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Amenagement du territoire et developpement durale: Quelles perspective pour le schema d'amenagement du grand OPuaga SDAGO

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par Emmanuel YONI
Université de Ouagadougou - Licence professionnelle en Genie de l'evironnement : Sol, depollution et Amenagement du territoire 2005
  

Disponible en mode multipage

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REMERCIeMENTS

> A Monsieur Paul TOE, Directeur des Etudes et de la Planification Urbaine à la Direction Générale de l'Habitat et de l'Urbanisme qui, malgré ses occupations est resté à notre disposition pendant tout le temps que nous avons eu besoin de leur aide et nous ont fourni tout l'encadrement nécessaire ;

> A tout le personnel de cette direction ;

> Au responsable du Projet Villages Centre et Banlieue de Ouagadougou (PVCBO) Monsieur Karim ILBOUDO, service chargé de la mise en oeuvre du SDAGO, pour avoir répondu favorablement à toutes nos requêtes ;

> Au personnel du Projet ZACA ;

> Mes sincères gratitudes :

> A mes collègues et amis qui ont d'une manière ou d'une autre m'ont soutenu lors de la présente étude ;

> A mes supérieurs hiérarchiques ;

> A toute l'équipe de l'Institut de Génie de l'Environnement et de
Développement Durable (IGEDD) ;

> En particulier au PR Jean KOULIDIATY Vice Président Chargé de la professionnalisation et des relations Université-Entreprises et Responsable de l'Institut, pour avoir s'être investi pour nous accompagner ;

> Au président et aux membres du Jury ;

> A tous les professeurs de l'Université de Ouagadougou ou venus d'ailleurs, qui ont contribué au succès de cette formation ;

> A tous mes parents pour leur assistance et leur soutien fondamental et multiforme.

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Mémoire de Licence P. / SDAT / Em. YONI / 20042005

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Mémoire de Licence P. / SDAT / Em. YONI / 20042005

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Mémoire de Licence P. / SDAT / Em. YONI / 20042005

SOMMAIRE

INTRODUCTION 10

TITRE I : GENERALITES 13

1.1.L' aménagement du territoire définition et principes 14

1.1.1Définition 14

1.1.2 Principes fondamentaux 15

1.1.3 Les outils de l' aménagement du territoire 16

1.1.4 Les types d' aménagements et leurs fonctions 16

1.2 Le concept de développement durable 17

1.2.1Définition 17

1.2.2 Les dimensions du développement durable 19

1.2.3 Les points forts d'un développement durable 20

TITRE 2 :LE SCHEMA DIRECTEUR D'AMENAGEMENT DU GRAND OUAGA 22

2.1 Contexte et processus d'élaboration 23

2.1.1 Contexte et définition 23

2.1.2. Méthodologie d'élaboration 23

2.2 Plan d'orientation général et options d'aménagements 24

2.2.1 Orientations générales 24

2.2.2 Options d'aménagements 25

2.2.3 Les acteurs 27

2.3 Etat des lieux de la mise en oeuvre du SDAGO 28

2.3.1 De l'organisation et maîtrise de l'occupation de l'espace du Grand Ouaga 28

2.3.2 De l'amélioration des conditions de vie des populations 31

TITRE 3 :LE PROJET ZACA, UN ACTE CONCRET DE LA MISE EN OEUVRE DU SDAGO. 33

3.1 Analyse de la situation initiale 34

3.1.1 Situation géographique 34

3.1.2. Type de standing préexistant 35

3.2 Objectifs et Orientations du projet 36

3.2.1 Objectifs etjustification 36

3.2.2 Etat d'avancement du projet 37

Photo :3.2.1 Type de standing préexistant de la zone d'extension de la ZACA 38

3.2.3 Perspectives 39

Photo :3.2.2 Espace libéré de la zone d'extension de la ZACA 41

TITRE 4:RAPPORT AVEC LE DEVELOPPEMENT DURABLE 42

4.1 Aspects développement économique 43

4.1.1 Du schéma global 43
4.1.2 Du cas du projet ZACA

44

4.2 Aspect développement social 44

4.2.1 Du schéma global 44
4.2.2 Du projet ZACA

45

4.3 Aspect durabilité écologique 45

4.3.1 Du schéma global 45

Dans l'intention de ses initiateurs, le sommet de Johannesburg (alias `'Rio +10 `') devrait être celui des réalisations. Rio, les principes ; Johannesburg, la mise en oeuvre effective.

De ces deux sommets est parti un renouveau politique de développement qui s'écarte du simple principe d'industrialisation et d'accumulation de biens matériel. La nouvelle politique de développement doit désormais composer économie, société et environnement dans une matrice solidaire et durable.

D'où le concept de développement durable.

L'Afrique, après quarante (40) ans d'instabilité politique de développement, aux objectifs souvent mal définis ou non contextuels, sous la direction de ses partenaires du nord, en passant par les Programmes d'Ajustement structurels (P.A.S.), l'endettement, les programmes d'aides et d'assistance technique..., a enfin envisagé de changer le dialogue pour forger soimême son avenir.

Le NEPAD, la reforme de l'OUA en Union Africaine à défaut des Etats Unies d'Afrique, les reformes politiques qui s'opèrent au niveau des états (décentralisation, ...) sont là quelques exemples témoins de la volonté de notre continent a s'intégrer dans le développement économique et humanitaire mondial.

Le renouveau politique africain de développement connaît déjà des expériences sectorielles qui s'insèrent dans un plan global de développement sociauxéconomique et environnemental. En témoigne les réformes institutionnelles et politiques, l'adoption des projets de loi relatives à de nouvelles orientations de gestion foncière, d'aménagement et de développement durable du territoire, à la protection et à la sauvegarde de l'environnement qui sont d'actualité dans nos Etats respectifs.

Le Burkina Faso en matière de politique de développement connaît des avancées significatives. Pour ce qui est de l'aménagement, il a pour fondement

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l'adoption d'un cadre juridique en l'occurrence la loi 1496/ADP portant Réorganisation Agraire et Foncière (R.A.F.), et capitalise entre autres un projet de schéma National d'Aménagement du Territoire, un Schéma Régional d'Aménagement du Territoire (SRAT) et un Schéma Provincial d'Aménagement du Territoire (SPAT) adoptés, des Schémas Directeurs d'Aménagement Urbain (SDAU) fonctionnels, un code de l'environnement adopté, une politique de gestion de terroir opérationnelle et un code d'urbanisme en cours d'élaboration.

Dans le cadre de la présente étude notre réflexion se portera sur un aspect sectoriel de l'aménagement: l'aménagement urbain durable à partir de deux cas concrets le SDAGO et le projet ZACA.

En quoi ces projets justifient ou s'intègrentils dans une politique de développement durable? Telle est la question posée à travers le thème:

notamment les activités productives utilisant la terre (espace) comme ressource de base.

IL s'agit en fait d'une utilisation judicieuse et ambitieuse de l'espace qui nécessite la prise en compte des besoins actuels et futurs en espace pour l'habitat, pour les infrastructures nécessaires (routes, ponts, échangeurs, etc.), pour assurer les transports des Hommes, des équipements, produits et matériaux divers et pour garantir les échanges à l'intérieur et entre les différentes agglomérations; la prise en compte des besoins de communications ; des besoins en espace des différentes activités productives (agriculture, maraîchage, élevage, industrialisation, forêts et espaces verts..).

En résumé l'aménagement du territoire se situe au coeur du processus global de développement, car il permet de planifier et d'exécuter les projets de développement de manière harmonieuse et concertée sur la base des potentialités existantes et des contraintes techniques et socioéconomiques du milieu.

1.1.2 Principes fondamentaux

La politique d'aménagement du territoire, s'appui sur trois principes
fondamentaux que sont la coordination, la coopération et la participation.

La coordination des différentes demandes formulées en matière d'affectation des sols compte tenu des objectifs et des exigences des politiques sectorielles est l'une des missions principales de l'aménagement du territoire. Cette fonction s'exerce au niveau vertical en établissant des liens entre les niveaux d'intervention national, régional et communal et au niveau horizontal par l'intégration des politiques sectorielles (transports, économie, environnement, urbanisme ...).

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En sa qualité de politique transversale interdisciplinaire, l'aménagement du territoire implique l'orientation de tous les acteurs dans une vision commune. Ce qui suppose un bon esprit de coopération et de participation pour aboutir au consensus commun par l'élaboration et la mise en oeuvre d'un programme directeur.

1.1.3 Les outils de l'aménagement du territoire

Les outils essentiels de l'aménagement du territoire fixés par l'article 9 de la loi portant RAF au Burkina sont:

le schéma national d'aménagement du territoire (SNAT);

le schéma régional d'aménagement du territoire (SRAT);

le schéma provincial d'aménagement du territoire (SPAT);

le schéma directeur d'aménagement du territoire (SDAT).

