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Problématique de la gestion de la relation client à  Afriland First Bank

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par Georges DJEUMAHA MOGTO
Institut supérieur de technologie appliquée et de gestion - Licence professionnelle en banque 2010
  

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I-2-2-2 les opérations de portefeuille

Ce sont celles initiées par le client et donc le dénouement se fera ultérieurement. Il s'agit des effets libres, des remises documentaires (REMDOC) et des crédits documentaires (CREDOC).

a- les effets libres

Ce sont des valeurs libellées en devises ou en monnaie locale reçues des clients ou des correspondants pour l'encaissement ou pour recouvrement. C'est ainsi qu'on distingue les effets libres à l'encaissement des effets libres à recouvrer.

- Les effets libres à l'encaissement : ce sont les valeurs (chèques, effets de commerce, ...) que l'on reçoit de nos clients payables dans les banques étrangères que nous devrions recouvrer pour le compte de nos clients. A la réception de la valeur, nous procédons au nettoyage (vérification de la conformité et de la régularité de la valeur), puis on procède au barrement qui consiste à apposer le cachet de la banque au dos de l'effet « payable à l'ordre de .... », ensuite on saisie les mentions de l'effet dans DELTA (la saisie correspondant à l'entrée en portefeuille) et nous enregistrons dans le registre y relatif et passons les écritures d'entrée en portefeuille. Les effets seront transmis par courrier DHL à la banque correspondante ou débitrice (selon la devise et les accords des correspondants pour les ELE) pour sort (paiement ou non).

A la réception du sort de la valeur, deux cas de figures se présentent à savoir le paiement ou le non paiement.

En cas de paiement, on extourne l'écriture d'entrée en portefeuille et on crédite le client tout en prélevant les frais et commissions de l'opération :

En cas de non paiement, extourne l'écriture d'entrée en portefeuille et on impute les frais d'impayés au client.

- les effets libres à recouvrer : il s'agit des valeurs émis par nos clients en faveur des bénéficiaires domiciliés dans les banques à l'étranger. Il s'agit aussi des valeurs de nos confrères au Cameroun envoyées par nos correspondants à l'étranger pour encaissement au profit de leurs clients. A la réception de la valeur, nous la nettoyons puis l'enregistrons dans le registre y relatif et accusons réception de la valeur. Comme pour les ELE, la valeur pourra retournée payée ou non.

b- La Remise Documentaire

Encore appelée document contre paiement ou document contre acceptation de traites, la REMDOC est une technique de paiement à l'étranger par laquelle un client exportateur (vendeur) mandate sa banque de remettre les documents relatifs à l'expédition des marchandises à l'importateur (acheteur) contre paiement ou acceptation de traites ; la base de la relation exportateur et importateur étant un contrat commercial. On distinguera selon que notre client est exportateur ou importateur la REMDOC à l'exportation de la REMDOC à l'importation.

La remise documentaire à l'exportation ; ici le client exportateur est domicilié dans nos livres. L'exportateur réuni les documents relatifs à l'expédition des marchandises, les remets à la banque et mandate celle-ci de transférer les documents à l'importateur ou à la banque de ce dernier contre règlement. C'est ainsi que nous recevons les documents, procédons aux vérifications d'usages et à l'analyse des instructions d'encaissement. Ensuite, nous remplissons les F2 si le montant est supérieur à 500 000 Francs CFA et le bordereau d'accompagnement des documents et l'expédions chez le correspondant.

La remise documentaire à l'importation ; on parlera de remise documentaire à l'importation lorsque l'importateur est domicilié dans nos livres. A la réception des documents de notre correspondant, l'agent du COMEX nettoie le bordereau d'accompagnement (vérifications d'usages), prend connaissance des documents et des instructions de l'exportateur. Il contacte le client (importateur). Quand celui-ci se présente, il s'assure de leur conformité avec les termes du contrat commercial, puis accepte la traite jointe (si remise contre acceptation) ou donne l'ordre de virement à l'étranger au bénéficie de l'exportateur (si remise contre paiement). C'est dans ce dernier cas que nous remplissons le formulaire de compte rendu BEAC (F1) si le montant est supérieur à 500 000 XAF, le bordereau de transfert à l'étranger et renseignons le registre des remises documentaires à l'importation. Enfin l'opération sera traitée dans DELTA.

c- le Crédit Documentaire

c'est l'engagement pris par la banque soit pour son propre compte, soit pour le compte de son client (généralement le cas) de payer une certaine somme à un fournisseur étranger d'une marchandises contre remise des documents conformes aux conditions fixées dans le contrat commercial. Ici, selon que le client de la banque soit l'importateur ou l'exportateur, on distinguera deux types de crédits documentaires à savoir le crédit documentaire à l'exportation et le crédit documentaire à l'importation.

