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Prise en charge infirmière d'un patient colostomie aux services de chirurgie


par Ali et Moussa Youssouf et Nasteho
Université de Djibouti  - Bac + 2021
  

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Facteurs liés à la relation d'aide ou relation soignant-soigné

L'insuffisance temporaire de relation d'aide.

Depuis de nombreuses années déjà, la profession d'infirmière a fait de la relation avec le patient un élément central des soins. Personne, aujourd'hui, ne peut plus contester l'importance de l'attitude relationnelle des soignants dans les activités de soin. Il est courant de dire que les infirmières ne passent pas suffisamment de temps relationnel auprès des patients. Cette situation engendre un discours moralisateur qui a comme finalité de mettre le personnel mal à l'aise, voire de le culpabiliser, or, on ne fonde que peu de choses durables sur la culpabilité. (Formarier, La relation de soin, concepts et finalités, 2007).

Ces relations sont enfermées dans des pratiques répétitives, voire des scénarii, ce qui semble être le cas dans les situations de soins. Cela tient, entre autre, au besoin de sécurité et d'efficacité des soignants qu'apporte la stabilisation dans les relations humaines. En miroir, les soignants attendent des patients, non seulement qu'ils adoptent des comportements attendus, mais qu'ils le fassent dans des temps très brefs. «Sans régularité dans les comportements, sans codes et actions répétitives qui encadrent l'action, sans horaires fixes, les actions humaines imprévisibles et chaotiques ne pourraient pas se coordonner entre elles.» (REYNAUD, 1997)

Ce type de relation permet au soignant, la plupart du temps, une relative économie de la charge affective et cognitive. Mais, en réalité, aucune situation relationnelle n'est identique, car comme le décrit Garfinkel, loin d'être un ««idiot culturel»

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englué dans un flot de normes qu'il se contenterait d'assimiler et de reproduire, l'acteur social est un individu «compétent» au sens où il met en oeuvre d'authentiques «savoirs en actes» nécessaires pour évaluer (et évoluer dans) son environnement.» (COULON, 1987).

Les relations de soins ne relèvent pas du hasard, avec les soins techniques, elles sont l'expression, l'objectivation de la démarche clinique mise en oeuvre dans la prise en charge de la personne soignée. Or, les relations soignants - patients - familles sont donc à la fois codifiées et imprévisibles, ce qui les rend, quel que soit le contexte, toujours délicates. Bien entendu, cette distinction est analytique, les soignants vivent les différentes dimensions de la relation dans la simultanéité (Formarier, La relation de soin, concepts et finalités, 2007).

La relation comme un des éléments de réponse aux besoins des patients.

En France, l'école de pensée qui prédomine en sciences infirmières est sans conteste l'école des besoins de Henderson (1964) inspirée de Maslow (1954). Selon cette école de pensée, les soins infirmiers sont accomplis dans le but d'aider la personne à répondre à ses besoins, soit en maintenant son indépendance dans la satisfaction des besoins, soit en l'aidant ou en la remplaçant quand elle ne peut les satisfaire elle-même. Cette conception, depuis déjà un certain temps, influence fortement les pratiques de soins et sert de base à l'enseignement dans de nombreux centres de formation. L'approche est très réductionniste quand elle se contente de mettre en oeuvre les «quatorze besoins» de V. Henderson et elle a comme inconvénient d'induire une standardisation des interactions entre les soignants et les patients. (Formarier, 2007)

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Si l'on veut construire une relation avec le patient, qui s'appuie, comme je l'ai souligné plus haut, sur ses représentations et qui répond non seulement à ses besoins mais aussi à ses demandes, il semble nécessaire de compléter la conception de Henderson par d'autres approches qui offrent des perspectives plus centrées sur le développement d'une relation interpersonnelle entre l'infirmière et la personne soignée. Les approches des soins relationnels ne manquent pas dans la science infirmière. J'en retiendrai deux : Celle du caring de Watson (1979) qui a démontré «que le caring, dont la finalité est la satisfaction de la personne soignée, favorise le développement des potentialités permettant à une personne de choisir la meilleure action pour elle-même à un moment donné, en tenant compte de l'entourage. Il peut être pratiqué de façon efficace, dans les activités de soins, au travers de relations interpersonnelles.» Watson traduction Bonnet 1998 (caring, 1998).

L'autre approche, qui semble aussi pertinente dans le contexte des soins actuels, est l'approche perceptuelle, de Combs (1976) Fawcett 1995 qui s'enracine dans la phénoménologie (FAWCETT, 1995).

D'après des études, il a été constaté que la relation d'aide est importante dans les différents domaines de l'activité de l'infirmière, elle est au coeur de notre profession. Cependant, il est d'autant plus important de construire une relation dite interpersonnelle lorsque l'on parle de santé mentale, et plus particulièrement dans notre cas des troubles additifs. Il est vrai que ces personnes doivent tout d'abord prendre conscience de leurs troubles et décider de se faire aider par les professionnels. C'est pourquoi la relation avec un ou plusieurs soignants de confiance les aidera à avoir un suivi continu (Bachelor, 2014).

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D'après une analyse des écrites concernant les facteurs liés à la relation d'aide à travers des auteurs, on entame à décrire les deuxièmes facteurs qui est les facteurs liés à l'infirmière.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault