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La Gestion du Risque de change: L'approche par les instruments dérivés à SHELL SENEGAL

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par Etienne .Y. NGUETTA
Centre Africain d'Etudes Supérieures en Gestion (CESAG) - Mastère en Banque et Finance 2006
  

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THEME DE MEMOIRE

LA GESTION DU RISQUE DE CHANGE.

L'APPROCHE PAR LES INSTRUMENTS DERIVES A SHELL SENEGAL.

Année Académique : 2004-2005

DIRECTEUR DE MEMOIRE

Monsieur Jean-Marcel Dalbarade

Docteur en Economie ; Docteur en Finance

Enseignant à l'Université Paris Dauphine France

Mémoire en vue de l'obtention du MBA en Banque & Finance

MAITRE DE STAGE

Monsieur Cheikh Tidiane Diallo, Directeur Administratif et Financier de Shell Sénégal

STAGIAIRE

Etienne N'GUETTA YAO

MBA en Banque et Finance, option Marchés Financiers et Finance d'Entreprise

4ème Promotion

DEDICACE

Si l'Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l'éternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain. En vain vous levez-vous matin, et couchez-vous tard,Et mangez-vous le pain de douleur ;Il en donne autant à ses bien aimés pendant leur sommeil.

Psaumes 127/1-2

REMERCIEMENTS

Je remercie Yahwé qui m'a permis dans sa grâce de sortir de mon terroir et venir faire un diplôme hautement compétitif, et de côtoyer toute cette jeunesse africaine qui a soif de connaissance.

M .Cheikh Diallo, Directeur Administratif et Financier de Shell Sénégal qui a bien voulu m'accepter dans son département pour une période de trois mois, pour rédiger mon mémoire mais aussi pour apprendre, et me fondre dans le moule de l'entreprise.

M. Hassane Kane, trésorier qui au quotidien m'a donné les informations nécessaires, pour la rédaction de mon mémoire et a placé une confiance en moi en me confiant des taches hautement stratégiques pour le Service qu'il dirige, c'est-à-dire la Trésorerie.

Madame M'baye Sophie par qui tout est parti, elle qui a bien voulu me donner l'opportunité de ce Stage à Shell sans même nous connaître.

M. Jean Marcel Dalbarade, qui suit mon stage depuis la France, et qui me répond à chaque sollicitation, chaque fois que le besoin se fait sentir sur n'importe quelles informations.

M. Lee Reemers, Eminent Professeur de L'Insead Fontainebleau, France, qui n'est ni mon encadreur, ni professeur permanent au CESAG, mais qui a toujours accepté et tendu une oreille attentive à toutes nos sollicitations.

M. Gérard Mazziotta Directeur de l'Agence de la Banque Centrale de France de la ville d'Avignon, j'ai toujours pu bénéficier de ces trente ans d'expérience de banquier central, surtout lors de travaux sur la notation bancaire dont j'ai été le modeste participant, lors de sa mise en place au niveau de la Trésorerie de Shell Sénégal.

M .Franck Bationo Bassambié Chef du Département des Etudes à la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pour son humilité et pour la haute estime qui porte à ma modeste personne, il a toujours su me guider vers la bonne information chaque fois qu'il était sollicité dans le cadre de mes activités au niveau de Shell.

Monsieur Gilles Morisson pour les conseils qu'il m'a donnés en vue de mieux organiser mon mémoire.

M. Roger Atindehou Chef du projet Mastère en Banque et Finance du CESAG, celui qui pendant huit mois nous a pris pour ses amis et qui a subi tous nos desiderata.

Madame Lo Bineta Niang, avec qui je travaille tous les jours et auprès de qui j'ai tout appris.

Qu'elle trouve ici l'expression de mes sincères remerciements.........................

Mlle Anna N'gom, qui nous a accueilli le premier jour de ce stage, par son respect à notre égard nous a vraiment mis en confiance dés le premier jour.

A tout le personnel de la Direction Financière de Shell en particulier et en général tous ceux qui travaillent à Shell Sénégal, je leur témoigne ma gratitude.
A mon père qui a toujours cru en nos capacités intellectuelles et cela aux pires moments de notre vie, aux moments souvent difficiles que nous avons traversé depuis notre jeunesse !!

A ma mère, c'est auprès d'elle que nous avons toujours eu les ressources et réconforts nécessaires, et sa foi en Dieu qu'elle a su toujours nous communiquer, nous a été d'un apport vital...

A mon petit frère Henri Michel, que ce mémoire soit un chemin tracé, que chacun de vous puisse suivre..

A mes deux petites soeurs Marie France et Reine Nadia, que puis-je vous dire, si ce n'est que notre Seigneur nous accorde les moyens afin de vous aider à réaliser les meilleures études possibles.... sans oublier le célèbre « CASAM » Behi Ange Uriel Koudou.

A ma grand-mère, toi qui a guidé nos premiers pas au cours élémentaires, notre reconnaissance infinie, autant de chemin parcouru, cela témoigne que tu n'as pas vécu inutilement..

A mes amis du Lycée Moderne de Daoukro, certains d'entre vous ont découvert très tôt en nous des talents insoupçonnés, aujourd'hui c'est mon tour de dire merci à :

Hervé Kangah -Ibrahima Koné - Félix Bouadou -Raymond Comoé - Kouadio Kouamé-Jean Michel Kouassi -Aman Messou- Lacombe N'doua - Lucien Méa- Dieudonné N'ZI - N'goran Gwladys-

A mes amis avec qui nous avions partagé les souffrances morales de la Faculté,ceux avec qui nous avions veillé des nuits entières pour préparer des examens,merci à :

Germain Akpo -Vianney N'DRI-Deruoth Touré- César Assouman -Barthélemy YAO-Justin N'DRI- Oka N'goran -Jacob Kamalan -Muriel Mangoua -Catherine DIA -Mama Koné -Adélaïde Sélé -Amalaman Sidonie -Agnès KOFFI -Bétami Yoboué- Clarisse Alloco - Kady Fofana -Elisabeth N'guessan- Nadia Evelyne N'goran -ZOUZOUKO Kenette -COBB Douglas - Claver Mambo -Joseph Kassi - Colombe Tano -Evelyne GNAGBO- Natacha Gnagbo...

Enfin je n'oublie pas l'ensemble des Mastériens, chers collègues grand merci pour ces huit mois qui ont été une éternité, c'était une occasion à ne pas rater..

Ultime merci à mon cher voisin Jean Baptiste KOLI, éminent auditeur ...

Synthèse du mémoire

Considéré depuis longtemps comme l'un des risques financiers redoutés par les entreprises, le risque de change est devenu au fil des années, et surtout depuis la suppression des parités fixes issues des accords de Bretton Woods du 15 Août 1971, le risque de change est devenu un problème crucial, même pour les Etats.

C'est à la suite de pertes importantes subies par les multinationales lors des événements de 1967-1969  qui ont conduit à la dévaluation de la livre sterling et du franc français, la réévaluation du Deutsche Mark, le flottements du dollar canadien, qu'il est apparu nécessaire de remplacer les méthodes empiriques de couverture, par des ensembles de techniques appropriées, en un mot de mettre en oeuvre une gestion rigoureuse et intégrée du risque de change.

Il n'est plus rare de nos jours de voir les grandes devises avec des variations de 1% en une seule journée.

Depuis, les pertes causées par le risque de change font régulièrement la « Une » des médias, quand une grande firme subit des pertes importantes qui sont dues au risque de change, mais l'histoire retient surtout la faillite « apocalyptique » de la prestigieuse banque anglaise BARINGS, une banque vieille de 233ans qu'un trader a fait écrouler en quelques semaines à cause des pertes immenses liées au risque de change.

Shell Sénégal dans une moindre mesure n'échappe à cette règle, elle qui importe 25% de ses produits pétroliers de STASCO, une filiale de Shell International Company qui facture uniquement en USD.

Le risque de change est lié aux variations du cours de change, il constitue une menace majeure pour toute entreprise engagée dans le commerce dans les opérations internationales On peut le définir comme le montant des avoirs et engagements dont la valeur en monnaie nationale sera affecté par un changement du cours de change.

Les institutions financières, les banques centrales et même les Etats n'échappent pas à cette logique.

Le risque de change est constitué de facteurs divers, qui peuvent être regroupés selon les critères plus ou moins pertinents. Nous faisons la distinction entre le risque de transaction qui se caractérise par le court terme et le risque du bilan qui est à long terme.

Le risque de position est constitué par des opérations réalisées directement par l'entreprise et susceptible de générer une perte de change .Certains constitutifs de risque de position sont évidents et l'entreprise peut les connaître sans difficulté, d'autres sont plus difficiles à identifier, à mesurer.

Le risque de change économique est quant à lui constitué par des flux non contractuels de l'entreprise dont le montant ou la pérennité serait affectée par la modification du cours de change.

Cette propagation et diversification des sources du risque de change ont amené les Etats à opter pour tel ou tel régime de change  en fonction de leur intérêt économique et surtout le degré d'implication dans le commerce international et les devises utilisées.

Ces variations du cours de change s'expliquent très souvent par des évènements médiatiques qui se produisent et qui affectent les marchés de change.

Mais aujourd'hui toutes les théories économiques, parité de pouvoir d'achat, parité du taux d'intérêt, l'approche monétaire du cours de change qui ont été élaborées pour analyser et estimer (évaluer) l'évolution du cours de change sont devenues plus des instruments d'analyses et de concepts. Ce qui a conduit à un renouveau de l'approche de la théorie du cours de change fondée sur les mouvements erratiques et la volatilité des cours de change.

L'ingéniosité des acteurs du marché devant les difficultés pour anticiper et prévoir l'évolution du cours de change a été d'inventer des instruments financiers à fort effet de levier appelés « instruments financiers ».

D'abord nés aux Etats-Unis dans les années 1970, ces instruments dont la connaissance et l'usage permettent de gérer au mieux le risque de change, se sont propagés sur l'ensemble des marchés financiers au milieu des années 1980. Les produits dérivés ont connu un essor spectaculaire croissant. L'usage des instruments dérivés est même devenu un gage de bonne gestion et source de rentabilité des entreprises soumises aux risques de change.

Ici, il faut faire une distinction entre les instruments capables de gérer le risque de taux et ceux qui sont aptes à gérer le risque de change, ce sont ces derniers qui nous intéressent.

Les instruments de gestion du risque de change sont eux-mêmes scindés en deux catégories, ils y a ceux qui sont négociés sur des marchés organisés : ce sont les futures de devises, les forwards.

En dehors des instruments négociés sur le marché organisé, il en existe sur le marché de gré à gré, ce sont : les « floors » et les caps ; ces instruments ont cette possibilité de figer ou fixer un plafond pour des prix à payer et donc de garantir un prix maximum ou minimum à l'entreprise.

Cependant, les entreprises dans leur relation commerciales disposent d'un ensemble d'instruments internes dont elles peuvent faire usage, ce sont : le termaillage, le netting,les clauses d'option ,la clause de risque partagé,la clause d'adaptation des prix proportionnels au fluctuation de change.

Si pendant longtemps Shell Sénégal est restée en marge de l'usage des produits dérivés, les pertes de change enregistrées ces trois dernières années plaident en faveur d'une mise en place d'une unité de change chargée de gérer ce risque.

La définition par Shell Sénégal d'une orientation stratégique claire pour la gestion de risque de change ,devra nécessairement s'accompagner d'une réorganisation interne afin de mieux prendre en charge les risques liés aux fluctuations du cours de change,de taux d'intérêt et peut-être un jour les prix.

Compte tenu de la politique générale de cette entreprise,il ne s'agit pas de spéculer sur les marchés financiers en général et particulièrement sur celui des change,mais de trouver soit localement des contreparties fiables locales avec lesquelles,certains produits dérivés pourraient être aisément utilisés.

Dans un premier temps, nous invitons les premiers responsables de Shell Sénégal c'est-à-dire la direction générale à commencer par mettre dans les différentes conditionnalités qui la lient à l'ensemble des banques, l'usage des produits dérivés localement utilisables, comme des produits négociés sur le marché organisés et /ou le marché de gré à gré.

Ensuite il faudrait éditer des règles claires et précises qui vont servir de cadre de référence à l'unité chargée de gérer le risque de change.

Ces règles doivent préciser sans équivoque le montant à ne pas dépasser, les limites à respecter, les contreparties avec lesquelles il faut traiter, le rôle de chaque membre de l'unité de change, leurs droits et devoirs.

L'unité de gestion du risque de change doit avoir comme une des ces tâches essentielles d'établir les positions de change de façon continue. Cette position doit être suivie en permanence, et en temps réel, ce qui implique la mise en oeuvre de procédures rigoureuses de collectes d'informations. Il en résulte des difficultés tant matérielles qu'organisationnelles.

La suivie de la position de change nécessite que l'unité chargée de la gestion de change mette en place un circuit de collecte d'information,fonctionnant en temps réel à partir de tous les services concernés :commerciaux,facturations,acheteurs .

Une telle organisation est la condition indispensable de l'utilisation des positions de change parce que tout retard dans la connaissance d'un élément crée un risque non couvert.

Le circuit d'information doit être double : comptable pour enregistrer des opérations de facturations, de paiements, d'emprunt, et extra comptable pour repérer les risques.

Ainsi cette unité pourrait établir en permanence ses positions et les fermer.

Elle peut également les projeter dans le futur c'est-à-dire calculer leur niveau à telle date future (à la fin du mois par exemple) sous les hypothèses qu'elle se donne.

Enfin il faut fournir à ceux-ci les moyens financiers, humains indispensables à une bonne gestion du risque de change et le choix et la sélection des produits aptes à gérer le risque de change.

Une revue périodique en terme de contrôle doit être aussi inscrite dans les procédures, afin qu'une évaluation périodique trimestrielle ou semestrielle des performances de cette unité de change soit faite.

Mais les performances de cette unité de change ne devront pas être seulement limitées à la gestion du risque de change, mais aussi à sa capacité d'adaptation et / ou aux anticipations de l'évolution des cours.

Dans cette optique, l'une de leur plus grande tâche sera d'avoir une base de données sur une longue période, une base consultable, des données en internes aussi le marché des prix du pétrole pour voir dans quel sens évolueront les prix futurs des matières premières et le cours des principales devises.

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