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La gestion durable de la filière cacao dans la région du centre du Cameroun : le cas du bassin de production de la Lékié.

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par Dieudonné MBARGA
Intitut des Relations Internationales duCameroun-IRIC/Yaoundé 2 - Master 2 « Coopération internationale, Action humanitaire et Développement Durable »  2011
  

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Conclusion

Le défi d'ancrer l'économie cacaoyère dans la durabilité aux fins de promouvoir son essor et l'épanouissement du producteur de cacao ainsi que des bassins de production, nous a conduit à élaborer une architecture susceptible de permettre sa réalisation de manière factuelle. A cet effet, nous avons envisagé, d'une part, une redéfinition de la tutelle de l'Etat avec pour unique organe représentatif, l'Office Camerounais de Cacao et du Café (O 3 C), cheville ouvrière de ce dernier dans tous les aspects de la gestion de la filière, ainsi qu' une redynamisation de la coopération en matière cacaoyère ; et d'autre part, nous avons indiqué une nécessaire structuration du monde rural qui implique une appropriation préalable du concept de développement à la base ou développement endogène, avec pour cadre d'expression les GIC, les coopératives, les comités locaux de développement et le CICC, occupant la position centrale.

CONCLUSION GENERALE

Malgré l'immense potentiel qui sous-tend la culture du cacao au Cameroun en général et dans la Lékié en particulier, les perspectives d'essor de cette activité demeurent grippées, à cause de certaines entraves imputables conjointement au planteur, à l'Etat et à la conjoncture internationale.

Le désengagement de l'Etat imposé par la mise en oeuvre de Plans d'Ajustement Structurel a jeté le monde rural agricole, totalement désorienté, dans les bras des prédateurs qui l'ont précipité dans la précarité.

L'essor de la cacaoculture dans ces conditions reste tributaire, d'une part, d'une structuration adéquate du monde rural à travers le renforcement des capacités de la sphère associative et des espaces de formulation et d'expression des initiatives de développement à la base, ainsi que d'une redéfinition de la place de l'Etat en tant que régulateur et facilitateur de l'activité économique et sociale d'autre part.

Suivant l'exemple des pays Africains leaders en matière de cacaoculture (Côte d'ivoire, Ghana notamment), une meilleure organisation de la filière cacao café régie comme au Ghana par un organe faitière unique (la Cocoa Board) pourrait nous éviter le déficit managérial constaté au Cameroun en raison d'une pluralité de structures qui font au mieux double emploi et au pis se chevauchent, créent des blocages nuisibles et provoquent une dispersion d'énergie regrettable. Interlocuteur souvent oublié, relégué tout au bout de la longue chaine des décideurs imbus de leur puissance incarnée, paradoxalement, c'est le pauvre planteur perçu à tord comme simple force de travail, mal rémunéré et sans la moindre voix au chapitre qui tient fermement dans ses mains frêles, la clé vers le développement de notre cacaoculture. La mutation à opérer consiste à le positionner au coeur des divers projets à réaliser. Le professionnalisme adossé aux exigences de la bonne gouvernance devrait ouvrir la voie à la performance escomptée.

A cet effet, l'organisation locale et surtout la qualité du produit made in Cameroon constituent des ingrédients essentiels pour accéder à la notoriété internationale. Ce label indispensable sert de visas pour ouvrir les portes des principales places où se négocient le cacao et le café. Et sur ces places hélas, le Cameroun ne siège pas aux premières loges.

De plus, et en référence à la rhétorique du penser local et agir global (et vis versa) indispensable pour un bien-être collectif international, la systématisation d'une gestion durable de l'économie cacaoyère se signale comme une nécessité non seulement pour le maintien et la motivation du producteur de cacao dans cette activité, mais aussi et surtout pour la prospérité de l'économie cacaoyère toute entière tel que souligné par la récente Conférence Mondiale sur le Cacao.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault