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Etude de la satisfaction des touristes à  l'égard du produit touristique sportif tunisien.

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par Sami Brahim BENALI
Ecole supérieure de commerce de Tunis - Maitrise en gestion hôtelière et touristique 0000
  

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IV. L'économie de sports de loisirs

Les Français ne sont pas considérés comme de gros consommateurs de produits sportifs en Europe car ils ont, en outre, la réputation de préférer les pratiques « sauvages » aux pratiques réglementées (19 % des Français ont adhéré à des associations sportives en 1986, contre 32 % d'Allemands) et de bouder les équipements publics comme les stades et les piscines (Halba, 1997). Selon que le critère du CREDOC (pratique même occasionnelle) ou celui de l'institut BVA (pratique assez régulière) est retenu, on obtient une population de sportifs variant entre 25 et 40 millions en France : plutôt des jeunes (même si la pratique concerne des catégories de plus en plus âgées), des hommes (bien qu'il y ait féminisation), appartenant à des catégories sociales élevées.

La consommation de services sportifs s'étant fortement développée et transformée, l'offre a dû s'adapter. D'une offre largement dominée par le « mouvement sportif » des années 1960, les français sont passés à une offre plurielle au sein de laquelle les collectivités locales ont dû progressivement pallier le désengagement de l'État, et où les associations sportives se sont professionnalisées sous l'effet de la concurrence des entreprises du secteur marchand.

En effet, il apparaît que l'usager d'un service public municipal ou l'adhérent d'un club sportif, sont aussi des consommateurs qui vont exiger de l'offre non- marchande la qualité de service à laquelle ils sont habitués dans le secteur commercial, et davantage parfois (l'éthique en sus). En termes de besoins, Defrance15(*) (1987) a fait la distinction entre les deux logiques de pratiques :

1. Le besoin de sport d'affrontement, de se livrer à une forme de violence pacifiée (Elias, 1994), au prix d'efforts physiques intenses et de sacrifices, est un besoin qui s'adresse principalement à l'offre institutionnelle du mouvement sportif fédéral ;

2. Le besoin de se faire plaisir en pratiquant des loisirs sportifs, échappe en grande partie à l'offre fédérale car, d'une part, d'autres prestataires y répondent (association non affiliée, secteurs publics, prestataires commerciaux) et, d'autre part, les pratiquants peuvent les autoproduire (randonnée pédestre, loisir nautique...).

Les motivations pour faire du sport sont essentiellement axées sur la santé et la forme, le plaisir et la détente. Selon l'enquête du CREDOC16(*) (1994), un sport peut à la fois correspondre à une demande de défoulement, à une demande de santé, mais aussi à un moyen d'affirmer une identité, de posséder des objets prestigieux et d'épanouir sa personnalité.

À partir des chiffres de l'enquête BVA de 1997, Tribou17(*) (2000) a identifié quatre formes de demandes de services sportifs :

1. Une demande de sport de compétition : elle est relativement marginale car elle n'arrive qu'en 10e position des motivations pour le sport;

2. Une demande de sport de loisirs : elle est difficile à cerner étant donné que pour neuf pratiquants sur dix, les motivations des sportifs sont la santé, la détente et le plaisir (plaisir du sport et plaisir de se retrouver entre amis ou en famille) ;

3. Une demande de spectacles sportifs : elle réunit à la fois des sportifs pratiquants (c'est le cas des spectateurs du volley-ball) et non pratiquants amateurs de sport (c'est le cas des spectateurs de football ou de Formule 1) ;

4. Une demande captive de sport éducatif : il s'agit davantage de la demande des éducateurs (enseignants d'éducation physique et sportive, animateurs sportifs des municipalités) que de la demande des jeunes pratiquants à qui on impose le sport en tant que moyen de parfaire leur socialisation au nom de l'intérêt général.

La demande de sport de loisirs rencontre une offre au sein de laquelle le secteur marchand tend à se développer au gré des opportunités de profit. C'est le cas des activités de pleine nature et, plus récemment, d'activités indoor comme l'escalade avec la floraison de salles (SAE) à vocation commerciale. Pour qu'une entreprise marchande décide du lancement d'un service de loisir sportif, il faut que deux conditions soient réunies : une condition de rentabilité (produire la prestation à un coût permettant de dégager une marge tout en restant compétitif) et une condition marketing (pouvoir s'appuyer sur une demande suffisante).

* 15 Defrance J., 1987, Comment interpréter l'évolution des pratiques sportives ?, Esprit, p139-147.

* 16 CREDOC, 2002, Conditions de vie et aspirations des français, Enquête, Paris.

* 17 Tribou G., 2000, La demande des services sportifs : identification et segmentation, Revue européenne de management du sport, p 8-15.

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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams