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Une zone maraà®chère en crise au nord du Sénégal : le Gandiolais et le Toubé dans la communauté rurale de Gandon.

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par Papa Daouda DIOP
Université Gaston Berger de Saint- Louis Sénégal - Maà¯trise environnement 2005
  

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Conclusion de la troisième partie

Il ressort au terme de l'étude de cette partie, que le Gandiolais et la communauté rurale en général, malgré toutes les contraintes qui s'opposent à l'évolution de l'activité agricole, entrent dans une nouvelle phase de révolution agricole. Avec la réalisation du canal du Gandiolais, l'application des règles définies par le POAS et l'ouverture prochaine de l'agropôle de Fass, le secteur agricole de la zone va connaître une nouvelle tournure. A cela, s'ajoutent les différentes propositions avancées par les paysans, les mutuelles existantes et les partenaires au développement qui interviennent au niveau de la communauté rurale. Pour un avenir meilleur du secteur agricole dans la communauté rurale, notamment dans le Gandiolais et le Toubé, les producteurs doivent tenir compte les recommandations qui ont été formulées par des partenaires qui, techniquement maîtrisent mieux qu'eux les contraintes auxquelles le milieu fait face.

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CONCLUSION

Au terme de cette étude, on a pu prendre conscience de l'existence dans la zone du Gandiolais et de Toubé d'une dynamique agricole ancienne qui, désormais, doit faire face à de nouvelles mutations socio-économiques. Le regard porté sur les pratiques agricoles dans le Gandiolais et le Toubé montre une situation alarmante qui n'incite guère à l'optimisme du fait des contraintes qui pèsent sur cette zone.

A y regarder de près, les principales contraintes au développement de l'agriculture concernent autant la dégradation des paramètres environnementaux et économiques que les mesures d'accompagnement. L'absence ou l'insuffisance de structures d'encadrement du fait des contraintes physiques du milieu, des échecs répétitifs de certaines structures d'interventions (comme la CARITAS), expliquent les interventions très limitées dans la zone. A ceux-là s'ajoutent la cherté des facteurs de production (semences, engrais, produits phytosanitaires, etc.). Il en résulte de larges superficies sous-exploitées, une chute de la production et une faiblesse des rendements.

L'absence de structure adéquate de stockage, la dégradation ou l'état de délabrement des séchoirs, conjugués aux mauvaises conditions d'organisation de la vente et les problèmes d'écoulement sur les marchés urbains, ont largement influé sur les rendements de la production agricole, du fait des pertes considérables de produits maraîchers stockés (pourrissement) et de la baisse des prix

Malgré toutes ces insuffisances, il n'en demeure pas moins qu'il existe quelque part des progrès assez notoires. On peut noter parmi ceux-ci la diversification des produits maraîchers (oignon, carotte, tomate, etc.), avec certes une large dominance des oignons, les efforts fournis dans la gestion de la fertilité des sols avec les systèmes de rotation des cultures, la jachère. Même si les conditions du milieu se dégradent, il est indispensable qu'une autre démarche soit adoptée pour permettre la réappropriation de la filière par les producteurs.

Ces démarches passeraient nécessairement par une meilleure organisation des producteurs qui permettrait de conclure des accords avec les partenaires au développement qui interviennent dans le secteur agricole au niveau de la communauté rurale de Gandon. Grâce à cette organisation, ils pourront parvenir à réorganiser le système vente qui, localement a toujours été en faveur des bana-banas. Une sécurisation de la production avec la création d'infrastructures de stockage est également indispensable. Dès à présent, les producteurs, la communauté rurale et leurs partenaires peuvent ensemble penser à une réintroduction d'un

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autre mécanisme de régulation des crédits de campagne pour permettre à tout producteur d'y accéder, c'est-à-dire modérer les conditions de prêts. Il s'agira également pour l'Etat d'arrêter ou de limiter les importations durant les périodes d'abondance. Cette décision permettrait l'écoulement rapide de la production agricole et encouragerait davantage la production locale.

La mise en eau de la vallée du Gandiolais et l'ouverture de l'agropôle de Fass, permettront de contourner ou d'amoindrir toutes ces contraintes qui entravent l'évolution du secteur agricole dans le Gandiolais et le Toubé. Avec la réalisation du canal du Gandiolais, la communauté rurale de Gandon pourra désormais entrer dans une véritable phase de mutation agricole avec l'introduction d'une nouvelle technique de production agricole dans le Gandiolais qu'est l'agriculture irriguée. De même, l'agropôle de Fass permettra peut être de résoudre les problèmes de stockage et d'écoulement des produits maraîchers qui, en dehors des contraintes physiques et socio-économiques, constituent une donnée centrale de l'équation pour la durabilité du système maraîcher.

Malgré toutes les contraintes physiques et socio-économiques, le Gandiolais garde toujours sa réputation d'une zone de maraîchage par excellence. Pour concrétiser au bénéfice de la population locale tous les espoirs placés sur les disponibilités en eau de «l'après-canal », tous les acteurs de développement de la localité doivent agir de concert afin d'atteindre le bien être auquel ils aspirent depuis plusieurs décennies.

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