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Gestion de la maintenance en milieu textile

( Télécharger le fichier original )
par Babatoundé Lionel KOBA SEGAN
Institut Universitaire de Technologie de Lokossa (Bénin) - Licence Professionnelle en Génie Industriel et Maintenance 2007
  

Disponible en mode multipage

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REPUBLIQUE DU BENIN
************
Ministère de l'Enseignement Supérieur

 
 

et de la Recherche Scientifique
************
Université d'Abomey-Calavi
************
Institut Universitaire de Technologie de Lokossa
************

RAPPORT DE STAGE DE FIN DE FORMATION POUR
L'OBTENTION DU DIPLOME DE LICENCE
PROFESSIONNELLE

Filière : Génie Industriel et Maintenance

GESTION DE LA MAINTENANCE EN MILIEU TEXTILE :
LES METIERS A TISSER SULZER DU COMPLEXE
TEXTILE DU BENIN (COTEB SA)

Présenté

par : Tuteur de stage:

KOBA SEGAN

CAPO-CHICHI

Mayaa M. CHABI Yambé Chabi,

& Ingénieur des Travaux en

Babatoundé Lionel Maintenance Industrielle,

Chef Service Industriel du COTEB

Année académique : 2006 - 2007

3ème Promotion

Avant- propos

Entité pédagogique de l'Université d'Abomey-Calavi, l'Institut Universitaire de Technologie de Lokossa a été mis en service en octobre 2002 avec pour vocation de former des techniciens industriels performants dotés du diplôme de licence professionnelle.

Le Travail de Fin d'Etude (TFE) que nous présentons dans le présent rapport s'inscrit dans ce contexte. Il est l'aboutissement d'un stage obligatoire à la fin de notre formation professionnelle estudiantine. Il nous permet en effet de mettre en valeur le « bagage intellectuel scientifique et industriel acquis au cours de ces trois années de formation universitaire ». Ayant reçu notre formation en Génie Industriel et Maintenance (GIM), nous comptons mettre à profit les cours liés à la maintenance industrielle afin de produire un rapport de qualité optimale.

Le thème de notre Travail de Fin d'Etude (TFE), effectué en milieu textile est : « Gestion de la maintenance en milieu textile : les métiers à tisser SULZER du Complexe Textile du Bénin (COTEB SA)».

UAC / IUT-LOK / GIM / 3ème Promotion
Présenté par CAPO-CHICHI Mayaa & KOBA SEGAN Babatoundé Lionel

Résumé

La première partie de cet ouvrage présente l'entreprise COTEB SA, suivi de la description des différents procédés de transformation au sein de l'usine. Dans cette même partie, nous présentons l'organisation technique du COTEB et l'état des lieux de ses équipements.

La seconde partie du document présente en détail les travaux effectués lors du stage, relatifs au TFE. Nous y proposons une gestion de la maintenance d'un parc de métiers à tisser de marque SULZER du Complexe Textile du Bénin, à travers l'élaboration de tableaux de bord que nous avons préalablement analysés.

Ces tableaux de bord nous ont permis d'élaborer une politique de maintenance appropriée à l'entreprise, suivant un schéma bien défini.

Ainsi on verra dans cette partie du rapport comment des indicateurs de fiabilité, de maintenabilité et de disponibilité peuvent permettre de définir des priorités d'action au sein des départements de production afin d'améliorer leur rendement effectif, et ce, à travers la mise sur pied de programmes de maintenance journalier, hebdomadaire et semestriel.

UAC / IUT-LOK / GIM / 3ème Promotion
Présenté par CAPO-CHICHI Mayaa & KOBA SEGAN Babatoundé Lionel

Abstract

The first part of this work is about the interface of COTEB SA, followed by a description of the different manufacturing process in the factory. In addition, it is presented in one hand the technical organisation of the venture and in other hand the inventory of their equipment.

The second part of this work present in detail what have been done during the training course related to our final examination. In that part, we suggest a management of the loom SULZER, through the development of a notice board that had been analysed before we established an appropriate method. All this is illustrated with a clear diagram. Thus the second part shows how reliability and availability index can help to identify measures that have priority into the production department, in order to improve their effective output. All this will be done through the drawing up of daily, weekly and half yearly maintenance schedule.

UAC / IUT-LOK / GIM / 3ème Promotion
Présenté par CAPO-CHICHI Mayaa & KOBA SEGAN Babatoundé Lionel

Dédicaces

A mon père Julien CAPO-CHICHI et

A toi ma mère, Léocadie DEGUENON.

Puissiez vous trouver en ce modeste travail un début de récompense aux multiples sacrifices consentis à mon égard.

A vous tous frères, soeurs, parents, amis, pour votre soutien indéfectible.

A mon oncle bien aimé, Mr Basile CAPO-CHICHI et son épouse. Vous êtes plus qu'une famille pour moi.

Et tout particulièrement,

A toi Seigneur qui, dans ton amour infini, nous accorde bien souvent plus que nos mérites.

CAPO-CHICHI Mayaa

UAC / IUT-LOK / GIM / 3ème Promotion iv

Présenté par CAPO-CHICHI Mayaa & KOBA SEGAN Babatoundé Lionel

Dédicaces

A mon feu Père KOBA Ayékoro Germain.

A Mme KOBA Assiba Julienne, née YANDAH, ma maman chérie, qui représente tout pour moi.

A mes oncles : KOBA A. Bernard et ADJILE SEGLA D. Aimé, qui m'ont soutenu durant ce parcours universitaire.

A mon frère Hermann et à ma soeur Lydie.

A tous les parents et amis qui ont contribué, de près ou de loin à l'aboutissement de ce document.

KOBA SEGAN Babatoundé Lionel

UAC / IUT-LOK / GIM / 3ème Promotion
Présenté par CAPO-CHICHI Mayaa & KOBA SEGAN Babatoundé Lionel

Remerciements

Ce document n'est pas l'aboutissement de notre seul effort, mais de beaucoup d'autres personnes qui n'ont ménagé aucun effort pour rendre effectif le stage que nous avons effectué au COTEB et au-delà, notre formation toute entière. Il nous est donc agréable de remercier :

Dr Ezéchiel ALLOBA, Maître Assistant des universités, Directeur de l'Institut Universitaire de Technologie de Lokossa.

Dr Emmanuel WOUYA, Directeur Adjoint de l'Institut Universitaire de Technologie de Lokossa.

Dr Gontrand BAGAN, Maître Assistant des universités, Responsable des départements de Génie Industriel et Maintenance & Génie Mécanique et Productique.

M. Chabi Yambé CHABI, Ingénieur des Travaux en Maintenance Industrielle, Chef Service Industriel du COTEB.

M. Zoffoun, Ingénieur Textile, Chef Cellule Statistique et Prospective du COTEB.

vi

UAC / IUT-LOK / GIM / 3ème Promotion
Présenté par CAPO-CHICHI Mayaa & KOBA SEGAN Babatoundé Lionel

Tous les chefs de département de production du COTEB, ainsi que tous les responsables administratifs dudit complexe.

M. JACQUET Issiaka, technicien de Maintenance Industrielle au département de tissage du COTEB.

M. Victorien AGUE, Ingénieur en Energétique, Professeur à l'IUT de Lokossa ; merci pour tes précieux conseils.

Nos chers professeurs et tout le personnel non enseignant de l'Institut Universitaire de Technologie de Lokossa.

SOMMAIRE

Avant- propos i

Résumé ii

Abstract iii

Dédicaces iv

Remerciements vi

PREMIERE PARTIE

Introduction générale

2

Chapitre 1 : PRESENTATION DU COTEB

3

1.1 -) Situation géographique et objet

3

1.2 -) Historique

3

1.3 -) Perspectives

5

1.4 -) Structures

6

1.4.1 -) Le Conseil d'Administration

6

1.4.2 -) L'Administratrice Déléguée

6

1.4.3 -) Les Superviseurs

6

1.4.4 -) Le Secrétariat de Direction

6

1.4.5 -) Le Service de l'Administration et du Personnel

6

1.4.6 -) La Cellule Statistique et Prospective

7

1.4.7 -) Le Service Industriel

7

1.4.9 -) Le Service Approvisionnement

7

1.4.8 -) Le Service Commercial et Marketing

7

1.4.10 -) Le Service Comptable et Financier

7

Organnigramme 8

Chapitre 2 : PROCESSUS DE TRANSFORMATION 9

2.1 -) DEPARTEMENT DE FILATURE 9

2.1.1 -) Section préparation 9

2.1.1.1 -) la grande préparation 10

2.1.1.2 -) la petite préparation 12

2.1.2 -) Section filature 12

2.1.3 -) Section bobinage 13

2.2 -) DEPARTEMENT DE TISSAGE 13

2.2.1 -) Section préparation 13

2.2.2 -) le hall de tissage 15

2.2.3 -) la bonneterie 15

2.3 -) DEPARTEMENT DE FINITION 15

2.4 -) DEPARTEMENT DE CONFECTION 17

2.5 -) DEPARTEMENT DES SERVICES GENERAUX 18

2.5.1 -) Atelier de fabrication mécanique 18

2.5.2 -) Atelier électrique 18

2.5.3 -) Centrale électrique 18

2.5.4 -) Atelier d'entretien des dispositifs de conditionnement d'air...18 2.6 -) SECTION VISITE 19

2.7 -) SECTION CONTROLE QUALITE ET QUANTITE 19

Chapitre 3 : ORGANISATION TECHNIQUE DU TRAVAIL 21

Chapitre 4 : ETAT DES LIEUX DES EQUIPEMENTS 23

DEUXIEME PARTIE

Cahier des charges 27

Chapitre 5 : PRESENTATION DES METIERS A TISSER 29

5.1-) L'armoire de commande 29

5.2-) La commande, l'entraînement de la machine, le frein de la machine 30

5.3 -) Système de sûreté 31

5.4 -) Commande du dérouleur d'ensouple et appel du tissu 32

5.5 -) Formation de la foule 32

5.6 -) Mécanisme de chasse 33

5.7 -) Commande du battant 36

5.8 -) Mécanisme de réception 36

5.9 -) Appareil à lisière 36

Chapitre 6 : DEFINITION D'UNE POLITIQUE DE MAINTENANCE 38

6.1 -) ORGANISATION ACTUELLE DE LA MAINTENANCE 38

6.2 -) DETAIL DE L'ETUDE MENEE 39

6.2.1 -) Recherche d'informations 40

6.2.1.1 -) Le dossier machine 40

6.2.1.2 -) Le fichier historique 40

6.2.1.3 -) Fiches de suivi du matériel 41

6.2.1.4 -) Traitement des données 45

6.2.2 -) Définition d'objectifs 53

6.2.3 -) Choix des méthodes 53

6.2.3.1 -) Priorités d'action 53

6.2.3.2 -) type de maintenance 60

UAC / IUT-LOK / GIM / 3ème Promotion
Présenté par CAPO-CHICHI Mayaa & KOBA SEGAN Babatoundé Lionel

6.2.4 -) Définition des moyens 62

6.2.5 -) Réalisation 64

6.2.6 -) Evaluation 69

6.2.7 -) Conclusion partielle 71

Autres travaux effectués 72

Suggestions 72

Conclusion générale 73

Bibliographie 75

Annexes 76

.

PREMIERE PARTIE

Généralités

SOMMAIRE

Introduction 2

Chapitre 1 : Présentation du COTEB 3

Chapitre 2 : Processus de transformation 9

Chapitre 3 : Organisation technique du travail 21

Chapitre 4 : Etat des lieux des équipements 23

INTRODUCTION GENERALE

La filière cotonnière constitue pour plusieurs raisons la principale source de croissance de l'économie nationale de notre pays. En effet, la production moyenne annuelle de coton graine est estimée à trois cents cinquante mille (350.000) tonnes et représente environ quatre vingt milliards (80.000.000.000) de francs CFA procurant ainsi des revenus monétaires à environ trois millions (3.000.000.) de personnes. La filière représente 45% des rentrées fiscales (hors douanes) alors qu'elle ne contribue en terme de valeur ajoutée que pour 13% du Produit Intérieur Brut (PIB) national.

Acheté sur le marché mondial à environ sept cents soixante et dix (770) FCFA le kg, le coton fibre est transformé et vendu sur le même marché sous forme de tissu à environ dix fois son coût d'acquisition.

Malheureusement, seulement 1% de ce coton fibre produit fait l'objet d'une transformation dans notre pays. Cela constitue un manque à gagner considérable pour notre économie. D'où la nécessité de faire subir à la fibre cotonnière un maximum de transformations afin de produire de la valeur ajoutée, source de croissance et de développement durable. Ceci explique l'importance de l'industrie textile dans notre pays.

Nous voilà ainsi lancés à la découverte de l'une des premières entreprises de notre pays : le Complexe Textile du Bénin, renaissant d'une longue léthargie et qui nourrit l'espoir du gouvernement à savoir : faire de l'industrie textile une machine productrice de valeur ajoutée et de développement durable.

Chapitre 1 : PRESENTATION DU COTEB

1.1 -) Situation géographique et objet

Le Complexe Textile du Bénin (COTEB) est implanté dans la zone industrielle à l'ouest de la ville de Parakou et sis au quartier Camp Adagbè, route Inter-Etat Parakou-Djougou.

Situé dans un domaine de plus de trente et un hectares (31ha), les bâtiments actuels couvrent une superficie d'environ trente mille mètres carrés (30.000. m2).

Le complexe textile du Bénin est une société industrielle qui a pour objet la transformation du coton fibre en articles confectionnés à travers plusieurs processus allant de la filature jusqu'à la confection de vêtements pour le marché national, régional et international.

1.2 -) Historique

C'est en 1971 que fut créé le COTEB sous l'appellation de IDATEX (Industrie Dahoméenne de Textile). L'industrie avait une capacité de transformation de 3000 tonnes de coton fibre par an. A la suite des nationalisations des entreprises et du changement du nom du pays, IDATEX est devenu en 1975 IBETEX (Industries Béninoises de Textile). Mais très tôt, l'IBETEX a été liquidée et fermée le 31 juin 1985.

En 1988, le groupe belge (UCO) reprend la société IBETEX désormais sous l'appellation de Complexe Textile du Bénin, Société Anonyme de droit privé (COTEB SA). Après une période de réhabilitation sommaire de l'usine en1990, les activités ont effectivement démarré en février 1991.

Mais dès novembre 1992, le groupe belge a renoncé à l'exploitation de l'usine du fait des pertes enregistrées dues au faible niveau du chiffre d'affaire sur la période.

A la suite de la démission des belges, les opérateurs économiques nationaux ainsi que les institutions financières, notamment la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et les banques locales (BOA, ECOBANK) ont pris la relève en adoptant un plan de restructuration à travers la recapitalisation de l'entreprise.

Le capital social de la société a été évalué depuis sa création respectivement à 600millions de FCFA en 1971, à 810 millions de FCFA en1992 (dont 64,6% pour le groupe UCO et 35,4% pour l'Etat béninois).

La recapitalisation de l'entreprise et le plan de restructuration effectué ont porté le capital social de l'entreprise à 2 milliards de FCFA en juillet 1995 par la reconversion des dettes de certains créanciers et l'apport en numéraire des actionnaires privés.

A ce jour, la structure du capital social de l'entreprise se présente comme

suit:

SONAPRA (Etat)

54%

BOAD

13,6%

Banques locales

5%

Sociétés cotonnières

15%

Actionnaires particuliers

12, 4%.

Depuis 1994, des difficultés sont apparues dans l'entreprise et se sont aggravées en 2001. L'usine a dû arrêter ses activités en juin 2006.

Mais grâce aux efforts conjugués de l'Etat, du conseil d'administration et du personnel de l'entreprise, les activités ont repris le 31 décembre 2006, non sans difficultés, mais avec la ferme volonté du conseil d'administration appuyé par le gouvernement, qui a pris des mesures de sauvetage de la société.

1.3 -) Perspectives

Compte tenu de l'évolution de la technologie dans le textile et surtout pour satisfaire la clientèle nationale, régionale et internationale de plus en plus exigeante en produits textiles de meilleure qualité, le COTEB prévoit des actes plus ou moins importants à savoir :

+ la réhabilitation des équipements actuels pour améliorer le rendement des machines : la production annuelle actuelle estimée à 1056 tonnes de fils par an à la filature et 2.100.000 mètres linéaires de tissu au tissage avec une consommation de matière première (coton) de 1.500 tonnes environ, passerait d'après les estimations à une capacité de production de 3.500 tonnes à 4.000 tonnes de fils de numéros métriques moyen 24 avec une consommation de 4.500 tonnes de coton fibre à la filature. En outre la production annuelle au tissage serait de 5.000.000 mètres linéaires de tissu.

+ la création d'emplois et le recrutement d'ouvriers dont l'âge ne dépasserait pas 25 ans et ayant le niveau minimum du BEPC ou d'un diplôme équivalent.

