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Les aspects communicationnels de la symbolique du veuvage chez les Baluba du KATANGA

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par Magalie KABALE
Institut facultaire des sciences de l'information et de la communication (IFASIC) - Licence en communication sociale 2008
  

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INTRODUCTION

I. Problématique

La présente étude porte sur la situation de la veuve ou du veuf chez le Baluba du Katanga, notamment en ce qui concerne la condition du conjoint survivant. Une étude menée en 2002 par l'association des femmes juristes démontre que plus du tiers des veufs et veuves ne jouissent pas de la protection suffisante de la société, en particulier en ce qui concerne les relations entre le conjoint survivant et la famille du défunt ou de la défunté.

Mais avec le nouveau code de la famille, nous constatons que beaucoup d'efforts sont fournis dans le but d'améliorer la situation.

Pour bien comprendre les problèmes liés à la situation de la veuve ou du veuf, il faut nécessairement se demander quels poids culturels pèsent sur eux. Evidemment beaucoup des travaux ont tenté de répondre à cette question en recensant les différents types de problèmes (code de la famille 2001, Ministère des affaires sociales). Mais peu des travaux fouillés, à notre connaissance, se sont intéressés aux raisons profondes qui mènent au calvaire que subissent certains veufs et veuves.

Pour parler efficacement de ce sujet, il faut non seulement chercher à savoir quels sont les types des problèmes posés par la situation du veuvage, mais il faut tenter de comprendre aussi ce qui amène les familles à agir dans le but d'infliger divers traitements dégradants au conjoint survivant. Les traitements tels que ne pas boire, ne pas manger, ne pas se déplacer sans autorisation, ne pas se laver, ne pas parler, frapper le veuf, etc. En outre, très peu des travaux ce sont penchés sur l'aspect communicationnel des ces pratiques dégradantes.

C'est à ce niveau que les peines infligées aux veufs et veuves cessent d'être considérées comme solution à leurs éventuels problèmes. Parce que les auteurs de ces pratiques justifient leurs actes comme étant des rites de purification pour le conjoint survivant. Cependant, au cours de notre recherche exploratoire, nous avons remarqué que diverses recherches ont déjà été entreprises dans le cadre de la communication traditionnelle ainsi que la communication à travers les signes et symboles. C'est le cas de NSIMBA DIVUTUKA qui, en 2005, a étudié les signes et symboles liturgiques comme moyen de communication1(*). Dans ladite recherche, l'effort fournis était de faire comprendre à la communauté scientifique les signes et symboles tels qu'utilisés et pratiqués dans l'église catholique. Selon elle, ces signes et symboles sont d'une grande importance dans la transmission du message. Ils actualisent les faits passés mais aussi transforment des réalités invisibles en réalités visibles.

Un autre travail est celui de NICOLE MWANZA qui, en 2001, a étudié la communication dans le milieu traditionnel Baluba du Kasaï (cas du TSHIONDO)2(*). Au cours de cette recherche, l'auteur a voulu ressortir la valeur culturelle de cet instrument de communication chez le peule Baluba du Kasaï vue l'arrivée des nouvelles technologie de l'information et de la communication. Le TSHIONDO comme instrument de communication qui privilégie la transmission du message concernant un cas donné, d'un émetteur à un récepteur. Le rôle de cet instrument se voit amoindri jusqu'à sentir la perte de cet héritage ancestral.

Nous observons qu'il règne un certain flou autour de la notion de veuvage. Il ressort aussi de deux études mentionnées plus haut que la symbolique du veuvage constitue l'une des dimension les moins cherches mentionnent que la communication sévère l'une du fait que les pratiques 'traditionnelles regorgent en leurs sein des signification. Mais il subsiste une marque de connaissance quant aux motifs de ces pratiques. Dans le cade de notre recherche nous nous posons la question de savoir : quels sont les aspects communicationnels de la symboliques du veuvages chez les Baluba - Katanga ?

Pour mieux cadrer notre question nous y ajoutons une question subsidiaire qui est : ces pratiques sont elles des conditions sine qua non pour accéder à la désaliénation ?

II. Hypothèse

Les aspects communicationnels de la symbolique du veuvage chez les baluba du Katanga sont nombreux et prennent plusieurs formes. Il s'avère que dans la société baluba du katanga. Les pratiques du veuvage sont les conditions sine qua non pour que les veufs ou la veuve accède à la désaliénation, c'est-à-dire à la libération du survivant ou de la survivante.

III. Intérêt du sujet

Dans le cadre de ce travail, nous avons porté notre choix sur la dimension des aspects communicationnels. Notre choix est bien sur motivé par un intérêt personnel pour les phénomènes sociaux culturels et communicationnels, mais est aussi appuyé par des motifs plus profonds. En effet, nous croyons qu'il est impératif de nous pencher sur des aspects communicationnels de la symbolique du veuvage. Car jusqu'à ce jour, il n' y a que peu de travaux documentés dans une perspective communicationnelle. C'est dans cette perspective d'application de concepts communicationnels que nous choisissons de nous intéresser particulièrement aux problèmes liés à la symbolique du veuvage. Et parce que nous croyons que la symbolique, en tant que véhicule des idées et composantes essentielles de la culture, devrait prendre une place plus importante dans la compréhension des us et coutumes.

IV. Méthodes et techniques

« La méthode dit Kaptan cité par Grawitz a le propre d'aider à comprendre au sens la plus large, non les résultats de la recherche scientifique, mais le processus de recherche lui-même»3(*).  Ceci nous conduit à porter notre choix sur la méthode descriptive qui consiste à « ressembler les informations à propos de tel ou tel autre phénomène afin de fournir une image aussi cohérente et aussi approfondie que possible de celui-ci »4(*). Cette méthode nous aidera à décrire les pratiques du veuvage.

La méthode analytique nous permettra bien entendu à analyser les données recueillies des diverses sources dans le but de vérifier notre hypothèse. Quant aux techniques, nous comptons recourir à l'analyse documentaire et à l'entretien

- l'analyse documentaire nous permettra de compulser différents ouvrages, mémoires et autres documents ayant trait à notre recherche.

- L'entretien nous permettra de recueillir également des informations explicatives ayant trait à la symbolique du veuvage chez le peuple baluba du Katanga ;

- De ce point de vue nous ferons appel aux fils et filles baluba-Katanga qui nous éclaireront nos lanternes.

V. Division du travail

Outre l'introduction et la conclusion, le travail est divisé en trois chapitres. Le premier aborde le cadre théorique et le cadre conceptuel en relation avec notre problématique et nos questions de recherche. Le deuxième chapitre présente le peuple baluba du Katanga et donne une description approfondie des pratiques liées au veuvage chez ce peuple. Le troisième chapitre présente et interprète les résultats de l'enquête.

* 1 NSIMBA D, Les signes et symbole liturgique comme moyen de communication, Kinshasa, TFE, IFASIC, Inédit, 2005

* 2 MWANZA, N., La communication dans le milieu traditionnel baluba Kasaï, Kinshasa, TFC, Inédit, IFASIC, 2001

* 3 GRAWITZ, M., Méthodes en sciences sociales, Paris Dalloz, 1990, p.18

* 4 ELITE, G., Initiation à la recherche scientifique, cours, 2ème graduat, IFASIC, 2007, inédit

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