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La dynamique de la petite et moyenne entreprise: moteur du développement économique du Katanga ( RDC).

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par Emile Christophe MOTA - NDONGO K
Université de Lubumbashi RDC - Doctorat en sciences économiques  2000
  

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CHAPITRE X : EVOLUTION DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES AU KATANGA DE 1954-1995

SECTION 1 : L'HÉRITAGE COLONIAL DU CONGO

Le caractère des Etats africains a été déterminé par leurs origines coloniales. Cet héritage du passé s'est à son tour altéré de façon profonde et souvent négative depuis les indépendances politiques. Avant de retracer l'évolution des Petites et Moyennes Entreprises, il est bon d'en rappeler certaines caractéristiques. La souveraineté appartenait à la puissance coloniale d'occupation et les prérogatives qui s'y rattachaient étaient déléguées à l'administration coloniale.

Les territoires coloniaux étaient invariablement dotés d'un statut juridique et financier distinct de celui de la métropole, comme nous l'avons démontré dans le chapitre premier de notre travail. Le besoin d'autonomie a fait naître une profonde frus- tration au sein de l'Etat post-colonial qui, se voyant dans une impasse au niveau de son développement, entretenait des relations économiques privilégiées avec la métropole dont les intérêts étaient naturellement primordiaux d'une part et d'autres part, en forçant les colonies à devenir autonomes pour ne plus avoir à les subventionner.

C'est ainsi qu'au moment des indépendances les grandes entreprises fonctionnaient invariablement grâce aux capitaux métropolitains et les relations commerciales étaient sous la coupe des colonisateurs. Les chances de succès étaient très aléatoires lorsqu'il s'agissait d'ébranler les intérêts économiques coloniaux au nom de l'autonomie.

SECTION 2 : OBSTACLES À LA PETITE ET MOYENNE ENTREPRISE

La plupart des Petites et Moyennes Entreprises qui ont fait faillite sont celles qui étaient liées aux projets de prospection durant la période coloniale. Pour beaucoup d'entre-elles, la faillite était due à une récession dans l'industrie de construction. En outre, il faut signaler que la plupart d'entre-elles avaient difficile à obtenir des crédits bancaires pour leur fonctionnement, alors que les grandes entreprises avaient la possibilité d'emprunter même au-dessous du taux d'intérêt préférentiel. Les Petites et Moyennes Entreprises sont contraintes de traiter deux ou trois points au-dessous pour obtenir un prêt.

D'autres difficultés, non des moindres, que l'on doit faire ressortir et qui sont à la base de la disparition de beaucoup de Petites et Moyennes Entreprises sont:

- la fiscalité dans sa globalité est plus ressentie dans les Petites et Moyennes Entreprises que dans les grandes unités ;

- les assurances sous toutes les formes sont plus contraignantes pour les Petites et Moyennes Entreprises ;

- l'approvisionnement en matières premières exigeant une utilisation massive des devises forte pour les importations ;

- le manque d'encadrement de la part des pouvoirs publics.

L'analyse ci-après donne l'évolution des Petites et Moyennes Entreprises par activités depuis 1954 jusqu'en 1995. Le tableau n°56 ne reprend que les entreprises qui ont pu résister au temps et qui, pour la plupart d'entre-elles, ont dû se reconvertir et changer leurs activités originelles.

C'est ainsi qu'il existait de 1911 à 1954 le nombre des entreprises suivantes par activités :

