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Contribution du programme multi sectoriel d'urgence de reconstruction et de réhabilitation à  la réduction de la pauvreté en RDC: volet route


par Bienvenu MANGINDULA BAKU
Université de Kinshasa - Gradué en sciences économiquest et gestion 2004
  

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UNIVERSITE DE KINSHASA

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

CONTRIBUTION DU PROGRAMME MULTISECTORIEL D'URGENCE DE RECONSTRUCTION ET DE REHABILITATION A LA REDUCTION DE LA PAUVRETE EN RDC : Volet Route


Bienvenu MANGINDULA BAKU

 

Travail de fin de cycle présenté en vue de l'obtention du titre de Graduat en Economie

Directeur : Prof. KINTAMBU MAFUKU

Encadreur : Ass. Benoît LUKONGO

ONYUMBE

Année Académique 2003-2004

DEDICACE

A mes parents Médard MANGINDULA KINKETE et Elysée NTOMUANITU NZUMBA pour tant d'amour que vous avez envers moi.

A mes frères et soeurs Brigitte Ngongo, Nelly Tununga, Mackys Kinkete et Malou Luyindu pour la patience, persévérance et surtout les sacrifices énormes que personne ne peut douter.

A la famille Claude Mvuezolo pour le soutien et la solidarité que vous n'avez cessé de m'apporter.

AVANT PROPOS

Au seuil de notre Premier Cycle de formation à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, un travail scientifique est exigé pour corroborer et sanctionner ce périple amorcé il y a trois ans.

L'occasion est de bonne augure pour nous afin de témoigner notre reconnaissance et gratitude envers ceux qui ont, de loin ou de près, participé à l'élaboration de ce travail.

Nous pensons premièrement au Professeur KINTAMBU MAFUKU pour l'attention soutenue accordée à ce travail et à tous les professeurs de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l'Université de Kinshasa, chacun à son niveau a pris part à notre formation.

Nos remerciements vont également à l'endroit de Monsieur l'Assistant Benoît LUKONGO ONYUMBE pour son encadrement qui a permis la rédaction du présent travail.

Nous tenons ensuite le regard envers la famille Claude MVUEZOLO, Thérèse Bafueni, Erick Metho dont la contribution à la réalisation de ce travail a été de marque.

Sans pourtant oublier la préséance qui revient à nos parents, Papa Médard MANGINDULA KINKETE et Maman Elysée NTOMUANITU NZUMBA.

Nous ne saurons nous en passer pour l'amour et l'affection que m'ont offert mes chèr(es) : Maman Mamie Munkenda, Maman Paola, Sammy Mavuzi, Augustine Situtala, Maman Marie Baku, Titia Kulemfuka.

Notre cursus académique est également orné par la présence de plusieurs amis et condisciples dont Maman Philo Bakokela, Erick Tshilumba, Mireille Mosa, Cash Kayindo, Yvon Nanikondua, Djofis Kasongo, Kas Kasomba.

Que ceux à n'importe quel moment de notre vie, nous ont été d'un quelconque secours, trouvent ici l'expression de notre profonde reconnaissance.

0. INTRODUCTION

0.1. PROBLEMATIQUE

0.1.1. position du problème

A la suite des critiques suscitées par les performances socio-économique et politique des programmes d'ajustement structurel des décennies 80 et 90, et surtout suite à l'endettement qu'ils ont engendré dans les pays en développement, le Fonds Monétaire International a mis en place depuis 1999, une nouvelle stratégie appelée «  Facilité de Réduction de la Pauvreté et de la Croissance (FPRC) ». Les pays qui se lancent dans les réformes de la libéralisation bénéficient de la FPRC pour accéder, éventuellement, au bénéfice de L'Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). Cette initiative permet aux pays qui le méritent de bénéficier de l'annulation ou de réduction de leur dette, à condition qu'ils mobilisent la contrepartie dans leur budget et l'utilisent pour lutter contre la pauvreté.

La volonté des pays qui s'engagent sur cette voie doit se manifester pour l'élaboration d'un Document pour la Stratégie de Réduction de la Pauvreté ( DSRP), qui fait partie intégrante du nouveau dispositif de coopération bilatérale et multilatérale.

Dans cette perspective, les réformes tant structurelles que sectorielles sont mises en oeuvre avec comme points saillant la stabilisation et la relance économique avec la clé la résorption des importantes distorsions introduites dans la gestion de l'économie et la réduction de la pauvreté. Cette batterie des mesures principalement destinées à restaurer les équilibres fondamentaux du cadre macro économique à court terme sont résumées dans le Programme Economique du Gouvernement et vers août 2005, ses efforts seront consignés dans la version finale du DSRP. En vue de garantir la pérennité de ces efforts et de poser ainsi les bases d'une croissance durable, manifestant sa volonté de sortir le pays et sa population de cette situation , en flagrante contradiction avec ses potentialités naturelles, le Gouvernement de la RDC a initié avec les concours des principaux partenaires extérieurs traditionnels, un programme de redressement bien ciblé nommé «  Programme Multisectoriel d'Urgence de Reconstruction et de Réhabilitation ( PMURR).

En effet, le PMURR est autant le noyau dur que le contenant de tous les programmes actuellement encours de 2002 à 2005 dont les réformes envisagées s'inscrivent dans une vision d'ensemble et traduisent la volonté politique d'imprimer un changement profond aux fonctions de l'Etat et à la gestion de la chose publique.

Quant aux principaux axes, partant de manière réaliste, d'une analyse économique approfondie, macroéconomique et sectorielle, les options fondamentales, les objectifs globaux et spécifiques ainsi que les principaux critères de sélections des actions prioritaires ont pu être aisément formulées. Bénéficiant de certains atouts qui garantissent immanquablement son exécution et comprenant un important volet des grands travaux de reconstruction et de réhabilitation des infrastructures, le PMURR par ce biais, vise à stimuler la relance de la production dans les secteurs déterminants de l'économie du pays. Il et à cet effet appuyé par des sous-programmes tels que ceux de renforcement des capacités humaines et institutionnelles, de redéfinition des méthodes de travail et des politiques sectorielles, des réformes des entreprises et de l'administration publiques ainsi que ceux de reconstruction de l'intermédiation bancaire et financière, et de mise en place d'un système de financement croissant pour les communautés de base suburbaines et rurales.1(*)

Ainsi conçu, le PMURR atteindra sans aucun doute tous ses objectifs dont celui ultime de remettre l'économie congolaise sur la voie d'une croissance stable vers un développement humain durable.

0.1.1 1. Pertinence du problème 2(*)

Effet global de l'instabilité politique et de la mal gouvernance, la crise économique influe, à son tour, négativement sur le cadre de vie, la promotion des secteurs sociaux et du bien - être des populations.

Quelques indicateurs significatifs révèlent la gravité de la situation sur le plan du revenu par tête et du pouvoir d'achat des ménages, de l'emploi et du chômage, de la pauvreté et de la misère ainsi que sur celui de la baisse inexorable des dépenses sociales publiques.

Concernant la répartition du revenu, la RDC connaît une mauvaise répartition des ressources produites. Aussi 5,0 % de la population congolaise dispose-t-elle de plus ou moins 50,0 % du revenu national. Soit finalement à USD 5,7 par tête et par mois, équivalent à près de USD 0,20 par tête et par jour, loin d'atteindre le seuil de pauvreté fixé par la Banque Mondiale à USD 300 par tête et par mois. S'agissant de l'emploi et du chômage, l'effectif global des travailleurs dans l'administration publique et le secteur privé est passé de 991,3 milliers d'unités en 1997 à 675,2 milliers en 1999, soit une réduction de 31,8 % en deux ans. Les salaires, déjà dérisoires étaient ( et sont encore) difficilement payés et réajustés par rapport à l'enchérissement galopant du coût de la vie.

Face à l'amenuisement des ressources de l'Etat et à la baisse de l'aide publique au développement, les dépenses des secteurs sociaux ont été les plus faibles principalement dans les secteurs de la santé et de l'éducation. Néanmoins l'espérance de vie est passée à 45 ans tandis qu'un enfant sur six naissances vivantes n'atteint pas une année de vie.

Le PIB per capita est passé de 380 $ Us en 1985, 250 en 1990, puis 85 en 2000. Le dernier rapport du PNUD sur le développement humain place la RDC parmi les pays dont les habitants vivent avec moins de 1 $ US par jour, ce qui la situe en deçà du seuil absolu de pauvreté.

L'ampleur de la pauvreté et de la misère a suscité l'émergence des mécanismes des stratégies de réduction de la pauvreté.

* 1 Source : Ministère du Plan «  Volume 1 PMURR , 2003 »

* 2 idem

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