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Analyse de l'état de fonctionnalité des groupements villageois appuyés par le projet PADER après quatre années d'exécution dans la commune de Tori-Bossito : une application du diagnostic participatif.

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par Paul Pierre TOVIEZON
Faculté des sciences économiques et de gestion de l'université d'Abomey-Calavi (FASEG/UAC) Bénin - Licence en analyse de projet 2011
  

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INTRODUCTION

L'élan politique mondial manifesté ces dernières décennies autour de la lutte contre la pauvreté montre la gravité avec laquelle se pose la problématique du développement pour le monde entier. Des sommets mondiaux sur le développement se succèdent depuis des décennies sans que la situation de certaines catégories sociales et de certaines parties du globe ne connaisse une quelconque amélioration. L'Afrique semble à ce niveau se démarquer du reste du monde. Il est caractérisé par tous les noms selon l'orientation politico-idéologique des auteurs : pays du Tiers monde, pays sous-développés, pays en voie de développement (ou émergents)..., et tout dernièrement pays pauvres très endettés pour certains d'entre eux. Pourtant, l'Afrique s'est toujours débattue pour se tirer de ce mauvais pas ; elle a toujours composé avec le reste du monde dans l'optique de trouver les voies susceptibles de la délivrer des mailles du filet du sous-développement.

En effet, le continent reste un véritable laboratoire où se sont expérimentées d'innombrables options de développement. Des programmes et projets de développement pendant les premières heures des indépendances (décennies 60 et 70), on est en passé aux Programmes d'Ajustement Structurel de la décennie 80, le souffle du vent de l'Est de la décennie 90 et la politique de décentralisation à l'entame des années 2000, l'Afrique croupit toujours dans la misère et semble encore chercher sa voie.

La problématique du développement, qui est en même temps celle de la lutte contre la pauvreté, reste un défi pour l'humanité. C'est dans le souci d'une action concertée que le sommet du millénaire a été organisé en septembre 2000 par les Nations Unies et a défini un certain nombre de politiques connues sous le nom d'Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Cesnouvelles mesures qui définissent des objectifs à atteindre et des échéances pour leurs réalisations sont l'aboutissement de multiples dispositions. Ces objectifs s'imposent à tous les pays qui doivent mettre des moyens en oeuvre pour les réaliser.

Mais bien que la pauvreté soit un phénomène universel, ses manifestations sont variables d'une région à l'autre. Chaque pays en fonction de sa situation interne définit sa politique de lutte, ses axes d'intervention. C'est dans cette optique que le Bénin, à la suite de ses pairs africains et sous l'impulsion de certains organismes internationaux, a entrepris un certain nombre de réformes socio-économiques. Le couronnement de cette volonté se révèle être l'élaboration du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté devenue impérative pour l'accès aux prestations des organismes d'aide au développement. Il faut donc initier des politiques sectorielles en ciblant certains secteurs piliers dont le développement entraînerait celui du plus grand nombre.

En raison du poids de l'agriculture dans l'économie nationale et vue la persistance de la pauvreté tant en milieu rural qu'en milieu urbain, l'Etat béninois s'est donné comme moyen de lutte contre ce « apartheid international », le développement de la filière agricole sous tous ses angles. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a procédé à la mise en place de plusieurs stratégies et plans. L'une de ces stratégies est axée sur le développement des organisations paysannes, des groupements villageois ainsi que toute association qui se fixe pour objectif le développement local à travers l'amélioration de la production agricole.

Rémi MANGEARD dans son ouvrage intitulé Paysans en Afrique stipule que : « c'est en s'organisant en comité de développement rural et en coopérative que les paysans améliorent la vie des villageois et développent la solidarité entre les membres du village ». De ce fait, les groupements villageois constituent les meilleures formes d'organisations paysannes, susceptibles de permettre une participation plus large et plus effective de la population aux activités de production et à la réalisation des actions favorables à l'amélioration des conditions de vie. Cette autopromotion des paysans paraît être un bon créneau pour le développement à la base et par conséquent mérite qu'une attention particulière lui soit accordée.

C'est fort de ce constat que le fond international de développement agricole (FIDA) a décidé d'accompagner le gouvernement béninois à opérationnaliser ses politiques macro-économiques notamment celles liées au développement agricole et ceci à travers les projets et programmes.

Aujourd'hui, le FIDA intervient à travers un programme cadre dénommé programme d'appui au développement rural dont l'objectif est de contribuer de manière significative à l'allégement de la pauvreté en milieu rurale à travers l'augmentation des revenus des ménages ruraux et de contribuer à la création de conditions nécessaires à une croissance économique durable.

Pour ce faire, il se propose de contribuer au développement de l'économie rurale à travers la mise en oeuvre des Activités Génératrices de Revenus (AGR) et de Micro-Entrepreneur Ruraux MER ; d'assurer le développement d'un réseau viable de services de financement de proximité et adaptés aux besoins des pauvres et des promoteurs de MER notamment des femmes ; de renforcer les capacités des institutions de base et des acteurs au niveau communautaire et de renforcer la concertation et la synergie entre les Programmes du FIDA et avec les partenaires stratégiques.

Ainsi après quatre années d'intervention à l'endroit des groupements villageois pour améliorer la performance des institutions, une évaluation sur les actions entreprises parait primordiale.

A travers notre thème : « analyse de l'état de fonctionnalité des groupements villageois (GV) appuyés par le projet PADER après quatre années d'exécution dans la commune de TORRI-BOSITO : une application du diagnostic participatif », nous projetons appréhender les effets induits par les actions du projet PADER sur la performance de ces groupements. De vérifier si les activités des groupements appuyés pourraient se pérenniser après le retrait du PADER  et ceci du fait que ces groupements ne pensent souvent qu'au gain quotidien sans se préoccuper du préalable pour asseoir le fondement, l'organisation, la viabilité des activités de leur association.

Le présent travail s'articulera autour de quatre chapitres :

Le premier chapitre sera consacré à la présentation de la structure d'accueil et la restitution des observations faites lors du stage ; le second abordera le cadre théorique, méthodologie de la recherche, le troisième, la description et les caractéristiques des groupements. Quant au dernier, une analyse et une discussion par rapport aux résultats des enquêtes seront faites ainsi que les recommandations à l'endroit de la structure d'accueil.

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