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Impacts de l’anthropisation sur le paysage forestier et les variables climatiques dans la zone forestière de Yangambi. Recherche des scénarios à  court, moyen et long terme.


par Julien BWAZANI BALANDI
Université de Kisangani - Master en aménagement des écosystèmes  2019
  

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I.1.4. Des interactions naturelles : écosystèmes forestiers et climat

Le système forestier, de par l'absorption d'énergie solaire et l'évapotranspiration, joue le rôle d'un gigantesque convertisseur d'énergie. Les forêts convertissent l'eau en vapeur d'eau et fournissent davantage d'ombre qu'un autre couvert végétal, ce qui peut conduire à des températures de surface plus fraîches.

Les échanges d'énergie que la forêt entretient avec l'atmosphère, ont une influence sur les paramètres physiques de la masse d'air de la couche atmosphérique la plus proche de la terre (Monteny et al.,199 4). Ainsi, trois caractéristiques déterminent la sensibilité du climat aux phénomènes de surface (Polcher J., 1994) :

(i). La densité du système forestier est telle que, l'albédo2 est très faible comparé à celui d'un sol nu ;

(ii). Le taux élevé d'évaporation, comparable à celui des océans, est l'une des principales caractéristiques des forêts dont la densité du feuillage leur permet d'intercepter puis de restituer une grande partie des pluies ;

(iii). La variation de surface causée par les différentes hauteurs d'arbres que constituent les forêts, génère de la turbulence, ce qui est favorable au déclenchement des précipitations. Le système forestier est donc à la fois, un récepteur de précipitations et un générateur de pluies à l'échelle locale par le biais de l'évapotranspiration (Bigot S., 1997).

I.1.5. Les effets globaux de la déforestation

On attribue une part croissante depuis 1850 aux déboisements des forêts (dont les forêts tropicales) dans le phénomène de concentration du gaz carbonique et dans l'effet de serre. Les brûlis des forêts représentent aujourd'hui 35,7 % des émanations de gaz engendrant l'effet de serre, contre 64,3 % pour les productions industrielles (Newman. 1990).

2 L'albédo : est le ratio entre la radiation incidente et réfléchie. Il varie entre 0 pour un objet parfaitement noir qui absorbe la totalité de la radiation incidente et 1 pour une surface qui la réfléchit totalement. Il dépend de la longueur d'onde, mais le terme général se rapporte habituellement à une moyenne appropriée à travers le spectre de lumière visible, ou à travers l'ensemble du spectre de la radiation solaire, (http : // www.elic.ucl.ac.be/textbook/glossary).

10

La déforestation dans les pays tropicaux contribuerait pour 10 à 25 % (certains auteurs avancent jusqu'à 50 %) des émissions annuelles en CO2, issues des combustibles fossiles en 1980, soit entre 0,4 et 2,5 milliards t. (Houghton, 1990). Les émissions de carbone (CO2) dans l'atmosphère par la déforestation tropicale représentent 1 à 3 milliards t/an et 35 à 50 % des émissions de combustibles sur la planète (7 milliards t/an).

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