+ l'installation d'une seconde usine moderne à coté de l'ancienne en exploitant l'espace disponible.

Ces actes visent donc à :

· améliorer nettement le rendement ;

· fidéliser les clients et accroître leur nombre ;

· pérenniser le développement des activités de la société ;

· devenir la meilleure industrie textile dans la sous région.

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Présenté par CAPO-CHICHI Mayaa & KOBA SEGAN Babatoundé Lionel

1.4 -) Structures

Les activités du complexe sont coordonnées par plusieurs structures à savoir :

1.4.1 -) Le Conseil d'Administration

Formé des représentants des actionnaires de la société, il est chargé de prendre de grandes décisions en rapport à l'existence et au fonctionnement de l'entreprise. Il assure et protége les intérêts des actionnaires et de la société.

1.4.2 -) L'Administratrice Déléguée

Elle assure la direction générale de l'entreprise.

1.4.3 -) Les Superviseurs

Ils sont chargés d'assister l'Administratrice Déléguée dans sa mission de gestion de l'entreprise. Ils la tiennent informée des problèmes liés au fonctionnement de la maison. Ils constituent aussi « l'oeil » de la SONAPRA, principal actionnaire du complexe.

1.4.4 -) Le Secrétariat de Direction

Il est relié directement à l'administratrice déléguée dont il reçoit les recommandations. Il centralise les courriers et assure la frappe des documents administratifs et techniques.

1.4.5 -) Le Service de l'Administration et du Personnel

Il est chargé de la mise en oeuvre des systèmes et politiques de gestion administrative et des ressources humaines.

1.4.6 -) La Cellule Statistique et Prospective

Elle est chargée d'assister l'administratrice déléguée pour tous les problèmes techniques qui touchent au fonctionnement de l'usine. Cette cellule comprend également la section contrôle qualité sur la base de l'écoute de la clientèle dans le cadre du management, de la satisfaction de la qualité et de la clientèle.

1.4.7 -) Le Service Industriel

Il est chargé de coordonner les activités au niveau de l'usine.

1.4.8 -) Le Service Commercial et Marketing

Chargé de la définition et de la mise en oeuvre du plan commercial et marketing global de l'entreprise.

1.4.9 -) Le Service Approvisionnement

Il est chargé d'assurer l'approvisionnement de l'usine en matières premières et fournitures.

1.4.10 -) Le Service Comptable et Financier

Il est chargé de l'organisation des fonctions comptables et financières de la société. Il élabore le budget et procède à son exécution.

L'organigramme du COTEB se présente comme suit :

8

Figure 1.1 : ORGANIGRAMME

UAC / IUT-LOK / GIM / 3' Promotion
Presente par CAPO CHICHI Mayaa & KOBA SEGAN Babatounde Lionel

Rapport de stage de fin de formation pour l'obtention du diplome de licence professionnelle

Departement
FINITION

Departement
TISSAGE

Departement
FILATURE

Section
CONFECTION

Section
SERVICES
GENERAUX

Informaticiens

Superviseurs

Cellule Statistique et
Prospective
(CSP)

Controle Qualite
(CQ)

Administratrice
Deleguee
(AD)

Conseil
D'administration
(CM

Secretariat Particulier
(SP)

Service
Approvisionnement
(SA)

Service Commercial et
Marketing
(SCM)

Centre Commercial
(C/C)

Sect° Act° Ccial
(SAC)

Sect° Gest° Pers et Paie
(SGPP)

Service Administration
du Personnel
(SAP)

Agent de
liaison

Suivi du
personnel

Infirmerie

Standardiste

Entretien et

nettovage

Sect° Adm Moyens
Gene
(SAMG)

Gardiennage

Comptabilite

Caisse Parakou

Compta Gene et Tres
(SCGT)

Caisse Cotonou

Service Comptables et
Financiers
(SCF)

Compt Analytiq et Mat
(SCAM)

Service Industriel
(SI)

Chapitre 2 : PROCESSUS DE TRANSFORMATION

La structure de l'entreprise qui nous a reçu pour notre stage est le service industriel cité plus haut et qui est chargé de coordonner les activités au niveau de l'usine. Ce service se subdivise en plusieurs départements de production dans lesquels nous avons passé de brèves périodes dans le cadre de notre stage. Ces visites respectives des différents départements de l'usine nous ont permis une meilleure compréhension des multiples étapes intervenant dans les processus de production, d'évaluer la complémentarité de ces différents départements, d'avoir une idée générale des problèmes techniques de toute l'usine, avant de choisir un thème d'étude particulier.

2.1 -) DEPARTEMENT DE FILATURE

La filature constitue le début de la chaîne de production dans l'usine. C'est le procédé qui transforme le coton fibre libéré des balles de coton en fils de coton destinés à servir au tissage.

De type classique, il produit une gamme variée de numéros métriques de fils allant de Nm 12 à Nm 40. Ce département dispose de 77 personnes. Le processus de transformation du coton en bobines de fils se fait en trois sections : la préparation, la filature proprement dite et le bobinage.

2.1.1 -) Section préparation

On distingue la grosse préparation qui va du battage à la carderie puis la petite préparation qui est constituée de l'étirage et du bambrochage.

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9

 

2.1.1.1 -) la grande préparation


· Battage

Au battage, le coton est débarrassé de ses impuretés. Ces impuretés sont généralement des graines de coton de courtes longueurs. Deux procédures de battage sont normalement exploitables : celle de la ligne POLMATEX et celle de la ligne UNIFLOC, conçues pour assurer indépendamment le battage.

A la ligne UNIFLOC, un automate UNIFLOC prélève les balles de coton fibres de manière automatique par des mouvements de translations. Ce coton est ensuite chargé successivement dans dix compartiments par un mono tambour où il subit une grande extraction d'impuretés. Des chargeuses, le coton passe successivement dans deux condenseurs batteurs qui poursuivent l'extraction des impuretés.

A la ligne POLMATEX, le coton est introduit manuellement et à petits coups par des ouvriers dans les chargeuses mélangeuses en évitant le plus possible leur bourrage. Les chargeuses mélangeuses ont pour rôle de mélanger les différentes variétés de coton. Des filtres à air reliés à ces chargeuses libèrent le coton en partie de ses déchets. Un tapis achemine le coton vers un transporteur qui le débarrasse de déchets magnétiques grâce à un aimant. Il va ensuite à un bloc constitué d'un condenseur, d'une ouvreuse inclinée et d'une ouvreuse horizontale. Après avoir ouvert le coton, ces ouvreuses le libèrent des fibres trop courtes inutilisables. Ce bloc est également relié au filtre à air grâce à un système de ventilation.

Le coton est ensuite introduit successivement dans deux condenseurs tous reliés à des filtres à air, puis dirigé séparément vers deux batteuses 2 et 3 reliées aux lignes 2 et 3 du cardage.

Il faut noter que la ligne UNIFLOC est bien plus rentable mais se trouve malheureusement en panne actuellement.

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Figure 2.1 : batteuse Figure 2.2 : les compartiments de la

chargeuse automatique


· cardage :

Au cardage, le coton provenant du battage est transformé d'abord en voiles puis en rubans enroulés dans des pots. On distingue trois lignes comportant chacune huit cardes et reliées à un filtre rotatif qui extrait les déchets. Un système interne d'extraction de déchets permet aux cardes de libérer le coton des dernières impuretés.

On dispose de deux lignes : la ligne 2 qui est alimentée soit par l'automate UNIFLOC ou la batteuse 2 et la ligne 3 qui est alimentée par la batteuse 3. Il faut signaler que la carderie dispose également d'une ligne complémentaire, non opérationnelle de huit cardes.

Les cardes sont programmées pour s'arrêter après 4000 mètres de ruban, récupérés dans des pots avec une capacité nominale de 25kg/h.

Figure 2.3 : La carde

11

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2.1.1.2 -) la petite préparation :

· Etirage :

C'est le début de la petite préparation. Il consiste en deux passages respectivement sur des machines à étirer. Il a pour but d'assurer le parallélisme des rubans provenant du cardage et les rend plus souples.

· Bambrochage :

Les rubans souples étirés sont conduits au bambrochage pour y être transformés en mèches de numéros métriques variables suivant le réglage effectué sur la machine (Ici 1250 m/bobine de 1 g/m). On dispose de six bancs à broches dont cinq opérationnels. Chaque banc comporte cent huit broches.

Figure 2.4 : L'étirage Figure 2. 5 : Les bancs à broches

2.1.2 -) Section filature

A la filature, les mèches de coton produites au bambrochage sont transformées en fils de numéros métriques variables de 12 à 40 par des machines Continu A Filer (CAF) en leur donnant la torsion nécessaire. Cette torsion leur confère un poids précis suivant une longueur donnée. Ils peuvent ainsi passer de 1g/m à 1g/12m, de 1g/m à 1g/17m, de 1g/m à 1g/34m ou encore de 1g/m à 1g/40m.

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2.1.3 -) Section bobinage

C'est la dernière étape de la filature. Les fuseaux de fil réalisés par les Continu A Filer (CAF) sont mis sous forme de bobines coniques de 2,5 kg par des noueuses et prêtes à servir au tissage. On dispose de noueuses de types manuel et automatique. Ces dernières sont conçues pour renouer automatiquement la bobine de fil à une cartouche nouvelle dès qu'une cassure de fil advient lors du bobinage, après avoir évacué l'ancienne cartouche.

Figure 2. 6 : Le bobinage

2.2 -) DEPARTEMENT DE TISSAGE

C'est ici que prend forme le tissu proprement dit. Ce département s'occupe de la transformation des bobines de fil en tissus écrus, plats, éponges, mailles, toiles, sergés, satins et basins. Il est doté de machines dont l'empeignage est de 3,90m et ayant la possibilité de produire des tissus dont la laize (largeur) peut varier de 1,10m à 3,65m. Il dispose de 44 personnes. La transformation des bobines de fils se fait en deux grandes sections : la préparation au tissage et le hall de tissage.

2.2.1 -) Section préparation

Elle est constituée de l'ourdissage, de l'encollage, du rentrage et du cannetage des fils à tisser.

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· Ourdissage :

Une partie des bobines de fils provenant de la filature est installée sur des chariots d'une capacité de 560 bobines. Ces bobines sont défilées et soigneusement alignées sur un ourdissoir en fonction du nombre exact de fils que nécessite le tissu que l'on veut produire. Les fils sont ensuite mis en plusieurs rouleaux qui constituent des ourdis.

Figure 2. 7 : L'ourdissoir

· Encollage:

À l'encollage, on superpose le nombre exact de rouleaux nécessaires à la production du tissu suivant la qualité escomptée, en amont d'une encolleuse, de manière à former une seule nappe de fils grâce à un dispositif appelé râtelier. Cette nappe est ensuite introduite dans un bac de colle afin de donner, aux fils qui la constituent, la résistance qui leur est nécessaire pour supporter les tractions lors de leur passage sur les métiers à tisser. La nappe encollée passe ensuite dans un séchoir et une zone de séparation. Une têtière permet enfin d'enrouler à nouveau les tambours des fils de la nappe. Ces fils encollés constituent la chaîne du tissu écru.

Figure 2. 8 : L'encolleuse Figure 2. 9 :

Séchoir et zone de séparation

Figure 2. 10 : Têtière

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· Rentrage :

On y définit le type de tissu à produire, sa qualité et les motifs qui y figurent. Ces paramètres seront fonction du nombre de harnais qu'on préparera aux métiers, du nombre de lisses (lamelles minces) quelles porteront et de leur classement. Dans ces lisses passeront les fils encollés.

· Cannetage :

Il consiste à préparer grâce à une machine, des cannettes de fil à partir des bobines afin qu'elles servent sur des métiers à navettes.

2.2.2 -) le hall de tissage

Les ensouples de fils encollés sont installées sur les métiers à tisser et les fils sont soigneusement disposés dans les harnais par les rentreurs. Ces rouleaux de nappes encollées constituent la chaîne du tissu. Le tissage se fait soit sur des métiers à navettes où la trame du tissu est réalisée par les cannettes de fils, soit sur des métiers à projectile où elle est réalisée par des bobines de fil.

2.2.3 -) la bonneterie

C'est un hall disposant de métiers à tricoter circulaires. Ils servent à réaliser des mailles pour la confection des tricots, layettes, etc....

2.3 -) DEPARTEMENT DE FINITION

Le département de finition s'occupe de la teinture des tissus écrus provenant du tissage. C'est le dernier traitement que subit le tissu avant la couture. Le processus de transformation des tissus écrus en tissus blanchis ou teints finis se fait en plusieurs étapes :

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· Flambage

C'est la première opération que subit le tissu. Elle a pour but d'éliminer les duvets (petits poils sur le tissu) afin de le rendre totalement lisse. Mais la machine flambeuse étant en panne et cette étape n'étant pas absolument indispensable, elle n'est actuellement pas effectuée. Le tissu passe donc directement à l'étape suivante.

· Désencollage

Il consiste à libérer le tissu de la colle fournie aux fils par l'encolleuse. Il se fait par lavage sur une désencolleuse, ici pad roll. En effet, cette colle empêcherait d'une part une bonne adhésion entre la teinture et le tissu et provoquerait d'autre part sa déteinte précoce en se libérant avec la teinture dès que l'utilisateur du tissu le plongerait dans de l'eau. L'opération suivante est la caustification.

· Caustification

Cette opération consiste a donner une hydrofilité au tissu (absorption rapide de l'eau) et de l'affinité (adhésion) au colorant. Elle est ici réalisée grâce à la désencolleuse. Viens ensuite la teinture du tissu.

· Teinture :

C'est l'art de donner une couleur au tissu. Plusieurs modes opératoires sont utilisables en fonction de la qualité du tissu et des colorants disponibles. Parmi elles, on peut citer les méthodes de colorants de cuivre (teinture Pad-jig et teinture par épuisement) et les méthodes de colorants réactifs (Pad batch et teinture par épuisement). Celle utilisée ici est la méthode Pad batch que nous présentons.

Elle se fait avec des colorants réactifs. On imprègne le tissu dans un mélange du colorant et d'un agent fixateur (alcali). La réaction dure deux à quatre heures. Un rinçage à 90° ou à 95° C permet ensuite d'éliminer les colorants qui par saturation de la matière, n'auraient pas été fixés.

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Le tissu subit ensuite un séchage à la rame. On le fait passer dans une résine pour améliorer sa consistance au toucher. Il subit enfin la samphorisation pour l'empêcher de s'allonger ou de se rétrécir au lavage.

Figure 2. 11 : Tissus teints

2.4 -) DEPARTEMENT DE CONFECTION

C'est le point final de la chaîne de production de l'usine. Ce département s'occupe de la transformation des tissus écrus ou teints en articles confectionnés. Ce sont des kakis scolaires, des serviettes de bains de diverses dimensions, des toiles légères pour chemises, des tissus basins, des draps de lit, des vêtements de travail, des uniformes militaires, des tee-shirt, des tricots, des peignoirs, des pyjamas, des nappes de tables, des trousseaux de bébé, des bachettes, des chaussettes,etc

Le processus de confection des tissus écrus ou teints se fait en plusieurs étapes :

- le tracé: on trace sur un tissu, grâce à des patrons, les modèles des articles à confectionner.

- Le matelas : on réalise grâce à un chariot, un matelas de tissus en les disposant les uns sur les autres suivant le nombre de modèles à réaliser.

- La coupe : elle s'effectue sur le matelas grâce à des tronçonneuses manuelles ou automatiques suivant le tracé des patrons.

- La chaîne : plusieurs machines à coudre permettent à des couturiers de travailler en chaîne sur les tissus coupés, chacun d'entre eux effectuant une action bien précise.

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Enfin, un agent procède au contrôle des articles confectionnés. Ils subiront ensuite un repassage avant d'être emballés.

2.5 -) DEPARTEMENT DES SERVICES GENERAUX

Ce département assure la maintenance de l'usine en général. En fait, il vient en appui aux services de maintenance spécifiques à chaque département grâce à ses différents ateliers :

2.5.1 -) Atelier de fabrication mécanique

Il est doté de machines mécaniques : tours, fraiseuses, perceuses ; d'outils d'ajustage, d'un poste de soudure et d'outils divers. On y fabrique des pièces de rechange mécaniques réalisables sur place ou, à défaut, on les répare.

2.5.2 -) Atelier électrique

Les agents de cet atelier assurent la réparation des pannes électriques qui interviennent sur les machines et les appareils des différents départements. Cet atelier comprend aussi une section rebobinage.

2.5.3 -) Centrale électrique

Elle fournit l'énergie électrique nécessaire au fonctionnement de l'usine et provenant de la SBEE à travers des transformateurs. Cette centrale dispose également de groupes électrogènes actuellement non utilisés à cause de leur faible taux de rentabilité par rapport à la SBEE et de leur coût de maintenance trop élevé. Elle est aussi responsable du bon fonctionnement de la chaudière.