Le crédit documentaire à l'exportation

Dans ce cas, notre client est exportateur. A la réception du message SWIFT relatif à l'ouverture du crédit documentaire en faveur de notre client, la banque vérifie sa conformité, renseigne le registre y relatif et notifie le message au client bénéficiaire. L'opération est saisie dans DELTA (entrée en portefeuille).

Le crédit documentaire à l'importation

Ici, le client qui ouvre le crédit documentaire remplit le formulaire de demande d'émission du crédit et le formulaire de compte rendu BEAC si le montant est supérieur à 500 000 XAF (F1) après avoir accepté les conditions d'ouvertures. Il devra donc justifier l'opération en fournissant un contrat commercial ou une facture proforma relative à l'opération, ainsi qu'une déclaration d'importation. C'est ainsi nous procédons au nettoyage des documents, renseignons le registre y relatif, ensuite le dossier est transmis au gestionnaire du client pour autorisation après analyse de celui-ci (notons qu'il s'agit d'un crédit, donc l'analyse et l'autorisation du gestionnaire est préalable à l'émission du crédit documentaire). Autorisation du gestionnaire faite, l'état des besoins de trésorerie est monté, le message SWIFT est préparé et envoyé à la banque correspondante (notificatrice) qui se chargera de notifier l'ouverture du crédit au son client le fournisseur (bénéficiaire).

Quelques remarques ont été faites à ce service parmi lesquelles nous mentionnons :

Premièrement ; qui dit opération avec l'étranger dit risque de change. Le COMEX ne dispose pas des dispositions nécessaires pour conseiller et orienter les clients sur la gestion du risque de change (risque majeur des opérations avec l'étranger) au quel ils sont exposés dans leurs transactions internationales. Ceci part du constat selon lequel, certains clients avant de faire exécuter leurs ordres demandent d'abord le cours du jour ; généralement, quand il est élevé, ils préfèrent revenir soit le lendemain ou quelques jours plutard. Nous suggérons que la banque développe dans ce service un conseil technique et financier sur la gestion du risque de change, en formant le personnel par exemple. Deuxièmement, nous avons fait la remarque selon laquelle le COMEX a du mal à entrer en possession de tous les documents nécessaire à l'apurement des dossiers ; c'est dire que les clients qui émettent des ordres ne fournissent généralement pas toujours tous les documents justificatifs y relatif. « Si les documents ne viennent pas aux agents du COMEX, alors il faudrait que les agents du COMEX aillent aux documents » ; raison pour laquelle, nous suggérons aux agents de ce service d'effectuer les visites chez les clients avec l'aide des gestionnaires de ceux-ci pour exercer une pression pour entrer en possession des documents, ce qui constituera une visite clientèle pour le GFC, par conséquent un acte de fidélisation clientèle. De même, la banque pourrait bien concevoir un prospectus spécifique aux opérations avec l'étranger mettant l'accent sur les pièces à fournir selon l'opération à réaliser avec l'étranger. Troisièmement, le cadre de travail pour le personnel et d'accueil pour la clientèle de ce service est assez étroit, par conséquent ne permet pas non seulement de recevoir la clientèle généralement nombreuse en certaines périodes comme l'approche de la rentrée académique (pour les étudiants qui veulent aller étudier à l'étranger) qui coïncide avec la préparation du pèlerinage (les musulmans préparant leur voyage pour la MECQUE) et aux personnel de travailler avec la plus grande concentration. Nous suggérons, le réaménagement d'une salle plus spacieuse pour ce service et l'augmentation du personnel dans ce service.

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