WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Incidence des journées villes mortes sur les activités des entreprises commerciales en ville de Butembo.


par Steeven MATHE KOMBI
Université Officielle de Ruwenzori  - Grade en sciences économiques 2019
  

Disponible en mode multipage

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

UNIVERSITE OFFICIELLE DE RUWENZORI

251658240

B.P. 560 BUTEMBO

E-MAIL: uorbutembo@yahoo.fr

FACULTE DE SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

INCIDENCE DES JOURNEES VILLES-MORTES SUR LES ACTIVITES DES ENTREPRISES COMMERCIALES EN VILLE DE BUTEMBO

Par :

Steven MATHE KOMBI.

Travail de fin de cycle présenté et défendu en vue de l'obtention du grade de Gradué en Sciences Economiques.

Directeur : KASEREKA MUTONDOLWA

Chef de Travaux.

Encadreur : KAKULE MULEVERWA

Assistant.

ANNEE ACADEMIQUE : 2019 - 2020

DEDICACE

A nos très chers parents KASEREKA KOMBI Dieudonné et KAVIRA KATALIKO Esperance

REMERCIEMENTS

Nous rendons grâce à DIEU pour tout ce qu'il nous a donné, surtout l'intelligence et la grâce, en vue d'aboutir à la fin de notre premier cycle d'études universitaires.

Nous sommes reconnaissant à l'égard de tous les membres des corps académique, scientifique et administratif de l'Université Officielle de Ruwenzori, particulièrement ceux de la faculté de sciences économiques et de gestion, sans qui nous ne pourrions jamais réaliser ce travail.

Nos remerciements sont exprimés à l'endroit du chef de travaux KASEREKA MUTONDOLWA et à l'assistant KAKULE MULEVERWA, qui, malgré leur multiples occupations, ont accepté de diriger et d'encadrer ce travail.

Nous remercions nos frères et soeurs, pour leur amour fraternel.

Nos remerciements vont tout droit aux amis et camarades étudiants chacun à son nom, pour l'esprit de franche collaboration durant nos études.

Enfin, nos remerciements s'adressent à tous ceux qui, de près ou de loin, nous ont également aidés sur tous les plans.

Steven MATHE KOMBI.

SIGLES ET ABREVIATIONS

Ed.

:

Edition

FEC

:

Fédération des Entreprises du Congo

FENAPEC

:

Fédération Nationale des Petites et Moyennes Entreprises du Congo

P.

:

Page

Pp.

:

Pages

R.D.C 

:

République Démocratique du Congo

TFC

:

Travail de fin de Cycle

TFE

:

Travail de Fin d'Etude

UOR 

:

Université Officielle de Ruwenzori

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

INTRODUCTION GENERALE

1. ETAT DE LA QUESTION

Dans ce travail, nous nous sommes intéressés aux différentes recherches de nos prédécesseurs. En effet, l'attention a été attirée par un travail qui a guidé cette recherche, à savoir :

Fridolin Martial FOKOU1(*), qui a orienté ses recherches sur le symbole de la paix dans le processus de démocratisation des régimes monolithiques d'Afrique noire : le cas du Cameroun, s'est basé sur les réflexions suivantes :

- Quels rapports pouvons-nous établir entre la démocratie et la paix dans la scène politique camerounaise ?

- Quelle contenance peut-on et doit-on donner à la paix telle qu'appréhendée sur la scène politique camerounaise ?

Pour répondre à ces préoccupations, il a émis les hypothèses selon lesquelles :

L'accession à l'indépendance de la plupart des Etats africains en 1960 marque le début d'une vie politique mouvementée dans la plupart de ces pays. Celles-ci sont d'autant plus mouvementées que les modes d'accession à la souveraineté nationale et internationale diffèrent d'un pays à un autre. Le système politique adopté par la plupart de ces pays fut identique, à savoir le régime du parti unique. La raison avancée ici et là est d'éviter « le prêt-à-porter institutionnel ».

Le Cameroun employa donc cette voie pour ne pas échapper à cette conjoncture africaine et avec elle le poids des évènements mondiaux marqués, à cette époque, par la bipolarisation du monde. Le crédo du choix camerounais fut ainsi tempérer par la recherche d'une stabilité quasi certaine.

Cette aventure franchit un cap important à la faveur du changement de régime intervenu à la tête de l'Etat camerounais. «Le Renouveau» pose donc au Cameroun un double enjeu, celui du maintien de la paix et de la promotion de la démocratisation du système politique jusque-là en vigueur. Ceci allait le confronter à une double dynamique : le maintien de la paix et l'arrimage à l'évolution internationale marquée par la fin de la bipolarité et l'avènement de l'uni polarité du monde où les principes démocratiques sont érigés en mode de gouvernance universelle permettant l'émulation de « l'ordre mondial».

Dans cet écheveau et cet éventail de logique globale, l'Afrique noire, et le Cameroun, furent entraînés dans ce labyrinthe. Les réactions des uns et des autres allaient être consécutives à leurs modes de fonctionnement intrinsèque. Ainsi donc, le Cameroun allie stabilité et démocratisation afin de construire un environnement politique de plus en plus compréhensif et compréhensible faisant de lui une « entité unique » dans sa sous-région conférant à ce dernier des attributs d'identification et d'identisation dans un contexte global de la mondialisation où rien ne se fait désormais en marge de la compréhension internationale.

Pour lui, après ces analyses, il est arrivé aux résultats selon lesquels, lorsque l'obstination du pouvoir refuse d'accorder au peuple une conférence Nationale, ceci amène l'opposition à se radicaliser d'avantage et à impulser le mot d'ordre de désobéissance civile. Cela conduit à son tour, à la cessation de paiement des taxes et impôts à l'Etat et le boycott des réunions convoquées par les autorités administratives. Les pertes de l'économie Camerounaise ont été évaluées à cinq milliards de FCFA environ par jour. Ce qui donne un total d'environ 750 milliards de FCFA de perte pour l'économie Camerounaise à la fin de l'opération « villes-mortes ».

Il démontre que le régime a donc dû s'adapter à la nouvelle donne. Ainsi, à la pression populaire de la revendication d'une conférence nationale souveraine, le régime y a préféré une tripartite donc le souci majeur pour la classe politique camerounaise en générale, l''opposition voire même le gouvernement, était de mettre fin au mouvement des « villes mortes » qui avait embrasé le pays tout entier et qui apparentait le Cameroun aux « pays de tradition instable ». Il précise que l'opération « villes-mortes » occasionne un malaise général ou effet domino au sein de la nation.

D'ailleurs, Vianney Ombe Ndzana considère le phénomène des villes mortes comme étant la plus populaire résistance interne organisée contre l'Etat postcolonial au Cameroun depuis son accession à l'indépendance2(*).

Ce chercheur scientifique a été plus théorique et historique dans son étude. Quant à nous, il est question d'apprécier l'incidence des journées ville-morte sur les activités commerciale en ville de Butembo.

2. PROBLEMATIQUE

De par le monde, les questions sécuritaires, politiques et autres conduisent les organisations à des manifestations, lesquelles à leur tour, entraînent des journées villes mortes. C'est une façon pour la population de revendiquer ses droits.

En Afrique, aujourd'hui, toute personne trouve important de se jeter dans la rue pour son bien-être.

C'est depuis 2011 qu'une observance des journées « villes-mortes »répétitives est constatée sur le territoire national de la République Démocratique du Congo ; la question politique d'où les élections étant l'une des causes de celles-ci.

L'article 64 de la constitution de liège stipule que : « tout congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou un groupe d'individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation des dispositions de la constitution »3(*).

De ce fait, la ville commerciale de Butembo se situant à l'Est du pays, précisément dans la province du Nord Kivu, une zone victime de l'insécurité grandissante et qui d'ailleurs avait été retirée temporairement aux élections présidentielles de 2018, enregistre une série des journées « villes-mortes » à la suite, non seulement de la situation sécuritaire que prévaut dans la région, mais aussi des problèmes politiques et sanitaires.

Généralement, les opérateurs économiques de Butembo gagnent de l'argent à travers des transactions commerciales avec les pays étrangers. Les habitants de la ville de Butembo pratiquent diverses activités économiques dont les plus importantes sont l'Agriculture et le commerce. Les activités principales des opérateurs économiques sont la vente des produits alimentaires, manufacturés, des pièces de rechanges pour motos et véhicules,... et divers autres produits (habits, appareils électroniques,...), la fabrication du vin et du savon, la quincaillerie,...Les principales activités des PME/PMI sont l'hôtellerie, l'alimentation, la pharmacie, le studio, le restaurant, li Industrie mécanique et métallique.

Dans le Commerce général, on retrouve les coopératives de commercialisation, de production, d'épargne et de crédit. Malgré l'essor industriel dans la ville de Butembo, elle enregistre encore des irrégularités dans ce secteur précis. Les unités de production sont encore dans un état embryonnaire et nécessitent un grand encadrement. Ajoutons aussi la carence des matières premières, l'insuffisance des capitaux et l'absence de l'énergie électrique appropriée voir l'organisation des journées « villes-mortes » constituent des obstacles majeurs pour la promotion de l'Industrie au niveau local. Les coopératives d'épargne et de crédit jouent normalement leur rôle, mais certaines opérations de dépôt, de retrait, de prêt et de transfert des fonds sont parfois bloquées en cas des journées « villes-mortes ». L'opération de transfert qui est venue soulager tant soit peu les opérateurs économiques qui ont depuis longtemps été victimes de vol de leur argent par des bandits en voulant se diriger vers les lieux de ravitaillements en marchandises ou en produits vivriers.

La ville de Butembo est aussi en vocation agropastorale et commerciale. Le commerce s'y effectue par des importateurs et exportateurs4(*).

Parlant de la santé, la Coordination Urbaine de la Société Civile de Butembo a lancé des journées « villes-mortes » pas seulement pour montrer son soutien aux équipes riposte de l'épidémie d'Ebola mais aussi pour condamner différents contextes de défiance de la population Bubolaise envers les équipes médicales notamment la mort d'un médecin camerounais de l'OMS5(*).

Cette série des journées « villes-mortes »paralyse non seulement les activités commerciales mais également les activités dans d'autres secteurs de la vie. Elles sont organisées par les mouvements citoyens, la société civile, les partis politiques, etc.

En conséquence, les entreprises commerciales ont du mal à couvrir leurs charges d'exploitation : les salaires des travailleurs, les taxes et/ou les Impôts, les frais loyers et d'autres dépenses supportées lors des dites journées. Les retombées ne se limitent pas uniquement à Butembo, une ville commerciale s'inscrivant dans les échanges internationaux. Elles se rabattent sur l'économie nationale et internationale étant donné que dans cette entité il ya des exportations qui sont toujours effectives comme pour le café, le quinquina et autres matières premières. Ceci se répercute aussi sur les économies d'autres pays à l'exemple de la Chine.

Au niveau national, d'après l'analyste économiste et financier KAMBALE TALIMA, les journées villes mortes bloquent plutôt les commandes. C'est donc un manque à gagner. La ville de Butembo perd trois millions des dollars américains chaque fois qu'il ya organisation d'une journée ville morte et qu'elle soit observée à 100%. Les commerçants qui viennent d'autres villes pour se ravitailler en marchandises des deux jours se trouvent dans l'obligation de passer une semaine. Et bien évidemment, ce ne sont pas ces commerçants qui vont occasionner et supporter les différentes charges. Ils les ajoutent sur le coût d'achat des marchandises. Les vendeurs ne feront que transférer la perte auprès du dernier consommateur, chose qui élève directement le coût de la vie au niveau de toute la nation. C'est aussi une autre forme de domination6(*).

Au regard de la problématique ci-haut, plusieurs interrogations viennent des différentes couches de la population y compris les scientifiques. Faisant parti de ceux-ci, nous avons choisi mener une étude sur l'incidence des journées "villes-mortes "sur les activités des entreprises commerciales en ville de Butembo. Notre préoccupation dans cette étude se résume par les interrogations suivantes :

- Quel est le principal facteur qui est à la base des journées « villes-mortes »en ville de Butembo ?

- Quel est l'incidence économique des journées « villes-mortes » sur les activités commerciales en ville de Butembo ?

- Comment les entreprises commerciales de Butembo couvrent-t-elles les charges engagées lors des journées « villes-mortes » ?

3. HYPOTHESES DE TRAVAIL

L'hypothèse est une ou plusieurs propositions qui ne sont que des simples possibilités formulées en guise de réponses anticipatives réservées aux préoccupations soulevées par la problématique. Ce sont des réponses provisoires qui seront, à la lumière de l'analyse, validées ou invalidées ; ou, pour mieux dire, elles doivent être susceptibles de vérification et d'éventuelles modifications ou suppressions7(*).

C'est ainsi que, eu égard à notre problématique, nous proposons les hypothèses ci-après :

- Il est possible que l'insécurité soit à la base des journées « villes-mortes » en ville de Butembo ;

- Il se pourrait que les journées « villes-mortes » entraînent un manque à gagner moyen journalier de plus de 100$ pour les entreprises commerciales de Butembo ;

- Il semblerait que les entreprises commerciales font varier à la hausse les prix de leurs biens et services pour couvrir les charges engagées lors des paralysies d'activités commerciales.

4. OBJECTIFS DU TRAVAIL

D'une manière générale, ce travail nous permettra d'apprécier les conséquences des journées « villes-mortes » sur les activités commerciales en ville de Butembo.

Cependant, d'une façon spécifique cette recherche veut :

- Apprécier le facteur causal des journées « villes-mortes »en ville de Butembo ;

- Analyser l'incidence économique des journées « villes-mortes » sur les activités des entreprises commerciales en ville de Butembo ;

- Comprendre et/ou apprécier la manière dont ces entreprises couvrent leurs charges engagées lors des journées « villes-mortes ».

5. CHOIX ET INTERET DU SUJET

Notre sujet n'est pas un fait du hasard d'autant plus que les journées villes mortes paralysent non seulement les activités des entreprises commerciales mais aussi les activités d'autres secteurs de la vie. Ceci constitue une préoccupation pour les Bubolais, voire les autorités de cette entité. Signalons que les différentes couches de la population prennent a priori l'organisation des journées villes mortes pour revendiquer leur droit.

Il est toujours dit qu'avant de résoudre un problème, il faut le connaître et surtout le comprendre à fond. Dans ce travail, nous allons permettre aux différentes autorités intéressées par ce travail d'avoir des sources d'informations et de prendre des décisions éclairées non seulement pour lutter contre les journées villes mortes mais surtout pour remettre la population et les entreprises commerciales dans le droit.

Aux étudiants et autres chercheurs d'approfondir certains aspects tout en leurs octroyant des données de référence.

Personnellement, ce travail nous a permis de prendre connaissance sur le mode de fonctionnement des entreprises commerciales, le financement de leurs charges ou dépenses et la réalisation du bénéfice malgré les journées « villes-mortes » organisées.

6. METHODES ET TECHNIQUES

Pour qu'un travail soit qualifié de scientifique, il doit respecter certaines normes relatives à la récolte et au traitement des données ainsi qu'à l'interprétation des résultats obtenus. C'est pour cette raison que nous nous sommes servi des méthodes et techniques ci-après pour réaliser ce travail :

- La méthode inductive nous a permis de généraliser les résultats issus des analyses menées sur les chiffrées recueillies sur terrain auprès d'un échantillon sur l'ensemble des opérateurs économiques membres de la FEC et de la FENAPEC en ville de Butembo. La technique documentaire, nous a permis d'exploiter différents rapports et documents qui cadrent avec notre travail.

- La technique d'entretiens qui nous a permis d'obtenir certains renseignements importants non-écrits auprès des responsables des entreprises et institutions concernées par notre recherche ;

- Le questionnaire d'enquête nous a permis de récolter les données auprès de notre population d'étude.

7. DELIMITATION DU SUJET 

Pour l'écarter de toute sorte d'imperfections, ce travail est limité dans l'espace et dans le temps.

Dans l'espace, ce travail a pour champs d'investigation la ville de Butembo et dans le temps, il prend en considération une période de neuf ans allant de 2011 à 2019.

8. STRUCTURE DU TRAVAIL

La présente recherche est articulée autour de deux chapitres auxquels s'adjoignent l'introduction et la conclusion. Le premier chapitre est consacré à l'approche théorique et le deuxième chapitre traite de l'incidence des journées villes mortes sur les activités des entreprises commerciales de Butembo.

9. DIFFICULTES RENCONTREES 

Notre enquête a été accompagnée de nombreuses difficultés qui ont nécessitées de notre part une attitude pragmatique. Alors que notre étude se penche sur l' « incidence des journées villes mortes sur les activités des entreprises commerciales en ville de Butembo », les bibliothèques locales de Butembo n'ont pas été à mesure de nous fournir des travaux scientifiques nécessaires pour enrichir notre état de la question. L'unique travail que nous avons couché dans notre revue de la littérature a été consulté en ligne mais, il est purement théorique et historique. Le manque des sujets semblables au nôtre, nous a mis dans une situation difficile de nous démarquer des autres chercheurs ayant abordé ce genre de thème.

PREMIER CHAPITRE : CADRE THEORIQUE

Ce chapitre, entièrement consacré aux notions de base, donne une vue panoramique et une lumière sur les acceptions et les définitions mises au point par certains auteurs. Ainsi, les concepts de journée ville-morte, l'entreprise et le commerce font l'objet de cette partie du travail. Le bref aperçu de la ville de Butembo clôturera ce chapitre.

I.1. Notion de journée "ville-morte"

I.1.1. Origine du mot

L'idée des "villes-mortes" est née du refus gouvernemental de convoquer une conférence nationale au Cameroun vers les années 90.

En effet, la conférence nationale souveraine est devenue le point focal de la contestation politique au Cameroun au lendemain du procès Monga-Njawé. Ainsi, « illusionné par le cours des événements dans d'autres pays d'Afrique et d'Europe de l'Est, l'opposition anticipait vraisemblablement une chute rapide du régime, omettait par là même d'élaborer de véritables stratégies de conquêtes du pouvoir à la fois cohérentes et crédibles »8(*).

L'expression « ville-morte », forgée dès le XVIII siècle par les premiers voyageurs, explorateurs ou archéologues, marque leur stupeur et leur fascination devant des citées oubliées ou inconnues qu'ils pensent découvrir en étant les premiers à les pénétrer depuis des siècles : on songe aux villes mortes de la Syrie du Nord, révélées notamment par l'archéologue français Melchior de Voguë en 1862.

Mais, la locution échoue à circonscrire un objet clairement identifiable. Une première tentative de définition consisterait à introduire, dans le cadre d'une lecture opérée au prisme de l'archéologie, l'idée d'une étendue de vestiges provenant d'une civilisation ancienne et dont l'ampleur ou la monumentalité balaie le vocable réducteur de la ruine. Depuis l'époque classique, la ruine est un motif de la mélancolie doublée d'un blason du passé ou de l'histoire, dont la littérature et la peinture romantiques ont réactualisé les valeurs et promu le pittoresque, comme l'ont montré les travaux de Roland Mortier9(*), Michel Makarius?10(*) ou Sabine Forero-Mendoza11(*). Mais la ville morte procède par extension radicale et spectaculaire de la ruine qui ne peut guère autre chose qu'un fragment détaché d'un ensemble toujours plus vaste et à jamais perdu. Son imaginaire est multiple, qui puise aux mythes de l'Atlantide (la ville engloutie) ou de Sodome et Gomorrhe (les villes ruinées et détruites), mais aussi aux découvertes archéologiques de la fin du XVIII et du début du XIX siècle (Herculanum ou Pompéi).

Du romantisme de Théophile Gautier (Arria Marcella, 1852) au symbolisme de Georges Rodenbach (Bruges-la-Morte, 1892), les « villes-mortes » développent tout au long du XIX siècle un imaginaire et une poétique de l'archéologie-fiction ou de l'« inquiétante étrangeté », dont Freud a exploré la signification en 1907 dans sa fameuse interprétation de la Gradiva de Jensen (1903)12(*). De Gautier à Jensen, précisément, un imaginaire de la ville morte s'est constitué et en quelque sorte figé, dont les topoï sont à la fois limités en nombre, récurrents en fréquence et, par là même, soumis à d'infinies variations.

Ces éléments soulignent combien la « ville-morte » ne se caractérise pas exclusivement par sa réalité topographique, sa position géographique ou son étendue physique. Les sites d'époque romaine et byzantine, en dépit de leur désignation, témoignent d'un mode de vie essentiellement rural et non d'une situation urbaine. La « ville-morte » peut donc n'être qu'un village, comme l'attestent les ghost towns de l'Ouest américain, parfois composées d'une seule rue, dont les westerns ont fait un lieu commun, au risque de l'usure. La bourgade désolée d'Oradour-sur-Glane, détruite le 10 juin 1944 par les soldats nazis de la Division Das Reich13(*), l'indique aussi, en dépit de son spectacle médusant qui a tant retenu l'attention des photographes14(*).

Soulignons donc ici que la qualification de la « ville-morte » est ailleurs, c'est-à-dire dans les projections et les impressions qu'elle produit sur ceux qui en sont les spectateurs directs ou par délégation. Mais si ses dimensions spatiales s'avèrent secondaires, et peuvent parfois se résumer à quelques bâtiments, comment dès lors la distinguer des ruines ? Plus qu'une question d'étendue, la distinction entre ces deux notions semble alors pour partie dépendre de leur état de conservation et de leur transmissibilité. Là où les ruines offrent au regard les traces parcellaires d'un passé que l'imagination doit reconstituer à ses frais ou à sa guise, la « ville-morte » trouble la contemplation : elle exige d'être arpentée comme les héros de Gautier ou de Jensen ne cessent de revenir sur les lieux, car une grande partie de son « décor » a été conservée, comme embaumée, donnant l'illusion d'avoir été peu altérée par le temps.

Dans cette perspective, la « ville-morte » relève moins d'une logique spatiale que d'une mise en question du temps. Cet espace déserté ou abandonné incite en premier lieu à s'interroger sur l'origine du départ de sa population, et ces causalités constituent la chronique des développements économiques la ville californienne de Bodie rappelant les heures glorieuses de la ruée vers l'or, ou celle de Kolmanskop en Namibie, construite en 1908 pour exploiter les mines de diamant, des spéculations immobilières hasardeuses des lotissements qui n'ont jamais trouvé leurs habitants, des catastrophes économiques, technologiques ou naturelles l'emblématique Pripiat en Ukraine, désertée après l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl ou Detroit ravagée par la crise, des destructions massives de la guerre industrielle à Berlin, Dresde ou Hiroshima. Ces situations nourrissent le travail d'un photographe comme Mathieu Pernot qui, dans sa série. Le Grand Ensemble15(*), confronte des cartes postales des décennies 1960-1970 représentant, en vue aérienne, l'habitat de masse vide de toute vie et des photographies de leur destruction opérée par implosion dans le cadre des politiques d'urbanisme des années 2000-2010.

Réalité matérielle et phénomène historique, la ville morte n'est pas circonscrite par sa seule fonction testimoniale. Elle est façonnée par la pluralité des regards qu'elle suscite et qui la métamorphosent en une construction visuelle, symbolique et culturelle, diffusée et déplacée, parfois même détournée, au gré des usages et des vogues : du savant à l'artiste, de l'archéologue au photographe, de l'écrivain au cinéaste, sans négliger le touriste dont la présence peut s'avérer pesante voire colonisatrice, comme à Venise...

La ville morte provoque, chez tous ceux qui s'en emparent avec des mobiles variés, de multiples réappropriations qui viennent bousculer l'ordre des temporalités. Devenue un espace muséifié, elle interroge la place accordée au passé dans nos sociétés, soutenant un questionnement « d'où venons-nous ? » sur les civilisations qui nous ont précédés et dont l'héritage ne nous paraît pas toujours direct, puisque la distance, le voyage et l'exotisme interfèrent souvent dans l'appréhension des sites. À l'inverse, elle peut tout autant se conjuguer au présent, et de manière temporaire, comme en témoigne la pratique de nombreuses opérations « ville morte » qui consistent à faire disparaître, pour un temps déterminé, toute trace d'activité humaine dans un espace urbain qu'il s'agisse d'arrêter les activités commerciales, avec la fermeture de magasins, ou de simuler la mort des habitants, même pendant quelques minutes, comme le 17 mai 1973, à Mazamet, dans le cadre d'une action en faveur de la sécurité routière. Ces manifestations servent à exhiber toute une gamme d'émotions publiques, allant de l'opposition politique à l'expression du deuil, à la suite d'un fait divers.

Dans tous les cas, la « ville-morte » s'érige en une expérience qui consiste à (faire) découvrir ou redécouvrir une cité figée dans l'abandon, pétrifiée dans la mort et suspendue dans une temporalité indéfinie implicitement promise à l'éternité. C'est sans doute ce qu'a compris Théophile Gautier, qui lui sert de trame et de ressort pour ArriaMarcella, mais qui confère aussi à son conte fantastique une efficacité matricielle.Passée au tamis des représentations et des imaginaires, la « ville-morte » se transforme en un écran fantasmatique sur lequel écrivains, cinéastes, photographes et artistes projettent la hantise de la disparition, en ré-agençant dans le présent de la création les signes d'une réalité historique avérée, afin de mettre en question l'identité des personnages mais aussi la fragilité de notre civilisation.

On pense ici à l'esthétique sensationnaliste du Ruin porn, que Detroit a suscitée dans l'oeil des photographes contemporains. C'est dans cette perspective que la littérature et le cinéma, à travers les genres de l'anticipation et du fantastique, ont souvent recourus au motif de la « ville-morte », en mettant en scène les déambulations d'individus isolés dans des centres urbains désertés du roman de Richard Matheson, Je suis une légende (1954), jusqu'à la récente série télévisée à succès, Walking Dead (2010), qui confronte d'emblée son héros incrédule à une ville vidée de toute sa population.

La disparition de toute vie des grandes mégapoles, en premier lieu New York, constitue ainsi un topos privilégié des récits post-apocalyptiques ( Le Monde, la chair et le diable , de Ranald MacDougall, 1959), pour nous rappeler à quel point la vie humaine est précaire, face à la faune et la flore qui y reprennent rapidement leurs droits, comme nous pouvons le voir tant dans le volet de l'affrontement de la Planète des singes (2014), que dans les reportages photographiques ou des documentaires rapportés des environs de Tchernobyl16(*). Entre refoulement et expression du désir, les « villes-mortes » sont l'envers des mégapoles modernes et le revers de la Grande Ville comme emblème du capitalisme triomphant.

Rien d'étonnant, dans cette perspective, que Paris, consacrée « capitale du XIX siècle » par Walter Benjamin, ait pu être perçue, dans les gravures et les photographies de ses destructions du printemps révolutionnaire de 1871, ou dans les témoignages de journalistes et d'écrivains de retour après la Semaine sanglante, comme une « ville-morte », vidée de toute présence humaine, comparée notamment par Gautier à une moderne Pompéi17(*).

Les arts visuels, à travers des photographies et des installations, ont également questionné nos pratiques de l'espace urbain en proposant de « vider la ville », comme dans les travaux de Nicolas Moulin (Vider Paris, 2001)18(*), de Matt Logue (Empty L.A., 2009) ou Masataka Nakano (Tokyo No body, 2000). Si les oeuvres de ces plasticiens ont chacune leur singularité Nakano refuse d'utiliser les retouches informatiques, quand Moulin intervient sur ses photographies pour en modifier lourdement le contenu, elles partagent le même désir de mettre notre rapport à la ville. Car la dissocier de ses habitants relaie la vision angoissante d'un environnement urbain, qui suggère la possibilité de notre absence, témoignant ainsi de l'emprise des réseaux spatiaux et des technologies sur notre quotidien.

Destinée à un avenir de fantôme, la « ville-morte » procède de l'inconscient urbain, dont les guerres et les catastrophes du XX siècle ont promu un imaginaire des cités désertées et figées, muséifiées et fétichisées, comme l'a esquissé l'urbaniste Mike Davis dans son essai Dead Cities19(*).

À l'heure du postmodernisme et de la culture de masse, les « villes-mortes » hantent le cinéma et la bande dessinée. Elle fait penser au cycle des Cités obscures de François Schuiten et Benoît Peters (1983-2009), la photographie plasticienne et le photoreportage, la peinture et la littérature, dont elles sont bien plus que le décor impressionnant sous l'apparence duquel elles semblent se donner à voir. Le doute et le trouble attachés à la « ville-morte » ne sont pas un apanage des artistes et des écrivains. Les États politiques et les États-majors militaires ont su en comprendre toute l'efficacité. Pendant la Grande Guerre, on a commencé d'aménager un faux Paris, dans les boucles de la Seine banlieusarde, pour tromper les bombardements de l'ennemi20(*) ; durant la Seconde Guerre mondiale, au fin-fond du désert américain, des répliques de quartiers entiers de villes allemandes ont été construites pour y expérimenter l'efficacité de la guerre chimique sur les populations civiles21(*).

La « ville-morte » est un leurre, une illusion, un mirage ; c'est aussi un puissant ferment de l'imaginaire.

Pour SARAH Berthiaume, «  Villes-mortes », c'est une ville romaine ensevelie par le Vésuve en 79 avant Jésus-Christ; c'est une ville minière de la Côte-Nord désaffectée en 1984; c'est une ville d'Asie centrale occupée par l'OTAN depuis 2003; c'est un quartier de divertissement fondé en 2006 à Brossard, au Québec. C'est Pompéi, la foudroyée; Gagnon ville, l'agonisante; Kandahar, la martyre; DIX30, le zombie. Elle précise que les « Villes-mortes », sont aussi, et surtout, une réflexion sur l'origine, l'éphémère, la catastrophe, le deuil, le vide, l'espoir. Ce sont les quatre face-à-face entre l'humain et l'immobilier. Quatre chroniques nécrologiques douces-amères. Quatre grandes morts qui surviennent dans quatre petites vies. Le concept « Villes mortes », est un regroupement des quatre contes sur quatre filles vivantes qui racontent leur relation avec une « ville-morte »22(*).

Au-delà de l'origine du concept journée-ville morte, telle que présentée ci-haut, nous avons essayé de définir ce concept pour mieux comprendre son sens actuel et surtout sa logique dans ce travail de recherche.

I.1.2. Définition de la journée « ville-morte »

Pour NZANZU KAMUHA, Juriste de formation, la journée « ville-morte » est un blocus socio-économique généralisé imposé ou volontaire pour passer un message collectif.23(*)

Elie KWIRAVUSA, chercheur paix et sécurité internationale, activiste de la société civile congolaise, une journée « ville-morte » est une journée souvent décrétée par les activistes de la société civile, les acteurs politiques dans la visée de revendiquer un droit lésé en mobilisant la population de ne pas vaquer à ses occupations journalières24(*).

Bref, c'est une journée sans activité suite à un fait social inattendu. Elle a une cause politique mais c'est sa conséquence qui est économique.

I.2. L'ENTREPRISE

I.2.1. Notions

D'après D. LARUE et Cie, « l'entreprise est un groupe social qui fait travailler ensemble des hommes qui ont, face au travail, des attitudes différentes, voire opposées »25(*).

Pour Maurice SALLEE26(*), « Ce qui caractérise donc l'entreprise, c'est :

- Un groupement humain organisé et hiérarchisé ;

- La réunion de moyens financiers et d'installations (usines, machines, etc.) ;

- La poursuite d'un but commun : la production pour la vente.

Le même auteur soutient que : « Nous pourrions ainsi définir l'entreprise comme un groupe humain organisé et hiérarchisé, réunissant des moyens matériels et financiers pour produire des biens ou des services en vue de la vente »27(*).

Ainsi l'entreprise peut être conçue comme étant une unité de production de biens et de services qui poursuit un objectif de maximiser du profit en rassemblant et en combinant les facteurs de production : le capital, la nature, le travail,...

I.2.2. Rôle de l'entreprise

Le rôle de l'entreprise est de produire un service ou un produit afin de répondre à un besoin. Dans sa définition, tel est son rôle.

Cependant, selon les experts financiers, l'entreprise ne sert qu'à réaliser des profits. Il est vrai que si l'activité n'est pas rentable, l'entreprise n'ira pas loin.

I.2.3. Types et fonctions d'entreprises

I.2.3.1. Types d'entreprises

Le classement des entreprises s'opère en fonction de plusieurs critères dont : l'activité exercée, la forme juridique et la taille (ou dimension)28(*).

A) Classification suivant l'activité exercée

Ce critère classe les entreprises suivant trois secteurs : Secteurs primaire, secondaire et tertiaire.

1) Le secteur primaire : il regroupe les entreprises qui exploitent un élément naturel (agriculture, pêche, extraction d'hydrocarbure, carrière, mine, barrage, extraction forestière,...).

2) Le secteur secondaire : ce secteur est constitué des entreprises qui départ des matières premières, grâce à un processus de transformation, livrent un produit fini à la clientèle (industries de transformation).

3) Le secteur tertiaire : il regroupe deux classes :

- Les entreprises réputées administratives ou qui produisent les services (exemple : administration publique, banque, cabinet médical, cabinet d'Avocat,...) ;

- Les entreprises qui mettent à la disposition du consommateur soit un produit à son stade final (sans le transformer elle-même) : entreprises de distributions, soit un service.

L'analyse du revenu de l'intermédiation financière par les sociétés de télécommunication, objet de notre étude appartient au secteur tertiaire ou mieux à la catégorie d'entreprises qui mettent à la disposition du consommateur soit un produit à son stade final.

B) Classification suivant la forme juridique

Nous distinguons deux catégories d'entreprise s selon leur forme juridique : les entreprises privées et les entreprises publiques.

1) Les entreprises privées

Les entreprises privées sont celles qui appartiennent exclusivement à des particuliers. Elles peuvent être individuelles ou sociétaires suivant le choix du / des propriétaire(s).

· Les entreprises individuelles : elles ont un seul propriétaire qui est un particulier (personne physique) responsable des dettes sur ses biens personnels puisque les patrimoines de l'entrepreneur et de son entreprise sont confondus. Les entreprises individuelles sont essentiellement agricoles et/ou de service artisanal.

· Les entreprises sociétaires :

Pour RENAUD V. Cité par VERHULST A. et Cie29(*), « c'est la nature des opérateurs auxquelles la société se livre ou qu'elle a envie de réaliser qui donne son caractère. Le terme dont elle se sert pour spécifier son but, la forme qu'elle revêt ne peut suffire à lui donner le caractère commercial, pour l'acquérir, il faut que les actes de commerce qu'elle a pour objet d'exercer un caractère de permanence tel qu'ils rendaient commerçants les particuliers qui le feraient dans les mêmes conditions ». Il existe donc diverses formes des sociétés parmi lesquelles nous pouvons distinguer :

- Les sociétés civiles : ces sociétés ont pour objet de poser des actes civils et de réaliser accidentellement des bénéfices aux moyens d'opérations purement civiles ;

- Les sociétés commerciales : ce sont celles qui effectuent habituellement des actes énumérés et qualifiés par la loi comme commerciaux. Ces actes revêtent un caractère permanent et successif ainsi que de partager le bénéfice réalisé entre les associés ;

- Les sociétés en participation ou associations momentanées : ces sociétés se font souvent à des moments durs limités et se forment sans faire connaissance aux tiers, ne bénéficient pas de la personnalité juridique et n'existent que dans les rapports entre associés.

Les sociétés sont donc des personnes morales composées en principe d'au moins deux propriétaires qui peuvent être des particuliers et/ou d'autres sociétés. C'est dire que deux ou plusieurs personnes réunissent leurs moyens financiers en vue de créer une entreprise.

2) Les entreprises publiques

Les entreprises privées sont caractérisées par le pouvoir économique qui est exercé au profit d'un groupe d'individus (les propriétaires) au détriment parfois de l'intérêt général.

Dans les entreprises publiques par contre, l'Etat devient entrepreneur afin de garantir l'intérêt général. C'est ainsi que D. LARUE et Cie soutiennent que « le rôle de l'Etat est d'exprimer l'intérêt général, de le promouvoir et de le faire respecter »30(*).

On en distingue :

· Les régies : ce sont les entreprises exploitées par l'Etat. Leur comptabilité est soumise à des règles particulières, leurs recettes et dépenses sont inscrites aux budgets des collectivités publiques intéressées (Exemple : REGIDESO, le Service de Poste et Télécommunication,...) ;

· Les établissements publics, industriels et commerciaux : leur autonomie est plus grande. Ils ont leurs comptabilités propres et sont tenus en principe d'équilibrer leur gestion (Exemple : la GECAMINES) ;

· Les entreprises nationalisées : ce sont des anciennes entreprises privées dont la propriété et la gestion ont été transformées et confiées à l'Etat.

Nous ne saurons pas clôturer cette classification des entreprises suivant la forme juridique sans signaler l'existence d'entreprises semi-publiques. Ces dernières sont celles dans lesquelles coexistent des représentants de l'intérêt privé et des représentants de l'intérêt général. Il s'agit des :

- Sociétés d'économie mixte : leurs capitaux appartiennent en partie à l'Etat et en partie à des personnes privées ;

- Concessions : ce sont des entreprises privées à qui une collectivité publique confie un monopole d'exploitation dans certaines conditions fixées ;

- Les régies intéressées : ce sont des entreprises publiques dont la gestion est confiée à un gérant rémunéré par une participation aux bénéfices ou au chiffre d'affaires.

C) Classification suivant la taille de l'entreprise

Les entreprises peuvent être classées en trois catégories selon leurs dimensions. Ainsi, il est courant de parler de petites, des moyennes ou grandes entreprises. Les critères pour ranger une entreprise dans l'une de ces catégories peuvent être : le montant des capitaux investis, le volume du chiffre d'affaires, l'importance numérique du personnel employé,...

A ce sujet, J.-P. CENDRON et Cie31(*) affirment que : « Toute classification est arbitraire et les limites entre petites, moyennes et grandes entreprises sont différentes selon les secteurs d'activité ». Par exemple, dans les services, la répartition par chiffre d'affaires est plus significative que par effectifs.

Ces auteurs continuent en ces termes : Toutefois, on retiendra la classification suivant le nombre de salariés :

0-9 Salariés : entreprise artisanale

10-49 salariés : petite entreprise

50-1999 salariés : moyenne entreprise

2000 et plus : grande entreprise.

I.2.3.2. Fonctions de l'entreprise32(*)

La départementalisation est un processus organisationnel qui prône de regrouper ensemble, au sein d'un même département et sous la même fonction au sein d'une même organisation. Il subdivise les fonctions organisationnelles en six catégories : la fonction de production, la fonction de vente, la fonction financière, la fonction comptable, la fonction de sécurité et la fonction administrative.

a) La fonction de production

La fonction de la production manifeste la raison d'être de toute organisation.Elle accomplit la fonction première dans les entreprises à caractère industriel. Elle est également appelée la fonction technique et ailleurs elle est considérée comme la fonction des opérations, celle qui permet à l'entreprise de réaliser la transformation des « inputs » en « outputs ».

b) La fonction de vente

La fonction de vente ou commerciale constitue la fonction par laquelle l'entreprise échange les services et les biens moyennant rétribution avec des tiers d'autres entreprises ou individuels. Elle concerne le processus d'achat des intrants et le processus de vente des extrants. C'est cette fonction qui donne naissance à la science de marketing.

c) La fonction financière

Les activités de la fonction financière concernent le processus par lequel l'entreprise ou l'organisation recherche des capitaux en vue de financer ses activités et décide de la meilleure voie pour leur allocation. Dans la recherche des capitaux interviennent notamment la sollicitation à l'apport, le placement des capitaux à la bourse, la gestion de portefeuille et l'élaboration du budget de l'entreprise.

d) La fonction comptable

La fonction comptable constitue une fonction informelle. Elle porte sur la tenue des comptes et des inventaires, sur le patrimoine réel de l'organisation et l'utilisation de statistiques pour l'information. Il s'agit par là de la tenue de fournir l'information crédible et attitrée au gestionnaire de l'entreprise, aux créanciers et au propriétaire.

e) La fonction de sécurité

La fonction sécuritaire concerne le processus par lequel l'organisation assure à la fois la protection de la propriété (espace) de l'organisation, de son patrimoine et des personnes oeuvrant en son nom.

f) La fonction administrative

La fonction d'administrer se charge de toutes les activités qui favorisent l'exploitation optimale des ressources promises et commises à l'entreprise : planification, organisation, commandement, coordination et contrôle.

I.3. LE COMMERCE33(*)

I.3.1. Définition économique du commerce

Le commerce est défini comme étant un échange des produits et des services en vue de réaliser un bénéfice. Cette définition est courante. Elle comprend les éléments du commerce, mais elle ne met pas l'accent sur tous les éléments de celui-ci. En effet, elle suppose que lesbiens et les services sont déjà disponibles en l'endroit de consommation. Ceci n'est toujourspas vrai parce que dans le monde actuel, la production et la consommation se font parfois dans les endroits du globe forts éloignés.

Ce raisonnement a poussé d'autres auteurs notamment CHALON et BOLLY à définir le commerce comme étant : « l'ensemble des opérations permettant à un produit de circuler du lieu de Production vers le lieu de Consommation». Cette définition sous-entend l'échange parce que la consommation d'une marchandise n'est possible qu'après celui-ci (échange).

Et nous savons du reste que l'opération de circulation est différente de l'échange néanmoins l'une peut arriver avant ou après l'autre. Remarquons que cette deuxième définition ne prend pas en considération le point de vue lucratif qui est le moteur de toute activité économique commerciale. Une troisième définition de ECKESLY et KAUFMAN, tous deux américains, considère le commerce comme étant : « l'échange et la distribution des biens et des services ». Cette définition comprend deux notions du commerce : l'échange et la circulation, mais elle passe sous silence « le profit », le vrai motif qui différencie l'échange et la distribution sociale de l'échange et de la distribution commerciale.

Selon le code de commerce français, le commerce désigne l'activité économique d'achat et de revente de biens et de services, en particulier l'achat dans le but de revendre avec un profit ou un bénéfice. En nous inspirant de ces auteurs, nous pouvons définir le commerce comme: « L'ensemble des opérations lucratives comprenant l'échange et la circulation des biens et services de l'endroit de leur production vers leur lieu de consommation ». Les produits concernés icisont des biens naturels et manufacturés de toute sorte. Ces produits sont appelés communément « marchandises ».

I.3.2. Origine et évolution du commerce

Le commerce est l'une des anciennes et importantes inventions de l'humanité. Il a probablement accompagné l'apparition et les premiers développements de l'agriculture au Néolithique. Certains le considèrent comme l'origine des civilisations de l'écriture, qui aurait pu avoir été inventée (il y a 5500 ans environ) par les commerçants sumériens pour leur comptabilité. L'homme, en tant que être déséquilibrer par une multitude des besoins primaires et secondaires qu'il doit satisfaire pour survivre ou pour vivre. Il a connu l'agriculture, l'élevage et la production industrielle. Il a ainsi accumulé les choses matérielles appelées « biens », susceptibles de satisfaire ses besoins. Les besoins de l'industrie sont très variés.

La connaissance, l'habileté et la force physique dont il dispose ne lui permettent pas de produire seul tout ce dont il a besoin pour survivre. Une possibilité semblable est imposée aux localités, régions, et même pays par les conditions géologiques du sol et du climat. C'est cette impossibilité qui a poussé l'homme à s'organiser et à diviser son travail. Il s'est appliqué à produire un bien ou un service spécifique en fonction des conditions offertes par le milieu dans lequel il vit. Il consacre ainsi une partie de sa production à la satisfaction des besoins déterminés et échange le reste contre un autre bien et service qu'il désire pour satisfaire le reste de ses besoins.

De là, est venu l'échange. Les échanges n'avaient pas toujours été faciles et rapide. En effet, les hommes ne connaissaient pas la monnaie à l'origine. Ils échangeaient des choses contre les autres, des services contre des choses et vice versa. C'était alors « le troc ». Ce dernier présentait beaucoup d'inconvénients :

ü L'équivalence des prestations ;

ü Le désir réciproque des échangistes ;

ü Les biens échangés n'étaient pas toujours divisibles.

Ces difficultés ont été éliminées au moment où une marchandise a été acceptée et désirée par tout le monde. C'était la monnaie « marchandise » qui avait souvent servi de commune mesure valeur des échanges. Beaucoup de pays avaient leur propre monnaie marchandise mais avec des contacts de civilisations différentes, l'or et l'argent se sont imposés comme monnaie à travers l'univers à cause de leurs qualités : la rareté, l'homogénéité, l'inaltérabilité, la malléabilité, la dureté,...L'existence de la monnaie dite « fiduciaire » a facilité, accéléré et augmenté les échanges entre les personnes, les localités, les régions et les pays.

Aujourd'hui, les biens et services circulent à travers l'univers et le commerce n'a plus qu'une seule barrière. Cependant, étant donné l'inégalité dans les capacités productrices et consommatrices, les Etats sont amenés à instituer certaines techniques tendant à protéger les marchés locaux. Il s'agit du protectionnisme, qui peut se faire par contingentement, le droit des douanes, la production, la prohibition ou le dumping.

I.3.3. Les subdivisions du Commerce

Nous distinguons ici « le haut commerce » ou commerce mondial » du « commerce national ».

A. Le commerce mondial

Le commerce mondial ou haut commerce comprend toutes les opérations sur le marché mondial. Ce marché réglemente le commerce mondial. Ce commerce dont nous sentons les effets à travers le prix de nos produits miniers et agricoles et l'organe qui regroupe les divers pays du monde engagés dans la production et la distribution des biens destinés au marché étranger. Ce commerce mondial comprend :

A.1. Le commerce de concentration

Ce commerce consiste à rassembler les petites productions locales ou régionales dans des comptoirs ou agences agrées à cet effet en quantité convenable pour être manipulé sur la marché mondial.

A.2. Le commerce de distribution

Il consiste à se procurer les marchandises entrées en grande quantité sur le marché mondial et à les stocker pour les distribuées aux consommateurs suivant leur demande.

B. Le commerce national

Est celui qui est pratiqué par un pays à l'intérieur de ses frontières ou avec les autres nations. Des aspects ont été considérés pour diviser ce type de commerce. Ce sont des points de vue géographique, statistique et importance des opérations, légal.

1°) Du point de vue géographique :

- Commerce intérieur: c'est celui qui se pratique dans les frontières d'un pays ;

- Commerce extérieur: Il s'effectue entre les habitants d'un pays et ceux d'un autre ou des plusieurs pays.

2°) Du point de vue importance des opérations : A ce niveau le commerce se subdivise en commerce de gros, de demi gros et commerce de détail. En pratique ces subdivisions ne sont pas si claires car on trouve les producteurs et les grossistes qui vendent directement aux consommateurs. Il existe aussi des détaillants qui achètent directement aux producteurs.

3°) Du point de vue statistique

Le commerce se subdivise en commerce général et en commerce spécial.

- Commerce général : est celui qui comprend le commerce d'Importation, d'exportation et de transit ;

- Commerce spécial : il comprend uniquement l'importation et l'exportation.

4°) Du point du vue légal : le commerce libre et le commerce règlementé.

I.3.4. L'acte de commerce et le commerçant

A. Acte de commerce

Un acte de commerce est un acte qu'accomplit un commerçant dans l'exercice de ses activités. C'est un acte ou un fait juridique soumis aux règles du droit commercial en raison de sa nature, de sa forme ou de la qualité de commerçant de son auteur. Les actes de commerce par accessoire sont des actes qui par leur nature sont des actes civils, mais qui deviennent actes de commerce s'ils sont accomplis par un commerçant pour les besoins de son commerce (par exemple la souscription d'une assurance ou d'un emprunt pour son commerce...).

Les actes mixtes sont civils pour l'une des parties et commerciaux pour l'autre partie. Lorsqu'il s'agit d'un acte mixte, le non commerçant a le choix de saisir le tribunal de commerce ou le tribunal de paix ou de grande instance compétent. Par contre le commerçant qui assigne le non commerçant ne peut le faire que devant le tribunal civil.

Au lieu de définir ces actes, le code de commerce les énumère comme suit:

- Tout achat des biens et marchandises pour la revente soit en nature soit après transformation ;

- Toute location des meubles pour les sous-louer ;

- Toute entreprise de manufacture ou usine des travaux publics ou privés, toute entreprise de transport ou de commission ;

- Toute entreprise de fournitures, d'agence ou de bureaux d'affaires, les établissements de spectacles publics, les entreprises d'assurance ;

- Toute entreprise de vente, de change et de courtage, les établissements de vente aux enchères ou vente à l'encan ;

- Toute entreprise de construction, d'achat ou vente des bâtiments, d'expédition ou d'affrètement des marchandises ;

- Toutes les opérations de banques publiques ou privées.

Ces opérations ne peuvent pas être considérées comme exhaustives. On peut classer les actes de commerce suivant leur nature, forme, cause, objet...

1. Actes de commerce par nature

Un acte de commerce par nature est celui par lequel une personne s'entremet dans la circulation des biens qu'elle produit ou achète ou par lequel elle fournit des prestations de service avec l'intention d'en tirer un profit pécuniaire. Sont classés parmi les actes de commerce par nature :

- L'achat des biens, meubles ou immeubles, en vue de leur revente ;

- Les opérations de banque, de bourse, de change, courtage, d'assurance et transit ;

- Les contrats entre commerçants pour les besoins de leur commerce ;

- Les opérations industrielles des mines, carrières et de tout gisement de ressources naturelles ;

- Les opérations de location de meubles ;

- Les opérations de manufacture, de transport et de télécommunication

- Les opérations des intermédiaires de commerce, telles que la commission, le courtage, l'agence, ainsi que les opérations d'intermédiaire pour l'achat, la souscription, la vente ou la location d'immeubles, de fonds de commerce, d'actions ou de parts de société commerciale ou immobilière ;

- Les actes effectués par les sociétés commerciales.

2. Actes de commerce par forme

Ce sont des actes commerciaux indépendamment de la qualité commerciale ou civile de leurs acteurs. Il s'agit des actes dont la commercialité dérive de la forme même de certains titres. Rentrent dans la catégorie d'actes de commerce par la forme, l'établissement d'un effet de commerce (lettre de change, billet à ordre, le warrant et autres effets à ordre) ou l'adoption d'une des formes de société commerciale règlementée par la loi (société en nom collectif, société en commandite simple, société à responsabilité limitée, société anonyme, société par actions simplifiées).

3. Actes de commerce par entreprise ou par objet

On entend par actes de commerce par entreprise ou par objet ceux qui, normalement et habituellement, ne sont accomplis que par des commerçants de sorte que celui qui les effectuent accidentellement se place d'emblée, pour ces actes, dans le secteur commercial. En d'autres termes, les actes de commerce par entreprise n'acquièrent le caractère commercial que s'ils sont accomplis dans le cadre d'une entreprise ou d'une société commerciale.

L'entreprise, en effet, est un cadre organisé disposant des moyens matériels et humains nécessaires à l'exercice d'une profession. Parmi ces actes nous pouvons citer :

- les opérations de banque, de bourse, de change, de courtage, d'assurance et de transit ;

- les opérations de manufacture, de transport et de télécommunication ;

- l'exploitation industrielle des mines, carrières et de tout gisement de ressources naturelles.

- 4. Actes de commerce par cause

Dans cette dernière catégorie, on peut ranger les opérations qui seraient semblables à des opérations civiles, mais qui acquièrent le caractère « commercial » lorsque leurs auteurs les effectuent dans une intention commerciale. Le mobile de l'acte confère alors à ce type d'actes, dans le chef des deux parties ou de l'une d'entre elles, une nature commerciale. Il s'agit notamment :

- de l'achat des biens meubles ou immeubles en vue de leur revente ;

- des contrats conclus entre commerçants pour les besoins de leur commerce ;

- des opérations de location de meubles, et

- des actes effectués par les sociétés commerciales.

Pour ne revenir que sur la première catégorie, disons que la commercialité de l'opération d'achat des biens en vue de leur revente ou de leur location dépend de plusieurs éléments, parmi lesquels : la nécessité d'un achat ou d'une location, le caractère mobilier ou immobilier de l'objet de l'achat, l'intention de revendre l'objet acheté et l'esprit du lucre.

B. Le commerçant

Un commerçant peut être considéré comme toute personne qui fait de l'accomplissement des actes de commerce par nature sa profession. La définition du commerçant telle qu'établie par cette disposition tient compte des activités exercées par l'individu et non son appartenance à un groupe professionnel. Il en résulte donc trois conditions nécessaires pour acquérir la qualité de commerçant, à savoir : exercer, poser ou accomplir des actes de commerce ; faire de l'accomplissement d'actes de commerce sa profession ; accomplir ces actes pour son propre compte, ce dans un but lucratif.

En principe, toute personne a le droit d'exercer une activité qui soit de nature à lui procurer des moyens de sa survie, sous la seule réserve de la licéité et de sa conformité aux bonnes moeurs et à l'ordre public. Hormis les cas d'incapacité, toute personne physique pouvait exercer le commerce, donc et acquérir la qualité de commerçant. Les incapacités ont été définies dans le but de protéger les personnes jugées inaptes à défendre leurs patrimoines.

a) Les obligations du commerçant

Les principales obligations professionnelles de droit privé et commercial imposées aux commerçants sont les suivantes :

ü publication de la convention matrimoniale,

ü tenue des livres de commerce (registre des recettes et dépenses, livre journal, le grand livre, la balance générale des comptes, les correspondances commerciales, inventaires annuels des biens mobiliers et immobiliers, des ses créances et dettes),

ü immatriculation au registre de commerce,

ü ouverture d'un compte bancaire,

ü paiement de l'impôt,

ü se soumettre aux règles de faillite si on crédit est ébranlé ou s'il cesse le paiement.

b) Droits de commerçant

ü Le commerçant doit être jugé d'après les règles du droit commercial pour ses actes commerciaux.

ü Il a droit d'appartenir à un organisme de représentation et de défense de ses intérêts auprès du public : c'est le syndicat patronat de la chambre de commerce. Il est connu sous le nom de FEC en RDC.

ü Il a droit à la sécurité de ses biens et de sa personne pour le progrès de ses activités.

I.1.4. Présentation du milieu d'étude

Butembo est une ville de la République Démocratique du Congo, à l'Est, dans la province du Nord-Kivu.

