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Objectifs du millénaire pour le développement: défis ou progrès pour le district de l'Ituri (RDC )?

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par Papy NECHI SANGARA SHAMAVU
Université UNIC République de Guinée - Graduat en management et sciences économiques 2012
  

Disponible en mode multipage

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EPIGRAPHE

«La Déclaration du Millénaire représente la promesse la plus importante jamais faite aux populations les plus pauvres du monde. Le cadre de responsabilisation des Objectifs du Millénaire pour le Dévéloppement qui découle de cette déclaration a engendré un niveau sans précédent d'engagements et de partenariats pour permettre à des milliards d'individus de mener une vie décente et plus saine et pour créer un environnement qui contribuera à la paix et la sécurité.

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement restent à notre portée. La vraie question, aujourd'hui, est de savoir comment accélérer les changements produits au cours de la dernière décennie pour que les progrès deviennent nettement plus rapides. L'expérience acquise au cours de ces dix dernières années donne d'amples preuves de ce qui fonctionne, ainsi que des outils qui peuvent nous aider à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Dévéloppement d'ici 2015.»

SHA ZUKANG

Secrétaire Général Adjoint de l'ONU aux Affaires Economiques et Sociales

DEDICACES

« A ma chère épouse Gisèle SENGA, qui a compris que la réussite dans la vie passe par les études et pour tout son soutient. A celle qui représente tout dans notre vie, notre fille Ashley SANGARA »

« A mes chers parents, Lievens SANGARA, Esther N'KAMIA, à mes frères et soeurs bien aimés Germaine SANGARA, Denis SANGARA, Elvis SANGARA, Sarah SANGARA, Rachel SANGARA, Esther SANGARA, Caleb SANGARA et à toute ma famille»

Papy SANGARA

REMERCIEMENTS

« Louange à Dieu, le très clément et le très miséricordieux ».

Au terme de ce travail, nous remercions vivement le Chef de Travaux Singo MAGBO, qui nous a été d'une aide indispensable tout au long du parcours de ce projet ; de sa conception jusqu'à ses orientions techniques et pour son professionnalisme sans équivoque.

Ensuite, notre reconnaissance s'adresse au Dr Jose pour la confiance qu'il a placée en nous, en nous accueillant au PNUD et plus généralement pour ses judicieux conseils. Qu'il nous soit permis de remercier parallèlement l'ensemble du personnel du PNUD.

Notre gratitude s'adresse également à Mr MANGA et Mr BANDELENGWE Aloys, respectivement du Ministère du Plan et de l'EPSP pour tout le temps qu'ils ont bien voulu consacrer pour nous. Il en est de même pour tous les personnels de différents organismes qui nous ont fourni les informations utilisées dans cette étude.

Nos remerciements s'adressent aussi à Mr Dominique MUHOZI, Mr Gervais NDRUUDJO et Mr AMISI Protais pour tout le soutient qu'ils ont eu à notre égard.

Nous ne saurons terminer sans remercier les enseignants de l'UNIC (Université du CEPROMAD) qui ont su inculquer en nous, durant ces trois années, des valeurs intellectuelles et humaines nécessaires à une formation de cadre de qualité.

Enfin, nous remercions chaleureusement tous nos ami(e)s en la personne(s) de : Thierry SALUMU, Corneille NIHIRA, Bedidjo CWINYA'AY, Dharley BATCHU, Steve UDAGA, Annie PISSI, le groupe des ancêtres et tous les membres du groupe « UMOJA » pour leurs soutiens indéfectibles et toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation du présent travail.

Papy N.S. SANGARA

SIGLES

OMD: Objectifs du Millénaire pour le Développement

ONU : Organisation des Nations Unies

SDN : Société Des Nations

ONG : Organisation Non Gouvernementale

RDC : République Démocratique du Congo

CPI : Commission de Pacification de l'Ituri

OMS : Organisation Mondiale de la Sante

FAO : Organisations des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture

DPKO : Département des Operations de Maintien de la Paix

UE : Union Européenne

MONUSCO : Mission des l'Organisations de Nations Unies pour la Stabilisation de la RDC

PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement

UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l'Enfant

PMA: Pays Moins Avancés

IDH: Indice de Développement Humain

OIT: Organisation Internationale du Travail.

UNESCO : l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

APD : Aide Publique au Développement

DSCRP : Document de la Stratégie sur la Croissance et la Réduction de la Pauvreté

PME : Petite et Moyenne Entreprise

FONER : Fonds National d'Entretien Routier

AGR : Activité Génératrice de Revenu

MUSO : Mutuel de Solidarité

RFO : Reserve de Faune a Okapi

LISTES DES TABLEAUX

Tableau no 1: Les OMD et ses cibles

Tableau no 2 : Statistiques nombre d'élèves allant à l'école de 2006-2011en Ituri.

LISTES DE GRAPHIQUES

Graphique no 1 : Nombre d'élèves inscrit à l'école primaire en Ituri (2008-2011)

Graphique no 2 : Nombres d'élèves inscrit a l'école secondaire en Ituri (2008-2011)

Graphique no 3 : comparaison nombre d'élèves au primaire et secondaire (2008-2011)

Graphique no 4 : Nombre de garçons et filles inscrit à l'école primaire (2008-2011)

Graphique no 5 : Proportion des garçons et filles inscrit au secondaire (2008-2011)

0. INTRODUCTION GENERALE

0.1 PROBLEMATIQUE

Selon le petit Larousse illustré, la problématique est un ensemble des questions qu'une science ou une philosophie se pose dans un domaine particulier. Partant, un chercheur part toujours d'une question obscure (problème) à partir de laquelle il se pose beaucoup de questions qu'il tient plus tard à élucider ou à expliquer. (Larousse Illustré cité par KWONKE ALYEGERA, Syllabus du cours d'Initiation à la Recherche Scientifique, G1 SPA et RI, (Inédit), FSSAP/CUEB, 2008-2009, p. 15).

Pour KUHANDA KANDA, la problématique est l'ensemble cohérent des questions relatives au sujet d'un problème donné. (KUHANDA KANDA, cours d'initiation à la recherche, AFMIM Leadership, institut de Goma, 2009-2010, inédit. p. 16).

Pour notre part, nous disons avec madeleine GRAWTZ que la problématique est l'ensemble des orientations, des problèmes envisagés dans une recherche(...)

Le présent travail parle des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Ces objectifs sont au nombre de huit et sont à atteindre d'ici 2015. Ils découlent des actions et cibles contenues dans la déclaration du millénaire. Fixés pour l'année 2015, les OMD sont donc un ensemble d'objectifs qui ne pourront être atteints que si tous les acteurs (pays pauvres, pays riches, communauté internationale, ONU, ONGs....) s'impliquent de manière active. Les pays pauvres se sont engagés à mieux gouverner et à investir dans leurs populations par le biais de la santé et de l'éducation, les pays riches à les appuyer en utilisant les outils tels que: aide au développement, allégement de la dette et commerce plus juste.....etc.

Dans le contexte international marqué par une certaine instabilité économique, politique et naturelle: crise économique mondiale, hausse du prix du pétrole, conflits politiques, guerres civiles et tribales, tremblements de terre, tsunamis, cyclones..., les pays doivent unir leurs efforts pour pouvoir trouver des solutions d'une manière temporelle mais aussi dans la mesure du possible, d'une manière durable. Une telle action ne peut être envisagée que dans le cadre des activités des organismes non gouvernementales, des organismes internationaux tels que l'ONU et ses différentes organisations. Surtout qu'elle a pour missions, la sécurité internationale, le maintien de la paix, la promotion des droits de l'homme, la protection de l'environnement, le développement économique et social, la coopération internationale etc....

C'est ainsi que la lutte contre la pauvreté est devenue une des priorités absolues des Nations Unies à l'aube du 21ème siècle où des millions de personnes vivent encore sous la menace de la famine, des maladies, de l'habitat insalubre et des conditions de vies précaires en général. En effet, lors de l'assemblée générale des Nations Unies en septembre 2000, les problèmes de développement socio-économique ont été identifiés par la communauté internationale dans le cadre de la Déclaration du Millénaire adoptée par 189 Etats Membres de l'ONU parmi lesquels la République Démocratique du Congo et signés par 147 Chefs d'Etat. Cette déclaration donne une vision collective de l'avenir : un monde partiellement débarrassé de la pauvreté, de la faim et de la maladie, de meilleures chances de survie pour les mères et leurs nourrissons, l'éducation primaire pour tous, l'égalité des sexes et plus des chances pour les femmes, une amélioration de l'environnement physique et un partenariat entre les pays développes et les pays en voie de développement. Cette déclaration contient donc un ensemble de huit objectifs de développement baptisés : Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à atteindre d'ici 2015. La réduction de la pauvreté et des inégalités entre les différents groupes socio-économiques demeure donc au coeur des préoccupations des responsables de maintes pays en développement, institutions internationales et organisations non gouvernementales, afin d'atteindre les objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), fixés pour 2015 par la communauté internationale.

De ce fait, nous avons fait un triste constat selon lequel, en Ituri, les OMD sont en souffrance. En effet, la pauvreté bat son record : la grande majorité de la population vit sous le seuil d'un dollar le jour. A côté de ce facteur, nous retrouvons l'analphabétisme, l'insuffisance des infrastructures scolaires (écoles très mal construites, enseignants très mal payés...). La chance d'avoir un accès à l'éducation primaire des enfants en général et des filles en particulier est réduite à cause de cette pauvreté.... Et à côté de cela, les efforts entrepris de la part du gouvernement, pourtant présent lors de l'adoption de la Déclaration du Millénaire, pour combattre ce fléau de sous développement ne sont pas tangibles.

Sur ce, et partant de tout ce qui est dit ci-haut, nous nous sommes attelés à savoir :

- quel est l'état de lieu des OMD, en RDC en général et en Ituri en particulier, au moment où nous approchons de la date butoir (2015) ?

- que faire et quelle stratégie adopter par les dirigeants pour atteindre/améliorer ces OMD dans le district de l'Ituri?

0.2 Hypothèse

L'hypothèse est définie comme une proposition de réponse à la question posée. RONGERE (OTEMIKONGO MANDEFU, Méthode de recherche en Sciences Sociales, notes de cours inédites, G2 Droit, FD, UNIKIS, Kisangani, 2004-2005, pp. 3-4) poursuit en disant que l'hypothèse est une réponse provisoire donnée à de différentes préoccupations soulevées dans la problématique.

Quant à PINTO R. et GRAWITZ M, (PINTO R. et GRAWITZ M., Méthodes de Sciences Sociales, Paris, Dalloz, 1971, p.26) ils soutiennent que l'hypothèse est une idée préconçue ou une proposition relative à l'explication des phénomènes naturels, sociaux... proposition admise avant d'être soumise à l'épreuve de l'expérience.

Ce faisant, au regard de deux questions posées ci-haut, nous émettons des réponses anticipées ci-après :

· les OMD étant en souffrance, un besoin de réanimation et de mise à jour par les autorités congolaises s'avérerait nécessaire et une présence de ces dernières dans le milieu reculé de l'Ituri aiderait à atteindre, si pas en totalité, mais aiderait à améliorer ces OMD vu que la grande partie de la population Congolaise vit en milieu rural.

· la stratégie à adopter serait de lutter contre la pauvreté, car selon nous, cette stratégie serait la base ou la fondation de tout développement et aiderait largement à atteindre les OMD.

0.3 Objectif du Travail

Tout travail intellectuel ou scientifique se fait dans le but d'atteindre un ou des objectifs spécifiques. Et c'est dans le but de stimuler et de promouvoir le développement de l'Ituri, qui en soit est un long processus, que notre étude se fixe les objectifs suivants :

· éveiller la conscience des autorités de l'Etat sur la question du développement de l'Ituri,

· démontrer que le développement est un long processus qui commence à partir de la lutte contre la pauvreté.

· vérifier les efforts conjugués jusque là par l'Etat pour atteindre les OMD.

0.4 Etat de la question

Il est souvent de coutume scientifique qu'un chercheur, avant d'entreprendre une étude quelconque sur un sujet donné, puisse prendre connaissance des études antérieures. C'est-à-dire lire les oeuvres de ceux qui l'ont précédé, similaires, se reliant à son thème de recherche. (OTEMIKONGO, MANDEFU, 2007-2008:33)

Ainsi donc, nous ne pouvons pas prétendre être les premiers à parler des OMD ou des sujets ayant traits au développement de l'Ituri. En effet :

Ø UKWIRI TCHOMBE Innocent dans son travail sur La gestion de la chose publique en Ituri, de 2006 à 2010 estime qu'avec une économie dépendante en grande partie de l'activité agrosylvopastorale, l'Ituri doit combattre simultanément la pauvreté répandue, assurer la sécurité alimentaire de sa population (gage d'une souveraineté véritable) et réaliser son développement durable tant attendu.

Ø Dans Problématique de la lutte contre la pauvreté dans la section ecclésiastique de la CECA 20 Bunia, de 2010 à nos jours de Rachel DRARU DRAZA, elle demande aux responsables des églises locales d'engager un cadre de développement dans chaque église locale, capable de diriger les initiatives locales de développement enfin de lutter contre la pauvreté.

Ø Madame KAHAMBU LUSENGE Chelly, dans son TFC Contribution de la femme à la lutte contre le VIH/SIDA dans l'ECC Bunia : cas des églises de CECA 20 et CE 39 ville de Bunia, de 2010 à 2011 recommande aux autorités ecclésiastiques de prendre en considération le problème du VIH/SIDA car il influence d'une manière ou d'une autre sur le développement. Elle leur demande d'encourager les femmes au sein de l'église de mener des actions dans le cadre de culte centré sur le VIH/SIDA.

Ø Bouba HUSSEINI dans son mémoire Réalisation des objectifs du millénaire pour le développement au Maroc : Une analyse par un modèle d'optimisation spatiale, propose aux autorités Marocaines de suivre effectivement l'amélioration du niveau de vie des populations et d'identifier les investissements en infrastructures nécessaires pour sortir de la pauvreté et ainsi atteindre les OMD.

Pour nous démarquer des auteurs précités, nous avons apporté notre propre particularité dans le sens que nous avons travaillé sur les OMD de l'ONU en Ituri. Ainsi donc, nous pouvons prétendre d'être les premiers à aborder cette question qui est d'actualité dans tout les pays en voie de développement.

0.5 Choix et interêt du sujet

Le choix du sujet consiste à ce que le chercheur en action dise sa motivation personnelle pour le choix à cette étude. (SINGO MAGBO M, cours de méthode de recherche en sciences sociales, G3 MASCIE, UNIC-BUNIA, 2008-2009,10)

Par contre l'intérêt du sujet présente l'utilité de l'étude qui doit être bénéfique à la fois à la communauté (entreprises) étudiée et à la science. (SINGO MAGBO M, 2008-2009 : 10)

Nous proposons de mener des études minutieuses sur ce sujet après avoir constaté que l'échéance ou la date limite (2015) approche. Le travail a donc un double aspect : scientifique et pratique.

· sur le plan scientifique, cette étude vient apporter un plus sur les différents travaux et littératures existants ayant trait au développement de l'Ituri. Il servira aux autres chercheurs, dans le cadre de développement, d'outil de référence en ce qui concerne les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

· Sur le plan pratique, ce travail permettra aux décideurs politiques et sociaux, de faire une évaluation des efforts menés pour atteindre les OMD en Ituri.

0.6 Méthodologie

Nous référent aux différentes théories acquises durant les trois dernières années de formation, particulièrement dans le cours de méthodes de recherche en science sociale, initiation à la recherche scientifique ; la présente étude, pour être bien menée, a fait recours à une méthode, ainsi qu'à quelques techniques.

0.6.1 Méthode

Selon GRAWITZ M. cité par SINGO MAGBO (SINGO MAGBO méthode de recherche en science social, inédit, G1 MASCIE, UNIC, 2009), une méthode est un ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit, les démontre et les vérifie

Pour réaliser le présent travail, nous avons fait recours à la méthode dialectique. <<La méthode dialectique est celle qui tient compte de la contradiction, qui admet que les contradictions existent dans les réalités et ne proviennent pas seulement des insuffisances de la pensée>> (SINGO MAGBO, 2009)

Cette méthode nous a permis de nous enquérir de la contradiction qu'il y a sur le terrain. En effet, vu l'urgence et le besoin de la population, notre pays a accepté et a adopté la Déclaration du Millénaire en Septembre 2000 au siège de l'ONU. Mais en réalité, sur terrain, pratiquement ou presque rien n'est fait par le gouvernement pour atteindre ces objectifs.

0.6.2 Technique

La méthode dialectique n'a pas suffi à elle même pour la confection de ce travail. Elle a été secourue par les techniques documentaires, d'entretien non directif. La première nous a permis de rassembler les documents ayant trait à notre étude notamment les travaux de fin d'étude, les mémoires, les rapports, les archives etc. La seconde nous a amené à entrer en contact avec certaines personnes oeuvrant dans différents organismes non gouvernementales mais aussi gouvernementales, les acteurs politiques dans le but de nous imprégner des réalités de terrain.

0.7. Délimitation du sujet

Le présent travail est délimité dans le temps et dans l'espace. Sa délimitation temporelle s'étale sur quatre années, donc de 2008 à 2011. En effet, nous sommes intéressés à cette période car elle marque un temps de stabilité qu'a connu le district de l'Ituri. Mais aussi parce que cette période marque l'avènement de premières élections libres et démocratiques de 2006 de la RDC, dotée d'un régime constitutionnel mais aussi avec la décentralisation non effective pour renforcer et relancer la capacité de développement local en République Démocratique du Congo.

Sur le plan spatial, notre étude se limite au district de l'Ituri. Il est aussi important de souligner que nous allons travailler sur les trois premiers OMD (Réduire l'extrême pauvreté et la faim, Assurer l'éducation primaire pour tous, et promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes).

0.8 Subdivision du Travail

Outre l'introduction et la conclusion, le présent travail se subdivise en trois chapitres.

- le premier chapitre présente le District de l'Ituri et les définitions des concepts. Dans ce chapitre, nous définissons les différents concepts qui s'avérent importants pour la comprehension du travail

- le deuxième présente les OMD en RDC. Dans celui-ci, nous passons en revue l'état de lieux des OMD en RDC à l'année 2010 et enfin,

- le troisième chapitre traite et analyse le trois premiers OMD et leur impact en district de l'Ituri.

0.9 Difficultés Rencontrées

Dans l'ensemble, la collecte des données s'est déroulée sans accrocs majeurs. Cependant, nous avons pu noter des difficultés au cours de la conduite de notre étude ; difficultés, somme toute, inhérentes à toute oeuvre humaine car il est évident que quel que soit le succès que peut connaître une recherche scientifique, elle connaît des limites objectives qui peuvent être liées à des causes diverses.

En outre, il faudra également signaler l'insuffisance d'écrits et le manque d'archives relatifs au sujet traité mais aussi le manque des informations précises (données et statistiques fiables) qui a aussi constitué une difficulté.

Nous avons pris de risques sécuritaires énormes en nous déplaçant d'un lieu à un autre, en traversant des zones peu sures, en se faisant racketter ou extorquer aux multiples barrières de forces de défense et de sécurité etc. Il nous a fallu beaucoup du courage et de détermination, mais surtout réunir des moyens financiers, matériels et communicationnels considérables afin d'arriver a la finalisation du présent travail.

CHAPITRE I. DEFINITIONS DES CONCEPTS ET PRESENTATION DE L'ITURI

I.1. DEFINITIONS DES CONCEPTS

Pour mieux guider la compréhension de la recherche, il nous apparaît opportun de préciser les contenus de certains concepts retenus. Et comme le souligne fort bien GRAWITZ (GRAWITZ, M., Lexique des techniques de recherche en sciences sociales, Paris, Dalloz, 2000, p.348), « ...un élément indispensable à toute recherche c'est le concept. Il n'est pas seulement une aide pour percevoir mais une façon de concevoir. Il exerce un tri au milieu du flot d'impression qui assaille le chercheur ».

I.1.1 Développement

De manière générale, le mot développement désigne l'action de développer ou le résultat de cette action. Ce mot, employé au sujet du degré d'avancement des pays, a été popularisé par le président des États-Unis Harry Truman en 1949 dans son discours sur l'état de l'Union. (www.wikipedia.fr/developpement)

Pour ROCHER, G. (ROCHER, G., Introduction à la sociologie générale, Tome 3, changement social, HMH, Paris, 1968, p.190.), le développement ou la modernisation a un sens plus englobant en tenant compte à la fois de l'industrialisation et le développement économique. En fait, « c'est la totalité des actions entreprises pour orienter une société vers la réalisation d'un ensemble ordonné des conditions de vie collectives et individuelles, jugées désirables par rapport à certaines valeurs ».

Le développement s'entend ici comme une progression de la situation sociale et économique de l'ensemble des couches composant la société de l'Ituri où la plus grande partie de cette population (au moins 70%) vit dans une situation économique et sociale précaire.

I.1.2 Sous-dévéloppement

On parle de sous-développement d'un pays lorsque la situation sanitaire et économique y est très mauvaise. Le terme pays sous-développé n'est plus beaucoup employé, on préfère le terme plus politiquement correct de pays en voie de développement, ou pays en développement.

Tout comme le développement, ce concept naît au lendemain de la Seconde Guerre mondiale lorsque le 20 janvier 1949, dans son discours sur l'état de l'Union, le président des États-Unis Harry Truman emploie pour la première fois le mot « sous-développé ».

I.1.3. Pays Dévéloppés

Les pays développés sont des pays où la majorité de la population accède à tous ses besoins vitaux ainsi qu'à un certain confort et à l'éducation. Les premières définitions ne faisaient appel qu'au développement économique, les pays développés étant ceux ayant un fort produit intérieur brut, mais présentement on raisonne plus en terme de développement humain.

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) retient une définition pour les pays développés : tout pays ayant un indice de développement humain supérieur ou égal à 0,8 : cela concerne, en 2007, 70 pays.( www.undp.org/pays développés, 20 Mai 2012, 14h22)

Mais en 2011 bon nombre des pays sont aujourd'hui considérés comme des pays développés. Tel est le cas du Brésil, de la Chine, de l'Afrique du Sud...

Dans l'ensemble, les pays les plus évolués ont un niveau de vie moyen plus élevé que les pays en développement et donc une bonne économie et des meilleures conditions sociales.

I.1.4 Pays en dévéloppement

De manière générale et dans l'expression la plus courante, les pays en développement ou pays du Sud sont des pays moins développés économiquement et dont la population vit dans des conditions sociales précaires par rapport aux pays du Nord ou pays développés.

L'expression remplace des dénominations antérieures, jugées inadéquates, obsolètes ou incorrectes : les pays du Tiers Monde, les pays sous-développés. Elle s'est substituée à l'expression « pays en voie de développement », mais les deux expressions sont synonymes.( www.wikipedia.fr/paysendeveloppement, 20 Mai 2012, 16h23)

Les « pays les moins avancés » ne constituent pas une catégorie distincte : la plupart des PMA sont bien des pays en développement, des pays engagés dans un processus de développement ; en témoigne a l'évolution de leur IDH. Ils présentent néanmoins un développement économique inférieur à celui des autres pays en développement, ce qui justifie leur inclusion dans la liste des PMA, laquelle est établie par la CNUCED. ( www.undp.org, 20 Mai 2012, 16h39)

I.1.5 Millénaire

Un millénaire est une période calendaire de mille années soit dix siècles. Un calendrier commence toujours à l'an 1. Il n'existe pas d' année zéro dans l' ère chrétienne : c'est l' Anno Domini qui définit le point de départ du calendrier grégorien actuel. Ainsi le Ier millénaire de ce calendrier commence le 1er janvier de l'an 1, le IIe millénaire le 1er janvier 1001 et le IIIe millénaire le 1er janvier 2001.(Encyclopédie Microsoft Encarta 2009, Millénaire).

En français, les numéros des millénaires se notent habituellement en chiffres romains et en petites majuscules.

Selon nous, les Nations Unies ont donnés l'appellation, <<OMD>> parce qu'elle est contenue dans la déclaration du millénaire qui a eu lieu a New York au siège de l'ONU à la fin du deuxième millénaire et à l'aube du troisième millénaire.

I.1.6 Objectif

Le mot objectif possède plusieurs significations (être objectif, objectif en optique...). Pour nous, et dans le cadre des OMD, un objectif signifierait un but ou une finalité que l'on s'est fixé et qui se doit d'être réalisé à travers un projet.

L'ONU s'était donc fixé d'atteindre ces objectifs en 2015. C'est dans cette perspective que nous allons, dans le chapitre qui suit, nous atteler a montrer et a faire comprendre comment l'ONU fonctionne a travers ses différents organismes et institutions spécialisées mais aussi a montrer l'état de lieu des OMD en RDC a l'année 2010.

I.1.7 Pauvrété

Étant donné que la pauvreté est un terme polysémique, plusieurs auteurs l'ont définie selon plusieurs façons. De ces définitions, nous retenons celle de Sane.

Sane (SANE, P, la pauvreté une fatalité ? promouvoir l'autonomie et la sécurité humaine des groupes défavorisés, 2002, p.63) définit la pauvreté comme une situation dans laquelle se trouve une personne n'ayant pas les ressources suffisantes pour conserver un mode de vie normale pour y accéder.

Pour nous, la pauvreté se traduit également par un manque d'opportunité et de participation à la vie sociale et économique. C `est aussi l'insuffisance de revenu qui empêche l'homme de satisfaire tout ses besoins fondamentaux.

I.2. PRESENTATION DE L'ITURI

Cette partie présente le district de l'Ituri, sa situation géographique, son relief, son climat, sa démographie, ses ressources naturelles et parle de son aperçu historique.

I.2.1. Aperçu Géographique

L'Ituri est l'un de quatre districts de la Province Orientale en République Démocratique du Congo. Localisée au nord-est du pays, elle se situe entre 1° et 3° 40' de latitude Nord et 28° et 31° 15' de longitude Est. L'Ituri est borné au Nord par le Soudan du sud et le District du Haut-Uélé, à l'est par l'Ouganda, au Sud par la Province du Nord Kivu et à l'ouest par les Districts du Haut-Uélé et de la Tshopo. Il partage une frontière de plus de 600 kilomètres avec la République de l'Ouganda.

Cette entité administrative, d'une superficie de 65.652 km2, soit 2,85 % de la superficie nationale, se distingue par son dynamisme démographique (10 % de la population nationale), sa vocation agricole, pastorale, forestière, minière et lacustre (MESSENS, J.M.TH., Monographie de l'Ituri, Ministère de colonies, Bruxelles, 1951, p.54).

Le district de l'Ituri est subdivisé en cinq territoires administratifs : Aru (6.740 km2), Djugu (8.184 km2), Irumu (7.730 km2), Mahagi (5.221 km2) et Mambasa (36.783 km2).

Les territoires de Wamba, Faradje et Watsa formaient autrefois avec les territoires cités ci-haut le Distrit de Kibali-Ituri ; mais depuis 1955 ils font partie de District du Haut-Uélé par le souci d'équilibrer les dimensions des unités administratives.

I.2.2 Relief

L'Ituri, d'une altitude moyenne supérieure à 1000 m, a pour relief essentiellement les hauts plateaux dans sa partie orientale et centrale et la cuvette dans sa partie occidentale. En général, l'altitude augmente de l'Ouest vers l'Est jusqu'à la dépression de la rivière Semuliki et du lac Albert. Toute fois, cette augmentation ne se remarque réellement qu'à l'Est d'une ligne passant par Mongwalu et Irumu où l'altitude passe d'une façon assez brusque de 1.200m à plus de 2.000m. Cette augmentation rapide annonce la chaîne de Monts Bleus formée d'une série des montagnes très découpées par l'érosion quaternaire et le massif calcaire dont le sommet culmine à 2.420 m (MESSENS, J.M.TH, p.62.). Entre les pieds de Monts Bleus et le lac Albert s'étend une plaine lacustre de plus de 18km (Kasenyi-Tchomia).

Au Sud d'Irumu, se profile le Mont HOYO, un massif calcaire dont le sommet culmine à 1450 m.

Ce type de relief a permis de faire de l'Ituri une région privilégiée de l'élevage bovin de la RDC où le « Bos taurus » et le « Bos indicus » se repartissent selon leurs aptitudes à s'adapter à tel ou tel environnement. (UKWIRI TCHOMBE Innocent, 2010, p18)

Quant à l'hydrographie, l'Ituri partage ses eaux à la fois avec le bassin du fleuve Nil et le bassin du fleuve Congo.

La rivière Ituri qui prend sa source dans le Territoire d'Aru, a une direction générale Nord-Sud jusqu'à Irumu où elle change la direction de Est à Ouest. Après sa confluence avec Nepoko, la rivière Ituri s'appelle Aruwimi. Cet affluent du fleuve Congo montre que l'Ituri est une région bien drainée, offrant ainsi une alimentation hydrique suffisante à la population pratiquant les activités agrosylvo-pastorales malgré les vicissitudes climatiques.

I.2.3. Climat

Le climat de l'Ituri est déterminé par les éléments suivants : la température, les vents, l'humidité et l'altitude. Mais deux d'entre eux donnent les grands traits du climat de l'Ituri. Il s'agit des précipitations et de la température.

La température moyenne annuelle selon MESSENS ((MESSENS, J.M.TH, p.63.). oscille entre 20° et 23° dans son ensemble. Il arrive que l'on atteigne 18° voire plus de 25° C. Toute fois, certains secteurs comme la plaine du lac Albert et de la Semuliki et celui de Fataki-Kpandroma-Nioka connaissent de valeurs supérieures et inférieures aux températures susmentionnées. Elles sont fortement influencées par l'altitude. Les précipitations permettent le ravitaillement des bassins et des nappes.

I.2.4. Démographie

L'Ituri a servi de zone de passage aux divers peuples africains du Nord vers le Sud, mais pour se diriger soit dans la forêt équatoriale au cours de grandes migrations, soit dans l'occupation des savanes et montagnes. Ce passage a permis à l'Ituri de voir des peuples d'origines et des cultures diverses s'implanter sur son territoire. Ceci est remarquable par la diversité de groupes ethniques. L'Ituri apparaît comme le carrefour des populations congolaises avec ses 7 millions d'habitants (MOLIMA, Yves, <<La couverture médiatique d'une zone de conflit armé : Cas de la Radio Okapi en Ituri, TFC, 2007>>, www.memoireonline.com consulté le 15 juillet 2012 à 12h34)

En effet, on y rencontre :

- les Pygmées ou Bambuti qui occupent la forêt équatoriale (territoire de Mambasa et l'ouest de ceux de Djugu et d'Irumu). Ils s'adonnent à la cueillette, à la chasse, à la pêche et au ramassage. Outre ces activités, ils s'adonnent aussi à l'exploitation d'or dans certaines parties de l'Ituri (Kilo).

- les Bantous sont venus du Nord du Cameroun dans la région du bassin du Niger, de Bénoué et du Congo. Il s'agit des Banyali, Babira et Babila. Ils pratiquent l'agriculture et l'élevage à faible échelle.

- les Nilotiques ont suivi la vallée du Nil en descendant le plateau Abyssin. Il s'agit des Bahema, Alur, Kakwa, Mambisa et Ndoo. Ils sont des éleveurs, mais d'autres s'adonnent aussi à l'agriculture.

- les Soudanais comprennent les Lugbara, Kaliko, Walendu, Walese, Mabendi et les Kakwa. Venus du Soudan Oriental, ils sont spécialement agriculteurs et devenus éleveurs par contiguïté.

A part les tribus citées-ci haut, l'Ituri a aussi connu au cours de temps un mouvement remarqué des populations venant d'autres coins du Congo et aussi de l'étranger. Ce mouvement restreint a commencé avec la colonisation belge qui a apporté non seulement un changement démographique, mais aussi un don presque dans tous les domaines de la vie. Après l'indépendance, les phénomènes migrations étaient vraiment visibles et a permis à l'Ituri, terre d'hospitalité, d'accueillir les hommes de toute race et de tribu. Mais, comme il n'y a jamais eu de recensement au vrai sens du terme (cela dans tout le pays), il est toujours difficile d'avancer un quelconque chiffre concernant cet apport démographique national.

I.2.5. Resources Naturelles

Outre ses forêts, son agriculture (plantation de café) et un commerce frontalier actif, l'Ituri possède de gisement aurifère de Kilo-Moto qui est l'un des plus grands en Afrique et au monde. Et des gisements de pétrole qui pourraient se révéler importants ont été découverts dans le bassin du lac Albert, c'est-à-dire les Blocs A, B, C, D de Graben Albertine. Mais aussi, le pétrole qui vient récemment d'être découvert sur le lac Albert,

I.2.6. Apercu Historique

Plusieurs modifications ont vu le jour quant au statut administratif du district de l'Ituri. Cela serait dû soit aux vagues politiques qu'a connus le pays depuis l'époque coloniale jusqu'à nos jours.

La notion de la division du pays en districts remonte en 1888. Ainsi, jusqu'en 1895, le pays était divisé en quinze districts. En 1912, le nombre de districts fut porté à vingt-deux. Le changement ne consistait pas en une simple subdivision des anciens districts. Ainsi, le District de Stanleyville (actuellement Kisangani) se subdivisait en cinq nouveaux districts dont celui de l'Ituri. Ce découpage resta en vigueur jusqu'en 1932. (Idem, www.memoireonline.com, consulté le 15 juillet 2012, à 14h56)

De 1928 à 1935, les zones de Beni et de Lubero dont l'activité était partiellement orientée vers Irumu, avaient été rattachées au Kibali-Ituri. A cette même année (1928), le district d'Irumu avait pris le nom de Kibali-Ituri.

En 1956, le district comptait déjà cinq territoires : Aru, Djugu, Irumu, Mahagi et Mambasa.

Comme dit dans les lignes précédentes, l'Ituri compte 5 territoires, 26 postes d'Etat, 46 collectivités dont 6 secteurs et 40 chefferies, 271 groupements, 3687 localités.

Dans un premier temps, le Chef-lieu du District fut établi à Irumu. Bunia est resté jusqu'à nos jours le chef-lieu du District de l'Ituri. La transformation de l'Ituri en Province est marquée par les faits suivants :

- En 1958, la décision du conseil de colonies Belges relative à l'érection de l'Ituri en Province comme solutions aux multiples problèmes fonciers auxquels l'entité Ituri était confrontée, à savoir :

a) L'interdiction de concéder de nouvelles propriétés foncières en Ituri ;

b) L'esprit de toute la population de devenir éleveur, encore que cet élevage fût extensif, ce qui réduisait l'espace à partager entre l'agriculture et l'élevage ;

c) Le besoin sur le plan externe de contrer les influences extérieures intenses de pays voisins suscitées par les ressources naturelles dont dispose ce district ;

- En 1962, la loi du 14 Août 1962 portant création de la province de Kibali-Ituri.

- En 1987, la pétition de demande de création de la province de l'Ituri signée par les dignitaires et les députés frustrés par la sous administration de l'Ituri.

- En 1992, la déclaration de politique générale de délégués de l'Ituri à la Conférence Nationale Souveraine, réitérant la requête de création de la province de l'Ituri.

- En 1992, le projet de la Constitution référendaire adoptée par la Conférence Nationale Souveraine entérinant la demande de création de la Province de l'Ituri.

- En 1994, la pétition collective des forces vives de l'Ituri avalisée par les chefs coutumiers, les notables, la société civile, les partis politiques et toutes les couches, demandant la création de la province de l'Ituri.

- De 1999 à 2003, l'expérience de l'Ituri comme province :

a) En 2003, l'installation de l'Administration Spéciale Intérimaire de l'Ituri à l'issue des assises de la Commission de Pacification de l'Ituri (CPI) avec l'appui de la Communauté Internationale pour la gestion effective de l'entité de 2003 à 2005, ce qui a démontré la capacité de l'Ituri de se prendre en charge tout en étant dans le giron national.

b) De 2005 à nos jours, le traitement de l'Ituri comme entité autonome sur le plan militaire (Zone opérationnelle), sanitaire, éducationnel, et sur le plan d'aide internationale au développement (Déclaration politique n°01/DP/IT/2010 relative à l'installation de la province de l'Ituri, Kisangani, 2010, pp.1-2).

Tous ces faits témoignent des expériences antérieures de province acquises en Ituri de 1962 à 1966, 1999 à 2003 et de 2003 à 2005.

I.2.7 Présence de l'ONU et des ONGs en ITURI

L'ONU à travers ses différents organismes est présente dans le district de l'Ituri depuis bien des années (OMS, FAO...). C'est avec le triste avènement des conflits et guerres tribaux (1999-2002) qu'à connu le district que l'ONU, que la communauté internationale et les ONGs ont renforcés leurs présences en Ituri. Le Département des Opérations de Maintien de la Paix (DPKO) de l'ONU a donc jugé bon de remplacer ARTEMIS, la force de l'UE en Août 2003, par un déploiement massif des casques bleus dotés du chapitre 7, à travers sa mission MONUC, qui était présente au Congo depuis 1999.

Le Directeur du bureau de la MONUC(MONUSCO) en Ituri, étant le fonctionnaire le plus gradé de l'ONU, est donc chargé de coordonner toutes les activités de l'ONU et représente la communauté internationale en Ituri.


CHAPITRE II. APERCU GENERAL SUR LES OMD

II.1. APERCU GENERAL SUR LES OMD

Cette partie revient sur l'historique et l'évolution des OMD avant de présenter leurs niveaux en RDC en 2010.

II.2.1 Historique et évolution des OMD

Comme dit auparavant, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) Millennium Development Goals en anglais, sont un ensemble d'objectifs de lutte contre la pauvreté et de promotion des droits humains adoptés par les Etats membres de l'ONU lors de son assemblée générale en 2000. A l'aube du nouveau millénaire, les gouvernements avaient en effet un souci d'identification et de résolution des nombreux problèmes auxquels l'humanité avait à faire face. Il s'agit précisément des défis à relever concernant le développement, la gouvernance, la paix, la sécurité et les droits humains. C'est ainsi que vit le jour ce qu'on appelle communément les OMD, qui sont un récapitulatif de ces problèmes, assorti des cibles chiffrées à atteindre à l'horizon 2015. Cet ambitieux projet des Nations Unies a été inscrit dans la Déclaration du Millénaire, résultat final de son sommet du Millénaire. Son adoption constitue un engagement ferme des Etats en faveur du développement durable et de la lutte contre la pauvreté et l'expression d'une nouvelle politique de coopération internationale.

Un ensemble de rencontres internationales pour le suivi de la mise en oeuvre des engagements pris en 2000 a suivi la Déclaration du Millénaire. On peut citer entre autre le sommet de Johannesburg (Afrique du Sud) en 2002 portant sur l'esquisse des mesures à entreprendre afin d'aboutir à un développement qui tient compte du respect de l'environnement et la conférence internationale sur le financement du développement de Monterrey (Mexique). Plus tard en 2005, ce fut à l'assemblée générale marquant le 60e anniversaire de l'ONU de se pencher sur cette question. C'est lors de cette assemblée que fut présenté le résultat du Projet « Objectifs du Millénaire » lancé quelques années plutôt par le secrétaire général de l'ONU. Ce projet a réuni un ensemble d'experts internationaux sous la direction de Jeffrey SACHS et a eu pour finalité la publication d'un rapport des recommandations pour la réalisation des OMD, intitulé « Investir dans le Développement ».Le rapport Sachs est considéré comme une feuille de route au niveau international, traçant la voie à suivre pour réaliser les OMD à moindre coût à l'horizon 2015

Ces objectifs recouvrent de grands enjeux humanitaires : la réduction de l'extrême pauvreté et de la mortalité infantile, la lutte contre plusieurs épidémies dont le SIDA, l'accès à l' éducation, l'égalité des sexes, l'application du développement durable etc... Les dits objectifs sont résumés avec leurs cibles dans l'encadre suivant:

===Tableau à la page suivante

Tableau no1 : Les Objectifs du Millénaire pour le Développement et leurs cibles

OBJECTIS

CIBLES

1. Réduction de l'extrême pauvreté et de la faim

Cible 1A. Réduire de moitié d'ici 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour. Cible 1B. Assurer le plein-emploi et la possibilité pour chacun, y compris les femmes et les jeunes, de trouver un travail décent et productif. Cible 1C. Réduire de moitié d'ici 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim.

2. Assurer l'éducation primaire pour tous

Cible 2A. D'ici à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d'achever un cycle complet d'études primaires.

3. Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes

Cible 3A. Eliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d'ici à 2005 si possible, et à tous les niveaux de l'enseignement en 2015 au plus tard.

4. Réduire la mortalité infantile

Cible 4A. Réduire de deux tiers d'ici 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans.

5. Améliorer la santé maternelle

Cible 5A. Réduire de trois quarts d'ici 2015, le taux de mortalité maternelle.

6. Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladies

Cible 6A. D'ici à 2015, avoir stoppé la propagation du VIH/Sida et commencé à inverser la tendance actuelle. Cible 6B. D'ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d'autres grandes maladies et avoir commencé à inverser la tendance actuelle.

7. Assurer un environnement durable

Cible 7A. Intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales Cible 7B. Réduire de moitié, d'ici à 2015, le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable salubre

8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

Cible 8A. Traiter globalement le problème de la dette des pays en développement par des mesures d'ordre national et international propres à rendre leur endettement viable à long terme.

Source : Nous-mêmes, a partir des données reçues sur www.un.org/fr/milleniumgoals, 8 juin 2011, 11h32'

Après un rapport[] publié en juin 2010, et 5 ans avant de l'échéance des OMD, plus de 140 chefs d'État et de gouvernement se sont retrouvés à l'ONU (New York), le 22 septembre 2010, réaffirmant leurs engagements, malgré les « crises globales, des catastrophes naturelles et des conflits actuels[]» (Discours d'ouverture d'Helen Clerk, Administratice du PNUD, le 22 septembre 2010). L'ONU, par la voix de son secrétaire général Ban Ki-moon, reconnait que les avancées sont insuffisantes, avec un bilan mitigé, pour Joseph Deiss (président de l'Assemblée générale de l'ONU a cette période), la faim concerne 925 millions de personnes et les indicateurs sont mauvais pour les objectifs concernant le SIDA, le développement durable, et l'objectif de réduction de la perte de la biodiversité en 2010, qui ne pourra pas être atteint « Si les tendances actuelles se confirment, la perte de biodiversité continuera jusqu'à la fin du siècle, alors que des milliards de personnes en dépendent directement pour leurs modes de subsistance, voire leur survie ; l'ONU appelle à une action urgente d'ici 2020» dixit Joseph Deiss dans son discours.

Pour Ban Ki-moon, les explications à cette situation sont le « manque d'engagement et de ressources, le déficit de responsabilité des dirigeants, l'insuffisance de soutien technique et de partenariats ». Le rapport de 2010 A Brief for Policymakers on the Green Economy and the Millenium Development Goals, publié à cette occasion conclue que « Des investissements dans l'énergie propre et les transports durables, comme dans des modes de gestion durable des forêts et de l'agriculture, pourraient largement contribuer aux objectifs de réduction de la pauvreté établis à l'échelle internationale[] ». Mi-2010, l'ONU estimait que le taux de pauvreté devrait baisser de 15 % d'ici à 2015, a-t-il dit, ce qui signifie qu'environ 920 millions de personnes vivront au-dessous du seuil de pauvreté, soit la moitié de celui de 1990.

Achim Steiner, secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE a alors estime qu' « Il est de plus en plus évident qu'une transition rapide vers une économie verte, pauvre en carbone, respectueuse des ressources et génératrice d'emplois permet non seulement de résoudre les défis de la durabilité du XXIe siècle, mais qu'elle contribue largement à atteindre les autres OMD  »(). Quelques pays comme le Costa Rica pour sa stratégie efficace de développement soutenable et de protection de la biodiversité ou l' Ouganda pour sa promotion de l' agriculture biologique, sont cités en exemple. La ville de Curitiba au Brésil est de même prise comme exemple à suivre.

II.2.2 LE CAS DE LA REPUBLIQUE DEMOCRTIQUE DU CONGO

II.2.2.1 Réduire la pauvreté et la faim

La majorité de la population congolaise est pauvre et cette pauvreté présente plusieurs facettes à savoir : faible revenu, insatisfaction des besoins alimentaires, incapacité d'accéder aux soins de santé et à la scolarisation, incapacité de se loger décemment, etc. Selon le dernier rapport national du PNUD sur les OMD en RDC en 2010, l'incidence de la pauvreté dans l'ensemble, est de 71,3% et la consommation des plus pauvres représente à peine 7,8% de la consommation nationale. En RDC le taux de chômage des jeunes (32%) est largement supérieur à la moyenne nationale (18%). La plupart des ménages ont un seul repas par jour. Aussi, 44% de ménages ne disposent pas de réserves alimentaires, et cette proportion est de 56% dans les centres urbains... Les données statiques en terme de revenu monétaire, bien qu'étant pauvre, montrent clairement une évolution critique du revenu par habitant qui a régressé de plus de 16,5% en terme réel entre 1995 et 2007, soit une baisse d'environ 1,4% chaque année sur cette période, alors que dans le même temps, la population croît chaque année à un rythme d'au moins de 2,8%.(Rapport National PNUD des progrès des OMD RDC 2010, p.30)

S'agissant de la faim et selon le même rapport du PNUD, la situation alimentaire des Congolais en général est restée précaire, l'apport en calorie entre 1990 et 2001 ayant fortement baissé. Après 2001, la situation ne s'est pas améliorée. Le régime alimentaire des Congolais est essentiellement végétarien, une grande proportion de calories provient des céréales, des tubercules, de l'huile de palme et de légumineuse. La consommation de viande et de poisson est d'un très faible apport calorique. Enfin, entre 1995 et 2007, la proportion d'enfant de moins de 5 ans souffrant d'insuffisance pondérale modérée a augmentée pour passer de 21,4% à 31,4%. %.(Idem, p.30)

II.2.2.2. Assurer l'éducation primaire pour tous

En matière d'alphabétisation et de scolarisation, la RDC a réalisé des progrès notables. L'évolution des taux de scolarisation pour l'ensemble du pays montre dans un premier temps une baisse de la scolarisation entre 1995 et 2001 à cause des perturbations dues aux conflits armés pendant cette période. Après 2001, on assiste à une tendance à la hausse de la scolarisation jusqu'en 2010. Si la baisse des taux entre 1995 et 2001 se caractérise généralement par une réduction de l'écart entre les garçons et les filles (de 6% en 1995 à 4% en 2001), par contre l'augmentation des taux de 2001 à 2008 s'accompagne d'un accroissement de l'écart entre les sexes (plus de 7% en 2007). (Idem, p.30). Rappelons-le, l'analphabétisme est un des plus grands malaises sociaux dont souffre la RDC et constitue un grand obstacle à l'amélioration de son IDH, qui selon le dernier rapport mondial du PNUD sur l'IDH, occupe les dernières places.

Les disparités entre les sexes persistent encore étant donné que la scolarisation des filles au niveau primaire progresse plus lentement que celle des garçons. Toutefois, beaucoup d'efforts restent à faire pour éliminer les disparités entre les sexes et éradiquer l'analphabétisme en RDC.

II.2.2.3 Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes

Pour l'OMD de promotion de l'égalité des sexes, la RDC n'a pas vraiment fait de grande progression. La situation de la femme Congolaise et son autonomisation reste très faible et cela malgré les avancées significatives sur le plan juridique et notamment la mise en oeuvre de la politique nationale Genre (avec tout un ministère chargé de la question) ainsi que la validation du code de famille révisé selon le genre. Selon les résultats de l'enquête EDS de 2007 et le dernier rapport national du PNUD de 2010 sur les OMD en RDC, la proportion de femmes représentantes du peuple au Parlement et au Sénat est respectivement de 8,4% et 4,6%, loin de la parité (50%) prescrite par la Constitution de la république. (Idem, p.31)

Toujours selon le même rapport, l'analyse des tendances du rapport filles/garçons dans l'enseignement primaire et secondaire depuis 1960 révèle en général une amélioration de la situation tant au niveau de l'enseignement primaire qu'au niveau secondaire. En effet, même si pour l'ensemble de la période l'effectif des filles est toujours inférieur à celui des garçons, on note cependant au fil du temps une réduction des écarts beaucoup plus marquée au niveau primaire que dans le secondaire. L'indice de parité filles/garçons dans l'enseignement semble avoir régressé entre 2005 et 2007 tant dans le primaire (0,87 à 0,80) que dans le secondaire (0,62 à 0,50). Les inégalités du genre sont encore plus marquées dans l'enseignement supérieur ou l'indice a été évalué en 2005 à 0,46. Par contre, le pourcentage de femmes salariées du secteur non agricole a connu une nette évolution en passant de 20,6% à 34,4% entre 2001 et 2007. L'indice de parité Femmes/hommes pour l'alphabétisation très en défaveur des femmes, n'a pas connu d'évolution entre 2001 et 2007 puisqu'il est reste constant a 0,69. (Idem, p.31)

II.2.2.4 Réduire la mortalité infantile

Pour ce qui est de l'OMD 4, et selon toujours le même Rapport du PNUD, la mortalité des enfants, malgré une tendance sensible a la baisse entre 1995 et 2007, affiche encore des niveaux très élevés et place le pays dans la catégorie des états a forte mortalité infantile. En effet, selon les donnes issues des grandes enquêtes, le quotient de mortalité des enfants de moins d'un an est passe de 148%o en 1995 a 98%o en 2007 pendant que celui de mortalité des enfants de moins de 5 ans esp passe de 220%o à 165%o, sur la même période. (Idem, p.31). Le même rapport du PNUD rapporte que la progression du taux de couverture vaccinale confirme cette évolution car le niveau de vaccination des enfants contre toutes les maladies cibles du Programme Elargi de Vaccination (PEV) serait passé de 23% en 2001 à 31% en 2007, très loin de la cible des 80%.(Idem, p.31). Le rapport continue en disant qu'il est à noter une variation très sensible de cette couverture vaccinale selon le milieu de résidence, la province et le niveau d'instruction et le niveau de pauvreté.

