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Responsabilité sociétale des entreprises dans les normes IFRS.

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par Nadia LAKHAL
Université Paris Dauphine - Master en finance contrôle de gestion 2009
  

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4. LE RAPORT SOCIETAL, UNE COMPOSANTE DE LA STRATÉGIE DES ENTREPRISES ?

a. L `articulation responsabilité sociale, performance sociale et performance financière : vers une performance globale de l'entreprise ?

Les stratégies de RS des entreprises reposent en principe sur le postulat d'une convergence entre les performances de l'entreprise et la valeur ajoutée créée pour les parties prenantes tant sur la plan social qu'environnemental (Capron, 2008). La comptabilité sociale peut légitimement être perçue comme une tentative pour manipuler l'environnement9(*), pour donner une image de marque favorable à l'entreprise et par conséquent la réduire à une simple action promotionnelle de communication destinée à favoriser la marche des affaires ; ce que ne manquent d'ailleurs pas de faire valoir les consultants qui proposent leur assistance pour l'élaboration des rapports sociaux et environnementaux.

Depuis ces dernières années, la question de la RS de l'entreprise a fait l'objet de nombreux développements théoriques dans le cadre du volet stratégique autour de l'articulation entre RS, performance sociale et performance financière. Les entreprises adoptent un comportement socialement responsable au-delà des minimaux légaux et s'engagent dans cette démarche volontaire parce qu'elles jugent qu'il y a un intérêt à long terme. La RS implique comme on a pu le voir la prise en compte de ces groupes d'acteurs et donc suppose selon Padioleau (1989) que l'entreprise réagisse aux demandes sociales et environnementales qui émanent de son environnement. Selon Hillman et Keim (cité par Persais en 2002), la prise en compte des intérêts des parties prenantes constitue une condition sine qua non de la réussite de l'entreprise. Par ailleurs, selon Friedman (1970), certains auteurs tiennent une vision minimaliste de la responsabilité sociétale, laquelle se limite à la maximisation du profit pour l'actionnaire : « a corporation's socialresponsibility is to make profit ». À l'inverse certains tenants de l'approche des parties prenantes suggèrent que la RSE intègre au-delà de la dimension financière de l'entreprise, une dimension sociale et environnementale dans les objectifs stratégiques de l'entreprise.

De plus, aborder la RS en termes de coût suppose que l'on puisse la chiffrer. D'ailleurs, Meek et al. (1995, p556) affirment que les entreprises divulguent des informations volontaires lorsque les bénéfices attendus excédent les coûts directe et indirects. De même que l'analyser en termes d'investissement laisse envisager que l'on puisse la mesure en termes de rentabilité. L'entreprise espère donc un retour sur investissement, ou pour le moins, une valeur ajoutée qui soit mesurable. Dés lors nous pouvons dégager un concept de performance sociétale qui constitue un instrument de mesure de la performance des entreprises sur les dimensions extra-financières (Gond, 2001).Des études empiriques telles que celles analyser par Griffin, Mahon (1997) et d'Arcimoles Trebucq (2002), sur les interactions entre la performance sociale et environnementale de l'entreprise (corporate social performance) et la performance financière (corporate financial performance) ne permettent pas aujourd'hui de conclure quant à l'existence d'une relation stable et générale entre les deux types de performance. Néanmoins, Husted et Allen (2001) avancent que la stratégie sociale et environnementale associée à la stratégie de l'entreprise a un impact sur la création d'un avantage compétitif de la firme. Cette analyse s'appuie notamment sur la théorie des ressources et particulièrement sur l'importance des ressources intangibles telles que le savoir-faire (Teece, 1980), le capital humain, le capital social, la réputation (Hall, 1992).

* 9 C'est notamment la position du courant comptable radical américain.

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