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Audit et definition de la politique de sécurité du réseau informatique de la first bank

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par Gustave KOUALOROH
Université de Yaoundé I - Master professionnel en réseaux & applications multimédia 2008
  

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3.6.5. La notion de délégation

La délégation permet de donner à un utilisateur particulier un privilège, sans donner ce privilège à toutes les personnes ayant le même rôle que lui. La délégation, bien que très utilisée, est très peu modélisée dans les politiques de sécurité car ce concept est très complexe.

En effet, grâce à une délégation, une permission peut être donnée par le détenteur d'un droit à un tiers pour agir à sa place ou à la place d'un autre. On voit déjà ici apparaître qu'une délégation peut faire intervenir plusieurs parties :

§ le sujet qui possède le privilège,

§ le sujet a qui on délègue le privilège,

§ le sujet qui délègue le privilège (pour agir à sa place ou à la place d'un autre).

Il existe trois types de situation dans lesquelles la notion de délégation apparaît :

§ la maintenance d'un rôle,

§ la décentralisation de l'autorité,

§ le travail de collaboration.

La maintenance d'un rôle correspond au cas où un utilisateur doit déléguer une partie de ses permissions afin qu'on puisse remplir toutes ses obligations pendant son absence. La décentralisation de l'autorité est surtout utile dans le cas où on modifie une partie de l'organisation. En pratique, ce cas peut correspondre à l'ouverture d'un nouvel hôpital dans lequel on va transférer une partie des médecins exerçant dans les autres hôpitaux de la région. Le cas du travail en collaboration est évident, si on souhaite que notre partenaire puisse lire les documents que l'on possède sur un projet donné, il faut lui en donner l'autorisation.

Cependant, la délégation pose de nombreux problèmes. Entre autre, un utilisateur X ayant obtenu tous les droits d'un autre utilisateur Y peut ôter les droits à Y si X possède certains droits administratifs. Il peut aussi arriver que l'on oublie de révoquer une délégation faite à Z et qui n'a plus d'utilité d'être, ce qui peut laisser la possibilité à Z de se faire passer pour quelqu'un d'autre. C'est l'une des raisons pour lesquelles il est important de définir deux types de permission, celles qui sont délégables et celle qui ne peuvent l'être.


De plus, la délégation est liée à une multitude de notions :

§ délégation temporaire/permanente : il faut tout d'abord distinguer les délégations temporaires ou permanentes. En effet, on peut souhaiter qu'un utilisateur ait de façon permanente un droit, afin de ne pas à avoir à renouveler sans cesse ce droit ;

§ délégation monotone/non-monotone : c'est le droit de conserver son privilège quand on le délègue. Dans le cas où la délégation est monotone, la personne qui délègue le droit conserve ce droit. Tandis que si la délégation est non-monotone, la personne qui délègue un droit perd ce droit ;

§ délégation "grant-dependant"/"grant-independant" : dans le cas, où la délégation est temporaire et monotone, alors il faut alors choisir quelles sont les personnes susceptibles de révoquer les droits sous-délégués. Si on autorise uniquement la personne ayant déléguée originellement le droit à révoquer un droit délégué, alors on dit que c'est une délégation de type "grant-dependant". Si on autorise toute personne X ayant délégué un droit, avant que Y ait reçu ce droit par délégation, à révoquer ce droit à Y, alors on dit que la délégation est de type "grant-independant". Ce dernier type de délégation permet d'ôter rapidement un droit à une personne qui peut être malveillante, sans avoir à retrouver qui était à l'origine de la délégation (ce qui peut être très fastidieux si l'organisation est importante) ;

§ délégation totale/partielle : On peut choisir de déléguer partiellement ou totalement un ensemble de droits. Lorsque l'on souhaite déléguer la totalité de ses droits à quelqu'un, par exemple son remplaçant, alors on applique une délégation totale. Par contre, si on ne veut donner qu'une partie de ces droits, pour déléguer juste une tâche à quelqu'un, alors on a une délégation partielle ;

§ délégation par agent/auto-active : il y a deux façons d'administrer la délégation, si une personne X veut déléguer un droit à Y. La première solution est que c'est X qui administre la délégation. C'est la délégation auto-active. La deuxième solution est que X demande à un agent d'affecter ce droit à Y. C'est la délégation par agent. L'agent pouvant être n'importe quelle tierce personne dans l'organisation. Généralement, l'agent ne peut pas s'affecter les droits qu'il gère. Il est possible de définir le nombre de sous-délégation possible ;

§ délégation à un-pas/à pas-multiple : dans la délégation à n-pas, un même droit pourra être délégué à une chaine de n personnes. Par exemple, X délègue à Y un droit D à 2-pas et Y délègue D à 1-pas à Z.

§ délégation simple/multiple : de plus, il faut choisir si lorsqu'on autorise une personne à déléguer, elle peut elle-même déléguer son droit à une unique personne, ou à plusieurs personnes (c'est la délégation multiple).

§ délégation par accord unilatéral/bilatéral : pour déléguer un droit, il faut qu'au moins une personne donne son accord. On peut envisager deux types d'accord pour la délégation. L'accord unilatéral ne prend en compte que la décision de la personne désirant déléguer son droit. L'accord bilatéral vérifie que les deux parties, celle qui délègue et celle qui reçoit, sont d'accord.

§ révocation de la délégation simple/en cascade : si la délégation est temporaire, il faut pouvoir la révoquer. On a pu voir précédemment deux types de délégation jouant sur la révocation. Lorsque la délégation est "grant-dependant" alors seule la personne à l'origine de la délégation peut ôter ce droit. Quand la délégation est de type "grant-indépendant" seules les personnes ayant engendré la délégation d'un droit à une personne peuvent lui révoquer ce droit. Cependant, la personne, dont les droits ont été révoqués, a peut être pu déléguer ce droit auparavant. Cette situation peut poser des problèmes dans certains cas. Selon le type de délégation, la personne ayant était déchue d'un droit peut récupérer ce droit grâce à une personne à qui elle aurait délégué le droit. Pour anticiper ce problème, on peut créer deux types de révocation. Un premier type permet de ne révoquer le droit qu'à une personne désignée. Le deuxième type permet de révoquer le droit sur une personne, ainsi que sur toutes les personnes ayant reçu ce droit par délégation, c'est une révocation en cascade.

La délégation a de multiples avantages et offre de nombreuses possibilités. Cependant, il apparaît que si on l'autorise à mauvais escient, alors elle peut aller à l'encontre de la politique. En effet, la révocation d'une délégation permet à une personne d'ôter un droit D à une personne X. Mais que se passe-t-il lorsque la personne X possède ce droit avant la délégation? Des personnes mal intentionnées pourraient ainsi utiliser la délégation afin d'effectuer des révocations qu'ils n'avaient pas le droit de faire. D'où l'importance de bien administrer sa politique de contrôle d'accès, si la délégation est mise en place.

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"I don't believe we shall ever have a good money again before we take the thing out of the hand of governments. We can't take it violently, out of the hands of governments, all we can do is by some sly roundabout way introduce something that they can't stop ..."   Friedrich Hayek (1899-1992) en 1984