On note donc une surmortalité des enfants du milieu rural, notamment à cause de la faible alphabétisation des mères et de la pauvreté. Tout ceci n'est que le résultat des multiples difficultés auxquelles le secteur de la santé doit faire face dans le pays dont entre autres, la carence majeur en personnel soignant, en équipement, en médicaments et en moyens de fonctionnement.

II.2.2.5 Améliorer la santé maternelle

Les données récentes concernant le taux de mortalité maternelle estiment que la mortalité maternelle a 549 pour 100.00 naissances vivantes. Malgré ce niveau élevé de la mortalité maternelle, différentes études montrent un progrès significatif de la prise en charge médicale des grossesses, en liaison avec l'augmentation des consultations prénatales. En effet, de 56% en 1955 (données récoltées au PNSR), a 67,20% en 1998 (ELS), 68,2 % en 2001 (MICS2), la proportion des femmes enceintes ayant fait des consultations prénatales est passée a 85,3 % en 2007 (EDS), soit une augmentation de 17% entre 2001 et 2007. De même, l'écart qui était de 18% entre le milieu urbain et le milieu rural (81% contre 63%) se serait réduit à 11% en 2007 (92% contre 81%). Toutefois, cette situation moyenne au niveau du pays cache d'énormes disparités entre les différentes provinces. (Idem, p.32).

Des chiffres qui sont relativement faibles mais qui pourraient accroître et remettre en cause la réalisation de l'OMD en question si des efforts ne sont pas renforcés dans la lutte contre la pauvreté toujours considérée, selon nous, comme facteur aggravant la situation, le développement des infrastructures sanitaires et la sensibilisation des femmes sur les recours aux soins prénataux surtout dans les milieux ruraux.

II.2.2.6. Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladies

En matière de VIH/SIDA, les informations du PNLS indiquent que la prévalence médiane pour l'ensemble des sites couverts lors de la dernière enquête de séroprévalence (2003-2004) est estimée à 4,5%. En 2007, la prévalence mesurée auprès des femmes enceintes en consultation prénatale est estimée a 4,1% affichant une légère baisse et une relative uniformité entre les milieux urbains et ruraux. Par contre, selon les données du PNLS, la proportion des personnes âgées de 15-24 ans est passée de 13% à 19% en 2005, indiquant un rajeunissement de l'infection. De même, on note une forte variation spatiale du taux de prévalence de la maladie, avec des niveaux plus élevés dans les provinces de l'Est, en comparaison avec celle de l'Ouest, suggérant un effet négatif des conflits sur la propagation du VIH/SIDA du fait principalement du recours systématique aux violences sexuelles par les combattants. (Idem, p.32)

Une autre composante de l'OMD6, sur laquelle la RDC doit redéployer des efforts est la lutte contre le paludisme. Selon le rapport du PNUD sur les OMD, la situation du pays est caractérisée par une augmentation constante du taux de morbidité paludique. De plus, le taux de létalité du paludisme est passé de 0,78% en 1999 à 10,95% en 2005. Ce chiffre serait encore plus important si l'on incluait les cas d'automédication suite aux accès palustres. Ainsi, selon les statistiques sanitaires, le paludisme constitue la première cause de morbidité dans le pays avec près de dix épisodes par an et l'on estime qu'entre 150 et 250 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque année du paludisme. (Idem, p.32)

II.2.2.7 Assurer un environnement durable

Sur le plan environnemental, La RDC comme bon nombre des pays est confronté au problème de la déforestation, et malgré les richesses en eau douce du pays, le pays est confronté au problème d'accès à l'eau potable.

Toujours selon le rapport du PNUD sur les OMD, La déforestation du territoire de la RDC aurait évoluée au rythme de 0,7% par an entre 1990 et 1995, et celui de reboisement de 0,3%, selon une étude de la Banque Africaine de Développement. Il en résulte donc un taux net de déforestation de 0,4 points par an. Le taux de couverture forestière était de 55% en 1990; ne représente plus que 52% en 2000 et en 2006 elle a été estimée à 44,62%, selon les autorités du Ministère en charge de l'environnement et la pression sur l'environnement est plus élevée dans les zones urbaines car près de 47% de la population congolaise sont concentrés sur seulement 10% du territoire. (Idem, p.33)

En ce qui concerne l'accès à l'eau potable, les statistiques disponibles montrent que malgré les richesses en eau douce du pays, 28,5% de la population rurale et près de 85% de la population urbaine ont accès de façon durable à un site d'eau que l'on « pourrait qualifier de potable ». Selon une étude enquête réalisée en 2005, le taux d'accès à l'eau potable de la population congolaise a été estimé à 27,2%, contre un niveau avoisinant les 30% en 1990, montrant une régression de la desserte en eau potable déjà très insuffisante et inégalement répartie dans le pays. (Idem, p.33)

II.2.2.8 Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

Selon toujours le rapport du PNUD, la RDC dans le cadre du partenariat mondial pour le développement bénéficie de l'Aide Publique au Développement (APD) qui a représenté respectivement 5,49% et 4,48% du Produit Intérieur Brut (apprécié en dollars) en 1990 et 1999. Elle s'est accrue après 2000 (40 % en 2005) et l'analyse des décaissements par donateurs, révèle que les interventions des partenaires multilatéraux proviennent à concurrence de 16,09% pour des agences du Système des Nations Unies (PNUD, de l'UNICEF et du PAM) et 56,65% pour les autres partenaires multilatéraux (Banque Mondiale, Union européenne, Etats-Unis d'Amérique, Pays- Bas, Grande Bretagne, Belgique et Canada). Au cours des années 2000 à 2005, les interventions des bailleurs de fonds ont été canalisées vers les institutions gouvernementales (68 %) et les ONG (26,4 %) alors qu'au cours des années 90, l'essentiel des interventions ont été canalisées à travers les ONG. Avec l'atteinte du point d'achèvement de l'IPPTE en juillet 2010, la RDC a bénéficié de l'annulation de près de 90% de sa dette extérieure publique. (Idem, p.33)

Les sommes ainsi dégagées peuvent être utilisées dans la lutte contre la pauvreté, le chômage des jeunes qui reste très préoccupant et aussi dans le développement intégral de la RDC de sorte a atteindre les OMD, le développement humain mais aussi le développement durable.

Ce qui justifie une nouvelle fois le fondement du présent travail dont l'application commence au chapitre suivant qui porte sur l'étude et l'analyse des trois premiers OMD en ITURI.

CHAPITRE III. LES 3 PREMIERS OMD ET LEURS IMPACTS EN ITURI

Après une présentation de la situation globale des OMD en RDC dans le précèdent, le présent chapitre s'attelle à voir les efforts conjugués ou fournis ; relativement aux trois objectifs retenus ; par le gouvernement. Mais comme nous l'avons dit auparavant que pour nous les OMD, tout comme tout développement, sont un long processus qui commence par la lutte contre la pauvrété (cfr objectif dans l'introduction), nous commencerons dans ce chapitre à voir de quelle manière est ce que elle est perçue par la population.

III.1 OMD 1: LUTTE CONTRE L'EXTREME PAUVRETE ET LA FAIM

III.1.1 Perception de la pauvrété

Ici, nous présentons les différentes façons dont les gens perçoivent la pauvreté. Selon le Document de la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSCRP) de la RDC, le profil de la pauvreté tel que vécue et exprimée par la population lors des consultations communautaires et du sondage d'opinion est multidimensionnel. Il diffère selon le milieu de résidence et varie d'une province à une autre. De plus les perceptions de la pauvreté se différent en fonction des groupes sociaux spécifiques.

III.1.1.1. Multi dimensionnalité des perceptions de la pauvreté

Les perceptions de la pauvreté s'articulent autour de quelques dimensions du vécu des populations. Certaines de ces dimensions sont tangibles (besoins fondamentaux tels que : l'accès aux soins de santé, un logement propre, un habillement décent... sont non satisfaits ; détérioration des facteurs de production, faible accès aux services sociaux de base...) et d'autres non tangibles (manque de paix, culture d'impunité renforçant la corruption et l'injustice mais aussi l'exclusion).

III.1.1.1.1. Besoins fondamentaux non satisfaits

Avoir assez à manger, un habillement adéquat, un logement adéquat, la capacité de consulter un médecin quand on est souffrant sont des besoins primordiaux d'existence à satisfaire. C'est la première série d'expérience que les gens identifient et dont ils discutent lorsqu'ils parlent de la pauvreté. En Ituri, le manger, le logement, l'accès aux hôpitaux et bien d'autres besoins fondamentaux demeurent un luxe surtout en milieux ruraux.

III.1.1.1.2 Détérioration des facteurs de production travail et capital

La pauvreté est aussi perçue comme une situation de faible emploi, des initiatives et de vision à long terme du fait de l'inexistence d'entreprises capables de créer de l'emploi pour la population active. La pauvreté, c'est aussi le manque de capital. Ceci se traduit par l'incapacité d'accéder au crédit pour démarrer une activité productrice ou génératrice de revenu. Ceci est remarquable en Ituri où les entreprises publiques ou privées capables de procurer du travail à la population sont quasi inexistantes.

III.1.1.1.3. Absence de la paix

La situation de conflit et de guerre que la RDC en général et l'Ituri en particulier traverse depuis des décennies a eu un impact négatif sur le bien être des populations, notamment sur le plan psychologique. La pauvreté est également identifiée aux déplacements continuels et à la perte des biens provoqués par le conflit. Cette situation, la population de l'Ituri la connait depuis bien longtemps.

III.1.1.1.4 Impunité, corruption, injustices et exclusion.

La population fustige la culture d'impunité dans laquelle elle vit. Cette dernière encourage la corruption, l'injustice et l'exclusion. Cette culture est considérée comme un facteur majeur des souffrances qu'endurent les populations. Les personnes sont arbitrairement arrêtées et condamnées avec légèreté. Dans le district de l'Ituri, et précisément dans la ville de Bunia, ces genres de situation sont signalés régulièrement.

III.1.1.1.5. Faible accès aux services sociaux de base

L'impossibilité d'aller voir un médecin ou de se faire soigner constitue l'une des perceptions les plus marquantes de la pauvreté. C'est ainsi qu'on observe, surtout dans les milieux ruraux, à une prédominance de l'autonomisation et un recours effréné à la médecine traditionnelle.

Selon les recherches menées par certains auteurs du DSCRP, les résultats du sondage d'opinion indiquent que 76% des ménages ne sont pas satisfaits de leur scolarisation de leurs enfants et 80% de leurs soins de santés. Aussi, certains ménages, à travers le pays n'envoient qu'un seul ou deux de leurs de leurs enfants à l'école et bien souvent des garçons. De même, certains parents, du fait que les écoles sont mal équipées et manquent d'enseignants qualifiés (personnel insuffisant, sous-qualifiés ou mal formés, infrastructures scolaires délabrées...) ne scolarisent pas leurs enfants (DSCRP, 2006, p.18).

III.1.1.1.6. Perception selon le milieu

En milieu rural, la pauvreté est perçue comme un manque de facteur de production qui empêche d'exploiter les produits existants. Il s'agit notamment de l'insuffisance de moyens financiers, de l'incapacité à trouver des intrants agricoles et d'appuis techniques, l'accès difficile à l'eau potable, le mauvais état des routes....Par contre, dans les milieux urbains, la pauvreté est perçue comme un manque de moyen de transport, d'habitation, d'eau potable, de travail...

III.1.1.1.7. Perception selon les groupes sociaux spécifiques

Les consultations participatives auprès de certains groupes vulnérables et à risques ont fait le diagnostic ci-après : pour l'enfant en situation difficile, la pauvreté se caractérise par le décès ou l'absence de l'un ou l'autre parent. Pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA, la pauvreté se manifeste par le rejet de la société et pour les personnes vivant avec handicap, la pauvreté se manifeste par un handicap physique, mental ou social. D'autre part, les femmes ont parlé spécifiquement du manque d'accès aux sources de financement malgré le rôle de plus en plus important qu'elles exercent tant dans le secteur de la production que dans la survie des ménages (Idem, p.19).

III.1.2. Efforts nationaux et provinciaux pour la réduction de la pauvreté en Ituri

Se libérer de la pauvreté requiert une approche diversifiée, allant au-delà d'habituelles recommandations de bon sens en matière de bonne gouvernance (économique et politique).

MULUMBA MUNANGA (MULUMBA, M.A, corruption et pauvreté, in Congo-Afrique, économie-culture, vie sociale, no 430, décembre 2008) dit que selon lui, six catégories d'actions s'avèrent essentielles pour réduire la pauvreté au Congo. Il s'agit de :

1) Investir dans le développement humain, alimentaire, éducationnel, dans l'eau et les infrastructures sanitaires afin de favoriser l'émergence d'une main d'oeuvre productive, capable et participer activement à l'économie nationale et mondiale.

2) Aider les petits agriculteurs à accroitre leur productivité et sortir de la disette, particulièrement dans les provinces, districts et territoires ou la population est majoritairement rurale.

3) Se doter d'infrastructures comme l'électricité, les routes, les ports et les voies de communications afin d'attirer des investissements dans les secteurs non traditionnels.

4) Elaborer des politiques de développement industriel qui renforcent les activités du secteur privé en mettant l'accent sur le PME.

5) Mettre l'accent sur les droits de l'homme et sur la justice sociale afin de promouvoir le bien être de tous et de garantir que les membres et catégories sociales pauvres et marginalisés dont les femmes et les filles aient la liberté et les moyens de se faire entendre afin de peser sur les décisions qui affectent leur existence.

6) Promouvoir la durabilité des ressources écologiques et améliorer l'urbanisme. Il faut protéger la biodiversité et les écosystèmes nécessaires à la vie (propreté de l'air et de l'eau, nutriments du sol, du foret, de zones de pêche et d'autres écosystèmes indispensables).

III.1.2.1 Les efforts fournis par le gouvernement

Le gouvernement de la RDC a amorcé plusieurs démarches dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. En 2006, le ministère du plan, avait élaboré un plan d'action qui fournirait au gouvernement issu des élections de 2006, non seulement un cadre pour la réconciliation nationale et de consolidation de la paix nationale, mais qui servirait également d'un cadre de référence de la politique gouvernementale et de convergence de la coopération avec les partenaires au développement en matière de relance de l'économie et de lutte contre la pauvreté. Ce plan se voulait modeste et s'inscrivait dans les objectifs du court et du moyen terme (2007-2009) ainsi que les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Ce plan est connu sous le nom de Document de la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSCRP).

Ce plan ou ce document consistait ; après des recherches sur terrain ; à voir de quelle manière la pauvreté croit et de quelle manière la réduire, à récolter les signes de la pauvreté et à voir comment contourner les facteurs (besoins fondamentaux non satisfaits, le faible accès aux services sociaux de base, l'impunité, la corruption, l'injustice, la détérioration des facteurs de production capital et travail...) qui influencent la pauvreté.

L'élaboration de ce document s'est déroulée dans un environnement de sortie d'un conflit dévastateur et d'une des plus longues transitions politiques de l'Afrique. Nous croyons qu'il serait mieux, dans le cadre de l'élaboration d'un tel document, de consulter la population au niveau de chaque secteur, de chaque collectivité de sorte à récolter les véritables besoins de cette dernière.

Deepa NARAYAN (Deepa NARAYAN, autonomisation et réduction de la pauvreté, 2004, p.16) soutient aussi cette thèse en disant <<...malgré des contextes sociaux, culturels, économiques et politiques très différents, deux éléments couramment liés a l'exclusion des personnes pauvres sont l'impuissance et l'impossibilité de s'exprimer>>

Rappelons qu'il y a cependant lieu de noter que la stratégie congolaise de promotion de la croissance et de réduction de la pauvreté a été mise en place en 2006, soit six années après la signature du Pacte du Millénaire qui a eu lieu en 2000. Si l'on s'en tient à cet état de choses, on devrait logiquement repousser l'horizon temporel à 2021 pour la RDC d'atteindre les OMD.

Les infrastructures routières étant quasi inexistantes, les efforts du gouvernement et ses partenaires(Banque Mondiale...) ont permis l'amélioration de nouveaux axes routiers qui facilitent l'accès à de nouvelles zones qui jusque là étaient enclavées ou inaccessibles par la route. Quelques routes importantes sont Kisangani - Beni, Kisangani - Bunia... Les routes de dessertes agricoles au niveau provincial ont aussi vu jour (Bunia-Mahagi). Ces routes favorisent le transport des produits agricoles des points de production vers les marchés d'écoulement. En 2003, il était pratiquement impossible de quitter Bunia et atteindre par véhicule Beni ou Kisangani en un jour, mais cela est possible en un jour.

N'étant pas asphaltées, ces routes nécessitent une maintenance permanente, c'est ainsi qu'avec les moyens locaux, le gouvernement provincial a mis en place un système travaillant avec les moyens locaux pour la maintenance de routes provinciales à travers la FONER. Tout cela le gouvernement provincial et national l'a fait dans le même ordre d'idée de lutter contre la pauvreté. Ici, les efforts du gouvernement pour la lutte contre la pauvreté sont à louer et sont palpables.

III.1.2.2 Les efforts du gouvernement provincial et ses différents partenaires

Au niveau local, plus précisément en Ituri, le gouvernement local s'est engagé depuis quelques années avec ses partenaires (PNUD, FAO, Première Urgence et autres) à lutter contre la pauvreté et la faim.

En partenariat avec le PNUD, le gouvernement local(provincial) à travers le Ministère du Plan a apporté un appui aux activités de petit commerce et aux petites unités de conservation et de transformation (dépôts, moulins et décortiqueuses) qui a permis de créer les conditions minimales pour le redémarrage des activités économiques (AGR) et le relèvement communautaire qui ont été ralenties par plus de 10 années de conflit. Toujours avec le PNUD, le Ministère a créé des centres professionnels pour les jeunes démobilisés (pour relancer leur insertion au sein de la communauté) et les jeunes désoeuvrés à Komanda, Djugu, Nyoka et Aru dans lesquels les jeunes apprennent à faire différents petits métiers (menuiserie, charpenterie, maçonnerie, agriculture...)

Il sied à noter que seuls les démobilisés ou ex-combattants issus des différents groupes armés et les jeunes désoeuvrés sont bénéficiaires des ces différentes formations. Or, la population Iturienne ; étant majoritairement au chômage ; n'est pas seulement constituée des ex-combattants ou des jeunes. Il s'avère donc nécessaire que le gouvernement et ses différents partenaires de développement pensent aussi à inclure les autres personnes chômeuses dans de tels différents projets.

Le gouvernement avec la FAO a procédé à la distribution des intrants et semences agricoles pour encourager les gens à aller vers l'agriculture pour une autosuffisance locale et une lutte contre la faim. Pour éviter que ces semences ne soient pas consommées, le gouvernement avec la FAO ont même distribué la farine de maïs communément connu sous le nom de Kahunga. Et avec ACIAR, le ministère du plan a distribué des filets, bassins, et hameçons à Kasenyi et Tchomia. Dans le territoire de Mambasa, le Ministère provincial du Plan a, avec l'appui de l'ONG Première Urgence, créée de MUSO (Mutuel de Solidarité) qui consiste à distribuer deux chèvres à 10 personnes qui se distribueront les fruits de ces chèvres une fois qu'elles auront mis bas. Nous pensons que c'est une politique temporaire de lutte contre la pauvreté et la faim alors que celle-ci doit être combattue d'une manière durable.

Toujours dans l'idée de promouvoir l'agriculture et de lutter contre la pauvreté, le gouvernement provincial a distribué, il y a pas trop longtemps, 3 à 4 tracteurs dans chaque territoire de l'Ituri. Ce qui est en soi une bonne politique. Mais la mise en oeuvre de cette politique n'est pas adéquate par ce que, nous pensons que l'Ituri est un district très vaste et que donc 15 a 20 tracteurs sont insignifiants par rapport à la grandeur de l'Ituri. De plus, les populations de ces territoires étant pauvres, la maintenance et le carburant pour ces tracteurs doit certainement poser beaucoup des problèmes.

Malgré tout ceci, la pauvreté bat son record. Les efforts fournis par le gouvernement et ses différents partenaires ne sont pas ou ne se font pas sentir sur terrain. Les besoins fondamentaux demeurent non satisfaits, peu des foyers mangent deux fois le jour, l'accès aux soins de sante primaires reste un luxe surtout en milieux ruraux. Dans le sud de l'Irumu, dans trois chefferies, à savoir : la chefferie d'Andisoma (Nyakunde et ses différents villages, population : 19.689 habitants), la chefferie de Mobala (Marabo et ses différents villages, population : 13.620 habitants) et la chefferie de Bahema d'Irumu (Sota et ses différents villages, population : 25.000 habitants), qu' il n'existe que 11 centres de santé (très pauvrement équipés et avec des infirmiers assurant la permanence) et 2 hôpitaux (Nyakunde et Badia qui sont non gouvernemental).

Pour 58.309 habitants, 11 centres de santé et deux hôpitaux sont largement insuffisants. Même quand l'on a les moyens de se faire soigner, on ne sait pas le faire soit par manque d'infrastructures sanitaires ou soit par la distance à l'instar d'un habitant de Sota qui doit effectuer 12 km pour se rendre à l'hôpital de Nyakunde. Le gouvernement devrait ici oeuvrer à améliorer l'accès aux services sociaux de base en construisant beaucoup plus de centres de sante, en les équipant et en engageant un personnel qualifié dans les milieux ruraux.

III.1.2.3. L'absence de la paix et l'insécurité

Les violences récurrentes commises par différents groupes armées favorisent la pauvreté et annihilent les efforts entreprises par le gouvernement pour combattre la pauvreté et la faim. Les populations se retrouvent démunies de tous leurs biens qui sont pillées par les milices et se trouvent dans l'obligation de se déplacer. Ceci favorise la pauvreté en district de l'Ituri. A l'exemple d'Epulu qui a été récemment attaqué par les rebelles Simba mai-mai provoquant la désolation et le déplacement de la population de cette localité ; le chômage pour les travailleurs de la RFO (Reserve de Faune a Okapi) ; empêchant les touristes à venir sur le site et créant ainsi un manque à gagner pour le gouvernement.

III.1.2.4. L'instabilité politique

Les animateurs politiques au niveau tant national, provincial que local font aussi souvent objet de permutation ou de remaniement à la tête des structures politiques qu'ils animent. Ceci freine aussi les efforts entrepris par leurs prédécesseurs. L'Ituri n'est pas du tout épargné étant donné qu'en l'espace de six ans, c'est-à-dire de 2006 à 2012, il y a eu quatre Commissaires de District qui se sont succédé à sa tête et le même phénomène a été observé dans les territoires d'Ituri où les Administrateurs des territoires sont en permutation quasi constante. Tous ces chambardements orchestrés par les autorités hiérarchiques nationales et provinciales mettent à mal l'application de la politique de développement de ces animateurs dans leurs contrées respectives.

III.2 OMD 2: ASSURER L'EDUCATION PRIMAIRE POUR TOUS

III.2.1 Causes du non accès à l'éducation

Pour l'OMD 2, le gouvernement travaille en partenariat avec l'UNICEF. Ayant remarqué que les enfants n'avaient pas accès à l'éducation primaire à cause de la pauvreté, le gouvernement national à travers le ministère du plan a avec l'UNICEF mené plusieurs études avec pour objectif de :

- établir le niveau de pauvreté des enfants,

- identifier le profil des enfants les plus affectés,

- déterminer les gaps des plans de développement pour la lutte contre la pauvreté

- déterminer les pistes d'intervention pour la lutte contre la pauvreté et la protection accrue de l'enfant. (Restitution du rapport sur l'étude des disparités et pauvreté des enfants en RDC, UNICEF/Ituri-Ministère du Plan, 2010, p.5)

De cette étude, Il ressort d'une part que la pauvreté soit donc à la base du non scolarisation des enfants. Ceci relève le fait qu'il existe d'importantes synergies entre les OMD. Une accélération de l'un des objectifs entraîne souvent des progrès dans d'autres. Si l'on atteint les cibles relatives à la pauvreté, on contribue sensiblement à la scolarisation primaire des enfants. « Les enfants dont la mère n'a pas eu d'éducation formelle risquent davantage de souffrir de malnutrition ou de mourir avant l'âge de cinq ans que les bébés dont la mère a terminé l'école primaire. Lorsque le chef de famille a atteint un certain niveau d'éducation, le niveau de pauvreté du ménage s'abaisse » (Que faut-il pour atteindre les OMD? p.2).

De l'autre part, le nombre insuffisant des écoles avait favorisé la non-scolarisation des enfants en âge de s'inscrire aux études primaires. Face à cela, le gouvernement provincial avec ses propres fonds a construit au moins dans chaque territoire de l'Ituri une école. L'UNICEF en coopération avec le gouvernement provincial a construit depuis 2006 au moins 3 écoles dans chaque territoires et avec son programme PEAR + (programme de retournées) a construit 15 écoles dans le territoire de Djugu. Toujours en partenariat avec le gouvernement, l'UNICEF a entrepris de former les enseignants sur comment appliquer la politique nationale d'enseignement, à gérer les salles de classes etc... à travers son programme EPQ (Enseignement Primaire de Qualité)

III.2.2 Efforts du gouvernement et de son partenaire

Face à la pauvreté des parents des enfants, le gouvernement avec l'UNICEF s'est mis à distribuer des kits scolaires (cahiers, crayons, sacs au dos...) aux enfants en âge d'aller aux études primaires et a procédé à la distribution de la nourriture (semoule + petits pois) pour encourager les enfants à revenir aux cours les jours suivants. Et depuis quelques années, le gouvernement a procédé à la gratuité des cours en 1e et 2e primaire dans toutes les écoles gouvernementales. Le gouvernement a donc fourni des efforts louables en matière d'éducation primaire. Cela s'illustre par l'encadré suivant :

Tableau no 2 : Statistiques nombre d'élèves allant à l'école de 2006-2011en Ituri.

ANNEE

ECOLES MATERNELLES

ECOLES PRIMAIRES

ECOLES SECONDAIRES

SCOLAIRE

G

F

T

G

F

T

G

F

T

2006-2007

2133

2116

4249

331997

206312

538349

88917

42464

131381

2007-2008

2250

2387

4637

214304

274233

488537

56287

28549

84836

2008-2009

2365

2280

4645

259273

214539

473812

68203

35050

103253

2009-2010

2687

2685

5372

270790

217572

488362

67363

40913

108276

2010-2011

2104

2180

4284

287885

264946

552831

66889

38117

105006

Source : Bureau Plan et Statistiques Scolaires, EPSP-Bunia, 2012

En jetant un aperçu rapide sur le tableau, on voit que le nombre des élèves inscrit à l'école primaire diminue à la première année d'étude (de 488537 à 473812) du période sous étude, mais qu'à partir de l'année scolaire 2008-2009 jusqu'à l'année scolaire 2010-2011, le nombre a sensiblement augmenté (de 473812 à 552831). C'est qui en soit est une bonne chose. Mais aux études secondaires, le nombre des élèves inscrit est cinq fois moins comparativement aux nombres d'élèves inscrit au primaire.

A partir de données se trouvant dans le tableau ci-haut, le graphique qui suit en nous basant seulement sur les chiffres des années sous étude, c'est-à-dire a partir de l'année scolaire 2007-2008 a l'année scolaire 2010-2011.

Graphique no 1 : Nombre d'élèves inscrit à l'école primaire en Ituri (2008-2011)

Source : Nous-mêmes, a partir des données de l'encadré no 2.

En jetant un aperçu rapide sur le graphique, l'on sait facilement voir qu'il y a une baisse de la scolarisation entre les années scolaires 2007-2008 et 2008-2009. Mais, dès l'année scolaire 2008-2009, on assiste à une tendance à la hausse de la scolarisation et ce jusqu'à l'année scolaire 2010-2011.

Quoi que les parents continuent à payer le minerval à partir de la troisième primaire, on remarque une hausse en nombre d'élèves au primaire en Ituri. Ceci s'explique par la stabilité socio-économique qu'à connu l'Ituri pendant la période d'étude. Avec cette tendance, et si le gouvernement et son partenaire fournissent plus d'effort, si le gouvernement procède à la gratuité des études primaires, il va sans dire que d'ici 2015, une grande partie des enfants en âge d'aller à l'école en Ituri auront la chance de terminer leur cycle des études primaires.

Mais pour les études secondaires, il une grande différence entre le nombre des élèves inscrit aux études primaires et ceux inscrit aux études secondaires. Cela s'illustre par le graphique qui suit que nous avons dressé en nous basant des données reçues du bureau de plan et statistiques scolaires de l'EPSP-Bunia.

Graphique no 2 : Nombres d'élèves inscrit à l'école secondaire en ituri (2008-2011)

Source : Elaboré par nous-mêmes, à partir des données de le tableau no 2.

En interprétant le graphique, l'on constate qu'il y a une montée en nombre des élèves inscrit aux études secondaires à partir de l'année scolaire 2007-2008 jusqu'à l'année 2009-2011, ensuite on constate une légère baisse à partir de l'année 2010-2011.

==Graphique à la page suivante

Graphique no 3 : comparaison nombre d'élèves au primaire et secondaire en Ituri (2008-2011)

Source : Nous-mêmes, à partir des données du tableau no 2.

Le présent graphique témoigne de la grande différence en nombre qu'il y a entre quand les enfants terminent leur cycle d'étude primaire ; qui normalement doivent entamer avec les études secondaires ; et le nombre de ceux qui s'enrôlent pour les études secondaires. On constate que, moins de la moitie (presque 20% seulement) des enfants finissant les études primaires continuent avec les études secondaires. Ceci s'explique tout simplement par le fait que les parents, n'étant pas capables de payer leurs études à cause de leur pauvreté, se retrouvent dans l'obligation de ne pas les envoyer aux études secondaires. Ceci rejoint notre hypothèse démontre encore une fois et que la lutte contre la pauvreté est la base de tout développement (OMD inclus).

3. OMD III. EGALITE DES SEXES ET AUTONOMISATION DES FEMMES

III.3.1. Perception du mot Genre

En parlant de l'OMD 3, on voit plus la question du genre. Et en parlant du genre, les gens ont plus tendance à voir la division des tâches qui doit tenir compte de sexes. En d'autres mots, on voit la répartition des sexes dans un groupe, dans une équipe....on entend la construction socioculturelle des rôles masculins et féminins et des rapports entre les hommes et les femmes. Le genre est ainsi le résultat des relations de pouvoir présentes dans une société et sa conception est alors dynamique et diffère selon l'évolution du temps, l'environnement, les circonstances particulières et les différences culturelles.

III.3.2. Efforts nationaux et provinciaux pour la promotion du genre

Concernant l'attente de l'OMD 3, il faut dire que l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes n'a pas connu des avancées significatives en Ituri. Pour promouvoir les femmes (le genre) et par rapport à la politique du pays, le gouvernement les considère comme vulnérables Le gouvernement a voté des lois et instruments juridiques de protection de la femme comme CEDF (Conventions sur l'Elimination de toutes les formes de Discrimination de la Femme) ou la loi portant protection de PVV et réprimant les violences sexuelles...Une autre mesure de précaution prise par le gouvernement pour forcer les gens à être dans l'obligation d'inclure les femmes dans le projet est que si quelqu'un ou un groupe d'individus soumet un projet quelconque à être financé par le gouvernement ou l'un de ses partenaires et que dans ce projet l'on ne voit pas la question genre, le projet ne passe pas ou n'est pas financé. Tout ceci juste pour assurer l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes. Ici, il sied de rappeler que les agences de l'ONU ou les ONGs se conforment au plan prévu par le gouvernement (Ministère du Plan) pour la réalisation des OMD. Elles appliquent donc la politique de l'Etat en cette matière.

La présence des organisations féminines reconnues par l'Etat qui oeuvrent dans le secteur formel et informel, le renforcement des capacités par la formation et l'apprentissage des métiers productifs (AGR), la participation de la femme dans les activités politiques et dans le processus de la consolidation et la restauration de la paix sont tant des mesures prises par le gouvernement et pour aboutir a l'égalité des sexes et rendre les femmes autonomes. L'intégration du genre dans le processus électoral recherche la participation des femmes comme électrices, candidates, observatrices, témoins des partis politiques et membres de l'administration électorale. Cependant, des obstacles socioculturels et économiques rendent plus difficiles pour les femmes leur participation politique et leur accès aux postes de prise de décision. Rappelons qu'en 2011, en Ituri, l'on a vu plus des femmes candidates aux élections législatives qu'en 2005. Le gouvernement local en Ituri applique la même politique que celle de la politique nationale sur la question genre.

III.3.3 Faiblesses face à la question genre

Malgré tout ca, on remarque la faible participation de la femme dans la vie publique et la gestion de la chose publique. La proportion de femmes représentantes du peuple au Parlement et au Sénat est respectivement de 8,4% et 4,6%, loin de la parité (50%) prescrite par la Constitution de la république. (Rapport National PNUD des progrès des OMD RDC 2010, p.30). Le taux élevé d'analphabétisme chez la femme (elle se retire de l'école pour se marier ou pour faire le commerce...), l'accès très limité aux microcrédits en faveur des femmes évoluant dans le secteur informel pour son autonomisation est remarquable (une femme célibataire qui disparait quand elle devient mariée...), la prévenance du VIH/SIDA et sa féminisation, la persistance des violences (physiques, sexuelles, psychologiques ou encore économiques ne rencontrant ni frontière d'âge, de race, de culture, de richesse ou d'emplacement géographique) des droits de la femme et des violences spécifiques (Plan quinquennal de croissance et de l'emploi 201-2015, Kisangani, Plan-Kisangani, déc. 2011, p.18) sont tant des signes qui démontrent qu'on est loin d'avoir l'égalité des sexes en RDC. Le gouvernement devrait donc fournir plus d'efforts dans ce sens.

III.3.4. Egalité dans l'enseignement primaire et secondaire

Depuis plusieurs années, l'Etat fournit des efforts colossaux en matière de l'éducation, particulièrement la scolarisation de la fille, qui se sentait privée d'un droit parmi les plus élémentaires. Par conséquent, le taux de scolarisation de la fille s'est nettement amélioré. Autrefois, la femme (fille) était encadrée par certaines interdictions culturelles, elle souffrait d'un héritage culturel, économique qui défavorisait son autonomie. Mais le gouvernement avec UNICEF son partenaire en matière de l'éducation de l'enfant a mis en oeuvre des politiques et programmes tels que « toutes les filles à l'école » pour les aider dans ce sens. De ce fait, en Ituri, l'écart de la scolarisation entre les deux sexes s'est amélioré considérablement surtout au niveau de l'éducation primaire comme le témoigne le graphique qui suit :

==Graphique à la page suivante

Graphique no 4 : Nombre de garçons et filles inscrit à l'école primaire en Ituri (2008-2011)

Source : Nous-mêmes, a partir des données du tableau no 2

La barre bleue montre que le nombre des garçons est élevé à l'école comparativement au nombre des filles pendant les années sous étude. Et la barre rouge montre d'abord une régression des nombres des filles à l'année scolaire 2007-2008 ensuite une avancée et à l'année 2010-2011 la proportion des filles dans le primaire avoisine le 50%. A ce rythme, nous pouvons espérer qu'en 2015, il y aura bel et bien une égalité de sexe dans l'enseignement primaire en Ituri.

Dans cette étude, il était plus intéressant de distinguer les différents niveaux de l'enseignement pour bien illustrer les disparités qui pourraient exister en passant d'un niveau à l'autre. De ce fait, on remarque aussi que le nombre des garçons passant du niveau primaire au niveau secondaire est toujours élevé par rapport au nombre des filles comme le témoigne le graphique suivant :

==Graphique à la page suivante

Graphique no 5 : Proportion des garçons et filles inscrit au secondaire en Ituri (2008-2011)

Source : Nous-mêmes, a partir des données de l'encadré no 2

En observant ce graphique, on remarque que la barre rouge progresse de 2007 à 2010 mais régresse en 2011. On voit donc qu'au niveau du secondaire le nombre des filles de l'Ituri est inferieur à celui des garçons pendant la période d'étude.

Pour expliquer ces disparités, la pauvreté est encore retenue comme premier facteur déterminant. En outre les filles issues des familles nombreuses et pauvres ont tendance à quitter l'école pour s'occuper des tâches ménagères et éventuellement des frères et soeurs plus jeunes mais aussi de contribuer financièrement au revenu familial (commerçantes, vendeuses, bonnes...). Le gouvernement et ses différents partenaires devraient donc combattre la pauvreté qui, selon nous, demeure le seul frein pour tout développement.

CONCLUSION

Au terme de ce travail qui a porté sur les objectifs du millénaire pour le développement et qui est intitulé « Trois premiers obhectifs du millénaire pour le dévéloppement : Défis ou Progrès pour le District de l'Ituri de 2008 à 2011 ? », il convient de dégager les résultats et les constats les plus pertinents et de proposer un ensemble de recommandations en matière de conduite de politiques économiques et sociales. Les OMD sont un ensemble des objectifs contenant des cibles pour le développement adoptés lors du sommet du millénaire en 2000 et qui sont à atteindre d'ici 2015 par toutes les nations pauvres. Ils sont au nombre de 8, mais pour notre étude, nous avons travaillé juste sur les trois premiers objectifs.

Au début de notre travail, nos questions fondamentales consistaient à savoir ou à connaitre ce qui suit :

- Quel est l'état de lieu des OMD, en RDC en général et en Ituri en particulier, au moment où nous approchons de la date butoir (2015) ?

- Que faire et quelle stratégie adopter par les dirigeants pour atteindre/améliorer ces OMD dans le district de l'Ituri?

Au vu de ceci, nos hypothèses étaient fondées comme suit :

· Les OMD étant en souffrance, un besoin de réanimation et de mise à jour pour les autorités congolaises s'avérerait nécessaire et une présence signifiante de ces dernières dans le milieu reculé de l'Ituri aiderait à atteindre, si pas en totalité, mais aiderait à améliorer ces OMD vu que la grande partie de la population Congolaise vit en milieu rural.

· La stratégie à adopter serait de lutter contre la pauvreté et de donner l'accès à l'éducation primaire pour tous, car selon nous, cette stratégie serait la base ou la fondation de tout développement et aiderait largement à atteindre les OMD.

Nos préoccupations au départ de cette étude consistaient à :

· Eveiller la conscience des autorités de l'Etat sur la question du développement de l'Ituri,

· Démontrer que les OMD, comme le développement, sont un long processus qui commence à partir de la lutte contre la pauvreté.

· Vérifier les efforts conjugués jusque là par l'Etat pour atteindre les OMD.

Pour mener à bien notre travail, une méthode assistée par des techniques s'est avéré nécessaire. Pour cela, nous avons fait recours à la méthode dialectique et aux techniques documentaires et d'entretien non directif.

Outre l'introduction et la conclusion, le travail comprend trois chapitres. Le premier chapitre est intitulé : Définitions des concepts et présentation de l'Ituri. Dans ce chapitre, nous avons définis les différents concepts que nous avons jugés importants et qui se sont avérés nécessaires pour la compréhension du travail. Nous y avons aussi présenté la zone d'étude qui est l'Ituri. Le deuxième chapitre s'intitule : Aperçu général des OMD en RDC. Dans celui-ci, nous avons passé en revu l'état de lieu des OMD en RDC. Le troisième chapitre est intitulé : Les trois premiers OMD et leurs impacts en Ituri. Dans celui-ci, nous avons traité et analysé les trois premiers OMD.

Apres traitements des informations et données en notre possession, il ressort ceci :

- Pour l'OMD1, le gouvernement a fourni des efforts (quoi que insuffisants) pour lutter contre la pauvreté mais que ces efforts sont toujours anéantis par plusieurs facteurs explicités dans le 3e chapitre. La population de l'Ituri continue à souffrir de la pauvreté.

- Pour l'OMD2, quoi qu'il y ait certaines avancées en nombre des filles enregistrées au niveau de l'école primaire, il reste un grand écart entre les garçons et les filles au niveau du secondaire. La pauvreté demeure donc la principale cause qui est à la base du non accès à l'éducation primaire et secondaire pour tous.

- Concernant l'OMD 3, au niveau de l'école primaire on observe une grande avancée en matière d'égalité des sexes au niveau du primaire, mais qu'au secondaire, cette avancée est timide. Et pour l'autonomisation de la femme, beaucoup des problèmes restent encore à résoudre pour le gouvernement.

Au vu de ce qui précède, nos hypothèses sont partiellement vérifiées.

SUGGESTIONS

Afin de promouvoir davantage et d'atteindre les OMD dans le district de l'Ituri, nous suggérons ce qui suit :

1) En premier lieu, l'Etat devrait par-dessus tout rétablir la sécurité, la maintenir et la consolider d'une  manière durable. Sans la paix, rien ne marche. Tous les efforts fournis pour lutter contre la pauvreté tombent à l'eau une fois que le conflit armé resurgit. Ceci devrait être les premiers des soucis des autorités gouvernementales.

2) Ensuite, l'Etat devrait renforcer sa présence dans les milieux reculés (ruraux) de l'Ituri pour être plus proche de la population et s'imprégner de la réalité de la pauvreté sur terrain car la population rurale est la plus pauvre.

3) L'Etat devrait aussi renforcer ses programmes de mise à niveau de l'économie et soutenir les associations de micro finance pour qu'elles puissent réellement s'adresser aux pauvres mais aussi aux plus pauvres parmi les pauvres.

En effet, toutes ces mesures de résorption de la pauvreté auront également un impact considérable sur la réalisation des autres objectifs notamment l'éducation scolaire pour tous et la promotion de l'égalité des sexes. En effet, la pauvreté a été identifiée comme le premier facteur d'entrave à la scolarisation des enfants et à la promotion des droits de la femme. En l'éradiquant, cela favoriserait l'avancement rapide de ces deux autres objectifs.

BIBLIOGRAPHIE

I. OUVRAGES

1. DEEPA, N., autonomisation et réduction de la pauvreté, Ed. Saint-Martin, 2004

2. GRAWITZ, M., Lexique des techniques de recherche en sciences sociales, Paris, Dalloz, 2000

3. MESSENS, J.M.TH., Monographie de l'Ituri, Ministère de colonies, Bruxelles, 1951

4. PINTO R. et GRAWITZ M., Méthodes de Sciences Sociales, Paris, Dalloz, 1971

5. ROCHER, G., Introduction à la sociologie générale, Tome 3, changement social, HMH, Paris, 1968

6. SANE, P, la pauvreté une fatalité ? Promouvoir l'autonomie et la sécurité humaine des groupes défavorisés, 2002

II. DOCUMENTS OFFICIELS

1. Atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement. L'impact des investissements environnementaux pour un monde durable, communiqué PNUE, New York

2. A Brief for Policymakers on the Green Economy and the Millenium Development Goals

3. Déclaration politique n°01/DP/IT/2010 relative à l'installation de la province de l'Ituri, Kisangani, 2010.

3. Discours d'ouverture d'Helen Clerk, Administratrice du PNUD

4. Document sur la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté

5. Plan quinquennal de croissance et de l'emploi 201-2015, Kisangani, Plan-Kisangani, déc. 2011

6. Que faut-il pour atteindre les OMD?

7. Rapport National PNUD sur les progrès des OMD RDC 2010

8. Restitution du rapport sur l'étude des disparités et pauvreté des enfants en RDC, UNICEF/Ituri-Ministère du Plan, 2010.

III. ARTICLE ET ENCYCLOPEDIE

1. MULUMBA, M.A, corruption et pauvreté, in Congo-Afrique, économie-culture, vie sociale, no 430, déc. 2008

2. Developpement in Encarta Encyclopedia, Microsoft Corporation, Raydmond (New-York), 2008 (DVD)

IV. TFC ET MEMOIRES

1. Bouba HUSSEINI, Réalisation des objectifs du millénaire pour le développement au Maroc : Une analyse par un modèle d'optimisation spatiale, Mémoire, Maroc, 2006.

2. KAHAMBU LUSENGE Chelly, Contribution de la femme a la lutte contre le VIH/SIDA dans l'ECC Bunia : cas des églises de CECA 20 et CE 39 ville de Bunia, de 2010 à 2011, TFC, SHALOM, 2011.

3. Rachel DRARU DRAZA, Problématique de la lutte contre la pauvreté dans la section ecclésiastique de la CECA 20 Bunia, de 2010 à nos jours, MEMOIRE, SHALOM, 2011.

4. UKWIRI TCHOMBE, La gestion de la chose publique en Ituri de 2006 a 2010, TFC, UNIBU, 2010

5. Yves MOLIMA, La couverture médiatique d'une zone en conflit armé : cas de la Radio Okapi, TFC, IFASIC, 2007)

V. NOTES DES COURS

1. KUHANDA KANDA, cours d'initiation à la recherche, (inédit), AFMIM Leadership, institut de Goma, 2009-2010,

2. SINGO MAGBO, méthode de recherche en science social, (inédit), G1 MASCIE, UNIC, 2009

3. SINGO MAGBO, cours de méthode de recherche en sciences sociales, (inédit), G3 MASCIE, UNIC-BUNIA, 2008-2009

4. OTEMIKONGO MANDEFU, Méthode de recherche en Sciences Sociales, notes de cours inédites, G2 Droit, FD, UNIKIS, Kisangani, 2004-2005

VI. WEBOGRAPHIE

1. www.un.org

2. www.undp.org

3. www.undp.cd.org

4. www.unmdg.org

5. www.wikipedia.fr

6. www.memoireonline.com

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE..................................................................................................i

DEDICACE....................................................................................................ii

REMERCIEMENTS........................................................................................ iii

ABREVIATIONS............................................................................................iv

O. INTRODUCTION GENERALE 3

0.1 Problématique 3

0.2 Hypothèse 3

0.3Objectif du travail 3

0.4 Etat de la question Erreur ! Signet non défini.

0.5 Choix et interêt du sujet 3

0.6 Méthodologie 3

0.6.1Méthode 3

0.6.2 Technique 3

0.7. Délimitation du sujet 3

0.8 Subdivision du travail 3

0.9 Difficultés rencontrées 3

CHAP I. DEFINITIONS DES CONCEPTS ET PRESENTATION DE L'ITURI 3

I.1. DEFINITIONS DES CONCEPTS 3

I.1.1 Développement 3

I.1.2 Sous-dévéloppement 3

I.1.3. Pays dévéloppés 3

I.1.4 Pays en dévéloppement 3

I.1.5 Millénaire 3

I.1.6 Objectif 3

I.1.7 Pauvrété 3

I.2. PRESENTATION DE L'ITURI 3

I.2.1. Aperçu géographique 3

I.2.2 Relief 3

I.2.3. Climat 3

I.2.4. Démographie 3

I.2.5. Ressources Naturelles 3

I.2.6. Aperçu historique 3

I.2.7 Evolution Historique de l'érection du district de l'Ituri en Province. Erreur ! Signet non défini.

I.2.8 Présence de l'ONU et des ONGs en ITURI 3

CHAP II. PRESENTATION DE L'ONU ET APERCU GENERAL SUR LES OMD 3

II.1. ORGANISATION DES NATIONS UNIES Erreur ! Signet non défini.

II.1.1 HISTORIQUE ET CREATION DE L'ONU Erreur ! Signet non défini.

II.1.2 ORGANES PRINCIPAUX ET INSTITUTIONS SPECIALISEES Erreur ! Signet non défini.

II.1.2.1 Organes Principaux Erreur ! Signet non défini.

a) L'Assemblée Générale Erreur ! Signet non défini.

b) Le Conseil de Sécurité Erreur ! Signet non défini.

c) Le Secrétariat Erreur ! Signet non défini.

d) Le Conseil Economique et Social Erreur ! Signet non défini.

e) Le Conseil de Tutelle Erreur ! Signet non défini.

f) La Cour Internationale de Justice Erreur ! Signet non défini.

II.1.2.2 Institutions Spécialisées Erreur ! Signet non défini.

II.1.3 Financement de l'ONU Erreur ! Signet non défini.

II.2. APERCU GENERAL SUR LES OMD 3

II.2.1 Historique, et évolution des OMD 3

II.2.2 LE CAS DE LA REPUBLIQUE DEMOCRTIQUE DU CONGO 3

II.2.2.1 Réduire la pauvreté et la faim 3

II.2.2.2. Assurer l'éducation primaire pour tous 3

II.2.2.3 Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes 3

II.2.2.4 Réduire la mortalité infantile 3

II.2.2.5 Améliorer la santé maternelle 3

II.2.2.6. Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladies 3

II.2.2.7 Assurer un environnement durable 3

II.2.2.8 Mettre en place un partenariat mondial pour le développement 3

CHAP III. LES 3 PREMIERS OMD ET LEURS IMPACTS EN ITURI 3

III.1 OMD 1 : LUTTE CONTRE L'EXTREME PAUVRETE ET LA FAIM 3

III.1.1 Perception de la pauvreté 3

III.1.1.1. Multi dimensionnalité des perceptions de la pauvreté 3

III.1.1.1.1. Besoins fondamentaux non satisfaits 3

III.1.1.1.2 Détérioration des facteurs de production travail et capital 3

III.1.1.1.3. Absence de la paix 3

III.1.1.1.4 Impunité, corruption, injustices et exclusion. 3

III.1.1.1.5. Faible accès aux services sociaux de base 3

III.1.1.1.6. Perception selon le milieu 3

III.1.1.1.7. Perception selon les groupes sociaux spécifiques 3

III.1.2. Efforts nationaux et provinciaux pour la réduction de la pauvreté en Ituri 3

III.1.2.1 Les efforts fournis par le gouvernement 3

III.1.2.2 Les efforts du gouvernement provincial et ses différents partenaires 3

III.1.2.3. L'absence de la paix 3

III.1.2.4. L'instabilité politique 3

III.2 OMD 2 : ASSURER L'EDUCATION PRIMAIRE POUR TOUS 3

III.2.1 Causes du non accès a l'éducation 3

III.2.2 Efforts du gouvernement et de son partenaire 3

3. OMD III. EGALITE DES SEXES ET AUTONOMISATION DES FEMMES 3

III.3.1. Perception du mot Genre 3

III.3.2. Efforts nationaux et provinciaux pour la promotion du genre 3

III.3.3 Faiblesses face à la question genre 3

III.3.4. Egalite dans l'enseignement primaire et secondaire 3

CONCLUSION 3

SUGGESTIONS : 3

BIBLIOGRAPHIE 3






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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams