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Contribution à  l'amélioration du niveau des dépenses d'infrastructures routières pour soutenir la croissance économique au Bénin.

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par Gbêdôssou Fidèle AYIKPA
Université dà¢â‚¬â„¢Abomey-Calavi / Ecole Nationale dà¢â‚¬â„¢Economie Appliquée et de Management (ENEAM /UAC) - Licence Professionnelle 2010
  

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CHAPITRE 2 : CADRE THEORIQUE

Le chapitre 1 de notre travail nous a permis de présenter notre institution d'accueil et de faire un bref aperçu sur le réseau routier du Bénin. Nous abordons à présent les différents aspects théoriques de notre sujet.

2.1 Problématique, Objectifs et Hypothèses de l'étude

2.1.1 Problématique et Intérêt de l'étude

2.1.1.1 Problématique

Le développement économique durable auquel aspirent les pays en voie de développement nécessite un niveau de croissance économique satisfaisant et une répartition équitable de la richesse qui garantit la justice sociale.

De plus, les analyses faites par la Banque Mondiale en 1994 et celles en 2009 s'accordent à dire qu'il ne sera véritablement possible de réduire la pauvreté en Afrique qu'avec un taux de croissance potentiel à deux chiffres et à effort de développement constant. Ceci a permis à divers pays africains notamment le Bénin d'élaborer des programmes nationaux de lutte contre la pauvreté dans la perspective de réduire l'ampleur du phénomène. Mais, malgré les différentes réformes économiques nationales et communautaires appliquées au cours des dix dernières années, la croissance économique enregistrée ne suffit pas pour asseoir les bases d'un développement économique durable capable de soutenir la concurrence régionale induite par les réformes communautaires et de réduire sensiblement la pauvreté.

L'économie béninoise demeure encore fragile et sa croissance semble avoir atteint un pallier qu'elle ne parvient plus à franchir tandis que la richesse créée ces dernières années semble être mal répartie engendrant des inégalités de plus en plus grandes entre les différents acteurs économiques. Ainsi, près de 33,3% de la population continue de vivre en dessous du seuil de pauvreté globale (144.261 F CFA) et l'indicateur de développement humain pour le Bénin est de 0,435 en 2010, le classant à la 134ème place sur 169 pays évalués (Banque Mondiale, IDH 2010).

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Réalisé par Fidèle G. AYIKPA et Patrice DOMINGO

Contribution à l'amélioration du niveau des dépenses d'infrastructures routières pour soutenir la croissance économique au Bénin

Dans un tel contexte, il importe de connaître les leviers du développement, autrement dit les sources de la croissance économique afin de savoir comment agir sur elles pour optimiser cette dernière. Le développement des infrastructures publiques apparaît à cet effet indispensable en termes d'objectif opérationnel. Ceci est d'autant plus vrai dans les nouvelles théories de la croissance qui mettent l'accent sur les externalités positives engendrées par certains aménagements publics d'infrastructures sur la productivité du secteur public et du secteur privé. Les infrastructures publiques en générale et celles liées au transport routier en particulier représentent donc un levier important pour promouvoir la croissance économique et le développement.

Mais, force est de constater que jusqu'à présent les infrastructures routières ne jouent pas pleinement leur rôle pour le pays ; ce qui représente donc un obstacle pour le développement du secteur des transports qui occupe une grande proportion du PIB. Ainsi, malgré les différents efforts fournis par le gouvernement béninois tant dans la construction que dans l'entretien des routes, la densité routière brute (estimée à 7 km pour 10000 hbts et à 5,18 km pour 100 km2 en 2009) demeure encore faible. Ce taux est plus faible lorsqu'on le calcule par type de revêtement et montre que le pays est sous-équipé en infrastructures routières comparativement à d'autres pays de la sous-région.

En effet, le Bénin ne dispose que de 2,44 km de routes bitumées pour 10000 habitants (soit 1,81km pour 100km2) contre 6,2 km pour 10000 habitants au Ghana. Le Bénin est donc confronté à un sous-développement de ses infrastructures routières qui expliquent en grande partie la faible productivité du travail ainsi que la faiblesse du marché intérieur ; le niveau très élevé des coûts : de transport des biens, des personnes, des coûts de transactions et des facteurs de production.

Par ailleurs, il faut noter que le faible niveau d'investissement dans le secteur routier ainsi que la mauvaise orientation des dépenses publiques d'investissement et d'entretien de nos routes représente les principales raisons de l'inefficacité du réseau routier national et de la faible contribution de ce dernier à la croissance économique.

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Réalisé par Fidèle G. AYIKPA et Patrice DOMINGO

Contribution à l'amélioration du niveau des dépenses d'infrastructures routières pour soutenir la croissance économique au Bénin

Ainsi, les dépenses du Ministère des Travaux Publics et des Transports qui, en 1997, représentaient 1,7% du PIB et 10% des dépenses totales sont tombées à 1,5% du PIB et à 9% en 2003 des dépenses totales puis à 0,8% du PIB en 2006. Les crédits alloués à ce secteur attestent certes l'engagement du gouvernement en faveur de l'amélioration des infrastructures de transports mais les chiffres réels sont encore en dessous des niveaux souhaitables. Face à une telle situation, il urge donc de trouver les moyens et actions à mettre en oeuvre en vue d'améliorer la contribution des infrastructures routières à la croissance économique.

C'est pourquoi il revient à la DGTP d'élaborer une stratégie de suivi du niveau des dépenses d'infrastructures routières en fonction des objectifs de croissance et de réduction de la pauvreté. Toutefois, pour affiner cette méthodologie, il faudrait se pencher sur la formulation d'une fonction qui fournisse l'effet des variations des dépenses d'infrastructures routières sur le niveau de la production nationale et partant sur l'évolution du taux de croissance économique.

Pour la formulation de sa politique budgétaire, la DGTP a besoin de se doter d'instruments automatisés afin de mettre en évidence les relations et les interdépendances entre les variables et faciliter le choix de ces dernières dans la mise en oeuvre de politiques économiques. C'est en cherchant donc à maîtriser l'impact des dépenses d'infrastructures routières sur l'activité économique que la DGTP pourra vraiment améliorer le niveau de celles-ci qui, à court terme, pourront insuffler un dynamisme qui engendrera une croissance économique acceptable à long terme et qui en retour pourra résorber le problème de sous-emploi et de pauvreté.

La présente étude s'inscrit donc parfaitement dans cette logique. La réalisation de celle-ci permettra de mettre à la disposition de la DGTP un outil d'analyse quantitative de l'impact des dépenses d'infrastructures routières sur la croissance économique au Bénin.

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