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àČtude de l'opinion publique sur la réorganisation territoriale en RDC. Cas de la nouvelle province du Lualaba.

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par LEPPERS MBWAMB
Université de Kolwezi - De graduat  2014
  

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CHAPITRE I. CONSIDERATIONS GENERALES

Ce chapitre est subdivisé en deux sections dont la première est consacrée à la définition des concepts de base (Etude de l'opinion publique Congolaise sur la réorganisation territoriale des districts en République Démocratique du Congo et le deuxième à l'opportunité et avantages de la réorganisation territoriale.

SECTION I. DEFINITION DES CONCEPTS DE BASE

v ETUDE : Effort intellectuel orienté vers l'observation et la compréhension des êtres, des choses, des événements, etc. : L'étude du milieu, de la nature ou encore Travail de l'esprit qui s'applique à connaître, à approfondir quelque chose6(*).

v PUBLIC : Relatif à une collectivité, par opposition à privé : Intérêt public.

v L'OPINION PUBLIQUE : L'opinion publique est une force sociale résultant de la similitude des jugements portés sur certains sujets par une pluralité d'individus et qui s'extériorise dans la mesure où elle prend conscience d'elle-même ou un ensemble des  convictions et des  valeurs plus ou moins partagées, des  jugements, des  préjugés et des  croyances de la population d'une société donnée. On évoque l'« opinion publique » en général au niveau d'un pays, mais on parle aussi d'« opinion publique locale » pour désigner des sensibilités identifiables au niveau régional.

v LA REORGANISATION : C'est l'action d'organiser à niveau.

v TERRITOIRE : C'est simplement une étendue de terre dépendant d'un Etat, d'une ville, d'une juridiction. Ayant rendu compréhensible ces deux vocables nous pouvons dire de la réorganisation Territoriale comme étant la subdivision d'un territoire, d'un Etat en des entités décentralisées en vue d'une politique de proximité. Ce découpage est une disposition constitutionnelle qui vient renforcer la décentralisation comme 7(*)technique de développement et en rendant ainsi efficace la gestion décentralisée de la nouvelle République.8(*)

v DISTRICT : Subdivision administrative territoriale, d'étendue variable suivant les États où elle est adoptée.

SECTION II. GENERALITES SUR LES AUTRES NOTIONS CONNEXES

v REPUBLIQUE : Forme d'organisation politique dans laquelle les détenteurs du pouvoir l'exercent en vertu d'un mandat conféré par le corps social. (En ce sens « république » s'oppose à « monarchie », mais ne se confond pas avec « démocratie », dans l'hypothèse, par exemple, d'une restriction du suffrage9(*).

v LA CONSTITUTION : Ensemble des lois fondamentales qui définissent les droits civiques d'une nation.

v DECENTRALISATION : La décentralisation est un procédé d'organisation administrative qui consiste, pour une autorité déterminée,- en général le législatif- à confier la gestion de certains intérêts à des agents qui sont les organes et les représentants non pas du pouvoir central mais d'une personne publique autre que l'Etat. La notion de la décentralisation est très souvent définie ou caractérisée par rapport à celles de la «Centralisation», ou de la Une telle organisation, centralisée et concentrée, est à l'évidence une vue d'esprit. C'est ainsi qu'apparaît la notion de déconcentration. Celle- ci consiste à transférer des attributions, des pouvoirs de décision, à des agents du pouvoir central placés à la tête des diverses circonscriptions administratives ou divers services10(*).

v DECOUPAGE : au sens politique, le découpage est une démarche qui consiste à élever les anciens districts en nouvelles provinces suivant la capacité contributive et démographique11(*).

v CONCENTRATION : Action de concentrer, fait de se rassembler, de se réunir ; état de ce qui est ainsi réuni 

v DECONCENTRATION : Action de donner davantage de pouvoirs de décision aux agents du pouvoir central répartis sur le territoire.

v TRANSITION : État, degré intermédiaire, passage progressif entre deux états, deux situations, passage d'un régime politique à un autre12(*).

L'OPINION

v PRÉSENTATION

Une opinion est un sondage d'investigation sociologique destiné à recueillir des informations au sujet d'un groupe d'individus représentatifs d'une population quantifiée, dont les résultats sont extrapolés ensuite à l'ensemble de la population en vue d'estimer quelles sont les caractéristiques, attitudes et préférences de cette population face aux événements et aux questions d'intérêt général. L'opinion publique est une force sociale résultant de la similitude des jugements portés sur certains sujets par une pluralité d'individus et qui s'extériorise dans la mesure où elle prend conscience d'elle-même13(*).

v LA FORMATION DE L'OPINION PUBLIQUE

La constitution d'une opinion publique procède de la formation d'un groupe, certes restreint par rapport à la société globale, mais beaucoup plus large que le cercle dirigeant, et dont les membres ont conquis leur autonomie morale et intellectuelle. Ils pensent par eux-mêmes en s'affranchissant des bornes que posent les autorités traditionnelles. Au lieu de demeurer isolés face à ces dernières, ils sont en contact les uns avec les autres, échangeant des informations et des idées (journaux, débats).

Loin de tenir les affaires publiques pour le monopole des dirigeants, ceux-ci s'intéressent aux affaires publiques, constituant les problèmes politiques un domaine privilégié de l'opinion publique, qui entend juger elle-même et par elle-même. Dès lors, le pouvoir politique est examiné, jugé, évalué. Les dirigeants sont, selon les cas, soutenus ou censurés par l'opinion publique. La fin du XVIIIe siècle marque en Europe le moment où cette évolution s'est manifestée. L'opinion publique réagit à la fois à des tendances lourdes de la société et à des prises de position des leaders d'opinion. Dans la première catégorie pourrait figurer l'ensemble des idées et des opinions qui caractérisent les mentalités d'une population à une époque donnée (par exemple, l'attitude face à la drogue, à la peine de mort ou au chômage).

D'autres déterminants, comme l'origine ethnique, la religion, l'emplacement géographique, le statut économique ou le niveau d'éducation, peuvent façonner également les opinions d'un individu ou d'un groupe particulier sur quantité de sujets. L'opinion publique, assez versatile par définition, est en somme influencée par des événements majeurs, mais aussi par des facteurs conjoncturels, comme l'impact des événements, l'opinion de personnes influentes et l'effet des médias et des campagnes de publicité ou de communication.

v HISTOIRE DES SONDAGES

Ø George Horace Gallup

George Horace Gallup est le pionnier du sondage d'opinion. Ses méthodes statistiques ont révolutionné le monde des affaires et du marketing. La méthode mise au point par Gallup pour observer et étudier l'opinion publique a permis en effet aux entreprises de connaître les tendances des consommateurs sur les nouveaux produits à lancer sur le marché. Les techniques du statisticien américain, qui a réussi à prévoir la victoire de Franklin D. Roosevelt contre Alfred M. Landon à l'élection présidentielle de 1936, se sont également révélées fondamentales dans le champ politique, où elles ont permis d'évaluer les opinions de l'électorat sur des thèmes donnés et d'orienter ainsi les campagnes électorales.

La mesure des attitudes publiques s'est développée après les années 1930. Auparavant, les sondages d'opinion, qui étaient menés épisodiquement, n'avaient rien de systématique ou de scientifique. Ils traitaient des échantillons non représentatifs et utilisaient des questions trop ouvertes, ne permettant pas de faire ressortir clairement l'opinion de la population sur un sujet donné. Dans certains sondages, comme les « sondages de paille », les seules personnes comptées étaient celles qui s'étaient déclarées volontaires pour y participer.

Les techniques de sondage de l'opinion publique se sont considérablement améliorées dans les années 1930, quand des entreprises spécialisées comme Gallup (qui porte le nom du pionnier des sondages George Horace Gallup) commencèrent à développer des méthodes permettant une sélection relativement impartiale des sondés et un recueil systématique de l'information auprès d'un large échantillon de la population. Comparés aux critères actuels, ces sondages étaient moyennement fiables, mais leurs résultats n'étaient pas dénués de représentativité.14(*)

Aux États-Unis, deux événements incitèrent les agences de sondage à affiner leurs méthodes : en 1936, un sondage mené par le Literary Digest annonça à tort que le candidat républicain Alf Landon gagnerait l'élection présidentielle face à Franklin Roosevelt. L'erreur provenait d'un manque de représentativité de l'échantillon, au sein duquel les gens fortunés étaient trop fortement représentés. Lors de l'élection de 1948, la plupart des sondages prédirent à tort une victoire du candidat républicain Thomas Dewey sur le démocrate Harry Truman, à nouveau en raison de la sous-représentassions des couches modestes, mais également parce que les instituts négligeaient les changements d'attitude de dernière minute, fréquents dans une élection de ce type. Depuis lors, les techniques d'enquête d'opinion et de sondage se sont considérablement affinées : l'accent est désormais placé sur la sélection impartiale des sondés, sur l'amélioration de la qualité des questionnaires et sur la formation d'enquêteurs compétents et efficaces.

v UTILISATIONS DES SONDAGES

Les principaux acteurs de la vie économique, sociale et politique (les milieux économiques, les partis politiques, les gouvernements, les services de marketing ou de publicité, etc.) considèrent les sondages d'opinion comme une source très précieuse de renseignements ; c'est pourquoi il existe de très nombreux instituts de sondage à travers le monde, dont la plupart sont concentrés dans les pays développés. Les plus importants d'entre eux sont AC Nielsen (États-Unis, numéro un mondial), IMS International (États-Unis et Grande-Bretagne) et la Sofres et Ipsos pour la France. Les méthodes des instituts de sondage reposent dans une large mesure sur les enquêtes confidentielles. Les entreprises ont recours aux sondages pour tester les préférences d'achat des consommateurs et découvrir ce qui fait l'attrait d'un produit spécifique. Les résultats de ces sondages permettent de définir des stratégies commerciales et publicitaires.

En politique, les sondages servent à obtenir des informations sur les intentions de vote des électeurs (que l'on interroge sur certains thèmes et divers candidats), à estimer la cote de popularité d'une personnalité, à analyser l'image d'un homme politique et à connaître les réactions de l'opinion face à la politique suivie. Les instituts de sondage réussissent jusqu'à un certain point à prédire le résultat des élections, mais peuvent encore se tromper, comme en témoigne le décalage que l'on a pu observer entre les prévisions et la réalité des chiffres lors du premier tour de l'élection présidentielle de 1995 en France.

Les sondages effectués auprès des électeurs à la « sortie des urnes » permettent toutefois la plupart du temps de connaître le nom du vainqueur avant la fermeture des bureaux de vote. Très gros consommateurs de sondages, les hommes politiques connaissent aujourd'hui d'une manière très précise les opinions de leurs électeurs, dont ils peuvent suivre en direct ou presque l'évolution. De nombreux observateurs s'alarment ainsi de cette dérive de la vie politique, reprochant aux gouvernants et aux responsables des partis d'évoluer désormais dans une sorte de « démocratie virtuelle » où les contacts réels avec les électeurs n'existent plus.

Les grands médias (les quotidiens, les magazines, les radios généralistes et les chaînes de télévision) commandent de nombreux sondages qui les aident à émettre des prévisions et à faire des analyses sur les élections ou à évaluer la popularité des membres d'un gouvernement. Le jugement du public sur des questions sociales, économiques et internationales est ainsi considéré comme une information en soi, digne d'être publiée ou diffusée.

De surcroît, les organismes publics font aujourd'hui appel à la méthodologie des sondages pour établir les taux de chômage et d'autres indicateurs socio-économiques. Les sondages sont employés de façon massive dans la recherche universitaire, tout particulièrement dans les sciences sociales (en sociologie notamment), où ils se sont révélé de précieux outils pour l'étude de phénomènes comme la délinquance, l'exclusion ou la formation des opinions politiques.

v MÉTHODES ET TECHNIQUES DE SONDAGE

Les sondages d'opinion impliquent l'utilisation de certaines méthodes dans la construction d'un échantillon représentatif de la population étudiée. Si l'on étudie, par exemple, l'attitude face à la maladie de tous les adultes d'un pays, on déterminera un échantillon grâce à la méthode des quotas. On s'efforce ainsi de reconstituer une microsociété composée d'adultes ayant la même répartition par âge, par sexe, par catégorie socioprofessionnelle, par taille d'agglomération, etc. que la population adulte totale.

Ces techniques, appliquées à un échantillon assez large de 1 000 à 15 000 personnes, permettent ainsi d'obtenir des résultats très proches de ceux que l'on obtiendrait en interrogeant toute la population (marge d'erreur de 3 p. 100 avec la méthode aléatoire). Le critère d'excellence d'un échantillon reste cependant la représentativité et non la taille : pour corriger les « sous-déclarations » (par exemple, au sujet de l'adultère) ou les « sur-déclarations » (par exemple, concernant les vols à l'étalage), on effectue généralement un « lissage » empirique des résultats, fondé sur des enquêtes précédentes ou sur des résultats électoraux.

L'élaboration du questionnaire, ou du plan d'enquête, exige le plus grand soin, aussi est-il toujours préférable de procéder à un test des questions avant de les poser sur le terrain. Idéalement, celles-ci devraient être concises, claires, directes et facilement compréhensibles ; mais le cadrage d'une question pose de nombreux problèmes de détails. Un mot ou une expression donnée peuvent revêtir différentes significations selon la population interrogée. Une question formulée de façon assez simple pour être accessible à tout le monde peut être trop simplifiée pour garder encore un sens aux yeux d'une personne plus cultivée.

Parfois, l'ordre dans lequel sont posées les questions peut influencer les réponses. Les questions « fermées » peuvent être trop restrictives, et les questions « ouvertes » trop floues. Une étude a ainsi montré que le pourcentage de personnes en faveur de « l'interdiction » des discours dirigés contre la démocratie était de 16 points inférieur à celui des personnes qui approuvaient le fait de « ne pas autoriser » de tels discours. Pour faire apparaître les opinions majoritaires, les questionnaires sont rédigés par de véritables spécialistes des comportements et du langage comme les sémiologues, les psychologues ou les linguistes.

Une fois les données recueillies, l'analyste doit interpréter les résultats en gardant à l'esprit les problèmes de variabilité des échantillons, des biais qui résultent de la formulation des questions et des effets imputables à l'enquêteur. Les résultats sont classifiés et analysés selon différentes techniques statistiques pour établir des tendances. Pour accroître l'efficacité de l'analyse, le spécialiste fera appel à la comparaison : comparaison des réactions de sous-groupes de la population face à une même question, comparaison des résultats d'enquêtes menées à différentes époques pour mettre en lumière les tendances de l'opinion et comparaison des réponses à différentes questions. L'analyse comparative implique une division de la population en sous-groupes de petite taille, par exemple les femmes cadres supérieurs cultivées et politiquement actives, comparées aux hommes cadres supérieurs cultivés et politiquement actifs.

v CRITIQUES DES TECHNIQUES DE SONDAGE

Les enquêtes d'opinion publique ont fait l'objet de critiques diverses et de plus en plus nombreuses, malgré leur amélioration constante en terme de fiabilité statistique. Ces critiques portent d'abord sur les échantillons : certains spécialistes se refusent à croire que les opinions d'un petit échantillon de population représentent véritablement l'opinion publique dans son ensemble. Sur ce point, les instituts de sondage ont pu démontrer que la même question, posée dans deux échantillons différents au même moment, engendrera presque toujours des résultats similaires. Les techniques d'échantillonnage sont également critiquées lorsque, pour des raisons d'économie ou d'opportunité, elles utilisent des données périmées quant à la répartition des variables (par exemple, le nombre d'agriculteurs qui ne correspond plus à la population active agricole d'aujourd'hui).

Même si l'on suppose valides les données de base du sondage, l'analyse de ces données peut être menée de façon non rigoureuse, superficielle, voire erronée. Il arrive même que des données brutes soient purement et simplement présentées comme émanant de l'« opinion publique » sans qu'une analyse approfondie et soignée donne les garanties nécessaires de scientificité et d'authenticité. De même ne tient-on souvent aucun compte de l'influence des diverses formulations d'une question sur les réponses données.

Dans le domaine politique, les critiques portent davantage sur le bien-fondé des sondages d'opinion que sur leur validité. On fait valoir que les élus peuvent être plus enclins à aligner leur conduite sur le résultat des sondages menés auprès de leurs électeurs qu'à trancher les questions en toute objectivité. Certains spécialistes pensent que les sondages peuvent inciter les électeurs à favoriser les candidats politiques qui semblent jouir d'une popularité particulière à un moment donné. Une information plaçant un candidat largement en tête dans les sondages peut décourager les gens de voter ou les inciter à voter pour ce candidat et influencer ainsi le résultat des élections.

L'activité de publication des sondages politiques en période électorale est strictement encadrée. En 1977, une commission des sondages est créée afin de veiller aux conditions dans lesquelles sont réalisées les enquêtes électorales, tandis que la diffusion des sondages est interdite une semaine avant tout scrutin ; cette interdiction est ramenée à quarante-huit heures en 2002.15(*)

* 6 Dictionnaire, éd. Larousse, Paris 2005

* 7 Idem

* 8 LEBOULET Jean-Marie, les leaders d'opinion Bruxelles, IEP, 1998, p.37

* 9 Dictionnaire, éd. Larousse, Paris 2005

* 10 Idem

* 11 LEISH R. MC, Pratique de la réorganisation de territoires, édition Laconique, Bruxelles 2006, p. 18.

* 12 Ibidem

* 13 FRASER Colin et Sonia RESTREPO E., Les divergences des opinions, Edition la source, Paris 2007, p. 57

* 14 FRASER Colin et Sonia RESTREPO E., Les divergences des opinions, Edition la source, Paris 2007, p.59

* 15 FRASER Colin et Sonia RESTREPO E., Les divergences des opinions, Edition la source, Paris 2007, p.16

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