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Approvisionnement de la ville de N'Djamena en bois-énergie. Ses influences sur le milieu naturel.

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par Man-na Djangrang
Université de Bangui - Maîtrise 2002
  

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2. Evolution saisonnière et le régime moyen de la pluviométrie

Pour caractériser le cycle saisonnier des précipitations, plusieurs auteurs ont proposé différentes approches selon les objectifs et les résultats attendus. Parmi ces méthodes, NDJENDOLE, S. (2001) estime que le diagramme pluvio-thermique de BAGNOULS et GAUSSEN (1953) repris par BIROT (1973) permet de « fixer le début et la fin des « saisons aux intersections des courbes des valeurs mensuelles de la pluviométrie et de la température qui traduit une réalité bioclimatique » : P=2T ou P=4T. Cette relation jugée empirique a été améliorée par BIROT (1990) qui précise la classification des mois secs ou humides par les relations suivantes :

- Si P < 2T, le mois est écologiquement sec ;

- Si 2T < P <3T, le mois est écologiquement sub-sec ;

- Si 3T < P <4T, le mois est écologiquement sub-humide ;

- Si P> 4T, le mois est écologiquement humide.

Avec P égale à la pluie et T correspondant à la température.

C'est cette méthode que nous avons utilisée pour l'analyse de l'évolution des saisons pour l'espace tchadien en général et notre zone d'étude en particulier. Elle traduit à notre avis les réalités bioclimatiques.

L'analyse de la pluviométrie moyenne mensuelle de 1950 à 2000 de N'Djaména et de Bongor (figure 9) montre que le cycle saisonnier des précipitations se déroule selon le déplacement méridional du FIT (Front intertropical). A partir de la formule de BIROT (1990), nous avons pu déterminer pour le bassin d'approvisionnement, deux saisons : une saison sèche et une saison humide. Ainsi, est considérée comme saison sèche, une période où il y a absence ou insuffisance de pluies (BOKO, 1992). HERNANDEZ et al., (1998) prend en compte une valeur seuil de pluie enregistrée dans le mois.

P < 50 mm, le mois est sec ;

P > 100 mm, le mois est humide.

En appliquant ces critères, on constate que la saison sèche est centrée sur plusieurs mois (d'Octobre à Mai) qui représente le moment auquel les alizés du nord-est soufflent sur l'espace tchadien un vent chaud et sec. Durant cette saison, les rares advections d'air humide amènent le plus souvent des pluies éparses dont le volume recueilli ne représente presque rien dans le total annuel des précipitations. A la station de N'Djamena par exemple, le volume pluviométrique enregistré au cours de 8 mois secs représente environ 9,8% du total annuel. A la station de Bongor, on compte 7 mois secs dont le volume pluviométrique total représente 6,9 %.

Figure 9: Régime moyen mensuel de la pluviométrie de 1950-2000 d'après les données de D.R.M

Par contre, la saison des pluies correspond à la remontée du front intertropical plus au nord de l'espace tchadien. Elle se manifeste timidement par le passage de l'isohyète 50mm. A N'Djaména, la saison des pluies commence en Juin, alors qu'à la station de Bongor située plus au Sud, la saison s'est installée depuis le mois de mai. Dans les deux stations, le maximum de précipitation est recueilli en Août, au moment où, le flux de la mousson est puissant et, où le FIT se trouve plus au Nord. Le total pluviométrique représente plus de 90% à 95% du total annuel, bien que la répartition d'un mois à un autre, soit très variable. Aussi, le passage de la saison des pluies à la saison sèche est assez brutal.

NDJENDOLE (2001) estime que la répartition saisonnière des précipitations permet de suivre globalement la reconstitution progressive de la réserve hydrique du sol, capitale au développement de la végétation ligneuse.

La répartition de la pluviométrie moyenne mensuelle, fonction des mécanismes pluviogéniques et de la végétation montre que le régime pluviométrique dans le bassin est uni modal (figure 9). Il correspond au climat sahélien. La saison des pluies s'étale sur quatre mois allant de Juin à Septembre à N'Djaména et de cinq mois (mai à septembre) à Bongor. Le maximum est relevé dans les deux cas en Août. A partir de Septembre, les pluies se raréfient progressivement pour devenir nulle en novembre. La saison sèche, très longue, commande l'évapotranspiration des végétaux.

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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore