine d'autres personnalités, meurent, avec l'équipage de trois français, dans un attentat visant l'avion présidentiel rwandais. Dès le lendemain, le premier ministre, Madame, et d'autres Agathe Uwilingiyimana personnalités politiques hutu démocrates, dix militaires belges de la Mission des nations unies (minuar) sont assassinés par la garde présidentielle rwandaise. Simultanément débute le génocide des Tutsi dans plusieurs provinces du pays. La mort du président Habyarimana est donc considérée comme le fait initial du génocide Rwandais. Le gouvernement intermédiaire Rwandais constitué quelques jours plus tard, conduit le génocide à l'intérieur du pays et la guerre contre l'armée du Front Patriotique rwandais FPR en sigle constitué essentiellement par des exilés Tutsi. Des Rwandais sont aussi victimes de cette guerre civile entre les FPR gouvernementales et l'APR. Enfin, des Hutus, exécutés sans jugement comme génocidaires, et parfois leurs familles, sont victimes de représailles de soldats du FPR.

Le gouvernement intérimaire est dirigé par l'ex-premier ministre JEAN KAMBANDA, qui plaida coupable devant le tribunal pénal pour le Rwanda et fut condamné en 1998 à la prison à vie pour crime de génocide, entente en vue de commettre le génocide et crime contre l'humanité. Le « cerveau » du génocide, selon le procureur du TPIR et de nombreux observateurs, serait le colonel Théoneste Bagosora , condamné à la prison à vie en 2008, membre de l'Akazu, « petit-maison » en Kinyarwanda gravitant autour de la famille Habyarimana, désignant ainsi le noyau dur qui, selon de nombreux témoins Rwandais, ont inspiré ce génocide. Au moins 800 000 Tutsi et Hutu démocrates ont été massacrés selon l'ONU, plus d'un million selon les autorités rwandaises et plus encore selon certains auteurs, qui font remarquer que la déclaration d'état-civil à la naissance n'était pas obligatoire au Rwanda.

Ce génocide fut l'un des quatre génocides du XX e siècle reconnus par les institutions internationales.

Polémique sur un « double génocide » Comme les autres génocides (shoah, génocide des arméniens, etc.), le génocide des Tutsi est l'objet d'un négationnisme. Celui-ci conteste d'une part l'existence même du génocide et d'autre part celle de complicités lors des événements. En outre, certains acteurs de ce négationnisme s'appuient sur la théorie du « double génocide », qui tend à mettre en balance les victimes Tutsi du génocide et les victimes Hutu de la guerre et des représailles de l'après génocide.

L'ONU, l'OUA et les parlements rwandais, belge et français, sont sans équivoque dans leurs rapports sur les événements du Rwanda de 1994 : il y a eu au Rwanda un et un seul génocide, celui des Rwandais qui avaient une carte d'identité portant la mention « Tutsi ». Les décisions du Tribunal pénal international ont confirmé le génocide des Tutsi au plan juridique.

Le 4 juillet, le FPR prend la capitale, Kigali.

Le 19 juillet, un gouvernement est constitué sur la base désaccord d'Arusha. Une période de transition politique est décrétée.

Pasteur BIZIMUNGU devient président de la République. Mais l'homme fort du Rwanda est le général major PAUL KAGAME, vice-président et ministre de la défense, cofondateur du FPR, ancien exilé tutsi en Ouganda.

CONCLUSION PARTIELLE

Dans ce deuxième chapitre nous avons présenté tous les pays des grands (Burundi, Ouganda, république démocratique du Congo, et le Rwanda).

Dans ce chapitre nous avons développé l'histoire de chaque pays avant et après son accession de la souveraineté nationale et internationale, et les potentialités dont il dispose.

A la fin nous étions d'accord que la République Démocratique du Congo est l'Etat le plus grandde la région des grands lacs et qui a beaucoup d'habitats et de potentialités énormes, l'origine de l'ethnie tutsi qui à base aujourd'hui de l'intolérance dans la région des grands lacs.

Nous avons présenté comment le conflit se manifeste dans les pays des grands lacs.

CHAP III. LES PAYS DES GRANDS LACS ET LE SOUS DEVELOPPEMENT DANSLA PROVINCE DU SUD -KIVU.

Section 1 : PRESENTATION DE LA PROVINCE DU SUD -KIVU

Appelée Costermansville à l'époque de la colonisation belge, Bukavu succéda à Rutshuru comme capitale provinciale dans les années 1920 et fut, jusqu'à l'indépendance, un centre de résidence pour les Européens.

Le Sud-Kivu est une province de la République démocratique du Congo. Sa capitale est Bukavu.

§1.situation géographique

Elle est voisine avec la province du Nord-Kivu au nord, le Maniema à l'ouest, et le Katanga au sud. À l'est, elle voisine le Rwanda, le Burundi, et la Tanzanie. À la vue légale, cette province compte trois villes: Baraka, Bukavu et Uvira. À savoir, Bukavu est la capitale de la province.

§2 .Geographie physique

La province du Sud-Kivu a une superficie de 64,851 km2. Elle couvre 3 fois la Belgique, son ancienne métropole, 3 fois le Rwanda, 3 fois plus 26 km2 le Burundi. Son relief comprend des montagnes, les chaînes des Mitumba, dont la montagne la plus importante est le sommet de Kahuzi-Biega, 3340 m d'attitude, semblable au mont Blanc en Suisse.

Dans le territoire de Shabunda et Mwenga commence la Cuvette centrale. A l'est on observe une vaste plaine, la Plaine de Ruzizi dans le territoire de Walungu et Uvira, et les hauts-plateaux prospères en élevage (plateaux dits d'Itombwe). Son climat est de neuf mois de pluie, trois mois de saison sèche : il s'agit d'un climat tropical humide. La végétation est de forêt d'altitude, savane herbeuse, bambous boisés et de forêts denses.

§3.Hydrographie

Le Sud-Kivu compte deux lacs poissonneux et de grandes rivières d'importance capitale telles Elila et Ulindi . Certains experts en hydrologie pensent que, si les premières guerres du Congo visaient des ressources minières, la suivante sera pour l'eau.

Voici les rivières par territoire.

1. Territoire de Kabare : Chidodobo, Murhundu, Chifula, Langa, Lwiro, Nyabarongo , Bidagara, Mushuva, Mpungwe.

2. Territoire de Mwenga : Elila, Ulindi, Zalya, Lubyala, Kyoka, Kikuzi, Kiliza, Zokwe, Lulumunyu, Bilaile, Bilinga, Itombwe, Rulimbohe, Chidubo, Kadubo, Lwa Lungwe, Mwana, Mukunguzi, Zombe, Kailamata, Munyendje.

3. Territoire de Fizi : Kama, Magembe, Mutambala, Nemba, Kimbi, wemba, Sandja, Swema, Makobola, Lweba, Elila, Kamombo, Lwiko, Lwama.

4. Territoire d'Uvira : Luvinvi(constituant la limite nord avec Walungu), Luvubu,Shange( à Sange), Runingu, Katobo, Kiliba, Kahwiji, Kavimvira, Rivière Mulongwe , Kalimabenge , Lushiji, Bijombo, Kanananga. Mushojo.

5. Territoire de Walungu  : Kadubo, Murhundu, Nyabarongo .

6. Territoire de Shabunda : Zilindi, Elila, Nzovu, Nyakilego, Lwino, Nyalungu.

Les deux lacs du Sud Kivu sont le Lac Kivu, partagé avec le Rwanda , et le Lac Tanganyika , partagé avec le Burundi et la Tanzanie .

Pendant le période précoloniale, la province du Sud-Kivu était subdivisée en quelques royaumes dont les principaux furent le royaume du Bushi et celui du Buhavu. Le royaume du Bushi comprenait les territoires de Kabare nord, Walungu et une partie de Mwenga . Le royaume du Buhavu s'étendait

§4.Subdivision

La province du Sud-Kivu est découpée en huit (8) territoires :

v Fizi (superficie : 15,788 km2, 487.935 habitants),

v Idjwi (superficie : 281 km2, 162.196 habitants)

v Kabare (superficie : 1,960 km2, 461.511 habitants)

v Kalehe (superficie : 5,126 km2, 462.465 habitants)

v Mwenga (superficie : 11,172 km2, 346.846 habitants)

v Shabunda (superficie : 25,116 km2, 653.907 habitants)

v Uvira (superficie : 3,148 km2, 396.585 habitants)

v Walungu (superficie : 1 800 km2, 368.857 habitants),

Plus la ville de Bukavu qui compte 533.757 habitants. Soit une superficie totale de 64,851 km2 pour une population de 3.874.059 individus(Rapport de la division provinciale de l'intérieure 2007).

Onze ethnies sont réparties inégalement dans les entités : Babembe, Babuyu, Babwari, Bafuliru, Bahavu, Balega, Banyindu, Bashi, Batembo, Bavira et Bazoba .

§5.Économie

La province du Sud-Kivu regorge d'énergies exploitées, non exploitées et en études : les énergies hydraulique, solaire, mécanique, chimique et thermique. La ville est un centre commercial pour les produits agricoles de la région (café, agrumes et légumes) et un petit centre industriel (industrie pharmaceutique, fabrication d'insecticides, brasseries, produits alimentaires, imprimerie). Non loin de là se trouvent des mines d'étain. Bukavu est une étape touristique vers la région des lacs et des parcs nationaux, notamment celui des Virunga (volcans et gorilles).

§6.Énergie Hydraulique

Aide à produire l'électricité dans les centrales, micro-centrales, mini centrales et pico-centrales.

a) Centrales électriques

La province compte quatre centrales électriques ; Ruzizi I & II, centrale de Kyimbi (Bendera) et Mungombe. Il y a la micro centrale abandonnée de Magembe à Fizi.

b) Microcentrales

En activité sont :

v Territoire d'Uvira : Lemera, Kiringye

v Territoire de Walungu : Gombo, Kaziba ; Chibimbi

v Territoire de Mwenga : Iwiwi

v Territoire de Shabunda : Lulingu

v Territoire de Kabare : Mugeri, Fomulac

v Territoire de Kabare : Murhesa, Mulumemunene, Nyamunyunye

v Territoire de Mwenga : Mwenga

v Territoire d'Uvira : Luberizi

v Territoire de Mwenga : Lumelekelwa

v Territoire de Fizi : Nundu (démontée et emportée pendant la guerre) et Malikya dans la ville de Baraka.

v Territoire de Shabunda : Kashungu (démontée) et Belanzovu (démontée) par les agresseurs rwandais

v Territoire de Walungu : Luvinvi, Shasha .

§7. Gaz Methane

Il existe dans les eaux profondes du Lac Kivu un gisement de gaz méthane. Le gaz méthane dissous dans le Lac Kivu est d'environ 45 milliards de Nm3. Le méthane du lac Kivu provient de la décomposition bactérienne et s'est formé à partir de l'hydrogène inorganique et des processus catalytiques. Contrairement à une idée répandue, un accident similaire à celui du lac Nyos n'a aucune raison de se produire dans le lac Kivu qui n'a aucune structure éruptive dans son fond, l'éruption de Nyamulagira et de Nyiragongo n'ayant pas d'impact significatif. Sous réserve de respect rigoureux de certaines précautions, on peut extraire en toute sécurité 1 milliard de Nm3 de méthane. Le lac possède un degré élevé de stabilité dû à des processus dynamiques internes associés à la stratification.

Afin d'optimiser l'exploitation du lac, les stations d'exploitation doivent faire l'objet d'un suivi systématique et scientifique d'une équipe pluridisciplinaire incluant des scientifiques, des ingénieurs et des économistes. Des données de mesures prises doivent être modélisées spécialement pour le lac.

La réduction de la contamination de la bio zone du lac permettrait à long terme une émergence d'une abondante vie animale, source de nourriture comme l'est le lac Tanganyika.

§8. La Tourbe

La tourbe est un sol combustible qui produit d'énergie, feu, et est capable, par une cuisine améliorée, de produire et réaliser la cuisson de la nourriture en petite quantité (briquette).

On l'exploite artisanalement dans le Sud-Kivu à Kakonda (territoire de Kabare), à Nyangezi, Chiherano et Kachandja (territoire de Walungu) ; une petite brique comprimée peut remplacer une grande quantité de bois et de braises pour le chauffage, la cuisson, etc.

§9. Pétrole

Il existe d'importants gisements de pétrole dans les roches situées à l'ouest du lac Kivu et d'autres au fond de ce lac. D'autres encore dans la plaine de la Ruzizi et dans le lac Tanganyika. En étude, au Katanga à l'embouchure de la rivière Mutambala dans la ville de Baraka commune Katanga et à Karamba à l'embouchure de la rivière Nemba situé à 25 km de la ville de Baraka en territoire de Fizi on y a déjà ramassé de bitume, déchet des hydrocarbures dont le test a dénoté 80 % de carbone.

Il existe les scories et les chaux à Ubwari. Ubwari est à 4 km de la ville de Baraka.

§ 10.Énergie Eolienne

L'énergie éolienne du vent Elysée qui souffle du sud et qui entre dans le lac Tanganyika à partir de la Zambie, remonte par la rivière Ruzizi au lac Kivu, pour se concentrer dans le parc de Kahuzi Byega et Nyangezi. À partir de ces deux sites, le vent Elysée peut être facilement transformé en électricité pour le Kivu.

§11.Tourisme

1. TERRITOIRE D'UVIRA : Lac Tanganyika, Port de Kivovo, Port de Kalundu, Marché de Nyamutiri, eaux thermales de Lubugaa, Kavimvira, Katogota,Masuza à Runingu, saline, sel marain, etc.

2. TERRITOIRE DE FIZI: Perura (poisson de meilleure qualité, Sirène, eau profonde et très noire.- Bulumba : ilot (1 km de longueur), - Mbubwa : montagne dans le lac. - Chute de Malikya dans la rivière M'tambala et Ndambwe, - Port de Mushimbakye (Port Naturel au bord du Lac Tanganyika ) à Baraka avec un palace moderne Mcumbe Alinoti et un pavillon contemporain Bita Tanganika - Presqu'île d'Ubwari , la Baie Burton - Eau thermale à Ubwari , Kichula , Musigilwa, - Aéroport de Malinde, -Kibanga (Lavigerieville) : le premier site pour les pères Blancs, - Fortification de Baraka, - Les cimétières des Indiens, Arabes et mercenaires à Baraka, Barrage de Bendera à Kimbi, - Parc de Kimanou : Gorilles, buffles, Elephant, Antilopes, etc.

3. TERRITOIRE KABARE : Parc de Kahuzi-Biega : Singe, Gorilles des montagnes, antilopes, lièvres, Aéroport de Kavumu, plage sur le Lac Kivu à 18 km de Bukavu, eau thermale de Mahyuza à Luhihi.

4. TERRITOIRE D'IDJWI : Grotte, fleur Maman Faforie, maison de Reine Elisabeth.

5. TERRITOIRE DE KALEHE : île d'Ishovu, escarpement de Biraguragu.

Section 2: CAUSESDU SOUS DEVELOPPEMENT AU SUD-KIVU

Dans cette section nous voulons présenter les causes exogènes et exogènesdu sous-développement de la province du Sud-Kivu.

§1. Causes endogènes

a. Sur le plan politique

Dans le domaine politique nous pouvons parler d'abord de l'instabilité politique car la province du Sud-Kivu est la seule province en République Démocratique du Congo qui a déjà connu 15 gouverneurs de 1994 jusqu'à nos jours en suite l'environnement politique au Sud-Kivu est devenu défavorable fragilisé par des guerres récurrentes et leurs conséquences

Le Sud-Kivu connaît un problème car la plupart des gouverneurs ignorent des réalités de la dite province car il y a interférence du pouvoir central sur le choix de gouverneur au Sud-Kivu

Clivage tribal à outrance, qui conduit à la manipulation des dirigeants tant local à partir de Kinshasa.

Absence d'un parti politique crée localement et animé par un leader politique charismatique et rassembleur

b. Sur le plan économique

Le Rwanda organise un pillage systématique au Congo Kinshasa et plus efficace, les structures rwandaises d'exploitation de ces richesses ont des liens étroits avec les personnalités du RCD qui contrôlent l'exploitation (liens personnels, financiers, participations et l'extraction des richesses en s'appuyant sur les réseaux congolais locaux qui fonctionnaient déjà sous MOBUTU.

Le clivage tribal qui est à la base de l'affaiblissement du pouvoir public dans l'application de la réglementation.

Nous pouvons aussi parler des certains opérateurs économiques natifs du Sud-Kivu qui coopèrent avec les FDLR dans la vente des matières premières.

c) Sur le plan socioculturel

Pratique du tribalisme par les dirigeants politiques.

Désinformation et rumeur, corruption et impunité.

Exclusion sociale et repli identitaire, abandon de la population par les chefs coutumiers.

Absence de la réinsertion sociale des enfants de la rue en rupture familiale

d) Sur le plan sécuritaire

nombre important des viols des femmes , qu'il condamne et des cas fréquents de vols à mains armés et autres agression physique par des bandits et des éléments indisciplinés

§2. Causes exogènes

a. Sur le plan politique

L'opération turquoise et l'arrivée au Kivu de plus d'un millions de réfugiés hutu marquent cependant le transfert au zaïre du conflit rwandais. En effet, à la mi-août 1994, alors que les troupes françaises de turquoise s'apprêtent à quitter le Rwanda, des centaines franchissent la frontière zaïroise et se réfugient au Sud-Kivu dans la région de Bukavu49(*).

