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Etude de la salinité des sols par la méthode de détection électromagnétique dans le périmètre irrigué de Kalà¢at Landelous en Tunisie: cas d'une parcelle de courge

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par Hamza NOOMENE
Faculté des lettres, des arts et des humanités Manouba - Master de recherche environnement, aménagement et risque 2011
  

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5.2. En Tunisie :

En Tunisie, les sols affectés par les sels couvrent environ 1,5 million d'hectares, soit à peu près 10 % de la surface du pays. On les rencontre dans l'ensemble du territoire mais c'est surtout dans le Centre et le Sud que l'aridité du climat cause leur extension. Plusieurs formations géologiques constituent des sources de sels solubles. Les eaux de ruissellement et de drainage, enrichies en éléments solubles, s'écoulent vers les parties basses des bassins versants. À partir de là, deux cas de figure se présentent : soit le bassin versant possède un exutoire et les sels migrent alors plus bas - c'est le cas de la vallée de la Mejerda ; soit le bassin-versant est endoréique et une sebkha se forme dans la partie la plus basse. Ces phénomènes se produisent toute l'année dans la partie aride de la Tunisie et pendant la saison sèche dans la partie méditerranéenne. Ils sont soit naturels, soit provoqués par l'irrigation. Sur le plan géochimique, les solutions (d'eaux de surface, souterraines ou de sol) évoluent, au cours de leur concentration, selon la voie saline neutre, ce qui signifie que l'on observe, avec l'augmentation du facteur de concentration, la précipitation de certains sels dans un ordre déterminé (calcite, gypse, etc.) avec celle du NaCl en dernier lieu.(LTIFI, 2008)

En agriculture irriguée, les eaux de 2 à 3,5 g/l sont les plus employées. Les eaux de 3,5 à 4,5 g/l viennent en second lieu. Mais certains puits de plus de 7 g/l sont également utilisés (ENNABLI, 1995). A l'image des sols, les eaux en Tunisie ont un faciès géochimique chloruré-sodique au nord, chloruré-sulfaté-sodique au centre et sulfaté-chloruré-sodique au sud (HACHICHA, 1998). Mais des dégradations de qualité se traduisent par des faciès chlorurés sodiques plus marqués ont été observées surtout près des côtes (HACHICHA et JOB, 1995).

Plusieurs périmètres irrigués sont soumis à de graves problèmes qui se traduisent par une dégradation des sols et une baisse de productivité, en l'occurrence, la remontée de la nappe phréatique, la salinisation des sols et une progressive réduction de rendements. Les périmètres les plus affectés par ces phénomènes sont les régions qui n'arrivent pas à évacuerles eaux excédentaires, à savoir la vallée de la Mejerda dans le nord et les oasis dans le sud (HACHICHA, 2002).

Prés de 100 000 ha des périmètres irrigués sont profondément touchés par l'importance de la salinisation. 75% des sols sont dans un intervalle allant du moyennement à fortement sensibles à la salinisation.(LTIFI, 2008)

L'application du bilan de sels (MHIRI et AL., 1998) a montré une salinisation pour les périmètres irrigués de la basse vallée de la Mejerda et une accumulation de 113000 tonnes de sels qui a été marquée.

En 1993, HACHICHA a décrit le périmètre de Mornaguia (basse vallée de la Mejerda) irrigué depuis 1983, où la salinisation des sols s'est manifestée dans le secteur en pente de BouHnach, par suite du transfert des eaux de drainage naturel durant la saison pluvieuse des parcelles amont vers les parcelles situées plus bas. Ce cas illustre bien les risques de salinisation par transfert latéral des sels accumulés dans le sous sol à l'échelle d'un périmètre irrigué.

En 1992, Bach Hamba a montré qu'il existe une relation entre la salinité de la nappe et la salure de sols pour les profondeurs allant de 50 cm à 200 cm. De même dans cette étude une cartographie du risque de salinisation a été menée. Les risques de salinisation sont manifestés sur plus de deux tiers de périmètre.

Ben Hassine (2000) a montré que le risque de salinisation des sols à partir des eaux de la nappe est faible. En effet la salinisation à partir des eaux souterraines a été étudiée par corrélation simple entre la profondeur du plan d'eau et sa salinité d'une part et la conductivité électrique de trois horizons du sol (0-20, 20-40 et 40-60 cm) de l'autre part. Les résultats se sont avérés peu significatifs dans la majorité des cas.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault