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Calcul et dimensionnement d'un systeme solaire photovoltaique pour l'alimentation en electricite des habitants de la commune Ntega : cas de la colline Makombe


par Adrien SIBOMANA
Ecole normale supérieure du Burundi - Master 2023
  

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INTRODUCTION GENERALE

Les énergies renouvelables désignent un ensemble de moyens de produire de l'énergie électrique à partir de sources ou des ressources théoriquement illimitées [1]. La grande partie de l'énergie consommée par l'homme provient des combustibles fossiles dont l'utilisation massive conduit à l'épuisement de ses réserves et suppose une menace réelle à l'environnement. La prise de conscience des dangers de pollution, et le rapprochement de l'échéance d'épuisement de ces ressources ont largement stimulées la recherche d'autres types d'énergies de caractère renouvelable (énergie solaire, énergie éolienne...) plus propres qui préserveraient le patrimoine naturel de la planète pour les générations futures [2]. Bien que l'évolution de l'énergie solaire se poursuive depuis des décennies, l'accent a été mis au fil des ans sur la nécessité de rendre la technologie de l'énergie solaire plus rentable et applicable au monde d'aujourd'hui. Ce phénomène fut découvert au 19ème siècle par le physicien Alexandre Edmond Becquerel en 1839 [3].

Au Burundi, plus particulièrement dans les grands centres urbains comme Bujumbura, Ngozi et Gitega, les coupures d'électricité planifiées et non planifiées restent monnaie courante. La grande majorité des ménages ruraux et souvent urbains utilisent principalement du bois de chauffage et des foyers traditionnels à trois pierres. Ils disposent d'un accès limité à des sources d'énergie alternatives ou à des foyers améliorés, alors que ces derniers pourraient être plus efficaces énergétiquement et réduiraient les impacts environnementaux et sanitaires de la cuisson au bois [4] [5].

Simultanément, les collines rurales de la commune Ntega sont aussi affectées de cette situation. En effet, la conduite du réseau électrique fournie par la REGIDESO est d'autant moins rentable sur les milieux ruraux car les utilisateurs sont dispersés dans les campagnes. Pour cela, il faut concevoir et réaliser un système solaire photovoltaïque pour alimenter les charges domestiques. C'est dans cette optique que la commune NTEGA de la province Kirundo a été choisie comme commune pilotée pour satisfaire les besoins énergétiques. La colline Makombe est identifiée comme l'objet d'étude intitulée « calcul et dimensionnement d'un système photovoltaïque pour l'alimentation en électricité ».

? Objectif principal

Alimentation en énergie solaire de la colline Makombe sous une puissance de 574 Kwc.

? Méthodologie utilisée

Pour atteindre l'objectif principal de ce travail, dans un premier temps, nous avons effectué une descente à la colline Makombe pour recueillir les données nécessaires qui nous ont aidés à identifier les charges électriques que la population est capable à acheter et à développer leurs

2

besoins énergétiques ; ensuite, nous avons fait des documentations sur les différents articles et/ou livres trouvés sur l'internet et à la bibliothèque, les pages webs et enfin, nous avons dimensionné notre système par calcul et par le logiciel PV Syst.

? Résultats attendus

Dans notre travail, nous attendons : production d'énergie électrique en quantité suffisante pour satisfaire la population de toute la colline ; créer un avantage compétitif énergétique sur le long terme ; contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et initier un programme solaire portant la création des emplois d'avenir (salons de coiffures, etc).

Ce mémoire de Master se commence par une introduction générale. Il s'articulera sur quatre chapitres : le premier chapitre parle les généralités sur l'énergie solaire photovoltaïque tel que le rayonnement solaire, les procédés de conversion d'énergie solaire et définissant les éléments constituants le système solaire photovoltaïque.; le deuxième chapitre décrit le site de travail tel que l'état initial de la colline Makombe et ses sensibilités environnementales et sociales; le troisième chapitre présente le calcul et le dimensionnement d'une installation PV en colline Makombe tel que la détermination de la taille et le calcul des générateurs PV ; le système de stockage et de régulation ; le choix de l'onduleur et de l'angle d'inclinaison pour les panneaux, qui est de 13o ; le dernier chapitre donne la présentation des résultats d'un système PV sur lequel les discussions ont été faites et on se termine par une conclusion générale et suggestions.

3

CHAPITRE I. GENERALITES SUR L'ENEGIE SOLAIRE PHOTOVOLTAIQUE

I.0. Introduction

Dans ce chapitre, nous allons parler d'une manière brève sur l'énergie solaire photovoltaïque. Nous ferons une étude approfondie sur cette énergie, qui se transforme en électricité par le processus photovoltaïque et nous terminerons le chapitre sur la technologie utilisée dans les panneaux solaires.

I.1. Energie solaire

L'énergie qui provient du soleil, est la lumière rayonnante et la chaleur du soleil qui sont exploitées à l'aide d'une gamme de technologies telles que l'énergie solaire pour produire de l'électricité, l'énergie solaire thermique et l'architecture solaire [6].

I.1.1. Soleil

Le Soleil est un astre dont le rayonnement produit la lumière du jour et réchauffe la Terre. Il est une boule de gaz. Il se compose en grande partie d'hydrogène (environ 80 %) et d'hélium (19 %) et le 1% restant auxquels s'ajoutent des éléments plus lourds. Il est structuré en plusieurs couches. Des réactions de fusions nucléaires chauffent son centre, le noyau, à des températures qui peuvent atteindre 14 millions de degrés.

Il est tellement gros qu'il faudrait 109 planètes de la taille de la Terre pour remplir son diamètre, et plus de 1,3 millions pour en combler l'intérieur. Il ne pèse pas moins de 2000 trillions de trillions de tonnes [7].

I.1.1.1. Position du soleil par rapport à la Terre

Dans la voute céleste, la position du soleil peut déterminée en fonction de la position de l'observateur sur Terre et au temps local [7].

I.1.1.1.1. Coordonnées géographiques

Les coordonnées géographiques sont des coordonnées angulaires qui permettent de repérage d'un point sur Terre [8].

Figure 1: Coordonnées géographiques [9]

4

a) Latitude

La latitude ?? d'un lieu donné est l'angle formé par la vertical de ce lieu et le plan de l'équateur [2], elle est exprimée en degré, elle est comptée de 0 à 90° à partir de l'équateur vers les pôles positivement vers le Nord et négativement vers le Sud [10].

b) Longitude

La longitude L d'un lieu donné est l'angle formé par le méridien de ce lieu avec le méridien d'origine. Ce dernier passe par l'observatoire de Greenwich et a pour longitude 0°. Les longitudes situées à l'Est de ce méridien sont positives et celles situées à l'Ouest négatives [11].

c) Altitude

L'altitude d'un point correspond à la distance verticale entre ce point et une surface de référence théorique (au niveau de la mer=0), et est exprimée en mètre [1] [12].

I.1.1.1.2. Coordonnées horizontales

Le système de coordonnées horizontales, également appelé système local ou système de coordonnées alt-azimutales, est un système de coordonnées célestes utilisé en astronomie par un observateur au sol. Le système sépare le ciel en deux hémisphères : l'un situé au-dessus de l'observateur et l'autre situé au-dessous, caché par le sol. Le grand cercle séparant les deux hémisphères situe le plan horizontal, à partir duquel sont établis une altitude et un azimut, qui constituent les deux principales coordonnées de ce système [13].

Les coordonnées horizontales sont la hauteur (h) et l'azimut (A). La hauteur varie de 0° (horizon) jusqu'à 90° (zénith) et l'azimut est un cercle divisé en 360° établi sur le plan horizontal à partir du Nord (N), ou du Sud (S), suivant les utilisateurs [1].

Figure 2: Coordonnées horizontales [9]

a) Azimut du soleil

L'azimut (a) du soleil est l'angle que fait sur le plan horizontal la projection de la direction du soleil avec la direction du sud. Cet angle (a) est noté avec les mêmes conventions que l'azimut du plan?? [1].

5

b) Déclinaison

La déclinaison w solaire est l'angle que fait le soleil au maximum de sa course (midi solaire) par rapport au plan équatorial. Cet angle varie entre 23°45' et -23°45'[14].

c) Angle horaire du soleil

L'angle horaire ô du soleil est déterminé par la rotation régulière de la Terre autour de son axe. Il est compté positivement dans le sens rétrograde de 0° à 360° [15], dans sa course d'Est en Ouest, par rapport au méridien local, la position apparent du soleil est déterminée par ses coordonnées angulaires par rapport à au plan horizontal, l'azimut et la hauteur angulaire [16].

I.1.1.2. Production de lumière par le soleil

Le Soleil produit la lumière et la chaleur qui permettent la vie sur Terre. Cette énergie provient du coeur de l'étoile, où règne une température supérieure à 10 millions de degrés Kelvin. Il s'y produit des réactions de fusion nucléaire qui consomment de l'hydrogène et produisent de l'hélium, et des photons gammas [17].

I.1.1.3. Chaleur du Soleil

La température est de 15 millions de degrés au centre, elle diminue quand on s'éloigne du centre. Lorsqu'elle atteint 7 millions de degrés, la chaleur devient insuffisante pour entretenir les réactions de fusion [17].

I.1.1.4. Rayonnement solaire

Le rayonnement solaire ou irradiation solaire désigne l'ensemble des ondes électromagnétiques émises par le Soleil. Elle est produite par les réactions de fusion thermonucléaires (la fusion est la réunion de plusieurs noyaux atomiques légers en un seul (4 noyaux d'hydrogène) en un noyau d'hélium). Le soleil émet principalement dans le rayonnement visible, entre 0,4 et 0,8 micromètre. Ainsi, en entrant en contact avec un corps, le rayonnement solaire augmente la température de ce corps [18]. Lorsque le rayonnement solaire pénètre dans l'atmosphère terrestre, il est atténué par des processus de diffusion et d'absorption qui, dans de nombreux cas, changent brusquement avec la longueur d'onde et modifient donc le spectre solaire incident en quantité et en qualité. Au Burundi, le rayonnement solaire moyen est de 2000kwh/m2 [19].

Au sol, on distingue plusieurs composantes:

V' rayonnement direct ;

V' rayonnement diffus ;

V' albédo réfléchie ;

V' rayonnement global [20].

6

a) Rayonnement direct

On appelle direct normal, le rayonnement direct mesuré perpendiculairement aux rayons du soleil. Mesuré selon un plan non perpendiculaire, le même rayonnement irradie une plus grande surface, et est donc moins intense (effet «cosinus»): Ip = In.cos á, où á est l'angle d'incidence. Par temps clair, on obtient au sol un rayonnement normal de l'ordre de 1000 W/m2 [15].

La conversion du rayonnement direct ED est une question trigonométrique. Le rayonnement direct, sur le plan horizontal, est la différence entre le rayonnement global et le rayonnement diffus. Le rayonnement direct arrive du Soleil en ligne droite et n'est, à aucun moment, diffusé. Il forme les ombres [21].

Le rayonnement direct est converti pour un plan avec un angle d'azimut á et d'inclinaison â selon l'équation suivante :

EDCOSèi

EDáâ = (I-1 [3]

Sinã

On note que le paramètre EDáâ peut être mesuré par un instrument nommé « Pyroheliometer », qui doit être monté sur la monture du générateur PV[3].

Figure 3: Plan incliné caractérisé par son inclinaison (fi) et de son orientation ou azimut

(y) [22]

Un plan incliné est caractérisé par son inclinaison (â) et de son orientation ou azimut (y) par rapport au sud (négatif vers l'est, sens anti trigonométrique) [22].

b) Rayonnement diffus

C'est dû à l'absorption et à la diffusion d'une partie du rayonnement solaire global par l'atmosphère et à sa réflexion par les nuages et les aérosols [23].

Par temps couvert ou par temps très clair, celle-ci est considérée comme isotrope. Par temps légèrement voilé, il se peut qu'une couronne (appelée circumsolar) plus brillante autour du soleil se forme et accentue la puissance lumineuse en provenance du soleil. Dans ce cas, la lumière n'est pas isotrope. Il faut préciser que suivant la nature des nuages, leur épaisseur, leur position dans le ciel, leur influence sur le rayonnement ne sera pas la même [21].

7

c) Rayonnement réfléchi

C'est le rayonnement qui est réfléchi par le sol ou par des objets se trouvant à sa surface et dépend donc directement du site d'observation [24]. Il se caractérise par un coefficient propre de la nature de lien appelé Albédo. Cet albédo peut être important lorsque le sol est particulièrement réfléchissant (eau, neige, etc....) [1].

d) Rayonnement global

Le rayonnement global est la somme de tous les rayonnements reçus (direct, diffus, réfléchie), y compris le rayonnement réfléchi par le sol et les objets qui se trouvent à sa surface.

On a la relation suivante :

JG (/3) = Jb (/3) + Jd (/3) + Jr (/3) (I-2)[22]

Avec :

IG(â) : Rayonnement global sur plan incliné (W/m2) Ib(â) : Rayonnement direct sur plan incliné (W/m2) Id(â) : Rayonnement diffus sur plan incliné (W/m2) Ir(â) : Rayonnement réfléchi sur plan incliné (W/m2)

I.1.1.5. Angle d'incidence des rayons solaires

Angle d'incidence des rayons solaires est appelé aussi déclinaison est une simulation formée par le rayon incident avec la normale à une surface rencontrée et varie en fonction de la latitude entre -23°27' et +23°27'. 23°27' qui correspond à l'angle entre le plan de l'équateur et le plan de l'orbite que décrit la Terre autour du soleil. Cet angle influence la diminution bénéfique du rayonnement incident provenant d'une direction inclinée par rapport à la normale au module [14].

La diminution de la puissance absorbée est encore accentuée par des raisons optiques : les réflexions sur la paroi extérieure, ainsi que sur la surface des cellules, augmente avec l'angle d'incidence [13].

Figure 4: Inclinaison des rayons du soleil [25]

8

I.1.1.6. Masse d'air

On appelle masse d'air AM, la perte de l'énergie solaire par l'absorption atmosphérique. Elle est donnée en fonction de l'angle O du soleil par rapport au zénith :

1

AM = (??-3) [26]
?????? ??

Avec O : représente l'angle entre la position du soleil et le zénith exprimée en (Deg).

Figure 5: Nombre-dAir-Mass-AM [27]

Hors de l'atmosphère (référence spectrale dite AM0 - Air Mass Zéro), le spectre solaire AM0 correspond à une masse d'air nulle pour un rayonnement arrivant au-dessus de la couche atmosphérique à incidence normale, AM1 pour un soleil vertical à la terre (le soleil est au zénith, le flux de puissance du rayonnement solaire direct est de 1 353W/m2. Au niveau de la mer (AM1.5) il n'est plus que de 1 000 W/m2. Une partie du rayonnement solaire est par ailleurs réfléchie par la surface de la terre et dépend de l'albedo local (rapport de l'énergie réfléchie à l'énergie incidente) : celui-ci varie de 80% pour la neige, à 5-30 % pour l'herbe [23]. Si le soleil est au zénith du lieu d'observation, O =0°, AM=1 [28].

I.1.1.7. Spectre solaire

Le spectre du Soleil est appelé spectre de Fraunhofer en hommage à Joseph Von Fraunhofer (1787-1826). Le spectre solaire est en effet composé de toutes sortes de rayonnements d'énergies et de couleurs différentes, caractérisées par leur gamme de longueur d'onde. Les photons, grains de lumière qui composent ce rayonnement électromagnétique, sont considérés comme des porteurs d'énergie qui est reliée à leur longueur d'onde par la relation suivante:

h??

E = h?? = (I-4)[29]

??

Où :

E : l'énergie lumière (en eV)

h est la constante de Planck où h = 6.624x10-34 joule-sec,

v la fréquence,

C = la vitesse de la lumière, près de 300 000 000 mètres par seconde ;

9

?? : est la longueur d'onde (en ìm)

I.1.1.8. Mesure d'ensoleillement

Le rayonnement solaire disponible au niveau du sol est quantifié, pour divers lieux, principalement par des mesures météorologiques. Historiquement, ces mesures ont été enregistrées grâce à des héliographes de Campbell-Stokes. Ces mesures fournissaient un nombre d'heures d'ensoleillement [15]. Cette information est évidemment peu précise, mais on en dispose de nombreuses mesures depuis très longtemps en météorologie. L'évaluation d'installations solaires nécessite des données d'irradiante, c'est-à-dire du flux d'énergie incidente sur une surface donnée par unité de temps et de surface, exprimée en W/m2 (ou kWh/m2 ou MJ/m2) [26].

a) Radiomètre

Le radiomètre est un appareil permettant de mettre en évidence l'énergie transportée par les radiations, il est constitué d'une ampoule de verre contenant de l'air à faible pression et un petit moulin à quatre pales ayant chacune une face noire et une face blanche. Il en résulte une dissymétrie dans l'absorption du rayonnement incident, qui provoque la mise en rotation du moulin [22].

Figure 6: Radiomètre [22]

b) Pyromètre

Le pyromètre est un radiomètre pour la mesure du rayonnement dans un plan. Le rayonnement incident étant issu de l'ensemble de l'hémisphère situé au-dessus de l'instrument [15].

Figure 7: Pyromètre [26]

10

c) Pyrhéliomètre

Le pyrhéliomètre est un radiomètre muni d'un collimateur, pour la mesure du rayonnement solaire direct sous incidence normale [21].

Figure 8: Pyrhéliomètre [30]

I.1.2. Avantages de l'énergie solaire

L'énergie solaire conserve plusieurs avantages, on pourra citer quelques-uns :

I énergie solaire est une source propre, fiable et renouvelable ;

I ressource disponible partout au monde ;

I pas d'émissions des GES, des rejets polluants et à la préservation des ressources naturelles ;

I elle donne une prévision sûre à long terme de l'investissement et du rendement ;

I autoconsommation énergétique en fort développement ;

I énergie inépuisable à l'échelle du temps humain;

I pas de particules en suspension ;

I production locale et décentralisée (à proximité du lieu de consommation, elle évite les

pertes en ligne).

I entretien quasiment nul sauf les onduleurs et les batteries ;

I génère de l'activité économique ;

I Peu chère à exploiter après l'installation des équipements ;

I Permet de devenir autonome en énergie de manière plus simple ;

I Peu de nuisances visuelles, et aucune nuisance sonore des panneaux solaires;

I facile à mettre en place chez les particuliers ;

I etc [11].

I.1.3. Inconvénients de l'énergie solaire

Malgré tous ses avantages ci-haut citées, l'énergie solaire est comme toutes les autres énergies présentent quelques inconvénients. Les principaux sont les suivants:

I énergie solaire reste dépendant du soleil ; à son absence n'est produit d'électricité ni de la

chaleur ;

I installations photovoltaïques de cycle de vie limité et un rendement décroissant avec le

temps ;

11

I difficile à stocker l'électricité produite par l'énergie photovoltaïque ;

I courte durée de vie des PV d'installation : 20 à 25 ans en moyenne ;

I production plus faible dans le climat froid, alors que la consommation reste plus

considérable ;

I capital d'investissement élevé [23] [31].

I.2. Système PV

Le système PV est constitué d'un ensemble de cellules photovoltaïques reliées entre elles, constitue le module photovoltaïque. Plusieurs modules sont groupés pour former un système photovoltaïque qui comprend d'autres composants comme le régulateur, la batterie et l'onduleur pour un site isolé (autonome) [32]. Le système PV permet de produire une électricité naturelle, propre et non polluante. Il représente une composante essentielle des énergies renouvelables qui peut aider le monde à répondre à ses besoins énergétiques toujours croissants, tout en limitant l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre et en diminuant la pollution de l'environnement, risque de panne limité car pas de pièces mécaniques ; durée de vie très longue avec peu d'altérations du rendement ; source d'énergie gratuite et utilisable même dans les endroits peu ensoleillés. On distingue un système PV Autonome, pour un site isolé et celui connecté au réseau de distribution électrique et un système hybride.

I.2.1. Système PV connecté au réseau de distribution électrique

Ce système implique de connecter les panneaux solaires au réseau. L'électricité excédentaire produite va verser au réseau qui permettant de réserver les crues de l'électricité déposées pendant la journée pour l'utiliser dans la nuit. Le courant continu provenant des panneaux transformé en courant alternatif qui sera ensuite élevée en 220KV ou 400KV par un poste de transformation pourrait être transportée plus facilement dans les lignes de très haute tension du réseau, régulièrement les opérations de contrôle et de maintenance qui se réalisent pour s'assurer du bon fonctionnement de l'installation [33].

Figure 9: Constituants d'un système photovoltaïque raccordé réseau [34]

12

I.2.2. Système photovoltaïque hybride

Un système photovoltaïque peut être combiné à une autre source de production d'électricité - biomasse, turbine éolienne ou générateur diesel - afin de garantir un approvisionnement constant en électricité. Un système hybride peut être relié au réseau, fonctionner en autonomie ou être soutenu par le réseau [28]. De tels systèmes ont habituellement des accumulateurs de stockage d'énergie et donc ils permettent en outre de recharger la batterie lorsque elle est faible. Un tel système photovoltaïque hybride fournit une grande fiabilité du système et peut représenter la solution adéquate pour les sites isolés; il convient aussi lorsque la demande en énergie est élevée (pendant l'hiver ou tout au long de l'année) [2].

Figure 10: Constituants d'un système photovoltaïque hybride [35] I.2.2. Système photovoltaïque autonome

Le système PV autonome est composé de panneaux pour la modularité qui permet de concevoir les installations à de longs vastes plans photovoltaïques installées sur les toits d'habitation individuel. Chaque panneau est composé de plusieurs cellules de moins d'un millimètre d'épaisseur [9]. Ces cellules contiennent un matériau semi-conducteur dans la propriété et de libérer des électrons qui se produisent encore en énergie électrique après avoir interconnectée par les composants de la lumière. Les électrons sont connectées par des fils métalliques très fins qui les acheminent jusqu'à la borne négative de la cellule. Ils ont formé un circuit extérieur pour retourner à la cellule par sa borne positive [12]. Ce déplacement des électrons, crée un courant électrique continu. Ce courant ainsi produit passe de cellule en cellule, de panneau en panneau et s'additionne jusqu'un onduleur. L'énergie produite sert à stocker l'énergie dans les batteries installées avec les systèmes PV. De cette façon, les panneaux solaires rechargent les batteries pendant la journée pour l'être utilisée lorsque les cellules PV cessent de fonctionner [13].

13

I.2.2.1. Système autonome avec batterie

Ces systèmes sont représentés par la figure suivante où la charge et de type continu et si la charge et de type alternatif. La batterie sert à stocker de l'énergie produite par le générateur photovoltaïque, alors l'énergie peut être utilisée de tout temps, même en l'absence de rayonnement solaire [36].

Figure 11: Constituants d'un système photovoltaïque autonome avec stockage [9] I.2.2.2. Système autonome sans batterie

Dans les systèmes photovoltaïques autonomes sans batterie, la charge de type continu est alimente directement par le générateur photovoltaïque, car la production d'énergie est suffisante pour le fonctionnement de la charge [36].

Figure 12: Constituants d'un système photovoltaïque autonome sans stockage [37]

14

I.2.3. Technologie des générateurs PV I.2.3.1. Types de cellules PV

Les cellules PV sont Composées de semi-conducteurs. Une cellule photovoltaïque absorbe l'énergie lumineuse et la transforme directement en courant électrique.

Une cellule individuelle, unité de base d'un système photovoltaïque, ne produit qu'une très faible puissance électrique, typiquement de 1 à 3 W avec une tension de moins d'un volt. Pour produire plus de puissance, les cellules sont assemblées pour former un module (ou panneau) [17].

a) Cellule au silicium monocristallin

Figure 13: Cellule au silicium monocristallin [38]

La cellule au silicium monocristallin est à base de cristaux de silicium formé d'un seul cristal ordonné. Ce matériau est obtenu directement d'un germe ou recristallisé à haute température sous forme d'un lingot [3].

b) Cellule au silicium polycristallin

Figure 14: Cellule au silicium polycristallin [39]

15

La cellule au silicium multicristallin (ou polycristallin) est constituée de cristaux de 1mm à environ 2cm assemblés, appelé "grains". Les cellules au silicium multicristallin sont obtenues

par fusion du silicium dans la lingotière. Elles présentent un avantage d'un faible coût à fabriquer que le silicium monocristallin, mais de rendement aussi faible [21].

c) Cellule au silicium amorphe en couche mince

Figure 15: Cellule au silicium amorphe en couche mince [40]

La cellule au silicium amorphe est constituée d'un silicium ayant une structure non-cristallisé. Ce matériau absorbe beaucoup plus la lumière qu'un silicium cristallin et présentés en bandes souples permettant une parfaite intégration architecturale (rendement de 7%) [18].

d) Cellule sans silicium en couche mince CIS / CIGS

Les cellules CIS représentent une nouvelle génération de cellules solaires sous forme de films minces, de type CIS (cuivre, indium, sélénium) ou CIGS (cuivre, indium, gallium et sélénium). Les matières premières nécessaires à la fabrication de ces cellules sont plus faciles à se procurer que le silicium utilisé dans les cellules photovoltaïques classiques (bien que ce dernier soit déjà très abondant sur terre). De plus, leur efficacité de conversion énergétique est la plus élevée à ce jour pour des cellules photovoltaïques en couche mince [14] [19].

Figure 16: Cellule sans silicium en couche mince CIS / CIGS [41]

16

I.2.3.2. Principe de fonctionnement des différentes cellules PV

La cellule photovoltaïque fonctionne grâce au rayonnement solaire. Pour générer de l'électricité, elle fait appel à l'effet photovoltaïque qui est obtenu à la suite du choc des photons issus de la lumière solaire sur un matériau semi-conducteur. Ce dernier transmet l'énergie des photons aux électrons qui vont alors créer la tension électrique. Voici le principe de fonctionnement d'une cellule photovoltaïque [7].

Le fonctionnement des cellules photovoltaïques est fondé sur les propriétés de semi-conducteurs qui, percutés par les photons qui transportent l'énergie solaire à 300 000 km par seconde, mettant en mouvement un flux d'électrons. La structure de base d'une cellule PV est réalisée à partir de deux couches de silicium : une zone dopée P qui est l'élément en bore est ajouté à la couche inférieure et lui confère la propriété d'absorption d'électrons et l'autre dopée N c'est-à-dire dopée au phosphore, la couche supérieure opposée au soleil ; créant une jonction PN qui est le dispositif utilisé dans les cellules photovoltaïques avec une barrière de potentiel [21] [42].

Ainsi, la zone N est couverte d'une grille métallique servant de cathode tandis que la zone P est couverte de plaque métallique jouant le rôle d'anode. Quand les photons absorbés par le semiconducteur dans la zone de charge d'espace, les paires électron-trou formées sont séparées par le champ électrique de la jonction qui fait transmettre leur énergie vers la jonction PN afin de créer une différence de potentiel entre eux [11].

I.2.3.3. Effet photovoltaïque

Le terme « photovoltaïque » est composé du mot de grec ancien « photos » (öùôoò : lumière, clarté) et du nom de famille du physicien italien (Allessandro Volta) qui inventa la pile électrique en 1800 et donna son nom à l'unité de mesure de la tension électrique, le volt [43].

Ce terme désigne la conversion de l'énergie lumineuse en énergie électrique par le transfert d'énergie des photons aux électrons d'un matériau. Lorsque les photons, contenus dans la lumière solaire, atteignent un matériau semi-conducteur, ils mettent en mouvement les électrons du matériau. C'est ce mouvement qui constitue le courant électrique continu produit par les PV. Ce n'est donc pas la chaleur du soleil mais sa lumière qui produit de l'énergie. Il n'y a pas non plus de pièce mécanique dans un panneau solaire photovoltaïque, mais uniquement des modules photovoltaïques en matériau semi-conducteur [20] [21].

Lorsqu'un photon d'énergie suffisante frappe la zone de transition d'une cellule photovoltaïque composée de semi-conducteur de silicium, il arrache un électron à l'atome de silicium en y laissant un trou. Cet électron, sous l'effet du champ électrique, se déplace du côté N tandis que le trou migre du côté P. Ainsi, grâce aux photons qui transmettent leur énergie aux

17

électrons, un mouvement de charges électriques se produit et un courant se manifeste à l'intérieur

de la matière cristalline [21].

I.2.3.4. Modèle à une diode d'un module PV

Figure 17: Schéma équivalent électrique de la cellule PV [39]

En appliquant le théorème de Kirchhoff, le courant Ipv se calcule par la relation suivante :

Ipv = Iph - ID - IRsh (I-5)

Où :

Ipv: Courant de saturation du module ;

Iph : Courant photonique ; ID : Courant de la diode ;

IRsh : Courant de fuite par la résistance parallèle. Avec :

e(Vpy+IpyRsh)

ID = Is (exp avT )-1) (I-6)

Où :

Is : courant de saturation de la diode ;

e : la charge de l'électron (e =1.61010-19 C)

a : Facteur d'idéalité de la jonction PN ;

VT : Tension thermique de la diode et qui est donnée par la relation :

K??

???? = (I-7)

4

Où :

q : charge électronique ;

K : constante de Boltzmann (K=1.3854 10-23 J.K-1). T : la température de la jonction

18

Et

-??????+??????????

??????h = (J-8)

????h

Où :

Vpv : tension générée par le module ; ????h : Résistance shunt ;

Rs : Résistance série.

D'après les équations de ???? et??????h, la relation du courant du module ?????? devient :

??(??????+??????????h) ??????????+??????

?????? = [????h - ????(?????? ?????? ) - 1) - ????h ( ??-9) [44]

I.2.3.5. Système de caractérisation des panneaux

Les principaux paramètres qui caractérisent les panneaux dans le système PV sont :
· Puissance de crête, Pc

Elle est une puissance électrique maximum que peut fournir le module dans les conditions standards (25°C et un éclairement de 1000 W/m2)[28]. Elle est exprimée en Watt- Crête (WC) [20].

· La caractéristique courant/tension (I/V)

Courbe représentant le courant J débité par le module en fonction de la tension aux bornes de celui-ci [45].

· Tension à vide, Vc0

Tension aux bornes du module en l'absence de tout courant, pour un éclairement " plein soleil "[16].

· Courant de court-circuit, Icc

Courant débité par un module en court-circuit pour un éclairement " plein soleil ". C'est la plus grande valeur de courant générée par le module sous les conditions de court-circuit où VPV = 0 [46].

· Point de fonctionnement optimum, (Umax, Imax)

Lorsque la puissance de crête est maximum en plein soleil, Pmax = Umax.Jmax[20]
· Caractéristique puissance-tension (P-V)

La puissance crête d'une cellule PV, notée Wc (Watt crête) ou Wp (Watt peak) représente la puissance électrique maximum délivrée dans les conditions suivantes dites conditions standard d'éclairement solaire de 1 kW/m2 et la température de la cellule PV égale à + 25 °C [18].

19

? Facteur de forme

Le facteur forme (FF) est le rapport entre la puissance maximale que peut délivrer la cellule notée Pmax et la puissance formée par le rectangle (Icc*Voc) plus la valeur de ce facteur sera grande, plus la puissance exploitable le sera également. Les meilleures cellules auront donc fait l'objet de compromis technologiques pour atteindre le plus possible les caractéristiques idéales [47]. Il est de l'ordre de 0.7 pour les cellules performantes ; il diminue avec la température [48] et il exprime la relation suivante:

Pmax

FF = Icc*Voc (I-10)[48]

I.2.3.6. Association des modules photovoltaïques

Le panneau comporte plusieurs modules PV interconnectés en série ou en parallèle ou série-parallèle, afin d'augmenter la force. Pour la même température avec un éclairage homogène, l'enchaînement de cellules photovoltaïques en série est une augmentation de la tension, ainsi que la tension de sortie est la somme de la tension de chaque cellule [16]. Au contraire, le courant électrique augmente, avec mise en parallèle.

a) Association en série

La plupart des modules commercialisés sont composés de 36 cellules en silicium cristallin, connectées en série pour des applications en 12 V [21].

La cellule individuelle, unité de base d'un système photovoltaïque, ne produit qu'une très faible puissance électrique, typiquement de 0.5 W avec une tension de moins d'un volt. Pour produire plus de puissance, les cellules sont assemblées pour former un module (ou panneau).

L'association en série des cellules délivre une tension égale à la somme des tensions individuelles et un courant égal à celui d'une seule cellule [49] : U = U1 + U2 + ... + Un et I = I1 = I2 = In [21].

Figure 18: Association des modules en série [21]

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b) Association en parallèle

En additionnant des modules identiques en parallèle, la tension de la branche est égale à la tension de chaque module et l'intensité augmente proportionnellement au nombre de modules en parallèle dans la branche [20].

U = U1 = U2 = U3 = Un

I = I1 + I2 + I3 + ... + In

Figure 19: Association parallèle de modules PV [21]

c) Association mixte

Pour avoir une satisfaction en courant et en tension, on est obligé d'utiliser un groupement mixte, c'est à dire Série-Parallèle.

Figure 20: Groupement mixte des panneaux PV [26]

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I.2.3.7. Orientation des modules PV

On appelle l'orientation, le point cardinal vers lequel est tournée la face active du panneau (Sud, Nord, Sud-Ouest,....). Les panneaux sont toujours orientés vers l'équateur :

Orientation vers le Sud dans l'hémisphère Nord ; Orientation vers le Nord dans l'hémisphère Sud.

L'angle d'inclinaison des modules PV correspond à l'angle formé par le plan du module solaire par rapport à l'horizontal [20].

Figure 21: Orientation: point cardinal face au module PV [18] I.2.4. Contrôleur de charge MPPT

Le contrôleur de charge est un système automatique dont la fonction principale est d'assurer le contrôle de l'état de charge de la batterie. Quand la batterie est chargée à 100%, il faut arrêter le courant de charge [19]. La technologie MPPT est l'une des technologies qui suivent le point maximum de la capacité, et c'est une partie essentielle des systèmes photovoltaïques. Ces technologies se distinguent les unes des autres par leur efficacité, leur domaine d'application et l'amélioration des résultats [26].

I.2.5. Batteries d'accumulateurs

C'est en 1859 que Gaston Planté réalisa l'accumulateur au plomb par formation de feuilles de plomb pur, dans de l'acide sulfurique et sous l'influence d'un courant électrique. Il fallut cependant attendre l'apparition en 1880 de la dynamo Gramme et la réalisation de l'accumulateur Faure à grilles et à oxyde rapporté pour que l'industrie de l'accumulateur commence à se développer.

22

Pour les éléments rechargeables, on utilise les termes de batteries ou d'accumulateurs, contrairement aux « piles » qui ne sont pas rechargeables. La batterie désignera un groupe d'accumulateurs assemblés ou une batterie d'accumulateurs [33] qui permet de stocker l'énergie électrique (charge) sous forme chimique et donc de la restituer (décharge) sous forme de courant continu de manière contrôlée [2].

Les batteries utilisées dans les systèmes solaires autonomes sont en général de type plomb-acide. Les batteries au cadmium-nickel sont rarement utilisées car leur prix est beaucoup plus élevé; cependant on en donnera quelques paramètres typiques, leur emploi étant plus fréquent dans les applications professionnelles [44].

I.2.6. Convertisseur DC-AC

Nous parlons ici l'onduleur qui, est un convertisseur statique permettant la conversion de l'énergie électrique sous sa forme continue (DC) vers la forme alternative (AC). Grace à des composants semi-conducteurs commandés, il permet d'obtenir aux bornes du récepteur une tension alternative réglable en fréquence et en valeur efficace [50].

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"Des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche !"   Charles de Gaulle