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Projet structurant et impacts environnementaux et sociaux. Cas du projet d'énergie de Kribi/ Centrale à  gaz de 216MW et ligne de transport de 225Kv

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par Eric Martial YOUANDEU DJIEUGOUE
université de Yaoundé II - Master II professionnel en gouvernance et développement économique option analyse et évaluation des projets 2011
  

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I.2.8 Cadre socioéconomique

Le Cameroun a une superficie totale de 475 650 km² et une population estimée, en 2003, à 16 millions d'habitants, soit une densité d'environ 33 habitants au km² (estimations de l'Institut national des statistiques (INS)). Le taux moyen de croissance démographique est de 2,6 % par an. Selon les estimations de l'INS, l'espérance de vie était de 52 ans en 1999. La population camerounaise est jeune, plus de la moitié ayant moins de 25 ans. Le pays compte près de 276 groupes ethniques. Il existe une grande diversité géographique et trois principales zones écologiques : la zone forestière, l'ouest montagneux et la zone saharienne.

En termes de répartition par sexe, la situation dans les deux Provinces de la zone du projet est équilibrée. Autrement dit, la plupart des ménages comptent 50 % d'hommes et 50 % de femmes.

Tableau 2 : répartition par sexe dans la zone de projet

Répartition par sexe dans la zone du projet Sexe

Hommes (%)

Femmes (%)

Subdivision d'Edéa

50

50

Subdivision de Kribi

49

51

Les deux subdivisions

49.4

50.6

Source : SW

Cependant, en considérant la question du point de vue du sexe du chef de famille, la donne change fondamentalement, la majorité (81 %) des ménages étant dirigée par des hommes. La Subdivision d'Edéa compte une proportion légèrement plus élevée de ménages dirigés par les femmes que celle de Kribi. Ceci pourrait s'expliquer par le fait que les hommes chefs de ménage travaillent à Douala et ne vivent donc pas en famille. Les ménages dirigés par des femmes/des enfants, devront être indemnisés en priorité et bénéficier d'une assistance pour le relogement.

Tableau 3 : Sexe des chefs de ménage dans la zone du projet

Sexe du chef de ménage

% dans la Subdivision d'Edéa

% dans la Subdivision de Kribi

Homme

80,2

82,5

Femme

19,8

17,5

Total

100

100

Source : SW

Bien que l'économie camerounaise repose sur l'agriculture, l'élevage, la pêche, l'industrie et les services, le secteur agricole a été et en demeure le pilier, représentant près de 30 % du PIB. Selon les statistiques annuelles publiées par l'INS, ce secteur continue d'employer près de 75 % de la population totale, génère près de 25 % des recettes d'exportation et environ 17 % des recettes publiques.

La zone du projet s'étend sur deux Provinces, à savoir : la Province du Littoral (zone nord) et la Province du Sud (zone sud). 82 % de la population de la Province du Littoral vit en zone urbaine et la majorité des citadins vit à Douala. Dans la Province du Sud, seuls 28 % vivent en zone urbaine, à Kribi par exemple. La population dans les deux Provinces est jeune, comptant plus de 40 % de moins de 15 ans.

La Province du Littoral a une économie locale prospère, avec des marchés urbains et ruraux dans toute la Province. Douala, principale ville du Cameroun, a la densité urbaine la plus forte du pays et ce, en raison des opportunités potentielles de travail qu'on y trouve et de sa concentration d'infrastructures importantes, telles que : port, aéroport international, routes et voie ferrée. Elle est également une plaque tournante pour les produits d'exportation et d'importation à destination et en provenance d'autres régions du Cameroun et des pays voisins (Tchad et République centrafricaine). La Province a la capacité de produire d'importantes quantités d'électricité grâce à deux centrales hydroélectriques implantées sur le fleuve Sanaga.

Kribi, dans la Province Sud, est la principale ville de la zone du projet. La ville de Kribi à proprement parler est une zone côtière touristique qui compte de nombreux hôtels et maisons d'hôtes. À l'extérieur de Kribi et de Douala, la terre est essentiellement couverte de forêt, tandis que les terres contiguës aux villages sont consacrées à l'agriculture, qui est par conséquent le poumon économique de la zone. Le secteur compte de grandes unités exploitées par intermittence, utilisant des techniques modernes, et détenues pour la plupart par des sociétés étrangères qui produisent du caoutchouc, de l'huile de palme, des fruits et des légumes, ou pratiquent l'agriculture vivrière avec comme principales cultures le manioc, la banane et le cacao. Les villageois s'adonnent également à l'élevage et à certaines activités commerciales, à petite échelle. Dans la zone du projet, la pauvreté passe de modérée à profonde. Ce qui a été relevé lors de l'enquête auprès des ménages le confirme bien, à savoir que plus de 50 % des habitants vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Les principales sources de revenu de ces villages étaient, par ordre décroissant : l'agriculture (40 %), le secteur informel (24 %), le secteur formel (23 %), la chasse et la pêche (7 %), envoi de fonds par les parents (3 %) et autres (3 %).

Au terme de l'analyse du site d'installation de la centrale à gaz de Kribi et les zones traversées par la ligne de transport, il en ressort qu'il présente une biodiversité(faunique et florale) très riche et une certaine dépendance des populations locales vis-à-vis de leur milieu naturel. Il serait donc judicieux dans une optique de développement durable, d'évaluer les différents impacts environnementaux et sociaux dudit projet afin de les atténuer.

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