2.5.4 -) Atelier d'entretien des dispositifs de conditionnement d'air

Il est chargé de l'entretien et de la maintenance des dispositifs de conditionnement d'air interne à chaque département.

S'ajoutent à tous ces ateliers les ateliers de menuiserie, de plomberie et de manutention.

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Les Sections Visite et Contrôle Qualité Quantité qui ne dépendent pas du Service Industriel mais de la Cellule Statistique et Prospective participent également à la rentabilité de l'usine ; d'où l'importance de les présenter.

2.6 -) SECTION VISITE

Cette section travaille en étroite collaboration avec le Service du Contrôle de la Qualité. Elle intervient avant et après la teinture. Ses objectifs sont de déterminer, grâce à des tables de visite, les différents défauts présents sur le tissu, de corriger ceux d'entre eux qui sont corrigibles et de répertorier suivant un code bien défini, ceux d'entre eux qui ne le sont pas ou qui le sont partiellement. Ce répertoire codé permettra au Service du Contrôle de Qualité de faire mener les actions correctives nécessaires en amont suivant que ces défauts proviennent des opérateurs ou des machines à régler.

La visite contrôle également la longueur du tissu et son poids indispensables à la teinture pour déterminer les quantités de colorant à utiliser sur les rubans de tissu.

2.7 -) SECTION CONTROLE QUALITE ET QUANTITE

Ce service, bien que purement technique, a un important impact sur la rentabilité de l'usine et sur bien d'autres variables stratégiques de l'entreprise. Il s'agit d'un argument essentiel pour le producteur car critère de choix pour la clientèle. Il ne faudrait en effet pas perdre de vue que la qualité du produit fini est très importante pour la renommée de la société et aussi pour assurer la continuité de l'entreprise. Ce service a donc pour objectif d'éviter que des produits qui n'ont pas la qualité satisfaisante soient livrés aux clients ; mais il s'assure également que ces produits répondent à la conformité et aux normes recommandées afin d'éviter à l'entreprise des pertes de production dues à un excès de qualité.

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Le problème de défaut ou d'excès de qualité se situant dans tout le processus de la chaîne de production, le service est donc présent à chaque niveau de la production pour y vérifier les quantités introduites en amont, recueillies en aval, la qualité produite, la conformité pour les produits semis finis et finis. Il détermine ainsi l'origine des défauts provenant de la matière première, du fil du tissu de la teinture ou de la confection, situant ainsi les responsabilités de tous ceux qui ont une influence sur le produit fini. Les laboratoires du service contrôle qualité quantité disposent à cet effet de :

- balances électroniques qui permettent d'évaluer le poids des bobines des mèches et des tissus au métrage,

- planchemètre qui permet de comparer l'aspect des fils à l'oeil nu aux mesures standards et donc de les classer par grade,

- torsiomètre pour connaître la torsion des fils,

- dévideurs électriques et manuels pour mesurer la longueur des rubans ou mèches,

- micronaire permettant de connaître la finesse des fibres de coton,

- USTER qui donne des indications sur les organes de machines défectueuses et la régularité des fils, des rubans ou des mèches.

Cette section dispose de bien d'autres appareils encore.

Tous ces résultats sont analysés grâce à des méthodes statistiques et envoyés à la Cellule de la Statistique et de la Prospective. Ils permettront d'effectuer les actions correctives nécessaires au niveau des machines ou de leur opérateurs.

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Chapitre 3 : ORGANISATION TECHNIQUE DU TRAVAIL

Compte tenu de la vétusté des équipements du COTEB, du manque de fonds de roulement et en attendant les réformes, les activités de production au sein de l'usine sont effectuées actuellement en deux quarts. Les deux équipes travaillent entre 8h et 10h de temps par jour dans les grilles horaires variant de 7h à 17h ; de 23h à 9h ou de 9h à 19h.

L'objectif est d'une part de maintenir l'outil de production en état de fonctionnement et d'autre part d'échapper au coût de l'énergie électrique de la SBEE entre 19h et 23h qui est beaucoup plus élevé dans cette grille horaire.

Dans chaque département, le chef du département coordonne toutes les activités en collaboration avec un contremaître qui s'occupe de la production et veille à l'exécution effective des travaux. Ce dernier a sous sa responsabilité deux chefs d'équipes qui dirigent les ouvriers travaillant sur les machines. Un chef entretien dirige les agents chargés du nettoyage régulier des machines à la fin de chaque cycle de production interne. En collaboration avec les agents des services généraux, un service interne de maintenance est chargé de résoudre les éventuelles pannes des machines. Un quota de production est exigé par section en fonction des périodes et de la demande.

Chaque département dispose d'un magasinier qui gère les entrées et les sorties des moyens nécessaires à la production. Il s'agit par exemple du stock de coton, des huiles de graissage, des produits semi-finis, des pièces de rechange et autres.

Notons enfin qu'à la filature et au tissage, on effectue un suivi de l'évolution de la température et de l'humidité grâce à un dispositif de contrôle et de réglage. En effet, du climat dans les enceintes de ces départements dépend la résistance des fils aux différentes tractions qu'elles subissent. L'organigramme général des départements se présente comme suit :

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Chef de
département

Contremaître

Chef
équipe B

Ouvriers

Chef
entretien

Mécaniciens
Polyvalents

Chef
équipe A

Ouvriers

Magasinier

Figure 3. 1 : Organigramme général des départements de production

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Chapitre 4 : ETAT DES LIEUX DES EQUIPEMENTS

Les équipements du COTEB dans les ateliers de production sont pour la plupart vétustes. En conséquence, il est difficile d'en tirer un meilleur rendement.

Les premiers équipements ont été installés à la création de la société en 1971. Ensuite, à l'arrivée du groupe UCO en 1989, une réhabilitation a été effectuée. Cette réhabilitation s'est malheureusement limitée à la remise en état de marche des anciens équipements de l'IBETEX et à l'installation de quelques machines d'occasion datant des années 1957 à 1975.

Le point des équipements et leurs états par section est consigné dans des

tableaux en annexes. Ces équipements ont été classés suivant trois catégories :

A représente les machines qui ont été achetées et qui n'ont jamais fonctionné.

B représente les machines qui sont actuellement en panne.

C représente les machines qui fonctionnent normalement.

 

A

B

C

Total

Filature

0

38

147

185

Tissage

2

33

143

178

Finissage

2

25

493

520

Confection

3

206

149

358

Serv. Géné.

3

8

40

51

Total

10

310

972

1292

 

Tableau N°1 : Nombres d'équipements

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23

 

 

A

B

C

Filature

0 %

12,26%

15,12 %

Tissage

20 %

10,64 %

14,71 %

Finition

20 %

8,06 %

50,72 %

Confection

30 %

66,45%

15,33 %

Serv. Géné.

30 %

2,59 %

4,12 %

Total

100%

100%

100%

 

Tableau N°2 : Pourcentages des équipements

 

35%

30%

25%

20%

15%

10%

5%

0%

ourcentages des equipem ents

-- --.. iv NJ CA, C

CT 0 CT 0 CT 0 C

R 0 0 0 0 0 aR "d

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

0_

Filature Tissage Finition Confection Serv.

Géné.

Départements

 
 

 

"' 80

,00%

60,00%

40,00%

20,00%

0,00%

11 rmitages de

enuinem-en iS

NJ 4..... cn C

c=. c=. c=. c
-, -, -, c

0 0 0 c

g ."1--: .9 ."1--: .9 . - a . -: .9 c

 
 
 
 

...

._

Filature Tissage Finition Confection Serv.

Géné.

Départements

 
 
 

Figure 4.1 : Diagramme de A Figure 4.2 : Diagramme de B

 
 

S 60,00%

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Figure 4.3 : Diagramme de C

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A

B

C

Total

Nombres

10

310

972

1292

Pourcentages

0,77 %

24 %

75,23 %

100 %

 

Tableau N°3 : Statistique générale de l'entreprise

 
 

1200

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A B C

 
 
 
 

Figure 4.3 : Diagramme du nombre d'équipements par classe

 
 

600

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Figure 4.4 : Diagramme du nombre d'équipements par département

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DEUXIEME PARTIE

Travail de Fin d'Etude (TFE)

Thème : Gestion de la maintenance en milieu textile : les métiers à tisser SULZER

du Complexe Textile du Bénin (COTEB)

SOMMAIRE

Cahier des charges 27

Chapitre 1 : Présentation des métiers 29

Chapitre 2 : Définition d'une politique de maintenance 38

Autres travaux effectués 72

Suggestions 72

Conclusion générale 73

Bibliographie 75

Annexes 76

CAHIER DES CHARGES

La statistique des équipements du COTEB a montré qu'au département de tissage 18,54% des machines installées sont actuellement en panne. Ce pourcentage va de plus en plus croissant et l'assurance de la production devient de plus en plus menacée.

Sachant que les métiers à tisser sulzer forment la plus grande partie des équipements installés au tissage, nous avons orienté notre Travail de Fin d'Etude sur leur maintenance, d'où le thème de notre stage : « GESTION DE LA MAINTENANCE EN MILIEU TEXTILE : les métiers à tisser SULZER du Complexe Textile du Bénin (COTEB) ».

A travers ce thème, nous comptons :

> présenter une étude détaillée de la constitution d'un parc de métiers à tisser de type SULZER P7100 et TW11 ainsi qu'une analyse de leur fonctionnement ;

> élaborer des fiches de suivi de ces machines en maintenance afin d'y recueillir des données dont l'analyse et le traitement permettront d'orienter la maintenance sur les principales actions à mener afin de réduire les goulots d'étranglement responsables des retards et des pertes dans le processus de fabrication des tissus ;

> éstimer le rendement effectif des métiers à tisser durant la période de l'étude ;

> définir une stratégie et une politique optimale de maintenance à travers l'exploitation d'outils scientifiques et la proposition de tableaux de maintenance journalier, hebdomadaire et semestrielle. Cette stratégie devrait aboutir à une politique de maintenance préventive qui tiendra compte des trois grands concepts que sont la fiabilité, la maintenabilité et la disponibilité ;

> réévaluer le rendement effectif des machines en tenant compte des objectifs technico économiques relatifs à la prise en charge du matériel de production et à la mise en oeuvre des moyens nécessaires pour la réalisation d'une nouvelle politique de maintenance.

Nous proposerons ensuite une maintenance adaptée à ces machines afin de réduire voir supprimer les arrêts de machines indésirables et préjudiciables à l'entreprise pour accroître ainsi son rendement et sa compétitivité.

Chapitre 5 : PRESENTATION DES METIERS A TISSER

Les métiers à tisser SULZER permettent de réaliser des tissus écrus. Le tissage se fait grâce à la machine, qui fait passer le fil de trame dans les fils de chaîne par des projectiles. Ils sont munis d'un bâti qui représente la structure principale et qui porte tous les autres organes dont les principaux sont :

5.1 -) L'armoire de commande

Elle a un système électronique qui se compose de modules enfichables ; ce qui permet des remplacements rapides en cas de pannes et par conséquent, des arrêts de machine très brefs. Les fiches des modules sont codées par des languettes de blocage, si bien qu'une erreur lors d'un changement de module ne peut provoquer aucune destruction de composants électroniques.

En cas de panne, les diodes lumineuses sur le tableau de service permettent de localiser rapidement un éventuel défaut. Le fonctionnement des organes périphériques (capteurs, interrupteurs de fin de course, aimant, etc....) peut aussi être contrôlé rapidement au moyen des diodes lumineuses situées sur la plaque frontale des modules. Ainsi, nous disposons des modules suivants :

- Module NTL1 pour l'alimentation de la logique ;

- Module NTM1 qui contrôle l'alimentation des aimants ;

- Module EST1 qui contrôle et amplifie les signaux d'arrêt pour la commande simultanée des lampes de signalisations et de l'aimant d'adhérence ;

- Module WIS1 qui fournit à l'électronique tous les signaux nécessaires pour le processus de commande et de surveillance et donne les signaux pour le contrôle du projectile dans le mécanisme de réception et aussi l'impulsion de démarrage pour la casse trame ;

- Module GS3 qui contrôle et commande la lubrification ;

- Module SFW4 qui contrôle et commande la sécurité casse trame ;

- Module PFR2 qui contrôle le projectile dans le mécanisme de réception ;
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- Module WAL1 qui élabore tous les signaux conduisant à l'arrêt de la machine (logique de sûreté) ;

- Module SSI1, interface recherche de la duite ;

- Module FHI1, interface nivellement des lames.

Les fonctions de sûretés sont exécutées de manière autocontrôlée, c'est-àdire que la machine s'arrête automatiquement en cas de composants défectueux. Pendant le tissage normal, l'aimant d'adhérence est sous tension électrique. Dès que le dispositif électronique de sûreté donne un ordre de stop, l'aimant n'est plus sous tension et actionne le frein au moyen d'une articulation à bascule. Les fonctions de sûreté mécaniques sont transmises à l'électronique par des capteurs.

Figure 5. 1 : L'armoire de commande

5.2 - La commande - l'entraînement de la machine -le frein de machine

La machine à tisser est entraînée par un moteur électrique qui est démarré ou arrêté par un interrupteur. Par l'intermédiaire de courroies trapézoïdales, celui-ci transmet sa force sur deux volants. Lors de l'enclenchement de la machine, les deux volants sont pressés contre le disque d'embrayage disposé entre les deux ; ainsi la force du moteur électrique est transmise à l'arbre d'entraînement. L'embrayage de mise en marche est entraîné par une barre de démarrage. Le frein sert à bloquer le métier en cas d'arrêt et il est débloqué par la barre de démarrage.

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Figure 5. 2 : Système d'entraînement

5.3 -) Système de sûreté

Il a pour fonction d'arrêter la machine en cas d'entrave dans ses mouvements et de protéger ainsi ses divers mécanismes contre les détériorations possibles.

En fonction du genre de dérangement ceci est réalisé par voie électrique par interruption de l'arrivée du courant à l'aimant adhérent ou par l'intermédiaire de capteurs qui déclenchent un signal électrique en cas de perturbations mécaniques.

Ainsi le système de sûreté assure :

- le réglage de la sûreté coté chasse ;

- le dispositif de sûreté de recherche de la duite ;

- le dispositif de sûreté pour le nivellement des lames de la mécanique d'armure ; - le réglage du capteur ;

- le réglage du système de sûreté dans le mécanisme de réception ;

- le fonctionnement du casse trame électronique (en cas de rupture, le signal de fil manque, ce qui coupe la machine. Le voyant jaune clignote.) ;

- le fonctionnement de la casse chaîne (en cas de casse de fil de chaîne, la lamelle tombée relie les deux parties du rail de contact, isolées l'une par rapport à l'autre).Le circuit de 15 volts ainsi fermé provoque l'arrêt de la machine. La casse du fil de chaîne est indiquée par le voyant bleu.

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Après réaction du système de sûreté, la machine ne peut être réenclenchée qu'après élimination de la cause du dérangement.

Le principe de fonctionnement du système de sûreté des métiers à tisser P7100 est le même que pour les métiers TW11 sauf qu'ici les arrêts sont commandés par la boite de commande électronique.

5.4 -) Commande du dérouleur d'ensouple et appel du tissu

La commande du dérouleur d'ensouple a pour fonction d'assurer le déroulement de la chaîne par avancement de l'ensouple tout en maintenant la tension de la chaîne constante.

L'appel du tissu de la machine tire à chaque duite une longueur donnée de tissu, ce mouvement étant assuré par le rouleau d'appel de manière positive et continue.

La quantité de l'appel est réglable au moyen de pignons de rechange. L'entraînement de l'appel du tissu est assuré par l'arbre de commande, de sorte que le tissu est automatiquement ramené en arrière lors de la recherche de la duite.

Figure 5. 3 : Commande du dérouleur d'ensouple

Figure 5. 4 : Appel du tissu

 

5.5 -) Formation de la foule

La foule est l'ouverture formée par les fils de chaîne à travers laquelle passe le projectile. Sa formation est constituée par les dispositifs suivants :

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- Commande des lames et mécanique d'armure :

La mécanique d'armure commande les lames de manière positive par l'intermédiaire des cames. Le mouvement des cames est transmis aux lames par des leviers à galets, par des leviers de déviation, et par la tringlerie de commande des lames.

- Dispositif de nivellement des lames :

La mécanique d'armure est équipée d'un dispositif de nivellement des lames au moyen duquel les leviers à galet sont soulevés par des cames et toutes les lames amenées à la même hauteur.

- Dispositif de recherche de la duite :

Il sert à commander, en avant ou en arrière, tous les organes actionnés par l'arbre de commande, qui influence la construction du tissu. En tournant le levier, on désengage l'accouplement et on sépare ainsi l'arbre de commande de la machine à tisser. L'arbre de commande peut alors être tourné à volonté au moyen de la manivelle.

- Tendeur de trame :

Il est composé des freins de trame et des leviers de retrait. Il assure pendant tout le cycle d'insertion de trame, la tension et la position correcte du fil de trame.

5.6 -) Mécanisme de chasse

Il a pour fonction d'assurer le déblocage du frein de retour et la rotation de

la machine dans le sens inverse. Il est constitué de plusieurs organes tels que :

- Le frein de retour :

Il empêche que la machine à tisser puisse être tournée dans le sens de rotation normal.

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- Dispositif de soufflage d'air:

Une soufflante propulse de l'air dans la serrure de chasse, par le haut. Le rideau d'air qui se forme empêche que de grandes quantités de duvets se déposent et soient entraînées en partie par le projectile.

Le groupe peut être mis hors circuit à l'aide d'un interrupteur à garrot sur l'armoire de commande de la machine à tisser. Les métiers TW11 ne disposant originellement pas de ce système, il a été adjoint ultérieurement par les maintenanciers du département.

- Le monte projectile et l'ouvreur de projectile :

A chaque tour de machine, un des taquets d'entraînement de la chaîne du convoyeur pousse un projectile dans la monte projectile, où l'ouvreur de projectile ouvre la pince de projectile et centre en même temps le projectile dans l'axe longitudinale. Ensuite, l'ouvreur et le monte projectile se déplacent ensemble vers le haut et emmènent le projectile avec pinces ouvertes en position de chasse. Par le mouvement descendant de l'ouvreur de projectile qui suit, la pince du projectile (en se fermant) saisit l'extrémité du fil de trame. Lorsque le projectile quitte le monte projectile, ce dernier s'abaisse afin de recevoir le projectile suivant.

- Donneur de trame :

Le donneur de trame maintient avec ses éléments de pinçage disposés verticalement le bout de fil venant de la bobine.

- Ciseaux :

Ils ont pour rôle de couper le fil de trame inséré après que ce dernier ait été positionné par le volet de freinage en vue du transfert de fil et qu'il ait été saisi par le donneur de trame d'une part et par la pince à lisière d'autre part.

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- Chasse :

Il a pour fonction d'accélérer sans choc le projectile jusqu'au moment de chasse. L'énergie nécessaire à cet effet est obtenue grâce à une barre de torsion, déformée sous l'action d'une came de chasse, par le biais d'un levier à galet, d'une genouillère et d'un arbre de chasse. Le levier de chasse et le taquet de chasse permettent d'accélérer le projectile. Le frein hydraulique arrête le mouvement du levier de chasse. La barre de torsion est en oscillation libre et à son extrémité, elle n'est pas encastrée de manière rigide dans la plaque de tension.

- Projectiles :

Les projectiles prennent le fil de trame du donneur de trame à l'aide de leur pince rivetée. Ils sont ensuite accélérés par le dispositif de chasse et entraînent le fil de trame à travers la foule. Dans le mécanisme de réception, les projectiles sont freinés, libérés du fil de trame et éjectés dans le convoyeur. La chaîne du convoyeur les ramène par le bas des fils de chaîne jusqu'au mécanisme de chasse et les pousse dans le monte projectile, qui les soulève en position de chasse. Le nombre de projectiles nécessaires est déterminé par la largeur de tissage.

- Convoyeur :

Il ramène les projectiles éjectés par le mécanisme de réception, par dessous de la chaîne de tissage au mécanisme de chasse, par l'intermédiaire d'une chaîne avec des taquets d'entraînement.

Figure 5. 5
Le mécanisme de chasse

Figure 5. 6 :
Le dispositif de soufflage d'air

Figure 5. 7 :
Le tendeur de trame

 

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5.7 -) Commande du battant

Il comprend le battant avec son entraînement ainsi que les dents de guidages destinés au guidage des projectiles dans la foule.

5.8 -) Mécanisme de réception

Il est constitué du :

- repoussoir :

Il amène les projectiles freinés dans le mécanisme de réception, exactement à la position dans laquelle l'ouvreur coté réception peut ouvrir la pince de projectile et transporte le projectile dans le canal de réception.

- le frein de projectile :

Il a pour but d'arrêter les projectiles à l'intérieur du mécanisme de réception toujours dans la position exacte et sans nécessité d'intervention manuelle.

- ouvreur de projectile :

Il a pour tâche d'ouvrir la pince de projectile repoussé par le repoussoir et de libérer l'extrémité du fil saisi par la pince à lisière. Ensuite, le projectile est poussé par le même ouvreur dans le canal d'éjection, le frein primaire étant soulevé.

- éjecteur :

A chaque rotation de la machine, l'éjecteur transporte un projectile hors du mécanisme de réception dans le convoyeur, de telle manière qu'il vienne se placer entre deux taquets de transport de la chaîne du convoyeur.

5.9 -) Appareil à lisière

Les appareils à lisières, aux côtés chasse et réception ont pour fonction de former les lisières des deux cotés du tissu. Le fil de trame est coupé et poussé par le peigne contre la pointe de la foule. Les extrémités du fil qui dépassent de chaque coté du tissu sont maintenues pendant ce temps par les pinces à lisière.

Les aiguilles à lisière introduisent ensuite ses extrémités dans la foule suivante, formant ainsi des lisières solides. Lors du tissage à plusieurs laizes, les lisières à bouts rentrés sont formées aux divisions des laizes, par les appareils à lisières intermédiaires.

Figure 5. 8 :
Le mécanisme de réception

Figure 5. 9 :
L'appareil à lisière

 

Sont ci-dessous présentées les caractéristiques des métiers à tisser sulzer ruti P7100 et TW11 :

 
 

SULZER RUTI P7100
Type : WMK 9.3

UN : 380V F : 50/60 Hz

IN : 5 - 20 A ·t : 0 - 40 °C

Ust max 48 VAC 24/15 VDC

SULZER TW11

Type WMK7

Volt prim : 190 - 580

Amp prim : 3,3 - 16

Freq : 50 - 60 Hz Ph : 3

 
 
 
 
 

Tableau N° 5 :
Caractéristiques
des SULZER

RUTI P7100

 

Chapitre 6 : DEFINITION D'UNE POLITIQUE DE MAINTENANCE

6.1 -) ORGANISATION ACTUELLE DE LA MAINTENANCE

Comme tous les autres départements, le tissage dispose d'un service interne de maintenance. Il est constitué d'un chef d'entretien qui dirige une équipe de mécaniciens.

Le type de maintenance le plus fréquent ici est la maintenance corrective où l'on attend que la panne se présente avant d'effectuer la réparation de la machine. Ainsi, suivant les pannes qui se sont présentées, nous avons participé à des travaux tels que :

- le démontage de pompes de lubrification pour entretien ;

- le remplacement de pièces de rechanges (garniture de freinage, disques d'embrayage, joints, etc....) ;

- L'adaptation d'une boite de chasse électromécanique d'un métier P7100 à un système mécanique ; et bien d'autres opérations correctives.

Il faut noter néanmoins qu'un minimum d'entretien à titre préventif est effectué au sein du département à travers :

- le nettoyage quotidien des métiers à tisser grâce à un dispositif de soufflage d'air avant chaque changement d'équipe ;

- la révision des métiers à tisser avant des changements d'articles.

Pour les activités de maintenance ne relevant pas de leur compétence, les maintenanciers du tissage font appel aux agents des services généraux. C'est par exemple le cas des pannes électriques (rebobinage de moteur, changement de cartes électroniques,...) et des pannes mécaniques nécessitant le savoir faire des tourneurs, fraiseurs, ajusteurs ou soudeurs.

Cette politique de maintenance que l'on applique actuellement au département de tissage du COTEB résoud de nombreux problèmes ponctuels

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38

 

mais présente de sérieuses insuffisances, d'où l'importance d'introduire une nouvelle politique de maintenance.

6.2 -) DETAIL DE L'ETUDE MENEE

L'étude a été menée suivant le schéma ci-dessous.

Recherche des
informations

Définition d'objectifs

Non

Définitions des moyens
nécessaires

Choix des méthodes à
mettre en oeuvre

Acceptation ?

Réalisation

Evaluation

Formulaire définitif

Oui

Figure 6. 1 : Différentes phases de l'élaboration d'une politique de maintenance

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39

 

6.2.1 -) Recherche d'informations

L'organisation de la maintenance au sein des départements de production nécessite la disponibilité d'informations relatives au parc du matériel à entretenir.

6.2.1.1 -) Le dossier machine

Le dossier machine permet la connaissance intime des équipements, leurs origines, leurs technologies et leurs performances. Nous avons eu au cours de notre stage, la chance d'avoir les dossiers machines des métiers à tisser SULZER RUTI P7100 et SULZER TW11 qui ont fait l'objet de notre étude. Ce sont ces dossiers machine qui nous ont permis de comprendre la constitution des machines à tisser que nous avons présenté plus haut et d'étudier en aval leur comportement.

6.2.1.2 -) Le fichier historique

Ce fichier retrace chronologiquement toutes les interventions préventives et correctives subies par la machine. Son traitement permet la ventilation des coûts, la tenue des tableaux de bord et la synthèse d'informations technicoéconomiques permettant de choisir une méthode de maintenance adaptée à l'équipement de production.

Ainsi, des fiches de suivi du matériel en maintenance doivent être établies pour un suivi permanent du parc installé. Ces fiches doivent prendre en compte :

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40

 

· des informations relatives au fonctionnement et aux opérations d'entretien subies par le matériel avec les dates et heures d'intervention ;

· l'historique des défaillances constatées et leurs origines ;

· les interventions et corrections apportées ;

· les pièces de rechanges et autres organes remplacés ;

· le nombre d'heures d'interventions ;

· les observations et autres informations jugées utiles.

Nous n'avons malheureusement pas constaté durant la période de notre stage, la tenue de fiches de suivi du matériel en maintenance. Pour cette raison, nous avons nous-même établi des fiches de maintenance dans lesquelles nous avons recensé tous les travaux effectués sur une période de 8 semaines.

Au cours de notre étude, nous avons travaillé sur 4 métiers à tisser SULZER RUTI P7100 et 13 métiers à tisser SULZER TW11.

6.2.1.3 -) Fiches de suivi du matériel

Le relevé que nous avons établi par rapport au suivi du matériel en maintenance ne tient pas compte des arrêts de machines liés aux casses de fils de chaîne et de trames. Ces arrêts trop nombreux sont généralement provoqués par la mauvaise qualité du coton (coton de l'année en cours ; donc pas suffisamment sec) et le mauvais conditionnement d'air au sein du département. Les arrêts de production liés aux coupures d'électricité, par contre ont été pris en compte, non pas en terme de maintenabilité, fiabilité ou disponibilité, mais plutôt pour étudier le rendement des machines.

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41

 

 

COMPLEXE TEXTILE DU BENIN (COTEB)

Département

 
 
 

Carnet de bord

Matériels : Métiers à tisser

Fiche N° : 001

 
 
 
 
 

Dates

N° des
métiers à
tisser

Systèmes ou Organes

Défectuosité
Constatée

Actions de remise en
fonction

Type de panne

Durée de
la
Réparati-

on

 
 
 
 
 
 
 

23/04/07

801

Lubrification

Arrêts répétés de
la machine

Démontage de la
pompe Bijur pour
révision puis
nettoyage des
raccords à l'air

Mécanique

18 H

 
 
 
 
 
 
 

25/04/07

406

Mécanisme de
réception

Métier bloqué

Nettoyage des
organes de la boite
de réception à l'air
comprimer ; huilage
et graissage

Mécanique

5 H

 
 
 
 
 
 
 

28/04/07

303

Mécanisme de
chasse

Projectile bloqué

Nettoyage des
organes de la boite
de réception à l'air
comprimé ; huilage
et graissage

Mécanique

3 H

 
 
 
 
 
 
 

29/04/07

810

Entraînement et
freinage

Frein bloqué

Remplacement du
disque d'embrayage
et de la garniture de
freinage

Mécanique

4,5 H

 
 
 
 
 
 
 

29/04/07

501

Nivellement des
lames

Peigne tordu

Réglage et serrage de la vis du banc

Mécanique

1 H

 
 
 
 
 
 
 

29/04/07

503

Sûreté

Le capteur ne
signale plus la
casse - trame

Remplacement du
capteur

Electrique

3 H

 
 
 
 
 
 
 

30/04/07

407

Nivellement des
lames

Mauvaise lisière

Réglage de la chaîne
de came

Mécanique

1,5 H

 
 
 
 
 
 
 

03/05/07

801

Entraînement et
freinage

Frein bloqué

Remplacement du
disque d'embrayage
et de la garniture de
freinage

Mécanique

4 H

 
 

 

03/05/07

810

Lubrification

Arrêts répétés de
la machine

Démontage de la
pompe Bijur pour
révision et nettoyage
puis nettoyage des
raccords à l'air

Mécanique

10 H

 
 
 
 
 
 
 

03/05/07

203

Appareil à lisière

Mauvaise lisière

Remplacement des
aiguilles

Mécanique

2 H

 
 
 
 
 
 
 

03/05/07

501

Sûreté

Déplacement des
lames

Changement de
pièces électroniques

Mécanique

1,5 H

 
 
 
 
 
 
 

04/05/07

404

Entraînement et
freinage

Frein bloqué

Remplacement du
disque d'embrayage
et de la garniture de
freinage

Mécanique

4,5 H

 
 
 
 
 
 
 

05/05/07

102

Mécanisme de
chasse

Projectile mal
aligné

Nettoyage des
organes du
mécanisme de
chasse ; huilage et
remplacement du
projectile

Mécanique

3,5 H

 
 
 
 
 
 
 

05/05/07

503

Sûreté

Le métier ne
s'arrête pas en cas
de casse - chaîne

Changement et
remplacement de
cartes électronique

Electrique

7 H

 
 
 
 
 
 
 

05/05/07

406

Lubrification

Arrêts répétés de
la machine

Démontage de la
pompe Bijur pour
révision puis
nettoyage des
raccords à l'air

Mécanique

11,5 H

 
 
 
 
 
 
 

07/05/07

303

Lubrification

Arrêts répétés de
la machine

Démontage de la
pompe Bijur pour
révision puis
nettoyage des
raccords à l'air

Mécanique

8 H

 
 
 
 
 
 
 

08/05/07

808

Entraînement et
freinage

Frein bloqué

Remplacement du
disque d'embrayage
et de la garniture de
freinage

Mécanique

4 H

 
 
 
 
 
 
 

08/05/07

402

Nivellement des
lames

Croisement des
lames

Réglage de la chaîne
des cames

Mécanique

2 H

 
 
 
 
 
 
 

08/05/07

404

Appareil à lisière

Mauvaise lisière

Démontage ; huilage
puis réglage de
l'appareil

Mécanique

5 H

 
 
 
 
 
 
 

12/05/07

801

Mécanisme de
réception

Mauvais
déplacement des
projectiles

Nettoyage des
organes de la boite
de réception à l'air
comprimer ; huilage
et graissage

Mécanique

3 H

 
 

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43

 

 

13/05/07

406

Mécanisme de
chasse

Mauvaise trame

Nettoyage des
organes du
mécanisme de
chasse ; huilage et
remplacement des
organes défectueux

Mécanique

3 H

 
 
 
 
 
 
 

14/05/07

208

Entraînement et
freinage

Roulement du
moteur cassé

Remplacement du
moteur électrique

Mécanique

3,5 H

 
 
 
 
 
 
 

15/05/07

102

Nivellement des
lames

Séparateur cassé

Remplacement du
séparateur

Mécanique

1 H

 
 
 
 
 
 
 

22/05/07

406

Entraînement et
freinage

Défectuosité du
système d'arrêt

Remplacement du
boîtier marche/arrêt

Mécanique

5 H

 
 
 
 
 
 
 

23/05/07

205

Mécanisme de
chasse

Mauvaise trame

Remplacement
crémaillère et
graissage des organes

Mécanique

3 H

 
 
 
 
 
 
 

23/05/07

808

Mécanisme de
réception

Projectile bloqué

Nettoyage des
organes de la boite
de réception à l'air
comprimer ; huilage
et graissage

Mécanique

5,5 H

 
 
 
 
 
 
 

23/05/07

202

Mécanisme de
chasse

Mauvaise trame

Remplacement
crémaillère et
graissage des organes

Mécanique

3,5 H

 
 
 
 
 
 
 

24/05/07

303

Mécanisme de
chasse

Mauvaise lisière

Nettoyage des
organes du
mécanisme de
chasse ; huilage et
remplacement des
organes défectueux

Mécanique

3 H

 
 
 
 
 
 
 

30/05/07

809

Nivellement des
lames

Lamelles
déplacées

Rétablissement de la
position des lamelles

Mécanique

1 H

 
 
 
 
 
 
 

04/06/07

102

Lubrification

Arrêts répétés de
la machine

Démontage de la
pompe Bijur pour
révision puis
nettoyage des
raccords à l'air

Mécanique

8 H

 
 
 
 
 
 
 

05/06/07

203

Tendeur de trame

Usure de la
brosse de queue

Remplacement de la
brosse de queue

Mécanique

0,5 H

 
 
 
 
 
 
 

07/06/07

102

Entraînement et
freinage

Frein bloqué

Remplacement du
disque d'embrayage
et de la garniture de
freinage

Mécanique

3,5 H

 
 
 
 
 
 
 

11/06/07

809

Mécanisme de
chasse

Mauvaise trame

Remplacement des
guides de projectiles

Mécanique

2,5 H

 
 
 
 
 
 
 

13/06/07

306

Sûreté

La machine ne
signale pas la

Remplacement du
capteur

Electrique

1,5 H

 
 

 
 
 
 

casse chaîne

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

16/06/07

205

Mécanisme de
réception

Mauvaise
lisière

Remplacement du
projectile ; graissage
et huilage des
organes

Mécanique

3 H

 
 

Tableau N° 6 : fiche de suivi du matériel en maintenance

6.2.1.4 -) Traitement des données

Le tableau de bord est un ensemble d'informations traitées et mises en forme de façon à caractériser l'état et l'évolution du Service de Maintenance. Ces informations sont souvent mises sous forme d'indicateurs qui permettent de :

· faire des comparaisons par référence à des données externes ou internes ;

· mesurer l'efficacité des actions décidées ;

· mesurer les écarts entre les prévisions et les résultats opérationnels. On distingue comme indicateurs :

+ des états chiffrés ou exprimés en pourcentage

> Taux du personnel de maintenance industriel

Nous avons calculé le taux de l'effectif du personnel de maintenance du département de tissage par rapport à son effectif total.

Effectif total : 44 personnes

Effectif du personnel de maintenance : 4 personnes

44

Le personnel de maintenance au tissage représente actuellement donc 9,09% de l'effectif du personnel total du département.

Taux TPm : TPm = 4u 100 = 9,09 %

> Activité et rendement des machines

Nous classons les temps improductifs ou arrêts machines suivant des catégories bien définies.

- arrêts prévus par la loi ou les conventions paritaires ;

- arrêts pour chômage ;

- arrêt de catégorie 1 ;

- arrêt de catégorie 2 ;

- arrêt de catégorie 3.

Les définitions des différents types d'heures machine et des types d'arrêts se présentent comme suit :

- Heures maximales

Il s'agit du total des heures comprises dans la période concernée.

Les deux équipes travaillent normalement 10 heures par jour. Puisque l'étude a été menée du 23/04/07 au 17/06/07 soit 56 jours ; la valeur de cette heure est donc estimée à : 2 u 10u56 = 1120 heures.

- Arrêts prévus par la loi ou conventions paritaires

Il s'agit de tous les arrêts pour week-end, jours fériés et congés collectifs.

Ils sont au nombre de 8 jours durant cette période. Il s'agit du 1er mai (fête du travail) ; du 17 mai (Ascension) ; du 27 mai (Pentecôte) ; du 28 mai (Lundi de Pentecôte) et des dimanches 20 mai ; 03 ; 10 et 17 juin qui ont été au cours de cette période des jours de repos. Les arrêts fériés et week-end ont donc pour valeur : 8u 24 = 192 heures.

-Heures ouvrables

Ce sont par définition les heures maximales moins les heures d'arrêt

prévus par la loi ou les conventions paritaires : 1120 - 192 = 928 heures.
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46

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- Arrêt pour chômage

Il s'agit des heures de chômage qui se présentent durant les jours ouvrables ainsi que des arrêts du à la coupure de l'électricité. Ces heures ont été estimées à 378 minutes soit 6,3 heures.

-Heures disponibles

Ce sont les heures ouvrables moins les heures d'arrêts pour chômage. Les heures disponibles peuvent être différentes par département, section ou groupe de machines. Dans le cas d'heures supplémentaires, celles-ci sont ajoutées aux heures ouvrables pour donner les heures disponibles. Nous avons donc :

928 - 6,3 = 921,7 heures.

- Arrêt de catégorie 1

Il s'agit des arrêts effectués lors des pauses. Cela concerne donc l'arrêt total des activités d'un groupe de machines suite à l'absence de l'opérateur ou à cause de son déplacement vers un autre poste et qu'on ne dispose de personne d'autre pour le remplacer. Ainsi donc, nous avons :

- nombre de jours ouvrables : 56 - 8 = 48 ;

- nombre d'équipe par jour : 2 ;

- durée de la pause par équipe : 0,5 heures.

Heures catégorie 1 : 48 u 0,5 u 2 = 48 heures.

-Heures brutes

Ce sont, par définition, les heures disponibles diminuées des heures d'arrêts de catégorie 1(absence du personnel) : 921,7 - 48 = 873,7 heures.

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47

 

- Arrêts de catégorie 2

Ils sont caractérisés par le fait que l'opérateur des machines est présent et donc payé durant le temps d'arrêts de ces machines.

L'opérateur attitré ou habituel reste à son poste de travail durant l'arrêt d'une, de plusieurs ou de toutes les machines qu'il soigne en attendant la disparition de la cause de l'arrêt des machines concernées. Dans cette catégorie, on distingue : les attentes, les changements, les entretiens, les défections, les rafles et détissage.

Nous avons estimé d'après les fiches de suivi en maintenance, les heures de maintenance et de réparations à 149,5 heures. En outre, d'après les informations recueillies sur place, il faudrait ajouter 100 heures liées aux attentes et changements d'articles. Les heures de catégorie 2 sont donc estimées à 249,5 heures.

-Heures nettes

Ce sont les heures brutes moins les heures d'arrêt de catégorie 2 (attente, changement, entretien, défection, rafle et détissage) :

873,3 - 249,5 = 624,2 heures.

- Heures de catégorie 3

En dehors des heures d'arrêt mentionnées plus haut, il y a encore les temps d'arrêt de courte durée et non, notés sous la rubrique « arrêt de catégorie 3 ». Il s'agit des arrêts liés aux absentéismes injustifiés des ouvriers lors de l'exercice de leurs fonctions. Nous les avons estimé à 70 heures.

- Heures net - nettes

Les heures net- nettes sont égales à la différence entre les heures nettes et les heures d'arrêt de catégorie3 : 624,2 - 70 = 524,2 heures.

Le tableau ci-dessous présente les divers résultats liés aux rendements des métiers à tisser.

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48

 

Rapport de stage de fin de formation pour l'obtention du diplôme de licence professionnelle

Arrêts

fériés +
week-end:

8x 24 =

192 H

Arrêt
catégorie
N°1 :
48 H

Arrêt

catégorie
N°2 :
249,5 H

Arrêt
catégorie
N°3:
70 H

Arrêts
chômage :
6,3 H

DISPONIBLE

BRUTE NETTE NET-NETTE

ACTIVITE

H. DISPONIBLE

H. BRUTES

H. NETTES H. NET-NETTES

H. OUVRABLES

H. OUVRABLES

H. OUVRABLES H. OUVRABLES

928 928

= 94,14%

= 99,32% = 67,26%

92 1 , 7 x100

873 , 7 x 100

928

624 , 2 x 100

= 59,72%

5 54 , 2 x 100

928

CATEGORIE 1 CATEGORIE 2 CATEGORIE 3

RENDEMENTS

H.BRUTE H. NETTES H. NET-NETTES

H. OUVRABLES

H. BRUTES H. NETTES

8 73 ,7 x 100

624 , 2 x 100

5 54 , 2 x 100

92 1

,

7

8 73

7

624

2

,

,

= 94,79%

= 71,44%

= 88,78%

RENDEMENT
EFFECTIF

H. NET-NETTES

H. DISPONIBLE

5 54 ,2 x 100

92 1,7

= 60,13%

Tableau N° 7 : calcul des activités et rendements des machines

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49

928

- 6,3

921,7 H

Heures
disponibles

56

* 20

1120 H

Heures
maximales

1120

- 192

928 H

Heures
ouvrables

921,7

- 48

873,7 H
Heures
Brutes

873,3

- 249,5

624,2 H
Heures
Nettes

624,2

- 70

554,2 H

Heures
Net-nettes

> Calcul de fiabilité, maintenabilité et disponibilité :

Durées des réparations par machine à tisser

SULZER TW11

Codes

Groupes
fonctionnels

801

808

809

810

102

202

203

205

208

303

306

402

404

406

407

501

503

1

Lubrification

18

1

0

0

10

1

8

1

0

0

0

0

8

1

0

0

0

11,5

1

0

0

0

2

Mécanisme de
réception

3

1

5,5

1

0

0

0

0

0

3

1

0

0

0

0

0

5

1

0

0

0

3

Mécanisme de chasse

0

0

2,5

1

0

3,5

1

3,5

1

0

3

1

0

6

2

0

0

0

3

1

0

0

0

4

Entraînement et
Freinage

4

1

4

1

0

4,5

1

3,5

1

0

0

0

3,5

1

0

0

0

4,5

1

5

1

0

0

0

5

Nivellement des lames

0

0

1

1

0

1

1

0

0

0

0

0

0

2

1

0

0

1,5

1

1

1

0

6

Appareil à lisière

0

0

0

0

0

0

2

1

0

0

0

0

0

5

1

0

0

0

0

7

Sûreté

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

1,5

1

0

0

0

0

1,5

1

10

2

8

Tendeur de trame

0

0

0

0

0

0

0,5

1

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

Total

Nombre de
défaillances

3

2

2

2

4

1

2

2

1

3

1

1

2

4

1

2

2

 

25

9,5

3,5

14,5

16

3,5

2,5

6

3,5

14

1,5

2

9,5

24,5

1,5

2,5

10

 

SULZER RUTI
P7100

n

t

5

4

7

7

5

2

4

1

35

11,1

4,13

3,07

4,14

1,3

3,5

3,25

0,5

n*t

Val-
eurs

55,5

16,5

21,5

29

6,5

7

13

0,5

149,5

%

37,2

11,1

14,4

19,4

4,36

4,7

8,72

0,34

Tableau N° 8: Traitement des fiches de suivi du matériel en maintenance

Le tableau N°6 ci- dessus présente le traitement des fiches de suivi du matériel. On y retrouve les durées de réparation des machines à tisser en fonction des groupes fonctionnels qui ont été codés de 1 à 8.

Les chiffres de couleur noire représentent les durées de réparation des métiers à tisser par groupe fonctionnel.

Les chiffres en indice et de couleur marron représentent le nombre de fois que le groupe fonctionnel a été réparé sur le métier à tisser concerné, durant la période de huit semaines qu'a durée l'étude.

Ainsi par exemple, le croisement de la ligne du groupe fonctionnel codé 3 (mécanisme de chasse) avec la colonne du métier à tisser n°303 indique que durant la période d'étude, le groupe n°3 a été réparé deux fois de suite sur le métier à tisser n° 303 et a coûté six heures de réparation à la maintenance.

Les résultats de la ligne « nombre de défaillances » sont obtenus en faisant une addition par colonne du nombre de réparations subi par la machine, c'est-à-dire la somme verticale des chiffres de couleur marron.

Les résultats de la ligne « nombre d'heures » sont obtenus en additionnant par colonne les durées de réparation subies par chaque machine, c'est-à-dire la somme verticale des chiffres en noir. Ces résultats représentent le total des heures de réparation par métier à tisser durant la période de l'étude.

Ainsi par exemple, le croisement de la ligne « nombre d'heures » avec la colonne du métier n° 205 a coûté 6 heures de temps à la maintenance durant l'étude.

Les résultats de la colonne « n » sont obtenus en additionnant par ligne, c'est-à-dire par groupe fonctionnel les chiffres en indices (de couleur marron). Ces chiffres sont des indicateurs de fiabilité. Ils présentent le nombre de fois que le groupe fonctionnel a dû être réparé durant l'étude.

Ainsi par exemple, le croisement de la ligne « appareil à lisière » avec la colonne « n » indique que ce groupe fonctionnel a dû être réparé deux fois durant la période d'étude.

Les résultats de la colonne « t » sont obtenus par la formule :

t

Somme des durées de réparation par groupe fonctionnel

Nombre de défaillances par groupe fonctionnel (n)

Ces chiffres représentent l'indicateur de maintenabilité.

La colonne « valeur » indique la disponibilité (n*t). Ces valeurs sont obtenues en faisant le produit des indicateurs de fiabilité (n) et de maintenabilité (t). Ces valeurs sont mises sous forme de pourcentage dans la colonne pourcentage « % ».

6.2.2 -) Définition d'objectifs

Nous avons défini plusieurs objectifs qui ont pris en compte trois aspects : humain, technique et économique. Ainsi, on veut :

· maintenir les équipements en parfait état ;

· maximiser les fonctions fiabilité, maintenabilité et disponibilité du matériel ;

· orienter les actions sur les points sensibles du département ;

· organiser des actions ultra rapides ;

· assurer une sécurité maximale au personnel et aux usagers ;

· diminuer les coûts indirects de maintenance ;

· diminuer les heures d'arrêt de production ;

· augmenter le rendement effectif des machines ;

· élaborer un planning de maintenance en fonction d'une politique adéquate.

6.2.3 -) Choix des méthodes

Le choix des méthodes est fonction des priorités d'action et du type de maintenance.

6.2.3.1 -) Priorités d'action

+ diagramme d'homogénéité

Le diagramme d'homogénéité permet de connaître le nombre de

réparations effectuées sur une machine durant la période d'étude. Ici, ce nombre varie entre 1 et 4. Comme aucune machine ne présente un nombre très élevé de réparation proportionnellement aux autres, il n'y aura donc pas de métier à déclasser. Les machines qui ont été les plus réparées sont, d'après

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53

 

le graphe : les métiers à tisser codés 5 (N°102) et 14 (N°406) ; qui ont été réparés quatre fois durant la période d'étude.

N° des
métiers

801

808

809

810

102

202

203

205

208

303

306

402

404

406

407

501

503

Codes
attribué

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

 

Tableau N° 9 : codification des métiers à tisser

 
 

5

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Figure 6. 2 : Diagramme d'homogénéité

+ diagramme des durées de réparations par métier

Ce diagramme permet de connaître le nombre total d'heures de réparation de chaque métier à tisser durant la période d'étude. D'après le diagramme, le métier à tisser codé 1 (N°801) est celui qui a coûté plus d'heures de réparation à la maintenance (25 H). Il est suivi du métier à tisser codé 14 (N°406) qui à coûté 24,5 heures de réparation à la maintenance.

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54

 

 
 
 

30

 
 
 
 
 
 

1 3 5 7 9 11 13 15 17

Codes des machines à tisser

 
 
 

Figure 6. 3 : Diagramme des durées de réparations par machine à tisser

A l'heure actuelle, les pratiques modernes de maintenance industrielle s'inscrivent à l'intérieur de trois grands concepts : la maintenabilité, la fiabilité et la disponibilité.

+ diagramme de fiabilité

La fiabilité : c'est l'aptitude ou la probabilité d'un dispositif à accomplir une fonction requise dans des conditions données et pour une période de temps bien déterminée. C'est donc la probabilité de bon fonctionnement du matériel.

Le diagramme de fiabilité permet de connaître le nombre total de défaillances observées par groupe fonctionnel au cours de la période d'étude. L'indicateur de fiabilité indique ce nombre. Les priorités d'action d'après le graphe sont : les groupes fonctionnels codés 3 (mécanisme de chasse) et 4 (entraînement-freinage). Pour améliorer la fiabilité des équipements, le service doit donc concentrer la plus grande partie de ses efforts sur ces deux groupes, sans toute fois négliger les autres groupes ou systèmes. Il s'agit

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55

 

respectivement des groupes codés 1 (lubrification), 5 (nivellement des lames), 2 (mécanisme de réception), 7 (sûreté), 6 (appareil à lisière) et 8 (tendeur de trame). Il serait en outre intéressant de s'approvisionner en pièces de rechanges suivant ce même classement.

 
 

g

8

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Figure 6. 4 : Diagramme de fiabilité + diagramme de maintenabilité

La maintenabilité : c'est l'aptitude d'un dispositif, dans des conditions données d'utilisation, à être maintenu ou rétabli dans un état dans lequel il peut accomplir sa fonction requise, lorsque la maintenance est accomplie dans des conditions données, avec des procédures et des moyens prescrits. C'est aussi la probabilité de la durée de réparation.

Le diagramme de maintenabilité permet de déterminer les priorités d'action pour améliorer la maintenabilité des équipements. Il porte en abscisse les codes des groupes fonctionnels et en ordonnée les valeurs de l'indicateur t.

D'après le graphe, les priorités d'actions sont les groupes fonctionnels codés 1 (lubrification), 4 (entraînement - freinage) et 2 (mécanisme de réception). Le service de maintenance doit donc, pour l'amélioration de cet

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indicateur, prioriser ses actions sur ces groupes ; sans toute fois négliger les autres groupes qui se présentent respectivement comme suit : 6 (appareil à lisière), 7 (sûreté), 3 (mécanisme de chasse), 2 (mécanisme de réception), 5 (nivellement des lames) et 8 (tendeur de trame). Pour améliorer la maintenabilité, il faut agir sur les temps d'arrêt mesurés et les temps de réparation, puis prévoir l'approvisionnement en pièces de rechanges, suivant ce même classement des groupes fonctionnels.

