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La diplomatie camerounaise et la crise irakienne de 2003. Essai d'analyse historique


par Didier BALIABA
Université de Yaoundé I - Master en histoire des relations internationales 2018
  

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CONCLUSION DE CHAPITRE

Le bilan de ce chapitre consisteà analyser les retombées de l'engagementdu Cameroun aux côtés des Etats-Unis dans la crise irakienne de 2003.L'engagement implicite de la diplomatie camerounaise aux côtés de Washington, les derniers jours, précédent le déclenchement des hostilités américaines en Irak, après avoir pourtant, claironné son opposition à la guerrecontre ce pays, découlait de la prégnanceà faire face à certains problèmes domestiques jugés cruciaux. La crise irakienne de 2003 au Conseil de Sécurité a donc eu des répercussions au Cameroun tant en termes de coopérations bilatérale que multilatérale. La compromission du gouvernement camerounais aux côtés des Etats-Unis a permis à Yaoundé de renforcerses relations avec Washington et de bénéficier auprès des institutions internationales d'un important soutien américain sur bon nombres de dossiers, auxquels le pays était en panne d'initiatives diplomatiques à l'exemple, du règlement de la crise de Bakassi et de l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE.

CONCLUSION GENERALE

Le sujet soumis à notre réflexion se proposait de faire une analyse de la diplomatie camerounaise dans la crise irakienne de 2003. Avant de nous appesantir sur ce qui en découle, il importe de rappeler que notre problématique portait sur la position de la diplomatie camerounaise dans cette crise.

La crise irakienne de 2003, au Conseil de Sécurité des Nations Unies est le croisement de deux logiques de la géopolitique des relations internationales : une logique prônant l'approche multilatérale des grands enjeux internationaux et une autre logique, prônant l'approche unilatérale des relations internationales. En effet, à la suite des attentats du 11 septembre 2001 et de la guerre en Afghanistan, lesEtats-Unis lancent une nouvelle offensivediplomatico-militaire contre le régime de SaddamHussein sous le fallacieuxprétexte que ce dernier,en dépit des injonctions de la communautéinternationale imposées à l'issue de la guerre du Golfe, continue de développer les armes de destructionmassive,et d'êtreun logis pour les terroristes d'Al-Qaïdadont Oussama Ben Laden, identifié comme le cerveau des attentats du 11 septembre 2001.

Cette crise qui tire donc,son origine de la premièreguerre du Golfe, avant d'être mal géréeàcristalliser les débatset enjeux entre les différentsmembres du Conseil de Sécurité, et placer certains pays membres non-permanent du dit Conseilcomme, le Cameroun devant un véritable dilemme diplomatique. Pour le Cameroun en effet, membrenon-permanent du Conseil de Sécurité de l'ONUau cours de cette période,il a étéquestion de promouvoir la paix, àtraversla poursuite du désarmement de l'Irak, par les mécanismes d'inspection de l'ONUet le respect du Conseil de Sécurité comme, le cadre légalsusceptible d'autoriser une intervention militaire contre le régime de SaddamHussein,si celui-ci ne coopérait pas avec les inspecteurs en désarmement des Nations Unies.

La position des autorités camerounaises sur la question irakienne s'inscrivait dans la logique des options de politiqueétrangèredu Cameroun, à savoir :le règlement pacifique des différends et le recoursà l'arbitrageinternational en cas de conflit, comme illustré quelques temps plutôt dans le règlement du différendfrontalier,qui plusieurs années durant l'avait opposé au Nigeria. En fait,le verdict de la Cour Internationale de Justice,rendu le 10 octobre 2002 sur ce conflit,connu sous l'appellation de l'« Affaire de Bakassi » favorable au Cameroun, confortait la position de la diplomatie camerounaise dans la question irakienne sur le rôleimpartial de l'ONU dans les règlements des différends internationaux.Nonobstant, la visite officielle, effectuée par le présidentPaul Biya aux Etats-Unis, le 20 mars 2003, lejourmême du début du déclenchement des hostilitésaméricaines enIrak,et quia étéinterprétée comme unsoutien implicite de la diplomatie camerounaise à la thèseaméricaine d'une guerre préventive en Irak.Pourle président Bush et son Administration isolés sur ce dossier et en quêtede soutiens internationaux,le soutien de la diplomatie camerounaise venait à point nommé. Le chef de l'Etat camerounais a offertsciemment ou non, à son homologueaméricain, Georges W. Bush,uneoccasioninespérée prenant les contours d'un soutien ou d'une caution morale du Cameroun dans ses ambitionsimpérialistes et militaires, en Irak.

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Cet engagementdu gouvernement camerounais aux côtés des USA, après avoir pourtantclaironné son opposition à la guerre en Irak, tout au long de la crise diplomatiquequi a accompagné les négociations sur le deuxième projet de résolutionanglo-américaine contre l'Irak, au Conseil deSécuritédécoulaitde la prégnanceà faire face à certainsproblèmes domestiquesjugéscruciaux.La crise irakienne de 2003 au Conseil de Sécuritéa donc eu des répercussions au Camerountant en termes de coopérationsbilatérale que multilatérale.

La compromission du gouvernement camerounais aux côtés des USA a permis au Cameroun d'approfondir ses relations bilatéralestant politique qu'économique avec Washington,et de bénéficier auprès des institutions internationales d'unimportant soutien Américainsur bon nombres de dossiers cruciaux auxquels, le pays était confronté, àsavoir : lerèglement de la crise de Bakassi et l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE.

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