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L'enseignement de la lecture en Afrique noire. Cas de quelques collèges de Brazzaville

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par Martin GUIMFAC
Université Marien Ngouabi - Diplôme d'études approfondies 1999
  

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L'ENSEIGNEMENT-APPRENTISSAGE DE LA LECTURE

AU COLLEGE EN AFRIQUE NOIRE

Dr Martin GUIMFAC

L'ENSEIGNEMENT-APPRENTISSAGE DE LA LECTURE AU COLLEGE EN AFRIQUE NOIRE

Cas de quelques collèges de Brazzaville

A mon épouse,

à mes enfants ...

et, à titre posthume,

à Sa Majesté Ymelé Ier

REMERCIEMENTS

Nous rendons un hommage mérité à Monsieur le Professeur Paul NZETE qui a joué un rôle inestimable dans la formation de notre esprit scientifique. Nous n'oublierons jamais la courtoisie avec laquelle il nous a toujours reçus et la rigueur qu'il nous a imposée au plan méthodologique.

Que Monsieur Raphaël BANZOUZI qui a assuré la mise en pages de cette étude ainsi que Messieurs Martin TSAFACK et Norbert MOBENZA qui nous ont assistés au plan du traitement statistique des données, trouvent à travers ces mots l'expression de notre profonde reconnaissance.

INTRODUCTION

Les systèmes éducatifs des pays africains francophones subsahariens font l'objet de solides critiques parce qu'ils dispensent des enseignements peu pertinents, confèrent une formation obsolète et ne favorisent pas l'intégration des apprenants dans leur milieu socioculturel et socio-économique. Les Africains s'en plaignent et dénoncent la baisse des rendements scolaires, particulièrement en lecture qui est désormais au coeur de tous les débats sur l'éducation au point où l'échec de son enseignement-apprentissage est perçu comme celui de toute la scolarité.

La lecture est pour l'apprenant un moyen indispensable d'accès aux autres disciplines scolaires. Elle constitue pour l'adulte un nécessaire outil d'accès à la presse, aux documents administratifs usuels et à la culture.

Il importe pour améliorer la qualité de l'enseignement-apprentissage en général de perfectionner celle de l'enseignement-apprentissage de la lecture en particulier, discipline fondamentale et compétence transversale. C'est pour partager ce souci que la présente étude porte sur l'enseignement-apprentissage de la lecture. Il est certain qu'il existe en Afrique noire comme ailleurs de nombreux travaux sur ce thème. Ces travaux ont porté soit sur l'analyse de l'acte de lire, soit sur les difficultés liées à son enseignement- apprentissage, à son évaluation ou encore sur d'autres aspects.

Nous indiquons quelques-unes de ces études notamment la pratique de la lecture à l'école, les méthodes de lecture, les difficultés d'apprentissage de la lecture, l'évaluation de la lecture, l'impact des bibliothèques et des centres de documentation et d'information sur les rendements scolaires, la place de la lecture dans les exercices littéraires, la physiologie de la lecture, les compétences de lecteur, l'enseignement-apprentissage de la lecture expliquée en 6ème dans une classe à large effectif1(*), l'implantation de l'industrie du livre en Afrique noire. Néanmoins, de nombreuses pistes d'étude sont encore inexploitées.

D'autres sont insuffisamment approfondies et de ce fait méritent des études complémentaires.

1. Délimitation du sujet

L'étude porte sur l'enseignement-apprentissage de la lecture au collège en Afrique noire et particulièrement en République du Congo2(*). La lecture concerne plusieurs types de supports, mais dans le cadre de la présente étude nous nous limitons au support textuel écrit en français.

Nous avons choisi la classe de 3ème parce qu'elle constitue la passerelle entre le premier degré et le second du cycle secondaire. Elle est également la classe au terme de laquelle, l'apprenant peut soit s'engager dans la vie professionnelle, soit poursuivre ses études au second degré du même cycle à l'enseignement général ou technique et professionnel.

Brazzaville, capitale politique de la République du Congo, peut être considérée comme type de microcosme linguistique national. En effet, l'espace linguistique national comporte le français comme langue officielle3(*), deux langues nationales véhiculaires (le lingala et le kituba) et des langues vernaculaires. En considérant les populations autochtones, Brazzaville est constituée de deux zones sociolinguistiques mais à l'heure actuelle, nous pouvons diviser cette ville en trois zones.

- zone A : elle est composée des arrondissements de Makélékélé, de Bacongo et de la partie sud de l'arrondissement de Mfilou. Tous types de langues y cohabitent : le véhiculaire congolais kituba, le français et des langues vernaculaires des départements de la zone sud de la République du Congo.

- zone B : elle compte les arrondissements de Poto-Poto et de Moungali, où sont parlés les deux véhiculaires nationaux (lingala et kituba), le français et les autres langues africaines. Ces arrondissements sont partiellement peuplés des ressortissants d'autres pays africains notamment ceux qui parlent le bambara4(*), le wolof5(*).

- zone C : elle comprend les arrondissements de Ouenzé, de Talangaï et de la partie nord de l'arrondissement de Mfilou. Les citoyens y parlent principalement le lingala, le français et les langues vernaculaires des départements de la zone nord de la République du Congo.

Nous aurions souhaité étendre cette étude à l'ensemble des établissements de l'enseignement secondaire premier cycle de la ville de Brazzaville. Elle aurait impliqué tous les apprenants admis en classe de 3ème, dont l'âge varie entre 12 et 20 ans, au titre de l'année scolaire 2003 - 2004. La modicité de notre budget de recherche et le temps imparti pour une étude de ce niveau ne nous l'ont pas permis. C'est pourquoi, nous n'avons retenu que les établissements suivants :

- le collège d'enseignement général Angola Libre, dans la première zone sociolinguistique,

- le collège d'enseignement général du 8 février 1964, dans la deuxième zone sociolinguistique,

- le collège d'enseignement général Lheyet Gaboka, dans la troisième zone sociolinguistique.

* 1. Martin GUIMFAC, 2000, L'Enseignement-apprentissage de la lecture expilquée en 6ème dans un contexte de classe à large effectif, (Mémoire de D.E.A), Brazzaville.

* 2. La République du Congo est un Etat d'Afrique centrale limité à l'ouest par le Gabon, au nord par le Cameroun et la République centrafricaine, à l'est et au sud par la République Démocratique du Congo, au sud-ouest par l'enclave de Cabinda et l'océan Atlantique.

* 3. La constitution du 20 janvier 2002 de la République du Congo stipule en son article 6 : la langue officielle est le français. Les langues nationales véhiculaires sont le lingala et le kituba.

* 4. Le bambara  désigne la langue du groupe mandé, principale langue du Mali, parlée aussi au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, en Gambie et au Sénégal.

* 5. Le wolof  fait référence à la langue nigéro-congolaise du groupe ouest-atlantique parlée au Sénégal (langue nationale à fonction véhiculaire), en Mauritanie et en Gambie.

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