 
 

15

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Figure 6. 5 : Diagramme de maintenabilité + diagramme de disponibilité

La disponibilité : c'est l'aptitude à être en état d'accomplir une fonction requise dans des conditions données, à un instant donné ou pendant un intervalle de temps donné, en supposant que la fourniture des moyens nécessaires soit assurée. C'est également la probabilité de rendre disponible la machine.

Le diagramme de disponibilité permet de déterminer les priorités d'action pour améliorer l'indicateur de disponibilité. La valeur de cet indicateur est obtenue en faisant le produit de l'indicateur de fiabilité (n) et de l'indicateur de maintenabilité (t).

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57

 

D'après le graphe, les priorités d'action sont les groupes fonctionnels codés 1 (lubrification), 4 (entraînement - freinage) et 3 (mécanisme de chasse). Le service de maintenance doit donc, pour améliorer cet indicateur, concentrer ses efforts sur ces groupes sans toute fois négliger les autres groupes qui se présentent respectivement comme suit : 2 (mécanisme de réception), 7 (sûreté), 6 (appareil à lisière), 5 (nivellement des lames) et 8 (tendeur de trame). On peut améliorer la disponibilité des équipements en augmentant le nombre de réparateurs et en s'approvisionnant en pièces de rechanges suivant ce même classement des groupes.

 
 

60

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Figure 6. 6 : Diagramme de disponibilité + Courbe ABC de PARETO

Dans un service de maintenance, les tâches à exécuter sont nombreuses et les équipes d'intervention parfois réduites. Il importe donc de s'organiser de façon efficace et rationnelle. Pour atteindre ce but, on utilise généralement la plus connue des méthodes de répartition, également connue sous la notation loi 80/20. Elle permet de déterminer l'importance relative des éléments d'un ensemble, dans un contexte donné. Dans notre cas, la méthode à consisté à :

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· classer les valeurs de l'indicateur de disponibilité devant se rapporter à chaque groupe fonctionnel en ordre décroissant ;

· tracer un graphique faisant correspondre les pourcentages des valeurs cumulées de cet indicateur de disponibilité aux groupes fonctionnels ;

· répartir les groupes fonctionnels en trois zones d'importance, de manière à connaître les groupes les plus pénalisants. On distingue donc :

V' Zone A : il regroupe les éléments de grande importance. Souvent ; environ 20% des groupes fonctionnels représentent environ 80% des valeurs cumulées. Ici, 81,93% des valeurs cumulées indique les groupes fonctionnels codés 1(lubrification), 4(entraînement - freinage) et 3(mécanisme de chasse), comme faisant partie de cette zone.

V' Zone B : il regroupe les éléments d'importance normale. Souvent, environ 30% des groupes fonctionnels suivants ne représente que 15% des valeurs cumulées supplémentaires. Ici, 95,31% des valeurs cumulées indiquent les groupes fonctionnels codés 2 (mécanisme de réception) et 7 (sûreté) comme faisant partie de cette zone.

V' Zone C : il regroupe les éléments de faible importance. 50% des groupes fonctionnels restant ne reviennent qu'à 5% des valeurs cumulées. Ici, 100% des valeurs cumulées indiquent les groupes fonctionnels codés 6 (appareil à lisière), 5 (nivellement des lames) et 8 (tendeur de trame), comme faisant partie de cette zone.

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59

 

 
 

120

 
 
 
 

Zone C

 
 

Zone B

 
 
 

Figure 6. 7 : Courbe de PARETO 6.2.3.2 -) type de maintenance

Pour avoir une approche qualitative du choix du type de maintenance, nous avons utilisé l'arbre de décision ci- dessous. Cet arbre de décision permet d'analyser le matériel et les conditions d'utilisation en les classant en 4 catégories :

· Catégorie A : matériels dont l'arrêt produit l'arrêt total de la production,

· Catégorie B : matériels dont l'arrêt provoque un ralentissement de la production ou une dégradation de la qualité,

· Catégorie C : matériels pour lesquels la production a des solutions de rechange et dont l'arrêt ne joue pas sur les quantités produites mais affecte le coût de maintenance,

· Catégorie D : matériels à ne pas suivre en maintenance préventive.

Ainsi donc, en fonction des objectifs fixés et de l'arbre de décision, nous avons constaté que le type de maintenance à appliquer au parc de métiers à tisser ayant fait l'objet de notre étude est la maintenance préventive systématique.

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60

 

Non

Y a-t-il une relation entre l'âge
et la fiabilité ? (mode de

Maintenance de

 

Maintenance

 

Maintenance

 
 

rondes

 

systématique

 

conditionnelle

 

A réétudier :

(surveillance

 

(remplacement

 

(surveillance

 

amélioration

statistique)

 

préventif)

 

continue de
l'état)

 

CATEGORIE D

CATEGORIE A

 

CATEGORIE B

 

CATEGORIE C

 
 
 

Oui

Oui

Non

Non

O u i

N
o
n

O u i

N
o
n

O u i

N
o
n

N
o
n

O u i

Oui

Oui

N
o
n

N
o
n

N
o
n

N
o
n

O u i

N
o
n

Oui

Non

Oui

S'agit-il d'une
fonction cachée ?
(effet non visible)

Y a t-il une incidence
sur la sécurité (ou
productivité ?

La perte de
fiabilité est-elle
progressive ?

S'agit-il d'une
fonction cachée ?

Le contrôle
est-il
possible ?

La perte de fiabilité
est-elle
progressive ?

S'agit-il d'une
fonction cachée ?

Le contrôle
est-il
possible ?

Y a t-il une incidence
sur la sécurité ?

La perte de
fiabilité est-elle
progressive ?

S'agit-il d'une
fonction cachée ?

Le contrôle
est-il
possible ?

Oui

Figure 6. 8 : Arbre de décision

Relation âge - fiabilité : OUI : en effet, il existe une relation entre l'âge et la fiabilité au niveau des métiers à tisser. Notre étude montre que la plus grande partie des défaillances provient des métiers à tisser TW11 acquis en 1990 contrairement aux métiers à tisser SULZER RUTI P7100 acquis en 1996.

Incidence sur la sécurité (productivité) : OUI, car la relation âge - fiabilité influence négativement la productivité. Nos investigations montrent une grande chute de production par rapport aux années antérieures.

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61

 

Présence ou non d'une fonction cachée : NON, car au cours de notre étude, nous avons pu définir clairement les principales fonctions responsables des arrêts de production.

Progressivité de la perte de fiabilité : OUI, nos indicateurs de fiabilité l'indiquent. L'utilisation des machines et leur vieillissement dans le temps sont bel et bien responsables de leur perte de fiabilité.

Possibilité de contrôle : NON, malheureusement car on ne peut empêcher l'impact du vieillissement des organes des machines à tisser sur leur rendement.

Il devient donc évident au regard de ces informations que l'arrêt d'un métier à tisser provoque le ralentissement de la production ou une dégradation de la qualité.

Nous classons donc les métiers à tisser dans la catégorie B, laquelle catégorie regroupe tout matériel nécessitant une maintenance systématique préventive.

6.2.4 -) Définition des moyens

Pour la mise en oeuvre de la politique de maintenance que nous proposons, il faut nécessairement des moyens matériels, humains et financiers. Les moyens financiers doivent être alloués par la direction générale et doivent surtout être compatibles avec les objectifs préalablement définis.

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Le personnel de maintenance doit être revu de façon à augmenter le nombre :

· des nettoyeurs chargés d'assurer le nettoyage journalier des métiers ;

· des régleurs chargés d'assurer le graissage hebdomadaire et le réglage continu des systèmes ;

· des aides régleurs chargés d'assister le régleur dans ses taches.

Il faudra en outre renforcer le nombre de mécaniciens sous la responsabilité du chef d'entretien, pour faciliter la réalisation de la politique de maintenance.

Le moyen matériel devra également être renforcé par l'approvisionnement en pièces de rechange des organes et systèmes cités en priorités d'action. Ainsi, il faudra penser sérieusement au recyclage et à la formation du personnel à travers des stages de perfectionnement afin d'inscrire l'usine dans le concept des nouvelles techniques d'entretien et de maintenance.

On distinguera dans le budget de maintenance :

o le budget de fonctionnement qui prend en compte les salaires, les charges des agents de maintenance, l'achat des fournitures diverses et les frais de formation du personnel ;

o le budget d'exploitation qui concerne le coût de maintenance du matériel du département et qui englobe la sous traitance et les services auxiliaires utilisés par la Section Maintenance du département de tissage.

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6.2.5 -) Réalisation

En fonction des moyens financiers et des problèmes spécifiques actuels du COTEB, nous proposons une politique de maintenance qui peut être mise en place en bloc ou de façon progressive. Cette politique passe par la planification que nous proposons des tâches, en tenant compte des priorités d'action. Nous avons établi ici des programmes journalier, hebdomadaire et semestriel.

L'exécution systématique de l'entretien préventif de la machine est la condition pour que le tissage fonctionne sans perturbations. Les contrôles périodiques effectués à cet effet doivent faire partie des tâches principales du contremaître. Il peut ainsi déceler les changements survenus dans les réglages, de même que les phénomènes d'usure et prendre en temps utile les mesures qui s'imposent.

L'ensemble de l'entretien préventif de la machine comprend : > l'entretien journalier de la machine ;

> les révisions et contrôle lors des changements de chaîne et d'article ; > l'entretien hebdomadaire de la machine ;

> le service d'entretien semestriel.

Les travaux à effectuer sont en général : - le nettoyage de la machine ;

- la lubrification et le graissage des organes ; - la vidange ;

- l'entretien de pièces spéciales de la machine.

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64

 

 

OBJET

TRAVAIL A EFFECTUER

 
 

Machine

Nettoyage à l'air comprimé à chaque
changement d'équipe.

 
 

Ouvreur du donneur
de trame

Lubrification avec graisseur
compte gouttes.

 
 

Ouvreur de projectile
coté chasse.

Lubrification avec graisseur
compte gouttes.

 
 

Barres du donneur et
tôle de verrouillage
des barres du
donneur de trame.

Lubrification avec graisseur
compte gouttes.

 
 

Frein de réception

Contrôler l'entrée des projectiles dans le
mécanisme de réception après huilage avec
graisseur compte gouttes et si nécessaire corriger
le réglage conformément aux prescriptions.

 
 

Casse trame
mécanique, coté
réception.

Contrôler le fonctionnement en soulevant un
doigt de freinage sur la machine en marche : la
machine doit s'arrêter.

 
 

Dispositif de soufflage
d'air

Selon la quantité et le degré d'adhérence de duvets,
le sac de filtration doit être tourné sur le panier à
filtre,nettoyé à l'aide d'une balayette ou soufflé à l'air
comprimé et ceci à des intervalles de temps
approprié

 
 

Tableau N°10 : Entretien journalier de la machine

 

801

808

809

810

102

202

203

205

208

303

306

402

404

406

407

 
 
 
 
 

501

503

 
 
 
 
 

Légende

Jaune : Lundi

Vert : Mardi

Bleu ciel : Mercredi Bleu pur : Jeudi Violet : Vendredi
Orange : Samedi

Tableau N°11 : Graissage hebdomadaire des machines

 

Révision et contrôles aux changements de chaînes et d'articles (mais au moins une fois par mois)

 

Machine à tisser n°:

Type de machine à tisser

Date

 
 
 

Type de
travaux

Objet

travaux à effectuer

 
 
 
 
 
 
 

révision

projectiles

contrôler quant à l'usure et à l'encrassement

 
 
 
 
 
 
 

démonter, nettoyer, contrôler et graisser les
pièces

 
 
 
 
 
 
 

nettoyer au jet d'air, remplacer les ciseaux

 
 
 
 
 
 
 

graisser selon prescription

 
 
 
 
 
 
 

contrôles d'état

appareil à lisière et
appareil à lisières
intermédiaire

contrôler l'usure des goujons en nylon aux
arbres de liaison télescopiques et les graisser

 
 
 
 
 
 
 

nettoyer, contrôler les mollettes

 
 
 
 
 
 
 

nettoyer et contrôler quant à l'usure

 
 
 
 
 
 
 

contrôler l'état, retendre, huiler légèrement

 
 
 
 
 
 
 

plein aux 2/3 à 3/4, à l'exception de
l'appareil à lisière étroit et de l'appareil à
lisières intermédiaire: 3/4 à plein

 
 
 
 
 
 
 

contrôler les surfaces de portée et les
fermetures

 
 
 
 
 
 
 

le fil de trame ne doit pas être freiné

 
 
 
 
 
 
 

contrôler l'état, dans les trois positions, les
distances jusqu'aux pinces à lisière doivent
être chaque fois de 1mm,

 
 
 
 
 
 
 

cotés chasse et réception ouvertes à l'épaisseur
du fil

 
 
 
 
 
 
 

chemin de freinage à 25-30°

 
 
 
 
 
 
 

contrôler la pression d'embrayage à la barre
de commande; corriger le réglage si nécessaire

 
 
 
 
 
 
 

réglage de base,

 
 
 
 
 
 
 

contrôles de

casse trame mécanique
(coté chasse) ou
électronique

caser la trame sur la machine en marche:elle
doit s'arrêter,

 
 
 
 
 
 
 

soulever le doigt de freinage sur la machine
en marche:elle doit s'arrêter

 
 
 
 
 
 
 

sur la machine en marche, contrôle du
fonctionnement de chaque rail de contact:
contrôler le moment d'arrêt,

 
 
 
 
 
 
 

contrôler sur la machine en marche

 
 
 
 

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66

 

 
 

dérouleur d'ensouple

contrôler la régularité de la commande

 
 
 
 
 
 
 

contrôle de l'organe de sûreté du levier

 
 
 
 
 
 
 

contrôle du moment de coupe

 
 
 
 
 
 
 
 

rentrage

dans le fond et la lisière

 
 
 
 
 
 
 

dans le fond et la lisière

 
 
 
 
 
 
 

Vérifier

 
 
 
 
 
 
 

Mesurer

 
 
 
 
 
 
 

contrôler quant aux marques de temples et
dégâts au tissu

 
 
 
 

Tableau N°12 : Entretien aux changements d'articles et de chaîne

 

Type de travaux

travaux à effectuer

visa

visa

 
 
 
 

installation électrique

-vérifier si le moteur n'émet pas de bruits
anormaux - révision du moteur

 
 
 
 
 
 

entraînement et frein de
machine

- contrôler l'entraînement et le frein de machine quant à leur usure.

- remplacer les garnitures d'embrayage lorsqu' elles sont usées jusqu'à 9mm.

-remplacer le collier de frein lorsque le chemin de freinage prescrit (25 à 30°) ne peut lus être observé par suite de l'encrassement ou de l'usure de la garniture de frein.

-les goujons rivés au disque de pression ne doivent pas être desserrés.

-démonter le tendeur de la chaîne du convoyeur et graisser le roulement à billes avant le montage de l'embrayage.

-contrôler l'usure des courroies trapézoïdes

 
 
 
 
 
 

dérouleur d'ensouple

contrôler son usure, un contrôle exact de pièces
démontées doit être effectué par prélèvement au
hasard ; en démontant le dérouleur d'ensouple
d'une machine sur six,

 
 
 
 
 
 

appel du tissu

contrôler l'appel du tissu ; quant à l'usure, un contrôle exact des pièces démontées doit être effectué par prélèvement au hasard en démontant l'appel du tissu d'une machine sur six,

- contrôler l'état des garnitures du rouleau d'appel et du rouleau presseur,

- contrôler l'état des paliers du rouleau presseur, du rouleau d'appel et du rouleau de tissu, graisser les paliers,

 
 
 
 
 
 

commande des lames

contrôler l'usure des articulations, vérifier l'usure
des guides des leviers de levée:les profils inférieurs

 
 
 
 

 
 

des lames ne doivent pas s'effleurer

 
 
 
 
 
 

mécanique d'armure

-contrôler les articulations aux leviers d'inversion. - mesurer le jeu entre galets et cames des lames en position de pas inférieur.

- vérifier l'état des portées des galets et des cames.

 
 
 
 
 
 

battant

- contrôler l'étanchéité des joints lier aux carter de commande du battant.

- resserrer les écrous-chapeaux au tube de vidange dans la traverse principale.

 
 
 
 
 
 

dispositif de recherche de
duite

-resserrer l'écrou de l'accouplement du dispositif - le goujon pour le désaccouplement du dispositif de recherche de duite doit présenter des deux cotés, un jeu par rapport aux parois de la rainure - pour l'accouplement de recherche de duite ;

rétablir le jeu entre la pièce et le manchon d'accouplement.

 
 
 
 
 
 

chaîne d'entraînement à
maillons

entretien de toutes les chaînes à maillons, et
procédé au graissage de ses organes.

 
 
 
 
 
 

Organe de sûreté

-Le bord supérieur de la barrette à cran doit se
trouver dans le repère blanc de la douille de levier.
-Vérifier le jeu entre le goujon d'enclenchement et
la barrette à cran.
-Les bascules dans le mécanisme de chasse et de
réception doivent être exempt de jeu

 
 
 
 
 
 

ouvreur de projectile

- vérifier la distance de la surface du rail de guidage supérieur à la pointe de l'ouvreur de projectile.

- contrôler l'usure de l'ouvreur de projectile, l'ouverture de la pince de projectile ; la pointe de l'ouvreur de projectile doit se trouver derrière la face intérieure du monte projectile.

 
 
 
 
 
 

donneur de trame

-ouvreur du donneur: vérifier la distance entre le rail de guidage supérieur et l'étrier transversal.

- contrôler l'usure à l'ouvreur et aux pinces du donneur de trame, l'ouverture de la pince du donneur.

- bloquer l'écrou de l'arbre secondaire,

- vérifier si la pince du donneur se trouve exactement au milieu de la pince du projectile.

- vérifier si le levier du donneur s'applique sans jeu

et sans pression contre le bouton de butée.

- vérifier la distance du niveau supérieur de la boite

de chasse à l'arrête supérieure de la crémaillère.

 
 
 
 
 
 

ciseaux

- contrôler le réglage du volet de centrage:le fil de trame doit se trouver exactement au milieu de la pince du donneur de trame.

- moment de coupe des ciseaux : vérifier la distance du niveau supérieur de la boite de chasse à l'arrête supérieure de la crémaillère

 
 
 
 
 
 

Mécanisme de chasse

- vérifier la distance entre le taquet de chasse et le projectile à la torsion maximale de la barre de

 
 
 
 

 
 

torsion (chercher à obtenir la distance minimale), - - pendant la mesure, pousser légèrement le projectile vers le taquet de chasse.

- faire un contrôle visuel du frein à huile sur la

machine à la température de marche avec la torsion maximale de la barre de torsion:enlever la tôle de recouvrement de la serrure de chasse, la machine étant en marche, le levier de chasse doit s'arrêter au plus tard 2mm avant l'arrête extérieure du rail de guidage supérieur

 
 
 
 
 
 

Commande des lames

Contrôler l'usure des articulations et vérifier l'usure des guides des leviers de levées : les profils inférieurs des lames ne doivent pas s'effleurer.

 
 
 
 
 
 

Lubrification

- nettoyer ou remplacer le filtre de la pompe

- nettoyer ou remplacer les raccords de conduits

 
 
 
 

Tableau N°13 : Entretien semestriel des machines 6.2.6 -) Evaluation

Puisqu'on doit attendre des bénéfices des investissements effectués, on se doit d'effectuer une évaluation de la politique de maintenance après sa réalisation.

Nous avons estimé que, pour la mise en oeuvre de cette politique de maintenance, l'effectif de l'équipe d'entretien et de maintenance passerait de quatre à quatorze personnes, soit un recrutement de dix personnes. L'effectif du département passerait donc à cinquante et quatre personnes et le pourcentage de l'effectif de maintenance par rapport à l'effectif du

14 100

u

département passerait de 9.09 à 25.92% ( 25,92) .

54

Le calcul des activité et rendements des machines a été évaluer dans les mêmes conditions que ci-dessus, sauf qu'ici, la nouvelle politique de maintenance adoptée nous a permis de réduire les heures d'arrêts de catégorie 2 (de 249,5 à 100 heures) et les heures d'arrêts de catégorie 3 (de 70 à 40 heures). Le tableau N°14 ci-dessous présente les résultats.

UAC / IUT-LOK / GIM / 3ème Promotion

Présenté par CAPO-CHICHI Mayaa & KOBA SEGAN Babatoundé Lionel

69

 

ACTIVITE

RENDEMENTS

Heures
maximales

* 20

1120 H

56

Arrêts
fériés +
week-end :
8x 24 =
192 H

928 H

Heures
ouvrables

- 192

1120

H. OUVRABLES

H. DISPONIBLE

Arrêts
chômage :
6,3 H

DISPONIBLE

921,7 H

Heures
disponibles

= 99,32%

928

- 6,3

92 1 , 7 x100

Tableau N° 14 : calcul des activités et
rendements des machines après exploitation
de la nouvelle politique de maintenance

928

H. OUVRABLES

CATEGORIE 1 CATEGORIE 2 CATEGORIE 3

H. OUVRABLES

8 73 ,7 x 100
92 1 ,7

RENDEMENT
EFFECTIF

Arrêt
catégorie
N°1 :
48 H

= 94,14%

= 94,79%

921,7

- 48

873,7 H
Heures
Brutes

H. BRUTES

8 73 ,7 x 100

H.BRUTE H. NETTES H. NET-NETTES

BRUTE NETTE NET-NETTE

928

= =

H. OUVRABLES H. OUVRABLES

H. NET-NETTES

H. DISPONIBLE

Arrêt

catégorie
N°2 :
100 H

= 88,55%

= 83,37%

873,3

- 100

773,7 H
Heures
Nettes

773 ,7 x 100

H BRUTES H NETTES

773 ,7 x 100

H. NETTES H. NET-NETTES

8 73

928

,

7

73 3,7 x100

= 94,83%

733,7 H

Heures
Net-nettes

Arrêt
catégorie
N°3:
40 H

73 3 , 7 x 100

= 79,06%

773,7

- 40

73 3 ,7 x 100

921

773

928

,

7

= 79,6%

6.2.7 -) Conclusion partielle

La politique de maintenance à adopter pour les métiers à tisser est : la maintenance préventive systématique, qui doit être effectuée par une main d'oeuvre suffisante en permanence formée aux nouvelles méthodes.

On constate que pour la même période de huit semaines, le rendement effectif passe de 60,13% à 79,6% soit environ 80%. L'évolution de ces indicateurs montre clairement l'efficacité de la nouvelle politique de maintenance. Ce qui répond aux objectifs par nous fixés.

Les difficultés rencontrées résident dans un premier temps dans l'inexistence de fichiers historiques retraçant les actions de maintenance, ce qui nous a obligé à réaliser nous-même les fiches de suivi du matériel nécessaires à l'étude. Dans un second temps nous déplorons la faible durée du stage de fin d'étude qui nous a contraint à mener cette étude sur une période de huit semaines.

Il aurait été souhaitable d'avoir la possibilité de passer plus de temps pour étudier à fond toute la question de la maintenance dans les différents départements de l'usine.

AUTRES TRAVAUX EFFECTUES

Outre les travaux effectués dans le département de tissage et relatifs à notre travail de fin d'étude, nous avons effectué dans l'usine plusieurs travaux pratiques :

Entre autres, on peut citer :

· des remplacements de pignons d'engrenages sur l'une des chargeuses du département de filature ;

· des rebobinages de moteurs électriques grillés ;

· des recherches de pannes électriques et des remplacements de cartes électroniques dans certaines armoires de commandes de machines à tisser,

· et des tâches d'intérêt général tels que le nettoyage des machines, des replacements de lampes, etc....

SUGGESTIONS

A l'issue de ce travail de fin d'étude que nous avons effectué, il nous est paru absolument nécessaire que soit effectué au sein de l'entreprise : - une revalorisation de la fonction maintenance au sein des départements de

production à travers la mise à leur disposition de plus de main d'oeuvre

qualifiée, de moyens techniques et financiers ;

- le suivi et l'évaluation permanente dans les départements de production de la politique de maintenance élaborée par le présent ouvrage, par la tenue et l'exploitation des fiches de maintenance ;

- la formation et le recyclage des ouvriers ;

- la mise en application du respect des règles de sécurité et de prévention des accidents. L'approvisionnement à temps des pièces de rechange des organes ou systèmes des machines à tisser suivant les priorités d'actions.

Tout ceci éviterait une immobilisation préjudiciable des machines.

UAC / IUT-LOK / GIM / 3ème Promotion

Présenté par CAPO-CHICHI Mayaa & KOBA SEGAN Babatoundé Lionel

72

CONCLUSION GENERALE

Il ressort de ce séjour à l'usine qui nous a été très bénéfique, que le stage en entreprise est indispensable à la formation de cadres techniques compétents.

Nous constatons que notre pays dispose des atouts nécessaires pour s'insérer dans les nations industrielles émergentes d'aujourd'hui.

La crise énergétique que traverse notre pays constitue pour l'usine un goulot d'étranglement important qu'il faudrait supprimer. L'état des lieux des équipements du COTEB montre une importante immobilisation de machines fonctionnelles et la vétusté d'une quantité importante de métiers, d'où la nécessité d'une dynamisation de l'usine et de sa rénovation pour la diversification de ses produits.

A travers nos travaux de recherche et d'étude, nous avons vécu toute la dimension réelle de la maintenance dans l'industrie textile. Nous la voyons quitter l'échelle des annexes de l'entreprise pour s'intégrer dans l'usine comme une fonction clé, garante d'une production continue.

L'étude effectuée a montré qu'à chaque outil de production correspond un type de maintenance bien déterminé, lequel est fonction de son utilisation. Le choix de maintenance spécifique proposé au département de tissage s'inscrit dans le cadre d'une politique globale qui doit être maintenue, soutenue et vulgarisée par l'entreprise. Cette politique, lors de notre travail, ne nous est pas parue dans un premier temps être la plus économique car elle exige des investissements importants de fonds mais elle s'est finalement révélée être la plus rentable pour l'entreprise. Elle lui permet de survivre grâce à la fonctionnalité de ses machines et la qualité de leur rendement, de grandir et de se développer en assurant la continuité de ses

prestations par le respect des délais de livraison : il s'agit de la politique aboutissant à l`obtention d'un coût global optimal.

Les travaux d'étude et de recherche ont été passionnants car nous avons trouvé un personnel sympathique et dévoué qui nous a fourni tous les renseignements techniques et pratiques nécessaires. Les difficultés rencontrées résident dans l'inexistence d'une bibliothèque et la courte durée du stage qui ne nous a pas permis de faire une étude approfondie de la maintenance à travers tous les départements.

Evidemment, ce document ne s'impose pas comme une méthode d'application rigide aux industriels du textile ; nous comptons simplement avoir apporté à travers lui, un outil de gestion stratégique dans la maintenance globale de l'usine, dans le respect des conditions de sécurité et de l'environnement.

Bien entendu, nous n'avons pas la prétention d'avoir accompli un travail exempt de tous défauts ; nous espérons seulement avoir participé à la revalorisation de la filière textile qui est actuellement une des priorités de notre pays.

Nous serions donc heureux d'accueillir les critiques et suggestions dans le but d'augmenter la marge d'utilisation de ce document.

BIBLIOGRAPHIE

+ COTEB SA, 2006, « Rapport d'état des lieux des équipements ».

+ COTEB SA, 1996, « Dossier technique SULZER TW11et P7100 ».

+ Groupe UCO Engeneering, 1998, « Manuel de production du département de tissage ».

+ F. MONCHY, 1987, « La fonction maintenance formation à la gestion de la maintenance industrielle », Editions MASSON, Paris.

+ P. LYONNET, 1992, « La maintenance Mathématiques et Méthodes », Editions Technique et Documentation Lavoisier, Paris.

+ Bertrand GIRARD & Peter KNEEBONE, 1986, « Comment réussir votre maintenance », AFNOR.

+ www. Wikipédia.fr

ANNEXES

ETAT DES LIEUX DES EQUIPEMENTS

 

Désignation
de l'équipement

Type, Fabricant
et Pays

Année

Nombre

Puissance
Totale (kw)

(kg/heure)

Etat des équipements

Fab

Acqui

Total

Panne

Marche

Maximale

Réalisée

 

I

BATTAGE LIGNE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

F

 

POLMATEX

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

1

Chargeuse-mélangeuse

Polmatex -

1974

1989

5

1

4

15

700

450

Vétuste

L

 

AD4

Pologne

 
 
 
 
 
 
 
 
 

A

2

Transporteur « UU13A »

Polmatex -

1974

1989

1

0

1

1,5

700

450

Vétuste

T

 
 

Pologne

 
 
 
 
 
 
 
 
 

U
R

3

Condenseur chargeuse-
ouvreuse

Polmatex -
Pologne

1974

1989

1

0

1

15,3

700

450

Vétuste

E

4

Batteur

Saco - USA

1957

1989

2

0

2

23,6

350

190

Vétuste

 

II

BATTAGE LIGNE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

UNIFLOC A1/1

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1

Unifloc A1/1

Rieter Suisse

1980

1998

1

0

1

1,72

400

200

Vétuste

F

2

Mono tambour

Rieter Suisse

1976

1998

1

0

1

17,87

200

190

Vétuste

I

3

mélangeuse

Rieter Suisse

1975

1998

1

0

1

11,9

200

190

Vétuste

L

4

ERM

Rieter Suisse

1973

1998

2

0

2

1,18

200

190

Vétuste

A

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

T

III

CARDERIE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

U

1

Distributeur de flocons

Rieter Suisse

1965

1996

3

1

2

13,2

400

360

Vétuste

R

2

Cardes

Rieter Suisse

1965

1989

16

0

16

57,6

400

360

Vétuste

E

3

Cardes

Rieter Suisse

1965

1996

9

9

0

57,6

400

360

Vétuste

 

IV

ETIRAGE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1

Etirages

Rieter Suisse

1996

1989

8

4

4

21

780

546

Vétuste (cylindres tordus)

F

2

Etirages canibalisés

Rieter Suisse

1968

1998

4

4

0

21

780

546

Vétuste

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L

V

BANC BROCHAGE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A

1

Banc Krusic

Krusic -

1974

1974

3

0

3

25,8

504

172

Vétuste (laminage défectueux)

T

 
 

Yougoslavie

 
 
 
 
 
 
 
 
 

U

2

Banc Rieter

Rieter - Suisse

1968

1997

1

0

1

13,25

175

55

Vétuste

R

3

Banc Rieter

Rieter - Suisse

1970

1989

2

0

2

26,5

296

96

Vétuste

E

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

VI

CAF

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1

CAF Wifama

Wifama-Pologne

1974

1974

30

6

24

444

348

313,2

Vétuste (laminage défectueux)

 

2

CAF GO 2

Rieter - Suisse

1974

1997

3

1

2

50

34,56

31

Vétuste (laminage défectueux)

 

VII

BOBINOIRS

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1

Bobinoirs Gilbos

Suisse

1974

1974

2

1

1

5,9

75

30

Vétuste

 

2

Bobinoirs Schlafhorst 107

Schlafhorst-

1971

1997

2

2

0

45

75

45

Vétuste

F

 
 

Allemagne

 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

3

Bobinoirs Schlafhorst 138

Schlafhorst-

1980

1997

1

0

1

45

75

45

Vétuste

L

 
 

Allemagne

 
 
 
 
 
 
 
 
 

A

4

Bobinoirs Schlafhorst 238

Schlafhorst-

1996

1996

1

0

1

45

150

102,2

Neuf

T

5

Bascule RAPIDO

Allemagne

 
 
 
 
 
 
 
 

Epave

U

6

Bascule SCHENCK

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Opérationnel

R

7

Effilocheuse

 
 
 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

E

8

Presse balles coton

 

1974

1974

1

1

0

 
 
 

Vétuste

 

9

Dévidoire bobine à mêche

 

1974

1974

1

0

1

 
 
 

Vétuste

 

10

Presses à thermo souder

 
 

1995

1

0

1

 
 
 

Vétuste

 

11

Bisateuse

 

1996

1995

2

0

2

 
 
 
 
 

12

Compresseur d'air

 
 

1996

2

0

2

 
 
 

Vétuste

 

13

Transpalette

 

1996

1996

1

0

1

 
 
 

Vétuste

 

14

Machine à monter les
garnitures de cardes

 

1996

1996

2

2

0

 
 
 

Panne

 

15

Presse hydraulique

 
 

1997

1

0

1

 
 
 

Neuf

 

16

Machine à monter les

 

1997

1997

1

0

1

 
 
 

Neuf

 
 

chapeaux de cardes

 
 
 

2

1

1

 
 
 

1 épave

 
 
 
 

1997

 
 
 
 
 
 
 
 

F

17

Rectifieuse de cylindres

 
 

1997

1

0

1

 
 
 

Neuf

I

 

de pression

 

1997

 
 
 
 
 
 
 
 

L
A

18

Graines de
conditionnement

 

1997

1997

15

0

15

 
 
 

Opérationnel

T

19

Noueuse à main

 

1996

1996

20

0

20

 
 
 

Opérationnel

U

20

Cintreuse sur trépied

 

1996

1996

1

0

1

 
 
 

Neuf

R

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

E

21

Appareil à souder
électrique

 

1996

1996

2

0

2

 
 
 

Neuf

 

22

Agrafeuse rapide 33

 

1996

1996

1

0

1

 
 
 

Neuf

T I

1

CANETIERE

840 0534/73 atelier

de construction

schweiter SA

Hergen Suisse

1973

 

1

0

1

5,9

70 canettes/ h

35 c / h

Vétuste

S

2

OURDISSOIR

EZDN° 76102 W-

 
 

1

0

1

5,48

10938 m / h

5200 m / h

Vétuste

S

 
 

SCHLAFHORST

 
 
 
 
 
 
 
 
 

A

 
 

Allm. De l'ouest

 
 
 
 
 
 
 
 
 

G

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

E

3

ENCOLLEUSE

A4 Série 1 Matex

1974

 

1

0

1

19,37

1600 m / h

712 m / h

Vétuste

 
 
 

- Platt Pologne

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

42,5

142,29 m / h

133,9 m / h

Neuf

 

4

METIER SULZER RUTI

B 390 NZE QD1

1996

1996

10

1

9

 
 
 
 

T I

 

P7100

Sulzer Ruti
(Suisse)

 
 
 
 
 
 
 
 
 

S

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

S

5

SULZER T W11

153 ES 105 E 10 F

 

1990

10

1

9

20

113 m / h

79 m / h

Vétuste

A

 
 

Gebrüder (Suisse)

 
 
 
 
 
 
 
 
 

G

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

E

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

6

SULZER TW11

153 ES 105 E 10

 

1990

25

1

24

50

302 m / h

212 m / h

Vétuste

 
 
 

Sulzer Brothers

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

7

SULZER TOYODA

153 ES 105 E 10

 

1997

10

2

8

25

71 m / h

61 m / h

Vétuste

T

 
 

Frères SA (Suisse)

 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

S

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

S

8

MONORAIL Pour (Enc-

BALKANCAR

 

1974

1

0

1

0,8

 
 

Vétuste

A

 

Oud)

T0221 Usine

 
 
 
 
 
 
 
 
 

G

 
 

Electrotelfers

 
 
 
 
 
 
 
 
 

E

 
 

(Bulgarie)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

9

METIER SAURER

CH 9320 Adolphe

1974

1974

18

0

18

27

53 m / h

41 m / h

Vétuste

 
 
 

Saurer (Suisse)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

10

METIER VARIMEX

Polmatex- Pologne

1973

1974

12

12

0

 
 
 

Vétuste

T

11

12

NOUEUSE
CHARIOT DE NOUAGE

KNOTEX GMBH
Augsburg 10

168 200/40

 
 

2
2

0
1

2
1

 

9000 fils / h

8000 fil / h

Vétuste

I

 
 

731/214 KNOTEX

 
 
 
 
 
 
 
 

Vétuste

S

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

S

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A

13

ASPIRATEUR

NILFISK FISKER

 
 

1

1

0

 
 
 

Vétuste

G

 
 

(Danemark)

 
 
 
 
 
 
 
 
 

E

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

14

CHARIOT TRANSPORT

AB200 Atelier de

 
 

2

1

1

 
 
 

Vétuste

 
 

TISSU

Bolmont (France)

 
 
 
 
 
 
 
 
 

T

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

15

CHARIOT TRANSPORT

 
 
 

4

1

3

 
 
 

Vétuste

S

 

ENSOUPLE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

S

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

A

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

G

16

BASCULE

Toledo-werk

 
 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

E

 
 

WAAGEN

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

17

BASCULE

MORIVAL France

 
 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

 

18

METIER CIRCULAIRE

ROFI IDATEX

1973

1974

25

8

17

25,5

6,03 kg / h

5,9 kg / h

Vétuste

 
 
 

Albert of Biters

 
 
 
 
 
 
 
 
 

T

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

S

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

S

19

Mélangeuse de trame

RUTI (Suisse)

1996

1996

1

0

1

 
 
 

Opérationnel

A

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

G

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

E

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

20

Gaine de climatisation

 

1996

1996

7

0

7

 
 
 

Opérationnel

F

I

N

I T

I

O
N

1

2

3

4

5

ENROLEUSE

Flambeuse

Pad - Roll

Foulard

Laveuse

AMDES France OSTHOFF Allem. AMDES France KUSTER Allem. AMDES France

1974 1974 1974 1990 1974

1974 1974 1974 1990 1974

1 1 1 1 1

0 0 0 0 0

1 1 1 1

1

24,7
16,1
15

40

1800 m / h 6000 m / h 3000 m / h 3600 m / h 3600 m / h

900 m / h 4800 m / h 1800 m / h 2400 m / h 1800 m / h

Vétuste Vétuste Vétuste Vétuste

 

6

Jiggers

VALD HENRISE

1974

1974

4

2

2

6,2

144 m / h

144 m / h

Vétuste

F

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

7

Ouvreuse-maille

WEISS Allemagne

1974

1974

1

0

1

 

150 m / h

150 m / h

Vétuste

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

8

Barques

Bene et Cie France

1974

1974

3

0

3

15,3

80 m / h

60 m / h

Vétuste

T

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

9

Rame

AMDES France

1974

1974

1

0

1

130

3000 m / h

1800 m / h

Vétuste

O

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

10

Sanforisseuse

SACM France

1974

1974

1

0

1

18

3000 m / h

1800 m / h

Vétuste

 

11

Sechoir-maille

FLEISSNER Alle.

1974

1974

1

0

1

15,8

150 m / h

150 m / h

Vétuste

 

12

Calendre

WEISS Allemagne

1974

1974

2

1

1

0,55

200 kg / h

200 kg / h

Vétuste

F

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

13

Visiteuse

NATERM France

1974

1974

1

0

1

2,25

1200 m / h

600 m / h

Vétuste

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

14

Essoreuse

RAPIDE 120

1973

1974

1

0

1

14,7

720 kg / h

720 kg / h

Vétuste

T

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

15

Ouvreuse Détortineuse

AMDES France

1974

1974

1

0

1

 

700 kg / h

700 kg / h

Vétuste

O

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

16

Bascule

Rapido

1974

1974

2

1

1

 
 
 

1 non opérationnel

 

17

Bascule électrique

 
 

19901

1

0

1

 
 
 

Opérationnel

F

I

18

Autoclave

 
 
 

1

 
 
 
 
 

Montage non achevé

N

19

Merceriseuse

 

1974

1974

1

 
 
 
 
 

Epave

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

T

20

Palan

INTER EXO/ 4T

1974

1974

1

0

1

 
 
 

Op2rationnel

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

O

21

Machine à coudre

thimonier

1974

1974

5

0

5

 
 
 

Opérationnel

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

22

Machine à coudre

Adier

1974

1974

3

1

2

 
 
 

Opérationnel

F

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

23

Presse à repasser

 

1974

1974

1

1

0

 
 
 

Opérationnel

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

24

Plieuse

 

1974

1974

1

1

0

 
 
 

Opérationnel

T

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

25

Panier d'essoreuse

 

1974

1974

7

3

4

 
 
 

Opérationnel

O

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

26

Cuve de 650 litres

 
 
 

9

0

9

 
 
 

Opérationnel

 

27

Cuve à sonde de 15000 L

 
 
 

1

0

1

 
 
 

Opérationnel

 

28

Rules

 

1974

1974

66

1

65

 
 
 

Opérationnel

 

29

Chariots

 
 
 

47

6

41

 
 
 

Opérationnel

F

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

30

Chariots pour autoclaves

 
 
 

2

0

2

 
 
 

Opérationnel

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

 

LABO FINITION

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

T

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

1

Micro onde

 
 

1974

1

1

0

 
 
 

Opérationnel

O

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

2

Microscope

 
 
 

1

0

1

 
 
 

Opérationnel

 

3

Xénoteste

 
 
 

1

0

1

 
 
 

Opérationnel

 

4

Balance

 
 
 

1

0

1

 
 
 

Opérationnel

F

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

5

Sèche à cheveux

 
 
 

1

0

1

 
 
 

Opérationnel

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

6

Tube à essai

 
 
 

115

0

115

 
 
 

Opérationnel

T

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

7

Thermomètre

 
 
 

5

5

0

 
 
 

Non opérationnel

O

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

8

Densimètre

 
 
 

1

0

1

 
 
 

Opérationnel

 

9

Pipette

 
 
 

39

0

39

 
 
 

Opérationnel

 

10

Verre à montre

 
 
 

51

0

51

 
 
 

Opérationnel

 

11

Lames porte objet

 
 
 

79

0

79

 
 
 

Opérationnel

F

12

Burettes

 
 
 

2

0

2

 
 
 

Opérationnel

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

13

Ballon

 
 
 

14

0

14

 
 
 

Opérationnel

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

T

14

Pinces métalliques

 
 
 

10

0

10

 
 
 

Opérationnel

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

O

15

Pinces en bois

 
 
 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

16

Etaux

 
 
 

2

0

2

 
 
 

Opérationnel

F

17

Bee busen

 
 
 

2

0

2

 
 
 

Vétuste

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

18

Tourne biberon

 
 
 

1

0

1

 
 
 
 

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Vétuste

T

19

Barque à tourniquet

 
 
 

1

0

1

 
 
 
 

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

O

20

Foulard

 
 
 

1

0

1

 
 
 
 

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

21

Jigger

 
 
 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

 

22

Appareil d'analyse d'eau

 
 
 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

 

23

Rechaud à courant

 
 
 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

F

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

24

Epprouvette

 
 
 

4

0

4

 
 
 

Vétuste

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

25

Becher en plastique

 
 
 

9

1

8

 
 
 
 

T

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

26

Balance en électrique

 
 
 

1

0

1

 
 
 
 

O

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Vétuste

N

27

Balance (cuisine)

 
 
 

2

1

1

 
 
 
 
 

28

Laveuse

 

1974

1974

1

0

1

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Vétuste

 

29

Essoreuse

 

1973

1974

1

0

1

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Vétuste

 

1

COLUMBIA

430-2 USA

1974

1975

92

22

70

 

120

75

Vétuste

C

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

O

2

Surjeuteuse

39500 USA

1973

1974

28

15

13

 

105

65

Vétuste

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

F

3

Willcox

504 - 4

1977

1978

4

0

4

 

105

65

Vétuste

E

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

C

4

REECE

S-2BH

1968

1974

4

2

2

 
 
 

Vétuste

T

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

5

LEWIS

200-2 USA

1962

1975

3

0

3

 

120

72

Vétuste

O

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

6

REECE

S-2TK2F

1972

1974

31

27

4

 

120

72

Vétuste

 

7

Singer

212G141

 

1975

8

3

5

 
 
 

Vétuste

C

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

O

8

Bras déporté

35800CDZ

1964

1975

13

9

4

 

120

60

Vétuste

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

F

9

Pose ceinture

54200KA

1956

1975

2

0

2

 
 
 

Vétuste

E

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

C

10

SAFTY

52900BN

1960

1975

8

7

1

 
 
 

Vétuste

T

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

11

PASSANT

57700K

1967

1975

2

2

0

 
 
 

Vétuste

O

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

12

MAUSER

89838BS

 

1975

2

0

2

 

700

390

Vétuste

 

13

Vigneteuse

AB4EM

 
 

2

1

1

 

750

225

Vétuste

C

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

O

14

Preformeuse

EMH92

 
 

4

2

2

 

250

150

Vétuste

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

F

15

KRAUSS

RBS300E

 
 

4

2

2

 

600

300

Vétuste

E

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

C

16

Chariot matelasseur

Herouard Utica 80

 
 

4

3

1

 

600

360

Vétuste

T

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

17

Singer TIP TOP

Kuris

 
 

5

0

5

 

120

72

Vétuste

O

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

18

Perceuse

Singer

 
 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

 

19

Cranteuse

Singer

 
 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

 

20

Peace maker

498666

 
 

2

0

2

 
 
 

Vétuste

 

21

Kuris

Novita

1979

1980

2

0

2

 

600

300

Vétuste

C
O

N F

22

23

Suprena
Pose Elas

CR-1031
52800Z

1979

1980

2

6

1
5

1

1

 
 
 

Vétuste
Vétuste

E

24

Pose Fond

52800BN

1961

1974

2

0

2

 

170

100

Vétuste

C

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

T

25

Pose Fond

52800BW

1960

1974

1

1

0

 
 
 

Vétuste

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

O

26

Pose Bande

52700Z

1979

1980

8

7

1

 
 
 

Vétuste

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

27

Ourleuse

33700KG

1965

1980

2

0

2

 
 
 

Vétuste

C

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

O

28

Colecteuse

57700X

1978

1980

15

12

3

 
 
 

Vétuste

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

F

29

Presse à vapeur

HOFF MAN

 

1975

10

5

5

 

170

102

Vétuste

E

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

C

30

Fer à repasser

Philips

 
 

1

0

1

 
 
 
 

T

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

I

31

Fer à repasser

Moulnex

 
 

1

0

1

 
 
 
 

O

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

32

REECE

S2 ED

1972

1975

2

2

0

 
 
 

Vétuste

 

33

Lewis

150-2

 
 

2

2

0

 
 
 

Vétuste

 

34

Piqueuse

63 900-D

1974

1975

14

14

0

 
 
 

Vétuste

C

35

Raboteuse

56500J

1974

1975

3

3

0

 
 
 

Vétuste

O

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

36

Ourleuse

63900 M

 
 

5

5

0

 
 
 

Vétuste

F

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

E

37

Ourleuse

34700

1978

1980

3

3

0

 
 
 

Vétuste

C

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

T

38

Pose Fond

57800U-X

1978

1980

12

12

0

 
 
 

Vétuste

I

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

O

39

Pose Man

33600BZ

1965

1975

3

3

0

 
 
 

Vétuste

N

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

40

Flatsmer

36200AA

 
 

7

7

0

 
 
 

Vétuste

 

41

Judel Shonny WD

 
 
 

2

2

0

 
 
 

Vétuste

 

42

Daudet

PA-P22

 
 

2

2

0

 
 
 

Vétuste

S

1

Groupe Electrogène

DS 14 de 225

1984

 

1

1

0

 

175 kwh

105 kwh

Vétuste

E

 

Secours

KVA SCANIA

 
 
 
 
 
 
 
 
 

R

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

V

2

Groupe Electrogène

D2858MT MAN

1974

 

1

0

1

 

150 kwh

100 kwh

Vétuste

I

 

Secours

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

C

 
 
 
 
 
 
 
 

97,2

 
 
 

E

3

Groupe Electrogène

G7V30/45ATL

1974

 

3

1

2

 

1000kwh

800 kwh

Vétuste

S

 

Principal

1250KVA MAN

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

30

 
 
 

G

4

Chaudière

Fasel de 5 t / h

1973

 

3

2

1

 
 
 

Vétuste

E

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

N

5

Chaudière

CALOFU N150

 
 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

E

 
 
 
 
 
 
 
 

44,2

 
 
 

R

6

Station d'air comprimé

Worthington

1973

 

2

0

2

 

7 bars

6 bars

Vétuste

A

 
 
 
 

1998

 
 
 

100

 
 
 

U

7

Station d'air comprimé

Ingersollrand SSR

1997

 

2

0

2

 

10 bars

8 bars

Vétuste

X

 
 
 
 

1997

 
 
 
 
 
 
 
 

8

Elevateur

Clark C500Y80

1989

 

3

1

2

 
 
 

Vétuste

 
 
 
 
 
 
 
 
 

4,5

 
 
 
 

9

Fraiseuse

ALCERA 753

1974

 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

 

10

TOUR

CELTIC 20

1973

 

2

0

2

 
 
 

Vétuste

S

 
 
 
 
 
 
 
 

1,1

 
 
 

E

11

Perceuse

ADAM FRANCE

1973

 

2

0

2

 
 
 

Vétuste

R

 
 
 
 
 
 
 
 

5,85

 
 
 

V

12

Poste à souder

SARAZIN

 
 

2

0

2

 
 
 

Vétuste

I

 
 
 
 
 
 
 
 

1,83

 
 
 

C

13

Touret

Mape Grenoble

1973

 

3

0

3

 
 
 

Vétuste

E

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

S

14

Affûteuse Rectifieuse

SYDERIC

1979

 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

G
E

15

Groupe de pompage de
gasoil

TOYODA

 
 

1

0

1

 
 
 

En bon état

N

 
 
 
 

1974

 
 
 
 
 
 
 

E

16

Palan mécanique

Force/ 2000 kg

1974

 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

R

 
 
 
 

1974

 
 
 
 
 
 
 

A

17

Palan mécanique

Vita/ 5 tonnes

1974

 

3

1

2

 
 
 

Vétuste

U

 
 
 
 

1974

 
 
 
 
 
 
 

X

18

Palan électrique

Verlinde/ 5 T

1974

 

1

0

1

 
 
 

Vétuste

 
 
 
 
 

1974

 
 
 
 
 
 
 
 

19

Bassin de reprise

 

1974

 

2

0

2

 
 
 

Vétuste






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