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évaluation de la qualité de la prise en charge de cas de paludisme grave chez les enfants de 0 à  59 mois. Cas de l'HGR/Mwela-Lembwa.


par JEAN-CLAUDE Carlos NTUNGIDI
Institut supérieur des techniques médicales Marie Reine de la Paix/ Kenge I - Licence en Santé Communautaire 2017
  

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4.4. Qualité de la prise en charge et évolution finale

Parmi les patients hospitalisé ayant bénéficié d'un traitement à domicile, soit 44,0 % avaient reçu un traitement de type moderne ;31,2 % avaient reçu un traitement traditionnel ; 14,2% n'avaient reçu aucun traitement et 10,6 % avaient mélangé un traitement moderne à un traitement traditionnel.

Dans un contexte de pauvreté accentuée, l'accès aux soins reste difficile pour les populations. Certains Congolais recourent à l'automédication, d'autres à la médecine traditionnelle à base de plantes (citronnelle, feuilles de papayer, « Kongo bololo ») ou d'une noix communément appelé «Ngadiadia »... Avec la prolifération des églises de réveil, d'autres encore cherchent leur guérison dans la prière. Outre ces couches défavorisées, il existe des populations déplacées ou réfugiées qui vivent dans une telle précarité qu'elles sont d'autant plus vulnérables à toute maladie dont le paludisme. (Munsala et Engulu, 2018)

Les schémas thérapeutiques administrés font remarquer que 114 (soit 52,3 %) des malades avaient récu la quinine injectable associée à l'ACT ou quinine comprimé ; 93 patients (soit 42,7 %) avaient récu l'artésunate injectable associée à l'ACT ou quinine comprimé alors que seulement 11 enfants (soit 5,0 %) avaient recu l'artémether injectable.

Les analyses montrent une dépendance très significative entre le traitement reçu et l'évolution finale des patients. chi2 = 25,40 ;

ddl = 6 ;Pv = 0,001.

OMS (2013) recommande à ce que pour le paludisme grave, administrer les agents antipaludiques par voie parentérale au minimum pendant 24 heures, même si entre-temps le patient parvient à tolérer des médicaments Peros. Ensuite, prescrire une cure complète d'une association médicamenteuse a base d'artémisinine (ACT) efficace là ou l'infection a été contractée. Le PNLP recommande la même ligne de conduite.

Plusieurs essais ont testé chez l'enfant africain l'Artémether pendant 5 jours versus quinine avec dose de charge. Tous ont montré une excellente tolérance et une efficacité équivalente à celle de la quinine, avec cependant une tendance au réveil de coma plus tardif malgré une clairance parasitaire plus rapide. Une revue générale récente confirme les résultats cliniques comparables à tout âge des dérivés de l'artémisinine et de la quinine (28). Leur utilisation en monothérapie expose cependant à des rechutes précoces du fait d'une demi-vie courte, d'où la prescription en relais d'un autre antipaludique, notamment la méfloquine synergique in vitro avec l'artémisinine. Imbert et Gendrel (2002).

L'étude de Nsimba et al. (2018) sur la comparaison de l'efficacité de la quinine à l'Artésunate injectable dans la prise en charge du paludisme grave chez les enfants de 0-59 mois à l'HGR de Kenge a confirmé que la réponse thérapeutique de l'Artésunate s'avère plus efficace que celle la quinine à 99% de seuil de confiance (Khi²= 17,11, ddl =1, p=0,00).

Quant au respect du traitement, 94,5 % ont respecté leur traitement contre 5,5 % où le suivi avait posé problème. La dépendance est très significative entre la durée du traitement et l'évolution finale de l'enfant à l'hôpital. chi2 = 4,539, ddl = 3, Pv = 0,001
L'évolution des patients a été caractérisée par la guérison pour 92,2 %; 4,1 % étaient perdus de vue ; 2,3 % étaient décédés et 3 enfants (soit 1,4 %) étaient transférés.

L'étude de Ouattara (2007) a révélé une baisse de létalité hospitalière à 15,52% contre un taux de guérison à82,27% des cas et sans séquelle. Les 2,22% des cas sont des cas d'abandon.

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"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld