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Déterminants de la pénétration des investissements directs étrangers au Bénin


par Tchadaré AGBANGBATIN
Université de Parakou ( Bénin ) - Maà®trise 2010
  

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INTRODUCTION GENERALE

Les dernières décennies ont été marquées par une forte croissance des flux d'investissements directs étrangers (IDE) dans l'économie mondiale. En effet, l'investissement, aujourd'hui tout comme jadis, demeure un facteur clé, voire crucial pour la croissance économique qui reste et demeure un besoin mondial. L'investissement direct étranger est une source importante pour la croissance des pays en développement, qu'il soit sous forme de prêt, sous forme de prise de participation ou sous forme de joint venture (ESSO Loesse Jacques, 2005).

L'évolution des flux d'IDE, qui dépend notamment de la stabilité de la terre d'accueil et des perspectives qu'elle semble offrir à terme, reflète en quelque sorte la confiance que portent les investisseurs étrangers dans un pays ou une région. Ces dernières années, les conditions générales de l'investissement international ont fortement varié dans le monde. La progression spectaculaire des IDE de nos jours est en grande partie liée à la mondialisation des échanges.

L'importance des IDE pour les pays en développement est très remarquable dans la mesure où ils représentent des apports considérables de capitaux. Ils traduisent la confiance des investisseurs internationaux dans l'économie du pays d'accueil et montrent l'ouverture du pays à l'économie mondiale. Les investissements directs facilitent aussi les transferts de technologie et de savoir-faire managérial. Ces dernières années, la politique des pouvoirs publics en matière d'investissement tendait d'une manière générale vers l'ouverture et la libéralisation. Soucieux d'offrir le meilleur cadre économique possible, de nombreux pays ont ouvert leurs marchés aux investisseurs étrangers; ils ont également supprimé certaines restrictions touchant la convertibilité et les capitaux, ainsi que des exigences en matière de nationalité des détenteurs de capitaux.

Au Bénin, après une profonde crise économique à la fin des années 80, on a assisté à l'abandon officiel du système économique centralisé, basé sur le marxisme-léninisme et l'option de l'économie de marché. En effet, le gouvernement Béninois a lancé en 1989 un ambitieux programme de réformes politiques et économiques. Les profondes réformes structurelles engagées par les autorités ont permis au pays d'atteindre une remarquable stabilité macroéconomique et une bonne intégration dans l'économie régionale et mondiale. Le Bénin est ainsi devenu membre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et signataire de plusieurs traités bilatéraux et multilatéraux en matière d'investissement1(*). Ces réformes liées au processus de transition vers une économie libérale ont aussi favorisé la mise en place d'un nouvel environnement plus favorable à l'investissement privé. La Conférence des Forces Vives de la Nation réunie à Cotonou du 19 au 28 février 1990 a amorcé un changement d'option de la gestion de l'économie nationale. En outre, la Constitution du 11 décembre 19902(*) a consacré le droit de propriété, le principe d'égalité de traitement de toute personne devant la loi, le droit de libre établissement sans distinction de nationalité et le principe du traitement national en matière d'investissement. Par ailleurs, le code des investissements3(*) fut adopté pour améliorer le cadre des affaires au Bénin. Dès lors, on a assisté à un afflux massif d'investissements directs étrangers dans le pays. La nette amélioration du cadre de l'investissement et le vaste programme de privatisation et de libéralisation ont permis au Bénin d'enregistrer une augmentation significative des flux entrants d'investissements directs étrangers (120 millions de dollars américain en 1992 selon les données de la Banque Mondiale). Ainsi, pour accompagner cette évolution, divers organismes et institutions ont été créés pour inciter, promouvoir et faciliter l'entrée des investissements. Les cinq plus importants sont : le Centre de promotion des investissements (CPI), le Centre de formalités des entreprises (CFE), la Direction d'appui au secteur privé (DASP), l'Observatoire des opportunités d'affaires du Bénin (OBOPAF) et le Conseil des investisseurs privés au Bénin (CIPB). Mais, force est de constater que le niveau de pénétration des IDE au Bénin demeure toujours faible malgré les multiples efforts déployés. C'est donc dans l'optique d'analyser les principaux facteurs explicatifs de l'évolution de la pénétration des IDE sur le territoire national béninois que nous avons décidé de focaliser notre étude sur le thème : «DETERMINANTS DE LA PENETRATION DES INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS AU BENIN ». Cette étude s'articulera autour de trois axes principaux :

Ø Le premier chapitre portera sur le cadre théorique de l'étude ;

Ø Dans le deuxième chapitre, après un bref aperçu de l'évolution des IDE dans le monde, dans l'espace UEMOA et au Bénin, nous présenterons la méthodologie de l'étude ;

Ø Enfin, le troisième chapitre sera consacré à l'analyse de déterminants des IDE au Bénin et aux recommandations de politiques économiques susceptibles d'améliorer l'attractivité du Pays.

* 1 La convention pour le règlement des différends relatifs aux investissements entre Etats et ressortissants d'autres Etats, signée à Washington le 18 mars 1965, sous les auspices de la Banque mondiale, et la convention portant création de l'agence multilatérale des investissements (AMGI), adoptée en 1985.

* 2 Constitution du Bénin, Loi N° 90-32 du 11 décembre 1990.

* 3 Code des investissements du Bénin, Loi N° 90-002 du 9 mai 1990.

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