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Le traite d'amitié et de coopération entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso et le renforcement de l'intégration économique sous-régionale


par Ceba Timothée KELY
EENI Global Business School - Doctorat 2020
  

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SECTION 2 : LES ENJEUX DU TRAITE D'AMITIE ET DE COOPERATION ENTRE LA COTE D'IVOIRE ET LE BURKINA FASO

La section 2 de ce chapitre présente la corrélation entre l'APO et le TAC d'une part, et la nécessité d'adapter le TAC ivoiro-burkinabé aux mutations interne et aux changements géopolitiques actuels.

2.1 . Le Traité d'Amitié et de Coopération Ivoiro-burkinabé comme une réponse aux conséquences de la crise identitaire ivoirienne

L'analyse du préambule démontre que le TAC est effectivement une réponse aux conséquences de la crise identitaire survenue en Côte d'Ivoire (Page 2 du Traité d'Amitié et de Coopération, en abrégé TAC par la suite). Il s'agit ici de resserrer les liens de fraternité et de solidarité ivoiro-burkinabé et de consolider la coopération. L'enjeu majeur ici, s'explique par le fait que l'économie de la Côte d'Ivoire fonctionne grâce à la main d'oeuvre burkinabé et le Burkina Faso ne peut participer au commerce mondial que par l'ouverture géostratégique que lui offre la nation ivoirienne. Dans ce contexte, nous pouvons donc déduire que le TAC est une condition de développement mutuel. Les enjeux panafricains sont visiblement présents dans l'esprit du 6ème chapitre de l'APO de 2007 portant sur l'intervention mutuelle des pays africains dans les enjeux de leurs voisins. Ainsi, le TAC ne saurait-il exister sans une Côte d'Ivoire unie par l'APO. Les articles 3, 4, 5, 6 et 7 montrent l'importance politico-diplomatique. Cette importance est une réponse aux conséquences négatives des crises diplomatiques, générées par le conflit identitaire ivoirien, entre les autorités ivoiriennes et burkinabés. Le titre III définit le cadre institutionnel de la coopération. Des articles 8 à 21, sont énoncés, la conférence au sommet des Chefs d'Etats (articles 8 à 12) et les rencontres ministérielles sectorielles (articles 13 à 16). D'autres rencontres sont prévues par le TAC en ses articles 17 à 19. Enfin, le titre IV du TAC, mentionne les dispositions diverses et finales. Les conditions dans lesquelles les accords émanant du TAC seront conclus dans les articles 22 à 26, sont évoquées: « Tout différent relatif à l'application et à l'interprétation du présent Traité sera résolu par voie diplomatique » (article 24, Page 7 du TAC).

2.2 . Adapter le Traité d'Amitié et de Coopération aux mutations socio-économiques, institutionnelles et géopolitiques actuels.

Le TAC, même s'il découle de l'APO, ne manque pas de prendre en compte d'autres aspects. Car l'intégration économique sous régionale demeure un défi commun dans l'espace UEMOA. Ainsi, le titre I du TAC précise les objectifs et principes du traité (Article 1). Il s'agit de la concertation permanente, d'une coopération ivoiro-burkinabé privilégiée, de l'intégration africaine, du bien-être des peuples des deux pays. Les principes prônent la non-agression et l'indépendance politique mutuelle. Il s'agit également d'assurer la libre circulation des personnes et des biens. Il s'agit de garantir le droit d'établissement et de séjour, et le bon voisinage des peuples. Nous voyons ainsi que le titre 1 du TAC s'inscrit dans la droite ligne de l'APO de 2007. Le titre II identifie les domaines de la coopération ivoiro-burkinabé. Cela se justifie à travers les articles 3, 4, 5, 6 et 7, qui précisent premièrement les domaines politico-diplomatiques, l'intégration régionale en deuxième lieu, en troisième lieu la coopération économique, en quatrième lieu la coopération scientifique et culturelles, et enfin en cinquième lieu, la coopération judicaire.

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