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Contribution d'une institution de micro finance dans le financement des micro-entreprises en république démocratique du Congo.

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par BODRICK MASAMBA NDOLUMINGU
Université de Kinshasa - Licence 2013
  

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§.2. Structure d'encadrement

En vue d'encadrer et de promouvoir ce nouveau secteur, deux structures d'encadrement ont vu le jour, l'une au niveau professionnel et l'autre au niveau institutionnel.

A. Au niveau professionnel

A ce niveau, le regroupement des institutions du système de financement décentralisé au Congo (RIFIDEC), créé en 2000, poursuit principalement trois objectifs, à savoir :

Ø Assainir et promouvoir le secteur de la microfinance en RDC ;

Ø Assurer la défense des intérêts des operateurs du système de financement décentralisé ;

Ø Renforcer les capacités institutionnelles de ses membres à travers des formations, des échanges d'informations, des appuis techniques et des conseils.

Suivant la situation arrêtée au 31 Décembre 2002, il existe à ce jour, pour la région de Kinshasa et du Bas-Congo, 45 institutions membres effectives du RIFIDEC et 96 autres en attente d'être acceptées. Aujourd'hui, le RIFIDEC comprend 289 IMF réparties dans quelques provinces de la RDC.32(*)

B. Au niveau institutionnel

L'encadrement institutionnel est assuré par la Banque Centrale du Congo (BCC). En effet, le secteur de la microfinance étant devenu outil d'émancipation économique et sociale, une sous-direction chargée de la microfinance a été mise en place au mois de Septembre 2000 au sein de la BCC. Ainsi les missions ci-après ont été assignées à cette sous-direction :

Ø Dresser le diagnostic du secteur et constituer une base de données fiables et actualisées ;

Ø Vérifier et contrôler la conformité des opérations aux instructions réglementaires y relatives ;

Ø S'assurer de la régularité de la gestion interne et de la conformité des activités des organismes de microfinance aux dispositions légales en la matière.

§.3. Demande et offre des services financiers

A. Concept de Demande

La demande en service financiers est difficile voire impossible à chiffrer à cause de manque de données statistiques fiables du fait de l'absence d'un recensement national des opérations de microfinance en RDC, le problème de confiance entre la population et certaines institutions de crédit qui ont par le passé fait perdre des sommes importantes aux épargnants.

Toute fois du fait de la situation socio-économique dans laquelle se trouve la République Démocratique du Congo, la demande de services financiers est extrêmement importante selon le rapport FENU/PNUD.33(*)

Plusieurs facteurs appuient ce constat :

ü La place du secteur informel comme source d'emplois et de revenus, estimée entre 80% et 90% ;

ü La pauvreté, chiffrée en terme économiques (PNB annuel par habitant autour de 80$) et en termes sociaux (accès limité à l'éducation, à des services de santé), qui touche au moins 80% de la population ; etc.

B. Concepts de l'offre

Pour les raisons évoquées ci-dessus au sujet de la demande en services financiers, il est également difficile de présenter une analyse exhaustive de l'offre. Selon le rapport USM/FENU et PNUD (2003) sur l'analyse de la microfinance en RDC, certaines études évoquent le chiffre de 60 à 70 operateurs.

Le même rapport précise que ce chiffre n'inclut pas les très nombreuses organisations informelles (tontines, groupes d'entraides, coopératives non reconnues par l'Etat, etc.)

La Banque Centrale n'avait octroyé d'agrément qu'à 15 institutions (coopératives et autres), 80 autres étaient en instance d'agrément mais avec des dossiers souvent incomplets (ce qui, dans certains cas, permet de douter de leur existence en tant qu'institution viable).

Le même rapport estime que le taux de pénétration de ces initiatives est extrêmement faible. Cependant, la forte demande se traduit, pour les operateurs ayant les capacités nécessaires, par des taux de croissance élevés.

L'enquête menée par la Banque Centrale du Congo auprès des institutions financière de proximité de la province de Kinshasa et de la province du Bas-Congo, pour l'exercice 2001, nous présente la situation suivante : en ce qui concerne la répartition géographique du crédit, il convient de retenir que les zones urbaines sont desservies à concurrence de 86% contre 14% pour les zones rurales. Quant à la distribution par secteur d'activité, l'enquête révèle que 63% des crédits sont alloués au secteur commercial, 19% à l'agriculture et 18% aux autres secteurs.

Ces quelques chiffres nous poussent à croire que l'offre des services financiers est encore insuffisante en RDC. En plus de l'insuffisance il se pose un problème de la répartition du crédit. Les efforts à faire dans ce secteur sont encore considérables pour arriver à satisfaire le besoin de plus en plus grand en microcrédit.

* 32 http://www.rifidec.org, consulté le 16 Aout 2013.

* 33 FENU/PNUD, Analyse des opportunités d'investissement pour le développement du secteur de la microfinance en R.D.Congo, Rapport principal, 2003.

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"Il y a des temps ou l'on doit dispenser son mépris qu'avec économie à cause du grand nombre de nécessiteux"   Chateaubriand