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Facteurs de la faible utilisation des méthodes contraceptives des femmes en àge de procréation dans la commune de Karisimbi/Goma


par Salumu Baibika
Université Libres des Pays des Grands Lacs - Graduat en Sciences Biologie médicales 2018
  

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CHAPII.REVUE DE LA LITTERATURE

II.1. INTRODUCTION

La Santé de la reproduction est généralement considérée comme un domaine prioritaire dans le monde entier. Elle affecte la vie des femmes et des hommes, de la conception à la vieillesse en passant par la naissance et l'adolescence. Elle couvre à la fois l'accès à la santé, la protection de la santé et la prévention et le traitement des maladies. (LOCOM, 1992)

La grossesse ou gestation humaine est l'état d'une femme enceinte, c'est-à-dire portant un embryon ou un foetus humain, en principe au sein de l'utérus, qui est dit gravide. En général, elle fait suite à un rapport sexuel, et débute selon le point de vue à partir de la fécondation (fusion d'un ovule et d'un spermatozoïde) ou de la nidation (Implantation de l'embryon dans l'utérus), et se déroule jusqu'à l'expulsion de l'organisme engendre. (CERPOD, 1999)

Alors pour améliorer la pratique contraceptive, il faut lever les obstacles qui s'y opposent, c'est pourquoi dans cette revue on va développer les points suivants :

1) Les facteurs socio-culturels pouvant être à la base de la faible utilisation des méthodes contraceptives.

2) Les facteurs sanitaires pouvant être les responsables de la faible utilisation de méthodes contraceptives.

3) Les facteurs économiques pouvant entrainer la faible utilisation de méthodes contraceptives.

4) Les facteurs politiques pouvant être à la base de la faible utilisation de méthode contraceptive.

1. Les facteurs socio-culturels pouvant être à la base de la

faible utilisation des méthodes contraceptives.

Selon T.Bodose, W.chishibang, et F.Mugisho dans une enquête menée de Février à Avril 2014 à Miti, Bugorhe et Irhambi-Katana, trois de 8 Groupements de la partie Kabare Nord, afin de recueillir des renseignements auprès d'un échantillon de 419 personnes, soit 0,2% de la population totale, de sexe et âge confondus, habitants de ces Groupements sur problématique de la non-intégration du planning familial et ses conséquences sur le développement des ménages dans les entités rurales de Kabare Nord. A l'issue de ces enquêtes effectuées dans ces Groupements, il ressort que plusieurs causes sont à la base du refus ou de la résistance du paysan à adopter les méthodes de planning familial, notamment les fausses croyances dictées par les responsables des églises à leurs adeptes selon lesquelles l'espacement ou la limitation des naissances qui ne sont possibles que par l'usage des méthodes appropriées est un péché mortel et une subversion à la volonté de Dieu qui veut que les hommes se multiplient et qu'ils remplissent la terre. Cela a été confirmé par 116 personnes lors de ses enquêtes soit 27,7%. (Theos Bodose Musimbwa.at all, 2014)

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Dans le programme national de santé de la reproduction au Burundi, Etude sur l'ampleurs et les causes d'abandons de la pratique contraceptive ainsi que les déterminants de l'utilisation des services de planification familial au Burundi en Mai 2014 montre que les femmes non utilisatrices des méthodes contraceptives se trouvent plus dans la religion pentecôtiste(protestante) 80,3 %, anglicane 78,7%, catholique 69,1% et methodiste67,2 % alors que dans la religion musulmane, la tendance est plus mitigée 50%. (Rapport du ministere de la sante publique, 2014)

Selon les résultats obtenus par A.MUKENGESHAYI NTAMBUE ET R.NGALULA Tshiala 10,9% des femmes n'utilisaient pas les MC parce qu'interdites par leur confession religieuse sur la prévalence contraceptive moderne à Dibindi en 2017. (A.MUKENGESHAYI NTAMBUE ET R.NGALULA Tshiala., 2017)

Selon T.Bodose, W.chishibang, et F.Mugisho le refus de l'adoption de méthodes de planning familial se justifierait, selon la déclaration de 130 enquêtés soit 31% de l' échantillon par la sauvegarde des us et des valeurs coutumières de certaines tribus à l'instar de la tribu Shi où l'enfant est considéré comme une source de productivité, de richesse, de la main d'oeuvre. (Theos Bodose Musimbwa.at all, 2014)

D'après MARCEL BAHATI at al dans une étude menée dans la ville de Goma dans la commune de KARISIMBI, 41.9 % des chrétiennes catholiques et 43.5 % des protestantes n'utilisaient pas les méthodes de contraception (MARCEL BAHATI, 2016)

Selon M.sounkoutou dans une étude faite au Bamako sur la problématique de la planification familiale dans le district V en 2009 18,3% des prestataires ont attribué la faible utilisation de méthodes contraceptives à la religion. (Sounkoutoun, 2009)

Selon T.Bodose, W.chishibang, et F.Mugisho l'insouciance des maries envers leurs épouses dont la majorité de maris ne se soucie de leurs épouses quant à ce qu'à la période où elles sont enceintes et juste quelques temps après l'accouchement, tel que l'on affirmés 147 personnes de nos enquêtés soit 35,1%. (Theos Bodose Musimbwa.at all, 2014)

Par ailleurs les résultats obtenus par A.MUKENGESHAYI NTAMBUE ET R.NGALULA Tshiala.17, 6% n'utilisaient pas les MC à cause de l'opposition de leur conjoint au cours de l'enquête sur la prévalence contraceptive moderne à Dibindi en 2017. (A.MUKENGESHAYI NTAMBUE ET R.NGALULA Tshiala., 2017)

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Selon les résultats obtenus par Soumaïla Mariko, Mohamed Ayad, Rathavuth Hong, Oumou Kéïta, et Mamadou Diop sur l'étude retrospective de pratique contraceptive et importance des besoins non satisfaits en matière de planification familiale au Mali, de 1995 à 2006,18 % des cas, les femmes justifient le non utilisation des méthodes contraceptives par le désir d'avoir davantage d'enfants. (S. Mariko, at all, 2009)

Selon les resultats obtenus par Soumaïla Mariko, Mohamed Ayad, Rathavuth Hong, Oumou Kéïta, et Mamadou Diop sur l'étude rétrospective de pratique contraceptive et importance des besoins non satisfaits en matière de planification familiale au Mali, de 1995 à 2006 en 2009, ont constaté que l'opposition du mari n'est mentionnée que dans seulement 9 % des cas et les interdits religieux n'ont été cités que par 5 % des femmes. (S. Mariko, at all, 2009)

Selon l'étude du 3emeCNRPF sur l'exploration de l'utilisation des services de santé reproductive des adolescents à Kinshasa par CHMWASA et Mm. Floran, les discussions avec les jeunes filles dans les deux zones de sante a fait ressortir les résultats dont la question était de savoir si les les jeunes de 15 à 19 ans, utilisent les services de planification familiale dans les deux zones de sante étudiées. Les adolescents interrogés dont 27% ont déclaré avoir honte et 12% peur de consulter les services de PF dans les centres de santé. (CHIRWISA, 2013)

Selon T.Bodose, W.chishibang, et F.Mugisho les causes liées à la mentalité archaïque et rétrograde dont lors de nos enquêtes, il a été approuvé par 26 personnes soit 6,2% de notre échantillon que les ruraux agissent le plus souvent suivant ce que leur dicte la mentalité dominée par l'ignorance conduisant au renforcement des préjugés. (Theos Bodose Musimbwa.at all, 2014)

Selon le programme national de santé de la reproduction au Burundi; dans l'étude sur le l'ampleur et les facteurs de faible utilisation des methodes contraceptives ainsi que les déterminants de l'utilisation des services de planning familial au Burundi en Mai 2014 montre que les femmes non utilisatrices des méthodes contraceptives se retrouvent plus dans la religion pentecôtiste (80.3%) ; anglicane (78.7%) ; catholique (69.1); et méthodiste (50%).

La prévalence contraceptive moderne à Dibindi en 2017 était de 18,4%. Selon les résultats obtenus par A.MUKENGESHAYI NTAMBUE ET R.NGALULA Tshiala.., il ressort que, chez les femmes informées sur la PF 264, les motifs de non utilisation des MC étaient variables. Près de la moitié de femmes 45,5% ne les utilisaient pas à cause de leur désir de maternité (A.MUKENGESHAYI NTAMBUE ET R.NGALULA Tshiala., 2017)

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Selon toujours le même auteur dans une étude faite au Bamako sur la problématique de la planification familiale dans le district V en 2009 nous avons constante que 35,5% des femmes n'utilisent pas les méthodes contraceptives par l'opposition de leurs maris.

Selon les résultats obtenus par Soumaïla Mariko, Mohamed Ayad, Rathavuth Hong, Oumou Kéïta, et Mamadou Diop sur l'étude de pratique contraceptive et importance des besoins non satisfaits en matière de planification familiale au Mali, de 1995 à 2006 on constate que, dans 22 % des cas, c'est principalement parce qu'elles sont opposées à l'utilisation de la contraception que les femmes n'ont pas l'intention d'utiliser une méthode de planification des naissances dans le futur. (S. Mariko, at all, 2009)

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"Il y a des temps ou l'on doit dispenser son mépris qu'avec économie à cause du grand nombre de nécessiteux"   Chateaubriand