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L'impact des foires d'art contemporain dans le marché de l'Art aujourd'hui à  travers la semaine de l'Art contemporain à  Paris

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par Elise GUILLOU
Institut d'études supérieures des arts  - Titre homologué niveau II spécialiste - conseil en biens et services culturels 2010
  

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I- Les foires d'Art contemporain

A- Définition des foires d'Art contemporain

1- L'ancêtre des foires

Par définition, une foire est une manifestation commerciale périodique, spécialisée dans un domaine. Les premières foires sont apparues au début des années soixante pour l'Art Ancien. A cette époque, existait déjà la Biennale des Antiquaires, organisée par le syndicat national des antiquaires. Mais les biennales n'ont pas le même objectif qu'une foire, c'est à dire la vente. Elles sont, au contraire, un lieu d'exposition destiné à montrer la capacité des antiquaires à trouver les meilleures pièces. Ce phénomène s'est par la suite ouvert aux grandes villes de province, ainsi, en 1963, a vu jour le salon de Toulouse grâce à Pierre Jary, antiquaire.

L'Art Contemporain s'est associé à ce phénomène à partir des années soixante-dix avec comme toute première manifestation la foire de Bâle. Créée en 1970, elle demeure le modèle des autres foires internationales et son rayonnement international est incontesté.

Les salons et foires d'Art Contemporain ont un rôle commercial prépondérant, mais servent tout d'abord à promouvoir la création des jeunes artistes.

L'origine des foires d'art pourrait être à rechercher au XVIIIème siècle avec la création du Salon. L'Académie Royale de Peinture et de Sculpture fondée en 1648 avait pris l'habitude de présenter une fois par an ses meilleurs artistes aux membres de la cour. En 1725, elle ouvre ses portes au Louvre au grand public. Cette manifestation devient le lieu où tout Paris se rend, on estime à 200 000 le nombre de ses visiteurs par an, c'est à dire 10% de la population parisienne. Cet événement culturel crée un réel engouement de la part du public. Puis, les artistes se sont émancipés progressivement du Salon. En 1855, Courbet crée le pavillon du réalisme, c'est la première fois qu'un artiste exposait en dehors du Salon et en dehors de son atelier. En 1863, le premier salon des « refusés » ouvre ses portes, les artistes non acceptés par l'académie peuvent ainsi être exposés tel Manet avec le Déjeuner sur l'herbe. En 1880, le Salon est remis aux mains des artistes ; c'est à partir de cet instant que l'on peut voir l'explosion du nombre de ces salons. Les foires et salons ont gardé cette notion première de découverte et de promotion de l'art et des artistes. Le marché de l'art est donc, depuis longue date, rythmé par ces manifestations.

2- Leur création

Il ne faut pas oublier que cet événement n'est pas uniquement ce lieu mondain réservé à l'art. En effet, existent aussi des foires de spécialités bien différentes mais tout aussi importantes pour le développement économique de leurs représentants. Ainsi des événements tels la foire du Trône, la foire aux vins d'Alsace ou encore le salon de l'agriculture de Paris ont un impact financier aussi considérable dans leur domaine que la foire de Miami ou Art Paris.

Les retombées économiques d'une foire ne se cantonnent pas au seul domaine exposé mais aussi à toute la ville où elle se déroule. C'est la raison principale qui permet d'expliquer cette nouvelle pratique culturelle.

Ce développement massif de salons et foires pose tout de même un problème économique au commerce de l'art ; il devient difficile pour les professionnels d'en garder le contrôle et d'éviter une surabondance d'évènements par rapport à la capacité du marché. Une foire et un salon sont devenus une manifestation indispensable au marché de l'art, ils sont la vitrine de la qualité de toute la création d'un pays ou d'une région.

L'Art Contemporain est apparu tout d'abord en tant que phénomène concentré et dont le nombre de représentation était réduit. A l'inverse, les foires d'Art Ancien souvent associées aux brocantes ou même aux vides-greniers sont présentes de façon plus massive sur le marché. Ce facteur est dû à une régularisation naturelle du fait de l'importance quantitative du marché de l'Art Contemporain qui demeure plus modeste que l'Art Ancien.

Depuis quelques années, nous pouvons observer un phénomène inverse, l'Art Contemporain tend à prendre le dessus sur l'Art Ancien. Les salons et foires d'Art Ancien comportent de plus en plus un département contemporain : soit en incluant des galeries, soit en invitant des artistes à faire des performances. Le salon de Maastricht, qui est l'un des plus importants salons d'Art Ancien, au même niveau que la Biennale des antiquaires, a ouvert en 2008 une section dédiée à la création contemporaine. Ce phénomène montre la prééminence de l'art contemporain sur le marché de l'art. Auparavant, l'activité des foires d'art ancien leur permettait d'attirer assez de public et de collectionneurs. De nos jours, ces mêmes foires se doivent de s'ouvrir à l'art contemporain qui tend à prédominer sur le marché de l'art. A notre époque c'est l'art contemporain qui réalise les plus grandes ventes mais aussi intéresse le grand public. Comme nous pouvons le voir dans le Rapport annuel des tendances du marché de l'art, Artprice, à la fois dans le classement des 500 artistes par chiffres d'affaires (figure 1), dans les vingt premiers, dix-huit sont des artistes d'art moderne ou contemporain et dans le Top 100 des enchères 2009 (figure 2), six artistes sur vingt sont des artistes dits d'art ancien.

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