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Structure de l'offre et demande des soins de santé dans la zone de santé rurale de Minova/RDC

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par Blaise KIBALONZA KABWENDE
UNIGOM - Licence 2007
  

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I.5. LES ETUDES EMPIRIQUES

Dans les années 1960, au moment de l'indépendance, la couverture sanitaire en est faible. Le premier plan de développement tente de remédier à cette situation. L'amélioration de la santé est alors considérée par les planificateurs comme un moyen de combattre le sous-développement. Une grande partie des investissements est réservée aux structures destinées aux personnes vulnérables (femmes et aux enfants). Jusqu'au milieu des années 1970, le nombre de structures (relativement à la population) augmente rapidement. Dans les premiers plans de développement, la notion de santé est très large et une attention particulière est portée aux conditions de vie de la population susceptibles de nuire à sa santé. Une nouvelle politique de santé est engagée, l'accent est mis sur la formation du personnel médical ; le nombre de médecins et de sages-femmes augmente rapidement. Malgré cette incontestable amélioration, le déficit en spécialistes reste important, et ce jusqu'à aujourd'hui33(*) .

Dans le plan de développement économique et social, pour le secteur de la santé, l'élément majeur « est constitué par l'insertion rationnelle dans notre système de Santé Publique, notamment en zones rurales, des services de Soins de Santé de Base », permettant d'accroître rapidement la couverture sanitaire, surtout parmi les populations les plus défavorisées. La croissance rapide des dispensaires ruraux, l'instauration d'un système de sécurité sociale et de retraite, la gratuité des soins pour les plus pauvres ont contribué à une meilleure couverture sanitaire.

Dans les plans de développement suivants, le secteur privé est très sollicité. Les cliniques sont certes en nombre croissant, mais elles sont concentrées dans les grandes villes. La définition de la santé et les populations cibles des actions publiques ont évolué au fil des plans de développement économique ; tous les indicateurs exposés montrent que le volume d'offre de structures de santé et de personnel médical a régulièrement augmenté. Les femmes dans leur ensemble ont eu un accès croissant à la médecine « moderne ».

Dans les milieux ruraux, les ménages sont situés en moyenne à 2 ou 3 km du centre de santé de base, 36 % sont à 5 km ou plus. L'hôpital le plus proche est souvent à plusieurs heures de piste.

A Minova, la situation est cas même favorable. Il y a plusieurs centres de santé de base à proximité et surtout un hôpital. L'offre de soins est donc relativement « abondante ».

Des observations empiriques et les résultats de l'enquête convergent vers le même constat : le recours des femmes à la médecine « moderne » est beaucoup important à Minova.

A Minova, l'offre de soins de santé s'est considérablement enrichie ces 5 dernières années et, dans le même temps, la santé des femmes s'est améliorée.

Une analyse régionale a montré que des disparités économiques et géographiques persistent jusqu'à aujourd'hui. Il serait néanmoins erroné d'affirmer que l'accès aux soins ne dépend que de l'offre. La demande de services sanitaires n'est pas non plus uniforme et varie selon de nombreux facteurs socio-économiques. Il n'y a pas de relation parfaite entre l'offre et la demande : dans des régions bien équipées en structures et en personnel, des barrières sociales et culturelles restreignent l'accès aux soins pour les femmes.

* 33 CREDIF (Centre de Recherche, d'Études, de Documentation et d'Information sur la Femme), Femmes de Tunisie - Situation et perspectives, Tunis, 1994, p. 97

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"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld