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L'impact de la dette extérieure sur la balance des paiements

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par Barwani KIKUNI
Université de Kinshasa RDC - Licence 2011
  

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IV.4. La complicité des créanciers 

Dès 1979, les principaux bailleurs de fonds du régime, très li é au FMI, avaient connaissance des pratiques frauduleuses et du risque qu'ils encouraient en continuant à prêter au régime. La poursuite de leur politique de prêts résulte donc de leurs intérêts bien compris, non de ceux des congolais (ex zaïrois) (Damien Millet). Certains y ont même trouvé un bénéfice personnel ou partisan, l'argent prêté étant rapatrié directement sur les comptes privés du clan Mobutu et de leurs amis, dans les banques occidentales.

Selon jean ZIEGLER, le système des pots de vin dont a bénéficié Mobutu nécessitait « une ingénierie financière qu'aucun pays du sud et qu'aucun de leurs gouvernements ne possèdent ». Il conclut que sans l'assistance technique des puissances financières occidentales (les banques, intermédiaires financières, etc.). Cela ne pouvait pas fonctionner. La déclaration de MABI MULUMBA en avril 2004 est encore plus claire à ce sujet : « on estime que 30% de la dette de la RDC est entrée dans la corruption. Qui a empoché du crédits »

IV.5. Trois logiques se complètent

1) La restitution des richesses dérobées

Des richesses considérables, accumulés illicitement par des gouvernements et des capitalistes locaux et internationaux (les entreprises multinationales) ont été placées en sécurité dans pays les plus industrialisés, avec la complicité des institutions financières privées et la complaisance des gouvernements du nord (les mouvements se poursuit aujourd'hui). Pour s'en convaincre, il suffit de se rappeler du rapport de l'Office des biens mal acquis dans lequel on a évalué par la richesse de Mobutu à huit milliards de dollars US. Cet argent est utilisé par les occidentaux jusqu'à ce jour, le rapport du panel de l'ONU indiquant l'exploitation illicite des minerais par les nationaux en complicité avec les étrangers, les rapports BAKANDEJA et LUTUNDULA élaboré à l'Assemblée Nationale ont touché même ceux qui sont jusqu'à ce jour aux affaires politiques et précisément à la direction du pays.

Il convient de préciser que depuis l'éclatement de la crise de la dette en 1982, les flux financiers se déplacent des pays en développement vers les pays riches, à l'inverse de ce que prétendent, avec insistance, les dirigeants des institutions financières internationales. Pour effectuer une estimation des flux réels , il faut prendre en compte le remboursement de la dette extérieure , les sorties de capitaux réalisés par les capitalistes des pays de la périphérie, le rapatriement des bénéfices par les multi nationales ainsi que les transferts invisibles (à travers les procédés de « sur » ou » sous » facturation) ; l'acquisition, par les capitalistes des pays les plus industrialisés , d'entreprise de la périphérie à des prix bradés dans le cadre des privatisations ; l'achat à bas prix des biens primaires ) , le pillage des ressources génériques. Les donateurs ne sont pas ceux que l'on croit. Considéré comme donateur » les pays de l'OCDE, membres du comité d'aide au développement, et les institutions de Bretton Woods, relève de l'abus de langage. Depuis 1982 écrit Eric TOUSSAINT(2002) ; les populations des pays en développement ont envoyé vers les créanciers du nord l'équivalent de plusieurs dizaines de plan Marshall sur lequel, au passage ; les élites capitalistes locales ont prélevé leur commission.

Toutes les raisons que nous venons d'évoquer prouvent à suffisance que l'annulation pure et simple de la dette extérieure de la RDC est une condition sine qua non pour déboucher sur le développement du pays selon la nouvelle logique que nous proposons dans les lignes suivantes.

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"La première panacée d'une nation mal gouvernée est l'inflation monétaire, la seconde, c'est la guerre. Tous deux apportent une prospérité temporaire, tous deux apportent une ruine permanente. Mais tous deux sont le refuge des opportunistes politiques et économiques"   Hemingway