Etymologiquement34(*), Butembo dérive du nom d'un arbre appelé « MUTHEMBO » qui se trouvait dans la cour du chef de village de LIALO (Lusando). Cet arbre servait de référence pour les agents miniers à bord des véhicules en destination de différentes carrières minières.

Butembo avait été érigé en cité indigène par l'arrêté no 21/503 du 23 septembre 1949 du Ministère Belge des colonies du Congo et du Rwanda-Burundi. Et en date du 15 mai 1956, le Roi des Belges, par l'ordonnance no97/138, la cité indigène de Butembo fut érigée en « Centre extra-coutumier », 1960, jour de l'indépendance.

Après cette agglomération sera dénommée « commune de Butembo » et redevint après peu de temps « cité de Butembo » jusqu'au 30 septembre 1999, date à laquelle les Politiciens du RCD/KML, Rassemblement Congolais pour la Démocratie/Kisangani.

Mouvement de Libération, lui ont confiée arme à main le Statut de « ville de Butembo ».Ce statut sera sanctionné comme tel par le Président de ce mouvement politico-militaire dans le décret no2001/038 du 22 décembre 2001 portant « Création et délimitation de la ville et des communes de Butembo » en province du Nord-Kivu.CetF7 acte sera confirmé par le président de la République Joseph KABILA KABANGE, dans son décret no042/2003. La ville de Butembo ainsi créée conserve les limites territoriales telles que tracée par le décret du RCD/K-ML.

La ville de Butembo se situe à cheval sur les deux territoires de Lubero et de Béni par les chefferies des Baswagha et Bashu. Ses limites se présentent comme suit :

· Au Nord, le confluent des rivières KIMEMI et LUHULE sur l'axe routier Butembo-Béni, l'intersection du ruisseau KASIVIRO en longeant la conduite forcée du barrage de Butuhe en direction de l'Ouest jusqu'à la cellule KAKIRAKIRA, la rivière LUKWAHIRA, jusqu'à son confluent avec la rivière KAGHENDA.

· Au Sud, l'axe routier depuis le rond-point CUGEKI jusqu'à l'intersection de la rivière VIRENDI, cette rivière Virendi jusqu'à son confluent avec la rivière MUSUSA, cette rivière sur toute sa longueur jusqu'à son confluent avec la rivière KAKOLWE.

· A l'Est, le rond-point CUGEKI, au croissement du tronçon KYONDO-LUOTU, la source de la rivière LUSOVOVU qui prend le nom de LWIRWA sur toute sa longueur jusqu'à son confluent avec la rivière KAMIKINGI, les deux s'appelant rivière LUHULE, celle-ci jusqu'à son confluent avec la rivière KIMEMI sur la route Butembo vers Béni.

· A l'Ouest, la rivière KAGHENDA jusqu'au point KALWANGA, la route qui mène vers MABAMBI MUSINGIRI, delà, la source de la rivière KAKOLWE jusqu'à son confluent avec la rivière MUSUSA.

Butembo se situe à 18 km de la ligne de l'Equateur après le Chef-lieu de la chefferie des BASWAGHA, « Musienene » dans l'hémisphère Nord et à plus au moins 15 kilomètres du chef-lieu de la chefferie BASHU. « BUTUNGERA VUHOVI » à l'Est et se trouve dans les condamnées géographiques suivantes :

Le rift valley occidental « sur les mots MITUMBA est le voisin de la ville de Butembo vers l'Est et fait partie du rift Est-Africain. Cette ville de Butembo n'a pas le même relief sur toute son étendue étant donné qu'elle est construite sur plusieurs collines dont l'altitude varie en 1600 mètres dans les vallées et 2000 mètres au point culminant situé précisément à MATEMBE dans la commune VULAMBA. La moyenne est donc de plus ou moins 1800 mètres.

Butembo est caractérisé par un climat tempéré de montagnes appelé aussi climat d'altitude distingué par une alternance d'une petite saison sèche allant de décembre à février suivie d'une petite saison pluvieuse allant de mars à fin juin et ce, constamment annuel avec très peu de perturbation notable.

La grande saison sèche va généralement d'une manière presque répétée le long des années de juillet à mi-septembre et la grande saison pluvieuse va de fin septembre à début décembre, (normalement), la température minimale absolue a été de 13,4°C enregistrée au mois de février 2016. La température maximale absolue a été de 25,3°C enregistré au mois de janvier 2016.

L'amplitude absolue a été de 8,4°C enregistré au mois d'Aout 2016 avec comme température moyenne annuelle est de 24,4°C le mois le plus chaud de l'année 2016 était février et le mois d'Aout le mois le plus froid.

La coquette ville de Butembo est constituée de plusieurs vieilles collines arrondies, érodées par l'érosion, depuis plusieurs milliers d'années. C'est d'ailleurs ce qui rend possible de construire des routes carrossables sur chaque colline, même jusqu'au sommet, hormis la colline de Lwamiso-Munzambaye en commune Vulamba. Toutes fois, toute de canalisation de l'eau de pluie, la ville enregistre plusieurs cas d'érosion qui soudent les collines accidentées.

Parmi ces collines, citons Wayimire, Ngule, Kimemi, Vutsundo, Kisingiri, Vukula, Kasongomi, Katsya et autres où les parcelles sont totalement effacées de la carte de la ville faute aussi de respect des normes d'urbanisation. La ville de Butembo a des collines couvertes d'un sol aigu-sablonneux et d'un sol marécageux dans les vallées constituées des sédiments alluvionnaires.

Ailleurs, on se retrouve un sol latérique qui couvre certaines collines, d'où avec ou sans érosion, Butembo est formée par une diversité de sel.

Mais, Lwamiso et Munzambaye, collines localisées dans la commune Vulamba, sont couvertes par un sol rocailleux.

La ville de Butembo est entourée par certains ruisseaux et rivières, lesquels deviennent dangereux pendant la période pluvieuse. C'est à l'exemple de Kimemi, Lwirwa, Mususa, ...

Certaines rues et avenues connaissent une discontinuité de la circulation routière par manque des ponts, de caniveaux et d'assainissement convenable.

Sur le plan Situation sanitaire, Butembo comprend à son sein deux zones de santé dont la zone de santé urbaine de Butembo touchant les communes Kimemi et Vulamba, et la zone de santé de Katwa qui couvrent les communes Mususa et Bulengera.

Sur le plan économique, dans la ville commerciale de Butembo, les opérateurs économiques de Butembo gagnent de l'argent à travers des transactions commerciales avec les pays étrangers. Les habitants de la ville de Butembo pratiquent diverses activités économiques dont les plus importantes sont l'Agriculture et le commerce. Les activités principales des opérateurs économiques sont la vente des produits alimentaires, manufacturés, des pièces de rechanges pour motos et véhicules,... et divers autres produits (habits, appareils électroniques,...), la fabrication du vin et du savon, la quincaillerie,...Les principales activités des PME/PMI sont l'hôtellerie, l'alimentation, la pharmacie, le studio, le restaurant, li Industrie mécanique et métallique.

Dans le Commerce général englobe les coopératives de commercialisation, de production, d'épargne et de crédit. Malgré l'essor industriel dans la ville de Butembo, elle enregistre encore des irrégularités dans ce secteur précis. Les unités de production sont encore dans un état embryonnaire et nécessitent un grand encadrement. La carence des matières premières, l'insuffisance des capitaux et l'absence de l'énergie électrique appropriée voir l'organisation des journées « villes-mortes » constituent des obstacles majeurs pour la promotion de l'Industrie au niveau local.

Les coopératives d'épargne et de crédit jouent normalement leur rôle, mais certaines opérations de dépôt, de retrait, de prêt et de transfert des fonds sont parfois bloquées en cas des journées « villes-mortes ». L'opération de transfert qui est venue soulager tant soit peu les opérateurs économiques qui ont depuis longtemps été victimes de vol de leur argent par des bandits en voulant se diriger vers les lieux de ravitaillements en marchandises ou en produits vivriers.

La ville de Butembo est aussi en vocation agropastorale et commerciale. Le commerce s'y effectue par des importateurs et exportateurs35(*).

L'agriculture occupe une place considérable dans la ville de Butembo car elle demeure la base de démarrage des activités commerciales pour la majorité d'opérateurs économiques.

Elle va des cultures vivrières aux cultures industrielles et permet d'assurer non seulement l'autosuffisance alimentaire mais également de dégager un excédent commercialisé à l'intérieur et en dehors de Butembo.

Les cultures industrielles sont principalement la culture du café, du quinquina, du thé, du cacao, du palmier à huile, de papaye... des limites de la ville de Butembo.

Les cultures vivrières sont constituées de haricot, pomme de terre, maïs, légumes, etc.

Certains ménages s'intéressent à l'élevage des animaux de la basse-cour et de ruminants pour des raisons d'autoconsommation familiale et économique. Le gros bétail est élevé dans les fermes environnantes.36(*)

Depuis l'époque coloniale, Butembo a toujours un centre qui se veut commercial.

L'évolution du commerce à Butembo est si rapide qu'il tend même à devenir la principale activité la plus rémunératrice et la plus entreprise. L'expansion du commerce va de petites activités marchandises ou commerce d'importation et d'exportation en passant par le commerce général de détail ou de gros.

Cependant, ce commerce est en grande partie tourné vers l'extérieur, un commerce extraverti, un commerce import-export. De Butembo, les commerçants exportent surtout du café, du quinquina, de l'or, du thé, du bois, etc.

L'importation porte sur des activités de traite, les produits pétroliers, les médicaments, les pièces de rechange les automobiles, les matériaux de construction, etc.

Les commerçants importent des produits pétroliers du Kenya, s'approvisionnant à partir de l'Arabie Saoudite.

Les activités industrielles sont presque inexistantes dans ce milieu. Certaines initiatives dont la petite industrie sont pourtant remarquables comme, la Menuiserie Industrielle de Butembo (MENUIBU) ; Menuiserie de KAMBALI ; Compagnie des boissons du KIVU (COBKI) ; Des usines à café ; Le Complexe Théicole de Butuhe ; Savonnerie Industrielle de Butembo ; Maison de Pouvoir.

Cependant, les services rendus par la société d'assurance ; les hôtels et les centres d'accueil, l'on constate une certaine prolifération d'autres services en douanes, les services informatiques, les professions libérales, les hôpitaux, (qui) sont en train de prendre en vol continuellement.37(*)

Sur le plan démographique, généralement, la ville de Butembo a une population homogène, l'ethnie YIRA communément appelée NANDE représente majoritairement cette population constituée aussi d'autres ethnies des provinces de la République Démocratique du Congo.

La population connait en général une croissance démographique rapide. Certaines raisons pouvant être à la base de cette augmentation sont :

ü L'exode rural dû au prestige que présente la ville ;

ü Les naissances indésirables dues à la prostitution des jeunes ;

ü Le non réglementation des naissances dans les foyers ;

ü La présence des réfugiés des guerres venus des villes, varie des provinces voisines.

CONCLUSION PARTIELLE

Dans ce chapitre, il a été question de développer les différents concepts en vue de faciliter la compréhension du thème. De ce fait, les notions sur la journée ville-morte, l'entreprise et le commerce ont fait l'objet de détail dans cette partie théorique. Une brève généralité de notre champ d'investigation a clôturé cette partie.

DEUXIEME CHAPITRE :

INCIDENCE DES JOURNEES « VILLES-MORTES » SUR LES ACTIVITES COMMERCIALESEN VILLE DE BUTEMBO

Dans cette partie du travail, il est question d'effectuer les analyses pouvant permettre la vérification des hypothèses de travail et d'atteindre les objectifs escomptés. Avant d'y parvenir, il sied de présenter le cadre méthodologique du travail qui décrit la population d'étude, l'échantillon d'enquête, les techniques de collecte et de traitement des données.

II.1. CADRE METHODOLOGIQUE

Ce cadre présente les techniques auxquelles nous avons recouru pour attester les faits et suivre tour à tour l'analyse de la population d'étude pour en dégager l'échantillon.

II.1.1. Organisation de l'enquête

La première fois, nous sommes allés faire une pré-enquête d'une manière verbale à la FEC et la FENAPEC/Butembo ; la seconde fois nous sommes allés récupérer quelques données de base pour le calcul de notre échantillon et la dernière fois, nous nous sommes servi d'un questionnaire d'enquête lequel nous a permis de récolter les données nécessaires pour ce travail.

II.1.2. Procédures de récolte des données

Dans le cadre de la récolte des données, nous nous sommes servis de deux types de questionnaire d'enquête pour récolter les données. Le premier questionnaire a été soumis à la FEC et la FENAPEC/Butembo, le deuxième a été adressé aux chefs d'entreprises commerciales de la ville de Butembo.

II.1.3. Outils d'analyse des données

Pour ce qui est du présent travail, nous avons recouru à l'office Microsoft et plus précisément aux logiciels Word et Excel.

II.1.4. Population d'étude et échantillon d'enquête

Notre population est constituée par les membres de la FEC et ceux de la FENAPEC qui sont tous des opérateurs économiques oeuvrant au sein des entreprises commerciales en ville de Butembo. Cette population est composée de 534 membres dont 417 membres de la FEC et 117 membres de la FENAPEC/Butembo.

Il est évident que, pour étudier un phénomène, il est rarement possible de considérer toute la population faute du coût et de temps. Pour cette circonstance, l'échantillon est défini comme une portion tirée de manière aléatoire ou raisonnée de la population sur laquelle est menée une étude.

Pour la détermination de l'échantillon d'étude, nous avons recouru à la formule38(*) :

n=

Pour des raisons d'efficacité, nous nous servons de la formule révisée de SOLVIN en vue de réduire la taille de l'échantillon qui est la suivante :

nr = Avec nr =taille réduite de l'échantillon

Donc, nr = 160,11 Soit 160 sujets

Ceci signifie que notre taille de l'échantillon est de 160 enquêtés.

