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L'absence de mécanismes internes de gouvernement et son impact sur la survivance des PMEs tunisiennes

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par Hedi BEN DOUA
Faculté des sciences économiques et de gestion de Sfax - Master 2004
  

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2. Une revue de la littérature et les hypothèses à tester

Au sens de Jensen et Meckling (1976), la firme est le noeud de relations contractuelles entre les différentes parties prenantes. Une bonne répartition de la valeur crée par l'entreprise consolide sa réputation et vis versa.

Etant donné que les contrats faits au nom de la firme sont détenus par le dirigeant, alors, et dans un contexte économique, politique et social stable, la faillite d'une entreprise doit conduire à accuser directement l'équipe dirigeante de sa mauvaise gestion, sa compétence faible ou son abus de pouvoir.

Dans le cadre du gouvernement d'entreprise, le dirigeant n'est pas laissé seul. Au contraire, il est contrôlé dans tous ses agissements. Le contrôle s'effectue principalement par la partie la moins protégée, à savoir les actionnaires, Williamson (1984,1985). L'activisme des actionnaires est concrétisé par le conseil d'administration, dont la principale mission est de contrôler les principaux dirigeants (Fama, 1980 ; Fama et Jensen, 1983). La présence d'administrateurs externes neutres et compétents (Kaplan et Reishus, 1992) renforce la crédibilité de ce statut.

Pour la réalisation de sa mission, le conseil d'administration suit la politique du bâton et de la carotte. Disposant du plein droit de révocation de l'équipe managérial en exercice, il fait souvent recours à des systèmes de rémunération très motivants dans l'espoir de ``fermer la bouche'' aux dirigeants. Selon Coffee (1999), un bon système de gouvernance pénalise les managers des firmes qui présentent une mauvaise performance des cours de leurs actions et dont le niveau des cash-flows est faible. Plusieurs autres travaux soutiennent cette citation.

Récemment, dans une étude faite sur des entreprises italiennes, Volpin (2002) trouve - sauf dans les sociétés de holding - que le changement des hauts dirigeants est négativement lié à la performance de la firme. Néanmoins, la sensibilité mesurée par Volpin varie avec la concentration de la propriété.

L'étude approfondie des deux mécanismes pénalisant et motivant - que détient le conseil d'administration- ainsi que l'interaction de chacun avec d'autres variables, permet de juger du mode de gouvernement au sein des firmes en détresse et d'apporter une réponse, sinon, une part de la réponse sur les déterminants effectifs de la situation de faillite.

2.1. La rémunération par les salaires et les primes et sa conséquence sur la situation financière de l'entreprise

Si Jensen et Meckling (1976) considèrent que l'alignement des intérêts des actionnaires et des dirigeants ne sera jamais parfait, du fait que ces derniers ne disposent que d'une fraction minime du capital, alors qu'en est-il s'ils ne détenaient aucune part des fonds propres ?

Selon Berle et Means (1930,32), il devrait y avoir une séparation entre propriété et contrôle au sein de la firme. Laquelle séparation a donné naissance aux entreprises managériales, où l'accent est mis sur le professionnalisme et la compétence de l'équipe dirigeante. Sous l'optique de Berle et Means, la rémunération du dirigeant doit être sous forme de salaires et primes qui peuvent dépendre de la taille de la firme (Ciscel, 1974), de la croissance de la taille de la firme (Ciscel et Carroll, 1980), des volumes des ventes réalisés (Deckop, 1988)...

H1 : Dans le cadre des firmes managériales, les conflits d'intérêt entre actionnaires et dirigeants sont plus faibles si les dirigeants sont bien rémunérés.

Si cette dernière hypothèse est infirmée, une explication plausible est que dans la mesure où leur progression est limitée, les salaires et les primes semblent être peu motivants et peu incitatifs. Selon Desbrières (1999), ce mode de rémunération, même s'il permet la réalisation des objectifs de la firme à court terme, entraîne une baisse des dépenses en R & D et par conséquent une diminution de la qualité du produit et une réduction des investissements productifs.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.


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