Les apparences sont trompeuses :la guerre qui éclate en octobre 1996 est présentée comme la révolte d'un groupe de Tutsis vivant au Sud-Kivu, les Banyamulenge, victimes de mesures d'épuration ethnique.

En réalité, il s'agit d'une opération militaire préparée de longue date par le Rwanda et l'Ouganda, appuyés par des opposants de Mobutu et encouragés par les Etats-Unis. L'offensive ne tardera pas à dépasser l'objectif initial le démantèlement des camps de refugies Hutus.

A la suite des événements dramatiques de 1994, les populations du Kivu montagneux se voient contraintes d'accepter l'arrivée d'un million à un million et demi des refugiés hutu rwandais. Toutefois, confrontées à l'indifférence des organisations internationales devant leur situation économique et sociale déplorable mais aussi confrontées à la raréfaction des terres cultivables et à destruction de leur cadre de vie, les populations «autochtones », décideraient début 1996 de chasser du pays les étrangers y compris les banyarwandas de longue date.

Quelques mois plus tard d'autres explosions de colère paysanne Hunde banyamulenge dans le Sud-Kivu vont à nouveau enflammer la région50(*)

La suite de ces réactions, certains sujets tutsis banyamulenges, généralement des femmes et des enfants, se réfugient au Rwanda.

Ce mouvement de réfugiés tutsi renforcera le climat de méfiance réciproque entre les deux pays voisin. C'est dans ce climat de tension que le président Pasteur BIZIMUNGU, lors de sa visite dans le camp de réfugiés banyamulenge à Cyangugu au cours de ce même mois, fera dans son discours de circonstance, une vraie déclaration de guerre contre zaïre.

Le président Bizimungu réitérera sa déclaration de guerre le 27 septembre 1996 devant les diplomates en poste à Kigali. En effet, faisant le point de la situation sur les frontières entre les deux pays (Congo et Rwanda) il déclara Berlin II pour recevoir les frontières héritées de la colonisation, arguant qu'une partie du Rwanda lui avait été amputée au profit du zaïre par les colonisateurs.51(*)

Le prétexte de Kagamé sur l'intervention au zaïre est que :le problème de la sécurité de son pays avec la RDC que pose Paul Kagamé pour justifier l'attaque du territoire congolais par l'armée du Rwanda plonge davantage cette « sale guerre » dite des grands lacs dans un complexité et confusion fortement accentué.52(*)

Pour venir en aides aux banyamulenge menacés et un éventuel redécoupage des frontières entre les deux pays.53(*)

Moins d'un mois après le début des combats, alors que la violence de ceux-ci ne cesse de croître le conflit s'internationalise avec échanges de tirs d'artilleries entre les villes frontalières Cyangugu (Rwanda)et Bukavu (zaïre).

Ces bombardements suscitèrent de violentes réactions de la population locale de Bukavu qui organisa une véritable chasse aux tutsi, ce qui fournit aux autorités de Kigali le prétexte pour intervenir directement au zaïre.

De notre part, toutes les raisons avancées par les autorités Rwandaises ne sont pas valables, les rwandais bien avant visaient la gestion du zaïre car pasteur Bizimungu et le seul président africain qui a déjà demandé de revoir la conférence de Berlin pour récupérer une partie du Congo.

b) Cause économique

Conflit du Rwanda a des effets négatifs au Sud-Kivu car la guerre a détruit l'économie de cette région déjà appauvrie car l'infrastructuresociales physiques léguées par Mobutu étaient déjà dans l'état de délabrement très avancé,cette situation a ravagé de manière croissante.54(*)

Les investisseurs s'étant éloignés, et les ressources servent à alimenter la guerre plus qu'à développer la province, et les richesses de la province permettent au Rwanda de relever son budget, le cas concret le Rwanda en 2004 était proclamé le premier pays du monde qui produit les colts or au Rwanda il n'ay a pas une trace qui montre qu'on exploite du Congo.

Le Rwanda organise un pillage systématique au Congo Kinshasa et plus efficace, les structures rwandaises d'exploitation de ces richesses ont des liens étroits avec les personnalités du RCD qui contrôlent l'exploitation (liens personnels, financiers, participations et l'extraction des richesses en s'appuyant sur les réseaux congolais locaux qui fonctionnaient déjà sous MOBUTU.55(*)

La guerre venue des pays voisins est à la base de la destruction des parties des infrastructures, déjà endommagées.

Les richesses du Kivu et de la province orientale demeurent encore, selon des étudesgéologiques menées ces dernières années par le centre national des recherches géologiques et minières(CRDGM) en 1994 montre que le sous-sol de ces régions renferme des gisements de cuivre, d'argent, de calcium, mais surtout des concentrations d'ordre d'une teneur exceptionnelles, les spécialistesdémontrent que les trois provinceslestrois province(Nord-Kivu, Sud-Kivu et la province orientale)seront àl'avenir le moteur économique du pays, le Congo utile en quelque sorte56(*).

La convoitise qui est à la base de cette guerre dont le Sud-Kivu est victime.

b) Cause socio-humanitaire

Le conflit du Rwanda est à la base de morts résultants de la guerre estimées de 3,3 millions plus de 40.000 cas de viol, et il s'agit d'un tableau incomplet car il ya des zones de combat où il n'ayant pas moyen d'y accéder, et seules les femmes identifiées sont comptabilisées.

En dehors de mort il ya des maladies sexuellement transmissibles telles que le VIH, malnutrition.

Cet état de chose est à la base aujourd'hui au déplacement massif de la population avec risque d'être mordue par des animaux venimeux tel que : leserpent, lecoût figure les vies perdues en raison d'une alimentation inappropriée, du manque d'eau ,de l'absence d'assistance médicale pour les gens qui se déplacent dans la jungle57(*)

Le viol est à la base du refus de l'intégration au sein de la société de nos soeurs et frères violés par les rwandais et met fin au mariage.

b) Cause sécuritaire

L'insécurité au Sud-Kivu se manifeste par le fait que la population ne se déplacent pas librement dans certains coins de la dite province, les femmes et les hommes craignent d'aller au champ car ils seront violés ou massacres par les FDLR qui opèrent dans ces milieux.

La libération de l'Europe de l'est vis-à-vis de l'union soviétique a eu des effets immédiats, Particulièrement bouleversants, sur les régimes politiques d'Afrique construits, sur le model socialiste-marxiste à base de partis unique58(*).

Le sous-développement n'est pas un retard, c'est un processus de désarticulation de la société pouvant aller jusqu'à une déstructuration de société, et à terme, jusqu'à une désintégration de la société, par une agression venue de l'externe.59(*)

La théorie de la géo-économie est la version moderne de la théorie de l'impossibilité élaborée par le réalisme.

Elle exprime le pessimisme du réalisme d'impossibilité où est placée l'humanité de satisfaire ses besoins et souligne que la violence des relations internationales trouve ses origines dans cette répartitiongéographique inégale des ressources60(*) .

§3.Manifestations du Sous-Développement Au Sud-Kivu.

§1. Sur le plan politique

En dehors de l'agression dont la province est victime, elle a aussi un problème de leader car dès 1996 jusqu'à nos jours, la province du Sud-Kivu est l'unique province du Congo qui a déjà connu plus de 15 gouverneurs cette situation conduit aussi à l'instabilité des institutions provinciale qui a comme conséquence le sous-développement.

Les intérêts divergents entre leaders locaux c'est-à-dire difficulté d'entente entre la classe commerciale et celle des politiciens locaux ce qui débauche à des difficultés de la désignation des gouverneurs par imposition 61(*)

La manipulation et machinisation des populations et des gouvernants orchestrés par des leaders du Sud-Kivu tant localement qu'à partir de Kinshasa.

Cettesituation nous amène aux conséquences telleque : l'ignorance des réalités de la province par les gouvernants.

La province du Sud-Kivu a un problème de leadership responsable aimé par les Kivu tiens, un chefrassembleur, un visionnaire, qui connaît le problème de la province.

§2. Sur le plan économique

ü Déficit de la production agricole et paupérisation accentuée du monde rural.

ü Insuffisance et inadéquation des infrastructures de transport et de communication.

ü Insuffisance de l'outil de production industrielle et déficience énergétique.

ü Trafic illégal des ressources naturelles

ü Absence d'une politique de planification économique.

