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Les conditions géopolitiques d'application du chapitre VII de la charte des nations unies dans les conflits africains cas du conflit en Cote d'ivoire , en Angola et le conflit Erythre-Ethiopien


par Georges NKUWA MILOSI
Université de Kinshasa (Chaire UNESCO) - Diplome d'études approfondies en Droit de l'homme  2006
  

Disponible en mode multipage

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    LES CONDITIONS GEOPOLITIQUES D'APPLICATION DU CHAPITRE VII DE LA CHARTE DES NATIONS UNIES DANS La résolution DES CONFLITS AFRICAINS

    ( Cas du Conflit Ivoirien, Ethioipie -Erythrée , Angola)

    Par : Georges NKUWA MILOSI

    EPIGRAPHE

    Ces sont les détails qui font la perfection , mais la perfection n'est pas un détail

    (Michel ange)

    DEDICACE

    A toi KASONGO MWENZE Nene Mathilde ; future mère de mes enfants

    AVANT PROPOS

    La vie est un parcours d'immenses enseignements recueillis d'une laborieuse conjugaison de la théorie, à la pratique la recherche étant une manière d'aller encore loin dans la poursuite de l'excellence qui demeure du reste l'instinct naturel enfoui dans tout homme, il est temps avons-nous penser de faire jaillir la substance de nos recherches depuis que des années succèdent aux mais et les mois aux semaines quant à ce qui concerne le début de nos recherches

    L'exhibition de la substance qui a fait depuis mois l'objet de notre principale préoccupation, n'a été possible que par l'appui très solide, renforce de l'Eternel mon Dieu, pour avoir été favorable à mes encadreurs mon directeur ainsi que mes deux encadreurs, en les disponibilités pour que le présent travail soit l'expression de la réalité de l'Etude des cas faite

    Cet édifice intellectuel a été construit sous la direction du prof Dr Bonaventure MPASI M qui ne nous a ménagé aucun effort pour que la valeur de l'immeuble soit exprimée, nous n'oublions pas le Prof. Ord. LABANA LASSAY'ABAR et le prof Jacques DJOLI ESENGEKELI. vers lesquels se dirigent actuellement mes remerciements ; pour leurs observations afin que le présent bâtiment retrouve son équilibre architectural.

    Quelqu'un me demandera pourquoi nous sommes tant charmés par ces hommes cités ci haut, considérables par eux-mêmes ; dont les actes ont pour fruits le présent travail, nous pensons qu'ils trouveront par le présent ; l'expression de notre gratitude.

    Que tous ceux qui se reconnaîtront dans cet ouvrage comprennent l'expression de nos remerciements les plus sincères, car dans leur coeur ils nous ont porté, dans leur esprit ils nous ont assisté.

    Nous ne saurons par clore cette partie sans penser à ceux au travers desquels nous sommes. ; Par la grâce du Seigneur, arrivés sur cette terre, nous disons : MUMBA.K.MILOSI Louis, et Geneviève MUMBA KAZADI ; Eux qui ne cessent de nous encourager à toujours aller loin. Très loin, et encore plus loin tel un aigle

    A tous les amis. Tant professionnels, académiques, chrétiens de l'aumônière à la Paroisse Protestante de l'ISC en passant par la chaire UNESCO UNIKIN. Qu'ils se sentent remerciés pour leur concours moral, social, spirituel.

    Il serait faux de croire que notre énumération est Exhaustive comme, tout oeuvre humaine, elle n'est pas parfaite, mais que ceux-ci ou ceux-là se sentent, selon qu'ils nous ont été utiles où nuisibles, réjouis ou déçus, car nous sommes parvenus à la fin de cet édifice laborieux, qu'ils nous souhaitaient le moins soit le plus

    Pour terminer, a ceux qui ne nous ont pas aidés pour des raisons multiples, liées à leur conviction, aux difficultés multiples auxquels nous avons été soumise par la méchanceté de la Nature, que les uns et les autres constatent que : « aussi longtemps que nous vivrons notre sort demeurera entre les mains de Dieu ». Car il eut fallu que la citerne soit pour que Joseph soit vendu avant d'être dans la cour du roi.

    Enfin, ce serait une erreur monumentale que d'oublier des hommes dignes de l'être. Pour qui la nature vaut plus souvent pour que la gloire et la vertu sans la connaissance que la connaissance sans la nature, nous pensons au Capt Mag SANGWA LUMBU Pathy, slt Mag aimé UMBA, tous amis, collègues frères de longue date, Freddy MULONGOY, allié dans la présente course qui touche à la fin de la première manche.

    Nous clôturons par ceux qui ont fait de nous des héros dans la lutte pour la survie. Ils n'ont ménagé aucun efforts pour nous soutenir, tant moralement, que spirituellement. Comme nous l'avons senti. Affectueusement. Ce sont ceux avec lesquels nous sommes arrivés sur cette planète terre.

    Nous citons, avec grande considération :

    Bell armé MILOSI

    Vanessa MILOSI

    Chris MILOSI

    Phines MILOSI

    Ivan MILOSI

    Louise MILOSI

    Françoise MILOSI

    Ossnie MILOSI

    Evrard MILOSI

    A tous mes beaux frères présents, potentiels et à venir

    A toutes mes belles soeurs présentes, potentielles

    A tous mes neveux, nièces.

    A toute ma progéniture

    A La Future Mère De Mes Enfants

    A vous autres qui êtes omis ou oubliés, tout dépend de votre conscience, mais on ne voit bien qu'avec ce coeur l'essentiel est invisible pour les yeux.

    Georges NKUWA MILOSI

    SIGLES

    AOF : Afrique Occidentale Française

    C.I.J : Cour International de Justice

    CCPM : Commission Conjointe Politique Militaire

    CEDEAO : Communauté Economiques des Etats de l'Afrique de l'Ouest

    CNSP : Comité National de Salut Public

    CNUCED : la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement

    CSAO : Club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest

    ECOMOG: Economic Community Monitoring Observer Group

    EDCI: Union Démocratique de Côte d'ivoire

    FPI : Front Populaire Ivoirien,

    FAA : Forces Armée Angolaise,

    FAO : l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture,

    FCFA : Franc de la Communauté Financière d'Afrique

    FDRPE : Front Démocratique Révolutionnaire du Peuple Ethiopien

    FLE : Front de Libération Erythréenne

    FPLE : Front pour la Libération de l' Erythrée

    FLEC : Le Front de Libération de l'Esclave de Cabinda

    FLPE : Front de Libération du Peuple Erythréen

    FMI : Fonds Monétaire International

    FNLA : Front National de Libération de l'Angola

    FNUAP : Fond des Nations Unies pour la Population

    FPD: Fond Pour la Démocratie

    FPI : Front Populaire Ivoirien

    FPLE : Front Populaire de Libération de l' Erythrée

    FPLT : Front Populaire de la Libération du Tigre

    GRAE : Gouvernement République Angolaise en Exil

    HKB : Henry Konan Bédié

    HCR : Haut Commissariat pour les Réfugiés

    IDP: Internationally Displaced Person

    LURD: Liberians United for Reconciliation and Democracy

    MPIGO: Mouvement Populaire Ivoire du Grand Ouest,

    MFA : Mouvement des Forces d'Avenir

    MJP : Mouvement pour la Justice et la Paix

    MPCI : Mouvement Patriotique de la Cote d 'Ivoire

    MINUCI : Mission des Nations Unies en Cote d 'Ivoire

    MINUEE : Mission des Nations Unies en Ethiopie et en Erythrée

    MINURCA : Mission des Nations Unies en République Centrafricaines

    MLE : Mouvement de Libération de l' Erythrée

    MODEL: Movement for Democracy in Liberia

    MONUA : Mission d'Observation Des Nations Unies en Angola

    MONUSIL : Mission des Nations Unies en Sierra Leone

    MPCI : Mouvement Patriotique de Côte d'ivoire

    MPIGO : le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest

    MPLA : le Mouvement Populaire de Libération de l'Angola

    NEPAD: New Partnership for Africa's Development

    NPFL: National Patriotic of Liberia

    OIM: Organisation Internationale pour les Migrations

    OMP: opération de maintien de la paix

    ONG : Organisation Non Gouvernementale

    ONU : Organisation des Nations Unies

    ONUCI : organisation des Nations Unies en Côte d'ivoire

    OUA : Organisation de l'Unité Africaine

    PDA : Parti Démocratique Africain

    PDCI : Parti Démocratique de la Cote d'Ivoire

    PIT : Parti Ivoirien des Travailleurs

    PAM : Programme Alimentaire Mondiale

    PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement

    RP : Rassemblement des Républicains

    RDA : Rassemblement Démocratique Africain

    RDR : Rassemblement des Républicains

    RTI : Radio Télévision Ivoirienne

    RUF: Revolutionary United Front

    SAA: Syndicat Agricole Africain

    SALT : Strategic Arm Limitation

    SCSAO : Secrétariat du Club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest

    SDN : Société Des Nations (SDN)

    TNCS : Third Country Nationals

    UDCI : Union Démocratique de Cote d'Ivoire

    UDPCI : Union pour la Démocratie et La Paix en Côte d'ivoire

    UDSR : Union Démocratique et Socialiste de la Résistance

    UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africain

    ULIMO: United Liberian Movement for democracy in Liberia

    UMOA: Union Monétaire Ouest Africaine

    UNESCO : Organisation de Nations Unies pour l' Education, la Science et la Culture

    UNICEF: United Nations International Children's Emergency Fund

    UNITA: Union Nationale pour l'Indépendance totale de l'Angola

    UNREC : Centre Régional des Nations Unies pour la Paix et le désarment en Afrique

    INTRODUCTION GENERALE

    I. PROBLEMATIQUE

    La vie internationale s'organise autour des acteurs internationaux dont les états qui y jouent un rôle non négligeable et ce pour l'évolution de la société internationale ainsi l'histoire des relations entre les Etats montre que ; dans le temps anciens des rois dans l'exercice de leur pouvoir ont étendu leur souveraineté même au-delà des limites de leurs territoires et ce en soulèvement des peuples des royaumes ; empires, envahis, ce sont ce situations qui ont débouchées sur des conflits. Conflits basés pour la plupart d'entre eux sur l'inégalité de l'entité sociale, les puissants deviennent encore plus puissants imposant ainsi leur volonté sur des entités, royaumes empires et Etats faibles.

    La nature humaine, ayant une tendance de s'imposer à autrui contre son gré au lieu de le considérer comme un égal, cette nature s'est transposée même entre les Etats dans le monde.

    Ainsi la société internationale, après les atrocités des deux guerres mondiales, a fait naître un nouvel ordre juridique comprenant un certain nombre des principes fondamentaux. Aux prescrits de l'article 2 de la charte, apparaissaient les six principes qui renferment les buts de l'ONU, il s'agit du principe de l'égalité souveraine des Etats, du principe du règlement pacifique des différents, du principe de non recours à la force, et enfin le principe de non-ingérence. Le chapitre VI de la charte qui prône l'obligation des états à régler pacifiquement leur conflit. A ce chapitre se trouve une exception ; il s'agit du chapitre VII qui limite le recours à la force aux seuls cas de menace contre la paix, la rupture de la paix ou acte d'agression. L'article 2§4 prohibe la menace ou l'emploi de la force de toute autre nature, de manière compatible avec les buts des Nations Unies. Aux sujets du droit international qui viderait cette disposition, leur sort se trouvera dans la charte qui autorise l'usage de la force dans l'exercice de la légitime défense individuelle ou collective pour l'assistance à l'Etat victime d'une agression (Art.51). Mais aussi cette disposition dans la pratique des organes compétents pour approuver ou condamner certains usages en vertu de leur pouvoir d'interprétation et d'application de la charte((*)1).

    Trois chapitres au sein de la charte des Nations Unies règlent la question de conflit. C'est-à-dire, organisent et règlementent les divers types d'actions en faveur de la paix ; il s'agit du chapitre VI qui traite du règlement pacifique des différends, le chapitre VII prévoit l'action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix ou d'acte d'agression, et enfin le chapitre VIII traite des accords régionaux sur lesquels les Nations Unies peuvent s'appuyer notamment pour renforcer l'efficacité des opérations de maintien de la paix.

    Ainsi les instruments pour un règlement pacifique des différends prévu au chapitre VI de la charte sont prolongés par la déclaration de Manille du 15 novembre 1982 sur la résolution 37/10 de l'Assemblée Générale qui soumet tous les différends à une obligation de règlement pacifique par les parties , et ce avec comme obligation de saisir le Conseil de Sécurité dans le cas où le différend se prolongeait et qu'il ne se règlerait plus par des procédés ordinaires ,il constituerait alors une menace contre la paix. Selon ces mécanismes un maximum d'initiative est laissé aux Etats qui utiliseront la panoplie des moyens que la diplomatie classique met à leur disposition. Le Conseil de Sécurité ne devant intervenir que de manière subsidiaire en cas d'échec de ces procédures et pour autant qu'il est saisi par les Etats membres ou non membres des Nations Unies (art 35). L' Assemblée Générale (art.11) ou le Secrétaire Général (art 99).((*)2)

    Le chapitre VII de la charte qui fait l'objet du présent travail relève d'une autre logique, faisant ainsi appel à la notion de la « sécurité collective » qui est ambitieux, noble mais difficile à mettre en oeuvre. Le conseil de sécurité qui « constate l'existence.... » de `une des hypothèses prévues par le chapitre VII peut alors agir de manière adaptée à la situation en procédant par voie de recommandation ou de décision, or l'art 39 l'autorise à prendre des mesure de sécurité collective conformément aux articles 41 et 42.

    L'action des Nations Unies en matière de maintien de la paix est de la compétence du Conseil de Sécurité sur base de l'article 24 de la charte, or le Conseil de Sécurité a en son sein les membres permanents détenteur d'un droit de veto pouvant bloquer la machine de l'URSS. L'année 1991 a marquée la fin d'un monde qu'aucun ne croyait éternel, la guerre froide, opposition radicale entre les USA et l'URSS. Cette guerre indirecte mais sanglante des deux super puissances présentées dans tous les conflits de la planète dont tous ceux de l'Afrique ; tous deux siègent d'une manière permanente au conseil de sécurité. Le rôle des états unis sera dès lors de maintenir un statu quo territorial en Europe en évitant que l'URSS étendu plus à ouest son influence, c'est la politique du « containment » applicable partout dans le monde face à l'expansionnisme soviétique.((*)3)

    Mais aujourd'hui, il y a lieu de considérer qu'au sein de l'ONU, il existe des Etats puissants et d'autres moins puissants, et les états puissants sont ceux qui siègent au Conseil de Sécurité comme membres permanents et d'autres non permanents. Ainsi la conciliation des intérêts de l'ONU et ceux des Etats membres en ce qui concerne les états victimes des menaces contre la paix, la rupture de la paix. La différence de puissance entre les Etats s'établit en fonction de l'économie du pays, du poids militaire, ainsi que de la démographie et ce en regard de leur politique étrangère.

    Les grandes puissances ayant des intérêts disséminés partout dans le monde, dans toutes leur actions leurs actions elles demeurent influentes ;( les puissances européennes ainsi que les Etats-Unis) et élargissent leur réseau d'influence et d'action. Mais c'est la crise pétrolière de 1974 qui affichera les grandes tendances des puissances occidentales qui devraient dépendre de l'Afrique pour la fourniture d'énergie, ainsi que les matières premières de l'industrie militaire et létale. C'est dans ces circonstances que les grandes puissances s'octroieront des zones d'influence au-delà des leur anciennes colonies. Ce qui justifie l'incapacité pour les autres puissances occidentales d'intervenir dans la zone qui n'appartenait pas à leur secteur traditionnel d'influence.((*)4)

    L'Afrique est toujours un enjeu entre les grandes puissances et cela n'a pas engendré des confrontations directes de même tension. Pourtant elle (l'Afrique) présentait un intérêt stratégique incontestable qui ne devait pas justifier des actions ouvertes. Ces acteurs principaux éviteront de s'affronter directement pour agir par alliés interposés, quelques fois par les acteurs mêmes au conflit en les fournissant des armes et des moyens logistiques pour entretenir la guerre. Ce facteur conflictuel entraîne ainsi les moyens de sauvegarder leur sécurité. Les conflits se sont internationalisés ou cristallisés sur plusieurs plans sous l'impulsion des puissances extra africaines justifiant d'un intérêt quelconque dans les états où naissent des crises ou des régions africaines ou des Etats s'affrontent. Ces mêmes puissances ont une part importante dans le maintien des « tempêtes » en Afrique, elles s'y affrontent sans cesse, or ces crises latentes ou situations conflictuelles appellent à l'intervention des ces « Grandes puissances » pour leur résolution.

    Ainsi affirmait le Pr. Dr Jean KITIMA que : « les conflits qui embrasent l'Afrique ces deux décennies sont envisageables comme celui de la 3ème guerre mondiale à la seule différence que celui-ci n'aurait pas un seul champ de bataille mais plusieurs successifs. Dont les puissances extra- africains participent aux conflits soit directement par leur conseiller, leur techniciens, la fourniture d'armes le soutien économique et diplomatique assure à leur partenaire ».((*)5)

    L'effondrement des régimes communistes jusqu'à la dissolution de l'URSS et la réunification de l'Allemagne, bouleverse l'équilibre international fondé jusqu'alors sur l'antagonisme entre les deux blocs. La division du monde en deux alliances militaires rivales disparaît à son tour en février 1991. Mais bien avant, l'ONU, une organisation à l'Echelle mondiale dont la sécurité se présentait comme la plus urgente priorité, l'étendue des tensions occasionnées par la 1ère guerre mondiale avait suscitées la création de la Société Des Nations (SDN)( SDN) en 1920. Les efforts de celle-ci pour prévenir le retour des guerres importantes, au moyen d'une organisation de la sécurité au niveau international, ont échoué, la seconde Guerre Mondiale. Qui a engendré des destructions encore plus grandes, en provoquant la création des Nations Unies et une nouvelle tentative d'établissement d'un système international de sécurité. ((*)6)

    Au terme de la charte de l'ONU, selon les prescrits de l'art 39, le Conseil de Sécurité est investi a titre principal de la responsabilité du maintien de la paix et de la sécurité internationale, il constate l'existence d'une menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression et fait des recommandations ou décide des mesures à prendre conformément aux art.41 et 42. Les litiges et les différends entraînant une menace pour la paix peuvent être portés devant lui par toute nation membre de l'organisation, mais les états ne siégeant pas au conseil peuvent y être conviés et ce sans droit de vote.

    Le but poursuivi par les Nations Unies restent toujours le même ; assurer la paix et la sécurité internationale en vue de favoriser entre Etats d'une part, et d'autres part entre Etats et Organisation Internationale afin d'assurer le développement nécessaire pour un monde meilleur loin des conflits de toute nature et susceptible de troubler constamment la paix et la sécurité internationale.

    Il est connu qu'une majorité de 9 voix sur 15 est requise pour l'adoption d'une résolution, pour la décision de procédure, ces 9 voix peuvent émaner de tous les membres, mais dont 5 d'entre' eux doivent émaner des membres permanents .Mais pour toute question concernant le maintien de la paix, le vote défavorable d'un seul membre permanent empêchera l'adoption de la résolution et ce droit de veto reconnu aux membres du Conseil de Sécurité détermine, justifie ou mieux explique, les raisons d'adoption des résolutions au temps indiqués.

    Ainsi, l'organisation des Nations Unies (ONU) présente des difficultés peu tolérables dans l'appréciation des cas de rupture de la paix, agression, mais surtout dans la conciliation entre le Chapitre VI et le chapitre. VII. Le premier relatif au règlement pacifique des différends et le second le recours à la force en cas de menace contre la paix, rupture de la paix et d'acte d'agression. L'ONU entant qu'organisation internationale n'a plus de volonté propre et distincte de celle de ses membres, ce qui assujettit celle-ci à l'influence de grandes puissances membres du conseil de sécurité qui adoptent des attitudes politiques exprimées par leur veto, lorsqu'il s'agit de résoudre des conflits qui gangrènent l'Afrique. Depuis la période la fin de la guerre froide qui marque le début de la coopération des cinq grand ce qui renforce le rôle du Conseil de Sécurité en se caractérisant plus, depuis lors par une volonté politique d'initier des actions de coercition tout en donnant lieu à des graves conséquences.((*)7)

    Les grandes puissances préfèrent intervenir d'une manière sélective, selon que leurs intérêts nationaux sont protégés ou non, selon que ceux-ci sont en danger dans une zone d'influence de l'un des Grands, laissant ainsi la paix et la sécurité internationale en détresse

    Mais au-delà des intérêts géopolitiques que détiennent les cinq grands en Afrique ; et mises à part les difficultés au principe d'égalité des états membres des Nations Unies ; le fossé existant entre les droits locaux d'une part, et responsabilités politiques  surtout économiques de l'autre est de nature à freiner l'activité des Nations Unies. Ce qui a entraîné l'abandon des décisions politiques importantes aux grandes puissances celles-ci((*)8) ne se plient aux règles de la charte des Nations Unies que dans la mesure où leur respect ne mettra pas en danger leurs intérêts vitaux nationaux.

    L'Afrique est restée depuis des nombreuses années la principale victime de cette influence négative. La fin du régime d'Apartheid en Afrique du Sud, à la veille de son indépendance l'Angola se plonge dans une période noire de son histoire avec l'UNITA qui conteste le pouvoir du MPLA pourtant issue des urnes, l'Erythrée qui à son tour devant des voisins hostiles tels la somalie, refuse ou mieux se dispute la frontière avec l'Ethiopie. Enfin tout récemment en 1993 à la mort de F. Houphouët Boigny, la Côte d'ivoire sera agitée par une crise aux dimensions très peu Africaines qui s'enlisera depuis bientôt 10 ans opposant le pouvoir de Laurent Gbagbo à des factions d'opposition tant politique qu'armée.

    Le cas de l'Angola actuellement déjà éteint, le conflit Ethiopio- Erythréen dans la corne de l'Afrique et enfin l'actuelle crise de la Côte d'ivoire mettant aux prises plusieurs groupements politiques et armés sont les cas sur lesquels porte notre présente étude. En matière de règlements de leurs différends, n'ont d'autre solution que d'assurer leur propre sécurité par la légitime défense tel que stipulée à l'art 51 de la charte des Nations Unies.

    Ainsi nous posons la question de savoir ; Quelles sont les considérations politiques qui pèsent sur les organes des Nations Unies en ce qui concerne le règlement des conflits ? Quelle est l'influence des grandes puissances dans l'application du chapitre VII de la charte des nations unies ? Quel est cependant le poids de ces puissances dans la résolution des conflits en Afrique ?

    Ces différentes questions trouveront leurs réponses dans les lignes qui suivent, plus précisément dans le développement de notre présente étude.

    II. HYPOTHESES.

    Les points de vue politique des états impliqués dans un conflit tant dans le déclenchement que dans la résolution déterminent le rôle que les cinq membres permanents joue au sein du Conseil de Sécurité. Ce sont ceux qui sont qualifiés de grandes puissances pour juste des raisons politiques ; car s'il est vrai en terme concret que l'union soviétique, les USA et la Grande Bretagne et la France étaient en 1945 des grandes puissances il est difficile d'affirmer que la chine était également une grande puissance à moins de considérer son poids démographique((*)9)

    D'une part, l'influence que ces grands exercent provient de la responsabilité reconnue au cinq membres permanents en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationale ; en ce sens que les mesures coercitives et autres décisions en dehors des questions de procédures, doivent obtenir le vote affirmatif des cinq membres permanents qualifiés de grandes puissances : il en est de même de toute opération de grande envergure qui devra obtenir l'approbation des membres permanents car ils soutiennent en grande partie, ces opérations en hommes et en argent et en logistique.

    D'autres part, l'influence des grandes puissances sur les organes des Nations Unies en application du chapitre VII, explique à suffisance que l'ordre international dépend des biens des décisions du Conseil de Sécurité. (art24 chap.VII).Les conflits africains comme ceux du monde entier en souffrent, faute d'une force de coercition propre ; ils dépendent aussi, comme l'affaire du golfe le montre et bien d'autres cas tels la RDC la Côte d'ivoire, des moyens que les états acceptent de mettre à sa disposition, seuls les Etats-Unis se présente comme un bras armé à l'ONU, ce qui amène aujourd'hui l'ordre international à ressembler fort à une paix Américaine.((*)10)

    Le poids que pèsent les grandes puissances dans la résolution des conflits convergent avec le constat que Philipe M. fait  lorsqu'il se demande : «  les états, et d'abord les grandes puissances peuvent ils oublier leur intérêts et leur contrainte et n'intervenir que dans le seul intérêt de la communauté internationale ? Quand à l'ONU, qui s'offre à être l'instrument de cette communauté, elle n'a de volonté que si les membres du Conseil de Sécurité surtout les permanents parviennent à un accord ((*)11).Le Conseil de Sécurité est un organisme au sein de l'organisation sans lequel l'ONU se trouverait dans l'incapacité d'atteindre ses objectifs. Surtout avec le veto dont dispose chacun d'eux pour bloquer la décision prise contre la volonté de l'un des grands.

    Ces hypothèses seront affirmées, infirmées ou mieux deviendrons définitives dans le développement de ce travail et ce par le biais des méthodes et techniques reprises ci-dessous.

    III. METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE

    La méthode de travail scientifique peut être définit comme étant l'ensemble des opérations ou instruments par lesquels une discipline scientifique cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit les démontrer ou les infirmer.((*)12)

    Ainsi pour atteindre l'objectif que nous sommes fixés ci-dessus repris dans la problématique nous ferons recours à la méthode exégétique. Tandis que pour les techniques nous nous limiterons à la technique documentaire et celle d'observation.

    Par la méthode exégétique, nous analysons des textes, tels les résolutions, la charte pour mieux expliquer l'applicabilité du chap.VII de la charte des Nations Unies dans les conflits Africains. C'est à ce niveau qu'interviendra la méthode juridique qui nous permettra d'étudier minutieusement des textes juridiques dont principalement la charte des Nations Unies en vue d'y examiner un certain nombre des dispositions, pour voir si l'application de ces textes dans le temps et dans l'espace, en vérifiant si les règles qui en découlent entrent dans le champ d'application.

    La méthode Historique, nous permettra de pénétrer les circonstances de la naissance et de l'évolution de certains conflits Africains jusqu'à la résolution ou à leur gestions, dans la mesure où pour mieux analyser le conflit Erythréen, la crise ivoirienne il sera impérieux de descendre dans les temps reculés pour y puiser les causes à la base de l'enlisement de ces crises. Il s'agit de la méthode dite aussi génétique qui porte son attention sur l'histoire des phénomènes étudiés et recours à l'idée d'évolution en intégrant la dimension temporelle dans l'explication des faits sociaux.((*)13)

    Selon Loubet d'El Byle J-L, la dialectique est d'abord associé au concept de totalité en niant l'isolement de l'ensemble et leurs parties en soulignant que la réalité sociale est le fait de l'ensemble des inter- actions entre ses différents éléments elle tend ensuite à privilégier la recherche des contradictions au sein de cette réalité en mettant en relief, derrière l'apparente unité du réel, les tensions, les oppositions, les conflits, les luttes, les contraires et les contradictoires.

    L'application du chapitre VII de la charte des Nations Unies suscite des controverses aigues dans l'opinion publique. Si le secours à la force est formellement plombé par l'art2§4 de la charte ainsi que par des nombreuses résolutions des Nations Unies, L'article 42 n'exclut pas le fait que le Conseil de Sécurité puisse décider toute mesure d'ordre militaire qu'il jugerait nécessaires.

    La méthode analytique nous permettra d'apprécier les faits (l'idée du recours à la force) et de les confronter au droit positif existant c'est-à-dire ; chercher à savoir si le recours à la force dans son applicabilité rentre dans l'arsenal juridique existant, confronte aux faits sociaux (réalité sur terrain).

    Mais l'analyse des faits au seul plan exégétique ne suffira pas à en appréhender les mobiles facteurs, déterminants avec le plus d'exactitudes possible, d'où l'intervention de la méthode sociologique qui viendra a notre rescousse pour tenter de saisir la profondeur des motivations de l'application du chap.VII parmi les états membres du conseil de sécurité.

    La technique documentaire se présente comme la mieux indiquée pour la présente étude dans la mesure où elle place devant le chercheur les documents supposés contenir les informations recherchées .Il en est de même de l'observation sur la réalité sociale par laquelle transite toute lecture des oeuvres aussi bien matérielles qu'immatérielle, produite par l'homme vivant dans une société de manière générale ; il s'agit des documents écrits, technologiques iconographiques, photographiques et cinématographiques ainsi que des documents phonographique. L'étendue de la diffusion et les conditions d'accessibilité fondent la distinction parmi les documents.((*)14)

    IV. INTERET DU SUJET

    Après la 1ère Guerre froide les nations entrèrent immédiatement d'organiser la paix de manière durable, l'arbitrage international confié à la Société Des Nations (SDN), devant permettre de régler les différends entre pays de manière pacifique en 1928 le pacte de Briand Kellogg ratifié déclara la guerre était ainsi déclaré « hors la loi ».

    L'intérêt du présent sujet trouve sa raison lointaine dans le fait que les belligérants étaient alors considérés comme égaux, par ce pacte, une notion nouvelle fût introduite dans le droit international ; un traitement discriminatoire envers l'état qui aurait recours à la violation de ses engagements internationaux .En 1945 les Nations Unies dans la postériorité de la Société Des Nations (SDN), est consacré l'illégalité de la guerre en dehors du territoire sur lequel s'exerce sa souveraineté.

    La guerre se présentée comme un conflit armé opposant plusieurs Etats ou plusieurs peuples dans le combat d'envergure et dont la finalité pour chacun des protagonistes, consiste à imposer sa volonté à l'adversaire. Lorsque ces affrontements opposent la population soumise à une même souveraineté on parlera de la guerre civile.

    A.INTERET THEORIQUE (SCIENTIFIQUE)

    La guerre est un fléau qui n'épargne aucun contient de l'Amérique à l'Asie, sans laisser de coté l'Europe est le moyen orient, de l'Océanie à l'Afrique cette dernière est celle sur laquelle porte le présent travail, mais aussi elle présente sa particularité en la multiplicité des crises qu'elle regorge .Si la guerre est Hors la loi. Comment s'est elle codifiée progressivement au point de devenir un droit de la guerre ?

    Le principe de non ingérence qui est une exception pour le Conseil de Sécurité qui peut décider de toute mesure de coercition militaire contre un Etat, qui présente la menace contre la paix, rupture de la paix ou d'une agression.

    Dans le souci d'analyser, les aspects qui justifie la célérité de l'intervention des Nations Unies par le Conseil de Sécurité dans certains conflits d'Afrique, l'arrivée tardive des casques bleues dans certains autres.

    Nous assistons par ailleurs à une vague d'intervention dans des affaires des Etats, la guerre civile de la somalie l'intervention emmitouflée, non dénuée des intérêts stratégiques des Etats, baptisée humanitaire.

    A ce stade, nous nous sommes intéressé à connaître le dessous des interventions ainsi que les mobiles qui soutendent ces opérations aux motivations multiples, très fréquentes dans les relations internationales, sachant que les Etats- puissant ou pas- n'agissent que par intérêt.

    B. INTERET PROFESSIONNEL ET PERSONNEL

    Le présent choix relève, depuis notre passage à la faculté de droit à l'UNILU, et précisément en droit public d'une orientation internationaliste, et la charte des Nations Unies a toujours attiré notre attention, plus précisément son chapitre VII.

    L'équilibre des forces depuis la fin de la guerre froide, le bouleversement politique de l'Europe de l'Est et de l'union soviétique à la fin des années quatre vingt qui aboutisse à la dissolution du pacte de Varsovie et a l'effondrement de l'URSS en 1991. Font désormais apparaître les Etats-Unis et ses alliés de l'OTAN. Comme la première puissance militaire mondiale. Mais alors quels sont les facteurs déterminant le poids de ces états qui s'ingèrent tant pour enliser que pour gérer les conflits africains.

    Les raisons de la présente étude sont multiples mais la plus importante c'est la quête d'un diplôme Approfondi en la matière, d'où la raison même d'approfondissement des sujets que nous avons traités soient comme des travaux pratiques ou cours de notre parcours universitaire, soient des travaux de fin d'étude dont celui ayant sanctionne la fin des nos études en droit public intitulé la sécurité collective de l'OTAN face au principe de non ingérence cas du Kosovo.

    En fin, sous Lieutenant substitut du procureur militaire de garnison par notre statut actuel ; avons pensé aborder l'aspect de la sécurité internationale, ce qui justifie le choix du département de Bonne Gouvernance Défense et Sécurité Commune dans lequel nous avons appris des matières nous permettant d'approfondir les présentes notions portant sur le conflit Africain, tout espérant y revenir par une thèse, qui sanctionnera la fin de nos études du 3ème cycle.

    V. DELIMITATION DU SUJET

    Notre présent sujet présente des limitations de deux ordres d'une part une délimitation thématique et d'autre part une délimitation spatiale, tout en signalant que l'aspect temporelle variera selon les cas, et selon que le conflit soit éteint et ou en cours.

    Nous nous limiterons dans la présente étude à parler seulement de l'application du chapitre VII de la charte des Nations Unies dans les cas de la crise ivoirienne, la crise angolaise et le conflit Erythro- Ethiopien, et en second lieu, nous analyserons l'influence des considérations géopolitiques dans l'application du chapitre VII dans les cas des conflits ci haut repris.

    Spatialement nous n'analyserons que les conflits africains et pas tous mais les trois énumérés ci haut, la temporalité de ces conflits varie selon les cas. Nous partirons de 1990 à nos jours pour tous les conflits.

    VI .PLAN SOMMAIRE

    Ce travail s'article autour de trois chapitres dont ; le premier traite des considérations générales, lui-même divisé en deux sections la première abordera les définitions des concepts, tandis que la deuxième section analyse les systèmes des Nations Unies dans le règlement de conflits.

    Le deuxième chapitre analysera les considérations politiques de la mission des Nations Unies, morcelé en deux sections dont l'une traite des aspects politiques de l'organisation et la seconde reprendra les préalables politiques de l'application du chapitre VII.

    Enfin le troisième chapitre développera les conditions géopolitiques dans le règlement des conflits africains dont les deux sections développeront l'une les aspects géopolitiques des conflits africains et l'autre les implications des grandes puissances dans le règlement des conflit africains par le Conseil de Sécurité, ce développement détaillé ci haut sera précédé d'une introduction générale, et suivi d'une conclusion générale.

    CHAPITRE I CONSIDERATIONS GENERALES

    Depuis les origines lointaines, jusqu'à nos jours, la paix et la sécurité ont toujours été les préoccupations principales de toute activité partant du clan primitif aux nations ou aux grandes assemblées d'aujourd'hui.

    Il est bien vrai que nous trouverons cette affirmation dans chaque individu sous forme d'instinct de conservation et de continuation de l'espèce, ce souci élémentaire de protéger la communauté ou la nation contre les entreprises hostiles et même les jeux des alliances ou la neutralité devrait répondre à un souci majeur dans le maintien de la paix.((*)15)

    Nous constatons que le système des alliances qui initialement étaient circonstanciels, devenait de plus en plus permanent, et ici les états sont groupés au sein d'une organisation dite des Nations Unies.

    A. DEFINITIONS DES CONCEPTS

    1. CONDITIONS

    Selon le petit robert, il s'agit d'un état, une situation, d'un fait dont l'existence indispensable pour qu'un autre état, une autre situation un autre fait existe((*)16) .Il s'agit dans une certaine mesure des clauses définies dans un contrat des formalités à accomplir dans un processus, c'est enfin une exigence, un ensemble d'éléments des circonstances qui déterminent une situation.

    2. GEOPOLITIQUE

    Pendant plusieurs décennies, deux idéologies, deux conceptions de la société s'affrontèrent, marquant leur antagonisme économique ; le capitalisme qui se disait le monde libre, et le communisme celui de l'égalité.

    Yves Lacoste  affirme la géopolitique analyse et explique en termes d'affrontement d'intérêts, les conflits qui marquent le monde divisé en grands blocs, puis le monde disloqué qui lui succède, accompagné de la réémergence des divisions nationales et des divisions confessionnelle et ethniques.

    Le Petit Robert définit la Géopolitique comme étant l'étude des rapports entre les données naturelles de la géographie et le politique des Etats entre eux, ou des peuples d'un même état entre eux((*)17).

    Selon Yves Lacoste, la géopolitique est une science qui étudie les rapports entre la géographie des états et leurs politiques (...) elle exprime la volonté de guider l'action des gouvernements en fonction des leçons de la géographie. L'idée de la géopolitique est aussi et surtout stratégie, c'est-à-dire les différents types d'actions menées ou plus exactement décidé par les acteurs politiques pour modifier une situation géopolitique((*)18).

    D'autre part, elle est définit comme étant une méthode globale d'analyse géographique des sociopolitiques concrètes envisagées étant qu'elles sont localisées études représentations habituelles qui les décrient.((*)19)

    Le Professeur Dr. NGAZI dans son cours de sociologique des conflits considère la géopolitique comme étant une science qui étudie les manifestations des pouvoirs étatiques sur les espaces, les continents lesquelles manifestations déterminent les choix de la politique internationale.

    La géopolitique, concept qui désigne l'influence de l'environnement géographique, économique, social et culturel sur la politique d'une nation et la nature de ses relations avec les nations qui l'entourent.

    Ayant pour objet l'analyse la plus exacte possible de l'environnement dans lequel les décisions politiques sont prises, la géopolitique prend en compte l'ensemble des préoccupations, des acteurs en présence sur la scène internationale, qu'il s'agisse des hommes d'état, de la diplomatie, de l'armée, des organisations non gouvernementales ou de l'opinion publique. La géopolitique touche ainsi à la double dimension, interne et externe, des politiques conduites par les nations et autres acteurs internationaux.

    Utilisé pour la première fois par le Suédois Rudolf Kjolen en 1899 ; et développé dans son ouvrage Staten Som Lifsform « l'Etat comme organisme vivant», 1916, le concept de géopolitique a connu un vif succès pendant l'entre-deux-guerres, notamment dans l'Allemagne vaincue. Le général Karl Haushofer (1869-1946) définit la géopolitique comme « étude de l'activité politique dans un espace naturel ». Les positions défendues par ce dernier doivent être replacées dans le contexte où elles ont été élaborées, celui de la renaissance du nationalisme allemand après la première guerre mondiale, qui s'est fixé pour objectif de constituer, autour de la grande Allemagne, une aire d'influence et de solidarité en Europe centrale et orientale. Le nazisme a utilisé les thèses de Haushofer pour justifier sa politique de conquête et d'expression territoriale, vivant à s'assurer un « espace vital » (Lebensraum). Ces considérations expliquent, en grande partie, la désaffection pour le concept de géopolitique observée après la Seconde Guerre Mondiale.

    Cette dernière conception n'est pas différente de celle reprise dans l'encyclopédie Britanica qui prône la géopolitique comme une démarche intellectuelle, une façon de voir les choses qui privilégie la configuration spatiale géographique. Tandis que l'encyclopédie Universalis quant à elle la considère comme l'utilisation de la géographie par les gouvernements pratiquants une politique de puissance. Ceci entre dans la définition contenu dans le grand Larousse 1962 qui la définit comme étant l'étude des rapports qui unissent les états, leurs politiques et les lois de la nature ces derniers déterminant les autres.

    Pour terminer, au cours de ce travail nous définirons avec Pascal Boniface qui reprend que : « C'est une combinaison de la science politique et la géographie, c'est une étude des relations existante entre la conduite de la politique extérieure des pays et le cadre géographique dans lequel elle s'exerce, c'est une schématisation géographique des relations diplomatique stratégiques ».((*)20)

    3. CONDITIONS GEOPOLITIQUES

    Pour comprendre un conflit ou une rivalité géopolitique, il ne suffit pas de procéder par cartographier ses enjeux, il faut aussi essayer- on l'a vu surtout quand ils sont complexes - de comprendre les raisons, les idées de ses facteurs principaux. Le rôle des idées mêmes fausses est capitale en géopolitique, car ce sont elles qui expliquent les projets et qui autant que les données matérielles déterminent les choix des stratégies.

    Les exigences portant sur les intérêts politiques, économiques et géographiques, pour mieux comprendre les enjeux, les mobiles et les arguments contradictoires des forces en présence ainsi que la représentation qu'ont les hommes va s'affrontant, à ce sujet.

    Les circonstances influant sur les données naturelles dans la politique, le déterminant des ressources naturelles dans la politique des Etats. A ce stade la conception de la géopolitique selon le Général Pierre Gallois dans son ouvrage «  géopolitique les voies de la puissance, (1990) ». «  La géopolitique est l'étude des relations qui existent entre la conduite d'une politique de puissance portée sur le plan international et le cadre géopolitique, dans lequel elle s'exerce ». Quels sont alors les facteurs géographiques qui influencent la politique des grandes puissances sur le plan international. ?

    La puissance est elle une réalité ou illusion ? Les phénomènes de puissance se font et se définit à la charnière d'éléments « objectifs » (territoires et populations, ressources économiques, capacités militaire...) et «  subjectifs » ; finalement et puissant celui qui se croit tel et seul perçu comme tel, la puissance peut se proclamer et ainsi exister, néanmoins la puissance doit se prouver par des résultats (successions économiques, et politiques, victoires militaires...).((*)21)

    Robert Dahl politologue américain définit quant à lui la puissance comme étant la capacité de faire faire à d'autre ce qu'ils ne feraient pas autrement.((*)22)

    Gilles Cottereau définit à son tour la puissance comme la capacité de faire, de faire faire, d'empêcher de faire, de refuser de faire.((*)23)

    S'il est vrai par exemple que le dernier de critère historique de la puissance a été le critère militaire de la sécurité (et donc de la survie de l'entité politique) aujourd'hui rien n'est absolu, un atout pour l'un peut être une faiblesse pour l'autre, la cohésion sociale, l'organisation politique, la diplomatie etc. sont surdéterminantes pour que les autres critères fonctionnent.

    L'influence c'est la charge potentielle de la puissance qui confère à un état la capacité d'orienter ou de manipuler. Dans le sens de ses intérêts, les autres états, la pratique de l'influence devient source de confrontation quand l'état sur lequel elle s'exerce considère que l'état puissant s'ingère dans ses affaires intérieures, viole sa souveraineté.

    Il s'agit d'une main d'un état sur les comportements et l'organisation du pouvoir ou l'articulation des intérêts d'un ou de plusieurs autres états, ce contrôle se réalise soit par accommodement des états faibles sous l'effet d'une communauté d'intérêts soit par leur soumission sous l'imposition.

    4. LA CHARTE DES NATIONS-UNIES

    La Charte des Nations Unies est celle adoptée le 24 mai 1945 à San Francisco, c'est au fait un traité portant création d'une organisation intergouvernementale. Une association à Etat souverain dans le but de satisfaire à un but commun.((*)24)

    La charte est au fait un traité international qui comprend un préambule qui reprend les grands objectifs ainsi que 111 articles, le chapitre I est celui complète la formulation des buts et principes, tandis que les affaires intérieurs des états l'article 2 au paragraphe 7, interdit à l'organisation de s'immiscer dans les affaires intérieures des Etats, qui dispose d'un droit des peuples à disposer d'eux mêmes((*)25). Serge Cordelier, dans son ouvrage Dictionnaire historique de la géopolitique du 20ème Siècle, Ed.2001, précise que la charte au Chap. III, art. 7 §1 reprend la liste des organes des Nations Unies, au Chap. IV il traite de l'Assemblée Générale, le Chap. V du Conseil de Sécurité [...]. Il soutient que le coeur de la charte se situe au Chap. VII. (Action en cas de menace contre la paix, rupture de la paix et d'acte d'agression).

    La Charte est une convention internationale des Etats souverains portant Organisation des Nations Unies, cette dernière trouve son fondement, sa personnalité juridique distincte de celle des Etats membres sont contenus dans la première convention signée par les ministres des Affaires Etrangères des USA, Royaume-Uni, URSS, à San Francisco le 26 juin 1945.((*)26)

    5. L'AFRIQUE

    Le continent africain est le troisième de part sa superficie qui est de 30.500.000 km2, avec une population, d'environs 700 Millions situé de part et d'autre de l'Equateur, relié à l'Asie par l'isthme de suez et séparé de l'Europe par le détroit de Gibraltar, il s'étend entre le 37ème degré de latitude Nord et le 35ème degré de latitude Sud. Sa densité moyenne est de 25 Habitants / Km². Tous les Etats africains étant souverains et exerçant une politique étrangère d'ouverture assistent aux séances de l' Assemblée général à raison d'un tiers des membres siégeant, elle a 52 Etats. ((*)27)

    Ce continent à l'aspect massif s'étend massif sur 8050 km de sa pointe septentrionale, le cap blanc, en Tunisie, à son extrémité australe, le cap des Aiguilles, en Afrique du Sud. Sa largeur maximale, du cap Vert, au Sénégal, à l'ouest, au Ras Hafoun, en Somalie, à l'Est, est d'environ 7560 km. Il culmine au mont Kilimandjaro (5890 m au mont Kibo), au sommet recouvert de neiges éternelles, en Tanzanie. La région la plus basse est la dépression salée du lac Assal (153 m en dessous du niveau de la mer), sur le territoire de Djibouti. La longueur totale des côtes (30 490 Km) est inférieure, comparée à la superficie, à celle des autres continents. La côte africaine est inhospitalière sur le versant atlantique en raison d'une forte barre et de la rareté des échancrures, sauf à l'embouchure des fleuves et dans le golfe de Guinée, où un cordon littoral isolé souvent de calmes lagunes au bord desquelles vit une population nombreuse. La côte orientale, plus accueillante, est balayée par les vents de mousson qui favorisent la navigation dans l'océan indien((*)28).

    Les pays d'Afrique sont les suivants : l'Afrique du sud, l'Algérie, l'Angola, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, le cap vert, les Comores, la république du Congo, l'Ethiopie, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, le Kenya, le Lesotho, le Liberia, la Libye, Madagascar, le Malawi, le mali, le Maroc, la Mauritanie, la Mozambique, la Namibie, le Niger, le Nigeria, l'Ouganda, la république centrafricaine, le Rwanda le Sao tomé et principe, le Sénégal, la sierra Leone, la somalie, le soudan, le Swaziland, la Tanzanie, le Tchad, le Togo, la Tunisie, la Zambie et le Zimbabwe. Les îles de Madère, des Canaries et de Mayotte dépendent respectivement du Portugal, de l'Espagne et de la France. L'Europe possède au Maroc deux enclaves, Melilla et Ceuta, ainsi que les îles Zaffarines.

    Les plus grandes villes sont souvent des capitales d'état, et la plupart sont des villes portuaires issues de la colonisation, alors que l'intérieur de l'Afrique reste en grande partie rural.

    Le continent est habité par les bantous, sémites, Berbères, Arabes, Hamites mais aussi des peuples primitifs (pygmées, Bochimans). La physionomie de l'Afrique a été bouleversée après la seconde guerre mondiale, surtout avec l'effondrement du système colonial. Les Etats indépendants n'ont généralement pas rompus d'une façon totale avec leurs anciennes métropoles.((*)29)

    6. APPLICATION AU CHAP. VII DU CHARTE DES NATIONS UNIES

    Le droit international né de l'après 2ème Guerre Mondiale pose le principe de l'interdiction du recours à la force, que les états se gardent la possibilité de prendre des sanctions à l'encontre des Etats avec lesquels ils sont désaccord. Mais pour assurer le maintien de la paix internationale ; l'ONU subit le système de sécurité collective qui est le prolongement nécessaire du principe de règlement pacifique de différends. Or une guerre entre Etats est une menace pour l'ensemble de la communauté internationale et le chap. VII de la charte met en place ce système de sécurité collective.((*)30)

    Le courant pacifiste a au travers de l'histoire milité pour muter la guerre « hors la loi », mais il a fallu attendre le Pacte de Briand Kellogg du 27 Août 1928, là que 57 Etats déclarent renoncer à la guerre condamnant ainsi le recours à la force pour régler les conflits internationaux.

    Le recours à la force que prône le chap. VII est astreint à plusieurs exceptions à l'art. 2§4, la charte interdit les menaces et emploi de la force dans les relations internationales, l'action collective entreprise dans le cadre des Nations Unies. Il s'agit de l'autorisation du recours à la force, plus précisément des sanctions militaires mise en oeuvre dans le cadre du chap. VII. Et d'autre part le Droit de la légitime défense individuelle ou collective (art. 51).La légitime défense à un caractère de sécurité collective sous le contrôle du Conseil de Sécurité et ce droit doit être exercé d'une manière proportionnelle à l'agression armée subie.

    Si alors nous considérons qu'une guerre entre Etat est une menace l'ensemble de la communauté internationale. Cependant il demeure certes que l'application du chap. VII n'est pas automatique, depuis l'art.39 de la charte qui l'introduit, est se présenté comme une clé de voûte du système de sécurité collective. Elle part de ;

    La constitution du Conseil de Sécurité d'une menace contre la paix d'une Rupture de la paix ou d'un acte d'agression (art.39)

    Recommande aux Etats concernés des mesures provisoires (40)

    Décide des mesures de coercition non militaire (art. 41)

    Décide de la coercition militaire (art. 42)

    L'usage de la force par un Etat trouve son origine dans un ensemble des circonstances qui ne constitue pas un différend au sens de la Haye. C'est pourquoi le chap. VI de la charte prenant, la multiplicité des facteurs potentiels du recours à la force, une plus juste mesure que ne l'avait fait le pacte, et a introduit pour rendre compte des circonstances diffuse mais clairement identifié. Mais le plus souvent la notion qui se présente comme étant large est : « situation qui pourrait entraîner un désaccord entre nations ou engendrer un différend » (art 34, 35§1) et sous réserves des différences de procédures

    7. TYPE DE DIFFERENDS

    On oppose généralement les différends politiques aux différends juridiques, quand bien même que cette différence ou distinction n'a pas d'effet sur le plan du Droit, mais elle présente un intérêt quant à la détermination des modes de traitement applicable à l'une ou à une catégorie. Ainsi un différend est alors « juridique » suivant la formule qu'on relève généralement dans plusieurs traités «  les parties se contestent mutuellement au réciproquement un droit ».

    Il est au contraire politique, estime Combacau dans son livre de Droit International Public, 5ème Edition, lorsque l'une des parties en conflit exige la modification de l'Etat de Droit existant entre les parties. Dans la même hypothèse les modalités de contestation sont différentes et diverse. Le litige pouvant porter sur l'inexistence d'une norme ; A invoque une règle que B estime non établie, au moins dans les termes prétendus : contentieux de la matérialité de deux Etats, B sans nier l'existence d'une règle avancée par A estime qu'elle ne lui est pas opposable individuellement ou qu'elle a cessé de l'être.

    Une autre catégorie est celle des différends justiciable. Mais signalons avant de les analyser que tout différend est juridique en ce que les mérites des prétentions antagonistes peuvent être légalement articulé et apprécier au regard du Droit applicable entre les parties. Il est au contraire surprenant exceptionnel que les Etats cachent d'étayer leur prétention, même celle dont la base légale est improbable((*)35)

    Les différends juridiques et politiques ne s'opposent donc pas par leur objet, mais plutôt en ce qu'une décision qui statue sur le « Droit » des parties sans prendre en considération leur « intérêt ».Ainsi il est préférable de distinguer les différends « justiciables » de ceux qui ne le sont pas, un litige est justiciable s'il peut au moins virtuellement être porté par la volonté de deux parties devant un organe ayant le pouvoir et les obligations d'un organe juridictionnel, c'est-à-dire rendant sur la base des droits des jugements s'imposant à elles, une telle technique est généralement inadapté aux autres litiges, qui se prête au mieux à un traitement « Diplomatique » qui ne paralyse pas la nécessité de respecter L'Etat de Droit, et qui anime exclusivement, le souci de rétablir entre les litiges des relations acceptables.

    Lorsqu'un différend oppose deux Etats, chacun d'eux est confronté successivement à trois alternatives ; entre le maintien d'un différend entre l'Etat et la recherche d'un règlement qui y mette fin, puis si ce deuxième terme est retenu entre la voie concertée et la voie unilatérale de définition de ses termes enfin s'il choisit cette dernière entre les moyens comportant l'emploi de la force et ceux qui en font l'économie.

    L'article 33 a spécifiquement pour objet de concrétiser le principe du règlement pacifique des différends et de préciser la partie de l'obligation générale qui pèse sur les Etats membres en prévoyant à la fois des moyens de règlement et un cadre essentiel de ce domaine, il s'agit ainsi d'un article charnière entre les prescriptions normatives qui doivent quitter la conduite des Nations Unies pour le règlement pacifique des différends.((*)36)

    Le règlement pacifique des différends est un principe fondamental de la charte des Nations Unies, selon lequel les Etats membres de l'organisation règle leurs différends par des moyens pacifiques qui sont repris au chap. VI de la charte où se développe les considérations qui s'attache à l'art.02 le §3, et §4, qui prône le nom recours à la force ou de l'emploi de la force dans les relations internationales.

    Tout le système de la charte est construit autour de l'interdiction du recours (art.2§4), l'obligation faite aux Etats par l'art.2§3 de régler pacifiquement leurs différends internationaux n'est qu'un corollaire à cette obligation initiale.

    Abstraction faite à son lien avec l'interdiction du recours à la force l'obligation faites aux Etats de régler pacifiquement leurs différends apparaît de nos jours comme un principe fondamental dont la partie dépasse le cadre, ce principe a trouvé bon nombre de places dans les instruments internationaux concernant le maintien de la paix.((*)37)

    Pour régler pacifiquement les différends, les parties en cause ont besoin des procédures qui leur offre des garanties d'impartialité et d'équité, les modes de règlement varie selon la doctrine, ainsi Antoine Gazono n'en classe que deux ; le règlement judiciaire et le règlement politique. Tandis que le professeur Nganzi en énumère trois ; le mode diplomatique, politique et juridictionnel.((*)38)

    8. LE REGLEMENT DES CONFLITS

    Une nette distinction s'impose entre les deux termes suivants : « résolution» et « gestion» de conflit. « Résolution » s'appliquera ici à l'élimination des causes des conflits sous jacents, généralement avec l'accord des parties en présence et « Gestion » se refera quant à lui à l'élimination, à la neutralisation ou au contrôle des moyens d'entretien un conflit ou une crise

    La Résolution  s'accomplit rarement par une action directe mais nécessite le plus souvent un laps de temps prolongé, même si les aspects les plus immédiats du conflit peuvent parfois être supprimés par une entente entre les principaux intéressés du conflit.

    La  gestion  du conflit ou des crises fait appel, quant à elle à des mesures ; comme refuser aux deux cotés les moyens de se battre, neutraliser les moyens d'un camp en augmentant légèrement ceux de l'autre, séparer les combattants dans l'espace ou le temps, remplacer les affrontements par des rencontres autour d'une table de négociation, la gestion cherche donc à empêcher un conflit sous forme de crise ou bien à calmer une crise en cours.((*)39)

    Il convient de définir quelques termes afin d'établir une nette distinction entre « conflit » et « crise » par « conflit » l'on se refera au litige qui sous tend les heurts entre les intéressés, et « crise » évoque souvent une flambée soudaine et des changements d'intensité qui peuvent prolonger une crise.   La crise  s'appliquera donc ici au litige prolongée comme la guérilla Sahraouie ou celle de l'Ogaden, à la quelle a succédé une guerre conventionnelle, ainsi qu'à des brèves explosions comme les invasions du Shaba1(*)((*)34)

    D'après le Prof. NGAZI dans son cours de sociologie des conflits, il définit les conflits comme  étant ; une situation de rupture d'harmonie dans les rapports entre les Etats, laquelle traduit une divergence des positions, un antagonisme structural d'intérêt appliquer dans des espaces sensibles ou vitaux.

    Tout conflit international relève d'une épreuve entre les sociétés étatiques suivant des motivations individuelles ou collectives pour la sauvegarde, l'acquisition ou la promotion des intérêts mis en cause. Ce qui conditionne la volonté des Etats à recourir à l'emploi de la force, à la négociation ou au règlement juridique par un dénouement provisoire ou définitif.

    Un différend est un désaccord sur un point de Droit ou de fait, une contradiction, une opposition des thèses juridiques ou d'intérêts entre deux personnes((*)40)

    Les termes de l'article premier de la convention signée à la Haye en date du 18 Octobre 1907 portant règlement des conflits internationaux reprend « en vue de prévenir autant que possible le recours à la force dans les rapports entre les Etats, les puissances contractantes d'employer tous leurs efforts pour assurer le règlement pacifique des différends internationaux ».

    Il est ainsi affirmé par les articles 2§3 et 33 de la charte des Nations Unies et avec plus de force encore par la déclaration relative au principe du Droit International touchant les relations amicales et la coopération entre les Etats, voté par l'Assemblée Générale des Nations Unies le 24 Oct. 1970. En effet, la communauté internationale n'exige pas que les parties à un différend aboutissent à un règlement effectif, la tendance est de multiplier les pressions en ce sens que les recours à des procédures diplomatiques, soit collectifs ou par un meilleur encadrement juridique, et ce règlement devra être à un fait de bonne façon avec la volonté d'aboutir.

    La cour énumère d'une manière non exhaustive le désaccord, l'opposition ceux-ci ne sont constitutifs d'un différend que s'ils ne manifestent à l'occasion d'une réclamation adressée par un Etat à un autre et à laquelle celui-ci refuse de faire droit((*)41)

    Le droit international ne contient pas d'obligation pour les états de faire usage de telle modalité de règlement pacifique ou l'autre. Les états sont libres de se choisir un mode de règlement des conflits, c'est ce qui est le leitmotiv de la déclaration de Manille sur le règlement pacifique des différends approuvée par l'Assemblée Générale des Nations Unies le 05 Nov. 1982 Résolutions 37/10 dont le règlement sera fait sur base de la souveraineté des Etats.

    Ce qui fait que les états soient à mesure de choisir un mode de règlement de conflit qui leur semble bon. C'est le principe du libre choix des moyens, conformément aux obligations découlant de la Pacte des Nations Unies. Toutefois la liberté des parties s'arrête dans les limites de leurs engagements par voie conventionnelle.((*)42)

    Le contentieux international n'inclut ni les disputes abstraits, ni même des différences d'appréciation sur la conduite à tenir dans une espèce déterminée, son concept implique l'expression des prétentions et pas seulement des thèses contradictoires et le différend n'apparaît là où un Etat réclame d'un autre un certain comportement et se heurte au refus de celui-ci.((*)43)

    A.LE REGLEMENT JUDICAIRE

    Ce mode de règlement concerne les litiges entre Etats par des juridictions permanentes, régie par des textes qui sont de portée générale et sont établie à l'avance, les Etats peuvent recourir à une juridiction (CIJ) ou à l'arbitrage

    1. LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE

    C'est un organe juridictionnel des Nations Unies siégeant à la Haye, elle est compétente pour résoudre des litiges d'ordre juridique. Ces Etats ne sont pas obligés de lui soumettre leurs différends, sauf s'ils ont ratifiés la clause facultative de juridiction obligatoire les contraignant à accepter la compétence de la Cour.

    Conformément à son statut la cour applique pour régler les différends qui lui sont soumis : Les conventions internationales établissant des règles reconnues expressément par les états en litige. La coutume internationale comme preuve d'une pratique générale acceptée comme étant le droit, les principes généraux de droit reconnu par les nations, les décisions judiciaires et la doctrine des auteurs les plus qualifiés des différentes nations.((*)44)

    2. ARBITRAGE

    Selon la définition de la Haye en 1907, l'arbitrage international a pour objet le règlement des litiges entre Etats par des juges de leur choix sur base du Droit international.

    Le fondement de l'arbitrage se trouve dans la volonté de parties, le caractère volontaire de l'arbitrage est une constante dans le règlement juridictionnel et cela dans tous les systèmes juridiques. (45).

    C'est une procédure contractuelle, elle suppose un accord préalable aux Etats sous forme d'un compromis d'arbitrage, occasionnel ou permanent. Le recours à l'arbitrage présente des avantages liés au fait que ce sont les parties en conflit qui choisissent la composition du tribunal arbitral, les juges se prononcent en droit et en équité et leur décision est définitive et obligatoire. Les parties peuvent aussi décider de la confidentialité de la sentence. (46)

    Ce fondement se trouve dans la volonté des parties, aucun état ne peut sans consentement être soumis à l'arbitrage, le caractère volontaire de l'arbitrage est une constante dans ce règlement juridictionnel et cela dans tous les systèmes juridiques ((*)47)

    3. LE REGLEMENT POLITIQUE

    Ce sont les méthodes prévues par le chap. VI. De la charte, il s'agit d'une part des procédés traditionnels et institutionnels, l'art.33 de la charte en dresse une énumération non- exhaustive : la négociation, la médiation, les bons offices, l'enquête et la conciliation.

    1. LA NEGOCIATION

    Elle est la procédure la plus simple, car elle implique un contact direct entre les parties soumises au respect des principes de bonne foi et de parole donnée.

    Elle est définit comme étant l'ensemble des voies pacifique politique et diplomatiques qui concourent à la clarification, à la conciliation et au règlement des situations de conflit entre les états.

    Selon le dictionnaire de la terminologie du droit international, en un « examen en commun par les représentants qualifiés des deux ou plusieurs états au moyen des pourparlers oraux ou des communications écrites d'un différend à régler ».Dans ces cas le différend se règle par un contact et ententes directs.

    La négociation est le cadre normal des relations entre les états, elle peut intervenir à l'occasion des conférences spéciales, soit à l'occasion des réunions périodiques ; l'obligation de négocier à un fondement coutumier de sorte que le rappel qui en est fait par le statut des organisations internationales ne constitue qu'une codification particulièrement solennelle de cette obligation coutumière.((*)48)

    L'obligation de négocier en soi s'impose lorsque deux sujets du droit international se trouvent opposés par un litige. Elle n'est pas non plus nécessairement l'aboutissement où le prélude d'une procédure de règlement de différend, elle intervient en amont comme en aval. En vue par exemple de faciliter l'achèvement d'une autre procédure.

