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Contribution de l'ONGD-CAJED sur l'encadrement de la jeunesse désœuvrée de la ville de Goma


par Jackson Amani Nzayo
Institut supérieur de développement rural des grands lacs - Graduat 2015
  

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I.2.2. APPROCHE THEORIQUE

1. Facteurs et causes du phénomène jeunesse désoeuvrée

1.1. Facteurs du phénomène jeunesse désoeuvrée

Invoquer les facteurs du phénomènejeunesse désoeuvrée c'est appeler inéluctablement, l'analyse de la personnalité des acteurs de ce phénomènes, mais aussi les élémentsextérieurs au délinquant mais qui concourentà la formation ou à la facilitation du passage à l'acte du phénomène criminel. La personnalitéétantelle-mêmedéfinie comme la somme algébrique des tendancesréactionnelles du sujet et l'ensemble d'éléments culturels qui constituent l'état de conception de morale du sujet. Parmi ces facteurs, il faut distinguer ceux qui sont endogènes et ceux qui sont exogènes, cependant, la grande bataille doit consister àéradiquer les facteurs exogènes, car àcôté des élémentsliés directement au criminel « kuluneur », il existe des facteurs indépendants de sa personnalité, de sa psychologie mieux encore de sa physiologie, lesquels concourentà la formation et à la manifestation du phénomène sous examen.

A titre illustratif, nous pouvons à proposer àénumérer :

A. la précaritésocio-économique

Ladétérioration de la vie économique en RDC explique également le phénomène jeunesse désoeuvrée.

En effet, il ressort de nos analyses et recherches que la jeunesse désoeuvrée est une jeunesse en situation difficile, laquelle situation est occasionnée par la pauvretéextrême qu'endurent leurs familles respectives. Les revenus de ménage issus du formel sont insuffisant, l'informel est la principale source des revenus. Malheureusement, ces revenus ne peuvent couvrir le logement, l'alimentation, la sante, la scolarisation des enfants, les loisirs et autres besoins.

Le chômage dans lequel se trouvent les jeunes, le manque d'encadrement social plongent la jeunesse dans une oisiveté sans mesure.

B. Facteur politique

Enpassant du crible la gouvernance de la RDC, l'on peut se rendre compte qu'elle ne s'emploie pas à instituer une politique de prévention et ou de lutte contre la criminalité susceptible de limiter et de réprimer la délinquancejuvénile.

Par ailleurs, on note la manipulation des jeunes désoeuvrés par certains politiciens congolais, pour faire valoir leurs intérêtségoïstes.

Ce qui parait étrange est le fait que les jeunes désoeuvrés dont on dit n'importent quoi à la télévision, sont par moment de gangs amis des politiciens. Cette réalitéamène certains hommes politiques ànégocier la relaxation des jeunes désoeuvrés, chaque fois qu'ils sont appréhendés par la police. Ce comportement a exagérément contribues àla survie du phénomène sous examen.

1.2. Les causesdu phénomène jeunesse désoeuvrée

Dès l'abord, il sied d'indiquer que par cause, on désigne une condition nécessaire sans laquelle un comportement ne se serait pas manifesté.

D'où il sera question de scruter les éléments ou les circonstances qui conditionnent réellement l'apparition et la recrudescence du phénomène jeunesse désoeuvrée.

Au terme de cette étude, plusieurs causes ont été relevées pour expliquer le phénomène jeunesse désoeuvrée, notamment :

A. L'usage du chanvre à fumer et de la consommation des boissons alcooliques

Il est vrai que le chanvre et l'alcool ne sont pas toujours les seuls causes explicatives de criminalité parce qu'ils peuvent, d'aprèsle consommateur, êtreemployés comme stimulants pour avoir du courage lorsqu'il faut affronter une épreuve ou encore lorsqu'on veut se dérober des penséesembêtantes. Ceci explique la montée en puissance de la consommation des liqueurs appelés en langage courant « Sapilo »dont l'accessibilité est très facile, compte tenu du moindre coût d'achat ; et la prolifération des lieux de vente du chanvre. Cependant, plus que de simples stimulants et l'alcool passent des substances déterminant les jeunes à commettre la violence.

La consommation de ces produits s'explique par le fait qu'ils placent l'agent dans un état de délire et de dépression mentale modifiant automatiquement et négativement son humeur et de ce fait, soustrait dans la personne de celui-citout sentiment de compassion, de pitié pouvant freiner le passage à l'acte. Ainsi, lesintéressés appellent cela changé d'esprit, bien mieux incité la résolution criminelle.

B. Du besoin de survie

La survie constitue une motivation d'actions irresponsable surtout chez les jeunes engagés dans la recherche de l'argent, du mangé, bref du bien-être. Dans ce domaine, la seule offrande de la société congolaise aux jeunes est essentiellement la débrouillardise. Étant donné que l'économie formelle de notre société est marquée par une profonde crise, l'informel a donc élu domicile. Ainsi, assiste-t-on à l'invention d'un mécanisme de survie pour les jeunes désoeuvrés et sa capacité d'attirer l'approbation des jeunes en situation difficile. Cephénomène est donc pour ces acteurs comme un moyen de vivre aux dépens des autres. Ce qui est étonnantparmi les jeunes désoeuvrés on retrouve aussi les jeunes ayant reçus l'encadrement scolaire, voir des diplômés d'état. Nous estimons qu'ils y sont par manque d'emploi, car le chômage bat son record dans la ville de Goma.

C. De la complicité des autorités judiciaires et politiques

L'effort que fournit la police dans la répression des jeunes désoeuvrés est parfois menuisé, voire mêmedécouragé par les interventions intempestives et illégales des autorités, qu'elles soient judiciaires, militaires ou politiques. En effet, il n'est pas rare que les autoritésadministratives ou politiques demandent et obtiennent la mise en libertéillégale de certains jeunes désoeuvrés en raison de leurs liens de parenté ou de leur amitié ou encore en raison de leurs objectifs politiques inavoués. Cette attitude contre legem est non seulement de nature àdécouragerles efforts d'une police déjàexposéeà de nombreuses difficultés et de nature à encourager le passage à l'acte criminel, mais également ce comportement imprime une sorte d'encouragement en faveur de l'agent « Jeunes désoeuvrés ». Ainsi, malgré la menace de la loi, un tel jeune ne peut pas être retenu dans son entreprise car il sait pertinemmentqu'in fine, un coup de téléphone pourra entraine sa libération.

D. Du prestige

Certains jeunes sont poussés à commettre les actes de violence simple pour inspirer le respect et la crainte dans la société ou plus exactement dans le quartier. Pour y arriver, le jeune désoeuvréprocèdeà l'exhibition de sa capacité de nuisance et de sa force publique. La constance de son honneur ne peut êtreassurée que par la poursuite régulière de l'entreprise criminelle avec la démonstration de toute nature. Car, la violence exerce une certaine attraction sur les agents, et pas seulement sur les violents ; rares sont ceux qui échappentà la fascination faite du respect et de terreur qu'elle l'inspire.

2. Mécanisme de lutte contre le phénomène jeunesse désoeuvrée

Evoquer les mécanismes de lutte contre lephénomène jeunesse désoeuvrée, renvoie à mettre des suggestions ou des stratégies susceptibles d'endiguer la pathologie sociale que nous employons àétudier. Ceci doit passer par l'analyse lapidaire des réactions des pouvoirs publiques sur la jeunesse désoeuvrée, puis lesmécanismes proprement dits pour éradiquer le désoeuvrement.

2.1. Les moyens proprement dits de lutte contre le désoeuvrement des jeunes

La société congolaise est indéniablement malade de la jeunesse désoeuvrée ou de la violence des jeunes. Cette maladie insécurisée de plus en plus toute la population prise indistinctement. En effet, il est sans conteste, que lorsque le diagnostic n'est pas bien posé, aucune prophylaxie ne tiendra devant la maladie. Ainsi, après la description sur les quelques facteurs et causes de la maladie, il est maintenant impérieux d'en indiquer la thérapeutiqueappropriée pour la sécurisation de la population et la protection de la jeunesse, pierre angulaire du développement de la RDC. Les moyens de lutte contre ce phénomène sont àétablir, tout d'abord au niveau de la prévention de la matérialisation effective des faits des jeunes désoeuvrés. Il s'agit d'une énumération des mesures a caractère collectif qui ont pour but de s'opposer à la perpétration des délits, c'est-à-dire une sorte de sir conception sociale, car dit-on mieux vaut prévenir que réprimer, en suite, il sera question d'indiquer les moyens politiques, juridiques, socio-économiques visant àempêcher la recrudescence de la jeunesse désoeuvrée dans la ville de Goma.

A. Les moyens socio-économiques

Réfléchir sur une politique d'intégrationsocio-économique de jeunes nous semble être une solution qui mettrait fin à la recrudescence de la jeunesse désoeuvrée dans la ville de Goma. Une telle option se veut concrète et surtout pas théorique, au regard d'un certain nombre d'activités auxquelles les jeunes de Goma ont coutume d'exercer. Cette politique ne doit avoir pour finalité que d'éviter que des jeunes puissent tomber dans diverses situations - problèmes, ou encore de le en sortir s'ils y sont déjà.

En effet, à Goma ces activités semblent être tant bien que mal structurées mais dans le cadre purement informel, qui laisse une brèche aux situations - problèmes.

Ainsi, il est écrit par rapport à la délinquancejuvénile qu'en s'adonnant à des activités licites et utiles à la société et se plaçant a l'égard de celle-ci et de la vie dans une perspective humaines, les jeunes pourront acquérir une mentalité non criminogène... il faut que la société toutentière assure le développement harmonieux des adolescents en respectant leur personnalité et en favorisant l'épanouissement de la tendre enfance. Les jeunes devraient avoir un rôle actif des partenaires dans la société et ne peuvent êtreconsidérées comme simple objet de mesure de socialisation...

En cela, il faut reconnaitre qu'une bonne politique doit toujours accorder une grande place à la consolidation de l'unité familiale du fait que, la cellule familiale est devenue puttoproblématique, ainsi que la vague des situations problèmes, d'insécurité pour les enfants l'atteste le plus douloureusement, mais restant peut être la seule du possible, dans le domaine urbain, qui soit encore capable de canaliser l'énergie de la dispersion et de la recentre pour la ramener littéralement a la maison.

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus