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Accès à la microfinance, inégalité et pauvreté en Cote d'Ivoire

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par Ambroise ABANDA
Ecole Nationale Supérieure de Statistique (ENSEA) d'Abidjan-Côte-d'Ivoire en collaboration avec l'Université de Versailles - DESS en Analyses Statistique Appliquées au Développement 2004
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AVANT-PROPOS

Depuis l'année universitaire 2002/2003, le DESS en Analyses Statistique appliquées au Développement a ouvert ses portes à l'ENSEA, conformément à l'arrêté du 15 mai 2000 relatif aux études de 3e cycle et l'accord de partenariat entre l'ENSEA, l'Université de Cocody et l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

Dans le cadre de leur formation, les étudiants de ce 3e cycle doivent produire à la fin de la phase d'enseignements théoriques, un mémoire de fin de formation avant leur départ en stage. C'est dans cette logique que le présent document a été conçu.

Il a été réalisé sous la direction de Monsieur Kalilou SYLLA, Enseignant-Chercheur au Centre Ivoirien de Recherches Economiques et Sociales (CIRES), que nous tenons à remercier pour son encadrement qu'il nous a assuré ainsi que pour les efforts entrepris pour mettre à notre disposition la base de données utilisée pour cette étude.

Qu'il nous soit permis d'exprimer notre gratitude à tout le corps enseignant de l'ENSEA et aux enseignants venus de l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines notamment les professeurs Jean-Luc DUBOIS et Jacques CHARMES, qui nous ont assuré une formation digne de ce nom dans une période décisive de notre carrière de statisticien, et ce, malgré les perturbations qui ont marqué le contexte socio-économique ivoirien au cours de l'année académique.

Nous nous en voudrions de ne pas remercier Monsieur TEDOU Joseph, Directeur de la Statistique et de la Comptabilité Nationale, qui nous a facilité la procédure de mise en stage et Monsieur OKOUDA Barnabé, Sous Directeur des Etudes et de la Normalisation Statistiques qui n'a ménagé aucun effort pour nous encourager et nous donner l'appui nécessaire au cours de cette formation.

Nos remerciements s'adressent aussi à notre chère épouse Alice qui aura partagé entièrement les difficultés et les contraintes de divers ordres inhérentes à cette formation.

Nous tenons également à remercier tous nos camarades de promotion dont l'indispensable accueil et la sympathie nous ont été d'un très grand apport pendant notre séjour en Côte d'Ivoire.

Enfin, nous remercions tous ceux qui, de près ou de loin, nous ont soutenu pendant cette formation.

INTRODUCTION

Dans une économie de marché moderne, les transactions des agents économiques avec le système financier reflètent assez significativement les grandes tendances observées au niveau de l'économie nationale. Le système financier est composé de l'ensemble des marchés, des mécanismes et institutions permettant aux agents de financer leur déficit au moyen du surplus d'autres agents.

Dans le contexte ivoirien, comme dans la plupart des pays africains, les principales institutions de financement de l'économie qu'a connu le pays au lendemain de son indépendance étaient les banques et les compagnies d'assurances. Or, le fonctionnement de celles-ci obéit au respect de certaines exigences qui ne sont pas très souvent de nature à permettre aux agents économiques à faible pouvoir d'achat de pouvoir obtenir les crédits nécessaires au financement de leurs activités de production.

Pour combler cette lacune, le Gouvernement ivoirien a adopté en 1990 des mesures dont le principal objectif était de développer davantage le système financier. Celui-ci devait à terme faciliter l'accès au crédit de manière à toucher tous les acteurs économiques. Il a ainsi mis sur pied des institutions de microcrédit1(*). Le financement des activités de dimension modeste devait trouver en cette initiative une réponse, le rôle des institutions de microfinance étant d'accroître l'accès aux services financiers pour les microentreprises et les populations pauvres.

La microfinance constitue par ailleurs l'un des axes stratégiques des politiques actuelles ayant pour objet la lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités. Mais, au-delà de toutes ces mesures et à la lumière d'une dizaine d'années d'expérience, quelles leçons peut-on tirer de la politique de microfinance ivoirienne ?

La présente étude se propose donc d'analyser l'accès à la microfinance en liaison avec les inégalités sociales pouvant être observées dans le pays d'une part et la pauvreté d'autre part.

Dans ses trois premiers chapitres, elle présente la problématique et la place de ce débat dans le contexte ivoirien ainsi que le cadre théorique de cette thématique. Le quatrième chapitre quant à lui revient sur les aspects méthodologiques qui ont permis de conduire les analyses présentées au cinquième et sixième chapitres. Enfin, quelques recommandations ont été formulées dans le but de contribuer davantage à la proposition des solutions au problème de développement de la microfinance en Côte d'Ivoire.

* 1 C'est une autre appellation des institutions de microfinance.

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