1- Ateliers de constructions Métalliques et

autres assemblages 50 unités

2- Fabrication des caoutchoucs et

autres matières plastiques 7 unités

3- Distribution et réparations de véhicules

et autres matériels de génie 34 unités

4- Fabrication de peinture à huile vernis

laque et autres liquides industriels 15 unités

5- Activités Immobilières 18 unités

6- Confection textile et autres

articles en coton 18 unités

7- Agriculture, usinage de coton et

autres cultures 20 unités

8- Travaux de génie civil 7 unités

9- Boulangeries et autres transformations

de la farine 10 unités

10- Fabrication du ciment, plaques

en fibrociment, tuiles, et autres

asbeste-ciments 12 unités

11- Services divers (transport) 22 unités

12- Pêcheries, salaisons et autres matériels

de pèche 9 unités

13- Transformation du papier et

impressions diverses 11 unités

14- Minoteries et transformation des graines et

autres féculents 5 unités

15- Filatures et tissages 4 unités

16- Manufacture du tabac 2 unités

17- Brasseries, malterie, limonaderies 4 unités

18- Elevages bovins, caprins, ovins, ateliers de

découpe et autres activités de

boucherie 23 unités

19- Fabrication du matériel électrique et montages

divers 21 unités

20- Fabrication des produits chimiques et

autres substances toxiques 8 unités

21- Sciage des grumes et planches et autres

transformations du bois 5 unités

22- Fabrication de fils à coudre pour machines

et autres sacs 2 unités

23- Fabrication des bougies 2 unités

24- Fabrication des bouchons couronnes pour

bouteilles 1 unité

25- Fabrication diverse métallique 10 unités

26- Fabrication diverse en bronze et

aluminium 8 unités

27- Production du cuivre et autres

métaux associés 9 unités

28- Raffinage d'huile et divers tourteaux et

autres savons 4 unités

29- Production du lait 1 unité

30- Production de l'étain 1 unité

31- Fabrication des mousses 1 unité

32- Cordonnerie et tapisserie 2 unités

33- Usine de torréfaction 1 unité

34- Production d'or 1 unité

35- Production du charbon 2 unités

36- Distribution des produits pétroliers 10 unités

37- Fabrication des liqueurs et autres

spiritueux 2 unités

38- Fabrication des batteries 3 unités

39- Fabrication des couverts et

autres coutelleries 2 unités

Source : CEDAF, Les sociétés Coloniales belges,archives et données bibliographiques 1885-1960, in Cahiers du CEDAF, Bruxelles, 1980

Tableau n°56 Evolution des entreprises du KATANGA de 1954 à 1995

(par décades et par effectifs)

Nom de l'entreprise

Date de la création

Spécificité ou activité

principale

Années

1954

1960

1970

1980

1990

1995

Observ.

ACMEFON

AFRIMA

AGENCE IMMOBILIERE M.

ALLIBHAI HENRAJ

ANGEVAN(SAB)

AMATO Frères Cie

ALPHA PEINTURE

AFRIDEX

Anc.Ets ROSIER

ASCO

AU BON MARCHE

BIA

BLACKWOOD HODGE

BRASSIMBA

BONAF

BOBINERIE DU CONGO

CENWARAN

1969(1)

1961

1954

1955

1974

1925

1930

1943

1956

1962

1948

1950

1952

1926(1)

1957

1953

1954

Atelier de construction métallique

Représentation et distribution du matériel

Toutes opérations immobilières

Rechapage, vulcanisation

Vivres frais, entrepôts frigorifiques

Société de tissus minoterie

Fabrication teinture et laque

Société Africaine d'Explosifs

Fabrication des bâches et autres tissus

Fabrication du papier et transformation

Commerce général

Représentant matériel de génie

Construction et vidange de fosses septiques

Malterie et limonaderie

Fabrication de tissus de couture et bâches

Fabrication de fils à coudre

Transport et entreposage

-

-

327

-

-

2.347

-

572

-

-

473

438

743

2374

89

102

1343

-

-

434

-

-

1.870

-

843

70

-

735

735

872

3724

78

79

1274

95

124

534

54

-

1.239

-

732

90

173

543

254

543

1.195

43

76

-

66

134

450

22

124

1.452

47

543

72

180

-

254

375

1.168

34

34

-

34

42

425

15

120

325

34

234

52

100

-

172

25

1.600

25

-

-

-

17

-

-

110

150

-

170

56

108

-

45

2

1.563

14

-

-

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

(1) - Année de la première production

Tableau n°56 Evolution des entreprises du KATANGA de 1954 à 1995(suite) (par décades et par effectifs)

Nom de l'entreprise

Date de la création

Spécificité ou activité principale

Années

1954

1960

1970

1980

1990

1995

Observ.

Cie FONCIERE DU ZAIRE

COCHIMAF

CODIZA

COPHASUD

COULOUBAKITIS

CIB/COCA COLA

CARTO-ZAIRE

CROWN CORK

CIMSHABA

CIMENTS-LACS

COTOLU

CEROTEX

CCC

CONGO-ETAIN

1930

1972

1972

1952

1947

1950

1974

1973

1922

1950

1981

1974

1952(1)

1967

Construction immobilière

Marchandise en gros et détail

Distributeur de Filtisaf, bonaf, Texindaf

Vente des produits pharm.

Vente des produits divers

Fabrication des boissons sucrées

Fabrication des emballages en papier

Fabrication de bouchon de couronne

Fabrication ciment et clinker

Fabrication du ciment

Cultures du coton fibres et graines

Fabrication textile

Fabrication chaux, ciment et calcaire

Production de l'Etain à Manono

1.234

17

12

14

72

317

72

-

708

207

-

-

144

1.233

1.230

24

14

14

83

425

48

-

843

198

-

-

137

1.471

1.370

41

17

15

108

372

70

-

630

197

-

-

100

1.502

-

38

22

17

-

293

26

53

491

375

-

79

-

904

-

-

-

18

-

178

95

53

500

400

48

60

-

908

-

-

-

-

-

150

148

137

502

433

75

-

-

643

Integré à la GCM

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Intégré

BRALIMA

Fermée

Fermée

Fermée

Integré à la

GCM

Fermée

(1) - Année de la première production.

Tableau n°56 :Evolution des entreprises du KATANGA de 1954 à 1995(suite)

(par décades et par effectifs)

Nom de l'entreprise

Date de la création

Spécificité ou activité principale

Années

1954

1960

1970

1980

1990

1995

Observ.

CONGO-SHOES

COMEKAT

CABELCOM

COBEGA

CALLIC

EMPORUM GROS

ENTRELZA

ENTREPRISE SWANEPOEL

Ets. FOLETHAS

Ets. SCHEVS

EGLGYNA

ELITEX

Ets. GRATSALIS

ESTAGRICO

EMZA

ETERNIT-ZAIRE

FORREST

FILTISAF

1954

1953(1)

1970(1)

1950(1)

1950

1962

1954

1945

1953

1954

1916

1953(1)

1955

1981

1960

1947

1922

1946

Fabrication de chaussures

Fabrication des châssis métalliques

Fabrication de matériel électrique

Fabrication de boîte métalliques et article galvanisé

Fabrication de peinture

Importation directe

Installations électriques basse et moyenne tension

Construction et génie civil

Mécanique et révision moteurs

Mécanique et révision moteurs

Elevage des bovins

Construction métallique de bureau

Importation directe

Culture et transformation du coton

Production de l'Etain

Production des asbeste-béton

Construction et génie civil

Filature et bonneterie

47

372

97

438

47

49

147

1.273

1.843

47

1.432

274

47

472

6.342

372

3.724

2.179

73

472

108

472

98

72

271

1.842

1.711

94

1.738

375

53

308

6.271

471

3.541

1.943

94

271

75

337

72

83

197

1.971

1.475

73

1.834

151

78

435

5.831

391

3.245

1.531

38

-

48

342

-

78

271

1.428

1.371

82

1.975

98

65

397

5.742

97

2.910

1.167

27

-

-

-

-

-

-

772

1.350

-

894

171

-

350

5.903

120

2.000

882

-

-

-

-

-

-

-

548

-

-

1.348

104

-

302

2.171

-

2.710

1.180

Fermée

Integré

GCM

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Enveileuse

Fermée

Enveileuse

Fermée

Fermée

(1) - Année de la première production

Tableau n°56 :Evolution des entreprises au KATANGA de 1954 à 1995(suite)

(par décades et par effectifs)

Nom de l'entreprise

Date de la création

Spécificité ou activité principale

Année

1954

1960

1970

1980

1990

1995

Observ.

FONDAF

FORAKY

GENITA

GECAMINES-DEV

GECAMINES-EXPL

GRELCA

GEPSY (ZAIRE STAR)

HODESHST-ZAIRE

HUILZA

DJANA TEXTILE

DAIPN/KISA

NGA

INDUPLAST

IMBELCO

IVECO-L'SHI

LANGI-SHABA

LATRECA

LCL

HABIT-GARANTTE

METALKAT

1942

1972

1953

1984

1984

1925

1937

1970

1939

1954

1980

1971

1953

1976

1953

1948(1)

1933

1948

1952

Fonderie de l'acier et plomb

Travaux Mines

Fabrication peinture

Production de la farine et autres

Exploitation et transformation minière

Elevage de bovins

Fabrication de boissons sucrées

Produits chimiques et phytosanitaire

Production d'huile de table

Filature de vêtements

Ferme avicole et élevage des bovins

Fabrication de

plastique

Imprimerie

Vente et réparation des véhicules

Production de peinture

Tréfileur de câble électrique

Laiterie et pasteurisation du lait

Confection générale

Production du zinc

437

234

47

-

1234

47

-

437

79

-

-

47

-

72

172

245

47

834

532

201

93

-

1375

54

-

593

104

-

-

73

-

83

243

175

49

942

192

197

108

-

1475

28

71

547

95

-

-

58

-

92

197

192

42

738

200

238

72

-

1271

23

45

475

83

1240

172

32

47

75

-

180

50

-

253

-

-

900

947

22

90

372

60

573

122

22

32

37

-

75

-

-

260

-

-

1843

864

24

-

-

36

409

-

12

14

-

-

47

-

-

Fermée

Fermée

Intégré GCM

Faillite

Fermée

Fermée

Fermée

Abandonnée

Intégrée GCM

Faillite

Intégré GCM

Fermée

Intégré GCM

(1) Année de la première production.

Tableau n°56: Evolution des entreprises du KATANGA de 1954 à 1995(suite)

(par décades et par effectifs)

Nom de l'entreprise

Date de création

Spécificité ou activité principale

Années

1954

1960

1970

1980

1990

1995

Observ.

MINOKAT

MECELZA

METALEC

MAGIRUS-DEUTZ

PENAZA

ONDE

PASTORAL DE LA LOMAMI

PLASTICONGO

PREDE METAL

SAFEM

SAFRICAS-ZAIRE

Sté FONDERIE TEZAL

SMK

SOGELEC

SOLIDUS

SAEZA

SOMETOLE

SOTRAP

1928(1)

1951(1)

1971

1979

1960

1973

1928

1973

1973

1954

1961

1961(1)

1950

1935

1972

1972

1949(1)

1971

Minoterie de production de la farine

Fabrication métallique

Fabrication métallique

Garage et réparation des véhicules

Fabrication de la peinture

Elevage des bovins

Elevage des bovins

Fabrication produits plastiques

Fabrication des couverts en acier

Fabrication d'emballage en papiers

Construction et génie civil

Fonderie

Exploitation du manganèse

Transport et distribution d'énergie électrique

Matériaux de construction

Construction

Tôlerie industrie, charpentes métalliques

Transformation de papier

1234

534

-

-

-

-

1234

-

-

79

472

-

624

142

-

-

437

-

947

575

-

-

47

-

1237

-

-

94

450

-

539

175

-

-

372

-

1473

438

-

-

94

-

1114

-

-

75

437

65

528

198

-

-

33

-

1245

496

47

47

75

1472

975

472

48

37

542

57

493

-

432

1234

366

141

-

350

94

72

48

1734

1028

347

37

72

400

14

475

-

375

975

68

94

-

320

-

-

25

897

948

-

-

42

127

-

496

-

-

-

87

-

GCM-DEV

Fermée

IVECO

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

SNEL

Fermée

Fermée

veilleus

Fermée

(1) Année de la première production.

Tableau n°56: Evolution des entreprises du KATANGA de 1954 à 1995 (suite)

(par décades et par effectifs)

Nom de l'entreprise

Date de la création

Spécificité ou activité principale

Années

1954

1960

1970

1980

1990

1995

Observ

SOTUZA

SINTEXKIN

SYNKIN-KINSHASA

SABUNI

SOTRAL(Ex pillerie)

SAER

SIR

SOLBENA

SAFICOM

SIMICO

SMTF(SOCOTEF)

SODIMIZA

SHABA MINES

SOGECHIM

SARAH

TABAZAIRE

1972

1987

1970

1963

1953

1968

1974

1910

1969(1)

1970

1970

1969

1970

1927(1)

1972

1939

Matériel électrique, librairie, Divers

Confection, bonneterie tissus

Vente de matériaux de construction

Fabrication de savon et glycérine

Transformation d'aluminium

Fabrication asbeste, béton,

génie civil

Fabrication des chaussures+verrerie

Filature de coton +achat et vente des produits vivriers

Fabrication diverse

Exploitation minière

Exploitation minière

Exploitation minière

Exploitation minière

Fabrication des produits clinique

Confection diverse

Manufacture de tabacs et cigarettes

-

-

-

-

23

7

-

-

2345

-

-

-

-

1234

-

2371

-

-

-

-

245

-

-

2195

-

-

-

-

-

1375

-

2410

-

-

138

154

131

59

-

1235

217

734

2344

897

479

1475

-

2171

47

-

137

144

95

257

47

1859

52

237

2735

1237

534

-

47

1458

32

947

135

172

119

278

52

850

-

-

-

1475

-

-

39

1771

-

987

-

110

124

345

39

1394

-

-

-

1239

-

-

-

1782

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Fermée

Intégré

Fermée

Intégré

Fermée

(1) Année de la première production.

Tableau n°56: Evolution des entreprises du KATANGA de 1954 à 1995(suite)

(par décades et par effectifs)

Nom de l'entreprise

Date de la création

Spécificité ou activité principale

Années

1954

1960

1970

1980

1990

1995

Observ.

TRABEZA

UTEMA- TRAVYDRO

ZAIRE MOTOR

TARICA Frères

TEXCO

TEXINDAF

VAP

1981

1972

1953

1937(1)

1932

1962

1955

Fabrication travaux en béton + agriculture

Construction métallique

Garage et opération de revente

Minoteries, transformation du maïs

Tissage et confections diverses

Tissage et confections lourdes(bâches, vente)

Biscuiterie et bonbons

-

-

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63

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veill

Fermé

(1) Année de la première production

COMMENTAIRES DU TABLEAU N° 56

Le tableau n° 56 sur l'évolution des entreprises au KATANGA de1954 à 1995 a été sélectionné sur base des critères suivants :

- le niveau de la technologie qu'utilisent ces entreprises pour le bon

fonctionnement de leur objet ;

- le nombre des effectifs employés, supérieur ou égal à quinze unités.

Notons que ce tableau n'est pas exhaustif puisqu'il ne reprend pas toutes les entreprises "pirates" non enregistrées au niveau de l'Association des Entreprises du CONGO et les magasins de commerce général ayant pour objectif l'achat et la revente dans l'état. Il faut noter aussi que les effets de zaïrianisation et rétrocession ont vu beaucoup d'entreprises être annexées à la GECAMINES. Ces entreprises refondues sont devenues des branches de la grande GECAMINES.

Les enquêtes, questionnaires et interviews nous ont permis de sillonner toute la Province et d'en dégager le tableau ci-haut. Il convient de noter que bon nombre de ces entreprises ont vu leurs activités soit arrêtées soit réduites à cause du mauvais traitement leur réservé par la GECAMINES en matière de paiement de factures. Remarquons aussi que l'esprit de corruption et de concussion au sein de la société a tourné les responsables de la GECAMINES vers des marchés extérieurs plus attrayants et alléchants malgré des coûts de plus en plus élevés que provoquent les transactions commerciales internationales et la fuite des devises nécessaires à la relance de l'activité économique locale.

Il faut constater, en outre, que sur les 110 entreprises que nous avons sélectionnées en 1954, en fonction du critère des effectifs ,est le seul critère valable, d'autant plus que les autres critères tels que; "chiffres d'affaires" ou "production" sont des critères difficillement maïtrisables, vue leur caractère confidentiel, aléatoires, non fiables, et surtout entraînant la subjectivité de l'entrepreneur. Il ne reste plus que 34 entreprises qui ont su résister aux aléas de l'histoire et ont reconverti leurs activités vers d'autres produits ayant des débouchés plus rentables.

Seuls 30,9 % des entreprises qui ont vu le jour pendant la décennie 1950-1960, sont restées en compétition.

Les entreprises ayant vu le jour avant 1960, soit 57, ont presque toutes fermé ou abandonné pour ne rester qu'à 24 à la fin de 1995 soit un taux de déperdition de 42,1 % pendant ce demi-siècle. Il faut souligner que seules les entreprises du domaine agro-pastoral, telles que les grands élevages de bovin, notamment : ELGYMA, GRELKA, ONDE (élevages de MITWABA) et la Pastorale de la Lomami ont pu résister et accroître par contre leur production. A côté de ces activités, les activités minières et tabacicoles ont également connu un essor assez remarquable et ont pu moderniser leurs outils de production.

Par contre, les autres entreprises de transformation, au vrai sens du terme, ont dû fermer, soit par manque de matières premières, soit faute de marché de leurs outputs, comparativement aux produits importés, soit à cause de l'absence d'une politique d'intégration globale qui devait leur assurer la survie. Il nous revient aussi de constater que la plupart des entrepreneurs de l'époque étaient des expatriés, et de ce fait, les capitaux injectés dans ces activités devaient, ipso facto, après la débâcle des années soixante, être rapatriés vers la métropole, coupant ainsi toute source d'approvisionnement et des marchés aux dites entreprises..

A l'heure actuelle, nous assistons plus à l'implantation de nombreuses entreprises et plus précisément dans le domaine des services. Cet aspect de choses provoque un déséquilibre dans le développement économique de la Province. Nous pouvons citer, à titre exemplatif, les sociétés telles que MERZARIO, qui sont spécialisées dans le transport routier par trucks, et quelques compagnies aériennes qui sont spécialisées dans le transport des passagers et du fret à l'intérieur du pays.

En conclusion, nous pouvons dire que le phénomène d'intégration de la Petite et Moyenne Entreprise, s'adaptant à toutes les circonstances, doit être le leitmotiv de toute action de développement.

CONCLUSION DE LA DEUXIEME PARTIE

Dans la deuxième partie de notre travail qui est exclusivement consacrée aux flux économiques et au développement de la Petite et Moyenne Entreprise dans la Province du KATANGA , nous avons d'abord fait une analyse rétrospective sur les grandes phases de l'économie provinciale ; nous avons étudié l'industrie du cuivre et son environnement ainsi que l'ensemble de flux économiques que cela engendre.

Au terme de cette partie, nous déduisons deux aspects essentiels :

1°. Durant la période allant de 1912 à 1974, l'industrie du cuivre remplissait partiellement son rôle de développement dans la Province en maintenant des relations multiformes avec les entreprises localisées dans sa sphère géographique. Les aspects tels que l'utilisation de la main-d'oeuvre étaient relativement élevés, la Province a dû faire même appel à la main-d'oeuvre extra-provinciale ; le nombre des Petites et Moyennes Entreprises oeuvrant autour de la GECAMINES dépassait le millier. L'infrastructure tant routière que ferroviaire avait atteint un taux d'utilisation dépassant les 80 % de sa capacité installée. Dans le domaine monétaire et des finances publiques, le taux d'inflation était assez bas comparativement à la deuxième période, l'équilibre budgétaire de l'Etat affichait un déficit acceptable.

2°. Durant la deuxième période, allant de 1975 à 1995, nous assistons à un ralentissement de l'activité industrielle de la Province, conséquence dû principalement aux effets néfastes de la zaïrianisation. L'industrie minière s'est totalement extravertie et ce, sur tous les plans, aussi bien dans les approvisionnements que dans les exportations. Le CONGO est devenu un pays de mono-production constituée du cuivre et de ses métaux associés.

Il découle de cette analyse que toutes les activités économiques se sont tournées plus vers les activités commerciales d'achat et de revente à l'état. Toutes les entreprises ont, soit disparu soit travaillent pour la survie. L'industrie du cuivre qui devait avoir comme soutien la Petite et Moyenne Entreprise, s'est essoufflée pour tomber à un niveau tellement bas qu'elle ne peut même plus assurer sa propre survie.

En outre, il faut signaler que le CONGO a opté pour une économie libérale permettant aux forces du marché de jouer pleinement leur rôle. La relance économique reposera donc sur l'initiative privée et le rôle de l'Etat se limitera à indiquer les schémas susceptibles de faire converger les initiatives privées vers la réalisation des objectifs du pays à long terme.

En matière d'approvisionnement, l'action étatique devra se concentrer essentiellement sur les projets d'infrastructure et d'encadrement, laissant les projets productifs au secteur privé.

La situation économique de la Province est en grande partie le résultat d'une politique mal concertée qui a empêché un certain nombre d'entreprises de fonctionner normalement.

Le rétablissement d'une situation économique saine implique la nécessité pour l'industrie de revoir ses méthodes et ses habitudes à la lumière des conditions nouvelles ainsi créées. Les industries doivent chercher à valoriser les produits locaux, de l'agriculture notamment, pour le marché local et pour le marché international. Lorsque les produits locaux ne sont pas disponibles en quantité suffisante, l'industriel, plutôt que d'importer sans cesse ses matières premières, devra participer au développement et même à la culture des produits locaux de substitution, dans le cadre des conventions de développement par exemple.

L'intégration ne peut être un apport dans l'économie que si l'on exige de nouveaux investissements de la part du secteur privé.

Des mesures incitatives doivent être introduites pour encourager le développement des branches produisant pour le marché local et pour diversifier les exportations, tout en favorisant les investissements valorisant les ressources du pays. Cela permettra le développement des relations intersectorielles, la création d'emplois, l'amélioration des revenus et la réduction de la dépendance de l'extérieur.

En ce qui concerne la politique monétaire, financière et fiscale, certains objectifs doivent être envisagés tels que :

- un taux de change réaliste qui permettra une affectation rationnelle et optimale des devises ;

- une rémunération incitative de l'épargne nationale et sa canalisation vers les activités de production ;

- un volume de crédit adéquat et répondant aux besoins du développement.

La politique financière doit poursuivre le processus d'assainissement qui requiert un effort de plus en plus rigoureux pour l'efficacité de l'administration fiscale et l'affectation des dépenses aux priorités du développement.

En ce qui concerne la politique fiscale plus particulièrement, des réformes entreprises ces dernières années doivent envisager la mise en place d'un système d'incitations suffisamment attrayant en vue d'orienter la promotion des investissements publics. Ces ressources extérieures seront consenties à des conditions ayant un caractère concessionnel plus marqué afin d'éviter un alourdissement supplémentaire de la dette extérieure.

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