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Impact du risque politique sur les investissements directs étrangers en Afrique subsaharienne

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par Didier Jol Kama N'GBESSO
Université d'Auvergne Clermont- Ferrand1, centre d'études et de recherches sur le développement international - Master 2 2010
  

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II.3 DONNEES ET SPECIFICATION EMPIRIQUE

II.3.1 Presentation des données et statistiques descriptives

(1) Données

L'analyse est réalisée sur les pays d'Afrique Subsaharienne pendant la période 1984-200827(*). Nous avons utilisé les pays d'Afrique Subsaharienne pour lesquelles les données sont disponibles. Notre étude analyse l'impact du risque politique sur les flux nets d'entrées d'IDE en Afrique Subsaharienne. La variable dépendante dans notre étude est donc les flux nets d'entrées d'IDE en pourcentage du PIB (IDE/PIB). Cette variable a été largement utilisée dans la littérature empirique sur les déterminants des IDE28(*). Nous utilisons pour ce faire l'indice agrégé du risque politique de l'International Country Risk Guide (ICRG) et ses sous-composantes. En effet, le PSR Group fournit, depuis 1984, pour sa variable du risque politique un classement à partir de 12 composantes dont le but est de fournir une évaluation moyenne de la stabilité politique dans un pays29(*).

Tableau 4. Composantes du risque politique et leur poids respectifs. Source: PSR Group

Composants

Points (max.)

Stabilité du gouvernement

12

Conditions socioéconomiques

12

Profile d'investissement

12

Conflit interne

12

Conflit externe

12

Corruption

6

Militaires dans la politique

6

Tensions religieuses

6

Loi et ordre

6

Tensions ethniques

6

Responsabilité démocratique

6

Qualité bureaucratique

4

TOTAL

100

Globalement, un niveau de classement du risque politique de 0.0% à 49.9% indique un niveau de risque politique très élevé ; 50% à 59.9% un risque politique élevé ; 60% à 69.9% un risque politique modéré ; 70% à 79.9% un risque politique faible ; et 80% à plus un risque politique très faible.

Nous ajoutons d'autres variables explicatives pour contrôler la robustesse de nos résultats :

PIB : le PIB réel par tête. Il contrôle la taille du marché et son potentiel (Busse et Hefeker, 2007)30(*). GROWTH : le taux de croissance du PIB réel par tête. Il mesure la croissance du marché du pays hôte et son potentiel (Busse & Hefeker, 2007)31(*). Asiedu (2002) utilisa aussi le taux de croissance du PIB réel par tête comme une mesure d'attractivité du marché du pays hôte.

TRADE : l'ouverture au commerce dans le pays hôte. C'est une mesure de l'ouverture de l'économie. Asiedu (2002), Busse & Hefeker (2007) l'ont utilisé.

INFLATION : c'est le déflateur du PIB. Asiedu (2002), Busse & Hefeker (2007) l'ont utilisé comme proxy pour mesurer la stabilité macroéconomique globale. Busse & Hefeker (2007) soutiennent qu'une bonne politique macroéconomique, conduisant à de faibles déficits budgétaires et commerciaux, et des taux d'intérêt et inflation faibles réduit le risque d'investissement pour les investisseurs étrangers (et nationaux), réduit les coûts de transaction et améliore ainsi les IDE.

Nous ajoutons à ces quatre variables « traditionnelles », le déficit budgétaire du gouvernement.

DEFICIT : c'est le déficit/surplus budgétaire du gouvernement. Selon Jensen N. (2009), dans les marchés de capitaux internationaux le déficit budgétaire peut être financé par flux d'entrées de capitaux étrangers. On s'attend à ce que les flux d'IDE soient attirés vers les pays d'Afrique subsaharienne qui ont des niveaux de déficits budgétaires élevés.

CREDI : c'est le crédit domestique au secteur privé. C'est un indice de privatisation. La fourniture de crédit est un moyen d'intermédiation financière (Saskia, 1998)32(*). Elle augmente le capital et stimule l'activité économique et les affaires Boujedra (2007).

WAGE : c'est la rémunération du travail des employés. Nous l'utilisons comme proxy du coût de la main d'oeuvre. Ce sont les paiements en cash de tous les employés dans une économie.

DURABLE : mesure la durabilité du régime et des institutions. C'est le nombre d'années depuis le changement le plus récent de régime ou depuis la fin de période de transition, période pendant laquelle les institutions sont considérées non stables.

CORRUPT : évalue le niveau de corruption dans le pays. Le classement va de 0 à 6 points. Un classement élevé (proche de 6) indique que la corruption est très répandue et donc un "risque plus faible".

INFRAST : de bonnes infrastructures améliorent la productivité des investissements et stimulent ainsi les flux d'IDE (Asiedu, 2002). L'effet du stock d'infrastructure sur l'attractivité des économies peut être expliqué par des services adéquats pouvant constituer un environnement favorable à l'entrée des investissements étrangers. Nous avons construit, à l'aide de l'analyse en composantes principales, un indicateur des infrastructures en utilisant le nombre de lignes téléphoniques principales pour 100 habitants, les abonnements aux services de téléphonie mobile pour 100 personnes, et la formation brute du capital fixe33(*).

Notons que certains déterminants potentiels des IDE n'ont pas été ajoutés dans l'étude, et ce pour différentes raisons : (1) d'une part la variable du capital humain disponible réduit très considérablement notre échantillon pour y être intégrée ; (2) d'autre part nos données sur les IDE mesurent seulement les flux dans le pays hôte, et n'indiquent pas le pays d'origine des flux IDE. Nous n'avons donc pas pu utilisé certaines variables qui sont naturellement liées aux pays hôtes et aux pays sources, comme la distance géographique et la distance culturelle ou de langue34(*).

* 27 La liste des pays d'Afrique Subsaharienne sélectionnées est en annexe.

* 28 Asiedu (2002), (2006) utilisa cette mesure des IDE.

* 29 Voir en annexe la liste de toutes les sous-composantes de l'indicateur du risque politique ICRG. L'International Country Risk Guide est publié par le Political Risk Services. L'information sur le risque politique et ses composantes est disponible sur le site http://www.prsgroup.com/ICRG_Methodology.aspx

* 30 La taille du marché mesurée par le PIB ou le PNB par tête est probablement le facteur le plus important dans l'explication des investissements étrangers (Chakrabarti, 2001).

* 31 Selon Busse et Hefeker (2007), des niveaux élevés de taux de croissance du PIB (ou du PNB) peuvent annoncer des hauts bénéfices sur investissement, et ainsi attirer plus d'investisseurs.

* 32 Source : Boujedra F. (2007).

* 33 La Banque Mondiale définit la formation de capital brute comme étant les dépenses pour des ajouts aux immobilisations corporelles de l'économie plus les variations nettes des inventaires. Les immobilisations corporelles comprennent les améliorations des terres, les usines, la construction de routes, de chemins de fer, etc. y compris les écoles, les bureaux, les hôpitaux, les édifices commerciaux et industriels... . Les inventaires sont des stocks de biens détenus par des entreprises pour répondre à des fluctuations imprévues de la production ou des ventes ainsi qu'ouvrages inachevés.

Asiedu (2004) introduit la formation brute du capital fixe dans les infrastructures de développement.

* 34 A ce titre, le choix d'une analyse focalisée sur les flux d'IDE dans le pays hôte (et non les flux bilatéraux) ne nous impose pas l'utilisation d'un modèle de gravité contrairement à Kleinert J. & Toubal F. (2010) ou Bevan A. & Estrin S. (2004).

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