    Signalons tout de même qu'il est une jurisprudence constante qu' « avant qu'un différend fasse objet d'un recours en justice il importe que son objet ait été nettement défini au moyens des pourparlers diplomatiques ».((*)49)

    Les négociations ne portent pas qu'exclusivement sur un différend déjà né. Elle peut se cantonner à l'adoption d'une réglementation nouvelle susceptible de prévenir ou de désamorcer des situations potentiellement conflictuelles. A raison de son objet large, le terme « Négociation » est considéré comme l'un des instruments privilégiés de la société internationale puisqu'elle permet aux états en conflits de s'adapter au changement des circonstances.

    L'épuisement des négociations n'est pas non plus de manière générale, un préalable à la saisine de la juridiction internationale, la cour international de justice ; l'a affirmé dans l'affaire des activités militaires et paramilitaires, au Nicaragua et contre celui-ci.((*)50)

    La difficulté de trouver la solution dans un cadre purement bilatéral appelle souvent l'intervention d'un tiers pouvant faciliter le rapprochement des vues étatiques opposées, dès le départ de la négociation ou au cours de celle-ci.

    2. LA MEDIATION

    La médiation est définit selon le dictionnaire de la terminologie du droit international : « l'action d'un état (ou plusieurs états) tiers, d'un organe international, exceptionnellement d'une personne privé qui à la demande ou du consentement des états en cause, cherche, par voie de persuasion, d'abord à rapprocher des états entres lesquels existe un différend ou a éclaté un conflit, à les amener à entreprendre ou à reprendre des négociations, puis suit ces négociations en suggérant une base d'entente ou des solutions propres à concilier les intérêts opposés sans chercher à telle solution »((*)51)

    Celle-ci fait intervenir un tiers qui suggère aux parties une solution précise à leur différend. Le médiateur joue un rôle plus actif que dans les cas des bons offices il suit l'évolution des négociations jusqu'au règlement du différents ou conflit.

    3. LES BONS OFFICES

    Les termes « conciliateur »et «  négociateur » utilisé d'une manière interchangeable pour designers les bons offices. Dans les situations qui seront décrites dans les lignes qui suivent, la résolution des conflits ne comporte habituellement pas la médiation officielle et ne relève en aucun cas d'une diplomatie de navette telle que l'a pratiquée Henry Kissinger, avec tout ce que cela représente comme charges pour les ressources de la politique étrangère. Un tel engagement serait incompatible avec la position préconisée ici en faveur d'une limitation de l'implication des puissances étrangères.

    La médiation est les bons offices différents en ce qui concernent l'étendue des taches confiées au médiateur, qui l'autorise à suivre et même à guider la négociation jusqu'à son aboutissement.((*)52)

    Elle ne présente pas une grande différence avec la précédente dans la mesure où un tiers propose son intervention en vue de favoriser la discussion entre les Protagonistes ? Mais sans suggérer la solution.

    4. L'ENQUÊTE

    Elle est la procédure par laquelle les parties au litige désignent des personnalités généralement indépendantes en vue d'établir la matérialité des faits qui les opposent.

    L'enquête internationale consiste dans une recherche portant sur des faits présentés comme étant l'origine d'un litige en vue de constater leur matérialité, leur nature, les circonstances qui les accompagnent et dans la fourniture d'un rapport aux parties((*)53)

    Le but de l'enquête internationale est de favoriser avec l'exactitude la plus profonde la connaissance des faits élucidés par un organisme offrant les garanties nécessaires d'impartialités. L'enquête demeure facultative à la fois dans son déclenchement que dans sa portée. Le rôle des enquêteurs se limite en principe à consigner objectivement les faits dans un rapport, sans en donner les conséquences juridiques. Cette procédure présente l'avantage de répondre au souci de dépolitiser les conflits.

    Elle fut créée par la convention de la Haye de 1989, elle permet d'étudier la matérialisation et la véracité des faits à l'origine ladite commission est composée d'une part des membres des Etats partie au conflit, mais sous la présidence d'un tiers. L'enquête peut être aussi décidée par un tribunal international ou tout autre organe international.

    5. LA CONCILIATION

    Elle consiste à faire examiner un différend par un groupe préconstitué ou accepté par les parties à l'occasion d'un litige qui fera à celle-ci des propositions en vue d'un arrangement, autrement dit la conciliation repose toujours sur un accord, elle peut avoir un caractère préventif dans la mesure où elle organise d'avance la constitution et le mode saisine de l'organe il peut également s'agir d'un accord conclu aux fins d'un différend déjà né.((*)54)

    Elle est un procédé le plus règlementé en droit international. Les éléments d'un litige sont transmis à une commission mixte de trois ou cinq membres présidée par un tiers. Elle a pour objet de rapprocher les points de vue et de proposer un règlement acceptable par les parties.((*)55)

    C. LES REGLEMENTS DIPLOMATIQUES

    1. LES PRESSIONS DIPLOMATIQUES

    Tout Etat, quel que soit sa puissance, se garde toujours des risques d'une guerre totale et par conséquent utilise tous les moyens pacifiques pour gérer le conflit avec les autres Etats.

    Ainsi la pression diplomatique d'un Etat se rapporte à toutes les manoeuvres diplomatiques tendant à la modification des positions initiales des Etats tiers. Les pressions diplomatiques sont celles destinées à prévenir les situations qui prévalent dans les relations internationales et qui sont de nature à provoquer des conflits internationaux.

    2. LES PROCEDES INSTITUTIONNELS

    Dans ce cadre, le règlement repose plus sur un accord bilatéral mais sur un accord bilatéral, plutôt sur une décision unilatérale de l'organisation international. La charte de l'ONU a prévu un mécanisme souple, conformément au chapitre VI les parties à un différend doivent d'abord recourir à l'un des procédés traditionnels de règlement des conflits ou s'il y a lieu aux mécanismes institués à cet effet dans les textes constitutifs d'organisations régionales (OTAN, Union Africaine, Ligue Arabe)(5(*)6).

    Le chapitre VII qui ne s'applique que lorsque toute les voies de règlement pacifique et ce à certaines conditions que nous développerons dans le chapitre VIII du présent travail.

    Les expériences de médiation dans le tiers - Monde et particulièrement en Afrique ont été peu concluante à cause de la faible crédibilité des Etats ou de leurs dirigeants, mais aussi et surtout à cause de comportements stratégiques moins rationnels pour afficher la neutralité et la probité d'un intérêt pour une solution honorable.

    De même il est certes vrai que l'ampleur de ces conflits régionaux dépasse les ressources d'influence des organisations régionales et surtout que les conflits africains trouvent généralement l'appui des puissances de loin plus importantes d'Europe et d'Amérique. Le développement du droit international depuis cent ans a mis l'accent sur le règlement pacifique des différends en limitant avec le pacte de la SDN puis en interdisant, avec la charte de l'ONU, le recours à la force pour trancher les litiges entre les Etats pendant les siècles, la guerre a pu être considérée comme "normal" au règlement des différends entre Etats.

    Depuis le milieu du 19ème siècle on constate un fort courant idéologique tend à fonder la paix sur le droit. C'est-à-dire protéger la paix par le droit en mettant la guerre "hors la loi", mais aussi à faire de la justice le sous bassement d'une paix durable (5(*)7).

    B. LE SYSTEME DES NATIONS-UNIES

    1. GENESE ET EVOLUTION DES NATIONS UNIES

    L'origine de la déclaration des Nations Unies du 1er janvier 1942 dans la manifestation d'unité de puissance combattant contre l'axe, le projet en sera formulé dans la déclaration de Moscou du 30 octobre 43 faite à l'issue d'une réunion des (membres) ministres des affaires étrangères des U.S.A, Royaume Uni, URSS, un examen détaillé des bases de la future organisation fut effective à la conférence quadripartite de Dumbarton Oaks en Août, octobre 1944 réunissant d'abord les USA, le Royaume Uni, et la Chine. Il en résulte un plan de Dumbarton Oaks dont certains points importants fussent ajoutés par les accords de YALTA du Il Février 1945 à l'issue des accords anglo américano-soviétique des crimes les accords de Yalta qui par ailleurs fut l'objet de la convocation de San Francisco.

    Ainsi les étapes les plus importantes de cette genèse sont triples. Après Moscou, Dumbarton Oaks, et enfin Yalta démontrent que l'initiative de la création de l'ONU revient aux 3 grandes puissances combattantes et finalement victorieuses de la seconde guerre mondiale (USA, Royaume Uni, URSS, rejoint par la chine et la France un peu plus tard5(*)8.

    La réunion qui se tint sur la station balnéaire de Yalta, où se sont réunis 3 grands représenté par Churchill, Franklin Roosevelt, Staline, ils se décidèrent le partage du monde, mais le partage ne s'est jamais fait à YALTA, il s'est agi au contraire d'une tentative du retour à une conception universelle des relations internationales. Les zones d'influences de ces puissances sont définies dans deux entretiens bilatéraux sovietico-Britannique sur l'Europe (19 octobre 44) soviéto-américain sur l'extrême orient (14 décembre 44), dépendaient très largement de la position respective des armées à la fin de 1944.

    La SDN fut fondée à la conférence de paix du 28 Avril 1919 sur base des projets des américains par un traité dit pacte de la SDN faisant partie du traité des Versailles, composé à l'origine des Etats alliés au cours de la 1 ère guerre Mondiale. Les Etats vainqueurs après la victoire le projet prendra forme en automne 1944 à Dumbarton Oaks (5(*)9).

    C'est au fait au cours de la 2e guerre mondiale, alors que l'issue des hostilités demeurait incertaine, que les alliés amorcent leur réflexion sur l'organisation future de la société internationale furent l'une des principales de la création de la charte de l'Atlantique entérinée en 1941 par Roosevelt et Churchill.

    Mais la paralysie des Nations Unies est rejetée par la méfiance puis par la bipolarité des grands, bipolarité manifestée par l'opposition entre les Etats Unis et l'URSS ont empêchée l'application du Chap. VII, selon que le droit de veto soulevé protège soit un Etat agressé ou soit protège les intérêts d'un Etat membre permanent. Les intérêts stratégiques, économiques de chaque super grand (6(*)0).

    Aux termes de la déclaration de Moscou sur la sécurité collective, (30 Oct. 1943), les Etats-Unis, les Royaumes Unis, l'Union Soviétique et la Chine s'engagent à maintenir de concert la paix et la sécurité internationale dans le cadre d'une organisation « fondée sur l'égalité souveraine de tous les Etats pacifiques ». « En octobre 1944, une conférence des juristes de quatre Etats signataires de la déclaration de Moscou élaborent en Dumbarton Oaks (USA) les bases de la future organisation, ce projet finalisé lors de la conférence de Yalta entre Churchill, Roosevelt et Staline (Fev.1945) est adopté par la conférence de San Francisco (26 juin 1945) à la quelle participent les 50 Etats de la planète ayant combattu les puissances, en 1994,185 Etats.

    2. PRINCIPES ET OBJECTIFS

    Les buts de l'ONU se trouvent couchés sous les écrits de l'article 1 de la charte des Nations Unies, cet article contre 111 articles regroupés en XIX Chapitres reprend 3 objectifs principaux : Maintenir la paix et la sécurité internationale, Développer entre les nations des relations amicales, Réaliser la coopération internationale (6(*)1.)

    Il s'agit de la trilogie de l'article 1 qui reprend tous les éléments qui sont contenus dans la charte, car au lendemain de la 2e Guerre Mondiale l'ONU incarnait l'espoir d'un monde meilleur dans lequel les conflits seront réglés par des moyens pacifiques et la question de développement et de droit de 1 'homme recevra un traitement approprié pour parachever l'organisation pacifique de la société internationale (6(*)2). Pour comprendre le rôle des Nations Unies dans les internationales en matière de sécurité depuis 1946, il est indispensable d'énoncer trois idées principales qui sont:

    La première consiste à considérer l'ONU comme un acteur indépendant La deuxième; considérer l'ONU comme étant effectivement chargé du maintien de la paix, l'Etablissement de la paix. La troisième consiste à penser que l'ONU a au moins trois idées très largement répandu sous l'article 2 (6(*)3).

    Il s'agit de prendre des mesures collectives pour prévenir les menaces à la paix de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, il s'agit de réaliser enfin les moyens pacifiques des règlements des différends. Tandis que du point de vue de la coopération, il s'agit de résoudre des problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel, humain, et encourager le respect des droits de l'homme(6(*)4).

    Le rôle de l'ONU est de «Maintenir la paix, résoudre les problèmes économiques et sociaux, promouvoir et développer les droits de l'homme ». Au delà du strict maintien de la paix et du développement, vise à la considération de la paix par des opérations complexes et polyvalentes.

    1 .PRINCIPES

    Le principe de l'Egalité des Etats énoncé à l'article de la Charte. L'égalité souveraine des Etats signifie qu'ils ont les mêmes droits et obligations internationaux. Mais il faut noter que le système de sécurité collective de la charte ne repose as sur ce principe « Egalité des Etats, certains membres du conseil de sécurité bénéficiant d'un droit de veto. Membres permanents, ce qui fait qu'un droit de veto, voulu par les grandes puissances, peut donc être mis en oeuvre par un des cinq membres permanents afin de bloquer l'adoption d'une résolution(6(*)5).

    L'ONU s'est fixé des buts et principes énumérés dans le préambule et dans le chapitre 1er article 1 et 2 :

    Le maintien de la paix et la sécurité internationale

    Développer entre les nations des relations amicales

    Réaliser la coopération internationale ; il s'agit de prendre des mesures collectives pour prévenir les menaces à la paix de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, il s'agit de réaliser des moyens pacifiques de règlement des différends. Tandis qu'au point de vue de la coopération, il s'agit de résoudre des problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel, etc. (6(*)6)

    La trilogie de l'article 1 de la charte, repose sur la paix, le maintien de la paix, résoudre les problèmes économiques et sociaux, promouvoir et développer les Droits de l'homme. Au lendemain de la 2e Guerre Mondiale l'ONU incarne l'espoir d'un monde meilleur dans lequel les conflits seront réglés par des moyens pacifiques et la question du développement devrait avoir un traitement approprié pour parachever l'organisation pacifique de la société internationale(6(*)7).

    2. BUT PROPREMENT DITS

    L'ONU a pour but essentiel le maintien, de la paix et de la sécurité internationale.

    1er BUT :

    Il ressort de l'article premier que le Premier But de l'organisation est de maintenir la paix et la sécurité internationale, de prendre des mesures collectives efficaces en vue des prévenir et d'écarter les menaces à la paix , réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix et réaliser par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement des différends ou des situations de caractère international susceptible de mener à une rupture de la paix.

    2ème BUT :

    Développer entre les nations des relations amicales approfondies sur le Respect du principe de l'égalité de droits des peuples et leur droit à Disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à Consolider la paix au monde.

    3. BUT

    Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes Internationaux D'ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire en développant, et en encourageant le respect des droits de l'homme et des libertés Fondamentales pour tous Sans distinction de la race, de sexe, de langue ou de religion.

    4. BUT

    Etre un centre où s'harmonisent les efforts des nations vers des fins Communes (2(*)) Pour atteindre ces buts l'Organisation des Nations Unies doit respecter certains principes qui sont repris dans les lignes suivantes.

    C. PRINCIPES

    L'Organisation des Nations Unies repose sur 7 principes suivants:

    1. L'EGALITE DES ETATS

    Il s'agit de l'égalité juridique différente de l'égalité de fait; les Etats sont inégaux à cause du territoire, des ressources économiques et humaines, de la puissance militaire, industrielle technologique. Malgré ces inégalités de fait, la charte tente de concilier cette inégalité, et l'égalité juridique est de réaliser un équilibre entre les petites, moyennes puissances et les grandes puissances.

    Le fondement de la coopération entre les peuples est un principe énoncé à l'art 2 § 1 de la charte des .Nations Unies dans les termes suivants: l'Organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses membres. Ce principe voudrait que les Etats aient les mêmes droits et obligations internationales. Mais il faut cependant noter que le système de la sécurité collective de la charte ne repose pas sur ce principe dans la mesure où le conseil de sécurité bénéficiant d'un droit de veto (membres permanents) ce qui n'est pas le cas des membres non permanents.

    En réalité il n'y a pas 5 grandes puissances mais seulement deux grandes à savoir, les Etats Unis et la Russie; la plus part des autres Etats se sont regroupés autour d'un ou l'autre de ces deux super grands.

    2. LE REGLEMENT PACIFIQUE DES DIFFERENDS

    L'art 2 §3 de la charte des Nations Unies reprend les membres de l'organisation règlent leurs différends internationaux par de moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationale ainsi que la justice ne soient pas mis en danger. La Charte l'énumère d'une manière claire dans son chap. VI.

    Au long de la Déclaration de Manille du 10 décembre 1982 sur le règlement pacifique des différends (résolution 37/1 0 de l'Assemblée Générale) prévoit que le processus de résolution s'applique à tous les différends internationaux tout en rappelant que les Etats sont libres de choisir le mode de règlement de leur choix et l'art 33 énumère les divers modes de règlement pacifique des différends (Diplomatique, politique, juridictionnel) (3(*)).

    3. L'INTERDICTION DE RECOURIR A LA MENACE OU L'EMPLOI DE LA FORCE

    Auparavant le recours à la force n'était pas prohibé, l'Europe tt habitué à cela, mais choqué par la désolation créée par la guerre mondiale, La renonciation à la menace ou à la l'emploi de la force dans les relations internationales, est apparue sauf en cas d'action collective menée par les nations Unies (art) (72) ou bien en cas de légitime défense (art 51).

    Reprenant les bases du Pacte Briand-Kellog de 1928, l'art 2§4 prohibe tout recours à la force: « les membres de L'organisation s'abstiennent dans leur relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force soit contre l'intégrité territoriale ou indépendance politique de tout état soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.

    La charte de l'ONU reconnaît le recours à l'usage de la force uniquement dans le cadre d'une action coercitive militaire (art. 42). En cas de légitime défense individuelle ou collective (art 1) ou lorsque l'action coercitive est menée par des organismes régionaux (art. 53).

    Ce principe se présente comme un corollaire' au principe du règlement pacifique des différends ; les Etats étant engagés à régler pacifiquement leurs conflits, ils les empêcheraient à utiliser la force dans les règlements des différends.

    4. LE PRINCIPE DE NON-INGERENCE

    La charte n'autorise pas les Nations Unies à intervenir dans les affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un Etat, ni n'oblige les membres à soumettre un différend de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la charte.

    Mais, cette mesure ne porte pas atteinte à l'application des mesures de coercition prévue au chapitre VII. En vertu de l'art2§7 de la charte des Nations Unies ; « Aucune disposition de la présente charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans les affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un Etat. Toute fois ce principe ne porte en rien atteinte à l'application des mesures de coercition du chap. VII.

    En politique internationale, l'ingérence s'inscrit dans les inégalités de puissance, le petit, le faible appelle l'intervention du grand, du fort, les exemples sont nombreux et divers: états impériaux mettant sous tutelle leurs voisins, à l'inverse; empire en cours de décomposition placé sous la surveillance des grandes puissances (au XIXe empire ottoman, chine soumis au contrôle financiers des nations européennes.

    La seule exception à ce principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats est en effet la mise en oeuvre du chap. VII. Lorsque les Nations Unies entreprennent des actions pour le maintien de la paix en ce cas, les souverainetés étatiques s'inclinent devant les exigences de la paix, en signalant que les interventions qui ont lieu à l'intérieur d'une souveraineté étatique ont justement pour but de rétablir les structures de l'Etat, préalablement détruites par des guerres civiles.

    Les Etats ne peuvent accomplir des actes d'ingérences dans les affaires des autres Etats, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent exercer une influence de nature contraignante dans les affaires des autres Etats ou exiger d'eux l'exécution ou l'inexécution d'actes déterminés. C'est ainsi que ce principe se retrouve dans la charte des Nations Unies, comme norme régional dans la charte de l'OEA, dans le traité de l'OTAN ex-pacte de Varsovie, la charte de Union Africaine, le traité de la ligue arabe.

    La conclusion d'engagement international, dans une matière relevant du domaine réservé exclut la possibilité, pour une partie à ces engagements d'opposer l'exception du domaine réservée à toute question se rapportant à l'interprétation ou à l'application dudit Engagement.

    3. STRUCTURES ET ORGANISATIONS

    L'art 7 de la charte prévoit six organes principaux et organes subsidiaires ; les organes principaux sont : l'Assemblé Général, le Conseil de Sécurité, le Conseil Economique et Social, le Conseil de Tutelle la CIJ le secrétariat.

    1. L'ASSEMBLEE GENERALE

    C'est un organe de représentation dans la mesure où il réunit tous les membres de l'organisation avec cinq représentants au maximum par Etat, mais tous ceux ci ne font qu'une seule voix lors de vote qui sont fait à la majorité simple ou qualifié selon l'importance de la question. L'Assemblée Générale se présente en outre comme un organe délibérant dont les résolutions sont adoptées selon les cas d'importance.

    Les attributions de l'assemblée sont multiples elle bénéficie d'une sorte de compétence générale pour tout le domaine d'activité de l'organisation. Autrement dit qu'elle peut discuter de toute question des affaires rentrant dans le cadre de la charte et formuler sur ces questions des recommandations aux Etats membres de l'ONU, au Conseil de Sécurité ou aux deux à la fois (art 1 0) (4(*))

    Il existe des attributions que l'assemblée partage avec d'autres organes des Nations Unies, l'admission d'un nouveau membre se fait par décision de l'Assemblée Générale sur recommandation du conseil de sécurité. Tandis que pour certaines autres attributions sont propres à l'Assemblée Générale et par celle-ci la plus particulière; il s'agit de son pouvoir financier et budgétaire, elle vote chaque année le budget de l'organisation.

    Les résolutions de l'Assemblée Générale ont une valeur différente selon le cas. A l'égard des Etats membres, elle n'émet que des recommandations actes sans valeurs obligatoires (sous réserve de celle qui proclame des principes préexistants. (5(*))

    2. LE CONSEIL DE SECURITE

    Organe administratif, c'est aussi un organe aristocratique, il est l'organe le plus important quant bien même la charte ne le dit pas expressément. Il est question de cet organe dans le chap. V de la charte. Il est un organe permanent dans la mesure où il peut siéger à tout moment sur convocation de son président.

    En cela le Conseil de sécurité dont l'organisation est faite de manière à pouvoir exercer ses fonctions en permanence, c'est aussi ce qui justifie l'institution à New York des représentations permanentes des Etats membres du conseil. A l'origine, le conseil de sécurité comprenait Il membres dont 5 permanents à savoir la Chine, France, Grande Bretagne, la Russie et les Etats Unis.

    Le conseil de sécurité est principalement responsable de la paix et de la sécurité internationale. L'une de ses principales attributions, « le maintien de la paix et de la sécurité internationale (art 24) Ainsi de cette attribution découle deux autres qui sont le règlement pacifique des différends au chap. VI ainsi que le recours à la force dans les préventions contre les menaces, contre la paix et la rupture de la paix au chap. VII pour contrôler ainsi qu'autoriser les actions coercitives prises (6(*)).

    Il est le seul organe de l'Organisation des Nations Unies qui puisse adopter des résolutions ayant le caractère de décision obligatoire pour les Etats membres sur base du chap. VII de la charte, dans le cadre du maintien de la paix, mais le plus souvent par voie de recommandations.

    3. LE CONSEIL ECONOMIQUE

    Cet organe fait l'objet du chap. X de la charte, il est composé de 54 membres élus par l'Assemblée Générale pour trois ans et renouvelé par 1/3 chaque année. Il joue un rôle d'impulsion, de proposition et de coordination dans les domaines économiques social, culturel, éducatif. Il sert de forum pour la discussion des principales questions économiques et sociales internationales, prépare des projets de convention pour l'Assemblée Générale et coordonne les activités des institutions spécialisées.

    Il était initialement composé de 18 membres avant de passer à 27 en 1996 pratiquement les 5 membres permanents du conseil de sécurité n'ont toujours pas été relevés jusqu'à présent, tandis que pour les autres on applique le principe de la répartition géographique. Il est un organe consultatif qui fait des études et rapport sur des problèmes économique sociaux et la protection des droits de l'homme. Il envoie des recommandations à l'Assemblée Générale, aux Etats membres et aux institutions spécialisées intéressées avec lesquels il est en étroite relation. Comme auxiliaire de l'Assemblée Générale, il exécute les recommandations de Celle-ci et s'acquitte de toutes les fonctions qui entrent dans la compétence ou que, l'Assemblée Générale peut lui attribuer (art 66).

    4. LE CONSEIL DE TUTELLE

    L'ONU établissait sous régime international de tutelle pour l'administration et la surveillance des territoires à placer sous le régime en vertu d'accords particuliers appelé « Accords de tutelle» cet organe est né à la fin des conflits de la guerre mondiale.

    Il s'agit de surveiller les territoires et jusqu'à ce que ces territoires accéderont à l'indépendance. Les buts de ce régime étaient d'affermir la paix et la sécurité internationale, favoriser le progrès politique économique et social des populations, assurer leur éducation et leur évolution progressive vers la capacité à s'administrer elle-même. (7(*))

    Le conseil de tutelle est chargé conjointement avec l'Assemblée Générale, sous l'autorité de laquelle il se trouve placé, du contrôle international, de l'administration des territoires sous tutelle. Ce contrôle comporte l'examen des rapports faits par les puissances administrantes sur les progrès politiques, l'examen de pétition provenant de la population administrée, ainsi que l'envoie périodique des missions de visite dans les territoires sous tutelle.

    Mais depuis 1997, cet organe n'est plus actif depuis l'accession à l'indépendance des îles PALAOS dernier territoire sous tutelle.

    5. LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE

    Le siège se trouvant à la Haye, composé de 15 juges permanents élus pour une durée de neuf ans, elle règle sur base du droit, les litiges qui -lui sont soumis par les Etats et donne des avis consultatifs aux organisations du système des Nations Unies sur des questions juridiques relevant de leur domaine de compétence.

    Signalons que les personnes physiques sont exclues des personnes habilitées à introduire une instance devant la Cour, il en est de même des personnes morales, seuls les Etats peuvent saisir la Cour. Ainsi il s'agit de:

    Les Etats membres des Nations Unies

    Les Etats non membres mais ayant ratifiés le statut de la cour aux conditions fixées par l'Assemblée Générale.

    Les conflits juridiques sont ceux dans lesquelles les parties se contestent réciproquement un droit c'est à dire ceux mettant en cause l'interprétation de l'application des traités, la responsabilité internationale des Etats ou tout autre point de droit international.

    6. LE SECRETARIAT

    Il est juste en train d'assurer le bon fonctionnement de l'ONU il est dirigé par le Secrétaire Général nommé par l'Assemblée Générale à la majorité simple sur recommandation du conseil de la sécurité. Dans le projet de charte élaboré à Dumbarton Oaks, le Secrétaire Général était élu. Mais à la conférence de San Francisco les termes ont changé au bénéfice de «Nomme» et ce pour consacrer le caractère administratif mais non politique.

    Le Secrétaire Général qui est « le plus haut fonctionnaire de l'organisation ». Le 1er Secrétaire Général fut Trygve Lie Norvégien 1946-1953 Dag Hammarskjöld. Suédois 19531961, U Thank Birman de 1961-1971. Kurt Waldheem Autrichien 1972-1981. Javier Pères péruvien 1982-1991. Boutros Bout. Egyptien 1992-1996 puis Koffi Anan.

    En dehors des différents organes subsidiaires 'du conseil économique et social l'ONU oeuvre en coopération avec 16 institutions spécialisées dont le PNUD, PAM, HCR, UNICEF, FNUAP... ainsi que les opérations de maintien de paix financer et dépendant du conseil de sécurité.8(*)

    4. MECANISMES ONUSIENS DE REGLEMENT DES CONFLITS

    La charte des Nations Unies en son chap. VI portant règlement pacifique des différends nécessite des procédures offrant aux parties des garanties d'impartialité et d'équité. Ces règles s'avèrent particulièrement nécessaire dans une communauté internationale où les Etats ne sont guère égaux en termes de puissance diplomatique, l'accès aux ressources, c'est dans cet ordre d'idée que ce principe se présente comme étant le corollaire de l'interdiction de recourir à la force. Etant donné que la question ayant fait l'objet des points déjà traités dans ce chapitre, nous nous limiterons pour cette fois-ci à énumérer sans les expliquer en détail ces mêmes procédures (9(*)).

    1. LE REGLEMENT NON-JURIDICTIONNEL

    La négociation qui semble être la méthode la plus simple qu'elle soit multilatérale ou bilatérale. Les bons offices et la médiation, la méthode où on fait intervenir un tiers au conflit, le tiers peut être un Etat, ONG etc. L'enquête et la conciliation, elles font aussi intervenir des tiers dans le règlement.

    L'ONU: art 24 qui attribue au conseil de sécurité la responsabilité du Maintien de la paix et sécurité internationale aux organisations Régionales (52-54) la charte y prévoit aussi la participation des ces organisations dans le règlement des différends.

    2. LE REGLEMENT JURIDICTIONNEL

    A ce stade interviennent des organes indépendants qui rendent des décisions Obligatoires entre les parties.

    La CI J : organe juridictionnel des Nations Unies siégeant à La Haye, elle tranche les litiges d'ordre politique.

    Arbitrage: il s'agit d'un règlement du litige par des juges choisit sur base du droit international par des Etats en conflit (10(*)).

    Ainsi s'il arrive, que toutes les voies préconisées ci haut soient épuisées sans qu'une paix durable n'y soit installée la charte dispose au chap. VII qui sont des chapitres qui se suivent, mais dont le VIIe ne peut se déclencher sans que le VIe ne soit vidé.

    Le Mécanisme de sécurité collective n'interdit toute fois pas aux Etats de recourir à La force en cas de légitime défense, ce qui revient au droit de la guerre en évoquant la légitime défense préventive.

    3. LE SYSTEME DE LA CHARTE

    Les fondateurs de l'ONU avaient l'espoir de fonder un nouveau système de sécurité collective reposant sur l'entente entre les grandes puissances qui avaient gagnés la guerre. Malheureusement la guerre froide, en bloquant les institutions des Nations Unies et plus particulièrement les actions qui auraient pu entreprendre le conseil de sécurité a fortement limité la mise en oeuvre de ce système de sécurité.

    Cependant depuis la guerre du golf en 1991 et la relance de la sécurité collective, on a assisté à une résurrection du chap. VII de la charte qui est au centre du système de sécurité collective mis en place après la seconde guerre mondiale de 1990 - 1993 on est passé d'une exploitation minimale du chap. VII la période post glaciaire d'entente réduite entre les grands, à une sorte de surchauffe du système de sécurité collective. (11(*))

    A. L'EXPOSE DES MESURES

    Le chap. VII de la charte des Nations Unies donne au conseil de sécurité tous les moyens nécessaires afin de protéger la sécurité collective, il a donc la possibilité de qualifier la situation (art 39) d'adopter des mesures provisoires (art 40), de prendre des mesures de coercition non militaires (art 41) ou militaires art 42-47.

    1. Constatation

    Selon l'art 39 de la charte, le conseil de sécurité après avoir constaté de façon discrétionnaire l'existence d'une menace contre la paix d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression, il fait des recommandations ou décide des mesures à prendre en application des art 41 et 42 et les décisions du conseil de sécurité sont obligatoires.

    Le conseil de sécurité ayant constaté que la sécurité collective avait un caractère polymorphe en date du 31 janvier 1992, le conseil a déclaré que «la paix et la sécurité internationale ne découlent pas seulement d'absence de guerre et des conflits armés. D'autres menaces de nature non militaire à la paix et la sécurité internationale trouvent leur source dans l'instabilité qui existe dans les domaines économiques sociaux, humanitaire ou écologique ».

    Aux prescrits de l'art 39, la charte parle de la constatation d'une rupture... n'est pas limité dans le temps, le temps de la relation du conseil de sécurité est variable et peut dépendre des considérations matérielles, juridiques ou politiques.

    C'est ainsi que la résolution 660 du 2 Août 1990, condamne l'invasion du Koweït par les forces Irakiennes est intervenu le même jour de l'invasion alors que dans d'autres cas tel que la Libye où la résolution est intervenue quatre ans après les faits et la guerre Iran Irak, sept ans après le début du conflit (12(*)).

    Le jeu du pouvoir de veto attribué à chaque membre permanent du conseil de sécurité peut faire échec à une résolution constatant une menace pour la paix (art 23§3) c'est qui explique la raison pour laquelle diverses résolutions du conseil n'ont pu être prises, faute de consensus.

    2. Adoption des mesures provisoires

    Le conseil de sécurité peut adopter celles qu'il juge nécessaires et souhaitables, afin d'empêcher la situation de s'aggraver (art40) stipule « afin d'empêcher la situation de s'aggraver, le conseil de sécurité. (..) Peut inviter les parties intéressées à se conformer aux mesures provisoires qu'il juge nécessaire et souhaitable ». C'est ainsi que le conseil de sécurité peut recommander un cessez-le-feu entre les belligérants de préjuger en rien « les droits, les prétentions ou les positions des parties intéressées».

    3. Mesures de coercition non militaires

    Après avoir procédé à la constatation d'une atteinte à la paix et à la sécurité internationale (art39) le conseil de sécurité peut adopter à l'encontre d'un Etat des décisions qui sont des véritables actes de contrainte telle l'interruption partielle ou totale des relations économiques et de la rupture des relations diplomatiques (art 41).

    L'effet de ces pressions économiques sur un Etat ne peut être apprécié qu'à long terme. Il faut cependant souligner que ces membres affectent les populations civiles qui ne sont toujours responsable de la politique de son gouvernement, d'autre part les Etats voisins de celui qui est visé. Dans ce cas, l'art 50 de la charte précise que ces Etats peuvent demander au conseil de sécurité la mise en place des mesures d'assistance. C'est le cas de l'embargo général à l'encontre de l'Irak pour invasion du Koweït, celui frappé contre la Libye, l'embargo économique et interruption des relations aériennes à l'encontre de la Libye.

    La charte des Nations Unies au chap. VII donne le monopole au conseil de sécurité d'utiliser la force dans les cas où il y a menace contre la paix, rupture de la paix... toute les fois que les conflits présenteront un danger pour la sécurité internationale.

    Le conseil de sécurité procède par une constatation de la situation avant de recommander aux belligérants des mesures provisoires à la coercition non militaire et enfin dans les accords régionaux. (13(*))

    4. Mesures de coercition militaire

    L'art 42 de la charte précise que si les mesures coercitives non armées se sont révélées inadéquates, le conseil de sécurité peut entreprendre «aux moyens des forces aériennes, navales ou terrestres toute action qu'il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationale.

    Alors que les sanctions militaires prévues par le pacte de la SDN étaient facultatives pour les Etats membres qui mettraient des forces armées à la disposition du conseil en vertu d'accords spéciaux (art 43).

    Les seules actions coercitives entreprises dans le cadre du chap. VII de l'ONU ont été mises en oeuvre par une ou des forces multinationales, indépendamment des articles 42 et 43 de la charte.

    C'est l'exemple de la guerre de Corée en 1950, la guerre du Golf en 1991 et la guerre en ex Yougoslavie. Mais toutes ces actions coercitives ne doivent pas être confondues avec les opérations de maintien de la paix car ces dernières reposant sur une base consensuelle et volontaire.

    Les fondateurs de l'ONU avaient l'espoir de fonder un nouveau système de sécurité collective reposant sur l'entente entre les grandes puissances qui avaient gagné la guerre, dans la mesure où tous les grands conflits de l'histoire ont amené les peuples et leurs dirigeants à aspirer à un ordre nouveau, basé sur des relations de stabilité et de sécurité. Le nouvel ordre politique qui va apparaître après la seconde guerre mondiale repose sur la création d'un système de sécurité collective fondée sur le refus de l'usage de la force (14(*)).

    2. LES SYSTEMES DES NATIONS UNIES ET RELATIONS INTERNATIONALES

    Le système de charte des Nations Unies est né pendant la deuxième Guerre Mondiale où les alliées ont pris conscience de la nécessité de créer une nouvelle organisation qui pourrait succéder à la SDN, les puissances alliées vont progressivement. Énoncer les conditions futures de la paix. Trois chapitres de la charte organisent et réglementent les divers types d'action en faveur de la paix le chap. VI concerne le règlement pacifique des différends, le chap. VII prévoit l'action coercitive en cas de menace contre la paix... et le chap. VIII traite des accords régionaux sur lesquels les Nations Unies peuvent s'appuyer pour renforcer l'efficacité des Opérations de maintien de la paix. (15(*))

    Ce système n'a pas permis d'assurer la paix 'et la sécurité internationale, car initié d'abord après une grande mutation dans les relations internationales dans la mesure où celle-ci repose sur l'accord des 5 membres permanents du conseil de sécurité. La sécurité collective sera heurtée tant à l'antagonisme Est-ouest, qu'à l'opposition Nord-Sud qui crée en 1945 le nouveau système de sécurité collective destiné à sauvegarder la paix et la sécurité internationale.

    A la fin de la guerre froide, le système de la sécurité collective a été relancé et les caractéristiques de ce monde nouveau (multiplication des conflits internes...) ont contraint les Nations Unies à redéfinir les instruments de cette sécurité collective. Elle est, la sécurité collective, une notion reprise par la charte, du pacte de la Société des nations tout en s'efforçant de corriger les imperfections du mécanisme élaboré en 1919, l'idée est que tout conflit ou menace de conflit même localisé est susceptible de menacer ou de rompre la paix sur une partie du globe.

    1. LA GUERRE FROIDE (1945-1956)

    L'expression est due au financier américain Baruch, qui fut conseiller de Roosevelt il employa pour la première fois lors du discours où Truman énonça en mars 194 T les principes de sa doctrine. La guerre froide ne dégénéra pas directement en conflits entre les deux grandes superpuissances, les soviétiques leaders du camp »anti-impérialiste« et les usa qui ont pris la tête du monde libre, la dissuasion nucléaire les empêcha, mais la divisa du monde qui devient réelle en 1947 rendant tout retour à une paix véritable impossible, aussi Aaron Raymond a-t-il lancé la formule « guerre improbable, paix impossible».

    Il n'y a pas comme au siècle passé dans le système classique des relations internationales, des rivalités au sein d'un système commun à tous où chaque nation partage les même valeurs .Le but poursuivi par les occidentaux et le bloc de l'Est sont antagoniste leurs

    Relations sont en quelque sorte un jeu à sommes nulles c'est - à - dire tout gain pour un camp se traduit immédiatement et automatiquement par une perte pour l'autre, il ne peut y avoir de bénéfice mutuel.

    Le jeu se heurte à une impasse car chaque camp ne peut ni détruire l'adversaire ni s'accommoder de son existence, la guerre froide commença avec le blocus de Berlin, puis fut suivi par la guerre de Corée et celle de Suez. Deux dates peuvent être retenues pour en marquer la fin de crise de Cuba en 1962 qui voit le début de la détente, la chute du mur de Berlin en 1989 qui signe l'effondrement du communisme au-delà de cette distinction entre la guerre froide et la détente la période de 1947-1989 est incontestablement structuré par le clivage Est-ouest de la détente, elle est cependant atténuée par la coopération des « partenaires adversaires » alors que la confrontation est plus nette entre 1947 et 1962. (16(*))

    Elle se définit comme étant un affrontement psychologique et idéologique qui va figer puis institutionnaliser les zones d'influences du camp occidental et du monde soviétique en deux grandes Nations, les Etats-Unis jeune puissance universelle, et l'URSS ancienne puissance continentale, face à une Europe ravagée et disloquée.

    La seconde guerre mondiale fera émerger deux zones d'influences qui se sont battue progressivement entre l'idéologie et l'expansionnisme soviétique d'une part, une conception libérale et anglo-saxonne d'autre part.

    2. LA SECURITE COLLECTIVE

    Le droit international né après la 2nd guerre mondiale pose le principe d'interdiction du recours à la force, si les Etats gardent les possibilités de prendre les sanctions à l'encontre des Etats pour assurer le maintien de la paix internationale, l'ONU recours au système de sécurité collective qui est le prolongement nécessaire du principe de règlement pacifique de différent temps détourné et rendu inefficace par la conjoncture internationale de la guerre froide.

    Elle est une notion ou un concept apparu avec la SDN rompant ainsi avec le système traditionnel des alliances politiques et militaires du 19èSiècle. La sécurité collective n'est pas une simple coalition d'Etat partageant un idéal de paix et de sécurité. C'est une notion qui repose à la fois sur la responsabilité et sur la solidarité des Etats membres de la communauté internationale.

    Les Etats Unis conclurent un traité de Défense mutuelle le 30 août 1951 avec les philippines le 1è septembre suivant avec l'Australie et la nouvelle Zélande, le 08 décembre un traité de sécurité avec le japon le 09 octobre 1953 avec la coré, le 19 mai 1954 avec le Pakistan , enfin du 06 au 08 septembre 1954 ,une conférence à Manille coordonnait ces accords en un traité de défense collective pour l'Asie du sud est au quel la France et la Grande Bretagne participe à coté des Etats-Unis. L'année suivante le système s'étendait au moyen orient, le 25 février 1955 un pacte de coopération mutuelle fut conclut avec l'Iraq, la Turquie, le Royaume Uni, le Pakistan et l'Iran y adhéreront plus tard, à vrai dire le pacte de Bagdad prolongeait le système de l'atlantique dans le moyen orient (17(*)).

    Ainsi le monde s'est trouvé s'est trouvé couvert par un réseau des pactes d'assistance mutuelle bien que chacun s'étend dans une région particulière. Le nouvel hémisphère, l'atlantique nord et ses prolongements du moyen orient, l'Asie du sud-est. Le système de Sécurité Collective et basé sur le droit de légitime défense, était-il décentralisé à la différence de celui qui fait l'objet du chapitre VII de la charte .Cependant dés les origines les états unis étaient le pivot de l'ensemble impressionnant dont la menace soviétique avait provoqué la formation d'une coalition et l'OTAN constituait la pièce maîtresse.

    Ceci est l'ébauche sommaire d'un système de sécurité collective de portée universelle répondant à la conjoncture internationale, il ne comporte aucune obligation précise ; il a au contraire un caractère volontaire, les mesures militaires dont il est l'objet ne pouvaient point être dirigé contre ne personne ou contre une situation ou éventualité concrète (18(*)).

    Ainsi la sécurité de chaque Etat est alors dépendante de celle des autres. Toute agression ou menace à la paix étant susceptible d'avoir les conséquences au niveau international, elle entraînera une réaction collective des Etats afin de faire cesser cette atteinte à la paix. Ce qui fait d'elle une notion à caractère défensif. (19(*))

    Partant du principe qu'une guerre entre Etats est une menace pour l'ensemble de la communauté internationale, le chap. VII met en place le système de Sécurité Collective et c'est le conseil de sécurité qui dispose des prérogatives qui lui permette d'éviter, voir des sanctions ou des conflits ouverts ou imminents. Il commence par un aperçu de la situation de menace contre la paix et invite les Etats en situation de conflit à régler pacifiquement leur différend.

    Quelles sont alors les conditions d'applicabilité de la sécurité collective !

    1°.Le mécanisme ne peut fonctionner que par rapport à l'attitude de 5 membres permanents du conseil de sécurité (chine, Etats-Unis, France, Royaume Uni, Russie) qui disposent d'un droit de veto, il suffit qu'un de ces Etats soit hostile aux sanctions pour que celles-ci ne puissent être adoptées ce qui bloque le mécanisme. A fortiori ces Etats échappent à la sanction et le système ne leur est pas applicable.

    2°. Le mécanisme était souvent bloqué sous la guerre froide USA, Russie a fait adopter la résolution Acheson 3. (11)1950.

    3°. Les OMP sont en principe non coercitives, c'est-à-dire, elle passe par l'accord d'au moins l'une des parties.

    Les USA par la doctrine Truman vont chercher à se ranger à la tête du monde libre dans la nouvelle politique étrangère, ils lutteront pour maintenir un statu quo territorial en Europe en évitant que l'URSS n'étende plus à l'ouest son influence.

    Le morcellement idéologique et politique de la société internationale rend aléatoire et nécessaire la reforme des Nations Unies, aléatoires car il parait difficile de s'entendre aujourd'hui sur la définition l'ordre mondial, sur le sens de son évolution nécessaire, dans la mesure où aucun peuple ne peut fonder son devenir sur ses ressources propres, sur le seul héritage de son passé ou sur un développement endogène. La notion d'ordre mondial est sans doute utopique, car les relations internationales doivent néant moins obéir à un minimum de normes et de procédure, au risque d'être en permanence soumise l'arbitraire des plus forts (20(*))

    3. LE NOUVEL ORDRE INTERNATIONAL

    Tous les grands conflits de l'histoire ont amenés les peuples et leurs dirigeants à un ordre nouveau, basé sur des relations de stabilité et sécurité. Le nouvel ordre Politique qui va apparaître après la seconde guerre mondiale repose sur la création d'un système de sécurité collective fondée sur la renonciation à l'usage de la force.

    Le XIXé siècle fût celui de l'équilibre européen, du concert européen, où l'ensemble des affaires européennes est réglée par la conférence entre le grands, le congrès de vienne de 1815 avait par exemple permis aux puissances européennes de trouver un équilibre sur la base des rapports des forces. La première guerre mondiale débouche sur la création de la Société des Nations (SDN), le 10janvier 1920 premières expériences d'une organisation politique universelle. L'«idéal Wilsonien» (du nom du président américain woodrow, « père »de la SDN).21(*)

    Les différents acteurs, qui animent les relations internationales entretiennent entre eux des rapports des forces inégaux, pendant que certains acteurs sont puissants, d'autres sont faibles ; parmi les acteurs puissants, il y en a qui sont plus puissants que d'autres de même parmi les acteurs faibles il y en a qui sont plus faible que d'autres.

    Mais les raisons de cette situation de rapport de force sont à trouver dans les origines des conflits, en milieux de la 2è guerre mondiale ; La Guerre froide est marquée par plusieurs événements dont le plus importants sont ;

    La crise de l'Iran ou le gouvernement demande aux britanniques et soviétiques d'évacuer en décembre 1945 il est proclamé par le parti communiste la république d'Azerbaïdjan, ce qui amena l'américain à hausser le ton sur les russes ;

    La guerre civile qui éclate en Grèce en mai 1946 sur investigation de l'URSS, ainsi les monarchistes sont soutenus par les Britanniques ; tandis que les communistes sont soutenus par l'Albanie la Bulgarie de la yougoslave.

    La crise turque en août 1946 les soviétiques font une pression sur la Turquie pour revoir son régime de détroits, soutenues par la grande Bretagne et les américains la Turquie s'y oppose

    La crise Polonaise en janvier 1947, les américains et britanniques contestent les résultats des élections qui proclament victorieuse le parti communiste qui est soutenu par les russes

    La crise de Corée en 1949 dont une zone d'obédience soviétique au nord et une autre d'obédience occidentale du sud.

    La Crise de Cuba, ou l'hostilité américaine vis-à-vis de Fidel Castro qui dirige le cuba depuis 1959 rapproche Cuba et l'URSS.

    La crise Berlin l'éclosion de l'Allemagne en deux parties qui prennent très tôt une tendance soit soviétique ou occidentale

    La guerre a connue aussi une période de dégel caractérisée par plusieurs événements dont trois apparaissent comme les plus importants : la mort de Staline en 1953 l'arrivée de Khrouchtchev à tête du parti Boulganine à la tête du gouvernement, c'est ce couple quoi engagera la détente par un dialogue avec les États-Unis qui aboutit, la conférence de Genève de 1955 débattra des grandes questions mondiales dont la sécurité de l'Europe en général et de l'Allemagne en particulier et la tenue en 1956 de 20è congrès du parti communiste de l' Union Soviétique. On prônera la coexistence pacifique.

    Ainsi par la détente il faut entendre : l'amélioration des rapports entre les deux superpuissances( l'URSS et les USA) et ce en trois domaines, Militaire ; en limitant respectivement les champs nucléaires ainsi que sur le SALT1( strategic Arm Limitation Talk= négociation sur la limitation des armes stratégique) ; Politique ; ils se convinrent pour éviter un affrontement direct et irrémédiable cogérer les affaires internationales tout en respectant les zones d'influences de chacun et Economiques ; les USA et URSS se promettent d'entretenir des relations commerciales ainsi les américains accorderont la clause de la nation la plus favorisée à l'URSS.

    La guerre froide a connu aussi une autre période dite de guerre fraîche marquée des événements que voici ; la guerre de kippour, les américains reprochent au soviétiques d'avoir été au courant de l'attaque égyptienne contre Israël, l'expulsion en 1973 de l'écrivain américain Soljenitsyne de la Russie, remit en cause la clause de la nation la plus favorisée accordée à l'URSS.

    Bref l'ordre international né après la 2è Guerre Mondiale est influencé par les éléments qui venaient d'être traité ci haut, mais aussi influencé dans son organisation comme dans son fonctionnement par la décolonisation qui a favorisé l'émergence des pays du tiers monde.

    Ainsi est apparue sur le plan strictement africain ; la résolution hobbesienne des conflits. L'ordre en cours dans la plupart de pays africains ayant abrité des conflits est dans une large mesure « un ordre réaliste» plus précisément « un ordre de la puissance ».D'où l'expression « résolution hobbesienne des conflits qui vise à traduire l'importance des rapports de force dans les relations internationales africaines ; importance camouflée par les mythes de la palabre africaine et du discours diplomatique sur la fraternité.((*)22(*))

    Dans la réalité, la « kalachnikov » semble plus présente en Afrique que le baobab, ou l'arbre à palabre. La résolution des conflits peut être considérée comme une politique publique en ce sens qu'elle marque la prise en charge par le système international (universel ou régional), par des acteurs étatiques des désajustements par rapport à la paix considérée comme norme de vie publique internationale. La mise en oeuvre récente semble l'affirmer comme un lieu privilégié d'expression de politique, de puissance sur le plan interne et régional. La violence symbolique de l'idéologie philanthropique qui légitime la résolution des conflits est si forte qu'elle délégitime en partie toute lecture sociologique de ce qui se joue dans le maintien de la paix ou la prévention des conflits23(*)).

    Il en résulte un discours objectiviste qui prend pour argent comptant les prétentions affichées par les acteurs, apprécie les politiques de résolution de conflits en termes de réussite et de défaillances((*)24(*)), ou encore encourage la promotion de la paix. Le champ de la résolution des conflits renvoie à un espace social constitué par les relations de concurrence ou de complémentarité entre des acteurs en quête de définition de l'ordre dans une situation conflictuelle. Les enjeux sont pour partie symboliques en ce sens qu'ils concernent le crédit ou le discrédit des acteurs de la paix. D'où la recherche du prestige ou l'honneur par les états occidentaux à travers leur implication dans la résolution des conflits africains. L'institution qu'est devenu le « prix Nobel » est un indicateur de la valeur de l'enjeu de la résolution des conflits dans les relations internationale. Le discrédit est aussi possible, ainsi dans le cas des Nations Unies, lorsque leur impuissance s'est manifestée au début du génocide rwandais en 1994 du fait de son impuissance. Les enjeux peuvent aussi être d'ordre matériel, telle la déstabilisation d'une région au regard d'intérêts d'ordre géostratégiques (exemples de la médiation de l'Afrique du sud dans le conflit de la région des grand lacs, du président gabonais dans les conflits congolais).

    Mais signalons tout de même sur le plan interne, la résolution hobbesienne des conflits renvoi à la victoire d'une des parties au conflit, si l'on considère comme Sinnel, que «  la façon la plus simple et la plus radicale de passer de la guerre à la paix ; c'est la victoire (25(*)).

    Le nouvel ordre international est caractérisé par plusieurs éléments politiques dont les plus importants sont : le leadership mondial exercé par les Etats Unis, les leaderships régionaux exercées par l'Europe et la chine, le japon, l'émergence des pays de l'Asie comme la coré le Pakistan, l 'Inde, l'Irak et l'Iran et de pays de l'Amérique latine comme le brésil parmi les pays développés. Il repose d'une part sur la démocratie libérale, les droits des peuples à disposer d'eux-mêmes et les droits de l'homme considérés comme des valeurs fondamentales. Ces différents bouleversements font que le leadership mondial qui était jusque là exercée par les USA et l'union soviétique est exercé par seuls les états unis d'Amériques seul ; on est passé du système international bipolaire au système international mono polaire commandé par les états unis d'Amérique

    Le leadership européen s'exerce sur les pays africains, sur certains pays asiatiques et sur certains pays latino américains, c'est sans doute pour cela que le leadership est qualifié de régional. comme l' Europe la chine se démène pour participer à la gestion du système international ; elle dispose des deux atouts majeurs à savoir l volume de sa population ainsi que sa technologie , le japons n'est plus resté à l'écart de la course en réalisant des progrès énormes sur le plan économique , scientifique et technologique son leadership reste régional dans la mesure où il s'exerce essentiellement sur les pays africains, sur certains pays asiatique et sur certains pays latino-américains.(26(*))

    Ce nouvel ordre international est caractérisé également par l'émergence des pays asiatiques comme la Corée du nord, Corée du sud, l'Inde, le Pakistan, l'Iran et des pays latino américain comme le Brésil qui, sur le plan technologique, ont plus ou moins rejoint les pays européens.

    Sommes toutes, le Nouvel Ordre International repose sur certaines valeurs considérées comme fondamentales, il s'agit de la démocratie libérale, des droits des peuples à disposer d'eux-mêmes et des droits de l'homme d'une part, et d'autre part dans le fait que l'existence des problèmes dont la solution requiert la conjugaison des efforts de tous les pays, grâce à la coopération internationale sous forme de coopération Nord, Nord-Sud, Sud Sud et grâce à la promotion de la solidarité de la justice et de l'équité.

    CHAPITRE II

    CONSIDERATIONS POLITIQUES DE LA MISSION DES NATIONS UNIES

    A.ASPECT POLITIQUE DE L'ONU

    A. LE ROLE DES ORGANES

    1. L'ASSEMBLEE GENERALE

    C'est l'organe premier qui réunit tous les membres de l'organisation, chaque membre y envoie 5 représentants au maximum et dispose d'une voix lors des votes. Elle traduit en tout les cas le poids du nombre, avec comme contre partie une lourdeur certaine de fonctionnement.

    La procédure de vote selon que chaque état dispose d'une voix, l'art. 18 de la Charte fait une distinction entre les questions importantes telles de la paix, élection des membres non permanents du conseil de sécurité ainsi que d'autres questions ; les premières sont prises à la majorité qualifiée des deux tiers, les secondes à la majorité des membres présents votants. Mais la pratique du consensus permet aussi à une décision d'être adoptée dès qu'aucun Etat n'élève d'objections formelles. Sa compétence est reprise dans l'art 10 de la charte (27(*)). Mais elle peut aussi attirer l'attention du conseil de sécurité sur les situations dangereuses pour la paix. (Art 11§3), Développer la coopération dans les domaines politiques et économiques (art13). Mais surtout recommander les mesures propres à assurer l'ajustement pacifique de toute situation. (Art14). (28(*))

    L'Assemblée Générale joue plusieurs rôles selon la nature des questions à l'heure, bénéficiant d'une sorte de compétence générale pour tout le domaine d'activité de l'organisation. Certaines de ses attributions sont partagées avec d'autres organes des nations unies ; certaines autres attributions sont propres à elle, dont la plus importante est son pouvoir budgétaire et financier. Le rôle de l'assemblée, nous l'avons signalé dans le chapitre précédent, elle fonctionne en session dont la durée est difficile à fixer, car elle regroupe presque tous les Etats du monde placés sur le même pied d'égalité et où la liberté d'expression est considérée comme l'un des aspects essentiels de l'égalité des Etats membres. (29(*))

    Une des conséquences de l'allongement des sessions ordinaires est l'impossibilité pour les hommes politiques responsables de chaque Etats d'y participer activement, c'est ainsi qu'elle se trouve en grande partie entre les mains des diplomates et des techniciens.

    Elle est tout de même, dotée d'une sorte de compétence générale pour tous les domaines d'activité de l'organisation (art10). Le seul domaine où l'Assemblée dispose d'un pouvoir de décision est celui portant sur des questions de l'ordre du fonctionnement interne de l'organisation, élection des membres non permanents du conseil de sécurité, adoption des nouveaux Etats au sein de l'organisation, adoption du budget, désignation du secrétaire général et des magistrats de la cour international de justice (CIJ) etc.((*)112)

    C'est ainsi que dans son ouvrage la crise des Nations Unies Pierre de Sernacles déclare que : « l'assemblée étant parlementaire n'avait que des fonctions délibératives c'est une instance ou l'on discute et ou l'on formule des recommandations et l'on étudie les principes généraux de la coopération pour le maintien de la paix ».Mais la compétence cde l'Assemblée Générale est soumise à deux restriction :

    L'assemblé générale : ne devrait pas intervenir dans les domaines réserves. De même qu'elle : ne doit faire aucune recommandation sur un différend pour une situation tant que le conseil de sécurité l'examine à moins que le conseil de sécurité ne le lui demande art12§1.

    Dans l'exercice de cette compétence étendue, l'Assemblée Générale discute puis, recommande, mais ne saurait pas agir, les recommandations ne sont pas obligatoires, elle n'impose donc aucune obligation juridique à leurs destinataires.

    Par rapport au maintien de la paix et de la sécurité internationale, en application de l'Art 10, l'art 11§1 précise que l'assemblée peu créer une commission du genre commission de désarmement, ainsi que de l'agence internationale de l'énergie atomique.

    Par rapport à la coopération internationale ; l'Assemblée Générale dans le domaine politique a votée plusieurs résolutions en vue de promouvoir des relations amicales, pacifiques et de bon voisinage, tandis que dans le domaine juridique, elle encourage le développement progressif du droit international et sa codification.

    Sur le plan interne ; l'Assemblée Générale reçoit et étudie les rapports spéciaux lui adressé par le conseil de sécurité et par les autres organes des nations unies.

    Elle peut créer des organes subsidiaires Art 22. Elle examine, discute, et approuve le budget des Nations Unies et repartis les dépenses entre les états membres... elle admet les nouveaux membres sur recommandation du conseil de sécurité art 4

    Elle peut sur recommandation du conseil, suspendre un membre de l'exercice de ses droits et privilèges (art.5) l'exercice (art.6) ou suspendre son droit de veto (art.18) un Etat non membre peut adhérer au statut de la C.I.J (al.2 art.93)

    Elle participe, avec le conseil de sécurité à l'élection des 15 juges de la C.IJ.

    Elle nomme le secrétaire général sur recommandation du conseil de sécurité (art.97). Elle élit les membres non permanents du conseil de sécurité, les membres du conseil économique et social, et certains membres du conseil de tutelle (art85)((*)113)

    Aux prescrits des art10, 12 elle a un rôle plus administratif à l'égard des Etats membres en émettant des recommandations représentant l'appréciation collective des obligations d'un Etat membre.

    L'assemblée représentant un forum par excellence au sein duquel s'exprime la diplomatie multilatérale, comme la plupart des organes pléniers, l'assemblée s'est vue confiée par la charte des vastes pouvoirs de discussion, pouvoir encore élargir par l'interprétation stricte des limites imposées par l'art 12 de la charte. Mais au-delà d'un simple centre de discussion, l'Assemblée peut jouer véritablement un rôle d'influence sur le travail de l'organisation comme le révélait Pierre Marie Dupuy en 1993 le rôle délibératif et la compétence d'Etats si elles ont beaucoup perdus de leur vigueur a conservés leur utilité((*)1(*)14)

    La composition de l'Assemblée Générale rend la prise de décision difficile, mais son universalité lui permet de représenter toutes les tendances, de rendre compte de tous les intérêts ; elle dispose par ailleurs d'une compétence vaste qui lui permet d'être associé au Conseil de Sécurité.

    2. LE CONSEIL DE SECURITE

    En 1945, année de l'entrée en vigueur de la Charte des nations Unies, le Conseil de Sécurité comptait onze sièges dont cinq sièges permanents et six sièges non permanents. Au lendemain de la première vague de décolonisation qui entraîna la naissance d'un grand nombre d'Etats, le conseil de sécurité fût élargi en 1965 pour la seule et unique fois jusqu'à maintenant : quatre sièges non permanents y furent ajoutés et il compte donc actuellement quinze sièges. En raison du changement fondamental des réalités de la politique mondiale engendré par la fin du conflit Est-ouest et de la forte augmentation du nombre des membres de l'ONU, les discussions se multiplièrent au sujet d'un réajustement du nombre des membres du Conseil de Sécurité. Les participants de la conférence des pays non alignés de Jakarta en 1992 réclamèrent énergiquement une réforme du conseil de sécurité. Ensuite, l'Assemblée Générale adopta en 1993 la résolution 48/26 portant création d'un groupe de travail chargé d'examiner à la fois l'élargissement du Conseil de sécurité et une reforme de ses méthodes de travail, y compris la question du droit de veto, et de présenter des propositions. Ce groupe de travail étant ouvert à tous les états membres et fonctionnant selon le principe de consensus (décisions requérant l'approbation de tous les membres), les discussions se prolongèrent mais aucune décision ne fût prise.

    A l'origine le conseil de sécurité comprenait 11 membres dont 5 permanents à savoir la chine, la France, la Bretagne , l'Ex-URSS et les Etats-Unis d'Amérique vers les années 1963 sur base d'un amendement qui sera vigueur deux ans plus tard la composition passera à 15membres.

    Les 5 membres permanents qui disposent d'un droit de veto- et ils sont repris expressément dans la charte elle-même (art 23) et les membres non permanents sont élus pour deux ans par l'Assemblée Générale et renouvelés par moitié chaque année. Ils sont choisis en tenant compte de leurs contributions au maintien de la paix ainsi qu'une répartition géographique équitable. Il est organisé de manière à pouvoir exercer ses fonctions en permanence des Etats membres du conseil.30(*)

    Ainsi les places ou sièges réserves aux africains parmi les non permanents pour l'Afrique 3 sièges deux asiatiques, deux autres au groupe latino-américain deux à l'Europe occidentale et aux autres Etats socialiste et ce, avant sa disparition en 1991. L'Allemagne et le Japon considérant leurs puissances économiques conseil de sécurité pour obtenir un siège parmi les permanents alors que l'art.27 de la charte énonce que chaque Etat ou « Membres du conseil de sécurité » dispose d'une voix. Toute décision est prise par un vote positif de 09 membres parmi les 15 composants le conseil de sécurité, ces voix doivent comprendre celles de 5 membres permanents, sachant qu'une partie a un différend. Un droit de veto, voulu par les grandes puissances, peut donc être mis en difficulté par de ces 5 membres permanents du conseil de sécurité (1(*)15)

    Le conseil de sécurité est organisé de manière à exécuter ou exercer ses fonctions, il est aussi des attributions du conseil de sécurité portant sur la responsabilité principale du maintien de la paix (art.24).

    Jusqu'à présent, trois articles de la charte de l'ONU ont été modifié et l'un d'eux à deux reprises. En 1963, le nombres des membres du conseil de sécurité a été porté de onze à 15 (article 23 de la charte) et le nombre des membres du conseil dont le vote affirmatif est requis pour toutes les décisions autres que celles de procédure a été porté de sept à neuf y compris les cinq membres permanents (article 27 de la charte). En 1965, le nombre des membres du conseil Economique et social a été porté de dix-huit à vingt-sept et de vingt-sept à cinquante-quatre (article 61 de la charte des NU) en 1971.

    En 1963, les raisons qui justifiaient la modification de la composition du conseil de sécurité étaient toutes simples. D'abord, il fallait tenir compte de l'augmentation du nombre des membres de l'ONU et ses implications sur la formation du conseil de sécurité. Et d'autre part, on estimait que le renforcement de la présence des nouveaux Etats était un gage d'une plus grande efficacité du conseil de sécurité dans la mesure où la nouvelle configuration du système international faisait sentir le besoin d'impliquer d'avantage les nouveaux Etats indépendants aux problèmes que pose le maintien de la paix et de la sécurité internationale.

    Depuis cette date, la composition du conseil de sécurité est restée inchangée en dépit des événements venus bouleverser l'ordre ancien (chute du mur de Berlin, l'unification allemande, l'effondrement de l'union soviétique, l'émancipation de nouvelles démocraties, l'émergence de nouvelles puissances économiques, la fin de la guerre froide,...). C'est pourquoi la question d'un nouvel élargissement du conseil de sécurité trente ans après le remaniement de 1963 a été remise à l'ordre du jour de l'Assemblée Générale l'ONU.

    Par sa résolution 47/62 du 11 décembre 1992 `'Question de la représentation équitable au conseil de sécurité et l'augmentation de ses membres'', l'Assemblée Générale avait demandée au Secrétaire General des Nations Unies d'inviter les Etats membres à soumettre dans un délai de six mois des observations écrites sur une nouvelle révision de la composition du conseil de sécurité. Egalement en 1963, l'Assemblée Générale par sa résolution A/48/26 du 3 décembre, a mis en place un groupe de travail à composition illimitée chargé d'examiner tous les aspects de la question.

    Si maintenant on parle d'une reforme du conseil de sécurité et qu'on entame des négociations à ce sujet, l'intérêt pour le pays en voie de développement et pour l'Afrique particulièrement vise naturellement à acquérir sur lui une influence et un contrôle capables d'empêcher son instrumentalisation et politisation qui lui porte préjudice.

    Pour l'Afrique, la situation qui régnait au conseil de sécurité jusqu'à la fin des années quatre vingt était au fond beaucoup plus supportable que celle d'aujourd'hui. Du moment que les grandes puissances maintenaient contre eux. En revanche, au cours de ce dix dernières années, notamment depuis la fin de la guerre du golfe, le sentiment que le conseil sécurité est devenu un organe au service des pays occidentaux, les Etats-Unis d'Amérique en particulier, est plus fort que jamais. C'est pourquoi la question de la reforme du conseil de sécurité constitue une question importante pour l'Afrique compte tenu des nombreux enjeux politiques, stratégiques, diplomatiques qu'elle suscite.

    Et dans ce débat autour de la question de l'élargissement du conseil de sécurité, comment l'Afrique réagit-elle ? La position de l'Afrique renvoie à une autre interrogation : comment faire en sorte que les décisions du conseil de sécurité correspondent à une conception largement représentative et globale du mandat de l'ONU sur des questions importantes comme le maintien de la paix et de la sécurité internationales ? Pour les Etats africains, il faut une participation la plus large possible dans la prise des décisions du conseil de sécurité car ces dernières ne pourront s'assurer la légitimité et l'efficacité suffisante que si elles recueillent l'adhésion du plus grand nombre. Il faut donc ouvrir le conseil de sécurité à de nouveaux membres.

    Avec la fin de la guerre froide, le conseil de sécurité s'est libéré de la confrontation Est-ouest, autrement dit, cette confrontation est devenue moins systématique. Cette situation s'est largement traduite par le nombre réduit de l'utilisation du droit de veto par les membres permanents lors de l'adoption des résolutions. Mais cette confrontation Est-ouest a laissé la place à une opposition Nord-Sud.

    Ainsi, le conseil de sécurité peut faire participer à ses discussions mais sans un droit de veto, tout Etat membre des Nations Unies, mais non membres du conseil de sécurité, si celui-ci estime que les intérêts de ce nombre sont particulièrement affectés (art.31). C'est ainsi que tout Etat membre ou non des Nations Unies parti à un différend soumis au conseil de sécurité est convié à participer sans droit de vote aux discussions relatives à ce différend.

    Mais un état appelé à fournir des forces armées, en cas de recours à la force même s'il n'est pas membre, a le droit s'il désire d'y siéger et de voter, s'il échet de prendre certaines décisions quant à la l'emploi des contingents, armées (art.44)31(*))

    Aux prescrits de l'article 29, le conseil de sécurité peut créer des organes subsidiaires qu'il juge nécessaire à l'exercice de ses fonctions. En application de cet article, le conseil de sécurité a institué des commissions et des comités dont certains sont permanents((*)11832(*))

    Les comités permanents, qui conseille et assiste le conseil d'experts qui étudie le règlement intérieur et donne des avis au conseil de sécurité. A ce sujet, il étudie également des questions juridiques, ce comité réunit les 15 membres du conseil de sécurité, et le comité d'admission des nouveaux membres, ce comité examine les demandes d'Admission.

    Les commissions et les comités principaux, sont au nombre de trois :

    Le comité d'état-major, qui conseille et assiste le conseil de sécurité pour tout ce qui concerne les moyens d'ordre militaire nécessaire au conseil pour le maintien de la paix et de la sécurité internationale l'emploi et le commandement des forces mises à sa disposition (art.47)

    La commission de désarmement, qui quant à elle poursuit trois objectifs qui sont : la réglementation, la limitation et la réduction équitable de toutes les forces armées et de tous les armements l'élimination de toutes les principales armes de destructions massives. Enfin le contrôle international effectif de l'énergie atomique pour assurer l'interdiction des armes atomiques.

    Le comité des mesures coercitive qui conseille et assiste le conseil pour prendre des mesures coercitives contre un ou plusieurs Etats en cas de menace contre un risque ou rupture de la paix ou acte de régression (art.41, 42). (33(*))

    Les attributions du conseil de Sécurité figurent parmi les articles allant de 24 à 26 et aux chapitres 6 à 12. En effet, le Conseil comme tous les autres organes ne doivent que respecter le domaine réservé selon l'art.2 § 7 sauf en cas des mesures de correction inscrit au chapitre VII, autrement dit, le conseil est l'unique organe habilité à inscrire dans les affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un état. Lorsque le conseil prend des mesures coercitives conformément au chapitre VII.

    Dans tous les cas, le Conseil doit se conformer aux buts et principes des Nations - Unies. (art.24§ 2) pour ce faire, la Charte a prévu du Conseil de sécurité par l'Assemblée Générale :

    Attributions exclusives: L'action coercitive ou préventive en cas de menace contre la paix contre la rupture de la paix. L'exécution des arrêts de la Cour Internationale de Justice. L'approbation et le contrôle de la tutelle sur les zones stratégiques en collaboration avec le conseil de tutelle.

    Attributions concurrentes: Le maintien de la paix et la sécurité internationale Le règlement pacifique des différents La réglementation des armements, la demande des avis consultatifs à la cour international de justice.

    Attributions conjointe: Admission des nouveaux membres La suspension de l'exclusion des membres La nomination du secrétaire général la révision de la charte.

    3. LE CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

    Le Conseil économique et social est, aux termes de là Charte, l'organe principal de coordination des activités économiques et sociales de l'ONU et de ses organismes et Institutions spécialisées - qui constituent ce que l'on appelle «le système (ou la famille) des Nations Unies».

    Le Conseil économique et social comprend 54 membres élus pour trois ans. Il prend ses décisions à la majorité simple, chaque membre disposant d'une voix.

    Le Bureau du Conseil économique et social est élu par le Conseil au début de chaque session annuelle. Le rôle de ce bureau est de proposer un ordre du jour et d'organiser la session avec la collaboration du secrétariat des Nations Unies.

    Le Conseil économique et social est une assemblée constitutionnelle consultative placée auprès des pouvoirs publics. Par la représentation des principales activités économiques et sociales, le Conseil favorise la collaboration des différentes catégories professionnelles entre elles et assure leur participation à la politique économique et sociale du Gouvernement.

    Il examine et suggère les adaptations économiques ou sociales rendues nécessaires notamment par les techniques nouvelles. (Art. 1 - Ordonnance du 29 décembre 1958 relative au Conseil économique et social).

    Le Conseil économique et social s'inscrit dans un courant d'idées déjà ancien, favorable à une représentation organisée des forces économiques et sociales.

    Dès 1925, à la demande des syndicats ouvriers, une première assemblée est créée. L'idée sera reprise en 1946 dans la Constitution de l'IVème République, puis en 1958 par celle de la Vème qui crée l'actuel Conseil économique et social.

    Léon Jouhaux en est le premier président. Emile Roche lui succédera de 1954 à 1974. Après Gabriel Ventéjol, de 1974 à 1987, la présidence sera assurée pendant douze années par Jean Mattéoli, ancien ministre du Travail et de la Participation, et ancien président des Charbonnages de France. Depuis le 28 septembre 1999, le président du Conseil économique et social est Jacques Dermagne, ancien président du Conseil National du Commerce.

    Selon l'art 61 contenu dans le Chap. X il est compose de 54 membres élus par l'Assemblée Générale pour trois ans et renouvelé par tiers chaque année et se compose de 14 pour le groupe africain 6 pour le groupe asiatique 13 pour le groupe des pays occidentaux 9 pour les états latino - américain 6 pour les anciens pays socialistes, 4 pour le groupe moyen oriental et 2 pour divers états. Il siège deux fois par an Genève au New York.

    Pratiquement les cinq membres permanents du conseil de sécurité ont toujours été réélus jusqu'à présent pour les autres il y a application de la réparation géographique. Il est l'organe consultatif du fait des études et rapports sur les probablement économiques sociaux et de protection.

    Le Conseil économique et social tient généralement une session de fond de cinq semaines chaque année, une fois à New York et une fois à Genève, et au moins deux sessions d'organisation à New York. La session de fond comprend une réunion spéciale de haut niveau, à laquelle assistent des ministres et d'autres hauts fonctionnaires et où sont examinées les grandes questions économiques et sociales. Tout au long de l'année, les travaux du Conseil se déroulent dans des organes subsidiaires commissions et comités - qui se réunissent à intervalles réguliers et font rapport au Conseil.

    Les fonctions et pouvoirs du Conseil économique et social sont les suivants:

    Servir d'instance principale pour l'examen des questions économiques' et sociales internationales qui revêtent un caractère mondial ou interdisciplinaire et pour l'élaboration de recommandations pratiques sur ces questions à l'intention des Etats Membres et du système des Nations Unies dans son ensemble;

    Réaliser ou faire faire des études et des rapports et formuler des recommandations sur des questions internationales dans les domaines économique, social, culturel, éducatif, de la santé publique et dans d'autres domaines apparentés;

    Assurer le respect effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous; Convoquer des conférences internationales sur les questions qui relèvent de sa compétence et préparer des projets de convention pour les soumettre à l'Assemblée Générale;

    Conclure des accords avec les institutions spécialisées afin de définir leurs rapports avec l'ONU;

    Coordonner les activités des institutions spécialisées en ayant avec elles des consultations et en leur faisant des recommandations ainsi qu'à l'Assemblée Générale et aux Etats Membres de l'Organisation;

    Rendre des services aux Membres de l'Organisation avec l'approbation de l'Assemblée Générale, ou aux institutions spécialisées, sur leur demande; Consulter les organisations non gouvernementales intéressées sur les questions dont il s'occupe.

    Aux termes de la Charte, le Conseil économique et social peut consulter les organisations non gouvernementales qui s'occupent de questions relevant de sa compétence. Il reconnaît que ces organisations doivent pouvoir donner leurs points de vue et qu'elles ont souvent une expérience ou des connaissances particulières qui peuvent lui être utiles dans ses travaux.

    Plus de 1 500 organisations non gouvernementales sont dotées du statut consultatif

    Auprès du Conseil. Elles se classent en trois catégories: les organisations de la catégorie 1, qui s'intéressent à la plupart des activités du Conseil; les organisations de la catégorie II, qui sont particulièrement compétentes dans certains domaines; et les organisations figurant sur une liste en vue de consultations ponctuelles, qui peuvent à l'occasion être utiles au Conseil.

    Les organisations non gouvernementales dotées du statut consultatif peuvent envoyer des observateurs aux réunions publiques du Conseil et de ses organes subsidiaires et soumettre des communications écrites intéressant les travaux du Conseil. Elles peuvent aussi consulter le Secrétariat de l'ONU sur des sujets d'intérêt commun.

    Ce conseil économique est social est organisé comme suit de :

    Un Bureau qui est l'organe directeur du Conseil. Il est élu par l'assemblée lors de chaque renouvellement et à mi-mandat. Il est composé du Président et de 18 membres, soit un pour chacun des groupes de représentation.

    Le Président dirige les travaux du Conseil, Les 231 membres du Conseil se répartissent en 9 sections permanentes; chaque section comporte autant que possible au moins un représentant de chacun des groupes.

    Les différentes sections sont:

    La section des Affaires sociales,

    La section du Travail,

    La section des Economies régionales et de l'Aménagement du Territoire,

    La section du Cadre de vie,

    La section des finances

    La section des Relations extérieures,

    La section des Activités productives de la Recherche et de la Technologie,

    La section de l'Agriculture et de l'Alimentation,

    La section des questions économiques générales et de la conjoncture ;

    Les sections se réunissent chaque semaine et le Conseil se réunit également en assemblée plénière les deuxièmes et quatrième mardis et mercredis de chaque mois.

    La composition du conseil économique et social se présente de la manière suivante :

    Le Conseil économique et social comprend 231 conseillers répartis en 18 groupes de représentation. La durée de leur mandat est de 5 ans. Les modes de désignation de ces conseillers obéissent à des règles différentes.

    163 d'entre eux sont désignés par les organisations socioprofessionnelles dont :

    69 par les organisations syndicales représentatives des salariés du secteur public et du secteur privé,

    65 par les organisations professionnelles représentant les entreprises privées, industrielles, commerciales, artisanales et agricoles, et les professions libérales,

    19 par les organismes de la coopération et de la mutualité

    10 par les associations familiales,

    Les 68 autres conseillers sont nommés par le Gouvernement dont :

    17 sur proposition des organismes consultatifs compétents pour les représentants des entreprises publiques, de la vie associations et des Français établis hors de France,

    9 après consultation des organisations professionnelles les plus représentatives des départements, territoires et collectivités territoriales à statut particulier d'Outre-mer,

    2 au titre de l'épargne et du logement,

    40 parmi des personnalités qualifiées dans le domaine économique, social scientifique ou culturel.

    Aux 231 conseillers s'ajoutent 72 "membres de section" désignés par le Premier ministre pour deux ans et qui tiennent un rôle d'expert auprès de la section qui les accueille; il est procédé aux nominations par moitié chaque année.

    Chaque membre du conseil a une représentation et dispose d'une voix. Il prend ses décisions à la majorité des membres votant ses décisions ne sont pas obligatoires, il s'agit des recommandations, ainsi il se présente, quoique composé des Etats membre, le conseil économique, comme un organe essentiellement technique, dans la mesure où règne à son sein la règle de la majorité des membres présents et votant.

    Il est composé des commissions régionales des comités temporaires ou permanents, composes d'experts (comité des ONG) comité des ressources naturelles...) et de six commissions (droit de l'homme, population, statiques développement social, condition de la gestion des ressources naturelle du développement de la science et de la technologie et de la prévention criminel.

    Tandis que les commissions techniques ou membre de six traitent de toutes les questions autres que celle traites par les permanents commissions régionales travaillantes sur le modèle de la structure mère elles sont autorisées à soumettre des recommandations à tout gouvernement. Membre mais ne peuvent agir qu'avec le consenti ment de celui-ci (34(*)).

    Conformément aux art 62 et 63 de la charte des Nation Unies le Conseil économique et social peut faire ou provoquer des études et des rapports sur des questions internationaux dans les domaine économiques, de la culture intellectuelle et de l'éducation, de la santé publique (..), faire de recommandations préparer des projets de convention (...), convoquer des conférences internationaux coordonner activité des institutions spécialisées (...) Ses compétences sont donc très variées et très générales.

    L'ECOSOC se présente ainsi comme ayant pour mission de contrôler le respect par les états signataires du pacte relatif aux droits économiques, sociaux culturels venus compléter en 1976 a la déclaration universelle des droits de 1 'homme.

    Il ressort de tout ce qui précède que le Conseil Economique et social est investi d'une triple mission à savoir:

    Conseiller le Gouvernement et participer à l'élaboration de la politique économique et sociale ;

    Favoriser à travers sa composition (231 membres désignés par les organisations économiques et sociales ou nommés par le Gouvernement) le dialogue entre les catégories socioprofessionnelles dont les positions, différentes à l'origine, se rapprochent dans l'élaboration des propositions d'intérêt général;

    Contribuer à l'information des assemblées politiques. (35(*)) Le Gouvernement peut saisir le Conseil économique et social de toute question ou texte en matière économique ou sociale. Le Conseil économique et social peut également se saisir lui-même de toute question relevant de sa compétence. Tandis que les avis, rapports et études adoptés sont transmis au Premier ministre. Ils sont adressés aux deux assemblées du Parlement qui peuvent entendre les rapporteurs en commission et en séance publique.

    4. LES CONSEIL DE TUTELLE

    La création en 1945 du Conseil de tutelle s'inscrit dans la volonté de l'ONU de vouloir mettre fin à la colonisation. Les empires coloniaux (la France et la Grande Bretagne principalement) étaient farouchement opposés à sa création. Mais sous la pression de Franklin Delano Roosevelt, il fut intégré à la Charte des Nations unies.

    Il est l'organe principal pour la surveillance des territoires placés sous le régime international de tutelle en remplacement du système des mandats de la Société Des Nations (SDN). Aux termes du chapitre XIII, le conseil de tutelle est composé d'un nombre variable des membres y siègent en effet, autre les 5 permanents des Sécurité, un nombre de représentants d'état administrant des territoires sous tutelle, égal à celui de représentants d'états non administrant.

    Il a pour rôle, conjointement à l'Assemblée Générale sous laquelle il se trouve placé, de contrôler l'administration des territoires sous tutelle, en examinant les rapports faits par les puissances administrantes, en envoyant en outre des missions de visite dans ces territoires (36(*)).

    Il a pour rôle d'assister ces territoires dans leur évolution vers l'autonomie de l'indépendance. Il est composé des Etats-Unis, seule puissance à exercer quand il y a lieu une mission d'administration effective, la Russie, la grande Bretagne, la France et la chine, mais seuls les 4 premiers siègent la chine s'abstient généralement de prendre, part aux travaux du conseil.

    Le Conseil fut créé de manière à surveiller l'administration par d'autres États des territoires n'ayant pas encore acquis leur indépendance. Lors de sa création, onze territoires étaient administrés par sept États membres.

    Le rôle et le fonctionnement du Conseil de tutelle sont inscrits dans le chapitre 13 de la Charte des Nations unies

    Selon l'art 86 le conseil de tutelle comprend 3 catégories de membres:

    Les états chargés d'administrer les territoires sous tutelle

    Les membres permanents du Conseil de Sécurité qui n'administrent

    tutelles.

    Autant d'autres membres élus pour trois ans par l'Assemblée Générale qu'il est nécessaire pour les Nation Unies.

    Mais depuis 1994 par l'accession a l'indépendance du Paleas, le conseil n'a pas plus des cas et cela ne voudrait pas dire qu'il cesse d'exister mais seulement il ne comprend plus pour membres que ceux permanents au Conseil de Sécurité. .

    Depuis que le dernier territoire sous tutelle, les Palaos, a obtenu son indépendance en décembre 1994, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de mettre fin aux réunions annuelles du Conseil et de n'en avoir qu'au besoin (c'est-à-dire à la demande du Président du conseil ou de la majorité de ses membres, de l'Assemblée Générale ou encore du Conseil de sécurité) (37(*)).

    5. LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE

    La Cour internationale de Justice (CU), qui siège à La Hayek, est établie par l'art. 92 de la Charte des Nations unies: "La Cour internationale de Justice constitue l'organe judiciaire principal des Nations unies. Elle fonctionne conformément à un Statut établi sur la base du Statut de la Cour permanente de Justice internationale et annexé à la présente Charte dont il fait partie intégrante." Le français et l'anglais sont les deux seules langues officielles de la Cour internationale de justice.

    Il est le principal organe Judiciaire des Nations Unies, la Cour Internationale de Justice se compose de 15 membres (magistrats indépendants élus pour 9 ans et rééligibles à la fois par l'Assemblée Générale et le conseil de sécurité. Mais ces 15 juges qui en raison des impératifs de la fonction juridictionnelle, sont indépendants des Etats.

    Si un Etat n'a pas de juge de sa nationalité dans un litige auquel il est partie alors que l'autre Etat en a déjà dans la composition la cour peut alors designer ad hoc, mais dans tout le cas les juges sont puisés parmi les personnes jouissant de la plus haute considération morale et qui seraient susceptibles d'exercer dans leur pays respectif les plus hautes fonctions judiciaires ou sont des jury consultes notoire en matière du droit international.

    La principale tâche et de statuer sur les différends d'ordre juridique entre les états, Nations, elle ne peut de ce fait être saisie d'une affaire par l'action d'un particulier .Tous les états membres de L'ONU sont partie au statut de la Cour International de Justice Elle est compétente pour toucher les conflits juridiques et pour donner des avis consultatif en matière juridique.

    L'organisation de la cour se trouve dans Le statut de la CIJ qui est calqué sur celui de la Cour Permanente Internationale de Justice (CPJI). Il lui donne les instruments nécessaires pour appliquer le droit international, même si l'activité juridictionnelle de la CIJ reste tributaire du consentement des États.

    La CIJ est l'un des six organes principaux de l'ONU. Elle est son seul organe judiciaire, ce qui la rend souveraine dans son ordre juridique. Elle a compétence universelle, puisque tous les membres des Nations unies sont ipso facto parties à son statut. Les États n'appartenant pas à l'ONU peuvent devenir parties au Statut sous certaines conditions. C'est un organe permanent composé de 15 juges élus pour 9 ans par un double scrutin de l'Assemblée Générale et du Conseil de Sécurité. Pour être élu, un candidat doit obtenir la majorité absolue dans ces deux organes, les juges sont renouvelés par tiers, pour assurer une continuité de jurisprudence.

    La CIJ jouit de garanties d'indépendance, d'impartialité et de compétence :

    Principe d'indépendance: répartition géographique équitable des juges (Afrique: (3), Amérique latine: (2), Europe occidentale et Amérique du Nord: (5), Europe orientale: (2), Asie: (3) ; la Cour ne peut comprendre plus d'un ressortissant du même État). Une partie peut choisir un juge ad hoc quand l'autre partie compte un juge de sa nationalité au sein de la Cour.

    Principe de collégialité. En règle générale, la Cour exerce ses fonctions en séance plénière, mais depuis la réforme de 1975, il est possible de former des chambres d'au moins 3 membres. Les arrêts sont adoptés à la majorité des juges présents. Ils sont motivés, signés, avec possibilité d'opinion dissidente (désaccord sur le dispositif, c'est-à-dire l'exposé par laquelle la Cour tranche le différend) ou individuelle (désaccord sur la motivation de l'arrêt).

    Protection des magistrats: un membre de la Cour ne peut être relevé de sa fonction qu'au jugement unanime des autres membres.

    Impartialité: les membres de la Cour ne peuvent exercer aucune activité professionnelle annexe, et ne peuvent participer au règlement d'aucune affaire où ils sont antérieurement intervenus, à quelque titre que ce soit.

    Le statut de la CIJ est assez souple. Par exemple, les juges peuvent, après accord des parties, juger aussi bien en droit qu'en équité. Toutes ces garanties assurent une bonne administration de la justice.

    La compétence contentieuse s'exprime par le fait que, seuls les États ont qualité pour agir dans le cadre de la compétence contentieuse. Ni en 1921 ni en 1945, les États n'ont voulu limiter leur souveraineté en créant une juridiction obligatoire de règlement des conflits. La CIJ n'est compétente que lorsque les parties se soumettent à sa juridiction. Il y a 3 moyens d'y parvenir :

    Les deux parties concluent un compromis, convenant de soumettre leur différend à la Cour. Ce mode de saisine se rapproche assez du compromis d'arbitrage.

    Certains traités ou conventions comportent des clauses compromissoires énonçant que les litiges concernant l'interprétation ou l'application du traité devront être soumis à la CIJ. Exemples: le traité liant les États-Unis et le Nicaragua, ce qui a donné la célèbre décision Nicaragua c. États-Unis de 1986 (Activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci).

    Un État peut souscrire à une déclaration facultative de juridiction obligatoire (article 36-2 du Statut de la CIJ. Cette déclaration peut se faire purement et simplement, sous condition de réciprocité, ou pour un délai de réciprocité. Des réserves (excluant certains domaines de litiges) sont également possibles. Fin 1999, seuls 58 États sur 185 ont souscrit à une telle déclaration. La France, après avoir accepté la juridiction obligatoire en 1966 (assortie d'une réserve concernant la défense nationale, en particulier le nucléaire), a abrogé sa déclaration en 1973.

    La CIJ a la compétence de sa compétence: si un Etat soulève une exception préliminaire à l'examen du litige par la Cour, il appartient à celle-ci de juger si elle est compétente ou non. C'est ce qu'elle a fait dans une série d'arrêts de décembre 2004 opposant la Serbie Monténégro aux puissances qui l'avaient bombardée en 1999 : confirmant un premier arrêt rendu à cette date par lequel la République Fédérale de Yougoslavie demandait que des mesures conservatoires soient prises pour interrompre les bombardements contre son territoire, la Cour a estimée qu'elle n'était pas compétente pour se prononcer sur la question de la licéité de l'usage de la force contre la Serbie Monténégro au motif principal que ce pays n'était membre de l'ONU à la date où il a formé le recours.

    Une fois rendue, la décision est obligatoire pour les parties (art.59 du Statut, art.94 de la Charte). En cas de non-exécution par l'une des parties, le Conseil de sécurité peut être saisi par l'autre partie.

    Tandis que la compétence consultative de celle-ci, l'Assemblée et le Conseil de sécurité peuvent lui adresser des questions. Cette compétence s'étend aux autres organes et institutions de l'ONU (UNESCO, OIT, etc.), après accord de l'Assemblée. Les États, eux, sont exclus de la compétence consultative. Comme leur nom l'indique, les avis ne possèdent pas de portée obligatoire. Dans le cadre de cette procédure, la Cour peut décider souverainement qu'il n'est pas opportun qu'elle se prononce.

    Saisie par le Secrétaire Général des Nations Unies, Javier Pérez de Cuellar, la Cour s'est prononcée le 15 décembre 1989, sur le litige qui opposait l'Organisation des Nations Unies au Gouvernement roumain concernant le Rapporteur Spécial ONU sur les Droits de l'homme, Dumitru Mazilu. Les autorités roumaines ont alors contesté la juridiction de la Cour dans ce cas, affirmant que M. Mazilu était citoyen roumain et que l'État roumain avait toute la latitude de ne pas permettre à Monsieur Mazilu d'aller présenter son Rapport devant l'instance ONU. La Cour a rendu sa décision à l'unanimité en faveur de M. Mazilu qui devait jouir des privilèges et immunités conférés par l'article 22 de la Convention (38(*).)

    Dans une autre affaire, la Cour a rendu, le 9 juillet 2004, à la demande de l'Assemblée Générale, un avis consultatif retentissant sur les "conséquences juridiques de l'édification d'un mur dans le Territoire Palestinien occupé.

    La mission de la CIJ est "de régler conformément au droit international les différends qui lui sont soumis" (art.38 du Statut). Le droit applicable pour cela est:

    Les conventions internationales, soient générales, soit spéciales, établissant des règles expressément reconnues par les États en litige;

    La coutume internationale comme preuve d'une pratique générale, acceptée comme étant le droit;

    Les principes généraux de droit reconnus par les nations civilisées;

    Sous réserve de la disposition de l'article 59, les décisions judiciaires et la doctrine des publicistes les plus qualifiés des différentes nations, comme moyen auxiliaire de détermination des règles de droit.

    Les limites de l'action de la cour internationale de justice, Depuis 1945, la CU est restée impuissante en ce qui concerne les conflits majeurs entre États et par conséquent politiquement plus sensibles, faute de saisine volontaire par les États. Son action a donc été limitée aux conflits marginaux. La CU a même eu un rôle dissuasif, une fois saisie, amenant les États à s'entendre directement entre eux: ce fut le cas pour l'affaire Certaines terres à phosphates à Nauru (1993), opposant Nauru à l'Australie, qui vit finalement le désistement à l'instance des deux parties. Durant les années 1970, beaucoup d'États ont même refusé de comparaître devant la CU; d'autres ont retiré leur déclaration facultative de juridiction obligatoire après des décisions leur ayant été défavorables (France en 1974 après Essais nucléaires et États-Unis en 1986 après Activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci).

    La CIJ s'est même autolimitée pour ne pas se discréditer dans le cas d'affaires sensibles. Ainsi, elle a refusé de statuer au fond pour Essais nucléaires (Australie c. France et Nouvelle-Zélande c. France, 1986) et Sud-ouest africain (Ethiopie c. Afrique du Sud et Libéria c. Afrique du Sud, 1966). Devant les refus de comparution, elle a souvent adopté une position de retrait: elle jugeait qu'il n'y avait alors pas compétence, ou que l'affaire était devenue de fait sans objet.

    Tenant compte de la concurrence d'autres modes de règlement pacifique des différends;

    La CU n'est pas le seul moyen de règlement pacifique des différends mis à la disposition des États. L'art.33 de la Charte en précise un certain nombre:

    Les parties à tout différend dont la prolongation est susceptible de menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales doivent en rechercher la solution, avant tout, par voie de négociation, d'enquête, de médiation, de conciliation, d'arbitrage, le règlement judiciaire, de recours aux organismes ou accords régionaux, ou par d'autres moyens pacifiques de leur choix.

    La multiplication des instances judiciaires internationales vient également limiter le champ d'action de la CIJ. On peut citer le Tribunal international du droit de la mer, né de la Convention de Montego Bay de 1982, qui empiète directement sur les compétences de la CD en matière de délimitation maritime. La création en 1993 du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) puis en 1994 du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et en 2002 de la Cour pénale internationale (CPI) peuvent également introduire des conflits de compétence.

    Ces derniers sont donnés soit à la demande de l'Assemblée Générale ou de conseil de sécurité soit de tout autre organe ou institution spécialisée des Nations Unies, sous réserve de l'autorisation.

    Son rôle est celui repris art 94 de la charte, il existe deux procédures qui permettent de porter un différend devant la cour la première consiste à recourir à un protocole de soumission à la cour par l'ensemble de parties, la seconde concerne l'appliquer dans litige.

    Chaque Etat membre des Nations Unies s'engage à se conformer à la décision de la Cour Internationale de Justice dans tout litige auquel il est partie, dans le cas où un autre Etat en conflit ne satisfait pas aux obligations qui lui incombent en vertu d'arrêt de la cour, l'Etat lésé peut recourir au conseil de sécurité afin de décider des mesures pour faire exécuter l'arrêt.

    6. LE SECRÉTARIAT

    Il assure le suivi du travail de l'ONU il est présidé par un secrétaire général aux prescrits du chap. XIV, nommée par l'Assemblée Générale sur recommandation du conseil de sécurité, pour un mandat de 5 ans renouvelable, le plus haut fonctionnaire de l'ONU joue un rôle central, il assiste à l'assemblée, il met aussi en oeuvre les décisions de l'assemblée et le conseil.

    Outre ses fonctions administratives, il (secrétaire) prépare le budget l'enregistrement et la publication des traités, il a surtout un rôle politique notable par son pouvoir de saisir le conseil de sécurité de toute affaire compromettant la paix et la sécurité internationale (art 99) Il peut aussi être chargé des fonctions diplomatiques par un des principaux de l'ONU (art 98).dans le règlement politique des différend en facilitant par sa médiation une solution négociée.

    Les attributions ne sont pas clairement énumérées, ce n'est que la pratique qui permet de savoir jusqu'où le secrétaire général peut aller en fait la charte lui même lui reconnaît le pouvoir d'appréciation de toutes situations qui pourraient troubler l'ordre public, la paix et la sécurité internationale, il peut jouer un rôle important pour le maintien de paix (39(*))

    Le secrétariat est organisé en plusieurs départements qui traite respectivement des affaires politique, juridique, financière, économiques de communication avec le public et des rapports avec le conseil de sécurité.

    Il est nommé pour 5ans par l'Assemblé Générale sur recommandation du conseil de sécurité, il doit notamment faire l'unanimité parmi les 5 membres permanents du conseil de sécurité. Il Nomme le personnel de N-U en tenant compte des critères de compétence et de critère de nationalité afin d'assurer une représentation géographique équilibré des différents états membres au sein du secrétariat. Les fonctionnaires de l'ONU ne sont responsables que devant l'organisation, ils ne peuvent ni solliciter ni n'accepter d'instruction d'aucun gouvernement ni d'aucune autorité extérieure.

    Tous les organes étudiés ci haut, sont ceux au sein desquels se définit le sort de l'humanité toute entière et de l'avenir même de l'Organisation des Nations unies. Mais quel est alors le rôle que l'Etat joue au sein des organes? Quel apport présente -t-il dans le fonctionnement des Nations Unies?

    B. LE ROLE POLITIQUE DES ETATS DANS LES ORGANES

    L'ONU n'est pas seulement comme toute organisation internationale « une association des états constitué par un traité et possédant une personnalité juridique distincte de celle des états membres» selon une définition classique donnée par Sir Gerald. Fit émaurice. De part sa composition et sa vocation, elle constitue un système propre qui une personnalité juridique objective.

    L'organisation des Nations Unies est une organisation des états dont les organes principaux sont la plupart composés des représentants des Etats. La charte, ne s'est pas inspirée du principe d'universalité dans ce sens que l'admission des nouveaux membres est soumise à une série des conditions de fond et de forme. L'ONU avait pour fondement et raison d'être l'Etat Nation. Or les structures étatiques sont battues en brèche par l'expansion de la civilisation industrielle, par la transnationalisation des rapports économiques (40(*)).

    Selon le droit international classique, seul les Etats avaient une personnalité juridique internationale c'est-à-dire, la capacité reconnue d'accomplir les actes juridiques nécessaires à leurs relations internationale. Avec le progrès du droit; manifesté par l'intensification des relations internationales, cette capacité a été étendue dans une certaine mesure, aux individus et aux groupements, qu'ils s'agissent des groupements privés ou des groupements d'Etats, c'est ainsi qu'il serait indiqué d'examiner la situation des Etats dans les organes entant que tel et aussi en tant que représentant de l'organe qu'ils représentent.

    Ainsi dans le cadre du maintien de la paix et de la sécurité internationale, qui est l'un de buts principaux des Nations Unies en 1945, .Il a paru essentiel plus efficace que celui de la Société Des Nations (SDN) et l'idée étant alors une agression perpétuée contre un Etat membre des Nations Unies soit considérée une agression contre la paix internationale et qu'elle devienne ainsi l'affaire de tous les Etats. Donc l'Etat n'est plus un membre des Nations Unies mais plutôt le représentant des Nations Unies dans la mesure où sa sécurité engendre celle des Nations Unies et son insécurité, aussi (41(*))

    .

    1. HIÉRARCHIE DES ETATS

    Ce titre semble vider plusieurs principes du droit international dont le plus concerné sous cet énoncé est le principe de l'égalité des Etats énoncé dans le contenu de l'art 1 § 1.

    « L'organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses membres, il s'agit au fait de protéger les relations amicales et de coopérations entre les Etats. ».

    L'Egalité souveraine des Etats signifie qu'ils ont tous les mêmes droits et obligations internationaux. Mais il faudrait in Limine litis préciser que certains membres du conseil de sécurité bénéficient d'un droit de veto et d'autres non.

    Du principe d'égalité souveraine des Etats, ressort des éléments suivants:

    Les Etats sont juridiquement égaux Chaque Etat jouit des droits inhérent~ à la pleine souveraineté .Chaque Etat à le devoir de respecter la personnalité des autres Etats.

    L'intégrité territoriale et l'indépendance politique sont inviolables, Chaque Etat a le devoir de choisir et de développer librement son système politique, social, chaque Etat à le devoir de s'acquitter pleinement et de bonne foi de ses obligations internationales et de vivre en paix avec les autres.

    L'égalité ainsi définie est en réalité une égalité formelle reconnue à toute collectivité humaine répondant à la qualification d'Etat souverain.

    L'exception à ce principe et que quelques discriminations raisonnables soient acceptées. En l'occurrence le droit de veto au Conseil de Sécurité en faveur des membres permanents se justifiant par des responsabilités ou des charges particulières qu'elles assument tant dans la sauvegarde de la paix et de la sécurité internationale que dans d'autres cas, tel le vote avec pondération appliqué dans les organisation économiques et financière.

    La Charte établit une distinction entre les membres originaires de l'organisation et les membres admis, les premiers sont ceux qui ont ratifiés la charte après la conférence de San Francisco les derniers sont ceux ayant adhéré après 1942, aux prescrits des articles 2 et 3 de la charte, la différenciation de deux types d'Etats ressort clairement.

    L'égalité de droit n'est pas à confondre avec l'égalité de fait les Etats et les peuples ne sont jamais égaux en fait, étant différents les uns des autres par leur territoire, leurs ressources économiques, leur civilisations, leurs puissances militaire, etc. Les cinq membres permanents sont les irréductibles «Grands» en opposition aux petites puissances membres non permanents. Il s'agit par ailleurs des grandes puissances victorieuses aux termes de la 2ème Guerre Mondiale qui ont déployé leur stratégie et leur politique à l'Echelle planétaire leurs armées ont convergées sur l'Allemagne le Japon. Mais leur marche s'est étendue sur tous les continents et leur victoire concerne l'ensemble des relations internationales. Elles entendent établir une paix durable, dans le monde entier, un ordre cohérent favorable au déploiement de leurs intérêts économiques de leur sécurité politique.

    Ces Etats, quelque soit leurs situation ou leurs position, ou leurs place dans les relations internationales, quelle est alors leur rôle dans les organes des Nations Unies, dans la mesure où cette catégories est constitué des Etats qui régulent les relations entre les différents organes qui composent l'édifice des Nations Unies.

    2. ROLE DES ETATS PROPREMENT DIT

    Les Etats se trouvent de plus en plus confrontés à la concurrence d'autres acteurs et de phénomènes de la vie internationales défiant ainsi l'ordre étatique mieux interétatique dans la mesure où il n'existe pas d'entité supérieure aux Etats, ni d'entité susceptible de les contraindre.

    Une distinction plus opérationnelle serait fondée sur l'opposition entre des « Organes interétatiques » où les Etats sont représentés en tant que tel pour faire prévaloir leur logique d'Etat et certains organes intègres qui sont composé d'individus statutairement dépouillé de toute allégeance nationale, même si les décisions collectives de ces organes sont des décisions de l'organisation, par une sorte de transmutation faisant émerger l'international à partir d'une alchimie interétatique (42(*)).

    Ainsi le dédoublement fonctionnel des Etats réside dans le fait que les Etats sont d'une part représentés dans divers organes comme des Etats souverains et égaux parmi eux et ce indépendamment de tout critère historique, économique etc., d'autres part, comme des membres d'organes (Conseil de sécurité) ainsi la représentation permanente est obligatoire pour les membres du conseil de sécurité et non aux autres états considérés comme acteurs souverain du droit international.

    Les personnes qui sont déléguées par leur gouvernement au sein d'un organe ou d'une organisation, sont considérées dans leur ensemble comme constituant une « délégation ».Les représentations permanentes installés à New York pour représenter les Etats auprès de l'organisation en particulier auprès du conseil de sécurité, sont au fait des véritables ambassades compose généralement de diplomates professionnels (43(*)).

    Les Etats qui siègent au sein du conseil de sécurité le fait en raison de leur appartenance à un groupe qu'il représenterait, mais parce que leurs compétences leur permettent d'exercer un rôle dans le maintien de la paix et de la 'sécurité internationale à travers l'organisation des Nations Unies.

    Quelle est alors la volonté politique des Etats dans le fonctionnement des Nations Unies, au travers les organes auxquels ils sont membres, dans la mesures les apports varient par rapport à soit à la puissance, à l'économie, civilisation de l'état.

    3. LA VOLONTE POLITIQUE DES ETATS DANS LE FONCTIONNEMENT DES NATIONS UNIES.

    Le système de la Charte reposant sur la responsabilité principale des grandes puissances s'est trouvé à l'origine bloquée par l'affrontement entre les deux blocs. Portant sur les intérêts stratégiques (défense de deux zones d'influence en Europe) idéologiques puis institutionnels après la 2ème guerre Mondiale ce que reconnut Tocqueville en 1934 dans son origine « De la démocratie en Afrique ». Il y a aujourd'hui sur la terre deux grands peuples qui, partis de pants différents, semblent s'avancer vers le même but: ce sont des Russes et les anglo-américains ils se sont placés tout à coup au premier rang des nations et le monde appris presque en même temps leurs naissance et leur grandeur..... (44(*))

    Ainsi vers 1945, un nouveau système international apparaît dominé par deux grandes nations, derrière lesquelles se rangent tous les autres Etats qu'ils s'agissent des petites et moyennes puissances il s'agit des Etats- Unis, jeune puissances universelle et l'URSS, ancienne puissance, continentale. De là, une émergence de deux zones d'influence ne tardera pas à apparaître, comprenant aussi la Turquie et le Pacifique (zone d'influence occidentale) et l'Europe centrale et Orientale, en s'étendant aux Balkans, en Azerbaïdjan et en Chine, (zone d'influence soviétique). L'Europe se trouvera à la fin de la seconde guerre mondiale, le monde et plus particulièrement l'Europe, est déjà partagé.

    La volonté politique des Etats demeure, celle du bloc auquel a appartenu l'Etat, dans le fonctionnement des Nations Unies solidaire face aux intérêts des blocs, en danger et réservé face aux participations dans les OMP qui n'ont pas d'impact direct avec le bloc. Toute fois, dans le système actuel, les Etats se définissent plus par rapport non seulement de leur alignement, mais surtout au fait de leurs électeurs pour le siège au conseil de sécurité ou dans d'autres organes des Nations Unies.

    La Charte impose aux Etats membres de s'abstenir de recourir à la force (art2§4) et de régler leur différend par des moyens pacifiques mais elle charge le conseil de sécurité représentatif des grandes puissances de la responsabilité du maintien de la paix. Mais pour tenir compte des petites puissances, elle laisse à l'Assemblée Générale un rôle subsidiaire .Le respect de tous ces principes ou leur violation détermine la volonté des Etats, tant dans l'instauration de la paix que dans la lutte contre l'insécurité internationale.

    La volonté politique des Etats se trouve contenu dans les trois principes qui déterminent les rapports entre les Etats; Il s'agit de :

    A. LE PRINCIPE DE LA SOUVERENETE DES ETATS

    La souveraineté est le pouvoir exclusif reconnu à un Etat dans les relations internationales, d'exprimer juridiquement l'existence et le besoin de conservation d'une nation, et d'exercer les compétences qui permettent, en ce qui le concerne, l'établissement et le maintien de ces relations. Comme le définit Charles Chaumont, dans son ouvrage l'ONU.

    Dans l'ordre international, les Etats sont en principe souverain et égaux indépendant les uns des autres et tenus au respect de leur souveraineté respective, ainsi que le traduit le droit de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats dans la mesure où ce principe est posé par la Charte des Nations Unies (art2 § 1) où il est d'ailleurs exprimé de manière ambiguë (Egalité souveraine) emprunté à la déclaration Anglo - Russo -Américaine de 1943.

    La souveraineté des Etats membres n'implique nullement pas le pouvoir discrétionnaire de ceux-ci. Ils sont liés par toutes les obligations juridiques contenus dans la Charte. En outre, sans qu'il s'agisse d'un système fédéral, l'ONU s'inspire de certains mécanismes, dans la mesure où les décisions sont adoptées à la majorité et n'ont pas besoin pour être ratifiée par les Etats membres.

    La souveraineté tel que conçue par les Nations Unies apparaît davantage comme un concept politique que comme un concept juridique: elle est surtout un mode d'affirmation des petites et moyennes puissances à l'égard des grandes, des Etats en voie de développement à l'égard des Etats développés. Cette souveraineté se présente comme un moyen pour les Etats de retrouver au sein de l'organisation le symbole d'une indépendance peu inscrite dans la réalité internationale et l'ONU n'est guère que la somme des Etats qui la composent.

    La souveraineté est un principe qui permet alors aux Etats à trouver leurs propres problèmes à la manière qui semble la mieux indiquée à eux et ce indépendamment de toute intervention étrangère. Mais quels en sont alors les contours?

    B. LA COMPETENCE RESERVEE DES ETATS

    La compétence réservée est celle qui s'applique à l'ensemble des questions que le droit international reconnaît comme relevant exclusivement de la souveraineté intérieure de l'Etat. Il s'agit là d'un domaine qui se situe en dehors du champ d'application des règles du droit international. Il en est de même principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes formulés à l'article 1 de deux pactes internationaux relatifs aux droits civiques, politiques et aux droits économiques Aucune puissance étrangère ne peut empêcher par des moyens prescrit, un peuple dans la détermination de son système politique etc. Dans les droits découlant des indéfendable, ni de choisir librement ses gouvernants (45(*)).

    Ce principe est aussi appelé le principe de non immixtion, principe de non ingérence dans les affaires intérieures d'autres Etats. La déclaration l'a ainsi formulé: le devoir de ne pas intervenir dans les affaires relevant de la compétence nationale d'un Etat, conformément à la charte.

    La charte des Nations Unies reprenant, en l'altérant d'ailleurs, une disposition du pacte de la société des nations, a sur proposition américaine adopté cette nation de domine réservée pour les Etats membres (art 2§7). Ce principe de la charte présente deux insuffisances qui le rendent politique au lieu de lui conserver sa nature juridique, d'une part il a un contenu qui n'est pas défini et l'autorité chargé d'en décider l'application n'est pas précise, et ce vers 1946 il s'est révélé des difficultés fondamentales ayant empêchés ce principe de s'appliquer effectivement, la nature Essentiellement nationale de certaines questions ne s'impose pas avec clarté d'autre part.

    Ainsi, les Etats d'une part et l'organisation de l'autre côté ont respectivement revendiqués le pouvoir de procéder à la détermination de ces questions, chaque fois qu'une telle question est examinée par les Nations Unies, un Etat peut considérer une affaire comme relevant de son Etat, ce que peut lui contester l'organisation.

    Ce qui ramène, les Etats les plus fervents à reconnaître la compétence de l'organisation lorsque leurs intérêts ne sont pas enjeu, ces mêmes Etats sont parfois, les premiers à évoquer le principe du domaine réservé dès que les leurs intérêts sont en cause, ce qui rend cette notion politique car dépendant uniquement des tendances politiques de la majorité existant au sein des organes des Nations Unies.

    Cette attitude est loin de militer pour l'égalité des Etats au sein des organes, cette égalité quelle est-elle?

    C. L'EGALITE DES ETATS

    Tous les Etats ont droit à l'égalité dans leurs relations avec les autres Etats du fait qu'ils possèdent tous une capacité juridique égale. Ils ont tous le droit de devenir titulaires des droits et d'obligations aucune considération à caractère politique, économique, racial, historique géographique ou autre ne peut diminuer la capacité juridique d'un Etat.

    La charte affirme le principe de l'égalité juridique en même temps que celui de la souveraineté des Etats (art 2§1) et y ajoute celui de l'égalité des droits des peuples (art 1,2) l'égalité des droits ne sont pas à confondre avec les l'égalité de fait dans la mesure où les Etats et les peuples ne sont jamais égaux en faits, étant différents les uns des autres par leur territoire, leurs ressources économiques, leurs civilisations, leurs puissance militaire etc. Un des problèmes fondamentaux de toute organisation internationale et en particulier l'ONU, est de déterminer si et comment l'inévitable inégalité de fait des Etats peut se traduire en une inégalité des droits au sein de l'organisation.

    Autrement dit si le principe fondamental et général de l'égalité juridique dont la consolation est un des progrès de la société internationale peut se concilier avec des inégalités juridique tant posé le système de la charte a essayé de réaliser un équilibre entre les grandes puissances et les petites puissances, qui s'expriment non pas par une répartition entre les unes et les autres fondée sur les différences des structures et des fonctions des divers organes des Nations Unies.

    Le pouvoir théoriquement considérable dont disposent les grandes puissances au sein du conseil est compensé par la clause de compétence générale dont bénéfice l'Assemblée Générale. Les petites puissances, en leur majorité sont maîtrise de la coopération politique, économique, des questions financières des questions juridiques et du personnel du secrétariat. Tan disque les grandes puissances sont maîtres de la guerre et de la paix. L'effondrement du bloc soviétique a consacré l'existence d'une seule super puissance: les USA d'où l'apparition d'autres rivalités entre les Etats Unis contre les Etats de l'union européenne; ces derniers majoritaires au sein de l'Assemble générale considèrent le conseil de sécurité dans son organisation actuelle comme une simple annexe du G8. D'autant plus que si les revendications de l'Allemagne et du japon, d'accéder à la qualité des membres permanents étaient entendues.

    Le conseil de sécurité qui est l'organe qui regorge à son sein les grandes puissances qui sont maître de la paix et de la guerre, cet organe est celui qui décide dans le cadre du maintien de la paix et de la sécurité internationale, quels sont les préalables politiques qu'il présente dans l'application du chap. VII.

    II. PREALABLE POLITIQUE DE L'AP·PLICATION DU CHAP. VII

    Aux termes de la charte la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale revient au conseil de sécurité (art 24) dans le règlement pacifique des différends, l'action du conseil est essentiellement médiatrice, donc fondée sur la suggestion et la persuasion. Mais le conseil de sécurité est très limité par le privilège du veto accordé aux 5 membres permanents en ce sens qu'il lui est impossible de réprimer une agression dès lors qu'elle est le fait de l'un des « grands» ou d'un membre que l'un des permanents soutient. Ce qui traduit l'intention des vainqueurs de présider à l'établissement et à l'évolution des structures internationales de l'après guerre.

    Si l'ONU a soixante ans, l'idée d'une instance internationale de régulation des relations entre les pays est plus ancienne. En 1919, lors de la conférence de Versailles, la Société Des Nations (SDN) a ainsi été créée, sous l'influence du président américain Wilson. L'objectif est celui d'une régulation des relations internationales et d'un nouvel ordre en théorie fondé sur la paix. La Société Des Nations (SDN), à la fois juge de paix et gendarme, consacre la prépondérance des vainqueurs de la Première Guerre mondiale, Elle se révèle incapable de jouer son rôle dès la crise de 1923, quand la France occupe la Ruhr, et durant les années 1930 : face aux menées de l'Allemagne nazie et de l'Italie fasciste, la Société Des Nations (SDN) est incapable d'agir. La Deuxième Guerre mondiale sonne le glas de cette institution moribonde.

    La création de l'ONU, en 1945, correspond à des objectifs similaires. Le contexte a changé, les vainqueurs aussi. La nouvelle institution consacre les nouveaux rapports de forces mondiaux en donnant une large place aux vainqueurs: États-Unis, URSS, Chine, Grande-Bretagne et France. Comme en 1919, les objectifs officiels de l'ONU sont la paix entre les États et un nouvel ordre international. Une Assemblée générale composée de tous les pays membres est instaurée. Les décisions sont prises à la majorité des deux tiers, et non plus à l'unanimité comme dans la Société Des Nations (SDN), dans le souci d'une meilleure efficacité. Un Conseil de sécurité de quinze membres, dont les cinq permanents disposant du droit de veto, gère les affaires courantes.

    L'ONU est pourtant très vite paralysée par le contexte de la guerre froide, qui divise le Conseil de sécurité. Il est polarisé, tout comme l'Assemblée Générale, par l'opposition entre les deux grandes puissances de la guerre froide, États-Unis et URSS. Dans cet affrontement, les petites nations, dont les droits sont censés être garantis par l'ONU, n'ont guère voix au chapitre. La charte des Nations unies, tout comme l'étaient les positions de 'la Société Des Nations (SDN), est ouvertement bafouée par les pays membres. Elle n'est d'ailleurs pas exempte de contradiction et d'ambiguïtés, proclamant ainsi le droit à l'autodétermination des peuples, alors même qu'un régime de tutelle pour les peuples colonisés est prévu par l'article 86. Une importante bureaucratie onusienne se met en place, au sein de laquelle les pays les plus influents se taillent la part du lion. La possibilité d'un traitement pacifique des guerres au sein de l'Assemblée Générale reste illusoire, alors que les conflits liés à la guerre froide se multiplient.

    Le 8 février 1958, l'aviation française bombarde le village tunisien de Sakièh Sidi Youssef où se sont installés des combattants de l'indépendance algérienne. Habib Bourguiba saisit alors l'ONU. Entre temps, les représentants du FLN à l'ONU s'activent pour obtenir la reconnaissance internationale de leur combat et obliger le gouvernement français à une solution négociée. Les dirigeants français sont en porte-à-faux: comment continuer à qualifier de terroriste une organisation, le FLN, dont les membres sont reçus et écoutés dans des instances aussi officielles que l'ONU? A contrario, quelques apnées plus tard, le peuple vietnamien est laissé dans la « tragique solitude» dont parlait Ernesto Che Guevara face à l'impérialisme états-unien, et il doit combattre sans autre soutien que celui des peuples.

    L'ONU a ainsi pu, dans certaines occasions, être utilisée comme une tribune anticolonialiste, mais uniquement en fonction des rapports de forces internationaux. La politique de reconnaissance internationale du FLN est suivie par celle de l'OLP, avec le célèbre discours de Yasser Arafat devant l'Assemblée Générale en 1974, ou par celle de l'ANC d'Afrique du Sud. Avec la décolonisation, le nombre de pays membres est passé de 51 en 1945 à 117 en 1965. La constitution du mouvement des non-alignés, en 1961, permet l'émergence d'un groupe de pression conséquent en faveur de la décolonisation. Les pays du tiers monde sont majoritaires à l'Assemblée Générale et font adopter, en 1960, une résolution qui reconnaît la légitimité des luttes de libération nationale. Pourtant, l'opposition d'une grande puissance peut bloquer toute adoption, ou toute application d'une résolution. C'est le cas en ce qui concerne les résolutions concernant l'occupation par Israël des territoires palestiniens, jamais respectées en raison du soutien des États-Unis.

    L'ONU n'aura jamais été un facteur de démocratisation des relations internationales, ni une garantie pour la paix et la justice. Les États-Unis essayent pourtant aujourd'hui autant que possible de la contourner, parce qu'elle correspond à un monde bipolaire voire multipolaire hérité de la Seconde Guerre mondiale. L'offensive de l'impérialisme « étasunien » est telle que même cette institution est considérée comme un obstacle à son hégémonie. Elle a pourtant été souvent docile, au point de s'opposer à la guerre en Irak puis de voter quelques mois plutard, une résolution reconnaissant l'occupation états-unienne (46(*))

    A. LA PERMANANCE ET LES FONCTIONS DES MEMBRES PERMANENTS

    La participation en tant que membre permanent est au cours des débats l'acceptation des candidatures de L'Allemagne et du japon a poussée d'autres délégations à réclamer à leur tour un siège permanent. Les caractéristiques principales, celle qui les distingue des autres organes membres du conseil de sécurité sont la permanence de leurs présences au sein du conseil, le droit du veto dont ils disposent.

    1. PARTICIPATION PERMANENTE AUX TRAVAUX

    La permanence de leur participation est un élément central du statut des membres permanent comme le souligne le Prof. Bailley « the délégation of true permanent membres have its been aid to acquière substantiel expérience of the work of the Council ans this a considérable but of understimated benefit of permanent membership. » Cette permanence ne se limite pas seulement à la participation continue aux travaux du conseil (47(*)).

    Ainsi, l'élément essentiel pour les permanents est plutôt l'absence de l'obligation de se soumettre aux suffrages des autres membres de l'organisation alors que tous les membres non permanents c'est l'élection qui est un élément caractéristique l'absence du candidat électif ne signifie pas absence du caractère représentatif, la nature organique du conseil de sécurité fait que ce dernier tire sa légitimité de la charte, car les membres permanent sont désigné non seulement par référence à leur position historique, mais aussi par rapport à leur fonction au sein du Conseil de Sécurité.

    2 LA FONCTION

    Si les membres non permanents sont évoqués en relation avec la représentativité du conseil, la présence du membre permanent est généralement liée à la nécessité de refléter les réalités politiques et économiques, est celle d'assurer le plus lourd fardeau du maintien de la paix et de la sécurité internationale, comme le souligne JEAN Combacau que la qualité du membre permanent repose sur la responsabilisation d'avantages que sur la représentativité.

    Parce que les Etats sont des organes primaires de l'organisation et qu'ils peuvent à travers leurs organes propres, agir seul sur la sécurité internationale, les fondateurs des Nations Unies ont accepté la création des sujets permanents pour s'assurer de la participation des puissances sans lesquels la nouvelle organisation n'aurait été qu'une coquille vide.

    La présence des membres permanents au sein du conseil de sécurité garantie par ailleurs à l'organisation, les moyens des ses actions ils représentent le supra politique, financier, sans lequel aucune action ne peut être engagée.

    3. LE VETO

    L'art 27§.3 de la charte permet à chaque Etat membre permanent d'empêcher l'adoption de toute décision autre que la procédure négociée par les puissances lors de la conférence de Yalta, le mécanisme de veto a été le prix à payer par l'ensemble de ses membres de l'organisation pour la participation des grandes puissances.

    Le droit de veto (en latin «je m'oppose ») est un privilège qui n'est toute fois pas sans contre partie, les membres permanents insistent fréquemment sur la responsabilité accrue qu'ils assument aux travers les financements d'OMP, l'usage du droit de veto ne se fait qu'à un certain prix politique.

    Avant de clore ce point, signalons en passant que les membres permanents son désignés nommément par la charte et aucun critère n'est donné pour déterminer les caractéristiques, la position des actuels membres se justifie aisément en fonctions des circonstances historiques qui prévalaient au lendemain de la 2è guerre mondiale et semble impossible de dégager les caractères commun qui fonde la position des missions permanentes des ces 5 états.

    OBJECTIF DU VETO

    Durant la guerre froide la nécessité de prévenir un affrontement entre deux systèmes économiques et sociaux des différents secteur de justification d'un membre permanent, la superficie du territoire, la taille de la population ,la force de l'économie sont autant des critères avancé par des délégations pour déterminer les candidats à un siège permanent .S'ils ne sont pas négligeables ,ces critères ne permettent pas cependant à déterminer clairement le candidat, tout d'abord bien qu'apparemment objectif ; Ils donnent lieu à une application subjective puisque ce n'est pas leur existence, mais leur importance qui sert de critère chaque état possède une population, un territoire et une économie et l'appréciation du seuil à partir duquel ces éléments sont suffisamment importants pour justifier de l'octroi d'un siège permanent dépend grandement de l'état qui les évoque(48(*)).

    Il s'agit de l'influence globale des candidats, leurs capacités, leurs volontés de participer aux opérations de maintien de la paix, l'influence globale, la capacité de participer aux 0MP et la sécurité internationale et les charges financières accrues doivent être prise en compte pour la sélection au nouveau siège permanent.

    B. LE CRITERE DE PARTICIPATION AUX TRAVAUX DU CONSEIL DE SECURITE

    La question de la composition du Conseil de Sécurité est extrêmement sensible et donne lieu à des vastes négociations dont le caractère politique ressort plus que celui juridique.

    Le juriste ne devra pas pour autant pas s'exclure du débat comme l'a dit le Prof VIRALLY parce que toute organisation internationale est premièrement une institution juridique, établi par un acte juridique, gouverné par des règles de droit qui soumettent à leur contrainte, aussi bien le fonctionnement des organes que le jeu des acteurs, la science juridique a des bons titres à faire valoir pour s'instituer en maître d'ouvrage (49(*)).

    CLAUDE INIS en disant, si le rôle politique est de saisir les différents élément éléments de puissance en jeu et les relations qui en découlent entre les protagonistes pour dégager l'issue la plus probable, celui du juriste est, sans toute fois ignorer les contraintes due à l'état impropre du système international, de dégager les règles qui permettrait de régler durablement leur relation, il faudrait déterminer la nature de la participation afin de dégager les critères dans le choix du candidat. Ainsi s'il ne peut y avoir de différence de nature entre les membres du conseil, chacun représentant l'ensemble d'organisation il peut toute fois exister une différence de fonction de distinction entre membre s'opère en fonction non de leur qualité de représentation moins de leurs notes au sein de l'organe, le conseil de sécurité étant composé des membres permanents et non permanents (50(*)).

    A. LA PARTICIPATION COMME MEMBRE NON PERMANANT

    L'importance de la création d'éventuel nouveau siège permanent a fait passé les membres non permanents au second plan du débat actuel, pourtant ces derniers ont non seulement un rôle essentiel à jouer au sein du conseil de sécurité, mais pourront également représenter un moyen de sortir de l'impasse.

    1. ROLE

    Les membres non permanents ont pour rôle d'assurer la représentativité du conseil c'est-à-dire ils permettent à chaque mouvance de s'exprimer au sein de l'organisation restreint, en donnant à chaque état membre la probabilité de s'investir pour une période donnée, dans le maintien de la paix et de la sécurité internationale.

    L'augmentation du nombre des membres non permanents est souvent évoqué en relation avec le souci d'une représentativité accrue de ce dernier, le représentant permanent du Japon affirme que « in order to improve the representativity of the security council , the number of no permanent seats must be increased appropriately» le document du travail soumis par la Norvège au groupe de travail à composition non limitée propose la création de 5 sièges non permanents pour accroître la représentativité du conseil de sécurité(51(*)).

    Le critère de sélection des membres non permanents est repris aux prescrits de l'art 23 mais dans la plupart des cas il s'agit de la contribution au maintien de la paix et la sécurité internationale et la répartition géographique équitable sont généralement objets des grandes tendances.

    2. LE RENOUVELLEMENT REGULIER DES MEMBRES NON PERMANENTS

    Les membres non permanents sont élus par l'Assemblée Générale pour une durée de deux ans en raison de ma session ordinaire du conseil, les élections des membres non permanents n'ont d'autres portées qu'une désignation des personnes , tous les membres du conseil permanents ou non permanent représente l'ensemble de l'organisation , les liens entre les membres élus et l'ensemble des états membres non éligibles, de ce lien découle non la représentation dans le sens où les états élus pour siéger au conseil représenterait les intérêts de ceux qui les ont élus , le critère de contribution aux OMP et la répartition démographique équitable.

    Les états ne siègent qu'en raison de leur appartenance à un groupe qu'il représenterait, mais par ce que leurs compétences leurs permettent d'exercer un rôle dans 1e maintien de la paix et de la sécurité internationale à travers l'organisation des Nations Unies.

    Le rôle essentiel des membres non permanents est donc d'assurer une cohésion entre l'organe restreint, le maximum des ressources disponible à chaque instances, l'élection permet d'assurer la pérennité de ce lien, de cette solidarité par similitude, pour les pays nordique, la coexistence des membres permanents et non permanents au conseil' de sécurité permet de sécuriser de bénéficier d'une large représentativité ainsi que la continuité dans les travaux (52(*)).

    A la lumière de l'art 27 pendant longtemps, le conseil de sécurité a été bloqué par l'opposition des occidentaux et des soviétiques ruinant ainsi toutes les virtualités de la charte le conseil manque à s'acquitter ou non ses actions. La lettre de cette disposition exige un« vote affirmatif de tous les membres permanents, l'abstention, l'unanimité de plus en plus fréquente des décisions du conseil de sécurité se traduit aussi bien dans la série de décision qui ont jalonné en 1990 et 1991 l'autorisation du recours à la force contre l'Irak dans la guerre du golfe.

    Art. 27 face à l'Art.39

    La démarche de l'art 27 nécessite une homogénéité de la société internationale avant que le conseil de sécurité ne soit autorisé par l'art 39 à prendre des mesures de sécurité collective conformément aux Art. 41 et 42 après constat d'une rupture de la paix en ce sens que la sécurité collective est une création aussi noble qu'ambitieuse mais difficile à mettre en oeuvre. Le conseil de Sécurité qui constate l'existence de l'une d'hypothèse prévue par le chapitre VII.

    Art. 27 face à l'Art. 40

    Le conseil de sécurité peut adopter des mesures provisoires qu'ils jugent nécessaires et souhaitables afin d'empêcher la situation de s'aggraver selon l'art 40 à l'instar d'un cessez le feu ces mesures sont adoptées sous forme de recommandation sur un vote affirmatif susceptible d'être bloqué par un « veto ». Dans ce contexte il s'agit des mesures provisoires.

    Art 27 face à l'Art. 41

    Le conseil peut soit par voie de recommandation ou soit des décisions ayant alors un effet obligatoire prendre des sanctions non militaires selon l'art 41 elle (sanction) vise souvent des situations des menaces ou rupture de la paix. Dans tous les cas ou (bien) les « cinq grands» sont d'accord et les Nations Unies agissent ou bien ils ne le sont pas, dans ce cas toute action devient impossible.

    Si dans le cadre du Chap. VI l'action du conseil est essentiellement médiatrice, elle devient en principe autoritaire au titre du Chap. VII si une atteinte à la paix et à la sécurité devient plus grave.

    CHAP III. APPLICATION DU CHAP VII ET LES CONDITIONS GEOPOLITIQUES DANS LE REGLEMENT DES CONFLITS AFRICAINS

    En Afrique, polarisation variable des conflits en cours ou ceux d'autrefois semble rebelle à toute implication, l'enchevêtrement des origines et causes des conflits. C'est un fait connu que depuis les indépendances Africains survenues vers les années 1960 des nombreux conflits ont éclatés sur le continent que soit des conflits entre Etats .Africains (conflit, Somalie, Ethiopie, Burkina-Faso, Maroc etc.) ou au sein des états ;( guerre Biafra, les conflit Soudanais, Mozambique, Angola, Côte-d'Ivoire) les causes de ces guerres et les modalités de leur règlement qui est l'apanage pour la plupart des cas de la prise de conscience des leaders Africains. Lors du sommet d'Addis-Abeba en juillet 1990 au sujet de la nécessité de changer radicalement l'approche du phénomène des conflits Africains mais surtout se donner un moyen de régler eux- mêmes leurs propres différends dans le monde en plein mutation. ( 53(*) )

    Ainsi, nous trouvons en Afrique des conflits ayant des dimensions intérieures c'est-à-dire le conflit se passe à l'intérieur du pays dans lequel les acteurs se disputent l'espace du pouvoir(54(*)) tandis que la dimension internationale des conflits réside dans le fait de la grande implication des puissances extérieures et des organisations internationales qui interviennent dans leur développement, leur gestion ainsi que leur résolution ; comme l'affirme le Professeur MAMPUY A « les rapports de force ou de puissance sont à la base de toutes les relations internationales soit au niveau des diplomaties bilatérales, soit au niveau du jeu entre les constellation d'états »(55(*)).

    Les puissances extérieures comme les organismes internationaux interviennent aussi dans les négociations et la mise en oeuvres des accords de paix notamment ; au niveau de financement des opérations de maintien de la paix, ces puissances jouent un grand rôle dans la résolution ou dans l'aggravation des conflits, force est alors de constater que la détérioration de la situation des pays d'Afrique trouve son explication au niveau de sa dimension extérieure ou internationales (56(*))

    Après une analyse minutieuse par les participants au sommet d'Addis-Abeba, des bouleversements intervenus dans le monde sur le plan politique avec d'une part la fin de la guerre froide avec comme conséquence la prépondérance des U.S.A au sein du conseil de sécurité la revitalisation de l'ONU, sur le plan économique la réorientation des capitaux vers l'Europe de l'Est.

    Le Docteur DANIEL Bach du département des relations internationales à l'université de Bordeaux considère que la fin des années 1980 vers 1990 est marquée par la conflitualisation, la conflictualité qui est une dimension constitutive de la dynamique sociale. Un élément de "conjoncture critique" .Ainsi poursuit-il en précisant qu'un conflit peut être interne, notamment parce que ses enjeux (conquête du pouvoir d'état et autre contient des ressources minières distribution des honneurs) sont liés à un état et que les protagonistes légitime sont ceux qui ont la nationalité du pays concernés toute fois et ce selon les envergures du conflit, une guerre peut commencer (57(*)) et entraînant ainsi diverses interventions des amis aux protagonistes.

    Le particularisme ethnique a lourdement contribué à l'enlisement de la situation liée aux conflits frontaliers en Afrique, car les africains à l'arrivée des européens, étaient à cet époque organisés d'une manière ou d'une autre, l'instabilité territoriale était constatée même dans des sociétés dites traditionnelles africaines avec une concentration d'une même ethnie ou groupe tribal que dans celle dites coloniales. Autrement dit seul les gens appartenant à une même ethnie ou groupe tribal qui étaient acceptées de pouvoir évoluer sur l'espace le territoire appartenant à celle-ci, alors que dans le second système on pouvait remarquer l'acceptation ou la présence de plusieurs ethnies ou groupes tribaux sur un même espace dans une cohabitation presque parfaite ou encore d'apparence. Par ce dernier fait, il y a eu ce qui convient d'être appelé « l'état africain multiethnique ». (58(*))

    Les nations africaines étaient toujours à la solde des intérêts occidentaux, cette modernisation n'a pas seulement eu d'effet en Europe mais aussi en Afrique, jusqu'au point d'affecter la transformation des ethnies ou groupes tribaux, en mettant en place un état intégrés et unifié par l'évincement des valeurs ,normes et structures résultant de l'homme tribal et de procéder à cet effet à l'institutionnalisation des nouvelles valeurs dites modernes et progressistes, qui ont obligé les membres des communautés africaines de pouvoir adopter la nouvelle posture des citoyens modernes et par conséquents, ils devraient se dépouiller de leurs identités et relations ethniques perçues comme traditionnellement arriérées.(59(*))

    Les grandes puissances interviennent dans les conflits africains sous plusieurs formes dont la forme humanitaire c' est ainsi que dans son discours à la nation américaine, le 04 décembre 1992 le président BUSH annonçait le déploiement d'une «force militaire importante» chargée de faire passer les vivres en somalie en soulignant que la mission était strictement humanitaire, mais qu'on ne pouvait pas toutes fois tolérer que des bandes des voyous armées pillent 'leurs propres concitoyens et les condamnent à mourir de faim(60(*)).

    De son coté» la France avait considéré le vote de la résolution 929(autorisant la mise sur pie de l'opération Turquoise) comme un événement majeur puisque selon son ambassadeur à New York, on se rendait compte qu'on pourrait se passer de l'accord des parties concernées pour autoriser une intervention humanitaire.

    A. ASPECTS GEOPOLITIQUES DES CONFLITS AFRICAINS.

    Le monde de l'après guerre froide est un contexte international nouveau pour l'Afrique et la théorie des relations internationales, libérée notamment du carcan des routines de lecture des dynamiques sociales à partir de la bipolarité Est-Ouest. Toutefois, on ne saurait oublier que la plupart des conflits qui ont émaillés l'actualité récente ont parfois une histoire qui remonte bien au-delà de l'année 1989 .D'un point de vue analytique, la fin de bipolarité Est - Ouest a accéléré le déclin, certes déjà engagé de certain règnes africains, avec pour corollaire une redécouverte de leur historicité. C'est cette redécouverte qui est célébrée sous le vocable de " nouveaux conflits", une expression qui constitue, dans une certaine mesure un_ facilité de langage. Dans l'Afrique noire postcoloniale, les conflits ont toujours eu une dimension locale ou autonome minorisée par l'accent mis sur la pénétration politique, et idéologico militaire des Etats-Unis et de l'ex U.R.S.S. À l'instar du cas de l'Angola l'Ethiopie e, l'Erythrée et la Cote d'ivoire qui feront successivement l'objet des lignes suivantes.

    D'une façon plus globale l'Afrique est un continent stratégique ; pour la paix et la sécurité du monde ; de diverses manières, sa proximité avec l'Europe et le proche orient, son installation sur une bonne partie (maître des rives de la méditerranée et de la mer rouge) ses liens culturels avec l'espace arabophone, l'ampleur de sa diaspora constituent parmi d'autres, des prolongements des évènements de paix ou de guerre marquant la vie du continent.

    Les jeux d'intérêts tentent ce qu'ils sont, l'Afrique doit d'abord compter sur elle même ses défis, difficultés seront résolus par des solutions africains ou ne le seront pas, ce solutions devront prendre en compte, l'environnement international, mais elle ne peut être dictée à l'Afrique de l'Extérieur ( 61(*)).

    1. ANGOLA

    Dans le présent point nous partirons des considérations géographiques basées sur des faits historiques avant de revenir au conflit lui-même.

    A. SITUATION GEOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE

    L'Angola est un pays situé à la charnière de l'Afrique centrale et de l'Afrique australe ouvert sur l'océan atlantique, limité au nord et à l'Est par la RD Congo, à l'Est par la Zambie et au Sud par la Namibie. Sa capitale Luanda, est la principale ville de l'Angola, c'est' le 7ème pays de l'Afrique de part sa superficie qui est de 1246.700km2 .Jusqu'en 1975 il était une colonie Portugaise puis un Etat indépendant. Le Il Novembre 1975, le MPLA proclame l'indépendance, mais ne peut défendre le régime qu'il met en place avec l'aide des soldats cubains aux termes de la constitution de 1975. L'Angola est gouvernée par un parti unique le mouvement Populaire de libération de l'Angola (MPLA) un mouvement d'orientation marxiste fondée en 1956. Ce mouvement exerce le pouvoir sans partage car son dirigeant est nommé à la tête de l'état. ( 62(*)).

    Très tôt le pouvoir du MPLA a été contesté par le Front National de libération de l'Angola (FNLA), crée en 1957, le Front de libération de enclave de Cabinda (FLEC) constitué en 1963, et l'union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA) fondée en 1966 par Jonas Savimbi un décident marxiste du MPLA qu'adoptera une position maoïste pour mieux s'opposer à la politique pro soviétique du MPLA puis qui devient résolument anti marxiste en s'appuyant sur la politique de l' Afrique du Sud et des occidentaux. En 1991 un premier accord de pays est signé entre le MPLA et UNITA. Il prévoit l'organisation des élections pluralistes, législatives et présidentielles en septembre 1992. Le dirigeant de l'UNITA, Jonas Savimbi refuse au mieux conteste la victoire de son rival José Eduardo Santos à la tête du pays depuis 1979l'UNITA reprend ainsi les combats.

    L'Orientation idéologique initiale de l'UNITA se développe dans le contexte de la querelle sino- soviétique des années 1960 et dans le cadre de la recherche d'appuis extérieurs animés par les mouvements nationalistes. La doctrine politique sera vague, elle évaluera au gré des nécessités souvent liées à la survie même du mouvement mais son organisation sera au fait calquée sur le modèle chinois et les emprunts aux méthodes et concepts maoïstes particulièrement nombreux.

    Le séjour en chine de l'être dirigeant de l'UNITA sera extrêmement marquant pour le mouvement et sa stratégie ultérieure qui sera à son tour inspirée par des enseignements des luttes politiques et des conflits chinois et indochinois. (63(*))

    Pour le MPLA, l'intrusion de l'UNITA sur la scène nationaliste est un casus Belli une guerre à mort commence dès 1966. Le nouveau parti sera entré en compétition directe avec la portion d' Agostinho Neto, précipitant l'ouverture par celle-ci de son front .de l'Est, les combats entre les guérilleros des deux fonctions son inégaux supérieurement équipés d'armes soviétiques, le MPLA va ponctuellement chasser les guérilleros de l'UNITA de certains secteurs.

    L'activité guerrière de l'UNITA, proclamant la lutte armée comme un des fondements de sa doctrine est de fit très réduite contre l'armée coloniale en 1970, on lui attribue seulement 4% des actions militaires contre les portugais. Le MPLA relayé par la presse, accusera par la suite Jonas Savimbi d'avoir collaboré avec l'armée coloniale qui affirmera la détermination portugaise à se maintenir en Angola (64(*)).

    Dans ces circonstances de méfiance en juin 1974, l'UNITA sera le premier des trois mouvements nationales à signer un cessez le feu, avec le nouveau portugais et Jonas Savimbi le seul de leur dirigeants, qui lui signera en Angola même. L'UNITA à tout intérêt à l'application des accords quadripartites d'Alvor, le 15 juin 1975. C'est surtout que ceux-ci lui apportent une reconnaissance et une légitimité politique identique à celle du MPLA et du FNLA. Un gouvernement de transition ou les trois mouvements nationalistes participent à égalité sous l'égide des portugais dans le but de les conduire à une indépendance.

    Dans la présente section nous parlerons de l'Angola de la période allant de 1966 jusqu'à la veille de l'indépendance d'une part et de 1991 jusqu'en 2002 tout en précisant le contexte des deux accords de Bi cesse et celui de Lusaka.

    En décembre 1964 deux douzaines d'ex- cadres et responsables du FNLA, principalement ovimbundu appellent dans un manifeste les Angolais exilés à rentrer dans leur pays pour rallier les masses paysannes et lancer la guérilla. Les étudiants en Europe et aux Etats-Unis constitueront aussi une pépinière de cadres pour le mouvement que va lancer Savimbi.

    S'il est vrai que le MPLA et le FNLA affichent tous deux des aspirations nationalistes pan angolaises les deux mouvements ont cependant un enracinement géographique délimité et restreint. Les populations du plateau central et les ovimbundu ne sont alors représentés dans ces courants nationalistes que par des individus présents au sein des directions des mouvements. Entre 1961 et 1965, les Bakongo et les Mbundu sont les seules ethnies directement engagées dans la guerre de libération et ce jusqu'à l'avènement de l'UNITA ( 65(*)).

    Le MPLA recrute principalement dans le groupe ethnique des Mbundu qui représente environs 20% de la population dans les années 1960, Luanda la capitale et son inter land sont ses terres d'élections. Or pour Jonas Savimbi et sa poignée des partisans, les métis, les noirs détribalisés, les Mbundu de Luanda et de sa région méprisent tous les ovimbundu qu'ils considèrent comme peu évolué, inculte et soumis. Le MPLA se retrouve ainsi particulièrement proche de cuba et du parti communiste portugais interdit et des régimes militants des tiers monde. IL entretiendra des liens suivis mais relativement difficiles avec Moscou et des crises émailleront cette relation. (66(*))

    Le MPLA se retrouve également confronté à 1 'hostilité des autre groupes armées tels l'UP A/FNLA ainsi qu'aux opérations de l'armée portugaise qui les considéra après 1969 comme les plus irritant des mouvements insurgés, les guêpes nationalistes Pacifique au moyen d'un processus électoral dans ce contexte l'UNITA oubliera ses discours maoïstes en tenant un discours qui se veut rassurant envers la population blanche et Savimbi se rapproche ainsi des milieux d'affaires européens pour obtenir un appui financier lui faisant encore cruellement défaut.

    Une lutte ouverte se déclenche déjà vers 1975. Dans un contexte national, régional et international du milieu des années 1970 c'est à dire la guerre froide, le temps est aux mouvements d'indépendance mais non aux démocraties en Afrique, ni aux élections. Le processus électoral tripartite prévu en 1975 et qui devait être tenu avec l'arbitrage des portugais, n'aura jamais lieu, Les alliés des courants nationalistes angolais sont des dictatures plus au moins brutales et militantes, certaines ont des ambitions géopolitiques en Afrique australe. ( 67(*))

    Les trois mouvements de libération ont d'ailleurs des conceptions politiques qui légitiment le recours à l'évidence la plus extrême et l'exercice autoritaire du pouvoir. Une attitude et un contexte idéologique propices à un affrontement armé, dans ce contexte aucun groupe ne s'hasarde de confier son sort au verdict des urnes. Le MPLA est accusé d'être soutenu d'abord par l'armée Zaïroise plus par des multiples instructeurs chinois présent au Zaïre.

    Mais, au printemps1975 une partie des populations de Luanda armée par le MPLA qui écrase et expulse de la capitale le FNLA. Une crise va ainsi devenir politique internationale au fur et à mesure que se dévoilent les intérêts des puissances étrangères régionales au extérieur du continent apparaissent alors au grand jour des forces alliés "forces déléguées" ou des forces perçues comme telles la victoire d'une quelconque faction Angolaise ne peut venir que d'un appui concret des troupes étrangers. Malmenés par les conseillers militaires cubains qui encadrent efficacement les forces du MPLA, Hoden Roberto, comme Savimbi vont eux aussi demander l'assistance du régime blanc de Pretoria. (68(*))

    Après cet analyse minutieuse des bouleversements intervenues dans le monde sur le plan politique (fin guerre froide, prépondérance des USA au conseil de sécurité, revitalisation des Nation Unies) sur le plan économique constitution des grands ensembles économiques en Europe en USA et en' Asie du Sud une réorientation des capitaux vers l'Europe de l'Est tandis que sur le plan social aggravation du chômage et la consommation des drogues en Afrique. (69(*))

    Lorsque vers 1975, le Mozambique et l'Angola deviennent indépendants, ils se rapprocheront le plus de l'URSS et de la république Sud Africain craignant de perdre son rôle prépondérant dans la région elle pratiquera pour ce faire une stratégie nationale qui consistera en des attaques armées contre tous ces voisins surtout avec la détente de la fin des années 1980, et la véritable révolution politique qui a connu la RSA (abolition du système d'apartheid et après les 1eres élections non racial de 1994.(70(*))

    Le MPLA soutenu sérieusement par des conseillers militaires cubains Holden Roberto et son disciple Jonas Savimbi champions de l' Africanité Angolaise, iront solliciter une alliance avec l'Afrique du Sud mais plus précisément le régime blanc de Pretoria la montre des troupes cubaines très puissantes ainsi: qu'un appui soviétique massif mais qui reste très longtemps isolée; l'absence de la légitimité du gouvernement MPLA le rend pendant fragile et cependant pour sa survie de la présence cubaine et du soutien russe.

    L'Angola deviendra ainsi une dictature pétrolière et le paysage politique national est pour longtemps complètement déséquilibré, la plus importante des minorités ethniques du pays (ovimbundu) étant exclus des nouvelles instances nationales (71(*)). Et pourtant il a figuré l'Angola parmi les états parias danses années qui ont suivi son accession à l'indépendance et ce jusqu'à la fin de la guerre froide alors que le MPLA bénéficiait du soutient inconditionnel de l'URSS, mais le tout jeune Etat se fera très vite cataloguer parmi ou mieux comme un mauvais élever. Et ce dans la mesure où l'impossibilité manifeste d'opérer selon les soviétiques à l'avènement de Gorbatchev, une nette délimitation entre les intérêts juridiques et intérêts politiques des Etats dans la vie internationale qui dans l'optique soviétique s'oppose à toute garantie d"impartialité de la part d'une part Etats mère et d'autre part ; de la part des acteurs extrêmes du conflit (72(*)).

    La présence militaire de Cuba à Luanda irrite au mieux fait peur aux pouvoirs régionaux ou à ceux qui redoutent Moscou en Afrique. Mais du point de vue politique étrangère ou intérieure, la présence prolongée du corps expéditionnaire cubain en Angola deviendra un atout majeur pour l'UNITA, ce qui suscitera un nouvel intérêt extérieur pour ce mouvement. En 1978, les incursions des gendarmes Katangais au Zaïre, carrefour stratégique de l'Afrique centrale, Luanda depuis lors devient un pole de déstabilisation au Nord comme du Sud, l'arrivée du MPLA au pouvoir donnera une nette impulsion à: la Swapo (South West African People Organisation) le mouvement Namibien qui au travers l'Angola devenu depuis lors son sanctuaire bénéficiera de l'aide grandissante de cuba et de l'URSS dans son combat contre la tutelle Sud-africaine en Namibie. (73(*) )

    Après les guerres du Shaba Savimbi renouera avec le président Mobutu dont l'attention n'est pas portée loin du rebelle Angolais et par plusieurs autres président Africains seront convaincu parfois très étroitement à se lier à lui et .Dès lors il jouira d'un soutient discret mais très considérable du Maroc, Zaïre, la Cote d'Ivoire. Bref l'Afrique Francophone et au de là du continent des pays du golf. L'Europe pendant ce temps maintiendra son indifférence demeura hostile à la politique de L'UNIT A.A la faveur, des circonstances géopolitiques, Jonas Savimbi nouera une autre alliance secrète, la plus controversée de toutes ces alliances avec Pretoria car l'Afrique du Sud se retrouve débordée par les incursions de la Swapo.

    La guerre civile Angolaise et la guerre de libération de Namibie vont s'imbriquer inextricablement, Luanda, payera le plus lourd tribut en apportant son soutient à la Swapo pour diriger ses attaques contre les bases des guérillas en Afrique du Sud. La Swapo pourchasse alors son ancien allié que était ami, devenus ennemis est se combattent désormais apprennent. (74(*))

    Le président Dos Santos accule depuis lors l'UNITA à l'impasse en politique intérieure et extérieure sa capacité manoeuvrière. Le pouvoir retranché à Bailundo sous la raison que L'UNITA s'est refusé de continuer à collaborer avec la Troïka des pays observateurs dont le Portugal, la Russie et les USA dont l'UNITA contexte l'impartialité.

    Le journaliste Angolais Raphaël Marques, connu pour sa sévérité de ses jugements sur le MPLA comme sur l'UNITA, met aussi en cause la troïka "Comment le Portugal les Etats-Unis de la Russie qui ont toujours été les plus grands instigateurs de la guerre en Angola, en y déversant armes marchandises, argent et tout ce qui était nécessaire pour la poursuite du carnage pourraient tout à coup désirer sincèrement une coexistence pacifique entre les Angolais ?"(75(*))

    L'axe Moscou Luanda mis en place en. 1940 a des années durant été un élément capital du maintien au pouvoir du MPLA, ainsi les questions d'idéologies n'ont guerre plus d'acuité, il reste un passé historique commun. Moscou demeure un fournisseur d'armes de tout premier plan pour Luanda consacre ainsi les 15% P/B national à l'acquisition des armes.

    Les relations entre l'UNITA et les Etats Unie se sont considérablement altérées depuis 1992. L'alliance qui avait véritablement unis la seconde administration Reagan puis celle de Bush à l'UNITA n'a pas résisté à l'arrivé de la maison blanche de Bill Clinton ce dernier a émis un jugement sans appel à l'égard Jonas Savimbi et de son mouvement: Washington considérait alors que les atermoiements du chef de l'UNITA entre 1994 et 1998 pour se plier aux obligations du protocole de Lusaka avaient de lui le principal obstacle à la paix. (76(*))

    Mais au delà des considérations éminemment politiques, les questions économiques et stratégiques font parties intégrantes du choix américain. L'intérêt de Washington pour l'Angola est à la mesure de la taille des gisements pétroliers situés off-shore et qui sont notamment exploité par chevron et Texaco. Ainsi l'Abondance des ressource pétroliers Angolaises fait quelle constitue un enjeu géostratégiques dans le: cadre de la politique américaine globale de contrôle des réserves énergétiques 14% de leurs consommations totale devait parvenir des puits Angolais.

    La crise qui a agité le proche orient durant la guerre du golf a nettement renforcé la valeur de la position énergétique aux yeux de Washington .L'importance des réserves pétroliers Angolaises comme leur localisation : les routes occidentales atlantiques, à l'écart de l'instabilité fréquente du Proche-Orient un a tout considérable pour Luanda dans ses relations avec les Etats-Unis. Ce qui est affirmé par l'intérêt politique et militaire des Etats-Unis pour Afrique accru, il est Devenu plus significatif pour la participation indirecte de Washington.

    L'UNITA a peine en mésentente avec 1es. Etats-Unis environs cinq ans plus tard suspendra Luanda par contre attaque avec des moyens matériels qu'on ne lui soupçonnait pas contre toute attente les succès tactiques de l'UNITA s'enchaînent, jusqu'à quelques dizaines des Kilomètres de la capitale Angolaise.

    Le Président Dos Santos rappellera toutes ces troupes trouvant à l'extérieur de pays (deux Congo) et des mercenaires arrivent pour combattre aux cotés des forces armées Angolaises, les Zimbabwéens, Namibiens et plusieurs centaines des cubains. Luanda achète ainsi par une procédure d'urgence des chars russes et procède à des nouveaux achats massifs dans les pays de l'Est au Brésil ainsi le conflit s'internationalisera jusqu'en 1999. (77(*))

    Le passé récent reste une blessure ouverte la mémoire de l'UNITA est malade ses dirigeants vivent dans la hantise que l'histoire ne sombre pas, la répétition des tragédies, les accords non respectés Alvor (78(*)) Bicesse, Lusaka et d'autres tentatives d'en finir avec le mouvement. Vu que l'UNITA présentait depuis un temps une menace pour l'implantation et le prestige soviétique Afrique australe, ce qui ouvre la porte aux USA d'assister clairement l'UNITA au travers le pouvoir blanc de Pretoria.

    Signalons tout de même que Savimbi avait embrassé un rôle qui le dépassait dans l'affrontement entre les deux blocs, le facteur cubain à constitue un élément déterminant dans la décision américaine de s'y engager aux coté de l'UNITA. Il a été parfaitement compris et exploité par le mouvement rebelle angolais qui a utilisé à son avantage l'obsession cubaine des Etat Unis Ce qui sera à la fois une force et une faiblesse. Pour Jonas Savimbi.

    La convergence d"intérêt entre ce dernier et les administrations républicaines, qui exigeait le départ des cubains est évident à cet époque, mais demeure lié aux circonstances géopolitique d_ la guerre froide. Car jamais depuis l'administration fort les gouvernements américain n'om souhaité le renversement du régime MPLA à Luanda (79(*)).

    Luanda a su utiliser un contexte largement favorable à son action d'ensemble, l'offensive militaire gouvernemental de décembre 1998 a eu trois opérations stratégiques conduites avec succès dans les pays avoisinant, surtout après que l'UNITA ait été contraint à signer les accords de LUSAKA en 1994. en l'espace de deux ans depuis l'accession à l'indépendance Luanda s'attaquera aux alliés de l'UNITA dont le président zaïrois MOBUTU.L'UNITA se rallie à l'armée zaïroise pour faire face à la rébellion qui arrivait avec l'aide e Luanda .Le 12 octobre 1997, l'armée Angolaise interviendra au Congo Brazza ville depuis juin 1997précipitant ainsi la chute et la fuite en exil du président Pascal Lissoir, instaurant ainsi une paix peu certaine à Brazzaville abandonnée dans les mains de Denis Sassou NGUESSO allié du MPLA.

    B LE CONFLIT ANGOLAIS

    Les véritables buts de différentes guerres livrées par l'armée angolaise sont sans ambiguïté. Luanda est intervenu au zaïre et au Congo pour priver l'UNITA de ses bases arrières installées en territoire étranger avec la complaisance des dirigeants en face Luanda se venge finalement d'un ennemi acharné du MPLA, le président Lissouba associé aux commerces extérieures est autrement plus important, il est à la fois statique et lié à la question interne. Mais aussi la protection d'enclave de Cabinda, contre les incursions possibles des hommes de Jonas Savimbi ou des membres du FLEC (80(*)).

    Pendant ce temps le président Dos Santos réussira à maintenir des relations politiques étroites avec les trois capitales engagées dans la vision du processus de paix angolais, ce que Savimbi ne sût faire car accusant la troïka de faire preuve d'une partialité coupable en faveur de Luanda en défendant plus les intérêts des pays qui la composes que de la paix en Angola. La situation actuelle fait l'objet des analyse atroces d'une part de la part de Jonas Savimbi qui durant la campagne électorale de 1992, affirmera qu'une fois au pouvoir il reverrait la totalité des ses contacts le liant aux pays partenaires économiques, les compagnies pétrolières notamment américaine. (81(*)).

    Les MPLA fort de son alliance avec l'Est de ses appuis socialistes à l'Ouest, de son image fabriquée du parti progressiste, nationaliste moderniste non raciste etc. a su rallier les cours et les barres de la communauté Internationale qui ne lui a pas ménagé son appui. Par contre l'UNITA est le «vilain canard» lé parti dit de la guerre à l'outrance anti -blanc, tribaliste. Vendus aux ténors de l'apartheid sud Africaine, les partis ruraux angolais contre la colonisation, opposés aux urbains civilisés, celui des «Vrais Africains» contre les assimilateurs et alliés. (82(*))

    Les accords de Bicesse, signé au Portugal le 1er mai 1991, vont amener comme prévu d'abord à un cessez le feu prêt à l'instauration du multipartisme, ce qui amena les partis d'organiser les élections au cours du deuxième semestre de l'année 1992 et à la polarisation de la vie politique angolaise qui se partagent le MPLA et L'UNITA la contestation des résultats du premier tour des élections va plonger le pays dans un bain de sang.

    Après les accords de Bicesse ; le mouvement de Savimbi perçoit le MPLA, comme le descendant au pouvoir colonial. Selon l'UNITA, «Blancs, mulâtres et noirs assimilés sont plus nombreux à appartenir à la classe des possédants, si les deux premiers groupes ont profités de l'ordre colonial, les trois se servent de l'ordre colonial gère par le MPLA pour s'enrichir aux dépens des autochtones noirs. Ce qui est certain cependant est qu'entre 1976 et 1990 le MPLA a longtemps exclus des cercles du pouvoir les élites Ovimbundu qui se sont ralliés en masse à l'UNITA. (83(*))

    L'aide américaine se poursuivra à son gré jusqu'à la clôture des accords de Bicesse, l'UNITA se trouvant el1 position de force et entretient des relations avec l'Administration Bush et combat ainsi le MPLA qui se trouve à bout militairement, et se voit ainsi obligé d'instaurer le multipartisme dont l'UNITA ; le parti désigné par la plus part d'observateurs comme celui qui remportera les élections prévu s par ces accords.

    Trop sûr de sa victoire politique à venir, Savimbi accumule alors les fautes stratégiques, ses discours ultra nationalistes, sont d'une grande maladresse ses déclarations selon lesquelles il devra une fois élu, rompre avec tous les partenaires extérieurs, et qu'il ne payera pas la dette de Moscou portant sur la vente d'arme, ce qui le priva des soutiens étranger avant qu'il ne perde les élections.

    La communauté internationale qui par le biais des Nations Unies avait des moyens des superviser toutes les premières consultations nationales de MPLA, en les déclarant « libres et équitables »pendant que Savimbi conteste le résultat, il procédera ainsi à une liquidation physique des dirigeants du mouvement pris au piège à Luanda. Frustré par la victoire attendue, fait étalage de sa puissance militaire. Savimbi se montre un chef de guerre soucieux d'accumuler des gains stratégiques. Inflexible, il fera durer les négociations. Mais des mois durant des violents affrontements; les rapports des forces militaires et diplomatiques basculent en faveur du MPLA (84(*))

    Tous les membres de la Troïka ou mieux toute la communauté internationale reconnaît le pouvoir de Luanda; Savimbi, naguère l'enfant chéri des cercles conservateurs américains devient un paria des relations internationales et le sens de son combat très incertain, les pays étrangers occidentaux sont exaspérés et vont le tenir officiellement pour responsable de la reprise et de la prolongation de la guerre civile angolaise.

    C. LES ACTEURS

    Le protocole de Lusaka est signé officiellement le 20 novembre 1994 il prévoit la mise en place d'un gouvernement d'union et réconciliation nationale entre le MPLA et l'UNITA. L'ONU et la Troïka doivent superviser l'application de ses diverses modalités. Le volet final devait conduire en 1997 à des élections générales dont le déroulement doit rendre les résultats incontestables.

    L'UNITA subit déjà une série des défaites militaire sérieuse, tandis que de nouvelles défections le touchent. C'est en position de faiblesse, cette fois que sa délégation doit signer un nouvel accord de paix en novembre 1994 à Lusaka. Il est suivi d'un retour de l'ONU en Angola avec la double mission de parrainer la normalisation politique et d'en raciner la paix. Il s'agit de concrétiser un partage limité au pouvoir entre MPLA et l'UNITA. La difficulté de l'UNITA consistait dans le fait qu'il perdait déjà les territoires au profit du gouvernement. Autrement dit, les accords de Lusaka sont signés dans un contexte où les rapports de forces sont inversés par rapport à ceux de Bicesse c'est-à-dire le gouvernement de Luanda se trouve dans une position confortable par rapport à l'UNITA ce qui n'est pas le cas lors des accords.

    Cela a pour raisons, des opérations stratégiques conduites avec succès dans les pays avoisinants, ces engagements militaires concluant confortent la domination politique angolaise dans la région. Les systèmes de défense régionale selon Fernand Van- angenhave, doit son efficacité supérieure au fait d'être plus exactement adapté aux dangers actuels que ne peut être le système universel de la charte, ce système ne répond pas à une conception abstraite, mais plutôt une menace concrète. (85(*))

    Le gouvernement est en condition d'être plus totalement vainqueur encore sur le plan militaire, il est soutenu au moins politiquement par la grande majorité de la communauté Internationale dont la Troïka, qui pour des raisons économiques et stratégiques pour soutenir le pouvoir de Luanda plutôt que son rival de l'UNITA.

    Il ne croit donc pas souhaitable d'arrêter, d'affaiblir son ennemi parce que des accords ont été paraphés et choisi de lui enlever la « capitale » Huambo, l'oblige de signer sans même pouvoir pour l'empêcher la prise de Huambo par le gouvernement. Il n'est, dans ces conditions, plus question comme dans les accords de Bicesse que les deux parties cantonnent et démobilisent parallèlement leurs forces armées et angolaise (FAA), seule l'UNITA devait d'abord cantonner son armée et démobiliser ses forces excédentaires par rapport aux 20 000 hommes, qu'il devra intégrer dans les forces armées Angolaises, où du reste ils seront minoritaires. (86(*))

    Ainsi dans ce contexte, la crainte de l'UNITA sera grande, provoquant ainsi la défiance absolue qui est celui de ce nouveau processus de paix. La venue des casques bleus est le fait que ce soient eux et non les forces gouvernementales qui doivent occuper les régions, que l'UNITA doit abandonner, peuvent rassurer la population quant à des représailles mais cette dissolution précoce des forces sans garantie d'une réduction significative des FAA « du gouvernement » va être une puissante raison pour l'UNITA de freiner dès l'origine les processus de paix.

    L'UNITA, n'avait pas pour autant manqué de dénommer, le fait que le processus effectif de désarmement ne concernait que ses seules troupes ; le président Dos SANTOS s'étaient explicitement refusé de procéder au désarmement et à la mobilisation de effectifs en surnombre des FAA et ce en complète contradiction avec les engagements pris par Luanda. (87(*))

    C'est ainsi que le conseil de sécurité, dans sa résolution 1268 reconnaître que outre les anciennes résolutions 696 (1991) résolutions 1229/99 du 26 février 1999 et 1237/1999/du 7 mai 1999 le refus de l'UNITA de s'acquitter des obligations que lui imposent les accords de paix (protocole de Lusaka 1994 ainsi que d'autre décisions de l'Assemblé Générale. (88(*))

    Ce même acte sera à la base de l'autorisation du conseil de sécurité de la création du Bureau des Nations Unies en Angola (Bunia) qui avait pour mission d'assurer la liaison entre les belligérants en vues de trouver des mesures efficaces permettant de rétablir la paix. Mais bien avant la résolution 851(89(*)) condamnant l'UNITA de manquer de volonté réelle de reprendre les négociations et invite fermement à quitter les villes occupées et à libérer tous les prisonniers sous peine de sanctions. L'ONU trouve - t - elle intérêt à passer par perte et profit des anglais détenus par le régime à cause de leur opinion politique ?

    Par la résolution 793(90(*)) le conseil de sécurité encourage les deux parties en conflits à savoir le gouvernement et l'UNITA à observer scrupuleusement le cessez le feu dans l'immédiat, tandis qu'une des acharnées des résolutions de l'année 1993, celle 864(91(*)) qui déclara l'embargo sur les ventes d'armes à l'UNITA donc sel le MPLA peut s'armer.

    Apres l'adoption de la résolution 851, les USA, la grande Bretagne, le Canada, La Russie, le Portugal se sont déclarés prêt à permettre que les armes soient de nouveau fournies au gouvernement de Luanda. L' embargo étant levé, pendant ce temps la France gardera ses distances, étudiant à l'écart la question pendant que des lignes de crédit sont ouvertes et des militaires de fortune auraient été remarquées à l'aéroport de Luanda. (92(*))

    La première phase militaire et sécuritaire prévue par des accords, ressentis comme une humiliation par l'UNITA pose donc en elle - même des problèmes considérables puisqu'elle signifie précisément que l'UNITA rende les armes, devant un gouvernement qui peut au contraire, fort de sa légitimité, renfoncer sa position militaire et plus généralement ses organes du maintien de l'ordre sous un contrôle de la communauté internationale.

    Le problème militaire est rendu beaucoup plus difficile encore du fait de la position de deux signataires, par rapport à la solution politique qu'il envisage au terme de la phase militaire étant donné l'antagonisme exercé qui règne aujourd'hui. Toutes les mesures d'associations de l'UNITA au pouvoir, bien que constituant un progrès par rapport aux dispositions de Bicesse, risque d'aboutir non à une intégration, mais à une paix. (93(*))

    La solution politique acceptée à Lusaka est née en effet sous des très mauvais auspices, elle ne résulte pas du progrès dans les négociations entre deux parties cherchant des voies de réconciliation. Elle n'aurait pas existé si l'UNITA n'avait pas repris les armes, elle n'a été acceptée par un gouvernement angolais, le considérant après sa victoire électorale, comme une exigence inadmissible, du fait de très fortes pressions internationales exercées. Si alors l'UNITA avait participé aux procédures officielles de démobilisation, plusieurs autres éléments étaient dissimulés en Angola et à l'étranger. (94(*))

    L'ensemble de tous ces éléments a concouru à la préparation des la nouvelle confortation armée, il n'est donc en rien surprenant, a posteriori qu'une organisation doit exceller par sa sécurité, qu'il prit toutes les mesures qui s'imposaient pour garantir sa survie, c'est aussi ce que l'on peut également attendre de l'arrangement trouvé au niveau gouvernemental, la générosité du gouvernement est beaucoup plus apparente que réelle. Pour la Nomenclature, les enjeux étaient dans cette peur des représailles plus vitaux encore et incomparables, la possibilité de rester sans partage à la tête de l'Etat et à la tête de l'économie privée ou elle venait de s'installer, tissant ainsi avec des entreprises étrangères ; des liens qui devaient lui assurer un avenir particulièrement prometteur c'était dès le départ l'enjeu des élections.

    Au moment de Bicesse il y eut une grande dissociation des tensions sociales et la population UNITA-MPLA .Les mois de transition, les deux ans de guerre contamine à la fois, une aggravation des tensions sociales et leur mobilisation délibéré pour les deux camps et en leur faveur .Dans leur affrontement politico-militaire la violence et le meurtre ont fait franchi un pas à la violence générale des villes.

    L'accord est signé qu'en désespoir de cause par l'UNITA, la défaite et les termes de l'accord la mettent dans une situation de crise grave puisqu'il est au bord de perdre sa force militaire ; d'où le retrait de ses forces à Huambo. La concentration afin de s'échapper à la défaite et de préserver ses armements, d'où évidemment le fait qu'elle fera tout ce qui possible pour dissimiler d'armement.

    L'UNITA se trouvait dans une situation difficile et souhaitait ainsi mettre fin à ses multiples pertes des territoires au profit du gouvernement. Ce protocole de Lusaka impliquait un cessez le feu, l'intégration des généraux de l'UNITA au sein des Forces Armées Angolaises, la mobilisation sous la supervision des Nations Unies, le rapatriement des mercenaires.

    Les principales questions politiques couvertes par le Protocole de Lusaka comprenaient le mandat des Nations Unies (la vérification du Protocole de Lusaka), le rôle des forces de maintien de paix (supervision) l'organisation d'élections et la réconciliation nationale. (95(*))

    En débit du nombreux développement positif, le processus de mise en oeuvre prit un retard substantiel, et le manque de confiance réciproque entre le gouvernement et l'UNITA mit en péril la réalisation d'une paix durable. C'est dans ces circonstances que le conseil de sécurité souligna que les retards continuels et les promesses non suivies d'effets dans la mise en oeuvre des calendriers successifs dans la résolution des problèmes militaires et politiques de la part de l'UNITA, n'étaient plus acceptables. (96(*))

    Bien qu'ayant déjà pris plusieurs retards dans la réalisation de ses multiples promesses, le 15 novembre 1996 l'UNITA présentera une liste des taches à effectuer avant le 20 novembre. Ces taches furent pris en compte par l'UNAVEM III qui en définira les taches pressentes et urgente et ce dans le Rapport du Secrétaire Général fait devant le conseil de sécurité. (97(*))

    Au delà d'UNAVEM III. L'UNITA se trouve toujours dans une position peu favorable pour s'acquitter des ses obligations, au delà du 30 juin 1997, le conseil de sécurité se décidera d'établir à partir du 1 juillet une Mission d'Observation des Nation Unies en Angola (MONUA) en remplacement d'UNAVEM III, ayant plutôt pour mission d'observer que le gouvernement et surtout l'UNITA sur demande instante du conseil de sécurité de parachever les derniers éléments politiques processus de paix y compris la normalisation de l'administration d l'état, la transformation de l'UNITA en parti politique et de sa station radio, en une raison non partisane etc. (98(*))

    Politiquement, le président Dos Santos qui détenait l'initiative depuis 1993 et continue d'affirmer sa domination aux dépend de Savimbi. En Août 1998, arguant du fait que l'UNITA refuse de poursuivre sa collaboration avec la Troïka des pays observateurs, le chef de l'état angolais suspend de leurs fonctions les ministres et députées du mouvement qui siègent à Luanda. Sur le plan international, il parvient aussi à neutraliser l'ONU en lui demandant de ne plus coopérer avec un mouvement déclare « hors la loi » (99(*)).

    En définitive, l'UNITA a utilisée le processus de paix de Lusaka pour se protéger d'autres pertes territoriales et reconstruire son armée ; il n'a ni obligation qui ne lui semblait pas être d'une grande importance empêcher un retour à la guerre.

    L'échec du processus de Lusaka n'était pas seulement dû à la mauvaise foi de l'UNITA, la stratégie adoptée par les Nations Unies et qui constituait à ne pas divulguer les actions publiques contre les violations des accords. L'échec du protocole de Lusaka semble démontrer que cette stratégie du « ne dites du mal à personne et ne voyez du mal de nulle part » s'est fortement retournée contre elle. Cette stratégie a été adoptée à deux reprisés et à deux reprises les accords de paix ont échoués et le pays a replongé dans la guerre, un embargo aurait du frapper les deux parties un autre portant sur l'utilisation du diamant par l'UNITA. (100(*))

    2. ETHIOPIE ERYTHREE

    La situation géographique de la corne d'Afrique est très déterminante dans l'analyse du conflit Ethiopie Erythréen et ce en partant des faits historiques.

    1. SITUATION GEOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE.

    La corne de l'Afrique, a priori rien apparemment n'est attrayant, portant tout le monde y est, surtout dans la zone tampon entre Erythrée et Ethiopie. Les français, avec leur plus grande base extérieure, à Djibouti, avec les américains et les allemands, dans une base navale, les anglais attentifs au somali land, on trouve encore les italiens et les japonais sans oublier des réseaux des fondamentalistes.

    Au fait l'intérêt est ancien pour cette partie du continent, moins d'un millions d'habitants sur seulement 22000 km, mais il prend une acuité particulière après le creusement du canal de suez en 1869, les hydrocarbures ont remplacé le charbon, «  les bestiaux, les moutons et les volailles, quatre millions de barils par jour passent par la mer rouge, les empires coloniaux ont disparu, mais l'Ethiopie, 70 millions d'habitants, est enclavée et son accès a la mer dépend encore du chemin de fer finalement achevé entre 1913 et 1917 et du port de Djibouti(101(*)).

    Pas de cohérence géographique, ethnique, religieuse dans la région, si joliment appelée corne de l'Afrique, un haut massif cristallin, creusées des profondes vallées, court du nord au sud, depuis l'Erythrée, au bord de la mer rouge jusqu'au Kenya.

    1. ERYTHREE

    Un état dont la capitale est Asmara, le pays a une superficie de 121,444 Km, avec une population estimée à environs 3.719 millions d'habitant, elle fût autrefois une colonie italienne depuis 1890. L'Erythrée voit son destin basculer à cause des ambitions fascistes sur l'Ethiopie.

    L'invasion (guerre d'Abyssinie) semble réussir en 1936 mais l'intervention britannique change le destin de la colonie italienne dès 1941. Au la sortir de la seconde guerre mondiale, l'indécision internationale sur le devenir de l'Erythrée dans la répartition entre Soudan et Ethiopie ou intégrations nationalistes et d'autre part, les plateaux chrétiens très sensible aux arguments de l'église orthodoxe et à la propagande Ethiopienne, ces chrétiens très majoritairement favorable à un retour sous le drapeau Ethiopien. (102(*))

    En 1889, l'Erythrée devient une colonie italienne par la traite d'Ucialle, cinquante ans avant l'Ethiopie, en 1936, elle servira de Tremplin à la conquête de l'Ethiopie par Mussolini, et reste ainsi une colonie italienne jusqu'à la seconde guerre mondiale.

    Pour des raisons liées à la guerre froide en 1952, les Nations Unies préconisent la formation d'une fédération entre l'Erythrée et l'Ethiopie et ce en vue de contenter à la fois les revendications de l'Ethiopie sur un accès à la mer rouge, et à la volonté d'indépendance des Erythréens ; ceux ci se dotent d'un parlement et mettent en place un régime démocratique, mais l'Ethiopie s'occupe quant à elle de la diplomatie et de la défense de l'Erythrée.

    En 1962, la démocratie se heurtant à l'esprit centraliste du nègre Hailé Selasié par des pressions en entourant opportunément des Charis. Le parlement Erythréen votera pour le rattachement ou mieux le retour de l'Erythrée dans les régions Ethiopien, qui devient ainsi une province de l'Ethiopie. (103(*))

    Des mouvements des cardes Ethiopiens, hostiles à ce rattachement, commencèrent à manifester leurs mécontentement, dont le font de libération de l'Erythrée (FLE) qui luttera aux cotés d'autres mouvements pour l'Indépendance totale, bénéficiant d'aide des certains pays arabes inquiètes devoir l'Ethiopie chrétienne alliée à l'Israël, manquer son influence sur la mer rouge.

    Par la résolution 390(V), l'Erythrée se Vera être soustraire à la domination coloniale italienne et placée sous la souveraineté Ethiopienne, comme l'Erythrée se trouve implicitement décolonisée. L'annexe XI§2 du traité de paix (104(*) disposait que le sort des colonies devait être réglé en tenant compte des aspirations et du bine être des habitants, ainsi que des exigences de paix et de la sécurité, mais aussi en prenant en considération les vue des gouvernements intéressés. C'est cela la mission de l'Assemblée nationale dont elle rappelle les termes dans le préambule de la résolution 390(V).

    En réalité, l'Erythrée, n'a pas été décolonisée, car elle n'avait fait que changer de maître, l'invocation des liens historiques géographiques et ethniques douteux avec l'Ethiopie sans pertinence au regard droit positif est d'ailleurs en contradiction avec la reconnaissance du peuple Erythréen. Derrière ces raisons invoquées ci haut se cachent en fait des forces et des intérêts plus vastes. L'Ethiopie n'est qu'un relais de la puissance occidentale et surtout des Etats-Unis pour assurer leurs intérêts stratégiques dans la corne sans se faire connaitre directement. (105(*)).

    Il s'agit ainsi d'une attribution territoriale dans la traduction coloniale rendue acceptable par les formes et les modalités juridiques imposées dans le cadre de l'ONU par le nouvel état de la société internationale, le caractère transitoire de l'intervention de l'Assemblée général doit être souligne, les quatre puissances se réservent le droit de l'Assemblée Générale en exécution.

    En définitive, soumise aux pressions des grandes puissances occidentales entraînées par les Etats - Unis, l'Assemblée Générale n'a jamais eu ni l'intention ni les moyens de décolonisées. L'Erythrée et ce malgré le régit de la proposition Irakienne de soumettre à une assemblée Erythréenne représentative la question de l'union de l'Erythrée à l'Ethiopie (106(*) )

    Ainsi la lutte du peuple Erythréen ne sera plus entreprise comme une sécession, au terme purement terminologique employée à l'ONU elle n'est pas non pas une guerre civile mais une lutte de libération d'un peuple maintenu en situation coloniale, et cherchant à faire reconnaître et disparaître cette situation. La reconnaissance internationale de la situation coloniale du peuple Erythréen par des nombreux pays arabes, lui a valu des bénéfices politiques appréciables, mais c'est celle de l'ONU qui permettait, de mettre en route l'application du droit de la décolonisation.

    Le fait que par la résolution 390 (V) l'ONU aurait déjà décolonisée l'Erythrée n'est pas un obstacle à cela. Certes de la résolution 1514 (XV) à la résolution 2625 (XXV) l'Assemblée Générale a toujours considère en théorie que la décolonisation n'était pas forcement l'indépendance ou l'acquisition de tout autre statut politique librement décide par un peuple constituent pour ce peuple des moyens d'exercer son droit à disposer de lui - même. (107(*))

    La politique de l'Assemblée Générale relique au rang des clauses de style la disposition ci - dessus. Pour elle la rupture du lien colonial a pour issue correcte l'indépendance. Elle confère donc aux populations coloniales une sorte de droit unique «  à auto détermination et à l'indépendance » c'est au nom de cette conception que l'ONU s'est autorisé à reprendre l'examen des «  territoires qui, quoique n'étant plus non autonomes n'avaient pas accédé à l'indépendance ».

    C'est ainsi que l'Assemblée Générale eut en 1953 considère que le peuple porto Ricain du fait de son association aux Etats - Unis était décolonisé, le comite de décolonisions n'en a pas moins décidé en 1973 d'inscrire Porto Rico sur la liste des territoires aux quels s'appliquait la résolution 1514 (XV) et devant à ce titre bénéfique de l'auto détermination et de l'Indépendance : ; c'et de la même façon l'ONU a propos de l'Erythrée peut revenir sur sa pratique de 1950 et traiter ainsi la question conformément à sa pratique constante en matière de décolonisation, qui veut l'indépendance pour tous les peuples coloniaux.

    Si alors le critique fondamentale pour l'Assemblée Générale est que «  la solution adoptée pour un territoire dépendant traduites les voeux sincères et clairement exprimés de sa populations à l'époque actuelle » il reste à savoir si, dans le cas spécifique de l'Erythrée, la résolution 390 (V) ne constitue pas un obstacle juridique à l'application du droit de la décolonisation une réponse négative à cette question s'impose en raison de la caducité de la résolution 390 (V) et de la primitive du droit de la décolonisation.

    L'histoire de la colonisation se poursuivra selon des règles peu juridique mais ayant au moins débouché à une véritable indépendance quand bien même celle - ci n'a pas fait l'unanimité des acteurs tant nationaux qu'internationaux qui se révèlent par plusieurs manifestations dont voici les principales.

    L'Erythrée fut une colonie italienne jusqu'à la deuxième guerre mondiale, elle fut ensuite administrée par les Britannique entre 1941 - 1952, signalons par ailleurs que l'Erythrée n'a pas accédé, comme toutes les autres colonies italiennes à l'indépendance. Sur décisions des Nations Unies elle sera rattachée à l'Empire Ethiopien, c'est à partir de 1961 qu'un mouvement séparatiste naît le FLE, armé se développera très rapidement car à l'origine musulman s'étendra jusqu'aux chrétiens. Chaque groupe représentant chacun 50 % de la population totale.

    La résolution Ethiopienne de 1974 a un impact essentiel sur le conflit si les négociations tournent rapidement la population chrétienne basculera dans le camp indépendantiste ce qui atteste que la chute à Hailé Sélassié n'a pas modifié le caractère infernale de l'Ethiopie, malgré l'aide soviet - cubaine qui changera la donne addis abeba réussira à chasser le FLE jusqu'au Soudan. Pour l'Ethiopie, l'Erythrée représente l'accès à la mer, l'URSS s'assurera des bases maritimes en Erythrée. (108(*))

    Sa situation basculera en 1989 après la prise par surprise du quartier général des forces Ethiopiennes renforcées par une aide internationale plus conséquente et par l'alliance avec l'opposition Ethiopienne conduite par le Front Populaire de la Libération du Tigre (FPLT), le FPLE profitera de la désorganisation de l'armée Ethiopienne affaiblie, en 1990, le FPLE s'empare de Massaoua et prend l'année suivante le contrôle d'Asmara.

    Le 28 mai 1993, l'organisation des Nations Unies accueille officiellement l'Erythrée parmi ses membres t reconnaît au FPLE la légitimité de dirigé le pays après avoir changé de nom en Front Populaire pour la Démocratie et la Justice, le FPLE, qui dirige le nouveau régime » entrepris une politique de bon voisinage avec l'Ethiopie en signant en Avril 1995 un accord faisant de deux pays, une zone de libre échange.

    Pendant ce temps le président Issayas Afeworki (109(*)) devra dorénavant faire face à la montée d'une opposition islamique appuyée par le Soudant en 1995 au Moi de Décembre, n les Erythréens occupent les îles Hanish à l'entrée de la mer rouge archipel dont la souveraineté est contesté par le Yémen en Octobre 1996 les deux pays se convinrent de soumettre leur litige à un arbitrage international une année plus tard, en 1997, la grande Hanish sera restituée au Yémen en Novembre 1998. (110(*))

    Quelles sont les règles en causes qui ont rendu la paix difficile au niveau de la Corne de l'Afrique et même pour leurs grandes puissances ?

    2. L'ETHIOPIE

    Officiellement république d'Ethiopie, c'est un pays de la Corne de l'Afrique limité au Nord - Est par l'Erythrée et Djibouti, au Sud - Est par la Somalie au Sud- Ouest par le Kenya, et à l'Ouest par le soudant ; l'Ethiopie couvre 1.133.380 Km.

    Les musulmans envahirent l'Ethiopie en 1527 sous la conduite de l'Emir Granne du Harar, le nègres demandera l'aide des Portugais dont une première ambassade avait rejoint l'Ethiopie en 1520 avec l'aide portugaise ; les musulmans sont vaincus en 1542 à Anasta, les multiples tentatives de catholicisassions de l'Ethiopie par les missionnaires jésuites provoquèrent ensuite des troubles politiques et sociaux chez les coptes pour les lesquels la foi monophysite est indissociable du pouvoir politiques et de l'identité Ethiopienne.(111(*))

    Si les régions côtières de la Corne sont colonisées à la fin du 19ème siècle par les puissances européennes, l'Etat Ethiopien érige sur le haut plateau intérieur, demeuré aux mains des bambaras, chrétiens profitant des rivalités intereuropéens. L'Ethiopie réussira à se tailler un vaste empire qui englobe notamment au Sud des populations non chrétiennes. L'antagonisme de l'Ogaden peuple de la Somalie dans l'empire.

    Apres le renversement de l'Empereur Hailé Sélassié longtemps allié privilégie des Etats-Unis dans la région (1974) le régime Ethiopie se radicalise et se proclame marxiste-léniniste... confrontée aux revendications territoriales de la Somalie militairement liée par le pacte avec l'URSS affaiblie par la guerre civile, elle ne peut l'emporter dans la guerre de l'Ogaden (1977-1978) grâce à la volte face soviétique à l'égard de la Somalie et à l'intervention des troupes cubaines. (112(*))

    A la fin de la seconde guerre mondiale, les Nations Unies prennent en charge le dossier des anciennes colonies italiennes et optent pour la fédération de l'Erythrée et de l'Ethiopie en 1952, Hailé Sélassié mettra en terme en 1962 à l'autonomie de l'Erythrée qui devient une province Ethiopienne. Il joua un rôle considérable dans la création de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) dont le secrétariat est établie à l'adis abeba , cependant cette même décennie, marque le début de plusieurs conflits avec la somalie, qui cherche à se réunir avec la somalie ,le conflit avec le soudan accusé par l'Ethiopie de soutenir le mouvement des indépendantistes Erythréens, néanmoins, Hailé Sélassié les problèmes intérieurs dont la famine en 1972-1973 qui favorisera son reversement en 1974 et il est remplacé par un collège qui est un comité militaire provisoire dont le chef de gouvernement, le général Aman Adam est assassiné le lendemain 59 autres personnalités furent abattus, le Lieutenant Colonel Mengistu Hailé Mariam s'affirma, il accentue l'aspect maximisant du régime en abolissant la propriété foncière et décidera de continuer la guerre contre l'Erythrée vers 1977 la province de l'Ogaden fait sécession, le conflit s'internationalise avec le soutien de la Somalie aux rebelles et l'appui militaire (15.000 hommes) accordé par le Cuba et l'URSS au gouvernement Ethiopie, le régime est dès lors engagé dans les opérations militaires au tigre dans les pays oromo au Sud Ouest.

    La présence soviétique cubaine semble devenu permanente alors même que le régime malgré la guerre d'Erythrée, s'est renforcé, en mer rouge, les intérêts de l'Ethiopie sont opposée à ceux du monde arabe, qui à l'instar de l'Arabie saoudite, voudrait transformer cette mer en « lac arabe ». La Somalie membre de la ligue arabe mais demeure sérieusement affaibli par ses rêves et subi des incursions Ethiopienne. Elle a suscité par ses revendications territoriale, concernant les régions des peuplements somali situe au Kenya, un rapprochement entre le Kenya et l'Ethiopie, la base de barbera, hier soviétique et aujourd'hui une base américaine utilisable par la force d'intervention rapide. (113(*))

    En 1978, l'Ethiopie aidée par le Cuba et l'URSS qui a opéré un spectaculaire reversement d'alliance, lance une contre-attaque, reprend le contrôle de la région et propose ainsi son soutien aux mouvements dissidents de somalie, les hostilités avec l'Ethiopie continuent de façon sporadique jusqu'en 1988 date à la quelle un accord de paix fut signé.

    L'apparition soudaine d'un conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée, il y a une année, a surpris la communauté internationale qui voyait dans ces deux régimes « frère » symbole de la renaissance africaine. L'Etroitesse des relations entre Adis Abeba et Asmara, depuis la chute de Mengistu en mais 1991 semblait constituer le gage d'une future stabilisation de la Corne de l'Afrique jusqu'alors caractérisé par des nombreuses crises. La cause essentielle du confit Ethiopie-Erythréen est à rechercher dans la dégradation progressive des relations entre l'Ethiopie et l'Erythrée, et aussi le différend frontalier survenu en mai 1998 n'a été finalement qu'un catalyseur de la crise. (114(*))

    Dans les lignes qui suivent, nous tentons de scruter les contours, enjeux et circonstance du conflit Ethiopie-Erythrée ayant agité toute la corne de l'Afrique pendant des décennies.

    2. LE CONFLIT ETHIOPIE ERYTHREE

    La prise d'Addis Abeba et Asmara en mai 1991, a scellé d'une longue lutte commune des deux mouvements, qui devait assurer outre l'accession à l'indépendance de l'Erythrée le 23 mai 1993, une étroite complicité entre les deux pays. Celle-ci semblait également renforcée par l'appartenance des dirigeants Ethiopiens et Erythréens à la même ethnie « tigréenne » et le partage d'une même langue « Tigrinya » et d'une même religion « le christianisme orthodoxe ». Le lien de parenté entre Issayas Aferworki, président de l'état de l'Erythrée, et Mêles Zenawi le 1er ministre Ethiopie devait parachever la cohésion étroite entre les deux Etats.

    Le jeu des ethnies domine la vie politique Ethiopie, le parti du premier ministre Mêles Zenawi, qui a remporté les élections de mai pour la troisième des mandats cinq ans est dominé par la majorité ethnique du tigré, il est contesté par une opposition regroupée dans une coalition pour l'unité et la démocratie, malgré le découpage du pays et régions à caractère ethnique disposant d'une large autonomie, les 28 manifestant tués en juin de l'année en cours ont signés un durcissement des positions et mis dans l'embarras, l'union européenne, et les états unis qui soutiennent financièrement avec le japon , leur appel au dialogue ne paraissent être entendus : pendant ce temps , l'ONU signale des mouvement des troupes de la zone tampon qu'elle contrôle avec 2700 hommes sur la frontière partagée entre l'Ethiopie et l'Erythrée(115(*))

    Ainsi l'étroitesse des relations entre l'Ethiopie et l'Erythrée a largement répondu dans les premières années de coexistence des deux pays à une nécessité pour les dirigeants Ethiopiens. Sans doute, l'idée d'un retour à plus ou mois longs termes de l'Erythrée dans la région Ethiopienne probablement dans le cadre d'une confédération, n'était pas non plus absente de la vision générale des autorités Ethiopienne et en particulier dans le chef de mêles Zenawi. (116(*))

    Entre mai et juin 1988 après l'établissement du Nakfa, qui est une nouvelle monnaie nationale qui a paralysé le commerce entre les deux pays. Un conflit armé oppose alors les deux pays à propos des zones du territoire Ethiopien revendiqué par l'Erythrée sur base des frontières établies lors de l'occupation italienne.

    L'introduction du Nakfa et l'émission des nouveaux billets ont constitué la première question bilatérale sur laquelle Issaya et Mêles n'ont pu parvenir à un accord, cette situation affaiblira Mêles zenawi. Le conflit entre l 'Ethiopie et l'Erythrée est donc l'aboutissement d'une détérioration progressive des relations bilatérales, au centre de laquelle s'est trouvée l'acquisition total de l'indépendance de l'Erythrée, sur fon de l'antagonisme de deux nationalismes, ainsi l'affrontement armé avait déjà le 06 mai 1998 apposé les deux armées

    Les divergences entre Asmara et Adis Abeba sont tout d'abord apparu dans la conduite de leur politique extérieure respective et plus particulièrement régionale, l'Erythrée s'oppose tour à tour à ses voisins, en Décembre 1994, elle rompt des relations diplomatique avec le soudant accusé se soutenir les mouvements armées Erythréens après ce sera le différent frontalier avec le Yémen en 1995, qui conduisit à des affrontements armées, au sujet de la souveraineté des îles de l'archipel de Hanish, au printemps 1996 des tensions frontalières avec Djiboutien à la suite de la publication en Suisse d'une carte de l'Erythrée qui reprenait le tracé défavorable à Djibouti(117(*)).

    Cette succession des crises fut attribuée au manque d'expérience diplomatique des autorités Erythréennes, celles-ci ont toutefois été habilement utilisées en matière de politique intérieur exacerbant le nationalisme Erythréen. C'est également en matière de politique économique que les divergences entre Addis-Abeba et Asmara ont été soulignées essentiellement par les autorités Erythréens, qui insistant sur leurs orientations ultralibéral ayant une tendance de se démarquer de l'Ethiopie.

    Ces gestions différentes de la politique, intérieure et extérieure ne faisaient toute fois que refléter la profonde différence du cadre étatique dans le quel les autorités Ethiopiennes et Erythréennes ont inscrits leurs actions. L'Ethiopie étant un Etat multiséculaire et ses populations en ont généralement une forte conscience et fierté, tandis que l'Erythrée est un Etat jeune qui reste à construire sur le substrat d'une légitimité historique coloniale. L'Antagonisme de ces deux nationalismes a conduit des tensions de plus en plus vives, alors que la mise en application des accords signés en 1993 ne progressait que lentement. (118(*))

    L'origine factuelle du conflit tient à un incident survenu ce 06 mai 1998 à la frontière ethio-Erythréenne, de gardes frontières ont refusé à des soldats Erythréenne de franchir armé la frontière de ces échanges des coups de feu furent échangé. A L'issue de l'incident les Erythréen ont occupé le 12 mai, la ville de Badmé et sa région administrée par l 'Ethiopie

    L'émission du Nakfa était contraire aux 25 accords de coopération signés en juillet 1993 entre les deux états ( l'établissement d'une zone de libre échange , accord de défense etc..) ce qui permit à l'Ethiopie d'utiliser la port d' Assab et de Massawa pour ses échanges extérieures , au profit de l' Erythrée au détriment de Djibouti , en plus l'Ethiopie endossait seul la dette hérité du régime de Mengistu. L'Ethiopie prendra des décisions qui constituent un coup dur pour l'Erythrée ; adis abeba manifestera l'intention de transiter dorénavant par Djibouti pour ses échanges, l'Ethiopie abandonnera les raffineries d'Assab, le Nakfa n'apporte pas des avantages que le birr Ethiopien lui accordait.

    Une autre attitude qui a détérioré les relations entre deux Etats voisins, les autorités Ethiopiennes prirent des décisions qui affectèrent l'économie Erythréenne. Vers 1996 Adis Abeba annonça son intention de faire transiter une part plus significative de ses échanges extérieurs par le port de Djibouti, qui pendant des années n'en recevait qu'à concurrence de 10% de ceux-ci. Cette décision, parfaitement logique en matière économique (concurrence), entraîna une guerre des tarifs entre les ports Erythréens et Djiboutien.

    Asmara dans sa manière de voir les choses déclare que pour comprendre le fond du problème, il faudrait examiner les cartes éditées par le Tigre en 1997 avec le concours d'un organisme germanique. Elles établissent un nouveau découpage qui voudrait Wollo, Bangender et Erythréen. La position Erythréen consiste à lire les récents affrontements à la lumière de la volonté tigréen est de revendiquer les frontières coloniales et de se baser sur des traités signés au début du siècle entre l'Ethiopie et l'Italie. (119(*))

    3 .ACTEURS

    A l'égard des éléments ci haut évoques la situation réelle à la base de la guerre entre l'Ethiopie et l'Erythrée est celle liée pour la première à vouloir de la guerre pour étendre son royaume au-delà de son territoire ce que conteste les Erythréens. Ainsi les Ethiopiens n'attendront plus que Asmara déploie hommes armés le 12 Mai de les faire passer pour des agresseurs aux yeux de la communauté internationale ; en pointant du doigt l'Erythrée qui occupe des territoires qui auraient toujours appartenus à l'Ethiopie.

    Les Ethiopiens s'appuient sur la tradition et les Erythréens sur les traités coloniaux, sur le terrain est dans la chronique des dégradations des relations entre les deux pays, les événements se sont déroulés manière plus complexe, l'Erythrée et le Tigré se touchent et sont en interaction constante, les deux frères s'accusent mutuellement d'être envieux de la prospérité économique de l'autre, cette rivalité est économique, les premières tensions ont éclaté dans les échanges commerciaux bilatéraux, elles se sont envenimées au fil des mois pour faire ressortir des rancunes historiques. Les relations ont commencé à devenir sérieusement difficiles à partir de 1996. (120(*))

    L'influence régionale de l'Erythrée peut surprendre compte tenu des caractéristiques de ce pays dans la corne ; les quelques quarte millions d'Erythréens face à celle des Etats voisins. Mais tous ces facteurs peuvent être mieux compris dès qu'on restitue la longue histoire des conflits de la région et les relations croisées pendant cette période. L'Erythrée est la première puissance militaire de la région et le seul pays à ne pas être confronté à des troubles internes. Ses relations avec le Soudan sont remarquables à certains égards : quoi de commun a priori entre un régime islamiste et les nationalistes Erythréens ? La réponse à une telle question est plurielle. Les relations du FPLE avec la classe politique soudanaise sont anciennes. Si les contacts avec le Front national islamique ne sont pas des plus chaleureux, ces deux organisations communient dans un idéal commun : celui de la modernisation, fit-elle autoritaire, le culte de l'efficacité le populisme. Les liens du FPLE et de la l'armée soudanaise sont eux plus solides et anciens. 

    Les visites périodiques de l'ambassadeur israélien à Asmara et les projets de coopération discutés entre les deux pays sont autant le signe d'une indépendance diplomatique affirme dans le jeu régional (avec des dividendes du cote américain) que la construction d'une alliance pour damer le pion.

    Aux partisans de la mer rouge, lac arabe. Le FPLE apparaît, malgré sa forte dépendance économique et monétaire, comme le maître du jeu dans ses relations avec Adis Abeba. Le pouvoir de Mêles Zenawi est encore bien Fragile et ne peut se priver de cet allié, capable de lui prêter main forte en cas des troubles mais aussi de bloquer l'essentiel des flux de biens avec l'extérieur en cas de crise bilatérale (le port de Djibouti n'en réalise même pas 10%).

    Le pourrissement des échanges est déclenché par l'introduction de la nouvelle monnaie Erythréenne le Nafka a contribué à déterminer le commerce transfrontalier. Nakfa préparée des mois auparavant et l'émission des nouveaux billets ont sans doute constitué la première question bilatérale sur la quelle Issayas Afewoki et Zenawi n'ont pu parvenir à un accord en dépit des consultations régulières et longues. Il s'agit d'une facture fondamentale entre les deux pays qui assurait cependant l'indépendance complète de monnaie les Erythréen sont voulu affirmer leur indépendance économique ce qui n'était que le prolongement de l'indépendance politique acquise en 1991. (121(*))

    Le Nakfa est la célébration d'une ville qui fit une forteresse inexprimable pour les indépendantistes Erythréen dont Afeworki avait souligne l'importance identitaire ; les Erythréens se sont trouve dans l'incapacité de payer les céréales en devise, le prix du tef a double voire triple dés les premiers mois du conflit (mai-juin 1998). L'animosité s'est alors ampli, les dirigeants à Asmara ont conseillé aux populations d'utiliser un adjuvant au tef. Du mais en provenance du Zimbabwe afin d'être moins dépendants des marches tigréens. Les relations entre commerçants et paysans sont devenues plus tendues à la frontière.

    Les ports Erythréens se sont fermés à la navigation marchande Ethiopienne et l'Ethiopie a dû tourner se trouver vers Djibouti pour son trafic maritime. La riposte Ethiopienne aura été d'obliger les commerçants à utiliser des lettres de crédits pour leurs opérations économiques. Les birrs et le Nakfa furent deux voies différentes que les deux pays auraient empruntées en matière de politique économique amènera plusieurs responsables Ethiopiens à croire que l'Erythrée reviendra sous la domination Ethiopienne. Ce qui se manifestera dans le chef des mouvements radicaux d'Asmara s'étant toujours opposé à l'indépendance de l'Erythrée. (122(*))

    Le conflit entre l'Ethiopie et Erythrée est donc l'aboutissement d'une détermination progressive des relations bilatérales au centre de la quelle s'est trouve l'acquisition totale de l'indépendance de l'Erythrée sur fonda à antagonisme de deux nationalisme. Ainsi alors que des affrontements armés avaient d'ores et déjà opposé Ethiopiens et Erythréens sur les hauts plateaux tigréens, celui survenu le 6 mai 1998 qui a déclenché la guerre. Les Erythréens estime qu'il s'agit au départ du fait que les tigréens rongent des terres Erythréenne par le biais des villages tigréens qui y habitaient, et ils n'ont qu'un objectif celui du développement de leur région.

    C'est au fait à ce niveau que les raisons des guerres entre l'Erythrée et L'Ethiopie ont cessé d'être économique mais se sont transformées aux raisons politiques déterminées par la question du partage des frontières, dont le 6 juin 1998 les milices tigréens assassinèrent des officiers Erythréens venus protester contre les bornes frontières dans la Badmé et ce sans victime du coté tigréen. L'Armée Erythréenne ayant des cadres pour la plupart issu de la guérilla considère comme faute grave et irréparable l'assassinat d'un officier militaire. (123(*))

    La réponse Erythréenne aux événements du 6 mai a été d'envoyer les blindé à Badmé et faire une trouvée massive dans le triangle de Yingkou, ceux-ci ont réagi au premières actions menées par l'Ethiopie en déployant une grande force, ce qui aura pour conséquence 60.000 Erythréens habitant l'Ethiopien expulsé et ce sur 130.000 Erythréens se trouvent en Ethiopie.

    Il s'agit d'atteindre la Nation en humiliant ses ressortissants en les expulsant dans des conditions inhumaines surtout que la première vague était constituée de l'Elite Erythréenne avant d'attendre toute la communauté se trouvant en Ethiopie.

    Mais une autre raison situé dans la déclaration d'Hisaya Afeworki ministre des affaires étrangères qui disait que l'Erythrée pouvait atteindre la capitale Ethiopie en plein cour grâce à sa formidable politique, ce qui sera interprété et déclare clairement par Addis Abeba, que ce message voulait dire que l'espionnage Erythréen peut menacer la sécurité du pays. Ce qui explique que la grande majorité ou le grand nombre des expulsés ne s'adonnait guerre aux activités politiques.

    L'origine peu négligeable de cette haine est l'orgueil des Erythréens, l'arrogance de ceux-ci surtout après la victoire de 1991 sur la supériorité de leur armée, ce qui blessera sans doute l'amour propre de leurs ôtes Ethiopiens or ces derniers tiennent pour honorifique les métiers de la guerre la victoire de 1991 était considérée comme une humiliation de la part des nationalistes Ethiopiens. C'est dans ces circonstances que Issaya AFEWORKI au début du conflit, minimisant la victoire des militaires Erythréens sur le terrain (124(*)).

    La politique d'expulsion répondait aux objectifs suivants :

    D'une part, il s'agit d'affaiblir l'économie Erythréenne en privant Asmara des Revenus «  juteux » à une diaspora riche, ainsi contraindre la petite. Erythrée à recevoir 60.000 réfugiés. La situation humanitaire, en quia beaucoup changé depuis l'appel lancé par l'équipe de pays des Nations Unies en janvier 2000. Au cours du premier semestre de 2000, lors des grandes vagues d'exode des populations qui fuyaient les zones de combat. Selon la commission Erythréenne de secours et l'aide aux réfugiés, le nombre de déplacés et de personnes affectées par les combats est passé de 371910 en Janvier 2000, à plus de 1,1 million en juin 2000. Les centaines de milliers de déplacées qui vivent dans des camps ou se sont installés à proximité des communautés d'accueil mettent à très rude épreuve les mécanismes de solidarité socio économique.

    D'autre part, une pression à faire sur le président Issaya afin de l'amener malgré une victoire sur le terrain militaire à s'asseoir à la table des négociations (125(*))

    Ce qui fût repris dans le rapport du secrétaire général des nations unies situation politique. Dans son rapport daté du 30 juin 2000 (S/2000/643), il a informé le Conseil de sécurité que l'Ethiopie et l'Erythrée avaient signé, le 18 juin 2000, l'accord de cessation des hostilités. Le 28 juillet, le secrétaire général de l'OUA a signalé que l'OUA, dans sa décision relative au conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée prise à la trente sixième session ordinaire des chefs de l'Etat et de gouvernement tenue à Lomé du 10 au 12 juillet 2000, à encourager les deux parties à poursuivre les négociations sur les questions en suspens sous les auspices de l'OUA, en vue de parvenir à une paix durable. Les chefs d'Etats et de gouvernement ont prié le Conseil de sécurité de prendre les mesures nécessaires pour déployer promptement une mission de maintient de la paix des Nation Unies, comme prévu dans l'accord de cession des hostilités. Les efforts en vue d'un accord sur les questions en suspens se poursuivent et, lors de la dernière série de pourparlers indirects tenue à Washington DC les 3, 5, et 6 juillet 2000, les parties ont discutés des modalités de délimitation et de démarcation de la frontière, ainsi que de la question de la réparation. Les pourparlers ont été ajournes sans qu'il y ait eu de déclaration officielle concernant l'issue des négociations (126(*))

    Ce conflit, fortement marquée par sa caractéristique identitaire, rien d'autre qu'un amour propre de mesure, ce que le leader d'Asmara appelle une « Guerre d'honneur » dans la mesure où chaque parcelle de territoire disputée était symboliquement un morceau d'honneur à protéger. Que ce territoire soit aride, désertiques et sans aucun intérêt économique, représentent un morceau d'honneur autant que d'autres territoires, car ils incarnent le territorialisme de la nation. Tout le territoire, représente un corps dont une violation serait assimilée à une atteinte à l'intégralité corporelle, le sentiment à l'égard des martyrs de l'indépendance renforce le caractère sacré des « limites ».

    Il ressort de ce conflit que toute la précédente analyse souligner la prégnance des rivalités économique (problème monétaires, difficultés commerciales et stratégiques différentes dans les deux pays). Mais aussi la personne du chef de l'Etat Erythréen qui déplait aux Ethiopiens présenté comme un one Show man, vanté par la presse occidentale avec son armée qui est supérieure à celle de l'Ethiopie ce qui suscitait ainsi des critiques atroces de l'Ethiopie.

    Ceci constitue, ainsi l'impact psychologique des victoires remportées au Badmé, victoire qui ont infligé la direction Erythréenne qui acceptait désormais le plan de paix proposé par l'OUA alors que les Ethiopiens ne sont plus pressés de quitter les lieux à l'égard de plusieurs observateurs oromo et afar, et ainsi conduire ainsi à la somalisation.

    L'opposition intérieure est une explication plausible au raidissement du Premier ministre Ethiopien, qui peut être joue son avenir politique sur la plaine de Badmé. Pour le leader Erythréen, la situation est meilleure : les dizaines de milliers de morts sont « oubliés » puisqu'il récupère Badmé, la petite ville hautement symbolique (127(*)).

    Logiquement 60 millions d'habitants en Ethiopie, 3,5 millions en Erythrée l'armée Ethiopienne occupe plus d'un quart de l'Erythrée dès les premiers jours de sa grande contre offensive, le 12 mai 2000. C'est au tour d'Asmara de crier à la l'invasion. Un accord de paix global dit «  Accord d'Alger » est conclu le 12 Décembre, cosignés notamment par les Etats-Unis, l'Union européenne, l'ONU et l'OUA. L'Erythrée sauve la face. L'Ethiopie joue la carte diplomatique parce qu'elle fait l'hypothèse que son tracé de la frontière sera internationalement entérinée, d'autant que l'Erythrée est également tenue pour responsable d'avoir voulu le modifier de force. La guerre a fait plus de 100.000 morts. Elle a coûté à l'Ethiopie au bas mot trois milliards de dollars, l'équivalent de la moitié de son PIB annuel fardeau est proportionnellement encore plus lourd pour l'Erythrée. Ces deux pays sont parmi les plus pauvres de la planète.

    L'accord décide la création d'une commission internationale neutre chargée de la « délimitation » du millier de kilomètres de frontière (sur le papier) puis de sa « déclaration » (« l'abornage ») sur le terrain. Les hostilités doivent définitivement cesser, les armées belligérants doivent se retirer d'une zone de sécurité temporaire de 25 kilomètres de large, censée se situé de part et d'autre de la ligne le 6 Mai 1998, et dont on suppose alors qu'elle englobe les territoires contestés. La Mission des Nations Unies en Ethiopie et Erythrée (MINUEE) concourt à la sécurisation de la zone. Elle n'inclut pas Badmé.

    Cette opération de paix passe d'abord pour un modèle du genre. La frontière reste calme. La Commission travail, bien que lentement que prévu. Ses « décisions » préliminaires, le 13 avril 2002, suscitent des cris de victoires à Adis Abeba comme à Asmara, chacun interprétait à son avantage leur future traduction au sol. Mais ses « observations » finales et précises, le 21 mars 2003, attribuent, entre autres, le bourg de Badmé à l'Erythrée à 800 mètres près.

    Les décisions contestées de la commission sont donc « illégales et injuste », et par conséquent « nulle et non avenues », rabâchent les dirigeants Ethiopiens. De toute façon, elles torpillent l'accord d'Alger puisqu'elles sont autant de « bombes à retardement » dont l'application aboutirait « uniquement à faire monter la tension et priver la région d'une paix durable ». La commission étant devenue « partie contestées de la frontière ».Bref : l'Ethiopie rejette des points essentiels de l'arbitrage définitif et exige un nouvel arbitre.

    Il est hautement probable que n'importe quel régime Ethiopien qui accepterait les décisions de la commission serait renversé. Asmara, bien entendu, nie cette probabilité qui n'est à ses yeux qu'un pur prétexte auquel Adis Abeba recourt pour tenter de justifier sa position. Mais la quasi unanimité des Ethiopiens que ce conflit interpelle, de quelque bord ou région qu'ils soient, tient l'Erythrée pour l'agresseur et les territoires contestés pour Ethiopiens. Ils savent que la victoire militaire fut éclatante. A leurs yeux, rendre le bourg symbole de Badmé, ou tout autre territoire «  récupéré », serait faire des dizaines de milliers de morts tombes pour les reprendre, donner une prime à l'agression, se soumettre à un déni de justice, et, pire que tout, commettre une fortraiture nationale. Or la « question des nationalités », c'est-à-dire la recherche de relations équilibrées au sein de ce qui fut un empire constitué de force, reste cruciale. Elle fut fatale à «  l'empereur Hailé Sélassié puis au « Négus rouge », Mengistu Hailé Mariam. Elle menace Mêles Zenawi bien plus que la personnalisation du pouvoir, la montée de la corruption ou l'accentuation de l'insécurité alimentaire, plus forte raison depuis qu'il est pris le feu croisé de deux adversaires alliés de circonstance : les nationalismes Ethiopien et « grand tigréen » ( 128(*)).

    L'opposition nationaliste « Ethiopienne »a toujours considère le régime actuel comme un usurpateur ayant en vue la primauté du Tigré plutôt que les intérêts de Ethiopie Elle n'oublie pas que le long combat du Front populaire de libération du Tigré (FPLT), dont Mêles Zenawi est plus que jamais le numéro un, visait à ressusciter la puissance passée de cette région par son indépendance, puis, cet objectif se révélant inatteignable, par le rétablissement de son emprise sur toute l'Ethiopie ; qu'elle avait autrefois exercée.

    Les médiations menées par les Etats unis, l'Union européenne et l'Union africaine prouvent que la situation est loin d'être claire. La communauté internationale crainte la reprise des hostilités dans cette zone, déjà très instable. Elle n'ignore pas non plus que les menaces de sanctions économiques n'aient pas suffi à empêcher le conflit en 1998. Aujourd'hui, la situation alimentaire dramatique que traversent l'Ethiopie et l'Erythrée, pourrait ne pas être un frein suffisant à la guerre (129(*))

    En somme, Erythrée et l'Ethiopie, qui se sont livrées pendant des longues années à une guerre essentiellement identitaire qui a du reste aussi caractérisé la naissance de l'Erythrée, tandis que la fin de cette guerre interminable qui les avait, opposée aux Ethiopiens avait soulagés ceux-ci. Attachés à la reconstruction de leur économie s'autosuffisant sur le plan alimentaire qu'éclate la querelle de frontière qui déclenche la guerre.

    La frontière se présente ainsi comme étant une métaphore de ce que peut être à l'échelle d'une nation un souci majeur ou mieux un problème d'identité... les pourtours et les contours de la jeune nation est la raison majeure pour l'Erythrée le conflit ayant oppose l'Erythrée au Yémen. L'Erythrée était en train de réclamer les îlots HANISH ; donc le respect des frontières coloniales reste pour l'Erythrée une question liée à son identité, l'Erythrée a eu un besoin essentiel de s'affirmer par rapport à l'Ethiopie, cela est le fruit d'un processus historique qui a débuté avec l'Italie. (130(*))

    3. COTE D'IVOIRE

    1. LA SITUATION GEOGRAPHIQUE ET HISTORIQUE

    La République de Cote d'Ivoire est un pays de l'Afrique de l'Ouest ouvert sur le golfe de Guinée, limitée au Nord par le Mali et le Burkina Faso à l'Est de Ghana, et à l'Ouest par le Liberia et la Guinée. Le pays couvre une superficie de 332km et a pour capitale Yamoussoukro. Ce pays est indépendant depuis 1960, le développement économique du pays a été fondé en partie, sur l'exploitation forestière ainsi que les cultures d'exploitations (café, cacao) la Côté d'Ivoire est notamment le 1er pays producteur du cacao. Elle a une population estimé à 15 millions d'habitants dont 3 millions d'habitants sont des travailleurs immigrés établis dans le pays depuis des années ; il s'agit des (Burkinabés, Maliens, Ghanéens et Libériens) avec une densité de 45 hab./km avec 3 grandes villes dont Abidjan la capitale économique du pays avec son plus grand port avec 3,20 millions d'habitants, Yamoussoukro devenu la capitale politique avec 120.000 habitants, et afin Bouaké un important centre administratif et commercial dans le centre du pays(131(*))

    a. La colonisation française

    Les français s'établissent sur la cote au début du XVIII siècle dans la seconde partie du 19 siècle, il se trouve en compétition pour la domination de la région avec les britanniques qui ont jeté leur ancre sur la cote d'Or (actuel Ghana). Les zones d'influence respectives de ces deux puissances coloniales sont définies au congrès de Belin, en 1885.

    Les relations des français ne sont pas de plus faciles avec les Ebrié qui tiennent la plus belle et la plus intéressante des lagunes sur les quelles vont se concentrer les convoitises de la colonisation s'y implantera solidement entre Océan et langue. La « Résidence de France » se transfère d'Assigne à Bassam en 1890 et 3 ans plus tard soit vers mars 1893, la Cote d'ivoire devient une colonie française distincte dont Binger sera le 1er gouverneur. (132(*))

    Ce sera une colonie fragile pendant une vingtaine d'années encore, et même à certaines périodes très menacées, mais qui parviendra cependant à étendre par la force, son empire, cassant ensemble des morceaux biens obligés désormais de vivre dans la paix forcée des français. C'est dans ces circonstances que la France se heurtera dans le nord au conquérant Malinké Samory Touré possédant des forces armées des fusils négociés auprès des Britanniques après avoir crée un empire personnel immense mais fluctuant d'Ouest à Est et ce au gré de ses bonnes, puis mauvaises fortunes vers 1893, il est plutôt centré en Cote d'ivoire et Nord au Ghana actuel dévastant notamment Kong qui ne s'en remettra jamais et Bonduki dont les habitants ont pactiser avec la France ; Samory, affaibli harcelé, il est rejoint aux confins de la Guinée et la Cote d'ivoire à l'issue d'une logue traque en septembre 1898 et se rendra sans résistance et sera déporter(133(*)).

    La France ne peut asseoir la domination sur l'ensemble de la Cote d'ivoire qu'au début du siècle 1904 le territoire ivoirien devient colonie de l'empire colonial français. Au lendemain de la guerre, l'empire colonial, vieilli de plus de trente ans déjà sur la cote, est désormais solide et la « mise en valeur » n'a pas attendu tout ce temps pour commencer, vers 1915, les autorités coloniales répriment les révoltes des Baoulés t de Bété. (134(*)).

    Le recours au travail forcé pour la construction de la voie ferrée entre Abidjan et Ouagadougou destinée à parfaire l'intégration économique de ces territoires renforcera l'opposition anti coloniale en 1944, Houphouët Boingy créera un syndicat agricole africain qui est l'origine du parti démocratique de cote d'ivoire PDCI, section ivoirienne du Rassemblement Démocratique Africain RDA fondé en 1946 à Bamako (MALI).

    Les différentes sections du RDA créées dans les colonies de l'Afrique Occidentale Française (AOF) mènent la lutte pour l'indépendance en 1946, député de la Côte d'Ivoire à l'assemblée française, Houphouët Boigny est à l'origine de loi abolissant le travail forcée dans les territoires d'outre mer, statut auquel accède la cote d'Ivoire la même année.

    Le PDCI-RDA, alors apparenté au parti communiste français, oppose violemment à l'administration français, en 1949 soutenant les grèves suscitées par la chute des cours du cacao vers 1951, Houphouët adopte une stratégie de coopération avec le gouvernement français et le PDCI-RDA rallié l'union Démocratique et socialiste de la république (UDSR) présidée par le ministre de France d'outre mer, François Mitterrand ; Houphouët participera à l'élaboration de la loi sur la décolonisation.

    Le 04 décembre 1958 la cote d'Ivoire devient une république au sein de la communauté Française. Houphouët assurant les fonctions de 1er ministre. Il en deviendra naturellement le président lorsque l'indépendance est proclamée le07 août 1960.

    A l'heure du congrès de Bamako, cette alliance était le seul moyen de défendre à la fois les intérêts des gros planteurs ivoiriens contre leurs rivaux européens et les intérêts des populations indigènes en général contre la menace d'un retour aux pratiques coloniales à la Angoulvant. L'unanimité de la cote d'ivoire à Bamako était d'autant plus remarquable que dès le début de la vie politique dans la colonie un certain nombre des phénomènes sociaux et psychologiques menacèrent sérieusement de diviser irrémédiablement le mouvement anticolonialiste ivoirienne (135(*))

    b. Houphouët Boigny et La Cote d'Ivoire.

    La Côte d'Ivoire accède à l'indépendance en 1960, et le premier président à vie, refusera le règne des français en s'opposant farouchement, en tant que un syndicaliste, paysan pragmatique, au projet d'une grande fédération qui doit rencontrer l' AOF et qui permis au Sénégal d'avoir une prépondérance sur l'Afrique de l'Ouest francophone dont du reste la cote d'ivoire se présente comme étant le pays le plus riche et son dirigeant à l'ambition de fonder sa puissance politique sur le développement économique national.

    L'une des plus grandes caractéristiques du régime ivoirien, c'est la très forte concentration du pouvoir entre les mains du président de la République, chef du gouvernement et chef de l'Etat. Un régime de parti unique qui favorise la forte croissance économique des années 1960 et 1970. Ce présidant n'avait non plus rien fait pour doter le pays d'une véritable structure administrative offrant à tous les citoyens des possibilités égales de participation à la vie politique locale et régionale dans la mesure où sous le règne F. Houphouët B. la cote d'ivoire souffre de la même sous administration qu'à l'époque coloniale. Le père de la Nation ayant lui-même constaté sa forte dépendance du colon, en niant l'existence d'une nation ivoirienne« la nation ivoirienne déclarait-il encore en 1982, sera une oeuvre de longe haleine. Elle est bref, à créer (136(*)).

    Ce régime qui prône la concorde et l'amitié avec l'ancien colonisateur n'aura pas su créer des conditions minimales pour faciliter la coexistence des ivoiriens avec les nouveaux étrangers, en particuliers les européens, qui y ont étés attirés dans le pays après l'indépendance. Les rapports des noirs et des blancs sont pratiquement restés comme ils étaient au temps de l'indigénat autrement dit ; la discrimination raciale, existe si elle n'est pas légale elle est du moins tolérée, voire encouragée par le pouvoir, dans la mesure où dans le centre de l'Abidjan on pouvait lire sur une affichette »l'accès des salles de jeu est interdit aux personnes de nationalité ivoiriennes » (137(*))

    Enfin, l'histoire de ce régime apparaît bien comme une succession des crises mettant régulièrement en cause la personnalité même de F. Houphouët autant que les conséquences de sa politique dans tous les domaines. A chaque étape de cette évolution chaotique on retrouve le même parallélisme entre les mouvements hostiles de l'option anticolonialiste et les actes publics ou camouflés qui ont continuellement aggravé le caractère despotique du pouvoir. La politique paternaliste d'Houphouët suscite cependant une opposition croissante manifeste par des mouvements d'Etudiants, des conspirations contre l'armée vers la fin des années 1980 le président entreprendra des grands travaux, notamment à Yamoussoukro, où est transféré la capitale et édifiée une cathédrale sur modèle de Saint Pierre de Rome. Un tunnel reliant le palais présidentiel à l'ambassade de la France, les noms des hommes des rues, organismes sont français, dans les villes existe des rues et quartiers etc. qui sont réservés aux blancs .la discrimination d'une part entre autochtones et européens d'une part et le déploiement d'un pacte à la hauteur des grandioses travaux de construction d'autre part ; alors que l'économie nationale alimente le mécontentement de la population pendant qu'elle s'effondre.

    Cette dernière, se soulève vers l'année 1990 contre F. Houphouët en réclamant l'indépendance, ces revendications furent accompagnées de sang pour la plupart parmi les étudiants, car revendiquant du président l'instauration du multipartisme. Pendant ce temps, l'armée française soutiendra activement le général Guéi alors chef d'Etat-major général fraîchement nommé par le président ivoirien ayant pour mission de juguler le soulèvement populaire cette jugulation part de l'assassinat des Etudiants porteurs des flambeaux indépendantistes vers le 17 et 18 mai 1991 (138(*))

    Les militaires qui tuent les étudiants sont commandés par le général Guéi à yopougnon, ne sont pas ivoiriens, ils viennent du Togo voisin c'est une pratique courant dans la région, les présidents se prêtent des militaires, qui dans leurs pays lorsque ils sont issus de la population de plus en plus nombreuses à manifester dans les rues, les militaires togolais tirent en cote d'ivoire et ivoiriens au Togo.

    Le président ivoirien non seulement il paye grassement toutes ces opérations, mais surtout il a des accointances fortes et directes avec les mafias du monde dont celle de d'Italie qui construira le premier building d'Abidjan « l'hôtel Ivoire» premier hôtel de la chaîne Sofitel à 5 étoiles d'Afrique. Mais l'immense basilique de Yamoussoukro sera l'événement qui fera le plus parler de lui au monde, bâti sur le modèle de Saint Pierre de Rome elle fut terminé en 1990 année qui marque les grandes manifestations populaires en Afrique.

    La crise syndicale de 1956 qui fut provoquée par la présence de certains employeurs européens notoirement réactionnaires et raciste sur la liste que F. Houphouët conduisait aux élections municipales d'Abidjan la grève fut sauvagement réprimée. A partir de cette période les rapports de F. Houphouët avec les diverses composantes de l'opinion empirèrent sans cesse, sur un fond de sourde contestation des crises éclatèrent sporadiquement, avec des plus graves conséquences politiques et psychologique tant en ce qui concerne l'opinion publique ivoirienne que Félix. Houphouët B.

    L'affaire Loci est celle qui eut une influence considérable sur le cours ultérieure de l'histoire politique de la côte d'ivoire ; par elle fut dévoilée le caractère dépendant du gouvernement ivoirien la population ivoirienne, mais particulièrement la jeunesse. La signification politique de la crise de 1958 est manifeste dans sa conséquence la plus importante mais ses causes ne sont pas moins clairement politiques. Il s'agissait de la volonté d'écarter les ivoiriens du marché du travail au bénéfice des contingents d'immigrés en particulier des dahoméens et des togolais qui, n'ayant pas de racines dans le pays ne représentaient pas un risque potentiel de réédition des mouvements indépendantistes (139(*))

    En 1970 la région de Gagnoa connut un drame qui resté secret si une dépêche de réciter ne l'avait fait connaître au monde à ce propos le Daily Telegraph du 16 novembre 1970 écrivait:' '« les rebelles accusent le président F. Houphouët de népotisme et de discrimination contre l'Ethnie Bété. Ils prétendent en outre que la cote d'ivoire n'est qu'une colonie française déguisée. Signalons que tout de même que, quand bien même elle était fortement traitée de régionalisme et prêtait ainsi le flanc aux accusations des tribalismes proférées contre son principal dirigent, la révolte des gens du Gagnoa n'en avait pas moins des causes sociales évidentes et que l'incurvée du pouvoir et la gabegie des ses agents avaient aggravée. (140(*))

    L'incident de Gagnoa n'en fut pas moins un événement de signification nationale, une expression particulière du ras-le-bol des ivoiriens qui furent confrontés à. des grandes représailles sanglantes opposant les troupes d'Elite françaises contre les paysans désarmés.

    L'insurrection de Gagnoa et sa répression par des éléments de l'armée française n'ont été connues qu'à cause de la rivalité qui régnait alors entre la France et la Grande Bretagne à propos du Nigeria et l'Afrique du Sud. L'Etat Houphouetiste n'est pas principalement. L'expression des intérêts d'une partie de la société ivoirienne, mais il est principalement, l'instrument de la domination d'intérêts étrangers sur toute la société ivoirienne, car une partie infirme, de la société ivoirienne y trouve son compte.

    En 1960 F. Houphouët pour asseoir la division Bété Baoulé choisissant des enfants bété dans le besoin et les entraînait, il leur donnait de l'argent de poche, payant leurs scolarité en les poussant à toute sorte d'extravagance dans ce pays, les Baoulé pleure de ne pas voir leurs enfants pourvu d'aides dans leurs études comme les petits Bété. , or les Etés eux-mêmes savaient que tous les enfants de Yamoussoukro bénéficiaient tous de la faveur de F. Houphouët. Pour construire Yamoussoukro son village et en faire une ville moderne, vitrine du développement à l'occidental il rasa des quartiers du village et ceux des alentours y compris les plantations de café, cacao rétributions dépossédés des moyens des subsistances. A la rentrée des classes F. Houphouët donnait de l'argent, mieux. Beaucoup d'argent aux enfants des Bétés en insistant sur l'incapacité de leur parents à subvenir à leur besoin, mais aucun des ses enfants ne terminera ses études. (141(*)).

    En 1960, encore les Actionnaires français, l'opinion international dotant la cote d'ivoire de 60 ethnies une peu plus tard 62 ethnie en 1964 su 80 ethnies seule une propagande de division pérennise le nombre. La cote d'ivoire compte 4 grands groupes parlant chacun une langue donc .subsiste en cote d'ivoire 4 langues plus le français ainsi il y aura autant des tribus que des langues. Mais considérer l' Akoué, Manafoué, Agni comme une tribu revient à considérer les marseillais, l'Auvergnat, le breton comme une tribu c'est une division instituée par l'opinion internationale dans tous les pays d'Afrique pendant les 30 années du régime d' Houphouët en cote d'Ivoire fut savamment entretenue entre Bété (142(*)) et Baoulé d'une part- et d'autre part entre le Nord et le sud de la cote d'Ivoire.

    Cette division étant tellement très forte, il était impossible en cote d'ivoire de faire d'un Baoulé (143(*)) le serviteur d'un Bété ou vice versa. C'est ainsi que toute le règne du F.Houphouët B. de 1960-1993 son pouvoir est assis sur des hommes et des femmes nommés non pas selon leur compétence, mais selon leur appartenance « ethnique» F. Houphouët B faisait de la géopolitique dans son pays en marquant plus la différence entre le Nord et le sud.

    Mais la lutte n'est pas une lutte de nature à produire par elle-même une avancée historique, car elle n'oppose pas des catégories sociales antagonistes, mais des individus ou des coteries de clientèle qui ne divise aucun intérêt essentiel ainsi le succès de l'opération dépendrait de l'attitude de la classe politique en particulier celle des coteries qui se sont formées en vue de cette origine (144(*))

    Cette tendance lourde de la vie politique africaine, depuis le début d'une vie politique autonome dans les colonies au lendemain de la 2è guerre mondiale, est la traduction logique d'une stratégie sociale formulé par Kwame Nkrumah dans une paraphrase d'une parabole biblique: seek ye first political Kingdom and ail things else shall be added into you (cherchez d'abord le royaume politique et tous le reste vous sera donné par surcroît (145(*)).

    C'est ainsi que à la fin de son livre tout à fait précieux, comme introduction à la connaissance « des origines des caractères actuelles et de l'avenir» du régime Ivoirien. A Zolberg aussi s'évertue à le classer parmi les dirigeants charismatiques sur la base de la définition contenu dans son essai sur K. Nkrumah « le véritable dirigeant charismatique accepte sa propre mystique, la conscience de son rôle dans l'histoire, de sorte que la majorité ou un sous groupe significatif l'autorise à lier ses desseins politiques personnes à une vision morale plus vaste et par la même qu'il affecte l'action publique (146(*)).

    L'ancien chef de l'Etat Ivoirien aborda politiquement et pour la 1 ère fois la question de sa propre succession en octobre 1965 lors du quatrième congrès du PDCI RDA, le premier après l'indépendance. Depuis lors la question est sans réponse précise. En octobre 1990, après sa septième réélection consécutive à la tête de l'état, à l'âge de 85 ans des rumeurs faisait état d'une possibilité de démission au bout des six mois ou un an de son nouveau mandat de 5 ans. En octobre 1991 au' moment de la célébration de son 86è Anniversaire, selon les mêmes rumeurs si le président était encore en vie en 1995, il pourrait être à nouveau candidat et cela pour la 8è fois consécutive à l'âge de 90 ans. Le long règne, »l'Eternelle présence» du président ivoirien à la tête de l'Etat a suscité beaucoup d'interrogations quand à ce qui concerne les stratégies de survie politique utilisé par F. Houphouët Boigny pour« gérer le problème de sa succession confronté au pluralisme politique et à la démocratie transformant les données du problème.

    En 1990, les manifestations sortent du grand jour quand le mécontentement populaire se fait pressant, que le parti au pouvoir accepte la notion du multipartisme, il naîtra un titre important au nombre de la presse écrite toutes ces presses meurent aussi vite qu'elles naissent, par des lois qui les fondent et des conditions de parution intenables, ceux qui résiste se heurtent à une concurrence déloyale.

    Ainsi réapparaissent les stratégies de scènes politique d'Houphouët B qui ont le plus marqué la succession: il s'agit d'une part de l'ambiguïté que Félix H. Boigny lui même entretient autour du nom de la personne qui serait amenée à exercer le pouvoir après lui. Cette stratégie que WRINGGS H. dans son livre «The ruler's imperative strategies for Political Survival in Asia and Africa> qualifie de « l'héritier sans nom et sans visage» si elle est observable dans de nombreux pays, prend cependant ici une dimension particulière du fait de l'équation personnelle» du président. La deuxième stratégie est celle due à l'instabilité des dispositions constitutionnelles relatives au transfert du pouvoir, en cas de vacance, elle est une source politique à part entière. En effet de manière fort originale, les cinq révisions successives (1975, 1980, 1985, 1986. 1990) de l'art de la constitution de 1960 sont venue brouiller tous les 5 ans depuis 1975, les règles du jeu successoral. (147(*))

    La stratégie d'e « l'héritier sans nom ni visage ». Celle de l'ambiguïté autour d'un éventuel « successeur» et que résume bien le titre de l'ouvrage de Bague Nord. Maison dieu et Métayer, les hommes politiques n'om pas d'enfant; reflète de manière profonde, l'obsession d'éternité ou d'immortalité que partagent nombre des leaders politiques charismatiques à travers le monde. Mais aussi de la formule Akan selon laquelle on ne connaît pas de son vivant le nom de son « successeur» avait été rappelé par le président ivoirien lors d'une conférence de presse. En 1985, il l'a appliqué en mourant au pouvoir symbolisant ainsi cette stratégie et soulignant son degré de congruence avec certaines valeurs culturelles et sociopolitiques du chef de l'Etat (148(*))

    Pour atteindre cet objectif et faire que personne de son vivant ne puisse se poser en tant que « successeur» légitime. Il utilisera à tour de rôle ou en même temps et ce selon le cas, la distanciation, la compétition et l'élimination. Une étude détaillée de la mise en oeuvre de cette première stratégie qui vaudrait pratiquement à une analyse de l'histoire de la VIe politique ivoirienne de cinquante dernières années, celle de la domination qu'un homme politique a pu exercer d'une manière aussi forte sur ces concitoyens.

    La distanciation est la manière dont Houphouët' B a réussi à tué Banché sur l'éternité, dans la mesure où F. Houphouët n'a pas été le seul fils de chef traditionnel à avoir fréquenté l'Ecole Coloniale, et l'élite sociale ivoirienne des années 30-40, comprenait d'autres personnes (Joseph Amoma, Gabriel Dadie, Auguste Denise). Aussi, sinon mieux encore que lui socialement. Ce qui fit vraisemblablement la différence, des le départ, ce fut son « Equation personnelle» la manière dont il géra sa carrière politique (264)

    Le président ivoirien apparaît alors comme l'Archétype du « politicien investisseur » selon JP Lacam et de l'entrepreneur politique, aux yeux de Max Weber dans son ouvrage le savant et la politique ; son cadre d'action a été défini au départ par la situation coloniale et les caractéristiques du champ politique de l'époque que lui ont imposée un certain nombre de contraintes dont la nature. (149(*)).

    Une dimension importante de cette entreprise politique a pris la forme d'une recherche de « déification» qui aura permis à Félix Houphouët Boigny non seulement de surclasser tous les hommes politiques de sa génération et de s'imposer à ceux des générations suivantes, mais aussi et surtout d'instaurer une distance qui ne pourra jamais être comblée entre lui et ceux qui, un jour prendront sa place (150(*)).

    En dehors de la longueur exceptionnelle de sa carrière qui a été à la fois le produit et la condition de la réussite de son entreprise politique, il a été aidé par un certain nombre des circonstances historiques, c'est-à-dire unique au sens de non reproductible. Membre fondateur du Syndicat Agricole Africain (SAA) et le président du RDA (Rassemblement Démocratique Américain) premier Ivoirien élu député au parlement Français. Héros national avec le rôle qu'il joua à la tête du mouvement nationaliste avec l'addition du travail forcé «Père de :"indépendance » et premier président élu de la jeune république autant des titres que personne ne lui discutera

    Par la suite en prenant l'âge, il est devenue de plus en plus le père de la Nation Nana, le vieux, le Sage de l'Afrique le transfert de la capitale politique et administrative dans son village natal de Yamoussoukro, la construction de la Basilique notre Dame de la paix la Fondation Houphouët Boigny la création d'un prix de l'UNESCO Portant son nom, ont définitivement Branché Houphouët Boigny, sur l'Eternité l'ont mis hors d'atteinte. Sur ce point on peut conclure que cette dimension de la gestion de la succession, la stratégie de la distanciation a été un succès total Bien que le recours final à l'art 11. Le 7 décembre 1993 pour dénouer la crise de la succession, témoigne de l'importance de l'instabilité des dispositions constitutionnelles. (151(*))

    C L'Art 11 : un Caméléon constitutionnel

    A la différence à Habeb bourgiba qui usé de plusieurs premiers ministres, seules trois personnes furent en position institutionnelle de tremplin au Houphouët Boigny. Il s'agit de M. M. Mockey Jean- Baptiste, Yacé Philippe Grégoire et Bédié Henri Konan, le président institua alors à partir de 1975 une instabilité des disposition constitutionnelles relatives au transfert du pouvoir en cas de vacance et en fit une stratégie à part entière aussi efficace et dissuasive que la nomination de plusieurs premiers ministres successif l'art 11, de la constitution a été si souvent révisé (1975, 1980, 1985, 1986, 1999) qu'il a été qualifié de caméléon constitutionnel.(152(*))

    Les versions successives de cet article ont créée deux types de situation correspondant a deux modes de transmission du pouvoir celui du dauphin présumé et celui de l'Héritier présomptif la première situation (versions de 1960, 1985, 1986). Celle du dauphin présume est celle ou à l'instar des institutions politiques françaises de la 5 ° république, la constitution ne désigne aucun héritier institutionnel au président de la République Ainsi dans le texte originel de l'art 11. (1960), le président de l'Assemble Nationale désignait au sein du Parlement une personnalité pour assurer l'intérim de la Présidence de la République jusqu'aux prochaines élections, dans les versions de 1985 et de 1986, l'intérim est assuré par le Président de l'Assemblée Nationale. Il résulte de cette situation que n'importe qui peut prétendre être le successeur, le choix final étant au suffrage universel.

    Cependant, certaines personnalités politiques du fait de leur position institutionnelle (le premier ministre en France et ici le président de l'Assemble Nationale) apparaissent très légitimement connue des dauphins présumés, ce que l'histoire de la 5° république Française confirme d'une certaine façon tout comme d'ailleurs les modifications ultérieure apportés à l'art l1.en côte d'ivoire. (153(*))

    La seconde situation créée par les révisions constitutionnelles de 1975, 1980 et 1990 correspond à celle de 1 'héritier présomptive sur le modèle Américain de la succession automatique par un vice président élu sur le mène ticket que le président, ce que prévoyait expressément la version 1980 de l'art 11, cette fonction étant dévolue au président de l'Assemblée Nationale dans la rédaction de 1990 cette formule de succession automatique, mais par un premier ministre a été instaure et utilisée avec succès au Sénégal et au Cameroun (154(*)).

    Le président Houphouët savait dés le départ qu'il ne nommerait personne, ce qui fut effectivement le cas, puisque le poste de vice président est resté vacant de 1980 à 1985, le pays n'ayant pas ici de successeur officiel Au cours de cette période de vide politique; le dauphin présume, le président de l'Assemble nationale fut contraint de garder le profil bas et ce en l'absence d'un héritier présomptif nommément désigné lui et tous les autres prétendants ont crée qu'ils avaient une chance de se faire nommer vice président la révision de l'art Il. Intervenue en 1990, insère la restauration du modèle de l'héritier présomptif en la personne du président de l'Assemblée Nationale dans un nouveau contexte politique.

    En côte d'ivoire, la particularité est le fait des circonstances exceptionnelles qui ont précédé le changement à la tête de l'état, Incitant à une vision catastrophiste de l'Evénement et de ses suites. Il laissait aussi présager un certain type de comportement des principaux acteurs du jeu politique, prétendants à l'exercice du pouvoir suprême. Ce contexte s'est structure consolidé et dramatise à partir de la combinaison d'un certain nombre des facteurs, de ressources de nature diverse (humaine, psychologique, économique, sociale, légale et constitutionnelle, politique, internationale etc.) à la disposition des différents acteurs et d'événements déclenchant immédiats. De mouvements sociaux plus ou moins violents, d'origine et de nature diverses et d'ampleur variable culminèrent en février 1992 avec l'arrestation, le jugement et la condamnation à des peines des prisons ferme des principaux leaders de l'opposition. (155(*)).

    La coexistence d'un héritier présomptif (le président de l'Assemblée nationale) et d'un dauphin présumé (le premier ministre) et l'hypersensibilisation de la compensation pour la succession, supposée réelle entre les deux, comme les articles quasi hebdomadaire de jeune Afrique sur l'Etat de santé du président et sur la succession de septembre a décembre ont sans aucun doute très fortement contribué à cette dramatisation de l'Evénement dans son titre Ouattara Bédié, qui tuera l'autre? (156(*))

    Enfin, les émeutes anti- ghanéennes du mois octobre 1993 ont constituée une anticipation sinon une répétition générale prévue par plusieurs comme une chasse effrénée aux étrangers. Les crises économiques, sociales et politiques ainsi que la maladie et le décès du président sont les principaux ingrédients de la dramatisation du contexte pré successoral, en conjonction avec l'importance de l'enjeu successoral et le potentiel de conflit que semble receler en Afrique noire tout changement à la tète d'un Etat, font en théorie, de la succession en cote d'ivoire, une opération à très haut risques.

    2. LE CONFLIT IVOIRIEN

    Le Transfert régulier du pouvoir politique d'un dirigeant important à un autre est généralement perçu comme un test majeur de la force des institutions d'un pays donné de la maturité, de la stabilité et de la légitimité de son système politique, dans la mesure où les groupes sociaux et les hommes politiques sont forcés de modérer leurs demandes et d'adopter des tactiques plus civilisées. Mais la succession régulière et pacifique des dirigeants à la tête de l'état n'est pas la simple conséquence de la force du système politique, elle en est aussi la cause, la population ayant plus tendance à respecter et à avoir confiance dans un tel système que dans celui ou la succession est irrégulière et violente. (157(*))

    GLUCK Man affirme quant à lui qu'en Afrique noire, avant la colonisation 'dans le cadre des systèmes politiques variés, il a existé diverses règles de succession politique (Remplacement du chef défunt ou de celui qui aura abusé de son pouvoir généralement accepté dans les sociétés concernées: compétition ouverte les princes prétendant au trône, désignations du chef par des conseillers, accession à tour de rôle des familles royales au trône, Etc. (158(*)).

    Les processus successoraux précoloniaux, héréditaires au non, sont peut pertinents avec les pratiques des Etats indépendants actuels dans ce domaine, tout comme d'ailleurs celles qui avaient cours sous la colonisation .En effet du coté des français, des Anglais, des portugais ou des Belges, les gouverneurs de territoires étaient nommés pour des périodes déterminées, les remplacements étaient décidés en métropole sur des bases bureaucratiques (159(*)).

    Quand Houphouët meurt en 1993, il laissé deux prétendus à sa succession Alassane Dramane Ouattara alors premier ministre intérimaire et Henri Konan Bédié président de l'Assemblée National (successeur constitutionnel) la constitution de 1990- à 1993 a si souvent changé au point d'indiquer plus part qu'un 1e ministre est aussi successeur qu'un président de l'Assemblée National. Bédié s'octroie la prévalence car il avait attendu cette succession il ne doit son succès qu'à une très longue période de patience soit 15 ans Tandis qu'Alassane n'est dans la place qu'il y a peu, pendant ce temps. Robert Guei général et chef d'Etat Major à Alassane Ouattara, intérimaire le dernier état de la constitution faisait de Bédié Président de L'assemblée, président de la République en cas de vacance du pouvoir A causses des revendications populaire n'a pas cesser de changer avait instauré un premier ministre Ouattara en fonctions à l'époque faisant ainsi de ce dernier intérimaire donc un potentiel successeur ainsi s'opérera une entente suprême Bédié et Ouattara. Sous la houlette du président togolais Gnassingbé Eyadema qui est un modèle de la démocratie Ivoirienne (160(*)).

    Un accord sera trouvé entre Bédié et Ouattara dans les clauses suivantes. A la fin du mandat d' Houphouët c'est à dire en 1995, donc au bout de 2 ans d'intérim assuré par Konan Bédié, Alassane Ouattara pourra se présenter librement et ce dans une concurrence loyale contre Bédié. Bédié Voulait à tout prix devenir à son tour président à vie ainsi naîtra chez lui un désir forcené à Ecarter Ouattara pour deux raisons précise d' une part.

    Il est le seul prétendant au trône laissé par Houphouët et la deuxième est que Ouattara est un vrai danger, car les USA, veulent en faire un président de la côte d'ivoire ce qui irrite bien évidemment les français, Bédié n'arrivera toujours pas à évincer, il se fait ainsi remplacer par Robert Guei présenté par les Français depuis 1990. Bédié s'acharne dorénavant contre Ouattara avec des armes, méthode qu'il juge séant empruntée à la France, le nationalisme, la xénophobie la chasse à l'étranger .Ouattara est une volonté du défunt, l'opposition ne posera aucun cas de conscience à Bénie, elle n'est pas réalité ontologique, ni une politique Française. Pour finir Bédié inventera « l'Ivoirité »en commençants par chasser en nombre les Burkinabé sous prétexte que Ouattara est burkinabé En 1962 pour asseoir son F Houphouët avait chassé les béninois (161(*)) ici comme ailleurs en Afrique la notion du clan est si bien ancrée des les actes grâces à la propagande internationale ainsi exacerbée. Bédié n'a plus de mal à faire admettre que Ouattara n'est pas frère Ivoiriens.

    A la suite du décès de Félix Boigny, le 7 décembre 1993, Henri Konan Bédié, Président de l'Assemblée nationale, devint, constitutionnellement, le successeur du vieux. Après un affrontement, rapide et discret avec Alassane Ouattara, le seul premier ministre nommé par Houphouët Boigny. Le nouveau chef de l'état se présenta lui même a l'élection présidentielle du 22 octobre 1995 il emporta avec 95% des suffrages exprimés, n'ayant pour seul adversaire que Francis wodie, candidat d'une formation de gauche de pour une des moyens matériels. Alors que les principaux mouvements d'opposition importants le front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo et le Rassemblement des Républicain (RDR) à Alassane Ouattara, avaient appelé au boycott du scrutin ces deux mouvements entendaient protester contre un code électorale destine à éliminer de la compétition pour la présidence l'ancien premier ministre ivoirien, qui se trouvait. Jusqu'en juin 1999, en réserve de la scène politique comme directeur adjoints Fonds Monétaire International (FMI) à Washington.

    Le scrutin d'octobre 1995 avait été précédé par des violentes manifestations qui avaient fait plus d'une vingtaine des morts, pour avoir refusé d'engager l'armée dans le maintien de l'ordre, le général Guei, alors chef d'état major, avait été limogé.

    L'affrontement entre le Parti Démocratique de la Cote d'Ivoire (PDCI) mouvement de H.K Bédié et ancien parti unique pendant plus de 30 ans et le Rassemblement de Républicains RDR) s'envenime rapidement en 1995. Déjà une modification du code électoral avait interdit à Alassane Ouattara de se présenter au scrutin présidentiel d'octobre, le retour de celui-ci à Abidjan, après sa démission son élection à la présidentielle affola H.K Bédié et les "Faucons" du PDCI. On lui dénia de nouveau la nationalité Ivoirienne, lui reprochant ainsi une ascendance Burkinabé, et on l'accusa d'usage des faux papiers d'identité Ivoirienne. Mais au paravent, Henriette Diabaté et plusieurs hauts responsables du RDR arrêtés au cour d'une manifestation, furent condamnés à des peines de prison ferme, décapitant ainsi la machine électorale d'A. Ouattara qui séjournait en France en quête d'un collectif d'avocat lorsque éclata le coup d'état d'Abidjan (162(*)).

    Le 22 Septembre, le gouvernement Ivoirien avait décidé l'ouverture d'une enquête judiciaire à l'encontre de A. Ouattara, celle-ci portant sur les accusations des faux commis des documents administratifs, usage de faux et complicités des réunions publiques du RDR furent annulés, l'affaire déboucha sur l'émission par les autorités d'Abidjan d'un mandat d'arrêt international contre A. Ouattara lui interdisant le retour dans son pays sous peine d'arrestation immédiate.

    Le 24 décembre 1999, un coup d'état occasionné par le mécontentement dans les rangs des militaire récemment rapatriées de la république Centrafricaine un coup d'état. Ainsi la nuit précèdent celle de Noël des soldats en colère, qui exigeaient le paiement à d'indemnité liées à leur participation à la Mission des Nations Unis en Républiques Centrafricaines (MINURCA), ont attaqué des magasins dans le quartier commercial du plateau, à Abidjan, capitale économique du pays et les ont pillés.

    Le lendemain les jeunes soldats se déplient dans le centre de la capitale économique ivoirienne, précédant leurs revendications autour d'un seul objectif, l'amélioration des conditions de vie de la troupe. La tendance générale parmi les responsables gouvernementaux est de laisser faire, leur intention étant de négocier ultérieurement persuadés que quelques concessions financières suffiraient à tout faire rentrer dans l'ordre. Or basés dans les locaux de la radio et de la télévision les mutins vont poursuivre avec leur démonstration bruyante, dans, la ville dont ils se rendent peu à peu maître s'emparant de l'aéroport le jeudi 24, vers 2 heures du matin. Pendant que Robert Guei rencontre le chef de l'état. Les mutins ajoutent à leur revendication originelles purement professionnelles, des exigences politiques, à savoir la remise en liberté des dirigeants du Rassemblement des Républicains (RDR) le parti d'A. Ouattara, condamnés à des peines d'emprisonnement.

    Parmi les portes parole des mutins, le général Guei déclare à la radio qu'H.K. Bédié n'est plus président de la république et par là annonçant la dissolution de toutes les institutions de la république et la constitution d'un comité de salut public "pendant ce temps HK Bédié se réfugie à l'Ambassade de la France de là il appelle à la résistance populaire sur la RFI accusant le général Guei de tentative des coups d'état" le président se réfugia au Togo puis en France avec un grand nombre de se proches.

    Si Henri K. Bédié a été destitué au terme d'une revête de 24 heures parce qu'il n'avait pas pris la crise au sérieux dans son discours à la nation, il n'a prononcé aucun mot sur _-armée qui depuis des mois essayait de faire entendre ses revendications, n'ayant tenu aucun compte des réalités nationales qui devaient normalement le conduire à engager le dialogue avec les opposants pour maintenir l'unité entre les différentes ethnies composant la population. Alors que l'année 1999 s'est achevée en Afrique francophone par un événement d'une portée considérable: l'éviction du pouvoir du président H.K Bédié, le 24 décembre, par un coup à d'état militaire perpétue par le général Robert Guéi. Le putsch a d'autant plus surpris que la Cote d'Ivoire avait jusqu'à présent échappé à ce genre de situation fréquente dans des nombreux Etats voisins au cours des quarante dernières années.

    Le 29 décembre A. Ouattara rentre à Abidjan le 29 décembre, où il est chaleureusement accueilli par ses partisans très nombreux ayant ainsi bénéficié d'un non lieu juste avant :-atterrissage de l'avion ce qu'entraîna ainsi, l'abandon des poursuites engages contre lui par :"ancien régime. Le 30, il est reçu par le général Robèr1 Guei qui paraît lui ouvrir la voie de la présidence, mais le 26 janvier le nouveau président Ivoirien annonce l'amnistié des dirigeants du RDR condamnés pour des actes de violences en novembre 1999. Lorsqu'il rend publique la mise en liberté des derniers dignitaires de l'ancien régime Alassane Ouattara déclarera que c'est la véritable réduction tout en manifestant le désir de voir l'organisation rapide du scrutin présidentiel.

    Le Comité National du Salut Public (CNSP) dirigé par le général Robert Guéi s'engage à organiser les élections, en réunissant ainsi le Front Populaire Ivoirien (FPI) de Gbagbo et le Rassemblements des Républicains (RDR) de Ouattara. Alors que tous les partis politiques Ivoiriens ont dans un premier temps favorablement répondu à la proposition des militaires de constituer un gouvernement de transition l_ Front Populaire de Laurent Gbagbo provoquera la surprise, le 05 janvier in extremis en refusant d'entrer dans le cabinet formé par le général Guei jusqu'à ce qu'il obtint deux portefeuilles supplémentaires, celui du Budget de l'industrie et des Mines. (283)

    Après avoir fait surgir la question d'Ivoirité avec en mains l'annonce d'un référendum constitutionnel prévu pour le 23 juillet et stipulant qu'un candidat à la présidentielle ne doit pas s'être prévalu d'une autre nationalité .Ainsi un nouveau gouvernement est mis en place avec une bonne part réservée aux militaires diminuant ainsi la part du RDR. En octobre 2000 a lieu e 1e tour de l'élection présidentielle, qui doit mettre un terme à la transition militaire, l'opposant historique Laurent Gbagbo déclare l'avoir emporté mais le général Guei tente de se maintenir au pouvoir par un coup d'état avant d'être mis en fuite par des manifestation massives. Gbagbo investi président de la République, mais des violents affrontements opposent ses partisans, chrétiens à ceux musulman, de l'ancien premier ministre Alassane Ouattara dont la candidature a été rejetée par la cour suprême.

    Lors des élections législatives décembre 2000 le front populaire ivoirien FPI, le parti du nouveau président remporte 96 sur 22 sièges du parlement avec un taux de participation de 33% du au boycott actif du RDR. En janvier 2001 une élection partielle sera organisée pour pourvoir aux sièges vacants. Tandis que d'octobre â décembre 2001, un forum de réconciliation nationale se tient à Abidjan afin de réunir tous les leaders politiques du pays dont les quatre principaux protagonistes de la crise ivoirienne: Laurent Gbagbo, l'ancien président H. Konan Bédié, le général Guei et Alassane Ouattara.

    Les travaux de ce forum reconnaîtront la légitimité du gouvernement de Laurent y Gbagbo par l'acceptation des résultats des élections présidentielles et la reconnaissance de la nationalité ivoirienne d'Alassane Ouattara sont confirmé par le sommet de Yamoussoukro. Au mois de juin 2002 au mois de juin. Il se verra délivrer un certificat de nationalité par la justice ivoirienne, au mois d'Août son parti RDR entera au gouvernement.

    Henri Konan Bédié commit une lourde faute politique en s'obstinant à vouloir exclure de la compétition à la prochaine élection présidentielle .Alassane Ouattara. Sous prétextes qu'il n'était pas ivoirien. Et, qui plus est, en châtrant survêtement son parti par une condamnation issue d'un procès expéditif à l'endroit des principaux dirigeants. Konan Bédié voulait à tout le prix mettre le RDR et son leader au Ban avec l'idée qu'il rencontrera aux électrons seul Laurent Gbagbo il s'était donc passé quelque chose de bien plus grave que la simple dompté de pouvoir en proie éliminer Alassane Ouattara et son parti de la compétition électorale. (163(*))

    Le processus de réconciliation dans sa fragilité est mise en évidence le 19 septembre 2002 par le début d'un soulèvement militaire dans le Nord du pays, alors que le président Gbagbo se trouvait en Italie très tôt les rebelles s'emparent de la ville de Bouaké, le ministre de l'intérieur Emile Boga Doudou et le général Guei sont assassinés, car accusé a être l'instigateur de la tentative de putsch, ce dernier aurait été tué par l'armée Ivoirienne à la suite de l'assassinat du ministre de l'intérieur. La cote d'Ivoire accuse ses pays voisins de soutenir la rébellion mais plus particulièrement le Burkina d'en être à l'origine. La France répond à la demande Ivoirienne d'aide militaire par l'envoi des troupe sous l'opération licorne à l'origine chargé de la sécurité des ressortissants étrangers tandis, que la CEDEAO une semaine plumard y dépêcha une force de paix.

    Le 17 octobre un accord de cessation des hostilités fut signé entre le gouvernement Ivoirienne et les rebelles qui, regroupe en un mouvement patriotique de Cote d'Ivoire (MPCI) contrôlent le maître du pays l'opération licorne, ville au respect du cessez-le feu en attendant l'arrivée de la force d'interposition africaine. .Mais vers la fin du mois de novembre alors que la situation est loin d'être sécurisé sur le front Nord, les forces gouvernementales doivent faire face à une extension de la rébellion à l'ouest par l'apparition de deux nouveaux groupes des rebelles ; le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et mouvement pour la justice et la paix (MJP).

    La volonté d'un découdre entre les différentes composantes est manifeste dans les deux camps, la voie du dialogue reste ouverte grâce à l'implication des chefs d'état de la Communauté Economiques des Etats d'Afrique de l'Ouest un cessez-le feu a ainsi pu être conclu, le 17 octobre sous la direction d'abord du ministère français, des affaires étrangères, Dominique de Villepin, pour le rétablissement de la paix en Cote d'Ivoires, aboutiront à la tenue en France (Linas Marcoussis) d'une table réunissant toutes les parties au conflit du 15 au 24 janvier, ainsi que les principales formations politiques du pays un accord sera signé le24 janvier 2003 qui prévoyait le maintien au pouvoir de Laurent Gbagbo et la formation d'un gouvernement de reconstruction nationale dirige par un premier ministre de consensus et dans le quel les mouvements rebelles obtiennent les ministres de la défense et de l'intérieur.

    Bien avant cela militaires français venus initialement pour évacuer tous les ressortissant (occidentaux dans le nord du pays furent ensuite chargés de sécuriser la ligne de cessez-le feu en attendant l'apport de la CEDEAO) sans pour autant apporter un franc soutien au président GBAGBO. Paris tentera de démêler l'Echervou de la crise et va exfiltrer l'ancien premier ministre Alassane Ouattara, qui s'est réfugié chez l'ambassadeur de France de peur de subir le sort du général Guei. Le processus de paix n'a cependant pas progressé alors qu'à Lomé, les négociations patinaient entre rebelles du MPCI et représentants du gouvernement, les rebelles des mouvements polaires Ivoirien du grand ouest (164(*)).

    Apres son accession au pouvoir en octobre 2002 à la suite des élections controversées, le régime FPI avait organisé sans succès, un forum de réconciliation nationale, la victoire des refondateurs quoique contestée à été entérinée par la France alors que les nations unies, l'union européenne et l'union africaine avaient exigée la reprise de ces élections. Laurent BAGBO avait certes été intronisé, seulement deux ans d'exercice du pouvoir fondé sur un ultranationalisme, avait fini par mettre le pays au bord d'une guerre civile, trois rebellions issues des rangs de l'armée régulière s'étaient emparées sans combat, de plus de 60% du territoire national.

    Malgré l'appui logistique de la France, l'arrivée des mercenaires étrangers et l'Achat d'un arsenal militaire grâce aux cotisations des partisans du pouvoir et les marches de soutien contre nature organisées ça et là aux frais du trésor publique, l'armée régulière a tenté plusieurs fois et en vain de reconquérir les territoires occupés. N'ayant pas en vérité le rapport de force sur le terrain, le régime FPI fait division à travers les négociations pour gagner du temps afin de se maintenir au pouvoir. Le 26 janvier 2003 Gbagbo avait défendu l'accord de paix de Lina Marcoussis et appelé le peuple de Cote d'ivoire au calme. A cette conférence, il avait reconnu qu'il n'a pas gagné la guerre et que le pouvoir qui lui reste est de discuter et d'accepter des compromis et promet de s'adresser à la nation dès son arrivée en cote d'ivoire. Mais à Abidjan, les partisans proches du régime crient au « complot » de la France contre la Cote d'ivoire les symboles de la France sont ainsi attaquée et un sentiment de son respect des engagements pris port ramener la paix et la prospérité, se développe au nom du peuple bien pris en otage par l'escadron de la mort. (165(*))

    3. ACTEURS

    Dans la pressente section, il s'agira de passer en vue de la situation de la cote d'ivoire partant de la genèse delà crise jusqu'à sa situation actuelle à savoir des tentatives de la résolution de la crise tant pas les acteurs internes, eux-mêmes par la communauté internationale agissant au travers des nations unies, et enfin par de organisations régionales telles la CEDEAO, et L OUA.

    A première vue, la cause politique parait être le leitmotiv auquel les insurges ont tenté de justifier leur mutinerie du 19 septembre 2002 mais après analyse ce conflit s'affirme de plus en plus être un conflit identitaire les parties en conflit ont jugé l'art dispose «  le président de la république est élu pour cinq ans au suffrage universel direct, il n'est rééligible qu'une fois, le candidat doit jouir de ses droits politiques et être âgée de 35 ans au moins , il doit être exclusivement de nationalité ivoirienne né de père et de mère ivoiriens d'origine »

    C'est la notion d'ivoire qui a entraîné beaucoup de susceptibilité dans la partie nord du pays à prédominance étrangère.

    Après les accords de LINAS MARCOUSSIS Laurent BAGBO qui promis de s'adresser au peuple ivoiriens sur les raisons de ces accords, car avait-il déclaré qu'il n'avait pas gagné la guerre et qui tout ce qui lui restait il ne négociera avec les adversaires. Entre autre la décision de signer un décret révisant ainsi la disposition constitutionnelle portant sur d'ivoirité n'ayant pas attendu, l'adresse ou mieux le retour de leur leader, les partisans de Laurent BAGBO crient au complot de la France pour fragiliser le pouvoir établis, ils décideront ainsi d'attaquer tous les symboles de la France.

    Le deuxième aspect des causes du conflit ivoirien revêt l'aspect économique par l'importance géostratégique qu'influe ce pays sur ses voisins et d'autres grandes puissances en l'occurrence la France, la toutes dernières des causes est ethnique soit la confrontation des ethniques rivales, baoulé, dioula, bété, krah, ce qui justifie la multiplicité des actes haineux et xénophobes (166(*)).

    Le 13 mai 2003, le Conseil de Sécurité de l'ONU par la résolution 1479, a donné son accord à la Création de la MIMUCI (mission des nations unies en cote d'ivoire) qui facilitera le suivi et l'application de ces accords de paix signés à Lina Marcoussis. La crise ivoirienne s'est emparée avec l'apparition en dernières minutes de deux mouvements rebelles dont le Mouvement Populaire Ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) et le Mouvement de la Justice et de la Paix (MJP) qui s'étaient emparées des villes de, danané et de Man en novembre 2002. mais à coté de leur objectif de venger la mort du général GUEI, ils demandaient aussi le départ de LAURENT BAGBO , comme le poutre parole du MPCI l'exigeait aussi 29 septembre la CEDEAO ( communauté Economiques des états de l'Afrique de l'ouest prendra rapidement des mesures pour essayer de trouver une solution à la crise en convoquant d'urgence à Accra une réunion qui a crée un groupe de contact composé, du Ghana, Togo, Mali, Nigeria aux cotés de l'union africaine, pour favoriser le dialogue entre les rebelles et l'e gouvernement ivoirien et pour examiner les conditions générales d'un règlement de la crise(167(*)).

    A l'issue de ce sommet, il y sera de l'envoi en cote d'ivoire des troupes de la CEDEAO avec pour mandat la surveillance du cessez le feu proposé par le sommet entre factions rebelles et les forces régulières .Le président Laurent Gbagbo avaient annoncé qu'il avait demandé à la France d'affecter des forces à la surveillance du cessez- le feu dans l'attente du déploiement des troupes de la CEDEAO pourtant le représentant permanent de la France avait déjà déclaré les forces de l'opération Licorne se trouvaient en cote d'ivoire sur base d'accord bilatéraux de longue date.

    Le 21 novembre 2002 les dirigeants de la CEDEAO après désigné les commandant de l'ECO FORCE et déterminé ainsi du déploiement en Côte d'ivoire au 31 décembre 2002, ceux-ci ont également appelé l'union africaine et l'organisation des Nations Unies à s'engager plus activement, ils ont également prié le président de la CEDEAO ainsi que la France et les membres africains du conseil de sécurité de porter la question de la cote d'ivoire à l'attention du conseil.

    Le quai d'Orsay dans une nouvelle initiative par Dominique de Villepin se rendra le 3,4 janvier 2003 pour des consultations avec le gouvernement, les partis politiques et les rebelles. C'est à cette occasion que toutes les parties en conflit convinrent de l'organisation d'une table ronde en France et pendant ce temps les efforts de la CEDEAO ont également abouti à des procès complémentaires avec le président Eyadema, en obtenant l'accord de cessation des hostilités entre le gouvernement le MPIGO et le MJP qui n'avaient pas signés l'accord de cessez-le feu du 17 octobre 2002. Sa table ronde aura lieu à Lina Marcoussis en France, du 15 au 23 janvier, elle était présidée par Pierre Mazeaud, président du conseil constitutionnel français, secondé par le juge Keba Mbouye (du Sénégal) et de l'ancien premier ministre ivoirien M.seydou Diarra que Les représentants de la CEDEAO et ceux de l'union africain et le représentant du secrétaire général pour l4afrique de l'ouest.

    Cette table aboutira à la signature le 23 janvier 2003 par toutes les forces politiques ivoiriennes de l'accord de Linas Marcoussis, dont les principales dispositions de cet accord sont la création d'un gouvernement de réconciliation nationale qui serait dirigé par un premier ministre nommé par le président de la Cote d'ivoire, et déléguerait d'importants pouvoir au premier ministre, dont le mandat durera jusqu'aux prochaines élections législatives prévues en 2005. Il sied de préciser qu'à la lumière de cet accord le premier ministre ne pourrait pas se présenter à ces élections.

    L'accord prévoyait la création d'un comité de suivi de l'application de l'accord, ce comité sera basé à Abidjan et sera composé des représentants des nations unies, de l'union africaine, de la CEDEAO, de la commission européenne de l'organisation internationale de la francophonie, des institutions de Breton Wood, des pays du G-8, de l'union Européenne ainsi qu'un représentant par pays fournissant les contingents et de la France.

    En date du 25, 26 janvier2003, le chef d'états des pays africains concernés par la crise ivoirienne et la France se réunirent à paris pour entériner l'accord de Linas Marcoussis et pendant ce temps dans les conclusions de cette réunion à Paris ; ces chefs d'états envisageaient pour les Nations Unies un rôle dans la mise en oeuvre à savoir : la direction du comité de suivi ; l'accord stipule que le nouveau gouvernement ivoirienne demanderait de l'aide à la CEDEO, à la France et aux nations unies. Ils ont ainsi exprimé le souci de voir le conseil de sécurité entériner l'opération de maintien de la paix lancée par la CEDEAO et par la France.

    La résolution 1479 du 13 mai 2003, portant création de la MIMUCI, pour un période initiale de 6 mois avec mandat de faciliter la mise en oeuvre par les parties ivoirienne de l'accord de Marcoussis en complément aux opérations menées par les forces françaises et celles de la CEDEAO accords déjà voilés par Laurent Gbagbo en refusant d'accorder des pouvoirs larges au 1er ministre Diarra, le 4 février 2004 le mandat de la MIMUCI sera proposé le 27 février et à la même occasion les mandats de l'ECOMICI et des forces françaises de l'opération des licorne , le conseil de sécurité adoptant la Résolution 1528 qui établit l'opération des Nations unies en cote d'ivoire ( ONUCI ) pour une durée de 12 mois à compter du 4 avril .Le conseil de sécurité au secrétaire de transférer à cette date l'autorité de la MINUCI à l'ONUCI ainsi que celle de la CEDEAO.

    L'ONUCI a pour mandat d'observer et surveiller l'application du cessez-le feu, mais aussi coordonner étroitement avec des missions des nations unies en Sierra Leone et au Liberia, les forces française sont autorisées à user de tous les moyens nécessaires pour soutenir l'ONUCI conformément aux accords que devrait signer l'ONUCI et les autorités françaises.

    b. IMPLICATIONS DES GRANDES PUISSANCES DANS

    LA RESOLUTIONS DES CONFLITS.

    L'apparut ion des nouveaux conflits en Afrique est oeuvre de la fin de la guerre froide. Nul n'ignore que le monde de l'après guerre froide est un contexte international nouveau pour l'Afrique et les théories des relations internationales libérées notamment du carcan des routines des lectures des dynamiques sociales à partir de la bipolarité est-ouest. Cela quand bien même certains conflits africains ont une histoire qui remonte bien au-delà de l'année 1989, la fin de la bipolarité est-ouest a accéléré le déclin, certes déjà engagé de l'analyse indépendantiste ; des conflits africains (168(*)).

    Ces conflits africains ayant pour corollaire une découverte de leur historicité qui est célébrée sous le vocable des « nouveaux conflits » dans l'Afrique noire post coloniale .Les conflits ont toujours eu une dimension locale ou autonome minorisée par l'accent mis sur la pénétration politique, et idéologico militaire des états unis et de l'ex URSS. Cette bipolarité du monde fut une ressource importante pour Jonas SAVIMBI, le leader de l'UNITA dans le cadre du conflit angolais. La restructuration du monde a constituée pour ce dernier une mauvaise affaire et une bonne affaire pour Laurent désiré KABILA ;des lors que le soutien des États-Unis au régime Mobutu n'avait plus de légitimité stratégique voila ce qui convient d' être appelé une autonomisation des conflits en Afrique, comme le fait la littérature sur les nouveaux conflits mais néanmoins il convient de relativiser les propos de dynamiques de l'interdépendance, entre états africains, mais aussi entre états africains et acteurs étatiques ou transnationaux du système international sont à l'oeuvre dans la plupart des conflits, les soldats angolais présent sur le sol congolais pour combattre aux cotés de Sassou Nguesso ou Laurent Désiré Kabila les mercenaires serbes et ukrainiens présents dans l' ex zaïre ,les militaires togolais présent sur le sol ivoirien constituent autant d'illustrations de la rétivité de l'autonomie des conflits en Afrique.

    Suite aux multiples bouleversements intervenus dans le monde sur le plan politique (fin de la Guerre Froide), prépondérance des USA au conseil de sécurité la revitalisation de l'ONU sur le plan économique avec la constitution des grands ensembles économiques en Europe en, USA et ASIE du sud, réorientation des capitaux vers l'est sur le plan social aggravation du chômage et la consommation des drogues en Afrique (169(*).)

    Quel est alors l'impact de la guerre froidie en Afrique ? même si le continent qua Antoine Glaser appelle « continent convoité » a été longé des rivalité Est Ouest, une priorité stratégique égale à son modeste poids international, les guerres de substitutions même par des acteurs locaux pour le compte des USA ou de l'union soviétique presque tous les conflits menés en Afrique fussent surdéterminés par la rivalité entre les 2 super puissances, dans la mesure où les conflits africains mobilisent réellement les protagonistes de la guerre froide entre 1960-1965 .Cependant dan l'ensemble, les états africains n'ont pas été fades proies de MOSCOU ou de WASHIGTON et ceci était lié au fait qu'ils ne sont pas parvenus à maximiser à leur profil le soutien de deux chefs de fil de la guerre froide, sauf exception, la valeur géopolitique de l'Afrique est faible en particulier celle de l'Afrique francophone. Ce qui permit a la France de s'affirmer dans ses anciennes colonies à travers la politique de présence tutélaire (170(*)).

    Un conflit peut être interne notamment parce que ses enjeux (conquête du pouvoir d'état et prébendes) sont liés à un état et que les protagonistes légitimes sont ceux qui ont la nationalité du pays concerné c'était le cas du conflit du Congo Brazza. (MAI-OCT. 1997) jusqu'à chez qu'il acquiert une dimension régionale du fait de l'envoi de quelques militaires de la RPC à brassa (suite aux dégâts causé à Kinshasa par les tirs d'obus en provenant du Congo) de l'intervention angolaise d'armement ayant transité par les facilités aéroportuaires mises à sa disposition au Gabon. (171(*))

    Ainsi les enjeux des pays impérialistes qui sont pour la plupart des parrains étatiques, sont d'abord d'ou dire politique, dans la mesure où en vendant par exemple les armes dans le tires monde ils veulent renforcer leur position sur la scène internationale, et puis d'ordre commercial, ces états cherchent toujours à écouler les produits dans tout le monde entier.

    Les intéressés de l'Union Africaine ont converges avec la préoccupation géostratégiques de ses partenaires ; les états unis, la Grande Bretagne et le canada sont probablement intéressés par des ressources pétroliers. La France tient en Afrique à sécuriser la frontière le Tchad et le Darfour pour protéger sa trace militaire d'Abéché l'union européenne, l'OTAN, cherchent les raisons à exister après la guerre froide (172(*)).

    Le monde de l'après guerre froide est un contexte international pour l'Afrique et la théorie des relations intrastades libèrent notamment du carcan des routines des lectures, des dynamiques sociales à partir de la bipolarité Est-ouest, la fin de la bipolarité Est Ouest à accéléré le déclin, l'historicité des conflits africains est appelée sous le vocable nouveaux conflits surtout dans l'Afrique noire post coloniale, ces conflits ont toujours eu dimension local et autonome minorisé par l'accent mis sur la pénétration politique et idéologique militaire des États-Unis et de l'ex. URSS.

    A cet effet, la bipolarité du monde fut une ressource importante, pour Jonas SAVIMBI ce leader de l'UNITA, dans le cadre du conflit angolais. Tandis que la restructuration du monde a constitué pour lui une mauvaise  affaire ; dès lors que le soutien des USA au régime MOBUTU n'avait plus de légitimité stratégique ce qui justifie qu'il y a une autonomisation des conflits en Afrique comme le fait le vocable nouveaux conflits (173(*)).

    Dans le contexte de la guerre froide qui se développe dans les années qui suivent immédiatement la fin de la guerre, la question coloniale devant un sujet (des rivalités entre l'est et l'ouest à l'instar de tous ceux qui permettaient au blocs d'étendre leur domination au détriment de l'autre. l'URSS et les pays de la démocratie populaire se pressentaient comme les défenseurs à l'exploitation de l'homme . c'est ainsi qu'il se présentera comme le modèle de référence pour certains dirigeants coloniaux(.174(*))

    ANGOLA

    Les grandes puissances ne sont guerre restée en marge des solutions ou des voies fades sorties des crises africaines ; c'est ainsi que nous verrons ; dans les lignes qui suivent, leurs actions en vue de la résolution des conflits en Angola, ethio-Erythréen et en Côte d'ivoire.

    Les données internationales sont susceptibles au début des années 90 d'ouvrir la voie à un règlement du conflit angolais le retrait des troupes cubaines, ces nouvelles relations qui s'installent encre l'URSS et les états unis, le démantèlement de l'union soviétique privant ainsi le MPLA de ses soutiens traditionnels. Le MPLA à nier, les accords de paix (accord de BICESSE° 1991, suivi des élections en 1992 remportée par le MPLA, contesté par l'UNITA, sous prétexte des irrégularités dans le déroulement du scrutin, contexte ainsi les armes jusqu'aux de LUSAKA en 1994. prévoyant le désarmement de l'UNITA.

    Le désarmement des belligérants est opérée sous le contrôle de l'ONU ,l'UNITA reconnu comme parti politique en mars 1998 JONAS SAVIMBI ne semble pas se satisfait de son statut de leader de l'opposition ni de son poste de conseiller à al présidence, il refusera d'intégrer le gouvernement en 1998. Il sera condamnée par le conseil de sécurité à l'embargo sur l'aide militaire et la vente d'armes, (175(*)) d'où la paix sera interrompue, la guerre fratricide repend.

    Dans le pressent point, il s'agira pour nous de démontrer l'implication des grands puissances dans la recherche de la pacification de l'Angola ou mieux dans le cadre de la résolution du conflit Angolais. Entre les deux belligérants. (UNITA et MPLA) ainsi nouds partirons de BICESSE jusqu'à LUSAKA.

    Les contestations de l'UNITA vont défendre toute la troïka, dans la mesure, ou la fraude à Luanda, bengo vierge. Et ailleurs est par des commissions d'enquête les quelque pays qui forment Ce qu'on appelle pompeusement la communauté internationale ont définitivement reconnus ces élections comme globalement libres transparentes donc justes. L'UNITA ne dissimulait pas, surtout dans le dernier mois ayant précédé les élections, son désir de redéfinir éventuellement les relations de LUANDA avec LISBONNE (176(*).)

    L'attitude de Moscou est du même ordre, dans la mesure où les russes avaient besoin des débouchée pour leur industrie d'armement et étaient désireux de conserver, les avantages considérables acquis en Angola précisément au MPLA. Et à l'état indépendant plus tard aux a cotés de la Guinée bissao, du soudan de la somalie en 1954, 34 pays du tiers monde recevaient l'aide de l'URSS (177(*)).

    L'URSS, a grâce aux pays du tiers monde, amélioré, son autonomie industrielle et limité sa dépendance vis à vis des pays occidentaux. Ainsi réalise t elle une économie des devises et d'or, en même temps elle écoule des surplus industriels, qu'elle n'arrivait pas à placer sur d'autres marchés. Cet aide soviétique a conduit à l'Etablissement des clients de dépendances entre les pays assistes et l'URSS (178(*)).

    Mais la raison la plus importante reste la récupération impérative de la créance de milliard des soldats sur l'Angola au moment où les finances de la fédération de Russie, sont au plus mal .ce qui a rendu Moscou hésitant c'était ce manque de clarté dans le chef de l'UNITA quant à la suite réservée à ce dossier.

    Quelques mois après l'indépendance l'armée portugaise sera retirée, l'arme Zaïroise RDC aux côté du FNLA de HOLDEN ROBERTO fonçait vers en combattants et faisait appel aux troupes cubaines et à l'aide de l'URSS pour venir à bout de ses adversaires. Depuis lors l'Afrique du sud, menait une longue série d'intervention aux côté de l'UNITA dans le but de déstabiliser l'ANGOLA (179(*)).

    Sans interruption importante jusqu'aux accords de mai 1991. L'UNITA a tout fait pour resserrer son état sur la capitale et sur la région Nord- Est du pays en comptant sur l'appui indéfectible des Etats- Unis. Et de l'Afrique du sud. Dans la mesure où à jamba, se trouvait le ministre des affaires étrangères (180(*).)

    L'Accord signé conjointement par l'Angola, l'Afrique du sud et le cuba pour mettre fin au confits. L'Afrique du sud accepte la résolution 435 des Nations Unies pour amorcer son retrait de la namibien. Et sortir définitivement de l'Angola. En échange Luanda acceptait le retrait graduel des troupes cubaines jusqu'en 1992. C'est dans ces circonstance que démarrèrent les pour parlers entre le MPLA et l'UNITA dameraient et débouchaient sur une entente globale, portant sur la cessation des combats, le libertarisme des la vie politique juridique devant conduire aux élections et vers 1993. Cet accord demeure fragile sur la question clé l'intégration des forces militaires. Une mission conjointe constitue à part égale du MPLA et de l'UNITA doit superviser ce processus. D'intégration militaire et parallèlement les états - unis que l'ex-URSS ce sont engagés à cesser leur livraison d'armement aux portugais angolais.

    Un des facteurs les plus importants découle du changement important dans les rapports des forces stratégiques dans la région que se manifeste vers la fin de l'année 1987. Par la bataille de l'auto, ou l'UNITA soutenu par l'Afrique du sud repoussait la ligne de font du MPLA, et c'est contre la résistance du MPLA appuyait par des forces cubaines. Il n'est point question de douter que ces transformations dans l'équilibre des forces régionales ont joués enrôle décisif dans le blocage de processus de négociation par changement au niveau international sur le dénouement de la crise angolaise.

    Dans cette situation de grande crise en Afrique australe ,les bouleversements qu'entraîne la lente et une inexorable dégringolade de l'union soviétique ont une grande importance dans la mesure où vers les années 1988,nouveau climat permet d'identifier un terrain d'entente entre les super puissances par aux conflits dits régionaux.(181(*))

    En début des années 1989, Moscou orienté par des attitudes claires l' Angola, à se tourner ivres l'occident lorsque le BUDJET d'aide extérieure doit être ampute de 30%, lorsque aussi en mars de l'année en cous LUANDA sera prévenu que les experts soviétique travaillant en Angola seront dorénavant payé en dollars tout en précisant que la bourse octroyer aux jeunes angolais sera interrompu de moitié, ce qui explicitement démontre que l'avenir de l'Angola est du parviendra à la reconstruction de ce pays sinon avec les États-Unis qui est le 1° partenaire de l'Angola.

    Dans son analyse Mr. Leonid Etienne intitulé « a soviets vie of angola's relevance in the 1990 », l'auteur directeur du secteur des situations de crise au sein de l'institut des études africaines de l'académie des sciences de l'ex Russie, estimait l'aide soviétique aurait atteint deux milers de dollars entre 1982 et 1990 et ce mis à part l' armement, l'aide militaire d'après les sources américaines aurait dépassée 4 milliards dont 1 milliards en 1987- 1991 l'Angola n'a pas tout de même été à mesure de payer cette dette de plus de 2 milliards de dollars qui ont finalement du être rééchelonnée à la suite de cette incapacité de payer.

    Le développement de cette nouvelle politique soviétique a des effets immédiats sur l'autre grand allie de Luanda, c'est-à-dire cuba. L'état cubain pourtant n'avait pas ménage ses peines pour aider le MPLA, 377.000 soldats cubains furent présent en Angola, 2077 furent tués, 50.000 civils y ont été envoyés au cours de la guerre. Ainsi selon les accords entre Luanda et Havane c'est l'Angola qui devait assurer le salaire du continent cubain ce qui amène la dette a 272 million de dollars le cuba à son tour assure la formation de 7000 jeunes étudiant et 2000 enseignants. Tous ceci, compris comme un devoir internationale a marqué un de plus grands investissement de cuba en Afrique le visage soviétique ; contraindra le cuba de retirer de l'Angola ses 50.000 hommes en place et d'autres part, la crise économique qui éclate a havane ne laissera aucun choix aux dirigeants cubains .ce qui marquera la fin de l'épisode cubain en Afrique australe.

    Ainsi parallèlement, le désengagement Soweto-cubaine ouvrira des plus grandes portes aux États-Unis qui des 1988, s'alignent sur ce qui devient peu à peu le nouvel ordre international, les principes de cette nouvelles politique sont simples ; les USA, se réservent le droit d'intervenir politiquement et militairement là où il le juge conforme a leurs intérêts nationaux. Dans le cas de l'Angola, ces orientations s'inscrivent en continuité avec l'important investissement consenti pour appuyer l'UNITA tout au long de l'année 80, ce qui est confirmé par G Bush lors de son accession à la présidence(182(*)).

    Au moment de ces grands enjeux, l'UNITA petit un de plus important protégé des États-Unis en Afrique, déjà en 1976 il a été appuyé indirectement par Washington. Apres un court épisode non- interventionnisme, les USA reviendront à la charge en1980 avec l'entrée de Ronald Reagan a la maison blanche, avec la doctrine Reagan Washington passera à l'offensive non seulement dans l'objectif limité de contenir le communisme, mais plutôt dans le but avoué de reculer ou mieux de faire reculer l'URSS et tout ce qui constitue une menace contre l'ordre mondial. C'est dans ce contexte qu'un important programme d'appui militaire clandestin est mis en place pour venir en aide aux combattants de la liberté qui affrontent un peu partout au monde( Nicaragua, Afghanistan, Angola, etc. .) des régimes considérés par Washington comme procommunistes ou alliés de l'URSS.(183(*))

    Le MPLA dans ses efforts obtiendra le retrait sud-africain, non seulement de l'Angola, mais aussi de la namibien avec l'espoir de coincer l'UNITA en la prenant en tenaille grâce au changement de gouvernement en namibien (en novembre 1989) pour UNITA, la paix et la réconciliation sont possible a une condition d'une importance capital a savoir l'incorporation des combattants de l'UNITA dans la société.

    Mais sur le plan stratégique l'UNITA se trouvera coincé par le MPLA qui lui coupera tout contact avec ses parrains, avec le concours du président Namibien en verrouillant la frontière entre ces deux pays (Angola namibien) coupant ainsi l'UNITA de ses bases arrière en Afrique du sud, Savimbi proposera une trêve surtout à l'apparut ion des nouvelles dissidentes internes.

    1 IMPLICATION INTERNATIONALE

    1 LE DEFI AMERICAIN

    A travers leur implication dans la résolution des conflits africain et le discrédit est aussi possible dans le cas où par exemple les Nations Unies lorsque leur impuissance s'est manifesté au début de la négociation Rwandaise, les enjeux peuvent être aussi d'ordre matériel ; tels que la déstabilisation d'une région au regard au regard d'intérêt d'ordre géostratégique.

    Du coté des USA, le système de tutelle internationale dépendant voulu par Roosevelt, et auquel l'opinion américaine était favorable ; s'est révélé inapplicable dans le contexte de la guerre froide or la crainte de voir s'installer des régimes communistes dans les pays nouvellement indépendants était encore grande.

    Compte tenu de ses engagements antérieur et des orientations fondamentales de sa politique, Washington ne pouvait pas tolérer la victoire du MPLA indirectement .les usa conditionnent le programme d'aide à la Namibie, a ne pas laisser Luanda utiliser son territoire pour attaquer l'UNITA.

    Mais pendant ce temps un pont aérien est établit entre la base américaine de Kamina et le sud de l'Angola sous la surveillance de l'UNITA. Le gouvernement de Luanda dénoncera cette grave ingérence qui manifeste la volonté des Etats-Unis de conquérir l'Angola comme il l'avait espéré en 1975.

    Les USA ses serviront pour arriver a apporter leur soutient à l'UNITA de l'appui stratégique de la RDC, alors ZAÏRE, car pour Mobutu ses intérêts en Angola sont historiques, et économiques dans la mesure ou le premier intérêt est celui des Bakongo qui sont en Angola et d'autre part les raisons économiques qui amènent Mobutu a accepter la proposition américaine sans retour et des éléments de l'UNITA seront entraînés sur la base militaire américaine de Kamina.

    Au cours des années 1960 la politique africaine de la chine a été dominée par ses divergences d'option avec ses grands frères communistes dès 1946. Mao Tsé Tsung déclarait que l'objectif de l'impérialisme américain est d'être ; le Tiran de la zone intermédiaire dont fait partie de la chine qui prônait la lutte armée anti-impérialiste dans la zone intermédiaire, cette théorie allait a l'encontre de la thèse de Kourchtchev, qui se faisait l'apôtre de la coexistence pacifique.

    Ces querelles idéologiques se traduisent par l'apparition de deux mouvances opposées a l'intérieur de 1/3 du monde, d'un coté les préoccupations première étaient d'éliminer tout risque de guerre entre les USA et l'URSS, la lutte contre les colonisateur passant au deuxième plan de l'autre les chinois privilégient les combats des mouvement de libération nationale. Ces deux conceptions aboutissent au plan politique de deux approches différentes les Soviétiques étaient favorable à une seconde conférence des non-alignés les chinois prêt a organiser la deuxième conférence Bandoeng (184(*)).

    Les rapport entre la chine et l'Afrique vont évoluer en fonction des intérêt stratégiques chinois articulés autours des grands axes : antisoviétisme et relation avec les USA ,désireuse d'assurer sa sécurité ,la chine engage dans les années 1970 une politique de détente vis- à- vis de l' Amérique plus pragmatique par le passé, jouissant d'une prestige accrue depuis son admission à l'ONU en 1971, elle replace l'Afrique au centre de stratégie planétaire et contre l'URSS sur plusieurs front en relançant sa coopération avec les états en conflit avec les protèges du Moscou(185(*)).

    Dès leur naissances ,la chine soutient les mouvement nationaliste anti portugais en Angola au Mozambique , dans ces deux pays la stratégie chinoise est identique ; privilégie la lutte armée par rapport à la négociation contrer l'union soviétique partout ou cela est possible .ce rapprochement s'assortie d'une assistance économique, concentrée sur quelques états comme le Congo Brazza, L'Egypte, Somalie, Soudan, Zambie et surtout la Tanzanie pour la seule année 1970 l'aide de la chine à l'Afrique a été globalement supérieure à ce qu'elle avait été pendant toute la décennie précédente(186(*)).

    Mais le 1ère contact avec l'Angola remonte en 1960, lorsque le mouvement angolais cherchait par l'obtention d'une large reconnaissance internationale à imposer un front anti portugais à son rival le FNLA si le MPLA était proche de l'union soviétique et de ses alliés européens, ses leaders ne se livrèrent pas moins à une acharnée entre prosoviétiques, dirigé par Agostino Neto, et les prochinois .

    Ce dernier milita sans succès pour que la chine retire son aide militaire au MPLA ce qui est curieux, c'est que les deux mouvements indépendantistes angolais furent eux aussi les récipiendaires de l'assistance militaire chinois basé au zaïre, Jonas Savimbi alors ministre des affaires étrangères au gouvernement république angolais en Exil (GRAE) obtint l'aide militaire des chinois et suivi des cours de guérilla à l'académie militaire de NAKIN lorsqu'il créa l'UNITA. .En Angola, la politique chinoise d'aides aux 3 fonctions rivales se soldera par échec cuisant dans la mesure où c'est le MPLA prosoviétique qui importe à Luanda le jour de l'indépendance là elle arrêtera officiellement de fournir de l'aide aux protagonistes angolais. ( 2(*)99)

    Même si la chine ne disposait pas d'une politique étrangère autonome vis-à-vis de l'URSS, mais elle a développé le mythe de l'appartenance commune au monde des pays pauvre en lutte contre les oppresseurs colonialistes et néocolonialiste, la mondialisation s'est accélérée, et ainsi le rapport chine et Afrique sont réduits à ce jour dans la mesure où elle est convertie au capitalisme.

    2. LA TROÏKA DE BICESSE AU PROTOCOLE D'ABIDJAN

    A Bicesse, l'affaire angolaise s'est encore jouée entre les seules parties antagonistes, Bellicistes et Hégémoniques et que cette bipolarité a étouffé tout espoir de paix et de réconciliation en Angola. Pour preuve la troïka (URSS, USA Portugal) qui a provoquée et parrainée cette rencontre sans jamais décider des issues pour stopper la guerre civile angolaise. Ceux qui parrainent la paix en Angola sont les mêmes qui ont armés à mort les combattants. (187(*))

    Ni l'ONU ni l'OUA ne sont pas présentés comme arbitre entre les guerriers angolais, l'URSS et les USA sont tous deux membres du Conseil de Sécurité de l'ONU, c'est vrai, et le Portugal a remplacé vers 1990 le Zaïre qui s'était mouillé sensiblement avec SA VIMBI pèle mêle aux cotés des deux grands marchands d'armes, car 90% des armes importées par les pays sous-développés proviennent des quatre « grands» Etats-Unis d'Amérique, l'URSS, Grande-Bretagne, France.(188(*))

    Les Etats-Unis d'Amérique occupent la première place parmi les fournisseurs de matériels militaires, ils dépendent près du tiers de ce commerce, le France partage avec la grande Bretagne le troisième rang (selon les années). Mais aussi nous citerons les « petits» Portugal, l'Allemagne, Israël, Afrique du Sud, ainsi que les intermédiaires, Maroc, Gabon, Côte d'Ivoire (189(*)). Et pourtant pour l'Angola la situation se présente comme suit : la Chine, la France, les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l'Union Soviétique.

    Mais voyons de près ce que prônent les fameux « Accord de Bicesse » signés en Mai 1991 pour la période de transition, dans une ville du Portugal. L'UNITA devrait se défaire de ses moyens militaires sans gains politiques autre que le recours électoral, c'est ainsi qu'il sera passé du terrain politico-militaire à celui de la démocratie. A partir de ce moment la direction du pays sera bicéphale jusqu'aux élections prévues en septembre 1992. Mais une. Commission Conjointe Politique Militaire (CCPM) MPLA/UNIT A ainsi que des observateurs de la troïka pour diriger la transition.

    Les deux belligérants d'entrée de jeux ne manifestent en rien ni la démilitarisation ni le désarmement évident, les deux belligérants avant les élections cela caractérisé par l'attitude du MPLA qui garde l'appareil d'Etatique, ainsi que les finances alors que l'UNITA maintient l'essentiel de ses forces combattantes dans son fief qui représente 80% du territoire national. Mais tous deux sont au moins d'accord sur un point, ne pas laisser la force à un larron (190(*)). Ne pas donner sa chance à la véritable réconciliation donc à la paix et la démocratie en Angola.

    Le 29 et 30 septembre 1992 auront lieu les premières élections multipartites d'Angola depuis 1975 après naturellement 16 années consécutives de guerre civile. La transition s'achèverait d'une manière très peu attendue, dans la mesure où l'ambiance qui règne au pays est celle du non-respect des accords de Bicesse. Mais aussi la communauté internationale qui alsine sur les moyens de conduire cette politique ou mieux la transition, ce qui la rend responsable des conséquences brutales de ces premières élections.

    Tout les cas de ruptures de la paix ou menaces de la paix ont démontré que quand elle le voulait cette « communauté» faisait ce qu'il fallait pour donner une chance à la paix. Ainsi en Namibie (l, 8M d'habitants sur 825.000km2) l'ONU a envoyé 7000 observateurs dont 5000 militaires et 2000 civils pour accompagner le processus des élections nationales pour une valeur de 450 millions des dollars. Au Cambodge après les massacres organisés par les Khmers rouges et le retrait des vietnamiens, l'ONU ou déversé 2 milliards de dollars pour une population estimée à 8M d'individus sur un territoire de 180.000km2, tandis qu'en Angola 9,5 millions d'Angolais dont 150.000 militaire sur 1.250.000 km2, l'ONU a accordé 10fois moins d'argent et d'homme qu'à la Namibie: 700 observateurs et 45 millions des dollars (191(*)).

    La mission de vérification de nations Unies (UNAVEM) son budget de surveillance et maintien du processus de paix n'a en rien été suffisant pour empêcher les trucages électoraux des deux bords, ni les violences postélectorales, c'est ainsi qu'après les législatives le MPLA l'emporte sur l'UNITA, au présidentielle de même, l'UNITA se décidera de reprendre les armes pour remettre en cause son défaite électorale  du 1er tour, et pourtant les fraudes ont été bien distribuées des deux côtés, des urnes disparues pour réapparaître pleines d'un seul vote.

    Ses deux s'affrontèrent dorénavant, changeant ainsi des éléments politiques qui entrent en ligne de compte pour les futures» négociations », c'est surtout le séparatisme nordistes et centre sudiste bien que le MPLA présente des avantages sur le plan diplomatique grâce à son option multi radicale et résolument moderniste que l'UNITA n'affiche pas.

    Mais la réaction de la communauté internationale se manifeste par les membres tant du Conseil de Sécurité, surtout les détenteurs des sièges permanents, que des membres de la troïka, la représentante spécial du Secrétaire Général de l'ONU, alors Boutros Ghali, est accablée, alors que la Britannique Margaret Anstee constate avec l'UNAVEM que les armes continue à entrer en Angola, ce qui enraye définitivement le processus de paix.

    La troïka quant à elle reste dans une ambiguïté criminelle dans la mesure où le Portugal craint la perte de ces contrats d'armement à l'Angola au profit de la France et la Grande Bretagne qui avaient mis en oeuvre une nouvelle politique de coopération tenant compte des changements intérieurs dans la société internationale (192(*)). Pendant ce temps les USA mènent un double jeu aussi puisqu'ils sont les premiers clients du MPLA pour le pétrole et le principal fournisseur d'armes de l'UNITA (193(*))

    Quant à l'Afrique du sud qui officieusement des armes et des mercenaires noirs ou blancs à l'un ou l'autre camp du MPLA ils font la guerre avec de force Sud africaines qu'ils disent être des soldats privés.

    Une médiation étrangère «efficace est un euphémisme sans doute, dans tout état de cause, si l'ONU représentait les intérêts des peuples, plutôt que ceux des multinationales pétrolières ou militaire c'est ainsi que les embargos tant sur les importations de pétrole et diamant angolais n'ont pas été respectés, car le pétrole est la contre partie au soutien des grandes puissances.

    Les états Africains voisin à l'Angola les deux protagonistes, si jamais elles ne convenaient pas de signer le «protocole de Lusaka» et si par surcroît la paix n'est pas rétablie, il s'agit la du pays alors de Nelson Mandela, et celui du Robert Mugabe et pendant ce temps l'UNITA déclare que si jamais sa capitale Huambo tombait, il ne signerait pas ces accords.

    Au Portugal déjà, le président Socialiste Mario Soares, et le gouvernement portugais du centre droit, s'accusent mutuellement d'appuyer l'un de l'autre parti (l'UNITA, MPLA) militairement, mais aussi, devons nous le souligner, que les 12millions des mines anti personnelles enterrées en Angola, soit plus d'une mine par angolais sont d'origine française sont les plus meurtrières de la planète, car indétectables par les professionnels du déminage (194(*)).

    2. RESOLUTION DU CONFLIT

    Le champ de la résolution des conflits renvoie à un espace social constitué par les relations de concurrence ou de complémentarité entre des acteurs en quête de définition de l'ordre dans une situation conflictuelle, les enjeux sont pour partie symbolique en ce qu'ils concernent le crédit de le discrédit des acteurs de paix, d'ou la recherche du prestige ou de l'honneur par les Etats occidentaux.

    Les observateurs de la «troïka» (USA, PORTUGAL, RUSSIE) ce sont eux qui avaient rédigés le brouillon de ce qui restera dans l'histoire comme « le Protocole d'Abidjan» les 5 semaines qui suivront seront réservée à l'élaboration des 38 points y contenus. Il est bien vrai, qu'à Bicesse, ses lacunes et ses zones d'ombres, ce qui amena les deux parties à se convenir sur 35 points sur 38, ce sera seulement 6 mois plus tard que les délégués des deux parties regagneront Abidjan dans le but d'harmoniser leur vues.

    C'est plutôt le 21 mai 1993 que la «communauté Internationale» se dévoile en marquant sa partialité pendant que la délégation du MPLA consultaient Dos Santos à Luanda, le président Bill Clinton menace depuis Washington de reconnaître le gouvernement de Luanda et par conséquent établir les relations diplomatiques normales avec l'Angola(195(*)). Ce qui constitue ainsi une pression non- négligeable sur l'UNITA. Pendant ce temps la « troïka» se livrait à la rédaction définitive du protocole d'Abidjan dans le sens souhaité par le MPLA ; dont la troïka et le MPLA ont tous deux gommés la ligne de neutralité qui doit séparer l'observateur des protagonistes.

    C'est dans ces circonstances que le Secrétaire Général de Nations Unies n'hésite pas à manifester sa crainte de voir le Conseil de Sécurité prendre risque grave de condamner l'UNITA pour avoir refusé de signer les accords qu'il n'avait pas au préalable négocié. Mais curieusement le Conseil de Sécurité prêtera une oreille attentive à la position du MPLA (196(*)) relayé presque' instantanément par ses amis de la « troïka », c'est d'ailleurs l'Ambassadeur de l'Espagne écrit Antonio Africano, pays vendeur d'arme au MPLA qui s'est chargée de rédiger le projet de cette résolution en sa qualité du président du conseil à l'Epoque. C'est cette résolution qui affichera la partialité des Nations Unies, jusqu'à l'adoption des sanctions à l'encontre de l'UNITA.

    La résolution 815 du 15 juillet 1993 qui condamne l'UNITA pour avoir manqué la volonté réelle de reprendre les négociations et l'invite à quitter les villes occupée et à libérer tous les prisonniers, entre temps et rien n'a été reproché au pouvoir de Luanda et cela quand bien même qu'il détient 2000 militants de l'UNITA, c'est ici que Margaret Anstée avait proposé l'ouverture d'Abidjan II. Non seulement dans cette résolution l'ONU se tait sur la mort d'un cadre de l'UNITA à Luanda, en mission de paix mais ce qui est surprenant de ce qu'elle se tait même sur la mort mystérieuse des fonctionnaires Onusiens à Sambizanga entre le 31 et 02 nov. 1992 plus loin encore elle s'est tué sur le parti MPLA qui avant cette résolution avait déjà tournée le dos à la table de négociations. Cette résolution a condamné l'UNITA pour la continuation des actions militaires alors que le MPLA déclarait qu'il n'avait pas intérêt à négocier.

    Dans la résolution 793 du Conseil de Sécurité en 1993 dans son al4 exige que le gouvernement et l'UNITA observent scrupuleusement un cessez-le-feu immédiat qu'il mettent un terme à tout mouvement offensif des troupes, alors que le cessez-le-feu devait être imposé aux deux parties si le conseil se voulait impartiale, lorsque dans la résolution 851 le conseil se place derrière le MPLA pour dire que seules les forces de l'UNITA devront être désarmées démobilisées, en oubliant que c'est cette exigence du MPLA qui serait parmi les raisons de l'échec des pourparlers d'Abidjan.

    En votant la résolution 804 le Conseil de Sécurité a été inspiré pour ne pas attiser le feu, en reprenant qu'il (le conseil) demandait à tout les états membres à s'abstenir à toute forme d'ingérence en ces termes » nous invitons tous les Etats membres à prendre toutes les mesures nécessaire afin de mettre immédiatement un terme de façon efficace à toute forme d'ingérence directe ou indirecte militaire ou paramilitaire (..:..) à respecter les accords de paix relatif à la cessation de fourniture en matériel létal à chacune des parties» mais l'Espagne n'avait été en rien mis en garde.

    Le Conseil de Sécurité avait maintenu et réaffirmer la validité de la clause « triple zéro» (dissolution des armes de l'UNITA / MPLA et non approvisionnement des ex belligérants en armes.

    Pendant que l'UNITA multipliait ses efforts diplomatique pour une mise en garde contre l'Espagne, et auprès de la Russie sur son interruption en fourniture d'arme ; la troïka se réuni le 8 juillet 1993 à Moscou où ils décidèrent dans leur communiqué « vu les circonstances actuelles, les observateurs reconnaissent au gouvernement de Luanda le droit légitime à son auto défense et voit avec sympathie ses efforts afin d'acquérir les moyens nécessaires de se défendre. (197(*))

    Ainsi la résolution du 15 sept.1993 enfoncera le clou en décrétant un embargo sur les ventes d'armes et de carburant à l'UNITA, autrement dit une de partie s'armera, pendant que l'autre sous embargo. C'est ainsi que quelque peu après, cette résolution les USA, la Grande Bretagne, le Canada, la Russie et le Portugal se sont déclarés ainsi prêt à permettre que les armes soient de nouveau vendue à Luanda de la suspension des pourparlers d'Abidjan jusqu'à l'adoption de la résolution 864 du 15 sept 1993 décrétant l'embargo sur le pétrole et les armes, rien n'a laissé présager d'une décision aussi dure et aussi partiale de la part de l'ONU.

    Une des signatures d'accords les plus incertains fût celui de Lusaka la capitale Zambienne ou se tiennent les assises pendant que des affrontements se poursuivent sur terrain. C'est là que l'UNITA verra sa chute et ne contrôlera plus que 15% de ces territoires, au lendemain de la signature des accords de Lusaka du 31 oct.1994 au 23 nov. De la même année l'UNITA se verra être dépossédé des terres comme une peau de chagrin. Rien n'est plus avantageux que de connaître par avance la position stratégique des forces ennemies et cela est intransigeant aux accords.

    Les gesticulations diplomatiques précédant ou suivant les victoires et défaites des militaires des deux protagonistes n'ont impliquées en rien le peuple angolais, les rapports de forces militaires entre les deux ennemis et la pression plus ou moins molle de la communauté internationale ont entraînés des fausses négociations de paix, des faux pourparlers de réconciliation nationale «que ce soit à Alvor à Gbadolite, Estoril Bicesse, Addis-Abeba, Lusaka et Abidjan les poignés de mains des accolades» historiques n'ont servis qu'à endormir l'opinion internationale alertée par des images insoutenables sur la guerre d'Angola.

    2. ETHIOPIE ET ERYTHREE

    La région d'Afrique appelée la corne de l'Afrique est une région qui ne présente pratiquement pas de cohérence géographique, ethnique et religieuse un haut massif cristallin, creuse des profondes allées courent du Nord au Sud, depuis l'Erythrée, du bord de la mer rouge jusqu'au Kenya. Un bras traverse vers l'Est la région somalienne du somali land.

    Dans la présente section il s'agira pour nous de préciser quels sont les acteurs externes ou internes qui ont influencés sur les conflits sur lesquels porte la présente étude.

    Le cas Erythro-Ethiopien dans la recherche des solutions que des origines de ce conflit dans la mesure où la répartition des influences dans cette région de l'Afrique est partagée, mais chacune de deux puissances soit Britannique ou Américaine a une préoccupation; la Cyrénaïque et la Tripolitain; deux provinces forment l'actuelle Libye présentaient à leurs yeux des intérêts stratégiques d'une grande valeur en raison de l'étendue plate de leur littoral, offrant aux bases aériennes un terrain infiniment plus favorable que n'importe quelle autre région dans l'ouest Méditerranéen(198(*)). Et les deux puissances devaient à tout prix défendre leur position contre l'Union Soviétique pour le contrôle de ces colonies.

    C'est dans ces circonstances, d'intérêts et des rivalités ,que se trouvait impliquée la question de l'Erythrée et l'Ethiopie dont le sort était lié à un accords parmi les 4 grands, selon les Britanniques, la défense du Moyen Orient et la stabilité politique de cette région dépendaient du maintien de leur terme à l'invasion d'autres colonies, c'est ainsi qu'il eut fallu tenir compte des intérêts d'autres puissances coloniales ;la grande Bretagne proposait sa tutelle à la cyrénaïques l'Italie la Tripolitaine, la somalie formerait avec d'autres territoires somaliens occupes par la grande Bretagne, la France et l'Ethiopie, une préférence de la grande Bretagne de cette colonie dont une partie serait cédée à l'Ethiopie.

    La France, étant un des tenants du statu quo, proposait que toutes les anciennes colonies italiennes fussent placées sous responsabilités internationales et que l'Italie en devint le mandataire diamants les Fessant province placé sous occupation militaire française devait aux yeux de la France lui être cédée et l'Ethiopie devait avoir accès à la mer Rouge par le port d'Assam en Erythrée (199(*)).

    Les états unis ont préférés placer les anciennes colonies italiennes sous tutelle collective avec l'octroi de l'indépendance ; à la Libye et à l'ergoteur après une période de 10 ans et la garantie en faveur de l'Ethiopie, de son accès à la mer par le port d'Assab. Plus tard cependant considérant avec inquiétude la montée du communisme en Italie, l'union soviétique partie intégrante du club des puissance victorieuse n'en désiraient pas moins recueillir le fruit de la victoire cyniquement opportuniste , la tripolitaine fût placée sous a propre tutelle pendant que la grande Bretagne et les Etats-Unis pressent avoir les leurs en d'autres territoires sa bataille de 1948 fera changer l'avis de la Russie jusqu'à l'amener à se rapprocher des vues françaises et Américaines pour promouvoir la victoire communiste en Italie, les 4 grandes puissances étaient d'accord sur la tutelle italienne.(200(*))

    Plus précisément; en l'absence des points de fixation que constituaient auparavant l'expansionnisme soviétique et le communisme, ils s'agit la des conséquences réelles de la fin de la guerre froide sur la politique des quatre grands en Afrique et mieux en se concentrant sur l'évolution de cette dernière dans la corne de l'Afrique.

    Plusieurs facteurs expliquent le choix américain d'une politique plus active en Ethiopie ; tout d'abord le gouvernement Mengistu et l'opposition armée sollicitent tous deux un accroissement des rôles de Washington comme arbitre .En Afrique, les Etats soutenus par les USA se sont vus renversés par des mouvements de guérilla, qui président à l'escalade de la rivalité découlant de la guerre froide, qui occupe une place primordiale dans les calculs des représentants Ethiopiens et américains.

    La fin de la guerre froide explique en grande partie pourquoi la position américaine sur l'intégrité territoriale de l'Ethiopie à changé, pendant l'époque de la guerre froide, lorsque la Liberté de l'accès à un centre de télécommunications et à d'autres installations situées en Erythème déterminait la politique américaines, elle ne mettait pas en question l'importance du statu quo territorial de l'Ethiopie. De toute les façons les USA craignaient que l'indépendance de l'Erythrée entraîne la fermeture de ce qui était alors considéré comme le un des centres d'écoute les plus important de l'Afrique l'Asie et le Moyen orient. Ainsi telles sont les raisons mises en exergue par l'administration américaine pour justifier que l'intégrité territoriale de l'Ethiopie ne correspond plus à grande chose. (201(*))

    L'implication d'Israël dans les affaires Ethiopiennes ne s'explique pas uniquement par la compassion éprouvée devant le sort des Falachas, mais plus fondamentalement par le soutien qu'Israël apporte traditionnellement à l'état Ethiopien, soutien qui découle d'une stratégie visant à empêcher l'indépendance de l' Erythrée, et ceci est le fruit des convictions des plusieurs responsables israéliens, surtout avant les années 1990 qu'une Erythrée indépendante deviendrait un Etat pro-arabe. (Et anti-israélien de plus ce qui ferait de la Mer rouge un « lac arabe» hostile.

    Pour sa part, le gouvernement Mengistu abandonne l'historique anti-israélien, en raison des difficultés croissantes avec ses principaux protecteurs du bloc de l'Est. En déclin Après le retrait d'Ethiopie des soldats cubains et des conseillers est allemands, l'union soviétique informera, Mengistu qu'il ne reconduira pas les accords militaires, après 1990.ce qui avait pour conséquence, la lutte dans le chef d' Adis Abeba de resserrer les liens avec les Etats unis et ses alliés dans la région, en premier lieu Israël. Ce qui provoquera une tension entre les Etats-Unis et Israël dans la mesure où dans l'administration américaine on pense que Mengistu se sert manifestement des Falashas « comme des pions» pour obliger Israël à lui fournir l'armement que l'Union Soviétique ne voulait plus lui accorder(202(*)).

    Les Etats unis avaient gagné sur tous les plans, En Libye, en somalie et en Erythrée, car leur objectif ultime n'était pas le maintien sur ces pays du régime colonial demandé, mais plutôt quelque forme d'indépendance reconnue à des gouvernements locaux disposés à garantir leurs intérêts économiques et stratégiques en Erythrée ils ont réussi à mettre le pays sous le règne d'un monarque sur lequel ils pouvaient compter.

    En 1962, par le truchement d'un vote à l'Assemblée Eurytherme, Hailé Sélassié annexa purement et simplement l'Erythrée à l'Ethiopie, cette action uni latérale ne souleva aucune réaction des Etats unis, l'Assemblée Générale n'éleva aucune protestation, le coin ou la région en elle- même est source des tensions parce qu'elle constitue des alternances et des dominations nouvelles, mais elle se traduit par un découpage territorial arbitraire. Le litige sur l'Ogaden entre la somalie et l'Ethiopie, la tension entre la somalie et le Kenya problème de Djibouti, le conflit de l'Erythrée, guerre et troubles au Soudan tous ces conflits évoluent selon les impératifs diplomatiques aux effets de contre coup souvent imprévisible parfois même sur prenants. Mais quelles étaient les conséquences de cette guerre sur les intérêts américains en Ethiopie? Comment alors les Etats-Unis réagissent ils ainsi que d'autres puissances régionales ? (203(*)).

    Les Etats Unis se sont intéressés très tôt à l'Ethiopie et cela s'était manifesté par l'attitude à l'Assemblée Générale des 1942, en effet juste après que l'Erythrée se soit libérée de l'autorité italienne, elle avait fait l'objet d'un intérêt particulier.

    De fait Asmara fut passé aux américains par les britanniques la même année dans le contexte de collaboration entre les alliés pour la conduite de la guerre. Les deux puissances ont évolués dans une atmosphère de lourde rivalité, la Grande Bretagne soucieuse de préserver ses privilèges coloniaux, et les Etats Unis, impatients de prendre sa place. En 1950 déjà, l'Ethiopie occupait une place spéciale dans la politique africaine des Etats Unis en raison non seulement de son importance, mais aussi de l'aide qui lui fût adressé ou mieux accordé.

    L'importance de l'Ethiopie rend surtout à des raisons stratégiques et politiques, la corne de l'Afrique est généralement reconnue comme étant l'une des plus cruciales régions dans le monde, son emplacement sur le détroit de Bal-el-Mandab, contrôlant pour se faire le passage de la Méditerranée à l'Océan Indien, occupant ainsi une positon dominante sur une des voies maritimes les plus importantes liant l'Est à l'Ouest. L'importance de ce coin écorné de l'Afrique se trouve encore renforcée en raison de sa proximité de la région par rapport au pétrole du Moyen Orient donc aux routes- de pétrole dans l'Océan Indien où à l'indépendance du Yémen au sud en 1967, cette côte était occupée soit par des pays amis des Etats Unis, soit par des bases coloniales des puissances (coloniales occidentales du genre Grande-Bretagne à Aden, la France et à Djibouti.

    Djibouti n'est pas non plus un territoire de peu d'importance, l'intérêt pour ce territoire est ancien, ayant juste 1 million d'habitant sur seulement 22000 km2, mais il a pris une acuité particulière après le creusement du canal de suez en 1869, ce n'est ni un espoir vain ni un espoir à très longue échéance que de voir cette escale devenir la relâche obligée de la flotte mondiale innombrable qui embarque et débarque journellement par le détroit de Bâb El Mandeb dans la mer rouge vers le Canal de Suez et l'Europe dans l'océan indien vers l'Afrique orientale, vers les Indes vers l'Extrême-Orient, c'est le plus beau port naturel qui puisse exister, l'achèvement du chemin de fer entre Adis Abeba capitale de l'Ethiopie fera du port de Djibouti les plus grand centre commercial de l'Ethiopie est un de plus importants de l'océan indien.(204(*))

    Sur le plan politique, l'Ethiopie demeure le premier pays africain à obtenir l'indépendance aussi à devenir membres de l'ONU c'est le prestige qui militera que le siège l' O.U.A y soit installé. Mais, aussi, les Etats Unis misaient sur l'autorité personnelle d'Hailé sellasié"pour exercer leur influence sur l'organisation

    L'Ethiopie est un état sur lequel les USA comptent dans la mesure où elle n'a pas été soumise à un régime colonial que pour peu de temps. Elle n'avait pour ainsi dire que conserver sa vigueur de classe pro capitaliste outre ces raisons stratégiques et politiques les USA tenaient à avoir une base de communications importante à Asmara, Baptisée Kagnew, en l'honneur du contingent Ethiopien envoyé en Corée dans les forces de l'ONU(205(*)).

    La base de Kagnew est située tout juste à la périphérie d'Asmara. La capitale de l'Erythrée, qui avait fait l'objet d'après discussions entre les USA et l'Ethiopie dès avant le vote de l'Assemblée Générale sur l'Erythrée en décembre 1950. Washington était prêt de conclure un accord portant sur la possession de la même base celle-ci se présente comme étant la raison justifiant le soutien ferme des Etats-Unis al' Assemblée générale sur la thèse du partage de l'Erythrée ensuite à celle de la fédération. Toutes ces thèses pouvant aboutir à la souveraineté de 1 'Ethiopie sur Asmara .Ayant perdu l'Ethiopie tentera de donner une autre condition aux USA, De lui assurer une fourniture en arme ainsi que des missions militaires, ce qui fut rejette par le USA pour la raison simple que les forces Britanniques étaient encore présentes en Ethiopie (206(*)).

    Quelle est la fonction de cette base, sa valeur pour les Etats-Unis? .elle est une Station de communication stratégique de l'armée américaine c'est une Station de relais essentielle au système de communication pour la défense du monde entier, c'est là qu'il y a aussi un terminus terrestre pour le système de communication des satellites de défense, elle tournait ainsi un transmetteur de haute fréquence pour le système de télécommunication diplomatique, celle ci se présente comme étant le point de vue de l'administration américain, alors qu'il n'en est pas question pour les Ethiopiens eux mêmes qui expliquent que les USA voulaient de cette base de communication à Asmara, parce qu'il était localisé dans les tropiques loin des pôles magnétiques du Nord et du sud, des Aurora borcalis et des tempêtes magnétiques, dans une zone où le degré limite des variations saisonniers entre le lever et le coucher du soleil réduisait la nécessité de recourir à des nombreux aménagements de fréquence, c'est ce qui explique son importance dans le réseau de communication dans le monde entier de communication de l'OTAN .Au sein de l'Europe occidentale lorsque les perturbations électriques et magnétiques troublaient les communications dans ces hautes latitudes(207(*)).

    Jusqu'en 1970 il Y avait 6000 américains vivaient en Ethiopie dont 3200 dans la basé de Kagnew, officiers troupes et civils compris, c'est ainsi que l'intérêt des USA en Ethiopie. Ne se limite pas à sa base ainsi que la valeur ou l'importance qu'elle revêt mais surtout que cette aide s'élevait à 147 millions des dollars de 1953 à 1970, presque la moitié de celle accordée à tous les pays africains qui s'élevait à 305 millions. Mais à partir de 1970 l'Ethiopie ne reçoit plus que 12 millions par an. Ce qui constitue les 2/3 de celle reçue par tous les pays du continent (20,5 M) (208(*)).

    De toute les façons ces multiples entretiens financiers étaient ainsi allouées pour permettre à l'Ethiopie de faire face aux menace en provenance de le somalie, qui venait d'être indépendant, en manifestant l'intentions d'unifier tous les somaliens, y compris. Ceux vivant dans l'Ogaden sous autorité Ethiopienne, surtout que les soviétiques avaient eux renforcés la Somalie .les Etats-Unis étaient dans l'obligation de soutenir l'Ethiopie, Mais outre le fait que les accords entre l'Ethiopie, et les USA s'étaient placé dans l'intérêt des USA d'assurer l'intégrité territoriale de l'Ethiopie. Le sénateur Symington que fut président des hearings de 1970, répète que l'accord de 1960 se termine par le grand intérêt à obtenir un accord sur l'extension des facilités actuellement exploitées par lui à la station de Kagnew à Asmara.

    Plusieurs facteurs expliquent ainsi le choix américain d'une politique active en Ethiopie, tout d'abord le gouvernement Mengistu et l'opposition sollicitent tous deux un accroissement du rôle de Washington comme arbitre, or les positions marxistes intransigeantes du régime de Mengistu et de l'opposition arme rendaient improbable le soutien à l'un ou l'autre camp donc la remise en question du marxisme par lès deux avec Washington déclaré Cohen. (209(*))

    L'Equipement américain qui avait été fourni à l'Ethiopie pour sa défense contre la somalie équipée par les soviétiques, a été détourné pour être utilisé dans cette guerre civile menaçant de mettre les Etats-Unis dans les troubles .Les armes américaines sont récemment utilisé pour faire monter le niveau de violence et pour réduire tout encouragement le gouvernement Ethiopien à négocier un accord. L'utilisation de l'équipement américain par le gouvernement centrale contre les rebelles a eu l'effet d'identifier les Etats-Unis avec la politique de répression.

    L'accord par lequel les Etats-Unis se déclarent opposés à toutes activités menaçant l'intégrité territoriale de l'Ethiopie, était conclut secrètement en 1960. Deux ans avant l'annexion de l'Erythrée par Hailé Sélassié et complété par toute une série d'accords également secrets, conclus en 1962, 1963,1964, ce qui amené à conclure que l'annexion a été préparée de concert avec Washington.

    L'importance de l'Ethiopie. pour les Etats-Unis était moins lié à son caractère africain, mais plutôt à sa position vis à vis du moyen orient, or la rébellion Erythréenne préoccupait les pays voisins de l'Ethiopie, le soudan en premier lieu, mais aussi à un faible degré les adversaires du conflit moyen oriental, le pays arabes d'une part et Israël de l'autre .Les premiers soutenant l'Erythrée et le second l'Ethiopie, le grand problème qui se posait, que deviendrait la Mer Rouge, un lac Américain Arabe ou Russe (soviétique), dans tout ces efforts, venus de tous cotés pour prolonger dans une autre région le conflit, Moyen-oriental, les Etats-Unis se trouvaient dans une position étrange.

    1. IMPLICATION INTERNATIONALE ET SOUS REGIONALE

    Un aspect non négligeable est celui lié à la spécificité africaine des conflits que repose sur le constat objectif de leurs permanences ;dans la mesure où les crises politiques sont porteuses de germes de guerre, autrement dit les conflits politiques en Afrique relèvent de l'activité politique sous d'autres formes. C'est là qu'apparaît la rupture entre dynamique du dedans et du dehors, ce qui relève de la dichotomie entre les registres interne (l'Etat) et externes (inter- étatique). Mais dans une perspective africaniste des relations internationales, il est difficile établir une coupure entre le dedans et le dehors parce que les conflits transgressent les frontières entraînant ainsi l'Elargissement du cercle des belligérants du théâtre des opérations (transfert du conflit. Rwandais vers le Kivu) de ce fait, l'évolution spécifique des conflits de la corne de l'Afrique et dans la région des grands lacs incite à envisager l'hypothèse d'un régionalisme conflictuel de nature trans- frontalière ou intra -Etatique, car il n'est pas toujours aisé de séparer les problèmes internes des Etats et celui des relations entre Etats.

    A LE SOUTIEN DES PAYS ARABES A LA CAUSE ERYTHRENNE

    Les autorités exécutives du FLE-FLP l'avoueront plu tard en disant que quand bien même il peut y avoir des penchants Arabe cela n'ôte pas cet Etat ses propres intérêts et cette hésitation s'explique aisément de la manière suivante : si l'Erythrée est destinée à devenir un pays indépendant et si pour cette cause, demandera à ce que tout le monde se batte, chrétien et musulman au même titre. Il sied ainsi nécessaire d'affirmer son caractère spécifique destin et prévenir, l'assimilation pure et simple avec les pays arabes, le problème sera résolu par le FPLE dès que cette formation adopte une idéologie transcendant la querelle musulman chrétiens.

    B LE ROLE DU SOUDAN

    Le soudan est placé dans une position stratégique, car par la voie terrestre les armes reçues et troupes qui autrefois provenaient du Yémen, peuvent parvenir à l'Erythrée par voie terrestre, il s'agit d'une voie de ravitaillement, pour la révolution Erythréenne Hailé. Sélassié, a exploité la vulnérabilité du soudan, à fond, la rébellion qui y régnait au sud et qui bénéficiait d'un concours solide d'Addis-Abeba (210(*)). Mais aussi l'étendue et l'éloignement dans le désert de la frontière entre les deux pays rendaient impossible un control efficace. Mais l'affluence des réfugiés Erythréens qui fuyaient la guerre de l'Ethiopie; le soudan accueillera les assises portant Accords entre FLE-FPLE en 1975. Ce qu'Adis abeba considéra comme un affront ouvert largement par Khartoum.

    Mais en dehors de tous les éléments ci haut évoqués le conflit Ethiopio- Erythréen, a jouit de J'action d'Israël non seulement dans la mesure où celui-ci avait un intérêt vital cachée dans l'intérêt de l'unité de l'Ethiopie, mais aussi car tout ce qui concerne tel ou tel autre constitue un objet de préoccupation pour les USA.

    C LA PRESENCE D'ISRAEL AUX COTES DE L'ETHIOPIE

    Pour Israël sa crainte est de voir être concernée par l'insurrection Erythréenne, dans la mesure où il ne voudrait pas voir l'Erythrée devenir pro-arabe une fois indépendante. Ce qui devra priver mortellement Israël de l'accès à la mer rouge. Dans la mesure où la mer représente l'une des grandes voies de passage des pétroliers, en provenance des gisements du golfe Arabo persique, malgré la construction des nombreux oléoducs.

    Les points les plus importants sont aussi les détroits d'Eilath et la Mer Rouge, ce sont .les deux points par les quels 'Israël peut assurer le contact direct avec les pays de l'Afrique de l'est, et de l'Asie .La liberté de navigation est la voie de passage pour le pétrole Iranien approvisionné à Israël, aussi bien qu'aux Etats Unis et a l'Europe Occidentale. Les USA et Israël s'appliqueront ainsi à la fermeture des détroits Bâb el Mandeb, empêchant la libre navigation sur la Mer Rouge .C'est dans ces conditions que ces deux pays ont renforcés leur liens par une présence militaire et politique en Ethiopie, car aussi longtemps que cet état demeurait stable et conservateur et que l'Erythrée et ses ports sur la mer rouge restaient sur le contrôle Ethiopien, cette politique américano-israélienne était garantie de succès. La libre navigation à travers Bâb El- Mandeb, la stabilité du régime Hailé Sélassié, le maintien de celui-ci à l'écart de toute influence arabe ou soviétique; ce sont ces objectifs très précis qui ont amené Israël à développer en faveur de L'Ethiopie ; commerce, investissement, aide technique, puis à lui fournir, face à la guerre, armes et conseillers militaires destinées à exterminer la rébellion.

    Mais l'importance stratégique de l'Ethiopie aux yeux d'Israël, n'est pas seulement à cause des se côtes occidentales sur la mer rouge, s'étendant de bab-el-madeb au port israélien de d' Eliath, mais aussi que vers les années 1972, les pays arabes menaçaient d'arracher toutes les petites îles appartenant à l'Ethiopie sous prétexte qu'elles avaient abritées des bases à Israël. Il s'agit des îles que les deux Yémen réclamaient aussi. Au fait c'est à travers un canal située entre deux de ces îles, de deux miles de largeur, que se trace la voie principale des bateaux par laquelle, toutes la demi-heure, les pétroliers israéliens passent, cela suppose que le contrôle de l'Ethiopie sur ces îles est indispensable» « à la survie d'Israël », autrement dit si l' Erythrée tombe et ce contrôle le sera avec lui.

    Mais eu égard, à tout ce que précède. les Etats Unis se trouvent butés à Une difficulté ,face à la détérioration de la situation en Erythrée et à l'instabilité inquiétante du régime de l'empereur dans la mesure ou la perte des l'Erythrée aux mains des rebelles, la survie d'Israël en dépend, et aussi les gros intérêts américains s'en trouveront ,anéantis dans toute la péninsule arabique tout entière ,dans la mesure ou la perte de l'Erythrée pourrait d'une certaine manière entraîner la perte de Djibouti, et aussi à l'extension du contrôle soviétique de Mogadiscio jusqu'aux détroits de Bâb el Mandeb ,Surtout que le soviétique s'étaient déjà confortablement installé à somalie et qu'ils soient encore rêveurs d'une grande somalie après la reconquête de l'Ogaden, ce qui obligatoirement passerait par l'étranglement de l'Ethiopie en le démembrant de Djibouti, le seul débouché à la mer qui resterait.

    Le second aspect est celui lié à une Erythrée indépendante et sur ses conséquences sur la mer rouge qui avec la tendance arabe, qui au fait ne veut pas dire que les Etats sur le littoral de la mer une fois arabisées empêcheraient forcement, ou mieux perturberont le commerce occidental à travers le canal, mais seulement sans négliger que le pétrole israélien connaissait un blocus au cours de son parcours.

    Mais en Avril 1977 à la suite de la réduction des effectifs de la base de Kagnew les Ethiopiens exigèrent la fermeture des consulats et des ambassades; les Etats unis ripostèrent par la suspension de leurs expéditions d'armements (annoncée rétroactivement en juillet au moment même où l'Ethiopie était à court des minutions américaines, dans son effort pour assurer la cohésion de l'empire contre les insurgés Erythréens.

    En novembre 1977, le pont aérien sera assuré par les russes cubains et soviétiques en Ethiopie. Les étapes connues vers la signature d'amitié comprenant les accords et échanges culturels et les sports en janvier et décembre 1975, et l'accord sur l'armement de décembre 1976, ce qui constitua un acompte soviétique sur un pacte avec Mengistu. Ce qu'il déclara plutard que l'Ethiopie irait chercher ses fournitures militaires auprès des communistes (211(*))

    Le changement du régime Ethiopien entraînera des graves conséquences sur le DERG qui présentait déjà aux yeux des USA un caractère répressif, mais surtout son orientation marxiste et anti occidentale son instabilité extrême, son impopularité, ainsi les américains se conviennent sur le caractère urgent de rompre avec un régime aux graves violations des droits de l'homme mais quel sera dans cette hypothèse alors le sort de la base de Kagnew ainsi le personnel de la base est passé de 3000 à 35 dans l'espace de 5 ans mais aussi aux yeux d la défense américaine l'existences des satellites terrestres on rendus désuet le système tropique des radiocommunication., d'autres part le USA avaient Développé à temps leur base à Diego Garcia pour remplir certaines fonctions de Kagnew ce qui a rendu la décision du DERG d'enjoindre aux états unis de se retirer de Kagnew sans grand impact pourquoi alors fallait il que les USA poursuivent leur aide au DERG dans la mesure où Addis-Abeba né plus une influence dominante au sein des union africaines, surtout que Kagnew ayant terminé sa fonction, la valeur du concept « lac arabe» est mis en doute (212(*))

    Deux raisons les y ont menés, à nos yeux; d'abord question de crédibilité américaine à défendre surtout celle-ci qui a amené (et à perdre) la guerre au Vietnam, ensuite, l'Ethiopie n'avait pas cessé d'être un client des Etats-Unis, devait être appuyée contre la somalie, un client de L'Union Soviétique. Lorsqu'elle sera acculée. par l'administration américaine contre les droits de l'homme, l'Ethiopie tombera dans l'orbite soviétique, bouleversant ainsi toutes les données de la politique internationale de la corne, ce qui amena les USA à redéfinir ainsi leur politique africaine tout en prévoyant les revendications pour l'indépendance.

    Voyons ainsi quelle est la raison de l'intérêt que les Etats Unis accorde à l'Erythrée, décence oblige et l'expérience vietnamienne très récente encore dans la mémoire des américains. Elle adoptera une politique positive, et multilatérale, positive en ce sens qu'elle ne devra plus se borner simplement à réagir après un mauvais coup soviétique et multilatéral, elle veut associer dans une entreprise commune, les autres pays partageant le même objectif de contrecarrer l'avancée de Moscou dont les pays arabes modérés, c'est ainsi que l'Erythrée se trouvera face à un ennemi appuyée par le camp socialiste. C'est ainsi que la lutte Erythréenne se présentait comme celle des pays arabes modérés pour la seule raison Empêcher que le lac ne devienne soviétique.

    C'est cette politique au fil des années qui se concrétisera sous un angle plus large la politique américaine de sécurité en Afrique subsaharienne se caractérise par la conjugaison de deux approches:

    Une approche sélective de type classique par le biais des programmes d'entraînement et s'en remet ainsi aux capacités régulatrices de certains «Etats pivots» jugés capables d'assurer la préservation des intérêts économiques et géostratégique classique.

    Une autre approche plus novatrice qui considère que la réponse aux risques asymétriques constitués par les conflits africains, passant ainsi pour la valorisation accrue des fonctions civiles et privées des acteurs locaux, mobilisés par des programmes « civilo-militaires »(213(*)).

    Cette situation de changement dans la politique américaine des USA fera que la présence (autre) des soviétiques et cubains autre fois non imposante soit remarquable dans les années 63-64 .L'union soviétique s'implante en Somalie, alors que' les occidentaux avaient renoncé d'y apporter une aide de quelque nature que ce soit, l'avènement du socialisme scientifique sous les régimes Muhammad .SYAD. Comme doctrine d'Etat. Après des traités concluent avec l'Inde, l'Egypte et Irak .les facilités qui lui furent accordée dans l'utilisation du port de BERBERA (Somalie) lui permirent d'assurer sa présence en Mer Rouge. Pendant qu'ailleurs le socialisme scientifique ne couvrent pas, les DERG(214(*)) se rendra en visite officielle chez tenants de cette doctrine qui lui livrera une gamme importante ou armement le gouvernement ETHIOPIE fermera les consulats de 6 pays donc celui de la France.

    Comment alors la Russie devait-elle se substituer aux USA tout en s'abstenant de marcher sur les intérêts des Washington à Adis Abeba. Tout en maintenant sa main mise sur la somalie. Dans cette optique Moscou appuya le DERG sans vexer les somaliens dans ses neufs points proposant une forme d'autonomie à l'Erythrée, rejettent toute idée d'indépendance ce plan était rejeté et par la Somalie et par l'Erythrée elle-même, car pour Moscou les mouvements de libération de l'Erythrée, les considérant objectivement aidaient à la réalisation des desseins impérialistes (215(*)).

    Devant la grande difficulté du DERG de concilier les ambitions et apporter la paix dans la Région il proposera de construire une confédération composée de l'Ethiopie de la somalie du Yémen du sud et de l'Erythrée or une telle confédération une fois réalisée. Renforcerait la position de la Russie, union soviétique, par l'utilisation quasi certaine des ports. Erythréen d'Assab et de Massaoua en plus de ceux d'Aden de Berbera et de Mogadiscio, cela fera aussi tomber entre les bras soviétiques les pays les plus peuple de la région, en lui octroyant 3000 miles de cote sur la Mer Rouge. Or la somalie elle seule rêvait au mieux avait l'aspiration profonde de réunir dans une grande somalie, tous les somaliens vivant en Ethiopie, au Djibouti et au Kenya et ce Malgré les rapports étroits liant. Moscou à Mogadiscio (216(*)).

    Après avoir armé Addis-Abeba, au point de l'amener à remporter la victoire dans l'Ogaden, l'union soviétique soutiendra-t-elle l'Ethiopie dans sa lutte contre la rébellion en Erythrée, pour Colin Legum, l'Ethiopie à un intérêt vital à écraser la rébellion' Erythréenne, pour s'assurer le contrôle des ports de l'Erythrée, les soviétiques eux aussi ont un intérêt à avoir une base navale en mer rouge pour remplacer les facilites que leurs flottes ont perdus dans le port somalien de Berbera.

    L'union soviétique dans son rapport de 1977, prendra des risques non seulement pour s'assurer une base permanente dans la corne de l'Afrique, mais aussi pour exercer une influence majeure sur le continent cela fut une stratégie délibérée décidée au plus haut échelon et non pas des mesures circonstancielles, ce qui est explique, démontré par les programmes soviétiques d'assistance militaire, ce qui amena les pays occidentaux industrialisés à résister aux pressions soviétiques, pour sauver leur accès aux matières.

    L'impasse stratégique ne résulte pas de la stratégie de libération nationale et sociale menée par les points qui se sont révélé particulièrement fructueuse, mais du refus très largement, partagé sur la scène internationale de voir modifier l'ordre territorial actuel dans la corne de l'Afrique. C'est l'union soviétique et ses alliés qui détenaient la clé principale de cette situation, jusqu'au changement du régime à Adis Abbas, le mouvement Erythréen a rencontré la faveur du camp socialiste.

    Les pays arabes et africains, ils restent divisés dans leur appréciation de l'enjeu local. face aux arguments avancés par les Erythréens, pèse toujours la crainte du précédent sécessionniste que constituerait l'indépendance sur terrain, leurs capacité et leur derniers succès; tandis que les Ethiopiens disposent des moyens de ne plus être défaits et ne recherche qu'une solution militaire mais sans réussir à l'imposer, ce qui détermine le contexte internationale reste globalement défavorable aux Erythréens ils y trouvent cependant des appuis, changeants ou hésitants certes, mais jamais négligeables.(217(*))

    Au début de l'escalade, les russes bénéficiaient en somalie d'une position aussi assurée que celle des américains en Ethiopie, leur accord d'aide militaire comportaient la même clause de limitation territoriale que ceux des Etats-Unis, en outre la Russie bénéficiait d'installations de communications et de missiles ainsi que l'équipement portuaire à Berbera. Pour ses opérations dans l'océan indien.

    La décision des somaliens d'expulser tous les conseillers russes à la mi- novembre peut avoir déclencher celle des Soviétiques d'envoyer deux semaines plus tard des troupes a l'Ethiopie par pont aérien, mais cela fut préparée par d'autre avènements due à l'évolution des relations soviéto-Ethiopiennes, même si elle représentait une escalade spectaculaire de la guerre, le refus de la Russie d'un coté, et de l'Egypte de l'Arabie saoudite et de la chine et de l'autre, de les conséquences de la guerre- froide dans la corne fondées sur ce que chaque coté percevait comme son intérêt, indiquaient la confusion et non sa résolution(218(*)).

    2. LA RESOLUTION DU CONFLIT

    La résolution des conflits en Afrique doit également sa complexité à la multiplicité des acteurs ; qu'il s'agisse de l'ONU de l'OUA ou encore d'oppresseurs étatiques africaines telles la CEDEAO, SADC, ou encore d'opérateur étatiques africains ou internationaux mieux occidentaux, tels la France, les Etats unis, la Grande Bretagne qui participent à l'Elaboration de politique de maintien de la paix il est difficile de faire qu'aucun système de sécurité ne saurait fonctionner d'une manière satisfaisante sans un minimum de 'Coopération entre les principales puissances. Une action coercitive contre l'une des puissances principales conduirait, presque véritablement à une nouvelle guerre mondiale infiniment plus dévastatrice que la première ; le postulat de l'entente des grandes puissances facilite tout, dans la mesure où les grandes puissances unies être appuyer sur les nations unies quant aux petits états laissés à eux-mêmes, ils ne sont pas des faiseurs de guerres très redoutables, car qu'aucun d'eux ne peut faire face aux 5 grandes puissances agressant de concert comme médiateurs soit comme gardien de la paix(219(*))

    On se trouve ainsi renvoyé au rôle important que la communauté internationale et ses principales composantes devraient pouvoir jouer dans la gestion du conflit. Laisser faire les médiations privées, n'intervenir que financièrement dans une opération de maintien de la paix n'est cependant pas suffisant, l'histoire des médiations réussies en Afrique, particulièrement celle de Mozambique et de l'Afrique du sud, nous apprend que la présence des parrains étatiques est incontournable, même si elle n'est plus comme auparavant une garantie du succès. (220(*))

    La crise des années soixante dix, la Résolution du conflit était difficile à cause d'une incompatibilité, implicite dans la notion même du conflit, entre ce que chacun percevait comme une solution, Mais aussi parce que les conciliateurs potentiels étaient eux-mêmes plus soucieux de conserver leurs positions que d'aider à résoudre le problème.

    Tant que la Russie et cuba restaient disposées à aider l'Ethiopie à gagner, toute médiation état exclue car les moyens d'escalade apte à briser l'impasse se trouvaient à portée de la main- A Lagos ce comité réaffirme le statu quo territorial et appela à une normalisation des relations. Vers la fin des années 1977 les USA insisteront pour que les somaliens se retirent de l'Ogaden, l'année suivante les USA tentèrent de saisir une frontière en échange de l'Autonomie de l'Ogaden et une aide internationale aux habitants somalis du territoire Ethiopie Et pourtant l'accroissement des moyens assures par le point aérien soviétique et cubain se prêtait d'avantage à une solution unilatérale qu'à un règlement négocie la politique américaine s'orienta ensuite vers une gestion du conflit. En cherchant à arracher aux Ethiopiens l'engagement de respecter la frontière tout comme elle avait précédemment essayé d'utiliser ses ventes d'armes pour maintenir la somalie de son cote de la frontière en question les Etats unis parvinrent leurs yeux à obtenir un accord sur un retrait au moins substantiel des cubains une fois que les troupes somaliennes seront parties. (221(*))

    Les Ethiopiens se feront prévaloir d'un droit de suite au de la de sa frontière, pendant ce même temps les deux camps étayèrent quelque peu leur affirmations, les soviétiques proposèrent d'user de leur influence pour faire de sorte que les somaliens puissent se retirer sans être attaqué, tandis que les américains promirent de n'armer la somalie que si la frontière était franchie, pour renforcer par une menace cet échange. Le retrait des soviétiques de somalie et le souci croissant de disposer d'installation pour une force de déploiement rapide au moyen orient ménagèrent une occasion des relations militaires plus étroites entre les Etats Unis et la somalie ce qui amena la somalie de s'abstenir d'engager ses troupes en Ogaden.

    Les solutions négociées deviennent possible quand existent une volonté et un moyen perceptible de mettre fin à une situation jugée intolérable par les deux camps, ou bien quand les intéressés ont quelque chose à échanger, d'aussi intolérable que la situation puisse être pour la somalie, elle ne pèse pas pour l'Ethiopie, moins encore pour l'Erythrée (222(*)).

    En Bref, il y a peu de chance pour qu'un ajustement territorial s'opère, la résolution du conflit. lié au problème de fond est peu probable, et le mieux qu'on puisse attendre serait une gestion du conflit lié entièrement aux relations entre les deux Etats un peu moins poussé qu'une détente entre la somalie et l'Ethiopie, le Erythrée est d'un type similaire.

    La structure des relations dans la corne plaide en faveur d'un scénario de conciliation possible notamment pour une grande puissance liée à des accords de défense avec l'Ethiopie ou l'Erythrée ou encore la somalie. Dans l'idéal des mesures en vue d'une résolution finale du conflit comprendraient une action parallèle d'un conciliateur communiste pour aboutir à un règlement du conflit Erythréen ce qui fournirait un modèle. Les soviétiques et les Ethiopiens ont largement intérêt à encourager une telle médiation quels qu'en puissent être les effets sur la somalie les grands ayant des intérêts en Ethiopie, Pourraient favoriser le règlement de ce conflit, des manoeuvres diplomatiques impliquant deux grandes puissances rivales sont complexes à exécuter, mais furent dans les années 1980 dans l'intérêt de tous deux.

    Des adversaires historiques se sont vendus à des puissances concurrentes pour l'armement, puis ont évincés leur fournisseur avant de s'offrir encore une fois pour obtenir le surcroît de soutien militaire indispensable pour la pour suite du conflit. les adversaires mondiaux quant à eux furent trop sûrs de maîtriser le conflit, mais lorsque la crise a éclaté et que les deux camps se sont offerts de nouveau, les super grands ne se sont point trouvés notablement mieux de leur renversement d'alliances .La Russie s'est acquise un meilleur partenaire mais une base militaire moins intéressante tandis que les Etats-Unis ont hérité d'une bonne base militaire mais sont accueillis par un partenaire gênant, Aucun des deux côtes n'a pu réaliser son dessein. Ils se sont au contraire efforcés de conserver leur équilibre pendant le renversement cela quand bien aucun d'eux n'avait la maîtrise des événements dont ils s'étaient Mêlés.

    Ainsi malgré le renversement de la situation en Ethiopie la position officielle du moins des USA à l'Egard du conflit. Erythrée demeure singulièrement constant jamais il n'ont accepté l'indépendance de l'Erythrée pas plus qu'aujourd'hui, le démembrement de l'Ex Empire du Négus en effet, n'est pas souhaitable pour Washington, car il laisserait le champ libre a l'islam Arabe en mer rouge, il constitue rait un précèdent dangereux en Afrique .Une Erythrée indépendante d'autre part n'offrirait guerre une perspective brillante aux intérêts américain car de plus en plus le FPLE d'orientation marxiste étend malgré son sérieux handicap financier, son influence et son contrôle sur la population fait preuve d'une capacité d'organisation qui impressionne les observateurs occidentaux.

    C. LA COTE D'IVOIRE

    Il existe un déterminant de poids dans le choix d'engagement fait par la France: il s'agit de la relation très privilégiée entretenue depuis l'indépendance entre la France et la Côte d'Ivoire. L'analyse de la nature et de la force des liens franco-ivoiriens permet de prendre le recul historique nécessaire pour déchiffrer et expliquer l'ensemble des raisons qui ont poussé la France à intervenir. Il en ressort qu'en raison du lien historique fort qui unit ces deux pays et compte tenu de l'importance des intérêts français présents en Côte d'Ivoire (intérêts vitaux, économiques et de puissance), il était difficile à la France de s'abstenir d'intervenir dans la crise ivoirienne et c'est à ce titre qu'elle constituait un acteur incontournable, devenu prépondérant. Ainsi dans la présente section il s'agira d'une part de la succession d' Houphouët d'une part et l'implication de la France dans la crise et de l'autre les conséquences de l'intervention française en Côte d'ivoire.

    1. IMPLICATION INTERNATIONALE

    Les nouvelles dispositions légales constituent une rupture importante par rapport à une certaine philosophie et aux pratiques politiques du président Houphouët-Boigny. Par ailleurs elles ont formidablement rebondi avec la nomination de deux anciens collaborateurs d'Alassane Ouattara à des fonctions importantes dans leurs pays d'origine. L'ivoirité caresse dans le sens des poils surtout les fractions supérieures et moyennes de la société ivoirienne. (223(*)) .

    Le Boycott actif décidé et mis en oeuvre par le RDR et le FPI, au sein du front républicain, c'est à dire la stratégie politique qui consista à empêcher par tous les moyens, dans certaines régions du pays, le déroulement des élections présidentielles organisée sur la base de ces dispositions constitutionnelles et légales, a illustré; par défaut la capacité de mobilisation de l'opposition et la dimension violente et dramatique de la transposition de l'enjeu successoral sur le terrain électoral.

    Ainsi les récents développements de la vie politique en cote d'ivoire confirment amplement l'idée que l'Etablissement. et la consolidation de la démocratie ont des conséquences systémiques sur le régime de l'après succession dont ils viendraient renforcer les capacités de l'exclusion violente caractéristique des systèmes autoritaires, .a l'exclusion douce apanage des régimes démocratiques, le rétablissement du multipartisme et la nouvelle rhétorique légaliste et constitutionnelle ont été d'un concours précieux pour la modalité effective du premier transfert du pouvoir à la tête de l'Etat et son rebondissement sur le terrain électoral en 1995.

    Avant la chute du mur de Berlin et l'éclatement de l'union soviétique, la politique américaine se résumait à une source d'équilibre en limitant la percée de l'URSS dans cette région. Ainsi les Etats-Unis disposent en Afrique de l'ouest des facilités militaires avec le Ghana, Mali, Niger, dite de stabilité fermée à la pénétration libyenne considérée comme une menace sérieuse dans la région.

    Parmi les grandes puissances. Les rôles étant partagés c'est ainsi qu'à la France sera laissé le rôle du protecteur, car c'est l'Afrique de l'ouest qui est la zone d'influence Française, ou mieux toute l'Afrique alors qu'elle était un enjeu stratégiques. Pendant que les américains refusaient de s'engager en Afrique de l'ouest. Dans ces circonstances l'Afrique de l'ouest verra considérablement diminuer leur aide militaire des USA ; seuls subsistent, quelques programmes de formation des stagiaires, la fourniture des matériels retirés (du sur plus) d'Europe. Ainsi les Etats unis devraient cibler leur influence sur quelques pays qui présentent des atouts stratégiques. En plus du Nigeria où ils sont en situation de veille, le Kenya qui lui se trouve à une distance stratégique de la corne de l'Afrique .Donc ils voudraient dans l'avenir se substituer à la stratégie de la guerre froide. Une stratégie d'attente dans certain pays considérés comme atout stratégiques  (Nigeria, Kenya) et un positionnement sur des pays exposés aux dangers de déstabilisation du soudan ou de la Libye. L'influence américaine dans les politiques de défense des pays de l'Afrique de l'ouest reste donc limitée et ne répond qu'à des soucis d'ordre géopolitique et stratégique (224(*)).

    La pénétration Russe au contraire en Afrique a contribuée à perturber l'équilibre géopolitique dans cette région en donnant à certains conflits locaux une dimension internationale, pendant les rivalités Est-ouest l'URSS a manifeste un vif intérêt pour les routes maritimes qui alimentent le potentiel militaire et économique des pays occidentaux sur le plan stratégique. A son tour l'union soviétique signera des accords importants dans le domaine militaire avec la guinée, le Bénin. La Guinée-Bissau dans le but de contrecarrer la tentative de pénétration chinoise.

    Mais on assiste à un recul de la position soviétique dû essentiellement à la faillite économique des Etats qui ont choisi de régler militairement les conflits régionaux. La politique de l'union soviétique s'était limitée essentiellement à l'aide des mouvements de libération et aux pays d'obédience marxiste léniniste alors que, les autres pays n'étaient aides que s'ils en faisaient la demande.

    A coté des pays déjà cité ci haut, il y a la coré du nord, Cuba, l'Allemagne dans le domaine du génie militaire. L'Italie, Israël, l'Afrique du sud, le Brésil et le japon s'intéressent au marche Africain ; la sécurité et la défense de la sous région doivent tout à ces accords bilatéraux de coopération car aucune organisation régionale l'OUA n'a pris en charge ces problèmes .Conscients de cette lacune les pays de l'Afrique de l'Ouest ont amorcées une perspective de défense communautaire à l'extérieur de l'OUA. D'abord dans le cadre delà (les pays francophones de la région exclusivement à l' Exception du CEDEAO bénin et de la guinée) par l'accord de non-agression et d'Assistance Mutuelle en matière de défense (P AM).

    Après cet analyse succincte justifiant la présence des grandes puissances dans la partie de l'Afrique de l'Ouest, il ressort les aspects géostratégiques quasi inexistants de tous les autres nations , et ainsi confirmant la position très marquée de la France et les USA, quand bien même les deux puissances ne marquent pas leur présence sur le continent par les mêmes faits et au même moment, car les USA depuis leur fondation sont marquées par une attitude d'indifférence ou mieux de négligence, reprenait Peter SCHRAEDER dans son ouvrage « United State Foreign Police Toward Africa »(225(*)).

    Dans les lignes qui suivent nous analyserons l'implication de la France dans la résolution de la crise ivoirienne, et quelles sont les conséquences de cette crise sur la France.

    Au lendemain des indépendances en Afrique francophone sur les décombres d'une communauté Franco-africaine mort née, s'est ouvert un champ de perception des menaces, affirmait Mr ANGO ELE Paul, si la crise congolaise ne fut qu'un avatar préludant la confrontation américaine soviétique dans la région quinze année plus tard, l'exemple guinéen, l'insurrection UPECISTE au Cameroun, les revirements congolais et béninois. L'Anticolonialisme militant Ghanéen et Nigérian par la suite le prosélytisme messianique libyen apparut comme des facteurs aggravant le reflux de l'influence politique de la France dans ses ex- colonies indépendants (226(*)).

    2. LA FRANCE ET LA CRISE

    L'intérêt stratégique de cette région pour la France a toujours tenu à la volonté de défense d'une zone d'influence et des relations privilégiées à préserver des manoeuvres subversives et stabilisatrice de toutes origines. Dès lors les questions de sécurité et de défense ne pouvaient qu'occuper une place de choix dans les relations France Afrique. Ainsi les relations de sécurité qui ont prévalues entre les pays une logique Intra régionale liée au souci pour la France de maintenir son rang de puissance sur la scène. Intervenir dans un complexe de sécurité donné soit en constituant le coeur du mécanisme de sécurité existante soit en tentant de le substituer en un autre soit en cherchant à renforcer les structures existantes.

    La France quant à elle est considérée comme membre à part entière du complexe régional de sécurité Ouest africain dans la mesure où ses interventions dans cet espace sont a la fois pour :

    · Sa politique étrangère dans la conception de sécurité

    · Sa dynamique sécuritaire au sein du complexe sécuritaire régionale déjà considérée, dans la mesure où elle y a placé d'importantes forces militaires

    Tout ceci est expliqué par la posture politique, diplomatique de la France en Afrique de l'Ouest articulée autour de trois axes majeurs :

    1. La conservation des liens privilégiés avec les pays francophones de la sous- région

    2. La lutte en sous-main contre l'influence du Nigeria dans la zone

    3. Le contrôle des mécanismes multilatéraux à la fois économique et sécuritaire mis en place a la fin des années 1970(227(*)).

    La Côte d'Ivoire se présente en Afrique comme le valet de l'influence française même dans les conditions de gaullisme triomphant, le fait que la France était internationalement responsable de ce qui se passait en Côte d'Ivoire ces limites d'action des personnes physiques et morales française en Côte d'Ivoire. Ces limites furent tombées après l'indépendance de l'Etat, ivoirien, tout entier dominé par les conseillers et ainsi les intérêts financiers étrangers, étaient bien capables de fonctionner autrement que comme appendice de l'Etat Français. (228(*)) .

    L'Afrique de l'Ouest constitue la zone privilégiée d'affirmations des logiques françaises relatives au positionnement politico- diplomatique de la France, de manière variable, quelle que soit l'identité du président de la République française, ce sont la Côte d'Ivoire et le Sénégal, mais aussi dans une moindre mesure le Togo, qui depuis les indépendances ont constituées le coeur du dispositif Politique économique, culturel, militaire déployé par la France dans la région .C'est essentiellement sur un mode clientéliste et personnalisé qu'ont été déclinées les relations entre la France et les Etats francophones de la sous région et ce de Gaulle à Mitterrand.

    Les liens personnels tissés avec des militants indépendantistes dans les années qui précédèrent les indépendances ont joué un rôle majeur dans la gestion de la sécurité sous régionale, le maintien au pouvoir de ces élites est apparu comme la meilleure garantie pour la conservation de l'influence française dans la zone et partant de l'affirmation de sa puissance sur la scène internationale. Ces relations qui s'établirent entre les dirigeants français et Ouest africains francophones à l'issue de l'indépendance présentent donc toutes les caractéristiques des systèmes clientélistes: extrêmement personnalisés, fondée sur l'exclusivité et les bénéfices mutuels, ces relations d' « Etat-patron » à « Etats-clients » sont néanmoins demeurées très asymétriques. (229(*))

    La coopération franco-Ivoirienne s'effectue dans le cadre des textes signées les 24 avril 1961 et il s'agit de près de 70 accords, l'aide française se caractérise par sa permanence dans le temps par la diversité de ses acteurs, par la complémentarité de ses moyens et par l'étude de ses domaines, mais l'année 1990 marque un net renforcement de l'aide française. Elle se présente ainsi comme le 1er bailleur des fonds avec un flux d'aide publique au développement qui en 1993, 70% d'aide bilatérale et 50% d'aides totales. Cet aide se caractérise par:

    Ø Un changement de nature des relations de coopération, jusqu'au prestataire d'assistance technique.

    Ø Une redistribution des moyens d'interventions marquée par une accélération de la déflation de l'assistance technique.

    Ø La prépondérance, des appuis à l'ajustement structurel au détriment d'autre secteur. (230(*))

    Ainsi plusieurs protocoles lient les armées ivoiriennes et françaises depuis l'indépendance, en 1960 une clause d'exfiltration, clause spécial qui prévoit pour le chef d'Etat ivoirien et sa famille en cas de coup dur. C'est ainsi qu'à pu être compris le fait que la Côte d'Ivoire n'avait pas à proprement parler une armée véritable, il s'en était remis à la France, c'est ce qui explique la vraie raison de la présence des militaires français sur le sol Ivoirien, le 43è BIMA (bataillon d'Infanterie de Marine, 600 hommes, qui au fait contrôlaient l'armée ivoirienne et peuvent ainsi la neutraliser à tout moment, c'est cette armée super équipée du fera de l'Elysée maître absolu de la Cote d'ivoire.

    En réalité l'ordre régional promu par la France en Afrique de l'Ouest, depuis la période de indépendance, comporte dans une large mesure les caractéristiques propres aux systèmes de sécurité de type westphalien, la protection de la souveraineté et du territoire des états Ouest africains francophones contre les ingérences extérieures constitue le coeur des préoccupations de la France, ce qui est manifeste à deux égards:

    Ø La dimension militaire est demeurée au centre des préoccupations de sécurité française dans la zone, l'édification d'armées nationales dans les Etats francophone constituant l'axe majeur de la politique majeure même,

    Ø Les préoccupations françaises se rapportent à l'essence même d'une structure régionale fondée sur l'Etat qui demeure la principale, voire l'unique unité de référence .la souveraineté étatique est reconnue comme la pierre Angulaire du système régional(231(*)).

    La France se présente ainsi comme une puissance secondaire face à l'Angleterre, l'Allemagne puis les USA, la France n'a jamais été le centre d'une économie monde, elle a construit à son aptitude a l'influence des cours des événements mondiaux est fondé sur le prestige proportionnée à la qualité de son message. Jean Pierre exprime une idée très présente de la culture politique nationale quand il écrit : « Que nous le voulions ou non toute notre histoire et le genre propre de notre nation nous porte dans l'idéalisme, la France n'a jamais été mieux écouté, mieux respecté, que lorsqu'elle adressait un message et s'élevait par delà ses intérêt immédiat pour atteindre l'Universel ». (232(*))

    C'est en vertu de la même logique, le rayonnement international de la culture française est considéré comme un élément de puissance au même titre qu'une dépense indépendante ou qu'un potentiel industriel, ainsi est souvent entendu, la coopération avec le 1/3 monde est donc un des piliers essentiel de toute politique extérieure.

    Pendant ce temps la stratégie américaine en Afrique subsaharienne découle des options définies par le Pentagone basée sur les Etats- pivots par leur promotion, la défense préventive. Ces nouveaux modes opératoires qui remettent en cause les frontières entre le privé et le public, l'interne et l'Externe, le civil et le militaire, passent par une délégation de plus en plus affirmée des moyens de l'exercice de la puissance. Ainsi l'administration américaine établi une distinction entre les" Key States" ou" Anchors Of Stability" il s'agit du Nigeria, Kenya, Afrique du sud et d'autre part les prospects States ce sont des états d'importance moindre ainsi que les" Problem States". Ce sont ces états qui renforcent le leadership africain. (233(*))

    La classification des Etats pivots et Etats d'ancrage se fait sur base des Crises géopolitiques, qui ont été retenues pour établir la classification faite ci haut. Il s'agit dans le domaine politique, de la volonté politique de projeter sa puissance au-delà de ses frontières et les capacités de projection proprement dites d'un pays pour contribuer à la stabilité régionale, qui est un critère déterminant. Tandis que dans le domaine stratégique, l'intérêt présenté par un pays pour les Etats-Unis est évalué relativement à sa position ou à ses ressources stratégiques et ou technologiques. Donc les états d'ancrage censés présenter un intérêt à la fois politique et stratégique sont l'Afrique du sud, le Nigeria, et l'Ethiopie. (234(*))

    3. LA FRANCE ET LES ENJEUX

    Depuis plus de 20 ans la Côte d'Ivoire est devenue la vitrine africaine de la France, dont les ressortissants composés en majeure partie des 26% d'Etrangers y habitant depuis la période postcoloniale jusqu'à 1978. Les principales matières agricoles du pays (cacao, café et à un degré moindre le bois tropical, l'huile de palme; 1 'hévéa, la banane se vendent à des prix relativement élevés, dont les produits des ventes ne coulent que dans les poches des privilégiés du régime et celle d'Houphouët « le grand sage» dont la fortune personnelle aurait atteint plusieurs milliards d'euro. Mais surtout et aussi dans les poches des milliers des français éparpillés dans la Côte d'Ivoire qui était propriétaire de quelques entreprises manufacturières.

    1. Enjeu économique

    La Côte d'Ivoire d'abord par sa situation géographique et des toutes se richesses naturelles énormes, suscites les convoitises, non seulement de la part de se voisins immédiats mais aussi des grandes puissances multinationales. En outre elle est l'un des six membres de L'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), dont la monnaie et le Franc CF A, émets par la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest. (100 Franc CF A = 1 Franc français en 1997 le taux de couvertures des importations et exportations atteignait 133%, le premier partenaire commerciale est la France, suivie par les Etats-Unis. Le commerce extérieur de la France avec la zone Franc représentait en son temps 30% du commerce extérieur de la France (235(*)).

    Toute la richesse d'Houphouët l'a permis d'exécuter les grandes constructions ; conversion de son village natal en une ville moderne Yamoussoukro, la Basilique notre Dame de paix d'une valeur de 1,5 milliards dont l'entreprise de construction française Bouygues exécute le gros de ses travaux à Yamoussoukro, Vincent Bolloré entreprend les gros des travaux portuaires d'Abidjan.

    A la mort d'Houphouët en 1993, son successeur Henri Konan Bédié, qui a parfaitement compris qu'il n'avait plus des moyens d'arroser tout le pays se concentra sur son fief du sud animiste et chrétien. En 1995 Bédié invente l'ennemi intérieur et promulgue le code scellera de l' « Ivoirité» ; il y aurait les bons et le vrais nationaux d'un coté et de l'autre les étrangers environs 35% des habitants du pays. Alassane Ouattara en qui le Nord musulman se reconnaît se retrouve à deux reprises privées de se présenter aux élections présidentielles par ce qu'accusé d'être burkinabé.

    En 1959 déjà J. Foccart tissait des réseaux destinées à permettre l'intervention de la France dans une région où se développaient des processus menaçant pour ses intérêts par sa En 1959 déjà J. Foccart tissait des réseaux destinées à permettre l'intervention de la France dans une région où se développaient des processus menaçant pour ses intérêts par sa position géographique formant un coin profondément enfoncé au coeur de la région. La Côte d'Ivoire était la base idéale pour les attaques sournoises contre la souveraineté et la stabilité intérieure des Etats voisins dont l'orientation politique déplaisait aux impérialistes. A l'avantage de la position géographique s'ajoutait; celui constitué par l'entière disponibilité du régime Houphouetiste et ce par la présence dans tout l'appareil administratif des gens qui ne pouvaient rien refuser du secrétaire général de l'Elisée pour les affaires africaines et Malgaches.

    Signalons en passant que le départ de J .Foccart de l'Elysée n'a pas changé les méthodes et les moyens d'intervention de la France dans les affaires africaines et en particulier dans les affaires de l'ancienne Colonies. La toute puissance attribuée au président de la Côte d'Ivoire, ne s'exerçait pas sur ses conseillers ce qui permettait, reprenait Marcel Amondji(236(*)) , à la France de manipuler non seulement un homme, mais aussi toute la classe politique de la Côte d'Ivoire par le truchement d'un seul. C'est ainsi qu'à la question de savoir qui succédera à F.H. Boigny deux thèses soutenues par la France voulaient que soit lui-même désigné son successeur soit que le pays se débrouille ; dans la 1ère hypothèse, ce successeur devra frapper quelque coups afin d'imposer tout à fait et la 2ème hypothèse ce sera probablement le commencement d'une lutte sans fin entre tous les candidats, connus et inconnus (237(*)).

    La doctrine de la Côte d'Ivoire se résume dans le mot «Anticommunisme », certains spécialistes affirment que la politique africaine ou étrangère de la Côte d'Ivoire est tout entière une manifestation de l'Anticommunisme de son président. La politique de dialogue avec l'Afrique du sud s'inscrit dans la perspective d'un barrage à la pénétration, du communisme en Afrique c'est dans cet optique que Félix Houphouët B. par anticommunisme soutiendra Kasa-vubu et Tshombe.

    2. Enjeu politique

    La dite coopération est conçue pour conserver à la France une zone d'influence en Afrique, en suite pour accroître son rayonnement culturel et renforcer ses parts des marchés .la politique de coopération aujourd'hui à la croisée des chemins par un effet curieux du miroir, la faillite du modèle de croissance néocoloniale en Afrique noire à ceux là même qui s'en accommodait, dépassée par la crise africaine, le gaspillage des moyens lié à l'inadaptation des structures, par le besoin de financement qu'elle suscite pour y gérer toutes les tensions politiques et sociales qu'elle a déjà suscité depuis 30 ans par des préoccupations mercantiliste et clientéliste. La France n'a plus d'intérêt majeur économique au sud du Sahara si elle a choisi dans certains cas de s'approvisionner de préférence dans cette région c'est pour soutenir financièrement les Etats avec lesquels elle souhaite maintenir des relations privilégiées dictées par des considérations politiques(238(*)).

    L'Afrique est riche en matière première, bien que celle-ci soit inégalement repartie, ce qui n'est point surprenant que les pays consommateurs s'en dispute l'accès et cherchent ainsi à prendre sur le continent des positions fortes avec des objectifs de s'en assurer le contrôle et d'en sécuriser les chemins d'exportation ; par les sociétés française qui exécutent des grands travaux en Côte d'Ivoire, ainsi que des industries manufacturières y implantées. C'est un jeu où les intérêts des intervenants extérieurs se bousculent où les méthodes d'approches se heurtent ou les positions changent; dans un contexte géographique mondial nouveau née, après la décolonisation des années 60, puis la guerre froide brutalement terminée avec le retrait du terrain africain des soviétiques et de leurs alliés en 1991(239(*)).

    Sous couvert d'anonymat des responsables de la politique africaine de la France ont bien reconnu l'implication du Burkina Faso et même spéculé sur une opération triangulaire ; « Libye» source de financement et le Liberia de Charles Taylor base arrière pour l'ouverture d'un second front, qui a permis à pérenniser la stratégie de négociation et des combats simultanés grâce à l'apparition des mouvements rebelles à l'ouest de la Côte d'Ivoire après conclusion d'un cessez le feu, par les insurgés du nord ce que Villepin traite de l'axe du mal « Tripoli, Ouaga-Monrovia(240(*)) » avec le colonel Kadhafi.

    Les rebelles ivoiriens cherchent à tout prix à éjecter monsieur Laurent Gbagbo de son fauteuil présidentiel pour les raisons suivantes; rétablir la justice entachée par l'article 35 de la constitution ivoirienne de 2000 puisqu'il restreint l'éligibilité à la présidence de la république à une catégorie d'ivoirien, empêchant ainsi par exemple Alassane Dramane Ouattara de se porter candidat, les rebelles contestent l'élection de Laurent Gbagbo au poste de président de la république dans les conditions illégitimes en octobre 2000. Il réclament l'abrogation du code de nationalité et la et la loi sur le foncier rural, discriminant les ivoiriens des résidents étrangers.(241(*)).ainsi les rebelles pour atteindre leurs objectifs ont certainement reçu l'aide ,un renfort consistant, un soutien logistique de leurs alliés en l'occurrence le Burkina Faso, pays déjà mis en cause avec le mali par le gouvernement ivoirien après la tentation de coup d'état du 7-8 janvier 2001.et cela quand bien même que le Burkina, le Mali, le Niger, le Bénin le Togo le 25 janvier 20001 à Yamoussoukro s'étaient engagés à ne pas servir de base arrière à des actions de déstabilisation réciproques.

    3. Enjeu militaire

    La politique Africaine de la France se construit autour de l'idée de maintenir une aire d'influence privilégiée vers 1987-1989, elle s'efforce de construire une place de choix dans un univers en recomposition et de plus en plus unifier sous la houlette des USA. Ainsi elle infléchit sa stratégie de présence dans le monde pour avoir une légitimité internationale, la défense de rôle de Grandes puissances" intervient dans deux types d'hypothèses celles des conflits interétatiques et celles des conflits internes, pour les premiers. Il est logique que la France assume dans ce cadre ses responsabilité de membre permanent du conseil de sécurité pour le second le refus à prôner de l'intervention ne peut être une position pour la France dans son aire d'influence (242(*)).

    La France dans ses relations Franco- Africaine souffrait déjà en début des années 2000 d'indifférence et lassitude, la responsabilité de la France dans le génocide du Rwanda, le feuilleton judiciaire Elf, Angola gate et enfin la crise des morts en Côte d'Ivoire, des scandales sont dénoncés, des erreurs relevées, des comptes historiques réglées. La France perdra l'Afrique la nuit du samedi 06 au dimanche 07 Novembre 2004 à Abidjan à partir de 23 heures.

    Bien avant, la découverte du chantier de Yopougon, les fortes craintes vis-à-vis des forces de l'ordre et de l'armée difficilement contrôlables, l'exclusion d'Alassane Ouattara et la non participation du RDR aux élections législatives, les événements du 4 et 5 décembre 2000, donneront la mesure de la fragilité et de vulnérabilité du processus du retour à la démocratie. Les partenaires bilatéraux, mais surtout la France, l'Union Européenne le FMI et la banque Mondiale, se montrent conscients avant de s'attaquer aux causes profondes de la crise Ivoirienne.

    En 2002 la Côte d'Ivoire se trouvait coupée en deux au nord et à l'Ouest les mouvements d'oppositions armées, le MPCI, puis le MPGO et le MJP tous solidement armés, efficacement médiatisés dotés de moyens de transports et de communications du Burkina Faso jusqu'au Liberia le centre et le sud administré par le gouvernement légal, ses forces armées défaillantes renforcées par des mercenaires et des nouveaux équipements acquis d'urgence après le déclenchement de la crise (243(*)).

    Désemparée, Paris misera alors sur le président Ivoirien en espérant faire de lui selon la formule du Quai d'Orsay le fil conducteur de la crise Ivoirienne que mènerai la France à sortir honorablement de ce conflit. Laurent Gbagbo qui succède à Konan Bédié en Octobre 2000, n'a-t-il pas fréquenté les socialistes français au cours de son exil en France il s'inspirera plutôt de xénophobie comme arme principale de son pouvoir Gbagbo et Bédié, c'est lui qui succède à Bédié qui est baoulé autant que Félix Houphouët boigny, ainsi les veulent leur revanches, contre le Nord qui est musulman (244(*)).

    Les services secrets de la République Française formeront leurs postes au Burkina-Faso, le pays voisin d'où la rébellion était partie, or en cas d'agression extérieure, la France à l'Obligation de se porter au secours de la Côte d'Ivoire en vertu des accords de défense signés au lendemain de l'indépendance. Il s'agit pour la France d'établir ses accords militaires, non seulement avec les ex colonies Françaises ou francophones mais aussi avec d'autres pays de la région (sous région), il s'agit de deux types d'accords; les accords de défense signés avec huit pays Africains dont trois de la sous région ; il s'agit de : la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Togo. Les accords de coopération militaire qui sont les accords militaires d'assistance technique, mais le gouvernement Français hésitera et pourtant ses troupes pré positionnées à Abidjan fournissent munition essence et moyenne de transport à l'armée Ivoirienne.

    Le 27 septembre 2002, la majeure partie du Nord du pays était passée entre les mains des rebelles aidées de l'extérieur, ils demandent formellement l'application des accords de défense la France rejette la requête en garantissant seulement son aide logistique. La France n'a jamais prêtée mains fortes à la reconquête du Nord par les forces gouvernementales. Dès lors Laurent Gbagbo cherche à se donner les moyens de gagner une guerre sale en finançant en sous mains des milices patriotiques d'anciens leaders estudiantins qui sont rattachés directement à la présidence, il lancera ainsi des attaques qui sont rattachés directement à la présidence, il lancera ainsi des attaques contre les bases militaires Françaises à Abidjan pour les pousser à la faute.

    Le 27 Février 2004 le conseil de sécurité par la résolution 1528 et ce en vertu du Chap. VII de la charte des Nations Unies décidera de créer l'opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire pour une période initiale de 12 mois à compter du 4 avril 2004 et ce en remplacement de la MINUCI (une Mission des Nations - unies en Côte d'Ivoire) crée en Mai 2003 par le conseil baux forces de la communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest. (CEDEAO) signalons en passant qu'il est reconnu à la France la coordination de cette opération. (245(*))

    En début du mois de novembre les forces armées ivoiriennes bombarderont des grandes positions des Ex- rebelles a Bouaké et 9 soldats français en mourut, le 6 novembre les troupes françaises riposteront ,créant ainsi un accrochage militaire entre les troupes française et les troupes ivoirienne ,outre des violences anti française. C'est l'opération chasse au blancs à Abidjan, les expatriés français sont pillés chez- eux pourchassés dans les rues à défaut de 1400 hommes pour organiser l'évacuation des ressortissants français et Européens. Ainsi sur 20 000 expatries moins de 8000 resteront a Abidjan mais dont la plupart sont des binationaux ; donc sans vrais attachement à la France. Tout ce qui rappelle la métropole coloniale fut sur la foule des patriotes pros Gbagbo. Qui avait franchi son périmètre sécurisé situe à moins de 1 km de la résidence de Gbagbo. La radio. Télévision ivoirienne dénombrera 22 morts, six jours plu tard le bilan montera jusqu'à 67 morts et de 1256 blessés. L'imaginaire colonial apparaîtra à la télévision ainsi que dans tous les journaux parus en France (246(*)).

    Tous les responsables français étaient sincèrement convaincu qu'une descente aux enfers était impossible pour la francafrique, ils se taisent depuis que la victime de la France a vole en Eclat en côte d'ivoire, le pays phare de 1 Afrique de l'ouest, l'Etat au sud du Sahara le plus subventionné par Paris en quarante ans d'indépendance, c'est le paradis des coopérants expatriés français.

    Dans les années 80, lorsqu'ils y étaient plus de 4000 et 5000, en 1998 le conseil économique et social a estime que les Etrangers de la seconde génération étaient à 1,5 millions (247(*)).

    L'engagement militaire de la France a été très déterminant pour empêcher d'abord la pire escalade du conflit vers guerre civile généralisée. Pour permettre ensuite de maintenir une mobilisation internationale destinée à favoriser la négociation. Mais pour faire aussi pression sur toutes les parties en conflits et- les engager à partir 15 janvier 2003 dans une véritable négociation politique le déplacement des affaires étrangères en Côte d'Ivoire. Et dans la région les interventions du chef de l'Etat auront contribuée à éviter l'enlisement.

    Cela quand bien même Laurent Gbagbo lors de son avènement à la présidence a la suite des présidentielles avait demandé au travers ses proches le départ des troupes française, peu avant que la guerre n'éclate .Mais indépendamment des accords militaires' du 24 Avril 1961 entre la France et la Côte d'Ivoire; cette dernière lors de la deuxième Guerre Mondiale a combattue aux cotes de la France, donc il est aussi de leur obligation de s'interposer pour empêcher une situation désastreuse en Afrique disait le chanteur ivoirien Tiken jah Fakoly.(248(*)) .Ce qui renforce le point de vue de ceux qui demandent aux ivoiriens d'arrêter d'accuser la France de tous les maux ivoiriens que accusent la France de pomper les richesses ivoiriens sur base des accords militaire, comme si tout les maux ne provenaient que de ces accords, car à la différence des autres pays de la sous région, aux mêmes conditions climatiques ont été de loin peu développé que la Côte d' Ivoire.

    Ainsi, le mode d'intervention de la France traduit également le souhait de la France de donner un autre sens à son engagement et ceci est même remarquable dans la note de la résolution 1725 qui renforce le pouvoir du premier ministre Konan Banny, elle s'est basée en outre sur la défense de l'intégrité territoriale, le soutien aux autorités élues et la défense de Droits de l'homme Ainsi la défense des intérêts s'est ajouté à celle de défense des valeurs.

    3. RESOLUTION DDU CONFLIT (TENTATIVES)

    Le maintien de la paix traditionnel consistait à s'interposer entre les Etats, à observer l'application d'un traité de paix conclut généralement, soit sous la couverture des Grandes Puissances soit sur leur ordres donne indirectement au belligérants, qui y adhèrent tous .Depuis la guerre froide, les conflits sont de plus en plus externes aux états, cela signifie que les parties sont souvent des acteurs non gouvernementaux et un élément important de tous processus. Face aux conflits africains. La communauté internationale est de plus en plus amenée à créer les structures élémentaires de la paix et de la sécurité, et à assumer des responsabilités qui relèvent des affaires intérieures des états en causes.

    Les Nations Unies depuis leur création ont essayés tantôt avec succès, tantôt en vain, d'intervenir partout où la paix et la sécurité internationale était mise en danger, avec l'idée que si la paix est troublée dans un coin du monde, elle risque d'affecter la paix dans d'autres coins du monde.

    Ainsi , lors du déclenchement des hostilités en Côte d'Ivoire, les Nations Unies ont exprimées une grande préoccupation à la situation dans laquelle était plongée ce géant de l'Afrique de l' Ouest, bien que le Conseil de Sécurité ne s'est prononcé que tardivement dans sa résolution 1464 du 04 janvier 2003 en affirmant que la situation en Côte d'Ivoire constitue une menace à la paix et à la sécurité internationale dans la région, les Nations Unies ont cependant adoptées plusieurs résolutions appuyant les accords de cessations des hostilités et exigeant le désarmement des milices rebelles dont voici les quelques tentatives:

    Plusieurs rencontres des organisations sous régionales se sont multipliées dès le déclenchement de la crise ivoirienne, pour aplanir les divergences entre les parties en conflit. En date du 17 octobre 2002 après les combats de Bouaké une dizaine des jours plus tôt, les rebelles signent un accord de cessation des hostilités acceptés par le président Gbagbo ,dont les troupes ont été repoussées, ce dernier demandera à la France présente en cote d'ivoire dans l'opération Licorne de veiller au cessez le feu, dans la même logique le gouvernement et le MPCI se rencontre le 30 octobre à LOME . Dans la même optique ; une table ronde réunissant les acteurs de cette crise fût convoquée du 15 au 23 janvier 2003 à Marcoussis en vue de débattre de la nationalité, d'identité, les conditions des étrangers, du régime électoral, des medias, de la haine, de droits et liberté de la personne humaine la démobilisation, le redressement économique.

    Les accords de Marcoussis ont réaffirmés la nécessité de préserver l'intégrité territoriale de la Côte d'Ivoire, le respect des institutions et de restaurer l'autorité de l'état, les innovations importantes de ces assises furent dans le domaine de la nationalité, l'identité et la condition des étrangers, l'éligibilité à la présidence.

    Signalons déjà que les accords de Marcoussis ont eu une applicabilité difficile par l'irresponsabilité de la classe politique ivoirienne. Le parti au pouvoir qui se dit avoir été contraint par l'ancienne puissance coloniale à signer rejetant ainsi pour anti constitutionalité le pouvoir à déléguer au premier ministre. Du coté des rebelles ils ont obstrués la phase du désarmement, de la démobilisation et la réinsertion de leurs milices en arguant des astuces peu convaincant pour faire obstacle au processus.

    Dans la même perspective et ce sous l'égide de la CEDEAO et de LONU, un sommet d'une dizaine des chefs d'états africains réuni sous la présidence de Koffi Anan, à Accra au Ghana, le 29 et 30 juillet 2004 dans le souci de relancer Marcoussis. Après la promesse de Laurent GBAGBO d'étudier dans quelle mesure procéder à la révision de l'art 35 qui a débarqué Alassane Ouattara. Ce fut là les accords d'accra III.

    Tous ces accords resteront lettres mortes fautes des mesures contraignantes de la part de nations unies, c' et seulement le 15 novembre 2004 que le conseil de sécurité adoptera la résolution 1572 condamnant d'abord les frappes aériennes conduites par l'armée ivoirienne le 04 novembre 2004 et décidera ensuite de l'embargo sur les armes à effet immédiat et des mesures gelant les avoirs des personnes désignés dans la résolution qui constituent une menace pour la paix dans le pays.

    Le conflit ivoirien est un conflit interne qui s'est internationalisé avec la présence des forces Française (Opération licorne), des forces de la CEDEAO et des casques bleus des nations unies ce qui profite de plus en plus aux voisins de la sous région qui entendent tirer un gain matériel de la poursuite des hostilités.

    Le conseil de sécurité avait décidé en octobre 2005 de maintenir Laurent GBAGBO à la tête du pays jusqu'au 31 octobre date prévue initialement pour les présidentielles et la nomination de Charles Konan Bany gouverneur de la Banque centrale des états de l'Afrique de l'ouest comme premier ministre neutre doté de pleins pouvoirs (249(*)) et en date du 18 octobre le pouvoir de Charles bany sera renforcé.

    CONCLUSION

    Au terme de notre étude, qui a consisté à dégager d'une part ; les considérations politiques qui pèsent sur les organes des NU, en ce qui concerne le règlement des conflits et de l'autre part, l'influence que les grandes puissances exercent dans l'application du chapitre VII de la charte des NU, tout en précisant le poids qu'elles ont dans la résolution des conflits africains. Tous ces aspects, nous ont permis de saisir, les conditions géopolitiques d'application du chap. VII de la charte des NU dans le règlement des conflits africains et plus précisément dans la crise ivoirienne, angolaise et ethiopio-Erythréenne.

    Nous avons par les méthodes exégétiques, dialectiques et historiques analytique subdivisé notre présente dissertation en trois parties essentielles qui sont : les considérations générales suivies des considérations politiques des missions des nations unies , pour terminer par l'application du chap.VII dans les conflits angolais, ivoirien , Erythrée-Ethiopien

    Dans les considérations générales ; nous avons définit tous les concepts qui cadre avec le sujet, nous avons en outre étudié les organes des NU ainsi que son système de règlement de conflit. La charte des NU contient 111 articles repartis sous 19 chapitre énonce les buts et principes de l'organisation , le chapitre II traite de la qualité des membres , alors que le chapitre III en deux articles énumère les différents organes qui la compose , le IVe et Vé chapitres quant à eux parlent des attributions et fonctionnement de chacun des organes , le VIe chapitre énonce le principe de règlement pacifique des différents , dont le recours à la force que consacre le CHAP VII se présente comme son corollaire , mais c'est plutôt ce chapitre qui est présente par plusieurs auteurs comme étant le coeur de la charte , il est celui sur lequel porte la présente dissertation.

    Dans notre deuxième partie consacrée aux considérations politiques des missions des NU, nous avons examiné les différents aspects politiques de l'ONU, tans dans le rôle des organes que dans le rôle politique des états au sein des organes.

    A cet égard, il ressort que les états jouent deux rôles essentiels qui varient selon les cas, il s'agit du dédoublement fonctionnel des états qui sont d'une part représenté au sein de l'organisation comme les entités souveraine et égales à toute entité, et d'autres part ces états, sont des membres des organes et ce par la volonté de la charte.

    L'analyse des préalables politiques de l'application du chap. VII débouche sur deux aspects important, il s'agit de la permanence ainsi que la fonction des membres permanents selon le critère de participation aux travaux de conseil

    Il ressort de la présente étude que la distinction entre les membres permanents et non permanent justifie la fonction politique des états, dans la mesure où, la qualité des membres permanents repose sur la responsabilité de la sécurité internationale, alors que celle des membres non permanente sur la représentativité au conseil de sécurité. Cette notion de la responsabilité est justifiée sur le plan politique par le veto qu'ils détiennent, mais aussi en raison de leur apport au budget des Nations Unies qui sont très considérables, leur qualité est historique tel que consacré par l'art 23 al 1.

    Enfin, observant les différentes crises analysées dans la présente étude ; nous avons constaté que ce sont des crises internes qui s'internationalisent généralement par la présence des troupes étrangères aux cotés des belligérants. La présence des troupes cubaines , russes aux coté du MPLA et les sud africains , américain derrière SAVIMBI , il en est de même de la présence de la France , avec les troupes de la CEDEAO en cote d'ivoire , mas aussi dans la corne de l'Afrique , où elle veille sur Djibouti alors que les marocains les russes , Israël et l'Égypte se rangent soient derrière l'Ethiopie ou l'Erythrée.

    Dans tous les cas , nous constatons par ailleurs que les causes fondamentales de la plupart des conflits primaires sont une combinaison de quatre catégories, les contestations territoriales , rivalités entre communauté(ethniques, religieuse) par l'exercice du pouvoir sur un même territoire , compétition des ressources économiques , oppositions idéologiques. Or Les causes à la base des crises demeurent les premiers éléments dans la résolution des crises

    Comme des volcans, les conflits peuvent durablement rester en sommeil, latents, ils peuvent aussi gronder pendant des longues années au fait l'interprétation et la gestion extérieure des affrontements serait plus simple, s'il était possible d'en déterminer objectivement les causes. Paradoxalement, les crises même petites finissent par, soit s'internationaliser soit se cristalliser sur plusieurs plans, sous l'impulsion des puissances étrangères, jouissant d'un intérêt dans certains états où dans les régions où apparaissent ces conflits.

    Le nouvel ordre politique apparu après la 2nd guerre mondiale, repose sur la création d'un système de sécurité collective, fondée sur la renonciation à l'usage de la force. Ces différents bouleversements ont fait que le leadership Qui était jusque la exercé par la Russie et l'USA se trouve aujourd'hui entre les seules mains des USA, d'où l'avènement du système unipolaire sous sa direction.

    Ainsi les USA, n'ont pas prévenu les crises, mais ils les ont déplacés en transformant les conflits primaires en secondaires, alors que la France dans sa politique néocoloniale a longtemps permis d'éviter toute une catégorie d'affrontement, mais elle en a exacerbé celles des grands lacs.

    Il est vrai que dans les débuts des crises, il est difficile d'affirmer avec précision, la présence des forces étrangères aux coté des belligérants. Le choix n'est pas clair car l'identification d'une grande puissance avec un seul camp dans un litige africain, n'et généralement a directe et dénuée d'ambiguïté et il n'est pas simple, car même une intervention « gagnante » devient moins décisive lorsqu'elle fourni à une autre grande puissance un prétexte de contre intervention.

    Les conflits africains durent assez longtemps et sont aussi généralement profond qu'on ne le croit pour que même si les USA n'y sont pas impliqué au départ, ils risquent fort de s'y trouver mêlé ultérieurement lors d'une phase plus aigue et moins facile à gérer

    La crise angolaise après plusieurs accords ne trouvait toujours pas de dénouement, chaque protagoniste accusait l'autre d'être le blocage de la machine de la paix. Deux élément furent déclencheur de la résolution de cette crise il s'agit ; d'une part de la guerre du golf qui rendra quasi impossible l'approvisionnement du pétrole aux USA depuis les puits du KOWEIT. Ce qui entraînera vers la fin du mandat de BUSH la crise de pétrole aux USA ,En 1993 après son arrivée à la maison blanche le président BILL Clinton qualifiera SAVIMBI d'être l'obstacle à la paix angolaise et reconnaîtra par là le pouvoir de Luanda, cette décision venait au fait d'entériner la déclaration de la troïka à Moscou, qui reconnaissait au MPLA le droit de se défendre en achetant des armes pour sa légitime défense , pendant que l'embargo sur l'achat et la vente d'arme à l'UNITA était déjà déclaré par le conseil de sécurité sous la résolution 864.

    D'autre part , les atermoiements de SAVIMBI ainsi que ses déclarations dangereuse sur sa volonté de revoir tous les contrats signés avec l'occident par le MPLA, ainsi que son refus de payer la dette de Moscou contracté par le MPLA une fois élu ; ceci aura comme conséquence la crainte pour le Portugal de perdre ses contrats d'armements en Angola au profit de la France et la grande Bretagne , pourtant la Russie ne vit plus que de ce commerce. Pendant ce temps les USA jouant au double jeu(client du MPLA pour le pétrole , et fournisseur d'armes à l'UNITA) comme 14% de la consommation américaine du pétrole devait venir des puits angolais sous la gestion de TEXACO le choix était claire ne début de son mandat.

    L'apparition soudaine d'un conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée en 1998 a surpris la communauté internationale , qui voyait dans ces deux pays deux régimes « frères ».l'étroitesse des relations entre adis abeba et Asmara , depuis la chute de la dictature de Mengistu en ami 1991, semblait constituer le gage d'une stabilisation de la corne d'Afrique , mais la cause essentielle du conflit ethio-Erythréen est rechercher dans la dégradation progressive des relations entre l'Ethiopie et l'Erythrée et le différend frontalier survenu en mais 1998 n'a été finalement qu'un catalyseur de la crise.

    En 1998, l'émission du Nakfa (monnaie Erythréenne) fut un élément perturbateur dans les relations commerciales entre les deux pays, l'Ethiopie prendra à son tour des mesures qui affecteront l'économie Erythréenne, il s'agit ; de faire transiter par exemple le gros de ses échanges par Djibouti et non par le port d'Assab (Erythrée). Le 06 juin 1998 entre les deux frères éclateront des affrontements armés aux frontières entraînant ainsi l'occupation par l'Erythrée des territoires Ethiopiens sur le plateau (humera à l'ouest Badmé au centre, zala Ambesas tsorona à l'est et Burie au sud.

    Les intérêts divergents dans la corne amène, les grandes puissances à sauter sur la crise pour assurer leur propre sécurité. Les USA qui voudraient maintenir leur contrôle sur la mer rouge en raison de son importance géostratégique (son emplacement, depuis le détroit de Bâb -El- Mandab où est assuré le passage sur la méditerranée vers l'océan indien de 4M de baril par jour).Israël craint de voir l'Erythrée de venir pro arabe, ce qui perturberait l'approvisionnement en pétrole des USA et tout l'occident en provenance des puits Iraniens. Les français craignent que cette situation s'étendent vers Djibouti avec qui ils ont des accords de defense.ce sont toutes ces raisons qui contraindront l'Erythrée à quitter Badmé.

    Dans leur crainte les USA, ne voudraient pas voir ce la c devenir soit « pro arabe » soit « pro russe » ce qui le poussera à revoir leur politique et ne se limiteront plus dorénavant, à réagir aux coups soviétiques, mais à associer dans ses activités tous les autres états qui ont les mêmes intérêts contre Moscou, même les pays arabes dits modérés

    La cote d'ivoire, président quant à elle une crise politico-militaire depuis la tentative de coup d'état opéré par une rébellion armée, en septembre 2002, qui contrôle toujours la moitié du nord du pays. Cette situation se trouve justifié par une succession d' Houphouët mal préparée par une constitution contenant des dispositions caméléon. La loi finalement prévoyait que soit le 1è ministre soit le président de l'assemblée nationale pouvait assurer l'intérim en cas de vacance de pouvoir.

    Au lendemain de l'arrivée en décembre 1993 de Henri Konan Bédié au pouvoir la révolution du franc CFA en janvier 1994, contraint le gouvernement à geler les soldes pour gagner un peu d'argent sur l budget de l'armée, le refus du général robert Gué de réprimer les manifestations des militaires entraînera la révolution.

    Au nombre des belligérants se trouve aussi la France qui voit dans ADO un pro américain , le président ivoirien se trouve quant à lui se trouve face à trois forces qui lui font la guerre il s'agit , de l'opposition politique représentée par Alassane dramane Ouattara(ADO) et Henri konan Bédié (HKB) , l'opposition armée de Guillaume Soro et enfin l'opposition diplomatique piloté par jacques Chirac , celle - ci contrairement aux accords elle n'a jamais volé au secours du pouvoir ivoirien en dépit des vieux accord de défense liant la France à la cote d'ivoire, au contraire la conférence de Marcoussis a plutôt légitimer le rébellion au lieu d'une solution.

    Bref pour la cote d'ivoire, la nationalité, la propriété foncière rurale, l'éligibilité, l'identification, la restructuration le désarmement, la rébellion sont les causses de la crise ivoirienne

    Il ressort ainsi de la présente étude que les grandes causes des conflits africains demeurent :

    1. La lutte pour le pouvoir consécutive à la décolonisation il s'agit des luttes pour un pouvoir que précède et accompagne l'indépendance, et là il ne s'agit pas d'obtenir la présidence, mais plutôt une orientation idéologique ou une option idéologique à prendre

    2. La nouvelle consolidation de la paix, le caractère absolue de la lutte anti coloniale qui autorise les nations dominantes à traiter leur opposant comme des traîtres, ainsi les perdants de la lutte finissent pas s'exiler en Europe, et les dirigeants se mettent d'accords pour ne pas soutenir les mouvements d'opposition des pays d'à coté qui ont tous un danger commun qui les guette

    3. Le reste des mouvements de libération nationale ; ces mouvements bénéficient d'une présomption d'authenticité par opposition au pouvoir légal , ces mouvements ont leur propre logique en matière d'escalade , ils n'ont rien à perdre en luttant et rien d'autre . le cas de FNLA et l'UNITA furent des organisations nationalistes légitimes, mais la guerre une fois gagnée par l'autre, a survécu la violence en se servant de monnaie d'échange avec des tiers étrangers.

    4. Le territoire mal défini : pourtant la doctrine de l'OUA est l'Uti possedetis jure, qui déclarait les frontières coloniales indiscutablement légitimes,

    5. Rivalités structurelles, les africains structurent leur espace politique internes, ils multiplient leur rôles et positions dans le cadre du politique inter africaine.

    6. Emballement des moyens, les sources extérieures de puissances interviennent avant tout pour l'intermédiaire d'alliance pour un soutien politique et d'armes pour les militaires et cet appui peut être directement lié à un conflit , ou pour des dangers potentiel seulement

    Dans un monde en déséquilibre , instable , constamment menacé d'antisemie , la gestion des crises devient synonyme de survie , l'exacerbation des conflits d'intérêts et des principes conduits à des crises dont la dynamique effrénée , entraîne autant des spectateurs que les parties prenantes. Les problèmes se compliquent généralement quand elles trouvent leur origine dans les pays tiers auxquels des nations puissantes portent un intérêt.

    Il est aussi évident que les conflits africains actuels découlent du caractère inachevé et en voie de développement des états africains .Tant sur le plan international qu'intérieur. Car les états naissent et prennent forme, les enjeux sont importants et clair pour tout le monde, mais les règles de compétition restent à préciser, les limites et mécanismes de règlement de conflit font partie des enjeux.

    Nous pensons que s'il faille faire des recommandations, nous le ferons aux deux acteurs en cause d'une part ; l'africain comme organisation de états et comme l'état lui-même, et l'étranger, peu importe qu'il soit africain ou occidental belligérant ou non.

    L'Union Africaine, devra, pour raison d'efficacité, avoir une aptitude à s'occuper des problèmes avant qu'ils n'attirent des alliés étrangers africains ou nom. Apres ces conflits deviennent plus difficiles à manier pour les états africains.

    Les puissances étrangères devront à leur tour considérer que les efforts africains de résolutions des conflits ne sont pas une alternative à celle des USA ou des puissances occidentales. Les puissances étrangères ne devront plus que s'appuyer sur les efforts africains existant naturellement en faveur d'une libération

    Mais il est aussi important que les grandes nations sachent repérer les moments où une grande puissance peut jouer un rôle plus actif et positif, ce qui aboutirait à l'élaboration des conventions destinées à éviter les conflits et à régler la compétition est ouest dans le tiers monde.

    Si les conflits étaient considérés comme des fardeaux qui pèsent sur les parties en présence et qui créent des eaux troubles, les puissances étrangères viennent à grand pas y pêcher avec les moyens qui leur sont propre entraînant ainsi le gain pour chacun proportionnellement à ses moyens. Les états africains devront toujours comprendre que dans un conflit, c'est le problème qui est l'adversaire et no n l'autre partie et si cela est compris les choix à opérer entre « gagner » et « concilier » en vue de la résolution du conflit sera facile.

    Il n'est point raison de démontrer la géopolitiques des conflits africains, autant que les acteurs de l'ombre (shadows states) on décidé , la guerre de l'Angola a cessé , nous pensons que les causes géopolitiques des conflits ivoiriens et Erythrée devront être prise en compte pour une solution durable et rassurante. Dans tout autre cas la paix en cote d'ivoire sera aussi fragile que la coquille d'un oeuf.

    Ce qui aggrave la situation des africains , c'est l'absence de la volonté politique réelle et sincère ainsi que les intérêts des chefs d'états et de gouvernement sont à la base de plusieurs conflits et font que le désaccord de paix négocié et signé soient toujours violés.

    Les africains devront cesser avec la conception erronée qui la hante dans la mesure, n'ayant pas tous les paramètres de la crise, ils n'attendent que vainement, la réponse des armes en se moquant ainsi de la diplomatie.

    Aux dirigeants africains, la bonne gouvernance, qu'ils mobilisent toute leur volonté politique dans une gestion saine des affaires, publique d'une part, car d'elles proviennent des frustrations pour une répartition inégale des ressources et d'autre part, ils se doivent la consolidation de la démocratie par la gestion transparente de la chose publique.

    Nous pensons ainsi avoir étudié les conditions géopolitiques qui influent sur l'application du chapitre VII de la charte des nations unies dans la résolution des conflits africains, sans intention d'avoir vidé la question nous sommes tout de même convaincu d'avoir ouvert une issue pour quiconque voudra bien étudier la question sous d'autres aspects.

    * ( 1) P Daillier, et A. Pellet. Droit International Public, LGDJ, 7ème édition.200 2, p. 941

    * ( 2) YVES Daudet, Quel Rôle de l'ONU, in cahier français, les conflits dans le monde, n²290, Avril 1999.p.36.

    * ( 3) BRICE Soccol, Relations Internationales, paradigme, 2003.p.198 contrainte et enjeux de la politique américaine en Afrique in Politique Africaine, décembre 1983.p.14-16.

    * ( 4) Z. LAIDI, contrainte et enjeux de la politique américaine en Afrique in politique Africaine, décembre 1983.p.14-16

    * ( 5) Jean Lucien. KITIMA K Relations internationales Africaines, Syllabus, 2005-2006, p.12 Inédit

    * ( 6) Alain LUZITU. Vumi. L'ONATIONS UNIES. Face à l'influence des grandes puissances des le règlement des conflit, Mémoire, Droit 201-202

    * ( 7) MPASI.M. Droit international Public Notions générales, syllabus G3 Droit. /UWB, 2004-2005.p.585

    * ( 8) WOLFGANG. Friedman. Nouveaux Aspects du Droit International, Tendances, actuelles, Paris, 1971, p 130

    * ( 9) MO NONI.A.N. Organisation Internationale et Système, Mondial, PUZ kin, 1984, p.88

    * ( 10) M.FLORY, la Guerre du golfe et le bras armé des Etats-Unis, Paris, p.77

    * ( 11) PHILIPE MOREAU, Les grands concepts de la politique internationale, hachette, Paris, 1995, p.80

    * ( 12) LAUBET Del BAYLE « Introduction aux méthodes des sciences », Primat, Toulouse, 1989, p.213

    * ( 13) LAUBET Del BAYLE « Introduction aux méthodes des sciences », Primat, Toulouse ; 1989, p.124

    * ( 14) SHOMBA.K. et Alii, «  méthodologie de la recherche scientifique » MES Kinshasa, 2003.p.46

    * ( 15) CLOSE R. L'Europe sans défense, éd. Arts et voyage, Coll. Inédit., Paris 1984, p.22.

    * ( 16) ROBERT P. Dictionnaire de poche 1984, Paris, p. 54

    * ( 17) Petit Robert, 1990, Paris, p 67

    * ( 18) Yves Lacoste, Dictionnaire de Géopolitique, Paris, 1995, p.8

    * ( 19) SERGES Cordelier. Dictionnaire du 20ème siècle histoire et géopolitique, la découverte, 2éd. Paris, p 175

    * ( 20) PASCAL boniface, Lexique des Relations Internationales, Ellipse, Paris 1995, p. 116

    * ( 21) MAUREAU Défargues, les grands concepts de la politique internationale, Hachette, Paris, 1995, p 125

    * ( 22) NYE Joseph, S, le leadership américain, quand les règles du jeu changent, Paris : P.U Nancy, 1992, p.23

    * ( 23) GILLE cottereau, cité par Henry le lièvre, les Etats-Unis maître du monde, Paris, complexe 1993, p.189

    * ( 24) CHARLES Chaumont, Op. Cit., PUF, Que sais-je, Paris, 1957, p.3

    * ( 25) MAURICE Bertrand, Organisations des Nations Unies, Découverte, Paris, 1995, p.96.

    * ( 26) CHARLES Zorgbide : Dictionnaire de la politique. PUF, 1988, p 45

    * ( 27) Grand Dictionnaire Encyclopédique Larousse, Paris, 1996. 1è Ed. p. 164.

    * ( 28) Encyclopédie encarta interactive 2004

    * ( 29) Atlas de poches, Hachette, Paris ; 1968, p.115

    * ( 30) CHRISTOPHE Euzet, Relations. Internationales, Ellipse, 2004, p.78

    * ( 35) JEAN. Pierre Cott, Alain, P. charte des Nations Unies, Paris, Bruylant, 1985, p.568

    * (

    * ( 37) DENIS Allan, Droit international Public, PUF, 1ère Ed.2000, p.477

    * ( 38) NGANZI K Sociologie des conflits, syllabus, L1 droit UNIKIN, inédit, p. 17

    * ( 39) WILLIAM Zartman, la Résolution des conflits en Afrique, Harmattan, 1985, P.12

    * 1

    * ( 34) RAPH starn, « historians and crisis » in Past and Present, n° 52, p.22, Août 1971

    * ( 40) Arrêt du 30 Août 1974, CPI, Série A n°2 p.11

    * ( 41) JEAN Combacau, Op. Cit. 5 Ed Montchrestien, p ; 55

    * ( 42) PATRICK Deller, Alain Droit International Public, LGDJ, 2001, Paris, p. 788

    * ( 43) Arrêt du 21 Déc. 1962, CIJ, recueil 1962, p.328

    * ( 44) ABC des Nations Unies, p.15

    * ( 47) CHAPPAL Philipe, l'arbitrage des différends internationaux, Paris : Pédone, 1967, p.87

    * ( 48) NGUYEN Quoc Dinih, et al Droit international Public, Paris, Cujas, 4ème Ed, 1992

    * ( 49) CPJI, Arrêt du 30 Août 1924 relatif à l'affaire des concessions Mavrommatis, série A, n°02, p.15

    * ( 50) Recueil de la cour international de justice, 1984, p. 440

    * ( 51) Dictionnaire de la terminologie du droit international, p. 383

    * ( 52) Voir la médiation des Etats-Unis entre l'Egypte et Israël la conclusion des accords du camp de David de 1978 et du traité de paix de 1979 celle de Norvège et des Etats-Unis, Qui a permis de conclure l'accord de Washington de 1993 entre Israël et l'OLP

    * ( 53) Nguyen Quoc dinish et al. Op.Cit. p.799

    * ( 54) Bula Bula S. Op. Cit., p.288

    * ( 55) Idem, p.81

    * 5 6 ANTOINE Gazano, Op. Cit. p.85

    * 5 7 DENIS Allan, Droit International Public, PUF, 1er Ed. 2000, p.447

    * 5 8 CHARLES Zorgbide : Dictionnaire de la Politique Internationale, PUF, 1988, Paris, p.481.

    * 5 9 Idem, p.481

    * 6 0 JEAN Marie la veille, Relations Internationales, Ellipses, 2003, Paris, p.161.

    * 6 1 Charte des Nations Unies art. 1

    * 6 2 Cahier français, n°290, p.29, Conflit dans le monde, Avril 1999.

    * 6 3 MAURICE Bertrand, L'Organisation des Nations Unies, Découverte, Paris, 1995, p.47.

    * 6 4 JEAN Marc la Vielle, Relations Internationales, Ellipse, 2003, Paris, p.99.

    * 6 5 BRICE Soccol, Op. Cit, p.101.

    * 6 6 JEAN M. la Vielle, Op. Cit., p.99

    * 6 7 Cahier français, n°290, p.29, Conflit dans le monde, Avril 1999.

    * 2 LABANA L. cours organisations internationales, 95-96, UNILU, p .31

    * 3 BRICE SOCOL, Op. Cit., p, 99

    * 4 L'art 10 de la charte «  l'Assemblée Générale peut discuter de toutes les questions ou affaires rentrant dans le cadre de la présente charte ou se rapportant aux pouvoirs et fonctions de l'un quelconque des organes prévus par la présente charte sous réserves des dispositions de l'art 12 ; formuler les question ou des affaires des recommandations aux membres de l'organisations des nations unies, au Conseil de Sécurité soit aux membres de l'organisation.

    * 5 CHARLES Chaumont, Op. Cit. , p 25

    * 6 Art 24, afin d'assurer l'action rapide et efficace de l'organisation, ses membres confèrent au Conseil de Sécurité la responsabilité principale du maintien de la paix et la sécurité internationale et reconnaissent qu'en s'acquittant des devoirs qui lui impose cette responsabilité, le Conseil de Sécurité agit en son nom.

    * 7 LABANA L. Cours D'organisation Internationale, UNILU, p 69, 1996, inédit

    * 8 Encyclopaedia thema , Larousse Paris 1996 , 1 éd p 336

    * 9 Art 33 de la charte des nations unies, les parties à tout différend dont la prolongation est susceptible des menaces le maintien de la paix et de la sécurité internationale doivent en chercher la solution avant tout par voie de négociation, d'enquête, de médiation, de concertation, d'arbitrage, règlement judiciaire, le recours aux programme ou accords régional ou par d'autres moyens pacifiques de leur choix

    * 10 CHRISTOPHE Euzet, Relations Internationales, ellipses, paris, 2004, p 74

    * 11 P M DUPUY, Sécurité Collective ; organisation de la paix, RGDIP, 1993, p429

    * 12 La guerre d'Iran a pris 80 mois et causant ainsi 600.000 morts plus de 250.000 iraniens alors que les frontières en furent fixé le 13 juin 1975, les incidents frontaliers se multiplient, l'armée irakienne pénètre en Iran le 22 septembre 1980, afin d'obtenir le déplacement de la frontière sur la rive orientale du Chott el arabe 7 ans de guerre, le Conseil de Sécurité a adopté la résolution 598 exigeant un cessez le feu, le retrait des forces jusqu'aux frontière internationalement connues

    * 13 Art 39 le Conseil de Sécurité constate l'existence d'une menace contre la paix d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression et fait des recommandations , ou décide quelle mesures sont prises confortements aux articles 41 ,42 pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationale.

    * 14 PIERRE de sernacles, Nations Unies, perspectives internationale, PUF, Paris, 1998, p 28

    * 15 Conflits dans le monde, n° 290 AVRIL 1999, p 29

    * 16 PASCAL boniface, Lexique des relations internationales, ellipse, Paris, 1995

    * 17 FERNAND van langerhove, Crise du système de Sécurité Collective des Nations Unies 1946-57 ,Inst. royal des Relations Internationale,Bruxelles 1958,p. 258

    * 18 Rapport de la commission de l'Assemblée Générale n° A/1891,1951

    * 19 BRICE Soccol, Relations Internationales, paradigmes, 2005, p.106

    * 20 PIERRE de sernaclens, la crise des nations unies ; perspectives internationale, PUF, p. 226

    * 21 Thomas WOODROW Wilson(1856-1924) président des Etats Unis( démocrate) en 1912 réélu en 1916, d'abord neutre , il fait entrer son pays dans la guerre en 1917. Ses 14 points fixent les lignes sur lesquelles ont été élaborés les traités de paix de la SDN

    * (

    * 22 MICHEL Girard, « les conceptions de l'ordre dans les relations internationales », in cahier français, n° 263, oct.- Déc. 1993, p.7.

    * 23 LUC Sindjoun, Universalisme, régionalisme et maintien de la paix dans le contexte actuel, Relations Internationales et développement Bordeaux ACCT, 1995, p.85.

    * (

    * 24 MARIE Claude Smouts, Les Organisations Internationales, Paris, Armand Colin, 1995, pp.140

    * 25 LEONARD W. doob, la résolution des conflits, nouveaux horizons/ âge de l'homme, 1984 p. 89 

    * 26 MULUMBATI Ngasha Op. Cit. , p.273

    * 27 Art 10 de la charte stipule « l'Assemblée Générale peut discuter toutes questions au affaires rentrant dans le cadre de la présente charte ou se rapportant aux pouvoirs et fonctions de l'un quelconque des organes prévues dans la présente charte et sous réserve de l'art 12(...) »

    * 28 BRICE Soccol, Relations Internationales, Paradigmes, 2005, p.101

    * 29 CHARLES Chaumont, Organisations des Nations Unies, PUF, Paris, p.25

    * ( 112) Encyclopédie, thema, , op cit,p.36

    * ( 113) LABANA L Op. Cit., p.45

    * (

    * 1 14 DUPUY P Marie, Op. Cit., p 627

    * 30 CHARLES Chaumont, Op. Cit., p.26

    * 1 15 BRICCE Soccer, OP.Cit. p.101

    * 31 LABANA L. Op.Cit, p.53

    * (

    * 32 Art.29 stipule que le Conseil de Sécurité peut créer les organes subsidiaires qu'il juge nécessaire à l'exercice de ses fonctions.

    * 33 LABANA L Op. Cit. , p.56

    * 34 Encyclopédies encarta 2006 interactive

    * 35 www.conseil-economique.fr

    * 36 CHARLES Zorgbide, Organisations Internationales, PUF, Que sais-je, 4èd, p.26

    * 37 www.wikipedia.org

    * 38 www.icj-cij.org

    * 39 CHARLES Chaumont, Op. Cit., p. 94

    * 40 Pierre de sernacles, Op. Cit., PUF, Perspective, Paris, 1988, p.220

    * 41 CATHERINE roche, l'essentiel du Droit International Public, droit des relations internationales, Guallino, 2èd, Paris, p 45

    * 42 EMMANATIONS UNIESEL delcaux, droit international public, Dalloz 4è, 2004, p.144

    * 43 CHARLES chaumont ; Op. Cit., p 16

    * 44 Cité par Brice Soccol ; Op. Cit., p.188

    * 45 Il s'agit de la resolution2131 (XX) de l'Assemblée Générale du 21 décembre 1965 mieux connu sous le nom de « déclaration sur l'inadmissibilité de l'intervention dans les affaires intérieures des états et de la protection de leur indépendance et de leurs souveraineté » qui comprend le droit inaliénable qu'à tout état de choisir son système politique économique, social, culturel sans aucune forme d'ingérence » de la part de n'importe quel état.

    * 46 rouge.org

    * 47 BAILLY(Sidney) ,the procedure of UN security council,3èd,clarinda press, oxford 1998, p 138

    * 48 OLIVIER Fleurance, reforme du Conseil de Sécurité ; état du débat depuis la fin de la guerre froide, bruylant, Bruxelles, 2000, p.98

    * 49 VIRALLY, les notions des fonctions dans la théorie de l'organisation, in Mélanges offert à Charles, Paris 1974, p 271

    * 50 Certains états membres peuvent être invités à siéger de façon occasionnelle au Conseil de Sécurité lorsque celui-ci traite une question qui les intéresse particulièrement

    * 51 Rapport du Conseil de Sécurité A/AC 247/1996/CRP/19

    * 52 FLEURENCE olivier, Op. Cit., p 68

    * 53 Michel DJENA. W. Droit International dans un monde en mutation, Harmattan. Paris.2003.p200

    * 54 D. NSENGIYARE et A.E.GAKUSI, « l'environnement politique pour la prévention et la Résolution des conflits; le cas des pays des grands lacs »in revue africaine de politique internationale trimestriel non /28 oct. 1997, Bruxelles, p.29

    * 55 MAMPUYA A.K.T. Cours du Droit International Public 3è graduat, UNIKIN/Droit 1998-1999, inédit

    * 56 D.NSENGI YARE, et allii, Op. Cit., p 32

    * 57 WWW.université de Bordeaux,

    * 58 SAM G. De l'ethnicité et des conflits en Africaine, New York, PNATIONS UNIESD, 1997, p.3

    * 59 KAMBALA.K.B. « Intervention internationale; la fin justifie les moyens» in AZADHO N° 004,1993, p.l0

    * 60 MIMBU ADZANG, Les interventions des grandes puissances dans les conflits africains, mémoire, UNIKIN/droit 1995-96, p 27

    * 61 Jean-Louis roy. Une nouvelle Afrique à ['aube du 21è siècle, Hurtibise, Montrial 1999 p 20.

    * 62 Encyclopedie larousse thema , arouse, Paris, 2004, TOME I , p. 35

    * 63 ANTOINE Rosez, Op.cit., p 35

    * 64 CHRISTINE Messéant ; « Angola, les voies, de l'ethnisation et la décomposition », géopolitiques des monde lusophone in lusotopie n° 1-2, harmattan, Paris 94 p. 155

    * 65 ANTOINE Rozes, in Afrique Contemporaine, Jonas Savimbi et l'UNITA, n0201. 1er Trim. 2002 p.34

    * 66 En 1977 une tentative de putsch fomentée par Nito Alves et la répression laissent un MPLA chancelant et des milliers des victimes.

    * 67 Hodges T. How the MPLA won in Angola, Rex Collengs, London, 1976, p. 85.

    * 68 Spikes D.: Angola and the Politics of Intervention. Marc Farlant, Londres 1993, p 378

    * 69 FRANÇOIS Thual, le Désir du Territoire, Ellipses, Paris, 1999, p.200.

    * 70 Encyclopédie Thema. Larousse tome. P.259; Paris 2000

    * 71 ANTOINE Rozes. Jonas Savimbi et l' UNITA 166-2002 in Afrique Contemporaine, nO201.p.38. 1er Trim. 02

    * 72 VICTOR Yves, La Diplomatie de la Détente, CSCE. 1973-1989, Bruylant, Bruxelles, 1989. p. 141

    * 73 ANTOINE Roses: « Les Cubains en Angola: de la victoire à l'impasse p. 1975-1988, in Conflits Contemporains n° 192. Institut d'histoire des conflits contemporains, PUF, Paris, 1998, p.194

    * 74 ANTOINE Ross les Sud Africains et l'Angola: Treize années d'hostile: in guerres mondiales et conflits

    Contemporains. N°l96. 1999 p.105-124

    * 75 RAPHAEL Marques Angola la société civile mise à mort; in Courrier International, n0473, 1er déc. 1999

    * 76 Le Président Clinton en l'occurrence a réalisé ce que le président. Carter avait envisagé vis à vis de Luanda et a tenu les promesses des candidats qui s'étaient succédés depuis la défaite électorale de ce dernier

    * 77 L'UNITA à son tour fait appel à des mercenaires, ukrainiens, israéliens, marocains.

    * 78 Les Accords d'Alvor signés au Portugal le 15 janvier 1975 devaient conduire l'Angola vers une indépendance pacifique par le bais d'un gouvernement de transition et d'un processus électoral. Le non-respect de ces premiers accords constitue l'un des principaux facteurs déterminant le déclenchement de la 1ère guerre civile (1975-1991)

    * 79 CHRISTIAN Méssiant « MPLA et UNITA « : processus de paix et logique de guerres in politique Africaine nO57, Karthala, Paris. Mars 1995, p.48.

    * 80 Front pour la libération de l'Enclave de Cabinda, mouvement indépendantiste Cabindais crée les années 50 par Luis Ranque Franque. Il constate son rattachement par le pouvoir colonial à l'Angola dont il est sépare géographiquement

    * 81 Il déclarera aussi ne pas avoir à assurer les dettes contractées par Luanda vis-à-vis de Moscou et qui concernaient les achats d'arme d'un montant de huit milliards des dollars. Il tient aussi des discours menaçants envers les Métis, trop sûr de lui agressif, Savimbi est d'une grande maladresse ce qui l'amena à perdre ses soutiens étrangers avant de perdre les élections.

    * 82 ANTONIO Africano « UNITA et 2è Guerre civile angolaise », Harmattan, 1995, p.62.

    * 83 JONAS Savimbi, Combats pour l'Afrique et la Démocratie. Ed. Farre, Lausanne, 1997.p.35.

    * 84 ERIC Dibas Franck. Les Nation Unies en l Afrique: cas de l'Angola, pratiques et enseignement, Publique sud, Paris, 2000. p. 101

    * 85 FERNARD Van. Langen Hove, crise du système de Sécurité Collective Nations Unies, 1946-1957, Bruxelles, 1958, Institut Royal des relations internationales, p. 257.

    * 86 ANTONIO. africano. Op.cit, p.195

    * 87 ANTONIOE Rozes. Angola. Impasse à l'autre chronique d'une guerre, in Afrique contemporaine n°197, ITrim2001, p. 76

    * 88 Résolution Conseil de Sécurité 1268. New York. 15octobre.1999

    * 89 Résolution 851 du Conseil de Sécurité. Du 15juillet 1993 adoptées à sa 3254è séance.

    * 90 Résolution 793 al 4 du Conseil de Sécurité. 12 juin 1993

    * 91 Résolution 864 du Conseil de Sécurité 15 sept 1993

    * 92 Antonio Africano. Op.cit., p.200

    * 93 ANTONIO. Africano, Op. Cit. p. 197

    * 94 Le nouvel Afrique Asie, n°103, Avril 1998

    * 95 Le 1er février 1995 ce fut la création de l'UNAVEM III afin d'aider les parties à rétablir la paix et à réaliser la renonciation nationale pour une mission de 2 ans.

    * 96 Résolution 1075 du Conseil de Sécurité, du 11 octobre 1996.

    * 97 Rapport du Secrétaire général de l'ONU devant le Conseil de Sécurité du 19 Nov. 1996

    * 98 Rapport du secrétaire. Général n°5 /1998/1110 du 23 novembre 1998

    * 99 Antoine. Rose. Un pays en déshérence et au bord de la guerre totale ; Angola 1994 - 1998, in l'Afrique politique, CEAN Karthala Paris, 1999, p, 179

    * 100 www. géopolitics.org.

    * 101 Leosthène n°62 du 9 octobre 2004, »le Négus Ménélik II accorde en suisse, Alfred II, et un français, Léon Chefneux, le privilège de constituer la compagnie impériale des chemins de fer Ethiopiens, il meurt trop tôt (1914) pour assister à l'ouverture de la voie qui relie le port de Djibouti à la capitale : la voie existe toujours par elle passe par l'essentiel des échanges Ethiopiens »la compagnie a été crée le 09 août 1896.

    * 102 Encyclopédie thema. P. 237

    * 103 www.encarta.ogr.

    * 104 La traite de Versailles, de 1889

    * 105 CAO. Huy, Thian, Op Cit p.51

    * 106 ALAIN fenet, le droit pour une indépendance, in Question de l'Erythrée, centre des relations Internationales. P. 41

    * 107 Résolution de l'Assemblée Générale. 2625 (XXV)

    * 108 GERARD. Chaliand. & JP Roger, Atlas stratégique géopolitique, le rapport de force dans le monde, FAYARD 1983. P. 141

    * 109 Il est le 1er président de l'Erythrée depuis 1993, il se distingue comme chef rebelle et devient plus tard Secrétaire générale du FPLE, il est né en 1945, il sera désigné président en mai 1993 par une assemblée provisoire.

    * 110 Encyclopédie, encarta, interactive. 2004

    * 111 Www. encarta. Com

    * 112 GERARD chiliad, Op. Cit, p.138.

    * 113 Idem, p.137

    * 114 SYLVAIN Fourrier, Erythrée-Ethiopie un an de guerre, in Afrique contemporaine, n°190, 2èTrim 1999 p.55

    * 115 HELLENE Nouaille in leosthene n°163/2005 le 05 novembre P2, 2005

    * 116 SYLVAIN fourrier, Op. Cit., p.56

    * 117 www.Encarta.org

    * 118 Sylvain Fourrière, Op. Cit. p.57.

    * 119 FABIENNE le Houerou, l'Ethiopie & Erythrée, frères ennemis de la corne d'Afrique. Harmattan.Paris 2000.p.92

    * 120 Date à la quelle on a enregistré des protestations des paysans Erythréens et Tigréen contre l'une et l'autre administration, ces querelles des voisinages furent des conflits d'intérêts privé qui deviendront de plus en plus fréquent dont le 1er incident est celui de Bada mais il a été étouffé par les leaders des deux pays. Depuis, cette première expression politique moderne s'est enrichie d'autres expériences et a fait la place à de nouveaux groupes sociaux, comme l'attestent la grave générale de 1958, puis le très net basculement du plateau Erythréen dans la lutte indépendantiste après 1974. Mais les divergences n'ont pas disparu et le FLE (Front de Libération de l'Erythrée R. Marchal, « La variante eritea » in Politica Internationale, n°4, 1992, pp. 67-79

    * 121 Afrique contemporaine, n° 190,2ème trimestre 1999.

    * 122 FABIENNE le Houerou. Ethiopie Erythrée frère ennemis de la corne d'Afrique, Harmattan, Paris 2000.p.96

    * 123

    * 124 Vers Mai-Janvier 1998, il déclarait  «  je ne souhaite pas sensationnaliser le conflit car cela viendrait à compliquer le processus de paix. Ne nous voulons pas jouer les héros en déclarant que nous avons des prisonniers ou que nous avons fait ceci ou cela ».

    * 125 Fabienne le Houerie, Op. Cit., p. 103

    * 126 Le rapport du Secrétaire Général des Nations Unies S/2000/785 au Conseil de Sécurité 9 Août 2000, le rapport présenté conformément au paragraphe 7 de la Résolution 1312 (2000) du Conseil de Sécurité en date du 31 juillet 2000, dans laquelle le conseil a notamment autorisé le secrétaire général à créer la mission des Nations Unies en Ethiopie et en Erythrée (MINATIONS UNIESEE).

    * 127 www.lesnouvelles. Org/les nouvelles d'Addis, in « Repère »,17/10/2003

    * 128 L'hebdomadaire jeune Afrique/ L'Intelligent une version abrégée de cet article dans son n° du 18-24 janvier 2004 sur son site.

    * 129 COLETTE DELSOL « confrontation entre le premier ministre Ethiopien, Mêles Zenawi et le Conseil de Sécurité de L'ONATIONS UNIES » in les nouvelles addis n°53 8 octobre 2003

    * 130 FABIENNE le Houerou, Op. Cit., p.109

    * 131 ATLAS de l'Afrique, jacquard. Paris 2000.p.98

    * 132 Atlas de l'Afrique, la Côte d'Ivoire, Paris, 2000, p.25

    * 133 www.Encarta. org

    * 134 kwame NorAm, Op. Cit., p,29

    * 135 AMAONDJI. Félix Houphouët et la cote d ivoire, p.73 Karthala, 1984. Paris

    * 136 Déclaration faite à j'issue du séminaire pour la réconciliation à Yamoussoukro du 3 au 6 mai 82 in Fraternité-Hebdo n°1202, 14 mai 1982.

    * 137 J de la Gueriviere, lettre d'Abidjan: les grands sorciers de l'urbanisme. In Le Monde, 18,19 oct. 1970.

    * 138 KUAME N'goram, Coup d'Etat en côte d'ivoire, Klabund, Ed. Paris, 200.p.25

    * 139 MARCEL Amondji Op.cit, p, 174

    * 140 L'une des conséquences de l'affaire Gagnoa a été la reprise immédiate par les propriétaires coutumiers des faire céder à des allochtones dans toutes la région du centre Ouest.

    * 141 KW AME Ngoram, Op Cit, Klamba, Ed, Paris, 2000, p, 36.

    * 142 Bété, peuple occupant le centre Ouest de la Côte d'Ivoire dans un triangle délimité par les villes de Dalou au nord Sombré à l'Est et Gagnoa à l'Ouest. Un peuple constitué de 60% des ruraux et 40% des citadins (habitants d'Abidjan. Les milieux bété sont favorables à l'Eclosion d'une forêt dense et d'une agriculture diversifiée, Hormis sa résistance à la conquête fin 1914, les Bête adhèrent alors massivement au Parti socialiste Africain, contrairement au reste du pays qui adopte le Rassemblement Démocratiques Africains du président F. Houphouët. B, ils sont accusés d'Autochtonies.

    * 143 Baoulé peuple de la Côte d'Ivoire, d'origine Akan, ils se lièrent successivement aux Gouro, les Senoufo et les Malinké. Ils sont situés autour de Bouaké d'abord hostile à la pénétration française, ils s'opposèrent aux colons.

    * 144 AMONDJI. Op.cit., p, 192

    * 145 On oppose souvent et à tout la stratégie du «politique d'abord» du Ghanéen à celle de l' »économie d'abord» privilégie par l'ivoirien Houphouët B. qui disait à ses compatriotes« si vous ne voulez pas végéter dans les huttes de bambous, concentrez vos efforts dans la culture du bon Cacao et du bon café. Ils attendront un bon prix et vous allez devenir riche}} (faire France Afrique Abidjan, 17 mars 1953) mais dans le cas de l'Ivoirien il s'agirait plutôt d'un changement de stratégie manifeste à la fin des années 40 dans la mesure où les mouvements nationalistes dans les deux colonies avaient au départ le même objectif la conquête du pouvoir politique, le Ghanéens semblent avoir maintenu la primauté du politique dans la gestion des affaires de son pays la réalisation des objectifs de l'Ivoirien nécessitait aussi des actions politique à plusieurs niveaux ( Zolberg op. cit., p, 151)

    * 146 Citée par A. Zolberg, Op. Cit. p.44

    * 147 TESSY Bakary, Transition politique et succession en côte d'Ivoire, cité par MOMAR, COUMBA shop, Op.cit. .p. 06

    * 148 BAGUENARD, et J. Maisondieu, L.ME .les hommes politiques n'ont pas d'enfant, Paris, PUF, p.78

    * 149 BAKARY TD, « l'Etat un Côte d'Ivoire entre « dépendance» et autonomie relative» Cahier du laboratoire d'Etudes politiques et administratives, Québec, Université Laval, p.57 ; 1992.

    * 150 MADDOX, Toungara. J. the Apotheosis of Côte d'Ivoire Nana HOUPHOUET Boigny, The journal of Modern African Studies, 1990, p, 28.

    * 151 MOMAR Coumba et al. Op. Cit., p.109

    * 152 KOUAME.F. L'art Il de la constitution : un caméléon constitutionnel. Fraternité matin. 22.23 Oct. P.6. 1985

    * 153 BAGUENARD et al. Op. Cit., p.55.

    * 154 KAMTO.M., le dauphin constitutionnel dans les régimes politiques, Africain (Cameroun et Sénégal) in Penant781-782.p. 256

    * 155 Le quotidien la voie des 17 et 24 Décembre 1991 Dossier succession d' Houphouët. P. 4

    * 156 Jeune Afrique, Ouattara et Bédié qui tuera l'autre numéro spécial. 9 au 15 December, p.14-18.

    * 157 J.BLONDEL, Op. Cit, p. 103. 1980.

    * 158 GLUK MAN. custom and conflict in Africa, oxford, Basil p.84 cité par Momar Coumba, Op.cit, p103

    * 159 TESSY. D. Bakary Transition politique et succession en Côte d'Ivoire, cité par MOMAR Coumba et Alii « les figures politiques en Afrique>, Karthala, Dakar. 1999, p 145

    * 160 Kwame NGORAN, Op. Cit. Klamba, Edition Paris. 2000, p.27.

    * 161 En 1758, Houphouët, chasse les béninois, car à l'approche de l'indépendance dont il ne voulait pas les béninois instruits et cultivé sur le sol Ivoirien lui aurait fait de l'ombre si ce n'est pire il faut savoir que bénin, ancien Horney est le seul territoire qui connaîtra.

    * 162 PHILIPPE D, l'éviction de président HK Bédié revue des faits, in Afrique Contemporaine, nO193. 200. p.6

    * 163 www.Enacrta.org

    * 164 BRIGITTE Breuillac, la Côte d'Ivoire, chaos in bilan du monde, édition 2003, p.5

    * 165 www.wsw.org

    * 166 Rapport de la mission des nations unies, sur la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire : S/2003/90 du 24 janvier 2003

    * 167 Le rapport du Secrétaire Général des nations unies au Conseil de Sécurité sur la Côte d'Ivoire, S/2003/374 ;

    * 168 GEFFRAY .C. la crise des armes au Mozambique, anthropologie d'une guerre civile, CREDU, Karthala, 1990, p.7

    * 169 DJENA wembou, le droit international dans un monde en mutation, Harmattan, Paris, 2003, p200

    * 170 ANTOINE Glaser et alii, comment la France a perdu l'Afrique, calman levy, Paris, mai 2005 p, 80

    * 171 DANIEL bach et alii, ordre et désordre en Afrique, CNRS-IEP (bordeaux, Mai 1997 p, 2

    * 172 DELPHINE le contre ; in géopolitique africaine, n° 2 hivers, janvier 2006, p 96

    * 173 LAIDI Z, les contraintes de rivalité, les supra puissances et l'Afrique (1960-1985), Paris découverte, 1986, p15

    * 174 HELLENE D'Hamelia, l'Afrique au 20 è siècle, 2è éd, Armand Collin, Paris, 1999 P  57

    * 175 Encyclopédie Encarta interactive 2006

    * 176 MANUEL Antonio africanus, UNITA et la 2è guerre civile Angola, Harmattan, 1995, p 65

    * 177 HUGO Sada, les armes du tiers monde, Paris I mémoire de DES sciences politiques, 1976, p76

    * 178 EDMOND jouie, les relations internationales du tiers monde, Berger Leinaut, Paris 1976, p. 367

    * 179 PIERRE baudet, Angola bilan d'un socialisme de guerre, harmattan paris, 1992, p.24

    * 180 Entrevue du ministre des affaires étrangère NEIL van heerden dans le star reproduit dans ANGOP 13Fèv 1991

    * 181 C Crocher. « southern Africa eight years , Foreign Affairs  LXVLLL,4 1989 journal of African studies mars 1990

    * 182 Washington post du 12 janvier 1989

    * 183 PIERRE baudet ; Op. Cit., p. 32

    * 184 Géopolitique africaine, n° 14, p 55

    * 185 FRANCOIS J, la politique extérieure de la Chine populaire, PUF, QSJ, 1993 ; p41-45

    * 186 GUY ARNOLD et Ruth Strategic Highways Of Africa, Julian publisher, 1977 , P,115

    * 2 99 Géopolitique africaine, Op. Cit., p, 60

    * 187 Dia KASEMBE, Angola 20 ans de guerre civile, une femme accuse, Harmattan, Paris, 1995. p. 170

    * 188 JEAN FRANCOIS Dubois, le commerce des armes en méditerranée ; Revue Français d'études politiques méditerranéen n° 2, 1975, p 90

    * 189 HUGO Sada, les armes du tiers monde, PARIS Mémoire DES sciences politiques, 1976, p.25

    * 190 La FNLA de Holden qui pourrait renaître de ses cendres dans le nord du pays ou tout autre protagoniste qui se lancera dans la course électorale

    * 191 DIA kassembe, Op Cit,p.172

    * 192 L'assistance militaire américaine entre 1986 et1992 c'est chiffre à 250 millions des dollars

    * 193 Le monde, 30 octobre, les intentions de la France, in Jeune Afrique, 7 novembre 1975, p, 43

    * 194 Dia kasembe, Op Cit ,p 179

    * 195 Les usa, n'ont jamais reconnus la république populaire de l'Angola du 11 novembre 1975 et non plus alors ses guerres de sécession

    * 196 Rapport du secrétaire général N° S 25840 du 25 mai 1993 sur les pourparlers d'Abidjan

    * 197 Manuel Antonio, Op. Cit. , p 194

    * 198 GKN Trevaskis, Eritrea a colony in transition , 1941-1952, oxford university press, London ; 1960 p. 84

    * 199 CAO-HUY-THUAN : les états unis et la question Erythréenne, in question Erythréenne, p 54

    * 200 L'union soviétique réfute cet argument disant qu'elle avait été défavorable à la proposition faite en ce sens par la France dès 1946 interventions de monsieur M. GROMYKO à la 249è session 21 avril, 1948, Assemblée générale, commission politique, 3è session, 2è partie, 1949, p.115

    * 201 P.J. SCHRAEDER, présence USA dans la corne après la fin de la guerre froide rupture, in politique africaine n°50 juin 1993 p. 62

    * 202 T HUNDEY « these days it's Ethiopian Jews who passed over » Chicago tribune, 15 jailed 1990

    * 203 CAO-THEY-THUAN ,Op Cit, p 68

    * 204 ENE PEROZ, le chemin de fer Ethiopien et le port de Djibouti, Paris, Committe Afrique française, 1907, in leosthene

    * 205 CAO-HUY-THUAN ,Op Cit, p 26

    * 206 Fred HALIDAY, the fighting in Eritrea ,new left review, n°67, Mai - Juin

    * 207 John H SPENCER, Op Cit, p 26

    * 208 David Newsome , hearing , 1990, Op Cit, p 8

    * 209 Cité par J.PERLEZ « reversal on Ethiopia; in New York times, 31 mai 1991. P 11

    * 210 EL SAYED, regionalis inequalities in the Sudan Focus , Vol 26 n° 1 September octobre 1975

    * 211 Robert Donaldson , The soviet union in the world, New York Praeger 1981 , p 235

    * 212 Jean pierre CKERC, le Nicaragua en ruine, in Le Monde, 25 novembre 1978, p 4

    * 213 NIIAGALE BAGAYOKO, la politique américaine de sécurité en Afrique subsaharienne, sous Clinton, In Politique Africaine, mars 2001, p, 12

    * 214 Le comité militaire provisoire au pouvoir à la destitution d' Hailé Sellassié le 12 septembre 1974, il comprend 108 au départ des nationalistes avec pour devise  « Ethiopia Tikolen » (l'Ethiopie d'abord)

    * 215 Samuel. F FRANÇAIS, conflict in the Corn of Africa, in the journal of social and political studies, vol 2 n° 3 1977

    * 216 COLIN legun ,next Eritrea , in The New Republic, 8 avril 1978, p 19

    * 217 ALAIN fenet, Op. Cit. , p 82

    * 218 WILLIAM zartman, la résolution des conflits africains, harmattan, 1985, p 93

    * 219 FERNAND van langenhove,Op Cit , p 18

    * 220 J.CLAUDE william, allii, conflit et guerres au Kivu et dans les régions des grands lacs, Harmattan Paris, 1999 p.198

    * 221 The new York times pp, 9,11,12 du 16 mars 1978

    * 222 William Zartman,Op Cit, p 110

    * 223 Sidya TOURE ancien directeur de cabinet de premier ministre en guinée et pascal koupkaki, ancien conseiller technique et directeur de cabinet du premier ministre de bénin

    * 224 MAMADOU aliou Bakary, Op. Cit. , p 95

    * 225 SCHRAEDER peter « United State Foreign Police toward Africa, envenementalism, crisis and changes, Cambridge press, 1995, p.3.

    * 226 AGO ELA Paul, la coopération militaire franco- africaine, in relation internationale et stratégique n° 23, 1996, p78-86

    * 227 BAGAYOKO, Op. Cit., p 31

    * 228 AMONDJI M Félix, Houphouët et la Côte d'Ivoire, pervers de légende, p 227

    * 229 NIAGALE Bakayoko, Op Cit, p 33

    * 230 Côte d'Ivoire guide d'information, 1996, p 53

    * 231 KRASNER Stephen D.compromising Westphalia, International Security° 20 hiver, p 115

    * 232 Jean pierre COTT, À l'épreuve du pouvoir, Paris le Seuil, 1984, p 218

    * 233 ALIOU BARRY, Op Cit , p 257

    * 234 L'Ethiopie a remplacé le Kenya, présenté sous l'administration Clinton comme partenaire privilégié des USA en Afrique orientale. Le Kenya reste considéré comme un allié fidèle et comme une plate forme vers le golfe persique, mais la dégradation de la situation interne avant l'élection de l'automne 2002 a été considérée comme un handicap pour la politique américaine dans la corne de l'Afrique

    * 235 FABRICE NICOLONO, Côte d'Ivoire, une tragédie annoncée, In Politis n° 713 du 03 octobre 2002

    * 236 MARCEL AMONDJI, Op. Cit., p 228

    * 237 METIE V. la politique africain de la Côte d'Ivoire ; Thèse paris X, 1980, p .143

    * 238 JACQUES ADDA marie et alii, France face au sud, le mémoire brisé, Namibie, 1999, p. 318

    * 239 Lettre de leosthène N°156/2005 le 12 octobre 2005

    * 240 SMITH S politique d'engagement de la France à l'épreuve e la Côte d'Ivoire, in politique africaine n°89 mars 2003, p 12O

    * 241 Mamadou k, la guerre de la France contre la Côte d'Ivoire, Abidjan, la refondation, Mars 2003, p 60

    * 242 JEAN PAUL Hughes, France Afrique comment sortir de la crise ivoirienne, mercredi 30janvier 2003 à 16h GMT, RFI

    * 243 Jean Bernard, la politique d'intervention dans les conflits, rapport à la commission des affaires étrangères de l'assemblée nationale, le 25 fév. 1995, p. 9

    * 244 FABRICE NICOLONO, Côte d'Ivoire une tragédie annoncée, in Politis n° 720 du jeudi 03 oct. 2002, p 5

    * 245 Résolution du Conseil de Sécurité, n°1528 du février 2004

    * 246 Antoine Glaser et alii , Op. Cit., p. 17

    * 247 Sophie clairet, zoom sur la Côte d'Ivoire, ivoirité, immigration et cacao in www.net4war.com

    * 248 In courrier international n° 774 du 07 septembre 2005, p. 23

    * 249 Résolution du Conseil de Sécurité, octobre 2OO5






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