ü Manque à gagner fiscal pour l'Etat

§3. Sur le plan sécuritaire

Pour la recherche des divers intérêts au niveau local, les hommes politiques et les opérateurs économiques de cette province sèment l'insécurité dans la ville et hors par des assassinats en coopérants avec les militaires congolais tout en accusant les FDRL, c'est ainsi que vous allez entendre que un opérateur économique au Sud-Kivu a été assassiné.

Certaines troupes armées MAIMAI, particulièrement en territoire d'Uvira , Fizi et Mwenga qui constatent la faiblesse de l'armée nationale préfèrent s'allier aux FDLR, pour bloquer ou déstabiliser d'avantage le pouvoir local car la possibilité d'intégrer l'armé à travers les « centres de brassage  » les soldats qui se sont brassés leurs conditions de vie n'ont pas changé ,un démobilisé à qui on donne un vélo et quelque tôles cette situation peut pousser ce dernier à commencer à voler ou à tuer les gens la nuits.

§4. Socioculturel

La crise de grande envergure, la faiblisse, voire l'absence effective des institutions gouvernementales rend extrêmement difficile l'apport de services à la population.

Les infrastructures sociales sont absentes détruites ou, la plupart du temps, inefficace

La manipulation des haines ethniques est devenue un instrument privilégié de stratégies de conquête du pouvoir.

Pratique de tribalisme par les dirigeants politique et la négligence des tribus minoritaires de la province qui ne participent pas à la gestion de la province.

La province si elle est gérée par quelqu'un de l'ethnie Mushi il n'est pas aimé par les Rega et même combattit et vice versa.

Cette situation a un impact sur la gouvernance parceque la rivalité nuit dans les fonctions politiques administratives.

§5.Sur le plan sanitaire

Absence des hôpitaux de qualité pour la prise en charge des malades, insuffisance et adéquation des infrastructures de santés appropriéesce qui est à la base des beaucoup de morts.

§6 .Sur le plan éducationnel

Les écoles sont devenues la plupart des camps de réfugié pour la population victime de la guerre.

En ce qui concerne l'éducation des enfants, la plupart d'eux ne sont scolarisés car ils passent beaucoup de temps dans la brousse que dans leurs familles respectives.

CONCLUSION PARTIELLE

Dans ce chapitre nous avonsprésenté dans la première section la province du Sud-Kivu et la deuxième, nous avons parlé sur l'impact de ce conflit au sous-développement de la province du Sud-Kivu.

Nous avons constaté que c'est l'insécurité semée par la présence des interhamwe venus du Rwanda qui est à la base du sous-développement dans cette contrée de l'étendue nationale.

DES SUGGESTIONS

Nous devons faire comprendre au peuplerwandais que leur problème d'intolérance tribale ne date pas d'aujourd'hui c'est depuis l'époque belge ce sont les colonisateurs qui sont à la base de leur haine en mettant une distinction entre eux.

C'est cet état des choses qui a été à la base des conflits jusqu' à nos jours et pour mettre fin à un tel fléau qui ronge le burundais et le rwandais ils doivent mettre en place la politique de tolérance , ils doivent tous se considérer comme des frères ,l'histoire qui montre que certains sont des autochtones et les sont des étrangers puisse cesser dans leurs bouches ils doivent éradiquer cette idée pour éviter que dans l'avenir ces pays ne se retrouvent pas dans le problème entre l'Israël et la Palestine. Dans cet ordre d'idée que nous partageons avec Gaston Bouthoul dans son ouvrage intitulé « guerre élément de la polémologie».62(*) Que quel que soit la durée d'une guerre elle se termine toujours par un traité toute guerre pour y mettre fin, il faut un accord le différend.Le problème du Rwanda ne peut pas trouver solution au Congo surtout comme c'est un problème d'intolérance tribale entre deux ethnies (tutsi, hutu).

Le Sud-Kivu connaît actuellement des opérations de désarmement forcé des FDLR par les forces armées de la République Démocratique du Congo, soutenues par la mission des Nations unies au Congo (MONUC, puis MONUSCO) depuis 2009.63(*)

Ces opérations relativement modestes au début ont connu un renforcement avec les opérations umoja wetu menées par les FARDC ensemble avec l'armée rwandaise, kimya I et II. Mais pour la population, cette pacification est insuffisante : l'armée est composée des groupes peu coordonnés, venant des fractions d'anciens mouvements rebelles et les mai-mai.

Cette mission est de neutraliser les 3000 FDLR qui sont encore dispersés dans les collines et les forêts du Sud-Kivu, l'armée nationale doit faire preuve d'une cohésion sans faille.

Malheureusement nous avons vu les difficultés qu'ont connues toutes les opérations du fait que les soldats manquent de moyens logistiques, sur terrain ils affaiblies l'indiscipline internes car ils ont différentes idéologies, ils n'ont pas été formés ensemble ici nous faisons allusion au CNPD un mouvement rebelle versé dans l'armée nationale qui n'est pas aussi formée au préalable.

Aussi les implications des certains officiers soldats dans l'exploitation illégale des ressources naturelles menace l'exécution qui leur été confiée.

Des contradictions sur terrain dont rivalité des ethniques internes et insoumission des certains groupes mai-mai au commandement local ne facilite pas l'accomplissement rapide de la mission voilà comment toutes les opérations ont échoué.

Les dirigeants du Congo qui sont à Kinshasa et le régime de Kigali ont compris mal le problème sur l'insécurité au Sud-Kivu car ils ont jugé bon d'utiliser la force armée pour évacuer les interahamwe au Congo , il est difficile de déloger un peuple qui a déjà fait plus de 10 ans dans un endroit, surtout comme ils sont biens équipés en logistique ils doivent constituer une résistance et si on parvient à les déloger la direction prise par ce dernier c'est la population qui sera victime car ils vont tuer, violer, massacrer sans pitié sur la route empruntée.

Le 20 février 2012 on lance l'opération MONUSCO FARDC appelée amani kamilifu qui va aussi échouer comme toutes les opérations précédentes car la procédure est mauvaise de faire évacuer les interhamwe sur le territoire congolais.

Pour résoudre le problème d'insécurité, viol, massacre, exploitation illégale, nous recommandons aux dirigeants congolais d'être d'abord organisés au niveau interne pour ce faire, ils doivent mettre en place une diplomatie agissante qui doit être capable de négocier ; une diplomatie qui aura pour but la sécurité et la prospérité de la nation congolaise.

Nous pouvons dire avec Germain Goie Tshibambe que, la politique étrangère se manifeste par une série des décisions prises par l'autorité légitime en vue de permettre à l'Etat de se conduire d'une manière satisfaite à l'adéquation de la promotion de l'intérêt national par rapport à d'autres Etats.64(*)

Si nous avons une bonne diplomatie, nous pouvons parvenir à convaincre nos pays voisins,et la communauté internationale pour instaurer la paix en République Démocratique du Congo en générale et la province du Sud-Kivu en particulier.

Pour ce faire, nous devons mettre en place la politique de bon voisinage qui peut assurer la sécurité de nos frontières avec les voisins en attendent que notre pays soit doté d'une armée républicaine forte.

Le principe de bon voisinage entrouvre des perspectives pour l'établissement d'une politique de coopération et d'intégration bien assumée et susceptible de contribuer au bien-être auquel le pays aspire.

Le principe de bon voisinage a beaucoup d'avantages pour notre pays en raison de la nature de nos frontières qui sont nombreuses et trop longues.

Elle permet de transformer l'environnement national et international Déterminer les objectifs clairs et précis de la politique étrangère

Cette politique aura pour mission :

ü D'identifier les sources des menaces potentielles

ü L'ouverture au monde sans tenir compte de leur système politique

ü Avoir une vocation africaine

Le cordon sanitaire du zaïre lui a permis de stabiliser ses relations avec les pays limitrophes.65(*)

Nous savons que les matières premières dont dispose la République Démocratique du Congo sont devenues à la fois l'objet de convoitise par les moyennes , grandes puissances et aussi des voisins (Burundi, Ouganda, Rwanda) et financement de guerre au Sud-Kivu surtout en ce qui concerne les richesses du Kivu qui demeurent essentielles, considérables d'après les données géographiques récentes , cette zone regorge des gisements de cuivre d'argent de cadmium, des concentrations d'or à haute teneur des minéraux utilisés dans l'industrie de point tels que le béryl (technologie des réacteurs et industrie de nucléaire),l'ambassadeur américain Richardson alors représentant de son pays à l'ONU affirmait que « nous avons besoins de ce pays qui est riche ».66(*)

Les dirigeants congolais doivent comprendre que le problème d'insécurité au Sud-Kivu se situe au niveau international et national nous ne pouvons pas parler du niveau local car il ya certaines opérations menées par la population dans certains territoires pour mettre fin à l'insécurité, les opérations qui promettaient déjà car la sécurité se manifestait mais ces opérations ont été affaiblies par le pouvoir centre.

La première mission du chef de l'Etat congolais sera d'instaurer la sécurité au Sud-Kivu pour ce faire, il peut dialoguer avec son homologue rwandais sur le problème de l'insécurité au Sud-Kivu car la présence des interhamwe au Kivu est un danger pour le gouvernement de Kigali et lui de la RDC.

La tâche à ce stade va revenir aux dirigeants de Kigali de créer un climat d'entente entre le pouvoir en place et les rwandais qui sont au Congo car le Rwanda a des intérêts au Congo et le Congo a ses intérêts au Rwanda si les intérêts de l'un sont menacés là on fait appel à l'autre pour sauvegarder les intérêts mais à condition cette menace soit la préoccupation majeure du Président surtout si il s'agit de l'intérêt commun.
Pour ce faire, au niveau de Kigali on libère tous les hutu qui sont dans des prisons pour la raison de génocide en 1994.

On constitue une commission qui va accueillir tous les hutu qui sont au Congo précisément dans la province du Sud-Kivu, on constitue un gouvernement au sein duquel la majorité et la minorité de la population soit considérée dans la gestion des affaires courantes de l'Etat.

Si le pouvoir de Kigali n'accepte pas des propositions données par les dirigeants du Congo nous pouvons faire recours à la communauté internationale car si aujourd'hui l'insécurité persiste au Sud-Kivu c'est parce que la communauté internationale dans certaine mesure néglige la situation qui se passe au Sud-Kivu elle peut imposer aux dirigeants rwandais de passer à une négociation comme on l'avait fait chez nous au Congo-Kinshasa entre les groupes rebelles.

Au Rwanda le régime est stable mais au Congo la population est massacrée par les troupes étrangères devenues du Rwanda (interahamwe).

L'opération Artemis en Ituri a pourtant démontré durant l'été 2003 que l'union européenne avait les moyens de s'engager et de faire la différence sur terrain, y compris au niveau politique, puisque cette opération a
facilité l'émergence d'un gouvernement de transition à Kinshasa.67(*)

Nous devons encore rappeler que nous n'avons pas appelé les hutu au Congo nous ne les avons pas non plus chassé c'était sous la demande de la communauté internationale.

Molenga Lingoto Willy, dit quel que soit le mode de gestion administrative, la forme de l'Etat, le changement des régimes,... la gouvernance qui est mise en vedette dans le cadre de la présente réflexion scientifique ne doit pas être comprise comme un slogan, mais plutôt comme un produit, un effort de l'engagement républicain de tout celui qui est appelé à présider aux destinés ,aux commandes des institutions d'une entité à oeuvrer pour le bien et le mieux-collectif.

Cette gouvernance qui implique une gestion saine et orthodoxe de l'entité et ses ressources, doit éviter le clientélisme, l'incompétence, mais être une affaire des hommes intègres, sains d'esprit et ayant une probité morale et intellectuelle prouvée68(*).

Nous pouvons dire avec Vyaney An'koro que les gens tombent souvent dans les pièges du fanatisme politique voulant à tout prix (même du sang) s'accrocher épidermique ment aux « leaders politiques »de leur communauté d'origine sans se préoccuper avant tout adhésion, au projet des société et à l'apport de leur action politique dans le souci de l'amélioration qualitative et quantitative des conditions d'existence de leur propre vie et toute la nation qui sont.69(*) 

Pour désigner le Corps diplomatique, le chef de l'Etat congolais ne doit pas recruter les ambassadeurs sur base des relations d'appartenance politique, familiale, culturelle ou soit par recommandation mais plutôt des diplomates de carrière, compétents et qui doivent être payés c'est ce qui fera la fierté de la République Démocratique du Congo dans la diplomatie du monde en général et d'Afrique en particulier.

Cette force diplomatique peut faire à ce que le chef du pays soit désigné comme médiateur dans tous les conflits qui peuvent surgir entre les Etats du monde.

En de dehors de la politique de bon voisinage, il faut qu'elle soit associée à une politique de la bonne gestion des richesses dont dispose la République Démocratique du Congo en général et la province du Sud-Kivu en particulier.

Le pouvoir central doit avoir une vision collective pour la RDC en générale et le Sud-Kivu en particulier avoir une concertation avec le peuple, ne plus imposer sa volonté en désignant quelqu'un qui n'a pas évolué au Sud-Kivu surtout celui qui ne maîtrise pas le problème du Kivu.

Au niveau local les politiciens du Sud-Kivu doivent avoir un sens élevé de patriotisme et de nationalisme, avoir une vision globale globalisante pour développer la province, être à l'écoute de la population pour savoir la préoccupation du peuple.

Le mariage dans la gestion de la province entre différentes tribus est très important car l'union fait la force.

Dans cet ordre d'idée que nous appuyons Mackinder et Ratzel, qui ont développé l'idée selon laquelle, le destin des peuples est déterminé par les données de leur environnement géographique, car la géographie physique a une influence sur l'avenir politique des Etats70(*).

Avec MPIA IMANDA IMABO JEAN DIDIER 71(*) nous constatons que l'environnement social actuel exige une participation rationnelle du citoyen à la finalisation de l'idéal commun.

Nous pouvons proposer à nos frères voisins qui sont dans l'intolérance tribale que, seule la démocratie consociative basée sur la raison critique qui peut le permettre de vivre en paix et à ce effet, nous signalons avec Irung Tshibambal-A-Mulung72(*) que le recours à la raison critique, c'est attend à l'issue de la discussion, non pas la victoire d'une classe sociale finale à laquelle tous ont coloré de sorte qu'elle soit imputée à la société entière ;c'est donc favoriser l'unité de diverses communautés ethniques et du coup, protéger la société contre l'anarchie et les tendances séparatistes qui constituent, comme on l'a vu, des dangers de la démocratie fondée sur la majorité.

Pour la paix dans la région des grands lacs, nous proposons avec Honoré Gbanda Nzambo Ko Atumba73(*) que pour que la paix revienne dans la région des grands lacs, il faut créer une commission politico-militaire des affairesétrangères , de la défense nationale et de sécurité qui aurait pour tâche d'examiner dans les détails toutes les sources de conflit et rechercher la piste de solution pour mettre fin au fléau qui ronge la région des grands lacs.

CONCLUSION GENERALE

Notre analyse a porté sur : Conflit tribalo-éthique dans les pays des grands lacs et son impact sur le développement de la République Démocratique du Congo. Regard la province du Sud-Kivu.

Au cours de ce travail, notre nous nous somme posé deux questions la première était celle de savoir : Comment le conflit se présente-il dans les pays des grands lacs ?

La seconde était de savoir : Que dire de l'impact de ce conflit sur développement de la République Démocratique du Congo et du Sud-Kivu?

Nous avons noté que, le conflit dans les pays des grands lacs a pris une ampleur considérable par rapport au comportement de tutsi qui voulaient s'imposer à participer dans la gestion publique des pays d'accueil (Burundi, Rwanda, Ouganda, RDC) alors qu'ils étaient accueillis comme des éleveurs des troupeaux venue de l'Erythrée et Ethiopie qui sont à la recherche des pâturages. La présence massive des tutsi dans les pays cités ci-haut n'était pas tolérée par la population autochtone de ces pays, c'est cette situation qui avait conduit au conflit entre les tutsi qui déclaraient leurs appartenances dans les pays des grands lacs et cette dernière qui les considéraient comme des étrangers.

En République Démocratique du Congo a connu le problème du conflit c'est vers les années 1938 que les peuples des pays voisins (Burundi, Ouganda,Rwanda étaient venus travailler dans les sociétés minières pour le compte des colonisateurs d'une part et d`autre part, une partie de la population rwandaise à savoir le tutsi qui déclaraient l'indépendance du Rwanda vers les années 1958 , qu'on avait assisté à une intolérance tribale entre les hutu et le tutsi c'est ce qui avait poussé quelque tutsi de traverser la frontière rwandaise pour s'installer au Congo belge de l'époque précisément au Nord et Sud-Kivu.

Apres l'indépendance du Rwanda, le tutsi qui avaient quitté le Rwanda n'étaient pas rentrés dans leurs pays d'origine, ils avaient occupé le haut plateau du Sud-Kivu qui leurs servaient comme pâturages de leurs troupeaux jusqu'à ce qu'ils avaient changé le nom pour venir le banyamulenge et déclaraient la nationalité zaïroise vers les années 1971.

Ce conflit avait pris l'ampleur considérable lors de l'assassinat de l'ex président rwandais Habyarimana et son homologue burundais Cyprien ce qui avait conduit à un génocide entre le hutu et les tutsi en 1994, c'est cet étant de choses avait conduit au déplacement des hutu du Rwanda et du Burundi vers les pays voisins.

Ce conflit a des répercutions en République Démocratique du Congo, par le fait que l'Ouganda et les nouveaux régimes tutsis qui contrôlaient le Rwanda et Burundi avaient décidé d'attaquer les camps des réfugiés au zaïre sous le prétexte des se protéger contre les incursions de ces milices hutu sur le territoire.

Au même moment une offensive était lancée pour le dictateur du zaïre, Mobutu Sese Koko sous la direction de Laurent Désiré Kabila avec l'alliance de ces pays cités ci-haut qui avait conduit au renversement du pouvoir et le changement du pays qui deviendra République Démocratique du Congo(RDC) par là nous avons compris que ,ce conflit tribalo-ethnique dans les pays des grands lacs a une influenceau développement de la RD Congo et du Sud-Kivu suite aux changements politiques intervenus dans deux pays voisins (Rwanda , Burundi) qui ont déclenché une épuration ethnique dont les membres victimes (hutu) se sont réfugiés en République Démocratique du Congo ex Zaïre , plus précisément la partie nord et Sud-Kivu.

En effet, il va surgir un mouvement congolais dont les étincelles se situeraient déjà après l'indépendance le quel mouvement ambitionnait le renversement du pouvoir au Congo ex- zaïre de feu Président Mobutu. Faute de moyen logistiques, Laurent Désire chef du fil ,solliciterait un soutien militaire au front patriotique rwandais FPR en sigle le souci rwandais était de voir exterminer tous les hutu qu'ils allaient retrouver sur le chemin car selon eux ils constituaient déjà une force pour renverser le régime installé déjà à Kigali et occuper certains postes à Kinshasa.

Suite au non-respect des accords entre Kigali et le gouvernement de Kinshasa il va surgir un mouvement au sein du Congo appelé rassemblement congolais pour la démocratie RCD en sigle dirigé par un congolais mais diligenté par le Rwanda et qui bénéficierait aussi le soutien du gouvernement burundais en 1998.

Comme cela n'était pas suffisant il va s'ajouter un autre mouvement insurrectionnel dénommé mouvement de libération du Congo MLC en qui bénéficiera de sa part le soutien de l'Ouganda. Comme vous le constatez ces mouvements ne peuvent que porter atteinte à l'organisation et au fonctionnement des institutions de la RDC.

Pays voisins convoitent les richesses de la République démocratique du Congo car ce plan a été bien préparé par les pays voisins (Burundi, Ouganda, Rwanda,) de déstabiliser la RDC pour exploiter ses richesses.

La présence des interahamwe sur le territoire congolais venus du Rwanda ne peut pas semer la pas mais plutôt l'insécurité au Sud-Kivu car ils ne sont pas contrôlés par le Rwanda non plus le Congo.

Nous avons fait recours à la méthode systémique qui nous a permis de comprendre comment les pays des grands lacs constituent un système et chaque pays constitue un sous-système au sein du système.

Cette méthode nous a permis de comprendre comment le renversement du pouvoir en Ouganda a conduit au changement politique dans tous les autres 3 pays et l'influence d'un pays sur l'autre.

Pour maîtriser notre sujet de façon claire, nous avons fait usage des techniques d'interview et documentaires.

Nous avons subdivisé ce travail en trois chapitres :

Le premier intitulé cadre conceptuel et théoriquenous avons défini des concepts de base ainsi que le survol d'une théoriescientifique de référence qui a facilité la compréhension de notre thème en vue d'éviter toute contradiction.

Le deuxième chapitre nous a donné un aperçu général sur les pays des grands lacs où nous avons retenu quatre pays à savoir : Burundi, Ouganda, Rwanda, République Démocratique du Congo.

Tout au long de ce chapitre, nous avons donné quelques caractéristiques d'ordre politique, économique, social, culturel, géographique et démographique de chaque pays qui fait partie des grands lacs.

Dans ce même chapitre nous avons présenté l'origine de l'ethnie.

Notre troisième chapitre intitulé :les pays des grands lacs et le sous-développement au Sud-Kivu. Nous avons présenté la province du Sud-Kivu, ses potentialités et nous avons montré comment cette province connaît un retard du développement suite à la situation d'insécurité dont la population de la dite province est victime.

A la lumière de nos investigations, nous sommes arrivé à constater que nos hypothèses ont été confirmées car c'est la présence des troupes étrangères au Sud-Kivu qui est la base du sous-développement de la dite province car tous les trois gouverneurs qui ont géré n'ont jamais cessé de déplorer la situation d'insécurité semée par les FDLR qui massacrent la population et cette dernière qui est à la base du sous-développement. C'est implication de l'autorité centrale qui peut à l'heure qu'il est résoudre ce problème.

Il faudrait que les dirigeants congolais se mettent en ensemble pour voir comment la dite province peut sortir de cette crise.

Pour terminer, toutes les critiques positives ou négatives et remarques sont la bienvenue pour parfaire notre connaissance d'avantage.

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MWAYILA TSHIYEMBE, Géopolitique de paix en Afrique médiatique  « Angola Burundi, République Démocratique du Congo Ouganda, Rwanda,Paris, éditionL'Harmattan, 2003

N'GBANDA NZAMBO KO ATUMBA,  Ainsi sonne le glas! Les derniers jours du maréchal Mobutu,Paris, éditionGISEPE, 1998.

N'GANDA NZAMBO Ko ATUMBA, Crime organisé en Afrique centrale révélation sur les réseaux rwandais et occidentaux,Paris, éditionDubois,2004.

NGOMA BINDA, Une démocratie libérale communautaire pour la République Démocratique du Congo, Paris, édition L'Harmattan, 2001.

POTOPOTO,J.,  Guerres des grands lacs la résistance congolaise analyse des discours et messages politiques, Kinshasa, édition Universitaires africaines, 2001.

SABAKINU KIVILU,  Démocratie et paix en République Démocratique du Congo, Kinshasa, édition Presses de l'Université de Kinshasa,1999.

SCHWARTZENBERG, sociologie politique, Paris, édition Montchrestien, 1988.

ZACHARIED'OTHEE FRANÇOIS JANNEL'Afrique centrale dix ans après le génocide,Bruxelles, édition LABOR, 2004.

Van Parys, J.,D'où vient le sous-développement ?,Kinshasa,édition centre d'études pastorales,1982.

II. ARCTCLES

ALAINJEAN, « La conférence de Berlin sur l'Afrique (1984-1885) », in l'Afrique noire depuis la conférence de Berlin (1984-1885),Paris, édition CHEAM, 1985, pp14-30.

GOIE TSHIBAMBE, « La politique de bon voisinage : Analyse d'un principe de politique étrangère de la RDC », inCongo Afrique, numero11 Décembre 2007, pp154-190.

HAMULI KABARHUZA,« Etat des lieux de la paix et de la sécurité dans la région des grands lacs », in   Congo-Afrique, édition CEPAS, 2010, pp 830-84O.

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Musila, C.,  « Pour quelle géostratégie dans la province du Kivu ? », in RD CONGO, 2006-2011 ce qui achangé,Paris, édition L'Harmattan, 2011, pp 91-111.

MWAMBA SINONDA, « Situations conflictuelles et instabilité politique en RD CONGO », in   Conflit et violence dans l'histoire contemporaine de l'Afrique centrale,Lubumbashi, Presse Universitaire de Lubumbashi,2006, pp 258-275.

NTAMPAKA, C.,« Conflits et guerres au Kivu et dans la région des grands lacs », in conflit et guerre au Kivu et dans la région des grands lacs, Paris, édition, L'Harmattan,1999.

YOGOLELO TAMBWE YA KASIMBA, « La question de nationalité en République Démocratique du Congo et la paix dans la région des grands lacs africains », in conflit et violence dans l'histoire contemporaine de l'Afrique centrale, Lubumbashi, édition Presse Universitaire de Lubumbashi, 2006,pp 11-55.

VERHAAGEN, A., « Le génocide des tutsi au Rwanda :une accablante prévisibilité », in Rwanda 10 après du déni des droits à l'engagement citoyen,Bruxelles, édition communauté Wallonie,2004, pp10-30

III TFC,MEMOIRE, DEA, THESE

1. TFC

KASANGA LAYABO, Dans la guerre civile en Ouganda, G3R.I, Unilu, 2007- 2008.

2. Mémoire

BOKWOKWO MBOYO YANNICK ,L'exploitation des ressources naturelles et les violences armées dans la région des grands lacs africains » :bilan et perspectives, L2 R.I, Unilu, juillet 2009-2010.

3. DEA

KAYEMBE NGUBO, La politique étrangère des Etats-Unis d'Amérique et la sécurité dans la région des grands lacs d'Afrique : diagnostics et perspectives, Mémoire du DEA en R.I Unilu ,2009-2010.

MPIA IMANDA IMABO JEAN DIDIER,Ethnicité et exercice du pouvoir politique en République Démocratique du Congo, Mémoire du DEA en sociologie Unilu,2004.

NDABAREYE NZITA PAULIN, Les conditions d'une paix durable dans les pays des grands lacs africains face aux impératifs du développement de la région,Mémoire du DEA en R.I, Unilu, 2005-2006.

VYANEY AN'KORO, La conscience katangaise face au paradoxe du sous-développement de la province Essai de décryptage des mythes et des réalités actuels au Katanga, S.P.AMémoire du DEA en Mémoire du DEA en Unilu,2009-2010.

ZAIDI KINSENGE SIMPLICE , Terre de vyura et conflit inter-ethnique batabwa-banyamulenge dans le district du Tanganyika au Katanga , Unilu,2007.

4. THESE

MOLENGA LINGOTO WILLY, Pouvoir politique et développement durable dans la province de l'équateur ,thèse en S.P.A ,Unilu,2011-2012.

5.AUTRES DOCUMENTS

Discours de vital kamerhé tenu au canada en 2009

5.WEBOGRAPHIE

WWW.euroc-network.org «  grands lacs échos lacs », publication mensuelle du réseau européen pour l'Afrique centrale(EURAC) n?  77 -juin 2011, p2.

Histoire du Rwanda in http/www.Africa-comweb. Com/pays/Rwanda /histoire.htm

Histoire politique du Burundi :http/burundi-sites.com/hist-kubwayo, html, art.cit

6. ATLAS, DICTIONNAIRE ET ENCYCLOPEDIE

ATLAS DU CONTINENT AFRICAIN, La République du Zaïre, Paris, édition Jeune-Afrique, 1973.

BONNARDEL, R., Grand atlas du continent africain,Paris, édition Jeune-Afrique, 1973

NOUVEAU PETIT LA ROUSSE,Paris, édition librairie La rousse, 1971.

REY, A., Dictionnaire micro robert,Paris, édition les Dictionnaires LE ROBERT, 1988.

Dictionnaire hachette de la langue française, Paris, édition HACHETTE, 1980.

TABLE DES MATIERES

DEDICACE I

EPIGRAPHE II

IN MEMORIUM III

AVANT PROPOS IV

INTRODUCTION GENERALE 1

CHAP. I CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE 24

Section 1.CADRE CONCEPTUEL 24

§1. Conflit 24

§2.Développement 25

§3. Ethnie 25

§4 Sous-développement 26

§5. Tribu 26

SECTION 2. CADRE THEORIQUE 26

§1.Théorie systémique 27

CONCLUSION PARTIELLE 35

CHAP II PRESENTATION DES PAYS DES GRANDS LACS 36

SECTION1.PRESENTATION DU BURUNDI 36

§1.Situation géographique 36

§2.Subdivisions 37

§3. Démographie 38

§4. Économie 38

§ 5. Vie politique 39

§6.Religion 39

§7.Langue 39

§ 8.Education 39

§ 9. Tourisme 40

Section2. PRESENTATION D'OUGANDA 44

§1.Situation géographique 44

§2.Subdivion administrative 45

§3. Cadre économique 45

§4.Démographie 45

§ 5.vie politique 46

§6.Education 47

§7.Santé 48

§8.culture 48

§9.Langues 48

§10.Religion 48

Section 3.PRESENTATION DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO 49

§1.Situation géographique 49

§2.Géographie physique 49

§3.Géographie administrative 50

§4.Economie 50

§5.Vie politique. 59

§7.Langue 67

§8.Religion 67

§9.Santé 68

§10.La culture 68

SECTION4.PRESENTATION DU RWANDA 69

§1.Situation géographique 69

§2.Géographique Physique 69

Forêt de Nyungwe, au sud-ouest du Rwanda 69

§3. Subdivision administrative 70

Le Rwanda est divisé en quatre provinces et la ville de Kigali : 70

§4.Economie 71

§5. Vie politique 73

§7.Langues 81

§8.Culture 82

§9. Religions 83

SECTION 5 : ORIGINE DE L'ETHNIE TUTSI 83

§ 1. Territoire de mahagi (nord -Kivu ) 85

§ 2 Territoire de djungu 86

§3.Le territoire d'irumu (actuellement bunia) 86

§ 4. Territoire de rutshuru 88

§ 5. Territoire de Goma et de masisi 88

SECTION 6 : LE CONFLIT TRIBALO-ETHNIQUE DANS LES PAYS DES GRANDS LACS. 89

§1.En Ouganda 89

§2. Au Burundi 91

§3. en république Démocratique du Congo 93

§4.Au Rwanda 95

CONCLUSION PARTIELLE 102

CHAP III. LES PAYS DES GRANDS LACS ET LE SOUS DEVELOPPEMENT DANSLA PROVINCE DU SUD -KIVU. 103

Section 1 : PRESENTATION DE LA PROVINCE DU SUD -KIVU 103

§1.situation géographique 103

§2 .Geographie physique 103

§3.Hydrographie 104

§4.Subdivision 105

§5.Économie 105

§6.Énergie Hydraulique 106

§7. Gaz Methane 106

§8. La Tourbe 107

§9. Pétrole 108

§ 10.Énergie Eolienne 108

§11.Tourisme 108

Section 2: CAUSESDU SOUS DEVELOPPEMENT AU SUD-KIVU 110

§1. Causes endogènes 110

§2. Causes exogènes 111

§3.Manifestations du Sous Développement Au Sud-Kivu. 116

CONCLUSION PARTIELLE 120

DES SUGGESTIONS 121

CONCLUSION GENERALE 129

BIBLIOGRAPHIE 134

TABLE DES MATIERES 139

* 1 Jean Claude Allain , « La conférence de Berlin sur l'Afrique (1984-1885) » ,in L'AFRIQUE noire depuis la conférence de Berlin (1984-1885),Paris, édition CHEAM,1985,pp19-38 .

* 2Idem p40.

* 3ANDRE GUICHAOUA, Les crises politiques au Rwanda et au Burundi (1993-1994), Paris, édition Karthala, 1995, P21.

* 4 MPIA IMANDA IMABO JEAN Didier : Ethnicité etexercice du pouvoir politique en République Démocratique du Congo,Unilu,DEA en sociologie, 2004.

* 5 Ferdinand Banga , L'association des conférences épiscopales de l'Afrique centrale (ACEAC)et le pacte sur la sécurité dans la région des grands lacs, Kinshasa, édition secrétariat général de l'ACEAC ,2009. 

* 6BAUDOUIN HAMULI KABARHUZA, «Les enjeux sécuritaires à l'est de la RDC une brève analyse géopolitique », In échos des grands lacs, série n?02 juillet 2010.

* 7BAUDOUIN HAMULI KABARHUZA, Paix et la résolution pacifique des conflits durant la transition Démocratique au zaïre, Kinshasa, édition CNONGD, 1996.

* 8BOB KABAMBA ET OLIVIER LANOTTE, «  Guerre au Congo-zaïre (1996-1999) acteurs et scenarios », in conflits et guerres au Kivu et dans la région des grands lacs, Paris, édition L'Harmattan, 1999.

* 9BOKWOKWO MBOYO YANNICK, L'exploitation des ressources naturelles et les violences armées dans la région des grands lacs africains :bilan et perspectives, Unilu,Mémoire L2 R.I, 2010.

* 10CHARLES NTAMPAKA, « Conflits et guerres au Kivu et dans la région des grands lacs », in conflit et guerre au Kivu et dans la région des grands lacs», Paris, édition L'Harmattan, 1999.

* 11COLETTE BRAECKMAN, Nouveaux prédateurs politiques des puissances en Afrique centrale après Mobutu, Paris, édition fayard, 2003.

* 12Cyril Musila , «  Pour quelle géostratégie dans la province du Kivu ? » ,In  RD CONGO,2006-2011 ce qui achangé, Paris, édition L'Harmattan, 2011.

* 13JEAN -PIERRE CHRETIEN, L'Afrique des grands lacs deux milles ans d'histoire, Paris,édition Aubedier, 2000.

* 14HONORE NGBANDA NZAMBO, Crime organisé en Afrique centrale révélation sur les réseaux rwandais et occidentaux», Paris, édition Dubois, 2004.

* 15ILUNGA MALUKULA GILBERT, Envahir tutsi des origines à l'agression à qui la faute ?, Lubumbashi, édition carinata, 2001.

* 16KAYEMBE NGUBO, La politique étrangère des Etats-Unis d'Amérique et la sécurité dans la région des grands lacs d'Afrique : diagnostics et perspectives, Unilu, DEA en R.I, 2010. 

* 17Mwayila Tshiyembe, Géopolitique de paix en Afrique médiane (Angola Burundi, République Démocratique du Congo Ouganda, Rwanda), Paris, édition L'Harmattan, 2003.

* 18NDABAREYE NZITA PAULIN, Les conditions d'une paix durable dans les pays des grands lacs africains face aux impératifs du développement de la région, Unilu, DEA en R.I, 2005-2006.

* 19Yogolelo Tambwe Ya Kasimba «La question de nationalité en République Démocratique du Congo et la paix dans la région des grands lacs africains », in conflit et violence dans l'histoire contemporaine de l'Afrique centrale, Lubumbashi , édition presse universitaire de Lubumbashi, 2006.

* 20ZAIDI KINSENGE SIMPLICE, Terre de vyura et conflit inter-ethnique batabwa-banyamulenge dans le district du Tanganyika au Katanga, Unilu, DEA, 2007, P6.

* 21Dictionnaire micro robert, Paris xi, 1988, p1016.

* 22WENU B cité par KASANGAL, Dans la guerre civile en Ouganda, Unilu, TFC en R.I, 2007- 2008, P3.

* 23Pinto et Mgrawitz Cité par MULUMBATI NGASHA dans  introduction à la science politique, Lubumbashi, édition AFRICA, 2006,p16.

* 24Guy Rochet, Introduction à la sociologie générale, cité par ANDRIEN MULUMBATI NGASHA, Idem, p20.

* 25MULUMBATI NGASHA, op cit, P34.

* 26KAMERHE VITAL dans son discours tenu au canada en 2009.

* 27CROS MARIE- FRANCE et François Misser, Géopolitique du Congo (RDC) , Bruxelles, édition complexe, 2006, P12 .

* 28Dictionnaire micro robert, opcit, P255.

* 29Nouveau petit La rousse dictionnaire, Paris, édition librairie La rousse, 1971, P241.

* 30Dictionnaire hachette de la langue française, Paris, édition HACHETTE, 1980, P330.

* 31Mwamba Sinonda , « Situations conflictuelles et instabilité politique en RD CONGO »,in  conflit et violence dans l'histoire contemporaine de l'Afrique centrale, Lubumbashi, édition Presses Universitaires de Lubumbashi, 2006, P258.

* 32.Micro robert, 0p.cit, p1306

* 33MOLENGA LINGOTO WILLY, Pouvoir Politique et Développement Durable dans la Province de l'équateur, Unilu, Thèse en S.P.A, 2011-2012, p117.

* 34Micro robert, op.cit., P486O

* 35TALCOTT PARSONS cité par ROGER-GERARD SCHWARTZENBERG dans  sociologie politique, Paris, édition Montchrestien, 1988, P15.

* 36 ROGER-GERARD SCHWARTZENBERG, Op.cit , P22.

* 37 Roger-Gerard Schwartzenberg ,opcit, p23.

* 38DAVID EASTON cité par LABANA Lasay' Abar , Les relations internationales, Kinshasa, édition Kinshasa , 2006, P133.

* 39Histoire politique du Burundi : http/burundi-sites.com/histoire-kubwayo, html, art.cit

* 40JOSEPH GAHAMA, Le Burundi sous administration belge, Paris, édition Karthala, 1983, P19.

* 41BONNARDEL, R., GRANDS ATLAS DU CONTINENT AFRICAIN, Paris, édition Jeune-Afrique, 1973, p253

* 42 ATLAS DU CONTINENT AFRICAIN , LAREPUBLIQUE DU ZAIRE, Paris, édition Jeune-Afrique,1973, PP14-15

* 43Histoire du Rwanda. In http /www/.htt-comweb.com/pays/RWANDA/histoire.htm

* 44STEFAAN MARYSE, TOM DE HERDT ET ELIE NDAYAMBAJE, Rwanda appauvrissement ajustement structurel, Paris, édition L'Harmattan, 1994, p10.

* 45ALAIN VERHAAGEN, « Le génocide des tutsi au Rwanda : une câblante prévisibilité », in  Rwanda 10 après du déni des droits à l'engagement citoyen , Bruxelles, édition communauté Wallonie, 2004, pp14-30.

* 46PIERRE ERNY, Rwanda 1994, Paris, édition L'Harmattan, 1994, P25.

* 47Microsoft ® Encarta ® 2009

* 48ALAIN VERHAAGEN, opcit, p14.

* 49ALBERT MULUMA MUNANG, Processus de paix dans l'environnement post électoral, Kinshasa, édition Kinshasa, 2006, p105.

* 50Idem. P85.

* 51GASPARD MUSABYIMANA, L'APR et les réfugiés rwandais au zaïre 1996-1997 un génocide, Paris, édition L'Harmattan, 2004, P63.

* 52JOSEPH POTOPOTO, Guerres des grands lacs la résistance congolaise analyse des discours et messages politiques, Kinshasa, édition universitaires africaines, 2001, P56.

* 53Albert muluma munang, op cit, p108.

* 54Rigobert Minani Bihuzo, Enjeux actuels de la société civile de la RDC et prospective de coopération, Kinshasa, édition Mediaspaul,2003,P8

* 55JEAN FRANÇOIS HUGO, La République Démocratique du Congo une guerre inconnue, Paris, édition Micholon,2006, P60.

* 56Colette Braeckman, L'enjeux congolais L'Afrique centrale après Mobutu, France, édition Fayard, 1999, pp161- 162.

* 57MBUYI KABUNDA/ Toni Jirémeney Luque, Cesar Nkuku, khonde, Ngoie Tshibambe, David ,Bondia Garcie et David Querol sanchez ,La République Démocratique Du Congo les droits humains, les conflits et la construction/ destruction de l'Etat, Madrid, édition fundació sodariatat UB et Inrevés, 2009,p82.

* 58 P. NGOMA-BINDA, Une démocratie libérale communautaire pour la République Démocratique du Congo et l'Afrique, Paris, édition L'Harmattan, 2001, P161.

* 59 JEAN M VAN PARYS, D'où vient le sous développement, Kinshasa, édition centre d'études pastorales, 1982, P7.

* 60 COLETTE BRAECKMAN, L'enjeu congolais Afrique centrale après Mobutu, Paris, éditionFayard, 1999, P234.

* 61 MUKENGE BARHEGINE, « La lecture de la problématique de la gouvernance du Sud-Kivu», in échos des grands lacs « L'ADIB balise l'avenir du Sud-Kivu »magazine supplément de Dunia aout 2010, pp40-44.

* 62MULUMBATI NGASH, Manuel de sociologie générale, Lubumbashi, édition AFRICA, 2010, p153.

* 63HAMULI KABARHUZA BAUDOUIN, « Etat des lieux de la paix et de la sécurité dans la région des grands lacs », In  Congo-Afrique, Lubumbashi, édition CEPAS, 2010, pp833-840.

* 64 Goie Tshibambe, «  La politique de bon voisinage : Analyse d'un principe de politique étrangère de la RDC », in Congo Afrique, décembre, 2007, pp154-190.

* 65LABANA LASAY',A., &LOFEMBE BENKENYA ,La politique étrangère de la République Démocratique du Congo : structures, fonctionnement et manifestations ,Kinshasa, édition Sirius, 2004, P43.

* 66SABAKINU KIVILU. op.cit, p133. 

* 67ARNAUD ZACHARIE FRANÇOIS JANNE D'OTHEE, L'Afrique centrale dix ans après le génocide, Bruxelles, édition LABOR, 2004, P154.

* 68 MOLENGA LINGOTO WILLY, Opcit, pp15-16.

* 69 VYANEY AN'KORO, La conscience katangaise face au paradoxe du sous-développement de la province,Essai de décryptage des mythes et des réalités actuels au Katanga, Unilu, DEA en S.P.A 2009-2010, P32. 

* 70Mackinder et Ratzel, Géographie politique(1897) Cité Par Banyaku Luape Epotu,Lofembe Benkenya,Mufungizi Chunabalire, Dans Initiation à lagéopolitique,Kinshasa, édition cahiers du CIEDOS collection manuels didactiques, 2oo4, p16.

* 71MPIA IMANDA IMABO JEAN DIDIER, opcit, p149.

* 72 IRUNG TSHIBAMBAL-A-MULANG, Problématique de la démocratie en Afrique ,essai philosophico-politique, Lubumbashi, édition MBEGU-ISP, 2005, P144.

* 73 HONORE N'GBANDANZAMBO KO ATUMBA, Ainsi sonne le glas! Les derniers jours du maréchal Mobutu, Paris, édition GISEPE, 1998, P365.







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