WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Géomatique et analyse de l'assainissement et des risques sanitaires en milieu urbain: cas du bassin versant de Mbanya dans la ville de Douala ( Cameroun).

( Télécharger le fichier original )
par Paul Aimé NGUEDJO
Université de Ngaoundere (Cameroun) - Master II géomatique, aménagement et gestion des ressources 2011
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

1.2.4.3. Assainissement dans la ville de Douala

Dans cette partie du travail il est question de présenter la situation de l'assainissement liquide et solide dans la ville de Douala.

1.1.1.1.4. Assainissement liquide

Les eaux usées proviennent essentiellement des ménages. Elles sont constituées des eaux vannes d'évacuation des toilettes et des eaux ménagères d'évacuation des cuisines et salles de bains.

Dans la ville de Douala on rencontre deux modes d'assainissement liquides :

- Le mode d'assainissement individuel

- Le mode d'assainissement collectif

Le mode d'assainissement collectif assure la collecte des déchets liquides de 4% de la population de la ville de Douala (CUD, 2009). Les réseaux d'assainissement collectifs se retrouvent dans le quartier Bonanjo (plateau Joss), dans les opérations MAETUR-SIC (camps SIC Bonamoussadi, cité des Palmiers, Kotto, Ndogbati) et dans les établissements tels que l'université de Douala, l'hôpital laquintinie et l'hôpital général de Douala. Parmi ces réseaux, ceux des camps sic Bonamoussadi et cité des palmiers sont hors d'usage. Ceux qui sont en bon état de fonctionnement ne disposent pas de filière de traitement des eaux usées. Celles-ci sont vidangées régulièrement par des sociétés spécialisées et acheminées au Bois des singes, zone recommandée par la communauté urbaine de Douala ; mais pour gagner en temps certains camions des structures de vidange n'hésitent pas à déverser leur chargement dans les rivières et drains de la ville.

Le mode d'assainissement individuel quant à lui est très largement répandu dans la ville de Douala. Les ouvrages d'assainissement prédominants sont les latrines sèches prévalant dans les quartiers populaires, suivis des fosses septiques (dans les quartiers de moyen et haut standing). Il existe également une forte proportion de rejets directs dans le milieu naturel pratiqués dans les quartiers les plus défavorisés.

Les fosses septiques sont des ouvrages d'épuration très utilisés dans les quartiers planifiés tels que les résidences de moyen et haut standing. Les modèles de fosses septiques sont variés mais comportent en général 2 ou 3 compartiments et un puisard.

Les latrines à fosse étanche sont des ouvrages d'assainissement constituées de parois étanches et stabilisées. Compte tenu de l'étanchéité du système ces derniers conviennent à tous les sites, même ceux où la nappe est affleurante. Toutefois, le site ne doit pas être inondable et doit être accessible aux véhicules de vidange.

Les latrines à fosse sèche sont des ouvrages qu'on rencontre notamment dans les quartiers pauvres à habitat spontané et précaire. Ce dispositif très sommaire est composé d'une fosse recouverte d'une dalle ou planche perforée et est doté d'une superstructure plus ou moins élaborée. Il recueille principalement les eaux vannes, les eaux ménagères étant déversées dans les cours des concessions et drains environnants.

On note des cas où les déchets liquides collectés et transportés à l'aide des camions citernes sont déversés dans les drains, cours d'eau et espaces vagues des villes et de leur périphérie.

Le tableau 2 donne la répartition des modes d'assainissement à Douala

Tableau 2 : Répartition des modes d'assainissement à Douala.

TYPE D'INSTALLATION

POURCENTAGE ESTIME ACTUEL

Fosse septique

25%

Latrine à fosse étanche à vidanger

Moins de 1%

Latrines à fosse sèche

Supérieur à 55 %

Branchement au réseau

4%

Rejet direct au milieu naturel

15%

Source : CUD, 2009

Une étude menée dans la ville de Yaoundé par Wéthé et al (2003) a montré que dans les quartiers à habitats planifiés, l'assainissement des eaux usées se fait surtout à l'aide d'ouvrages individuels avec les fosses septiques (dans 30% des ménages) et les latrines (dans 21% des cas). Le réseau d'égout avec station d'épuration desservant 46% des ménages.

Pour ce qui est des eaux de cuisine, leur évacuation se pratique majoritairement et dans toutes les catégories sociales dans les rigoles ou caniveaux, les rues et les cours des concessions. Ces eaux usées induisent une pollution chimique locale de faible ampleur mais qui se retrouve concentrée en aval dans les drains naturels.

Les eaux de pluies quant-à-elles sont évacuées dans la ville de Douala grâce à un réseau de drains, caniveaux et de rigoles dans les différents bassins versants. La circulation des eaux de ruissellement fait face aux problèmes de sous dimensionnement et d'obstructions des drains et des caniveaux par les constructions anarchiques et l'obstruction par les déchets solides. Il en résulte de nombreux cas d'inondations.

1.1.1.1.5. Gestion des déchets solides ménagers (ordures ménagères)

La gestion des ordures ménagères est assurée dans la ville de Douala par la société HYSACAM selon un contrat signée entre ladite société et la communauté urbaine de Douala (CUD).Elle assure la collecte, le transport et la mise en décharge. Selon HYSACAM (2010), la production moyenne d'ordures ménagères est estimée à environ 600g/habitant/jour soit plus 1000 tonnes/ jour pour la ville de Douala.

La collecte des ordures ménagères s'effectue selon trois modes de collecte : la pré-collecte, la collecte porte-à-porte et la collecte des tas.

La pré-collecte se fait à l'aide des bacs à ordures de 1m3 et 16m3 qui sont placés préférentiellement dans les zones de grande production (marchés), dans certaines rues où le morcellement des lots n'a pas été systématiquement fait et dans les quartiers enclavés. Les ordures sont amenées vers ces points à l'aide des poubelles pour ceux qui en dispose, ou à l'aide de pousse-pousse ou encore de brouettes.

La collecte porte-à-porte s'effectue dans les quartiers lotis, où le morcellement des parcelles permet l'accessibilité dans la plupart des habitations par des véhicules. Chaque ménage sort sa poubelle soit avant, soit lors du passage des véhicules de collecte. La fréquence de rotation étant fonction du nombre de camions, de la longueur du circuit et de la production des ordures ménagères.

La collecte des tas dit « sauvages» déposées à même le sol en dépôts non autorisés se déroule autour des bacs à ordures, mais aussi dans les quartiers où la fréquence de passage des véhicules de collecte porte-à-porte est faible et lorsque les bacs à ordures sont très éloignés des habitations.

Il faut noter que toutes les ordures ménagères ne sont pas collectées. Selon le document de stratégie nationale de gestion des déchets, le taux officiel de collecte et d'évacuation des déchets solides dans les villes varie entre 15 et 40 %, ainsi 60 à 85% reste dans les quartiers et se retrouve dans les drains et caniveaux provoquant ainsi des maladies et des inondations.

Le transport des ordures collectées par la société HYSACAM se fait à l'aide des véhicules qui sont fonction du mode de collecte. Il s'agit des véhicules suivants:

- les bennes tasseuses munis de lève-containers pour le vidage rapide des bacs à ordures de 1m3;

- les amplirolls ou camions équipés pour l'enlèvement des coffres de 16m3;

- les grues (camions à grappin) et pelle chargeuse pour l'enlèvement de tas «sauvages»;

- les camions type « ville de Paris» pour la collecte des tas de balayures.

La mise en décharge se fait au site dit PK10 « génie militaire » et le traitement est fait par enfouissement au détriment du sous sol.

La gestion des ordures ménagères à Douala se heurte selon HYSACAM (2010) à certaines difficultés liées à :

§ L'anarchie dans la construction des habitations ;

§ La prolifération de quartiers à habitats spontanés mal desservis en infrastructures routières ;

§ Le déversement des déchets à même le sol, sur les trottoirs et les terre pleins centraux ;

§ L'incivisme des populations ;

§ L'utilisation des brouettes ou des portes tout difficiles à soulever pour transvaser les déchets transportés dans les bacs à ordures ;

§ Le non respect des horaires de passage des véhicules de collecte dans les quartiers desservis par le « porte-à-porte » ;

§ Le nombre insuffisant de bacs à ordures ;

§ Etc.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Piètre disciple, qui ne surpasse pas son maitre !"   Léonard de Vinci