En ce qui concerne particulièrement les aménagements urbains, l'outil principal est le schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme (SDAU).

Ces outils sont conduits par des structures telles que les comités interministériels, les commissions nationales, régionales et provinciales d'aménagement du territoire, la direction générale de l'aménagement du territoire et à titre consultatif le conseil économique et social.

1.1.4 Les types d'aménagements et leurs fonctions

On distingue principalement les aménagements hydro agricoles, les aménagements forestiers, les aménagements paysagers, les aménagements urbains etc.

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Tous ces différents types d'aménagements remplissent trois fonctions essentielles que sont:

La fonction économique qui se manifeste par l'amélioration de la performance et le développement des entreprises, l'amélioration des réseaux routiers et ferroviaires (desserte des centres économiques du Pays par exemple), l'amélioration de la qualité des espaces urbains, etc. ;

La fonction sociale quant à elle se caractérise par l'encouragement à la diversification des critères d'aménagement et de l'offre immobilière, l'amélioration à long terme du milieu bâti afin qu'il soit plus favorable à l'habitat, la défense des intérêts des personnes vivant de la terre (agriculture, viticulture, ...) ;

La fonction écologique qui assure la protection du patrimoine naturel, la diversification des formes de protection de l'environnement (espaces verts, parcs, aménagement et gestion forestière, usage de technologies propres ...), l'utilisation harmonieuse du sol et le développement contrôlé des villes.

« La terre ne nous est pas léguée par nos grandsparents, mais elle nous est prêtée par nos petits enfants ».

Vue sous sa dimension mondiale, la définition communément adoptée est celle donnée par l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture à savoir qu'«un développement durable dans les secteurs de l'agriculture, des forêts, et des pêches, conserve les ressources en terres, les ressources en eau, ainsi que les ressources génétiques végétales et animales ».

«Un tel développement n'est pas préjudiciable pour l'environnement et enfin doit s'avérer techniquement adapté, économiquement viable et acceptable pour la société» (FAO, 1992).

En somme, le développement durable est donc l'équilibre entre aspects environnementaux, sociaux et économiques, une recherche d'harmonie entre développement social, développement économique et durabilité écologique.

Et dans le contexte de l'Afrique subsaharienne, en se référant à ces différentes définitions, un développement durable signifierait donc améliorer les conditions de vie actuelles des populations, tout en préservant la qualité et la productivité des principales ressources productives pour le moyen et le long terme.

A travers toutes ces définitions on peut noter que l'un des éléments essentiels du développement durable est la volonté de préparer l'avenir, en tenant compte du passé ainsi que de l'environnement économique et écologique (Figure 1.2.1).

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l'établissement des liens entre l'aménagement du territoire et l'énergie;

le renforcement de l'intégration de la protection de l'environnement et la nature dans l'aménagement du territoire.

Aux termes de ces éléments d'informations générales sur l'aménagement du territoire et le développement durable, il ressort que toute volonté politique d'un développement durable passe nécessairement par une politique d'aménagement du territoire, qui est un système de planification ou une vision à moyen et long terme, intégrant le développement économique, social et la gestion harmonieuse et judicieuse de l'espace, des ressources naturelles et de l'environnement. C'est dans un cadre type, que l'on peut donner une âme à un développement souhaité tel le développement durable.

Les deux titres suivants sont des expériences en cours à Ouagadougou, auxquelles nous allons essayer de montrer leur bien fondé dans une telle perspective.

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Mémoire de Licence P. / SDAT / Em. YONI / 20042005

TITRE 2: LE SCHEMA DIRECTEUR D'AMENAGEMENT DU GRAND OUAGA

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Mémoire de Licence P. / SDAT / Em. YONI / 20042005

L'étude de mise en place du SDAGO a été menée par des experts nationaux. Ces experts ont d'abord procédé à une analyse diagnostic qui fait l'état des lieux sur le plan socioéconomique et d'occupation de l'espace, relevé les atouts et les contraintes du développement dans le Grand Ouaga, les perspectives et définir, les grandes orientations du schéma pour terminer par des propositions d'organisation spatiale et de mesures institutionnelles suivi d'un chronogramme de mise en oeuvre du schéma.

Il apparaît aux termes de cette étude que le Grand Ouaga dispose comme potentialité une concentration de population jeune favorable à une meilleure productivité, il est en situation de principal centre économique, politique et culturel du pays, etc. Mais comme contraintes essentielles la fragilité du cadre écologique, la rareté des ressources naturelles (eaux, ...), la forte pression démographique consommatrice d'espace, l'absence d'un code de l'urbanisme et de la construction et d'un schéma national d'aménagement du territoire (SNAT),...

Les propositions d'organisation spatiale ont consisté à définir des zones préférentielles d'options d'aménagements et de développement du grand Ouaga avec un programme d'exécution du projet jusqu'à l'horizon 2010.

L'amélioration du cadre et des conditions de vie des populations en facilitant l'accès aux services de bases (eau potable, santé, électricité, éducation, formation professionnelle, emploi , un habitat décent, ...) ;

La gestion rationnelle des ressources naturelles en particulier les eaux des bassins fluviaux drainant la zone, les forêts et espaces verts, les bosquets villageois ...

Une meilleure intégration des villages centres et de la banlieue à la dynamique de la ville de Ouagadougou par la création des conditions nécessaires (amélioration des voies de communication et conditions de transport, création d'activités tenant compte de la vocation de ces différents villages,...) pour que la banlieue puisse jouer son rôle dans cette dynamique.

Une meilleure mobilisation des ressources humaines et financière locale par la promotion de l'éducation, la formation professionnelle des jeunes et la mobilisation des richesses de la zone;

L'adaptation de la réglementation et de la gestion institutionnelle aux réalités socioéconomiques et culturelles de la zone par l'intégration du secteur informel dans un cadre réglementaire légal au vu de sa contribution importante dans l'économie du pays en général.

2.2.2 Options d'aménagements

Les options d'aménagement ont mis l'accent sur la distribution des activités et équipements tout en respectant autant que possible, la vocation naturelle des terres et le principe de rentabilisation des réseaux existant ou à créer. Ces options sont:

Pour ce qui est de l'occupation et l'organisation de l'espace, le schéma prévoyait entre autres la restructuration des zones dites « d'habitat spontanée », la poursuite de l'aménagement des villages centre, la valorisation et la densification du

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tissu ancien (Ouaga traditionnel), la préservation des formations forestières naturelles et réservation d'une bande de 1 km pour les ceintures vertes... ;

En matière de gestion des ressources naturelles, le schéma prévoyait l'élaboration et la mise en place d'un schéma d'aménagement et de valorisation des eaux, terres, forêts carrières, du bassin fluvial du massili, la réalisation effective du projet intégré du bassin Nakambé, une meilleure politique de gestion des espaces verts et ceintures vertes de la zone;

Une promotion sociale par une meilleure répartition des infrastructures et d'équipement de formation, d'éducation et de santé dans toute l'espace du Grand Ouaga;

Du développement des activités économiques et de l'emploi par l'appui au secteur informel, la promotion industrielle (agroalimentaire, matériaux de construction...), l'organisation de l'artisanat, l'agriculture et l'élevage, etc. ;

Des infrastructures et équipements, il s'agit entre autres de l'aménagement de la voirie pour améliorer l'accessibilités des villages centres et la fluidité de la circulation à l'intérieur même de la ville de Ouagadougou, la réservation d'un espace pour le futur aéroport, la prévention d'extension de l'Université de Ouagadougou sur le site de Gampela qui se situe dans le sens de l'extension préférentielle de l'habitat et favorise du même coup l'approvisionnement en eau potable à partir de ZIGA;

De l'assainissement, il s `agissait de poursuivre la mise en oeuvre du Plan Stratégique d'Assainissement de Ouagadougou (gestion des déchets, des excrétas et eaux usées, le drainage des eaux pluviales...) et l'étendre à toute la zone du Grand Ouaga;

Enfin, le schéma prévoit une réorganisation institutionnelle et réglementaire qui responsabilise les différents acteurs (municipalités, services publics et privés...) conformément aux orientations de la décentralisation et la création d'une autorité

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chargée du suivi et de la coordination des actions d'aménagement sur l'aire du schéma. Le mode de financement serra essentiellement composées des ressources locales et de la participation des ménages (taxes sur les autorisations de construction de grands équipements, redistribution des taxes de jouissances pour le financement de certaines actions d'aménagements, emprunts sur place, ...). Un chronogramme de mise en oeuvre de ces actions est établi en trois (3) phases:

Première phase (1 9972000) : adoption du schéma et mise en oeuvre de certaines actions notamment réglementaires et institutionnelles ;

Seconde phase (20002005) : phase active de mise en oeuvre du schéma où toutes les actions devrait trouver un début;

Troisième phase (200520 1 0): consolidation et achèvement des actions.

2.2.3 Les acteurs

Le SDAGO est un outil à caractère multisectoriel dont la mise en oeuvre nécessite l'implication de plusieurs acteurs. En effet, les services publics, les municipalités, la société civile, le privé et tous les usagers de l'espace comme base de leur système de production, doivent participer chacun en ce qui le concerne à la réalisation du projet. C'est en fait un guide auquel doit se référer tous les acteurs dans leurs projets d'aménagement.

A ce jour, les acteurs clés sont essentiellement les municipalités qui doivent l'intégrer dans les projets de lotissement et tout autre aménagement urbain ou rural dans l'espace du Grand Ouaga. Un outils de base pour le ministère en charge des infrastructures et de l'habitat à travers ses services techniques et ratachés (DGUH,

3ème

SONATUR, PDU ...) et certaines sociétés immobilières privés pour la
construction des édifices à usage d'habitation, commercial ou industriel et certaines

27

infrastructures d'assainissements de grandes envergures (canaux d'évacuations des eaux pluviales, ...). De même pour ce qui est de l'ONEA (réseau d'adduction d'eau potable et d'assainissement), de la SONABEL, de l'ONATEL pour l'extension des réseaux de communication et de distribution d'énergie. Le ministère en charge de l'environnement et du cadre de vie pour ce qui est de la gestion des formations forestières, espaces verts ...

A nos jours, les superficies aménagées dépassent largement les estimations du schéma (confère, tableaux ciaprès). Pour la seule année 19992000 les quatre arrondissements de Ouagadougou ont aménagé 97.522 parcelles sur 71.926 estimées par le schéma pour les années 1997 à 2005.

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Koubri (53) Komsilga (67), Saaba (45), TanghinDassouri (18) et Loumbila (09). L'analyse de ces dossiers montrait que 96,7% des intentions d'activités s'écartaient des prescriptions du SDAGO . De façon générale on remarque que les zones destinées à l'habitation et autres activités supportent pour la plupart des activités ag rocylvopastorales.

Du volet valorisation et densification du tissu urbain ancien (Ouaga traditionnel), le schéma prévoyait la réhabilitation des quartiers ne répondant plus aux normes modernes d'urbanisation. Il s'agit des quartiers Larllé, Nemnin, Niocsin, Paspanga, Ouidi, KologNaaba, Bilbalogo, Samandin, « quartiers saints », Koulouba, Zangouettin,... Le projet ZACA en est un début d'exécution de ce volet. Ce point ferra l'objet du Titre 3.

2.3.2 De l'amélioration des conditions de vie des populations

Sur le plan sanitaire, on note l'édification de grands centres en l'occurrence la pédiatrie Charles De Gaule, le Laboratoire National de santé Publique, la construction de grandes infrastructures d'assainissement (canal de Zogona, et de Wemtenga), etc. Le projet Ziga a permis d'améliorer les conditions d'accès à l'eau potable de la ville. De même certains villages centre ont bénéficiés d'électricité et de l'eau potale. En matière de transport urbain on note le rétablissement du transport en commun (SOTRACO) et l'amélioration de la voirie (bitumage « Rue Notre Dame de la Paix », Bretelle Av. du conseil - Av. Banbandjida, Emb. Av. Banbandjida - Circulaire, Rue de Tanpouy, voirie à Larllé et Nossin, Av. de la présidence à Ouaga 2000 relié à un échangeur, ...). Les moyens de communications se sont développés après sa libéralisation au secteur privé (développement de cabines téléphoniques et du téléphone portable, des centres multimédias, ...).

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La Zone d'Activités Commerciale et Administrative (ZACA) a

 

A l'ouest par l'avenue de la mosquée d'une part et d'autre part

l'avenue Bassawarga.

3.1.2. Type de standing préexistant

Les quartiers concernés présentaient un standing médiocre dont le mode d'aménagement correspondait au type colonial. La zone était caractérisée par des parcelles de grandes superficies (450 m2 en moyenne) pour des attributaires en majorité à faible revenu, ce qui témoigne la médiocrité de leur mise en valeur. En effet on constate une prédominance des constructions en matériaux non définitifs (banco 70 %), recouvertes de tôles ou de paille. En résumé un mode de construction de type rural aux abords d'un type de haut standing (immeubles à plusieurs niveaux) de part et d'autre de l'avenue KWAMÉ N'KRUMAH, axe central de la zone, où sont menées des activités diverses (tourisme, hôtellerie, restauration, commerce, service administratifs...). D'où un désordre architecturale qui détériore l'image d'une capitale (photo 3.2.1 page suivante).

Tableau 3.1.2. I: Qualité du bâti de la zone d'extension de la ZACA et de la ZACA I

Une voirie très étroite, « les 6 m », qui rendait de ce fait la circulation moins aisée pour les engins à quatre roues, accès difficile aux services de proximités du moment (ONEA, ONATEL, SONABEL ...), les caniveaux quasiinexistant ou s'ils existent sont bouchés. Cette voirie restreinte joue en même temps, en plus de son rôle de déserte, un rôle de réceptacle des eaux usées domestiques et des ordures ménagers. On assiste à une situation d'insalubrité accentuée propice à la prolifération d'insectes nuisibles et autres vecteurs de maladies.

regard de son environnement immédiat (grand marché principal centre économique, Av. KWAMÉ N'KRUMAH, zone administrative et diplomatique, l'aéroport international de Ouagadougou...), interpelle une intervention.

Par ailleurs, les résidents s'étaient livrés, au regard des potentialités de la zone, à des transactions foncières sources de désordre dans la gestion foncière.

Il était alors du devoir et dans l'intérêt général de la ville, que l'Etat use des prérogatives que lui offres la RAF pour mettre en valeur la zone selon les règles modernes d'urbanisme et assainir cette gestion foncière. Une façon aussi de permettre à la ville de Ouagadougou de jouer pleinement son rôle de capitale, de faciliter les rapports entre tous acteurs du développement (services publics, privés, missions diplomatiques, ONG,...) par le principe de proximité, donner à la ville une architecture moderne et respectueuse de l'environnement, motiver les investisseurs locaux et attirer les investisseurs de la diaspora et étrangers.

En somme, créer les conditions d'une densification du tissu urbain harmonisé, au détriment de l'élargissement indéfini de la ville qui fragilise le efforts des services de proximités (assainissement, services de santé, énergie, transport et communication).

3.2.2 Etat d'avancement du projet

Démarré en 2000 après le décret portant extension de la ZACA, déclaration de la zone d'utilité publique et création d'un projet d'aménagement de la ZACA, le gouvernement a d'abord procédé à une expropriation des terrains en questions, suivi de l'indemnisation des anciens attributaires. Un emprunt obligataire a été lancé pour couvrir ces frais d'indemnisation et financer les travaux d'aménagement préparatoire.

37

Photo : 3.2.1 Type de standing préexistant de la zone d'extension de la ZACA

Source :Projet ZACA

Des zones ont été aménagées à Ouaga 2000 et Nioko I pour accueillir les expropriés qui le désirent.

A ce jour, la zone concernée par la première phase du projet est entièrement libérée et nettoyée (photo 3.2.2 page suivante). Un plan d'aménagement a été adopté par décret n° 2003678/PRES/PM/M ITH/MATD/M FB/M ED EV DU 31 décembre 2003 et comprend en croquis les différentes activités et leur disposition dans la zone (zone tertiaire : banques, sociétés, bureaux assurances, institutions internationales, etc. ; zone commerciale: en continuité avec le grand marché ; zone mixte : commerce, bureaux, restauration ... ; aire de stationnement ; centre culturel; complexe hôtelier ; centre de loisir; espaces verts et jardins, etc.

(Confère, figure 3.2.2 : plan d'aménagement de la ZACA).

Le projet est à l'heure du tracé des voies, de la définition des parcelles en fonction des besoins potentiels.

3.2.3 Perspectives

A l'avenir le projet procédera d'abord à la restructuration des quartiers limitrophes de la ZACA, pour permettre de l'accéder plus facilement, instaurer des cahiers de charges pour les aménagements dans ces zones limitrophes. Pour ce faire, il est prévu un décret qui va suspendre les nouvelles constructions dans ces quartiers et réglementer la vente de ces parcelles. De même la ZACA IIformera une continuité avec la ZACA I, car ce dernier recevra un plan de prescription pour la mise aux normes.

Conformément aux orientations du SDAGO, d'autres quartiers de même standing feront l'objet d'aménagement futur. On peut citer entre autres : Larllé,

Dapoya, Nemnin, Niogsin, «les quartiers Saints», Paspanga, Ouidi, KologNaba, Bilbalogo, Samandin, la zone industrielle de Gounghin, Etc.

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Mémoire de Licence P. / SDAT / Em. YONI / 20042005

Photo : 3.2.2 Espace libéré de la zone d'extension de la ZACA

Source :Projet ZACA

A l'absence d'une stratégie nationale de développement durable, quelques actions sectorielles tentent de répondre toute de même à ce principe. De ce qui précède nous avons montré de façon générale la relation qui existe entre l'aménagement du territoire et le développement durable. En ce sens que les principes de l'aménagement du territoire correspondaient exactement aux trois dimensions du développement durable, à savoir la dimension développement économique, la dimension social et la dimension durabilité écologique. Il convient que pour qu'une ville participe au développement, il faut l'aménager, construire des infrastructures, des réseaux, qui offrent un cadre pour le développement.

Quelles sont les actions qui, si elles sont menées, s'inscrivent dans une telle perspective dans la mise en oeuvre du SDAGO et de l'aménagement de la ZACA? C'est l'objectif du présent paragraphe.

conditions fixées par l'autorité administrative compétente après avis des services techniques ».

En effet la zone nordest (Loumbila, Nioko II) a été identifiée sur une superficie de 8.040 hectares comme zone préférentielle d'élevage intensif. L'agriculture quant à elle, en plus des grandes zones telles que Loumbila, Koubri etc., il est prévu l'aménagement des abords des réserves d'eau pour les cultures maraîchères, l'horticulture,...

Sur la plan développement commercial, l'intégration villecampagne forme un vaste marché dynamique d'échange, prospère et durable.

4.1.2 Du cas du projet ZACA

Comme son nom l'indique, c'est une zone où l'activité commerciale occupe une place prépondérante. Juxtaposé au grand marché, cet aménagement prépare un cadre propice aux investissements de la diaspora et étrangers d'une part et d'autres parts motive les investisseurs potentiels locaux. En outre sa construction aura pour conséquence immédiate le développement du petit commerce, et autres activités connexes rémunératrices des femmes, de la jeunesse, etc. Une promotion de l'industrie de la construction (entrepreneurs, commerce de matériaux de construction,...), le développement des infrastructures touristiques et de la restauration pour répondre aux diverses sollicitations des manifestations culturelles et politiques organisées dans la ville de Ouagadougou.

Le Grand Ouaga aménagé forme un ensemble humain, une intercommunauté solidaire avec des conditions de vie minimales standards (accès aux soins, meilleur cadre de vie collectif, droit à l'éducation et à la formation, ...) autant pour les habitants du centre ville que des villages centres, une promotion de l'emploi par la restructuration du secteur informel, l'appui aux activités des femmes, au petit commerce et par conséquent la réduction de la pauvreté dans le Grand Ouaga.

4.2.2 Du projet ZACA

La construction de la ZACA aura d'une part, pour conséquence sociale majeur, la promotion de l'emploi par le recrutement des employés de commerce, des gardiens, secrétaires de services, manoeuvres pour maçonnerie, techniciens et ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, les architectes etc. La résolution du problème de salubrité et de santé publique que constituait un tel cadre pour la ville, voire à l'échelle du pays (cas d'épidémie). Et d'autre part, va créer un dynamisme entre services publics, institutions internationales, privés et ONG lié à l'effet de proximité qui réduit énormément les besoins de déplacement, développe les relations et facilite les transactions. De même les conditions de vie seront améliorées dues à l'efficacité accrue des services de base (hygiène, assainissement, approvisionnement en eau potable et énergie, services de communication ...).

soumises à une étude préalable d'impact. Il préconise le maintient des espaces verts et formations naturelles existantes, la restauration de la ceinture verte de Ouagadougou et la création d'une ceinture verte dans les limite du Grand Ouaga et prévoit un plan de gestion des ressources naturelles de la zone.

4.3.2 Du projet ZACA

Sur le plan préservation de l'environnement, on a une réduction du besoin en espace qui limite l'exploration des terrains en périphérie. Ce qui préserve bon nombre de plantes et permet d'économiser de l'espace.

On a un assainissement maîtrisé (gestion des eaux usées, gestion des déchets, etc.) et la diminution des besoins de déplacement qui réduit très considérablement la pollution tant du sol qu'atmosphérique, d'où la préservation de la santé humaine et environnementale.

Etablir d'urgence un programme de réhabilitation des anciens
quartiers;

Orienter les futurs aménagements vers la promotion du logement social et collectif en lieu et place des vastes campagnes de lotissements où les attributaires ont du mal à payer les taxes de jouissances à plus forte raison de les mettre en valeur;

Créer des liens dynamiques entre le centre urbain et la banlieue afin de former un ensemble paysager qui présente un standing harmonieux des périphéries vers le centre;

Favoriser le développement économique et culturel local par l'usage
des matériaux de construction et de l'architecture du terroir;

Promouvoir l'utilisation de techniques de construction et d'entretien à fort coefficient de main d'oeuvre, qui crée des emplois dans le secteur de la construction pour la main d'oeuvre peu qualifié;

Adopter des mesures propres à rendre plus abordables le coût des matériaux de construction pour les pauvres des villes et campagnes (réduction des taxes, octroie de crédits...) ;

Etant donné la dépendance totale des populations rurales du foncier, intensifier les efforts visant à promouvoir l'accès à la propriété foncière de ces derniers notamment en leur attribuant des terrains aménagés à travers des opérations spéciales et à des conditions sociales ou en leur octroyant des prêts pour l'achat de terrains;

Faire de l'étude d'impact sur l'environnement, une condition préalable
pour certaines demandes d'autorisation de construire;

Veiller à proscrire les matériaux et produits chimique qui entre dans la construction et susceptibles de porter atteinte à la santé publique ou à l'environnement (amiante, climatiseurs vétustes, ...) ;

Incorporer l'enseignement des principes du développement durable
dans notre système éducatif;

Mettre en place des réglementations flexibles pour éviter les relectures répétitives et à court terme synonyme de perte de temps, gaspillage financière, blocage momentané de processus et un perpétuel recommencement;

Accorder de l'importance à l'information et à la vulgarisation des
textes et schéma adoptés;

Faire prévaloir l'esprit de coopération, de coordination et de
participation dans les actions de développement.

CONCLUSION GENERALE

Aux termes de cette étude, nous pouvons retenir que les processus relatifs à l'aménagement du territoire revêtent une grande importance pour le développement durable, car les trois dimensions de celuici (économique, sociale, et écologique) sont prises en compte dans une politique d'organisation d'un territoire.

Le SDAGO est par conséquent un outil potentiel pour le développement durable du « Grand Ouaga ».

Sa mise en oeuvre est un mode de promotion de bassin d'emploi fondé sur la complémentarité et la solidarité des territoires ruraux et le centre urbain. Ainsi, les potentialités de toute la zone sont mises en valeur au regard de cette cohésion géographique, culturelle, économique et sociale que présente la localité, en s'appuyant sur une forte coopération intercommunautaire. De même on a une amélioration des conditions de vie, le développement et la modernisation de la banlieue.

Ce stage nous été utile à plus d'un titre car nous comprenons mieux et dans la pratique les techniques et les dispositions tant économiques, sociales, que environnementale que l'on doit prendre dans une opération d'aménagement de territoire en général et en particulier dans un concept de développement durable.

Nous avons aussi tout de même contribué à la vulgarisation de cet outil capital pour des ambitions de développement durable du « Grand Ouaga »./.

ANNEXES

Photo : annexe 2 Maquette d'aménagement général de la ZACA

Photo : annexe 3 Maquette d'aménagement d'une section (Plate forme économique)

Photo : annexe 4 Maquette d'aménagement d'une section (Plate forme culturelle)

Source :Projet ZACA

+ Loi n°014/96/ADP portant réorganisation agraire et foncière ; 1996

+ Problématique de l'habitat spontané dans la commune de Ouagadougou; Monsieur Yakouba TRAORE ; DSTM , atelier sur la révision du SDAGO, octobre 2004;

+ Actions menées par la SONATUR en matière d'aménagement de l'espace; SONATUR , atelier sur la révision du SDAGO, octobre 2004;

+ Elevage dans le Grand Ouaga ; Monsieur Salifo TIEMTORE , Direction des Aménagement Pastoraux et du Foncier, atelier sur la révision du SDAGO, octobre 2004;

+ Bilan à miparcours de la mise en oeuvre du SDAGO : Communication des experts, atelier sur la révision du SDAGO, octobre 2004;

+ Habitat et développement durable ; article : Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement de HauteSavoie;

+ Renouvellement urbain des quartiers un enjeu durable ; article : Emmanuel ARNAUD.