II.2. APPRECIATION DE L'INCIDENCE DES JOURNEES « VILLES-MORTES » SUR LES ACTIVITES DES ENTREPRISES COMMERCIALES

Dans cette section, nous présentons un calendrier de quelques journées villes-mortes qui ont été mises à notre disposition au cours de nos enquêtes. Certains médias (radios) de Butembo nous ont fournis des informations quant à ceux. En plus de cela, viennent les caractéristiques de nos enquêtés, notamment leurs répartition selon la tranche d'âge, le sexe, le niveau d'étude, l'ancienneté dans l'exercice de la profession commerciale, la taille de l'entreprise.

II.2.1. Calendrier des quelques journées villes mortes enregistrées en ville de Butembo39(*)

Le tableau ci-dessous donne une image sur le calendrier des journées villes-mortes observées en ville de Butembo, de 2011 à 2010 en spécifiant les organisateurs et les causes de celles-ci.

Tableau n°1 : Calendrier des journées villes-mortes en ville de Butembo (Cf. Annexe 2)

Ce calendrier prouve réellement que les journées villes-mortes sont organisées en ville de Butembo.

II.2.2. Caractéristiques des enquêtés

Dans cette rubrique, nous apprécions certaines caractéristiques de nos enquêtés, notamment la répartition selon la tranche d'âge, le sexe, le niveau d'étude, l'ancienneté dans l'exercice des activités commerciales, la taille de l'entreprise.

1° Répartition des enquêtés suivant la tranche d'âge

Comme notre échantillon est constitué de 160 personnes, il est difficile de les retenir chacun selon son âge respectif. C'est ainsi qu'il faut les classer dans le tableau synthèse afin de les répartir suivant les différentes tranches d'âge.

D'où le calcul préliminaire suivant :

- L'âge supérieur= 52

- L'âge inférieur=10

- Distance (d)=52-19=33

- Nombre des classes

- Amplitude (a)=

- Borne inférieur de la première classe

Ainsi, nous avons le tableau suivant :

Tableau n°2 : Distribution de l'échantillon selon l'âge

Age

Centre de classe (xi)

Effectif (ni)

Pourcentage

nixi

[16,5-21,5[

19

40

25,00

760

[21,5-26,5[

24

36

22,50

864

[26,5-31,5[

29

35

21,88

1015

[31,5-36,5[

34

32

20,00

1088

[36,5-41,5[

39

11

6,88

429

[41,5-46,5[

44

2

1,25

88

[46,5-51,5[

49

2

1,25

98

[51,5-56,5[

54

2

1,25

108

Total

-

160

100,00

4450

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

De ce tableau, l'âge moyen de nos enquêtés peut s'obtenir par application de la formule :

De ce résultat, il sied de préciser que l'âge moyen de nos enquêtés est de 28 ans.

2°Répartition des enquêtés selon le Sexe

Le tableau ci-après donne des renseignements sur le genre de nos enquêtés.

Tableau n°3 : Répartition de l'échantillon selon le sexe

Modalités

Sexe

 

M

F

TOTAL

Effectifs

64

96

160

Fi en %

40

60

100

Source : Nos calculs sur base des enquêtes.

De ce tableau, nous pouvons faire ressortir le graphique suivant :

Graphique n°1 : Distribution des enquêtés selon le genre

De ce tableau associé au graphique, il ressort clairement que 60? de nos enquêtés sont du genre féminin contre 40? du genre masculin. Ce qui prouve que les femmes se sont aussi lassées en grand nombre dans les affaires commerciales en ville de Butembo.

3°Distribution des enquêtés selon le niveau d'étude

Le tableau ci-dessous présente les observations relatives au niveau d'instruction de nos enquêtés.

Tableau n°4 : Répartition de l'échantillon selon le niveau d'étude

Niveau d'études

Analphabète

Primaire

Secondaire

Universitaire

Total

Effectifs

16

12

52

80

160

Fi en %

10

7,5

32,5

50

100

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

De ce tableau, il ressort que 50? de nos enquêtés ont un niveau universitaire alors que 32,5? ont un niveau secondaire, 10% sont des analphabètes et 7,5%.

Le graphique ci-après le montre clairement.

Graphique n°2 : Distribution des enquêtés selon le niveau d'étude

4°Répartition des enquêtés selon l'ancienneté

Les pré-calculs ci-après nous permettent d'établir le tableau de distribution de l'ancienneté de nos enquêtés dans le secteur commercial en ville de Butembo.

- Xmax=21ans

- Xmin=1 an

- Etendue (d)=21-1=20

- Nombre des classes

- Amplitude (a)=

- Borne inférieur de la première classe

Etant donné que la borne inférieure négative et vu qu'on ne peut jamais réaliser une ancienneté négative dans une profession, nous prenons 0 comme valeur de la borne inférieure de la première classe.

D'où, le tableau illustratif suivant :

Tableau n°5 : Distribution de l'échantillon selon l'âge

Age

Centre de classe (xi)

Effectif (ni)

Pourcentage

nixi

[0-2,5[

1

48

30

48

[2,5-5,5[

4

40

25

160

[5,5-8,5[

7

42

26,25

294

[8,5-11,5[

10

12

7,5

120

[11,5-14,5[

13

8

5

104

[14,5-17,5[

16

4

2,5

64

[17,5-20,5[

19

2

1,25

38

[20,5-23,5[

22

4

2,5

88

Total

-

160

100

916

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

De ce tableau, l'ancienneté moyenne de nos enquêtés dans le secteur commercial est donnée par :

De ce résultat, il sied de préciser que nos enquêtés ont une ancienneté moyenne d'environ 6 ans dans le secteur commercial.

5°Répartition d'enquêtés d'après la taille de l'entreprise

Du point de vue fiscal40(*), le chiffre d'affaires est la valeur totale des ventes réalisées pour une période déterminée, souvent d'une année.

Les entreprises peuvent être catégorisées selon le niveau de leurs ventes ou chiffre d'affaires. Ainsi :

ü Les micro-entreprises : réalisent un chiffre d'affaires compris entre 1Franc Congolais et 10 000 000 Francs congolais.

ü Les petites entreprises : sont des entreprises qui réalisent le chiffre d'affaires compris entre 10 000 000 Francs Congolais et 80 000 000 Francs Congolaises.

Les micro-entreprises ou les petites entreprises sont appelées des entreprises de petite taille et elles sont gérées au niveau de chaque province par le Centre d'Impôts synthétiques.

ü Les moyennes entreprises : sont des entreprises qui réalisent un chiffre d'affaires compris entre 80 000 000 Francs Congolais et 400 000 000 Francs Congolais. Les moyennes entreprises doivent tenir une comptabilité régulière basées sur le bilan et les états financiers.

ü Les grandes Entreprises : sont des entreprises qui réalisent un chiffre d'affaires allant de 400 000 000 Francs Congolais et plus.

D'après la taille de l'entreprise, nos enquêtés se répartissent comme suit :

Tableau n°6 : Classement des enquêtés selon la taille de l'entreprise

Taille

Effectifs

Pourcentage

Micro-entreprise

12

7,5%

petite entreprise

76

47,5%

moyenne entreprise

67

41,875%

grande entreprise

5

3,125%

TOTAL

160

100%

Source : Nos calculs sur base des enquêtes.

De ces observations, l'on peut déduire l'illustration graphique suivante :

Graphique n°3 : Répartition d'enquêtés d'après la taille de l'entreprise

Au vu de ce tableau associé au graphique, il ressort que 76 entreprises soit 47,5? de notre échantillon sont des petites entreprises, contre 41,875%, des moyennes entreprises, 7,5% des micro-entreprises et 3,125% des grandes entreprises. Ainsi, la majorité de nos enquêtés oeuvrent dans les petites et moyennes entreprises.

6° Distribution des recettes journalières de nos enquêtés d'après leur taille d'entreprises

Nous présentons ici les niveaux des recettes d'après les différentes catégories d'entreprises. Il s'agit de voir l'intervalle des recettes pour les micro-entreprises, les petites entreprises, moyenne entreprise et les grandes entreprises.

- Pour les Micro-entreprises

Avec l'échantillon de 12 comme repris dans le tableau ci-haut

Tableau n°7 : Recettes journalières des micro-entreprise

Classe des Recettes

Effectif

Pourcentage

5- 6

5

41,7

7- 8

0

0,0

9- 10

6

50,0

11- 12

1

8,3

 Total

12

100

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

Nous constatons que 50? de micro-entreprises réalisent moyenne des recettes journalières se trouvant dans l'intervalle de 9 à 10$

- Pour les Petites entreprises

Avec l'échantillon de 76,

Tableau n°8 : Distribution des recettes pour les petites entreprises

Classe des Recettes

Ni

Fi en %

29-37

17

22,4

38-46

3

3,9

47-55

7

9,2

56-64

27

35,5

65-73

6

7,9

74-82

5

6,6

83-91

3

3,9

92-100

8

10,5

TOTAL

76

100

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

De ce tableau, il est ressorti que 35,5? de petites entreprises ont des recettes journalières se trouvant dans l'intervalle de 56$ à 64$.

- Moyennes entreprises

Tableau n°9 : Recettes journalières des Moyennes entreprises

Classe des recettes

ni

Fi en %

200-219

17

25,4

220-239

0

0,0

240- 259

23

34,3

260-279

0

0,0

280-299

8

11,9

300-319

4

6,0

320-339

13

19,4

340-359

2

3,0

TOTAL

67

100

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

Au regard de ce tableau, nous constatons que 34, 33? des moyennes entreprises enregistrent des recettes journalières qui se situent dans l'intervalle de 240$ à 259$.

- Grandes entreprises

Tableau n°10 : Recettes journalières des Grandes entreprises

Chiffre d'affaires journalier

Ni

Fi en %

1000-5499

4

80

5500-10000

1

20

TOTAL

5

100

Source : Nos calculs sur base des enquêtes.

Il ressort de ce tableau que la majeure partie de grandes entreprises soit 80? ont des recettes journalières comprises entre 1000 à 5499$.

En plus de ces analyses, passons à l'analyse nos données à travers un regroupement de nos enquêtés selon la taille de l'entreprise, les recettes journaliers, les articles vendus, le niveau de reconnaissance des journées villes-mortes.

II.2.3. Analyse du manque à gagner journalier lors des journées villes-mortes

Dans cette rubrique, il est question d'apprécier le manque à gagner occasionné par des journées villes-mortes au sein des entreprises commerciales en ville de Butembo.

Cette analyse est basée sur les chiffres d'affaires enregistrés par catégories d'entreprises qui sont le résultat de la sommation des chiffres journaliers des entreprises de la ville Butembo. A côté du chiffre d'affaires, nous retrouvons la rubrique « Nombre d'entreprises enquêtées » qui nous permettrons de calculer les différentes moyennes, par catégorie et globale, en tenant compte de la formule ci-après41(*) :

D'où ; le tableau illustratif suivant :

Tableau n°11 : Estimation du manque à gagner moyen des enquêtés

Catégorie

Nombre

Recette journalière moyenne

Manque à gagner journalier moyen

Micro

12

97,25

= 8,1 soit 8$

Petite

76

3784

= 49, 8 soit 50$

Moyenne

67

17357,5

= 259,067 soit 259$

Grande

5

17500

= 3500

Total

160

38738,75

= 242,12 soit 242$

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

De ce tableau, il sied de préciser que lorsqu'il ya organisation d'une journée ville-morte en ville de Butembo, les micros entreprises accusent un manque à gagner moyen de 8$, les petites entreprises perdent 50$, les moyennes entreprises accusent un retard dans leurs recettes 259$ et les grandes entreprises ratent 3500$.

D'une manière générale, les entreprises commerciales de la ville de Butembo enregistrent en moyenne un manque à gagner de 242$.D'où, les journées villes-mortes influencent négativement le volume du chiffre d'affaires des entreprises commerciales de Butembo, ce qui entraîne une perte pour l'entreprise. Cette analyse confirme la deuxième hypothèse de travail selon laquelle, il se pourrait que les journées « villes-mortes » entraînent un manque à gagner moyen journalier de plus de 100$ pour les entreprises commerciales de Butembo.

II.2.4. Catégories des marchandises ou articles vendus

Le tableau ci-dessous présente la distribution de nos enquêtés selon la catégorie d'articles vendus.

Tableau n°12 : Catégories des marchandises vendues par les entreprises commerciales

Articles vendus

Vivres

Non vivres

Vivres et non vivres

Total

Effectifs

36

107

17

160

Fi en %

22,5

66,87

10,62

100

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

Au vu de ce tableau, il ressort que 66,8? de nos enquêtés vendent les non vivres, 22,5? commercialisent les vivres et 10,6? vendent les vivres et non vivres.

II.2.5. Reconnaissance des journées villes-mortes comme difficultés des affaires

Dans cette rubrique, il est question d'analyser les opinions de nos enquêtés par rapport à leur niveau de connaissance des journées ville-mortes comme un facteur-frein aux activités commerciales en ville de Butembo.

Tableau n°13 : Reconnaissance des journées villes-mortes comme difficulté

Opinions

Oui

Non

Effectifs

160

0

Fi en %

1OO

0

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

Tous nos enquêtés ont une idée sur les journées villes-mortes et les reconnaissent comme l'un des facteurs qui bloquent le développement des affaires commerciales en ville de Butembo.

II.2.6. Appréciation des causes des journées villes mortes

Le tableau ci-dessous illustre les différentes causes des journées villes-mortes en ville de Butembo.

Tableau n°14 : Les causes des journées villes-mortes

Causes

Insécurité

Revendication populaire

Total

Effectifs

124

36

160

Fi en %

77,5

22,5

100

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

A la lumière de ce tableau, il ressort que 77,5% des enquêtés disent que l'insécurité est à la base des journées villes-mortes en ville de Butembo alors que 22,5% accusent les revendications populaires.

Cette appréciation analytique confirme notre première hypothèse qui stipule qu'il est possible que l'insécurité soit à la base des journées « villes-mortes » en ville de Butembo.

II.2.7. Les organisateurs des journées villes mortes en ville de Butembo

Le tableau ci-après illustre les principaux organisateurs des journées villes-mortes en ville de Butembo.

Tableau n°15 : Les organisateurs des journées villes-mortes en ville de Butembo

Organisateurs

Société civile

Groupes de pression

Acteurs politiques

Etudiants et élèves

Autres(Tous)

Total

Effectifs

4

124

8

8

16

160

Fi en %

2,5

77,5

5

5

10

100

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

De ce tableau, il y a lieu de dresser le graphique illustratif suivant :

Graphique n°3 : Les organisateurs des journées villes-mortes

De ce qui précède, il ressort que 77,5? de nos enquêtés accusent les groupes de pression comme organisateurs de journées villes-mortes, 2,5? ont accusent la société civile, 5? accusent les acteurs politiques et 5? les étudiants et, enfin, 10? ont cité d'autres organisateurs.

II.2.8. Les conséquences des journées mortes sur les activités commerciales

Le tableau ci-dessous présente les opinions des enquêtés en rapport avec les conséquences de journées viles-mortes en ville de Butembo.

Tableau n°16 : Conséquences des journées mortes sur les activités des entreprises commerciales

Conséquences

Journées chômées

Vol des biens

Manque à gagner

Autres

TOTAL

Effectifs

36

20

96

8

160

Fi en %

22,5

12,5

60

5

100

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

De ce tableau, il ressort le graphique illustratif suivant :

Graphique n°4 : Conséquences des journées villes-mortes

Au regard des conséquences des journées villes-mortes sur les activités commerciales en ville de Butembo, 60? des enquêtés ont dit que les journées villes-mortes entrainent un manque à gagner, 22,5? affirment qu'elles sont des journées chômées, 12,5? confirment qu'elles engendrent le vol. Ces proportions montrent à quel degré les journées villes-mortes se répercutent sur les activités.

II.2.9. Moyennes mensuelles des journées ville mortes observées par nos enquêtés

Les données du tableau ci-dessous montrent la fréquence par mois des journées villes-mortes en ville de Butembo.

Tableau n°17 : Fréquence moyenne des journées villes-mortes en ville de Butembo

Nombres Jours

1

2

3

4

Total

Effectif

47

98

13

2

160

Fi en %

29,38

61,25

8,125

1,25

100

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

Il ressort de ce tableau que 61,2? de nos enquêtés disent qu'on peut observer en moyenne 2 jours par mois, 29,3? un jour, 8,1? trois jours, 1% quatre jours. Cette différence dans l'observance des journées ville morte est due au fait que la ville de Butembo est grande. Ainsi, l'influence de ces journées, dépend du lieu où se situe l'opérateur économique. Celui qui est au centre-ville est plus sensible à ces journées ville-mortes car, c'est là où commencent les manifestations, alors que ceux qui sont aux alentours du centre ne subissent pas, de la même ampleur, les effets de ces journées villes mortes de la même façon.

II.2.10.La couverture des dépenses mensuelles lors des journées villes mortes

Les données du tableau ci-dessous illustrent les opinions des enquêtés par rapport à la couverture des dépenses d'exploitation mensuelles au sein de leurs entreprises lorsque les journées villes-mortes s'observent au cours du mois.

Tableau n°18 : La couverture des dépenses mensuelles lors des journées villes-mortes

Il y a-t-il couverture des dépenses dues aux journées villes mortes ?

Oui

Non

Total

Effectifs

109

51

160

Fi en %

68,1

31,9

100

Source : Nos calculs sur base des enquêtes

De ce tableau, il ressort que 68,1? de nos enquêtés parviennent à couvrir leurs dépenses mensuelles et 31,8? ne sont pas en mesure de couvrir les dépenses dues aux journées villes-mortes en ville de Butembo. Certaines entreprises commerciales de la ville de Butembo recourent à leur épargne, la bonne promotion de leur produit et/ou services voire actions (Stratégies Marketing), l'emprunt et autres pour couvrir le manque à gagner enregistrer lors des journées villes mortes. 

Cette analyse nous conduit à infirmer la troisième hypothèse de travail selon laquelle, il semblerait que les entreprises commerciales font varier à la hausse les prix de leurs biens et services pour couvrir les charges engagées lors des paralysies d'activités commerciales.

CONCLUSION PARTIELLE

La tâche principale de ce chapitre a été de mettre au clair les résultats de notre étude. En outre, il a détaillé certaines particularités de la population d'étude au travers l'échantillon, la manière dont l'enquête a été menée et la technique de collecte des données. Il a fourni les éléments essentiels ayant permis la vérification des hypothèses retenues au début de cette étude.

A l'issu des analyses, nous avons abouti aux résultats suivants :

De l'appréciation des principaux organisateurs des journées villes-mortes en ville de Butembo, il a été constaté que celles-ci sont organisées majoritairement par les groupes de pression, la société civile, certains partis politiques et autres (cf. tableaux 14 et 15).

De l'analyse des causes de ces journées villes-mortes, il s'est avéré que 77,5% des enquêtés disent que l'insécurité est à la base des journées villes-mortes en ville de Butembo alors que 22,5% accusent les revendications populaires. Cette appréciation analytique confirme notre première hypothèse qui stipule qu'il est possible que l'insécurité soit à la base des journées « villes-mortes » en ville de Butembo.

De calcul du manque à gagner résultat des journées villes-mortes en ville de Butembo, il a été constaté que les micros entreprises accusent un manque à gagner journalier moyen de 8$, les petites entreprises perdent 50$, les moyennes entreprises accusent un retard dans leurs recettes 259$ et les grandes entreprises ratent 3500$. D'une manière générale, les entreprises commerciales en ville de Butembo enregistrent, en moyenne, un manque à gagner de 242$.D'où, les journées villes-mortes influencent négativement le volume du chiffre d'affaires des entreprises commerciales de Butembo, ce qui entraîne une perte pour l'entreprise. Cette analyse confirme la deuxième hypothèse de travail selon laquelle, il se pourrait que les journées « villes-mortes » entraînent un manque à gagner moyen journalier de plus de 100$ pour les entreprises commerciales de Butembo.

Partant de l'appréciation du degré de couverture des dépenses d'exploitation au sein des entreprises enquêtées, il a été constaté que 68,1? de nos enquêtés parviennent à couvrir leurs dépenses mensuelles et 31,8? ne sont pas en mesure de couvrir les dépenses dues aux journées villes-mortes en ville de Butembo. Certaines entreprises commerciales de la ville de Butembo recourent à leur épargne, à la promotion de leur produit et/ou services (stratégies Marketing), à l'emprunt et autres moyens pour couvrir le manque à gagner enregistré lors des journées villes-mortes. Cette analyse nous a conduits à infirmer la troisième hypothèse de travail selon laquelle, il semblerait que les entreprises commerciales font varier à la hausse les prix de leurs biens et services pour couvrir les charges engagées lors des paralysies d'activités commerciales.

CONCLUSION GENERALE

Au terme de notre recherche intitulé « Incidence des journées villes-mortes sur les activités des entreprises commerciales en ville de Butembo », il sied de rappeler ce qui a été l'objet de cette investigation.

Notre objectif, dans la présente étude, était de vouloir apprécier les conséquences des journées villes-mortes sur les activités commerciales et apprécier les principaux organisateurs en ville de Butembo.

Notre préoccupation majeure, dans cette recherche, a été résumée par les questions suivantes :

- Quel est le principal facteur qui est à la base des journées « villes-mortes »en ville de Butembo ?

- Quel est l'incidence économique des journées « villes-mortes » sur les activités commerciales en ville de Butembo ?

- Comment les entreprises commerciales de Butembo couvrent-t-elles les charges engagées lors des journées « villes-mortes » ?

Eu égard à cette problématique, nos hypothèses ont été formulées de la manière suivante :

- Il est possible que l'insécurité soit à la base des journées « villes-mortes » en ville de Butembo ;

- Il se pourrait que les journées « villes-mortes » entraînent un manque à gagner moyen journalier de plus de 100$ pour les entreprises commerciales de Butembo ;

- Il semblerait que les entreprises commerciales font varier à la hausse les prix de leurs biens et services pour couvrir les charges engagées lors des paralysies d'activités commerciales.

Pour bien mener au bout cette investigation, les méthodes et techniques suivantes ont été utilisées : La méthode inductive nous a permis de généraliser les résultats issus des analyses menées sur les chiffrées recueillies sur terrain auprès d'un échantillon sur l'ensemble des opérateurs économiques membres de la FEC et de la FENAPEC en ville de Butembo, la technique documentaire nous a permis d'exploiter différents rapports et documents qui cadrent avec notre travail, la technique d'entretiens nous a permis d'obtenir certains renseignements importants non-écrits auprès des responsables des entreprises et institutions concernées par notre recherche  et le questionnaire d'enquête nous a permis de récolter les données auprès de notre population d'étude.

Pour une bonne atteinte de nos objectifs, nous avons subdivisé ce travail en deux chapitres hormis la partie introductive et la conclusion. Le premier est une élucidation des généralités nécessaires à la compréhension de cette étude. Le deuxième, quant à lui, est une étude de l'incidence des journées villes-mortes sur les activités des entreprises commerciales en ville de Butembo.

Ainsi, les méthodes et techniques évoquées ci-haut nous ont conduits aux résultats ci-après :

De l'appréciation des principaux organisateurs des journées villes-mortes en ville de Butembo, il a été constaté que celles-ci sont organisées majoritairement par les groupes de pression, la société civile, certains partis politiques et autres (cf. tableaux 14 et 15).

De l'analyse des causes de ces journées villes-mortes, il s'est avéré que 77,5% des enquêtés disent que l'insécurité est à la base des journées villes-mortes en ville de Butembo alors que 22,5% accusent les revendications populaires. Cette appréciation analytique confirme notre première hypothèse qui stipule qu'il est possible que l'insécurité soit à la base des journées « villes-mortes » en ville de Butembo.

De calcul du manque à gagner résultat des journées villes-mortes en ville de Butembo, il a été constaté que les micros entreprises accusent un manque à gagner journalier moyen de 8$, les petites entreprises perdent 50$, les moyennes entreprises accusent un retard dans leurs recettes 259$ et les grandes entreprises ratent 3500$. D'une manière générale, les entreprises commerciales en ville de Butembo enregistrent, en moyenne, un manque à gagner de 242$.D'où, les journées villes-mortes influencent négativement le volume du chiffre d'affaires des entreprises commerciales de Butembo, ce qui entraîne une perte pour l'entreprise. Cette analyse confirme la deuxième hypothèse de travail selon laquelle, il se pourrait que les journées « villes-mortes » entraînent un manque à gagner moyen journalier de plus de 100$ pour les entreprises commerciales de Butembo.

Partant de l'appréciation du degré de couverture des dépenses d'exploitation au sein des entreprises enquêtées, il a été constaté que 68,1? de nos enquêtés parviennent à couvrir leurs dépenses mensuelles et 31,8? ne sont pas en mesure de couvrir les dépenses dues aux journées villes-mortes en ville de Butembo. Certaines entreprises commerciales de la ville de Butembo recourent à leur épargne, à la promotion de leur produit et/ou services (stratégies Marketing), à l'emprunt et autres moyens pour couvrir le manque à gagner enregistré lors des journées villes-mortes. Cette analyse nous a conduits à infirmer la troisième hypothèse de travail selon laquelle, il semblerait que les entreprises commerciales font varier à la hausse les prix de leurs biens et services pour couvrir les charges engagées lors des paralysies d'activités commerciales.

Nous suggérons ce qui suit :

- Que les organisateurs des journées villes-mortes en ville de Butembo (Groupes de pression, sociétés civiles, étudiants et élèves, partis politiques,...) les organisent pacifiquement en ne visant que la cible et en se comportant en responsables ;

- Que l'Etat prenne des dispositions utiles et nécessaires pour sécuriser la population et ses biens lors des journées villes-mortes ;

- Que la population brave la peur et ne pas obéir à n'importe quel annonce des journées villes-mortes et surtout de ne pas se focaliser sur les tracts.

En somme, cette étude trouve son issue sans, bien sûr, prétendre épuiser le contenu de cette thématique ; l'honnêteté scientifique l'exige, ce n'est qu'une oeuvre humaine n'échappant guère à la finitude. En outre, heureux sont ceux qui voudront mener leurs études dans ce sens car, ils trouveront dans cette dernière un pas en avant pouvant leur permettre de parfaire dans l'avenir le dynamisme de notre discipline.

BIBLIOGRAPHIE

A. OUVRAGES

- Bertrand Tillier, La Commune de Paris, révolution sans images ? Politique et représentations dans la France républicaine (1871-1914), Seyssel, Champ Vallon, coll. « Époques », 2004 ; Éric Fournier, Paris en ruines. Du Paris haussmannien au Paris communard, Paris, Imago, 2008

- D. LARUE et Cie, Economie d'entreprise, Ed. Hachette, Paris, 1991

- F. Martial FOKOU, le symbole de la paix dans le processus de démocratisation des régimes monolithiques d'Afrique noire. Le cas du Cameroun, Mémoire inédit, Université du Yaoundé, 2005-2012

- H. FAYOL, General and Industrial Management, traduit par C. STORRS, Pitman Publishing co, London, 1949

- J-P. CENDRON et all, Initiation économique et sociale, Ed. NATHAN, Evreux, 1987

- Manga KUOH, Cameroun. Un nouveau départ, Harmattan, Paris, 1996

- Maurice SALLEE, Initiation à l'économie générale, Ed. Dunod, Paris, 1984

- Michel Makarius, Ruines. Représentations dans l'art de la Renaissance à nos jours, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2011

- Mike Davis, Les Prairies ordinaires, coll. « Penser/Croiser », Dead Cities, Paris, 2009 [2002].

- P. RONGERE, Méthodes en sciences sociales, éd Dalloz, Paris, 1957

- Roland Mortier, La poétique des ruines en France, Genève, Droz, 1974

- Sabine Forero-Mendoza, Le temps des ruines. Le goût des ruines et les formes de la conscience historique à la Renaissance, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Pays/Paysages »

- SarahFarmer, Oradour : arrêt sur mémoire, Paris, Calmann-Lévy, 1994

- Sigmund Freud, Le Délire et les rêves dans la Gradiva de W. Jensen, précédé de Gradiva, fantaisie pompéienne par Wilhelm Jensen, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1991

- VERHULST A. et Cie, Comptabilité des sociétés, éd. C.R.P., Kinshasa 1, 1992

- Voir, entre autres, dans une abondante bibliographie, Michel Frizot (dir.), Du côté d'Oradour, photographies de Arno Gisinger, Gilles Plazy, Philippe Bertin et Fabrice Picard, Paris, Filigranes éditions, 1998

- Xavier Boissel, Paris est un leurre. La véritable histoire du faux Paris, Paris, Éditions Inculte, 2012.

B. NOTES DE COURS, T FC, ARTICLES, RAPPORT ET AUTRES

- Bertrand Tillier, « Vider Paris, modifier Paris. Autour des photographies de Nicolas Moulin », Sociétés &Représentations, n° 34, automne 2012, p. 177-183.

- Cécile Barraud, villes mortes, villes à l'agonie. Écriture du ravage dans Le quatrième mur de SorjChalandon, Université Paris VII, 12 avril 2016

- Emission sur Radio Okapi/Butembo, « Invité du journal », entretien avec KAMBALE TALIMA analyste économique et financier, conséquences des journées villes mortes sur la vie socio-économique de Butembo, le 04 décembre 2019

- Emmanuel MUSANGO RASYASAKA, Documents Commerciaux, cours inédit,UCG 2015-2016, PP5-28

- Entretien avec Elie KWIRAVUSA, chercheur paix et sécurité internationale, activiste de la société civile congolaise, Samedi 13mars 2020

- Entretien avecNZANZU KAMUHA, Juriste de formation, propos recueillis le 3 mars 2020

- FEC/Bbo, FENAPEC/Bbo, R.T.G.B, R.T.V.H et R.M.B.B, R.U.K, La voix de l'U.C.G Rapports annuels et mensuels, papiers journaux, communiqués officiels et déclarations, De 2011 à 2019

- J.VUMILIA KASUKI, Embauche et rémunération dans les institutions sanitaires à Butembo, Mémoire, UCG, 2004

- KASEREKA KOMBI January, Statistique Mathématique, G2 Economie, U.O.R/Butembo, Juin 2019

- KASEREKA MUGHENI André, statistique descriptive, G1, U.O.R, 2017-2018

- Mangu NGURU, Commercialisation des produits pétroliers à Butembo, TFC, ISEAB, 2016

- MATHE KOMBI Steven, Rapport de stage effectué à la D.G.I, G3 Economie, 2019-2020

- Mathieu Pernot, Le Grand Ensemble, Cherbourg-Octeville, Le Point du jour, 2007. Voir aussi le catalogue de sa rétrospective, La traversée, Paris/Cherbourg-Octeville, Jeu de Paume/Le Point du jour, 2014

- Société civile coordination urbaine de Butembo, Déclaration N°005/2015 condamnant l'arrestation arbitraire et détention illégale du président de la société civile de Butembo, 2015

- V. O. Ndzana, « 18 Avril 1991-18 Avril 1992,  villes mortes, un anniversaire symbole », challenge Hebdo, n°149 du 22 Avril 1992

- Voir par exemple le documentaire d'Antoine Bamas et Luc Riolon, Tchernobyl, une histoire naturelle, Camera Lucida Productions/Arte France/CNRS, 2009

- VUNOKA, Organisation des entreprises, cours inédit, G1 MASCIE, UNIC-BUTEMBO, 2001-2002

C. WEBOGRAPHIE

- http://www.reveil-fm.com/index.php/reveil-fm.com2011/01/29/1252-butembo-le-fula-fula-de-l-article-64-de-la-constitution-en-marche, publié samedi 29 janvier 2011 à 19h37, consulté vendredi 01 février 2020 à 8h07

- https://www.congo-autrement.com/page/les-villes-de-la-rd-congo/presentation-de-la-ville-de-butembo-province-nord-kivu.html,publié le 19 décembre 2019, consulté le 18 février 2020 à 10heures21

- https://www.congo-autrement.com/page/les-villes-de-la-rd-congo/presentation-de-la-ville-de-butembo-province-nord-kivu.html,publié le 19 décembre 2019, consulté le 18 février 2020 à 10heures21

- https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190422-rdc-ebola-butembo-journee-ville-morte-defiance-population, publié mardi 20 décembre 2011 à 11h59, consulté vendredi 07 février 2020 à 12h07

- WWW. Cellule d'Analyses des Indicateurs de Développement «CAID », Rapport Enquête du 15 avril 2016 consulté le 20 octobre 2020.

TABLE DES MATIERES

DEDICACE i

REMERCIEMENTS ii

SIGLES ET ABREVIATIONS iii

INTRODUCTION GENERALE 1

1. ETAT DE LA QUESTION 1

2. PROBLEMATIQUE 3

3. HYPOTHESES DE TRAVAIL 6

4. OBJECTIFS DU TRAVAIL 6

5. CHOIX ET INTERET DU SUJET 7

6. METHODES ET TECHNIQUES 7

7. DELIMITATION DU SUJET 8

8. STRUCTURE DU TRAVAIL 8

9. DIFFICULTES RENCONTREES 8

PREMIER CHAPITRE : CADRE THEORIQUE 9

I.1. Notion de journée "ville-morte" 9

I.1.1. Origine du mot 9

I.1.2. Définition de la journée « ville-morte » 15

I.2. L'ENTREPRISE 16

I.2.1. Notions 16

I.2.2. Rôle de l'entreprise 16

I.2.3. Types et fonctions d'entreprises 17

I.3. LE COMMERCE 22

I.3.1. Définition économique du commerce 22

I.3.2. Origine et évolution du commerce 23

I.3.3. Les subdivisions du Commerce 24

I.3.4. L'acte de commerce et le commerçant 25

I.1.4. Présentation du milieu d'étude 29

CONCLUSION PARTIELLE 35

DEUXIEME CHAPITRE : 36

INCIDENCE DES JOURNEES « VILLES-MORTES » SUR LES ACTIVITES COMMERCIALES EN VILLE DE BUTEMBO 36

II.1. CADRE METHODOLOGIQUE 36

II.1.1. Organisation de l'enquête 36

II.1.2. Procédures de récolte des données 36

II.1.3. Outils d'analyse des données 36

II.1.4. Population d'étude et échantillon d'enquête 37

II.2. APPRECIATION DE L'INCIDENCE DES JOURNEES « VILLES-MORTES » SUR LES ACTIVITES DES ENTREPRISES COMMERCIALES 37

II.2.1. Calendrier des quelques journées villes mortes enregistrées en ville de Butembo 38

II.2.2. Caractéristiques des enquêtés 38

II.2.3. Analyse du manque à gagner journalier lors des journées villes-mortes 46

II.2.4. Catégories des marchandises ou articles vendus 47

II.2.5. Reconnaissance des journées villes-mortes comme difficultés des affaires 47

II.2.6. Appréciation des causes des journées villes mortes 48

II.2.7. Les organisateurs des journées villes mortes en ville de Butembo 48

II.2.8. Les conséquences des journées mortes sur les activités commerciales 49

II.2.9. Moyennes mensuelles des journées ville mortes observées par nos enquêtés 50

II.2.10. La couverture des dépenses mensuelles lors des journées villes mortes 51

CONCLUSION PARTIELLE 52

CONCLUSION GENERALE 54

BIBLIOGRAPHIE 57

A. OUVRAGES 57

B. NOTES DE COURS, T FC, ARTICLES, RAPPORT ET AUTRES 58

C. WEBOGRAPHIE 59

TABLE DES MATIERES 60

ANNEXES A

ANNEXE 1 : QUESTIONNAIRE D'ENQUETE A

ANNEXE 2 : Calendrier des journées villes-mortes en ville de Butembo D

ANNEXES

ANNEXE 1 : QUESTIONNAIRE D'ENQUETE

Pour les particuliers

Dans la cadre de notre travail de fin de cycle intitulé « incidence des journées villes-mortes sur les activités des entreprises commerciales en ville de Butembo», nous sollicitions votre contribution en nous livrant certaines informations et données utiles à sa réalisation.

QUESTIONS :

1. Quelles sont les différentes journées villes mortes enregistrées en ville de Butembo ?

2. Quelles sont les causes principales des Journées villes mortes ?

3. Qui en sont les principaux meneurs ?

4. Selon vous, quel est leur impact sur la vie des activités des entreprises commerciales en ville de Butembo ?

5. Y-a-t-il des lamentations de vos partenaires par rapport à ces journées?

6. Quel solution envisagez-vous pour mettre fin à ces journées villes mortes ?

Pour les entreprises

Dans le cadre de notre travail de fin de cycle intitulé « incidence des journées villes-mortes sur les activités des entreprises commerciales en ville de Butembo», nous sollicitions votre contribution en nous livrant certaines informations et données utiles à sa réalisation.

Consigne : Veuillez encercler l'assertion convenant à votre réponse et compléter les pointillés.

I. IDENTITE DU REPONDANT :

- Age :..................................

- Sexe :.................................

- Niveau d'études :.................................

- Fonction dans l'entreprise :.............................................

- Ancienneté dans le service : .............................................

- Taille de l'entreprise :a. Petite b. Moyenne c. Grande

II. QUESTIONS

A. Questions pour les entreprises commerciales

1. Quelles sont les catégories des marchandises ou articles vendues :

a. Vivres b. Non-vivres c. Vivres et non vivres

2. Reconnaissez-vous la journée« ville-morte » comme étant une difficulté dans l'exercice de vos activités commerciales ?

a. Oui b. Non

3. Qu'est ce qui est à la base de ces journées « villes-mortes » d'après vous ?

a. insécurité b. revendication c. ........... e. Autres, à préciser

4. Qui sont les organisateurs de ces journées villes-mortes à Butembo ?

a. La Société civile b. Les Groupes des pressions c. Les Acteurs politiques d. Les Etudiants et élèves e. Autres, à préciser

6. Que peuvent être les conséquences de ces journées « ville-morte » sur vos activités commerciales ?

a. journée chômée b. vol c. manque à gagner d... e. Autres, à préciser

7. Combien estimez-vous gagner en termes des recettes journalières ?

R/.........................................

8. Combien de journées ville morte peut-on observer en moyenne par mois en ville de Butembo ?

R/................................................

9. Avec les journées villes-mortes à Butembo, arrivez-vous à couvrir vos dépenses mensuelles ou annuelles ?

a. Oui Si Oui, comment cela?..........................................

b. Non Si Non, pourquoi? ...............................................

10. Que proposez-vous aux organisateurs des journées « villes-mortes » en ville de Butembo ?

R/..........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

11. Que peuvent faire les autorités de la ville de Butembo voire le gouvernement congolais pour résoudre les problèmes des journées « villes-mortes » ?

R/......................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

ANNEXE 2 : Calendrier des journées villes-mortes en ville de Butembo

Date

Année

Organisateurs

Causes

13 décembre

2011

Leaders des partis de l'opposition : UDPS, UNC au pays

Tentative d'organisation d'une manifestation de protester contre la réélection de Joseph Kabila et les fraudes électorales supposées.

20 octobre

2014

Sociétés civiles, forces vives du Nord Kivu

Massacres des civils à Béni

02 Mai

2015

Société civile coordination urbaine de Butembo

Réclamation de la libération de son président Moise KAMBERE KAYITAMBYA42(*) arrêté en date du 20 avril de la même année, selon elle, par les agents de l'agence nationale de renseignement « A.N.R/Butembo ».

17 Février

2016

La dynamique de l'opposition

Tenue des élections dans le pays le 31 Décembre 2016

22-23 mars

2016

 

Protestation contre l'assassinat du prêtre assomptionniste VINCENT MACHOZI de la paroisse catholique de Bunyuka, président national du Kyaghanda Yira tué par des inconnus dimanche 20 mars 2016 à Bunyuka (Béni).

17 au 20 mai

2016

La dynamique de l'opposition, Front commun 2016 et le G7

Respect de la constitution par la CENI et le pouvoir en place dans l'organisation des élections

19 octobre

2016

Forces sociales et politiques acquises au changement du pays

Opération « Carton rouge » et « anti-Kabila » pour exiger le départ du président Joseph Kabila en décembre 2016 mais aussi pousser la majorité présidentielle à appliquer l'accord politique du 31 octobre 2016

22 novembre

2016

LUCHA, FILIMBI, PDF et Eveil Citoyen

Campagne Bye Bye Kabila et rejet de l'accord du 18 octobre 2016 à la cité de l'union Africaine, conclu entre la majorité présidentielle et une frange de l'opposition

06 janvier

2017

Comité des étudiants de Butembo(CO.E.B)

Disparition de l'étudiant PALUKU WALIRE AARON de G2 Biomédicale à l'I.S.T.M/Butembo

Lundi 20 Mars

2017

La Véranda Mutsanga

Première anniversaire de l'assassinat du prêtre assomptionniste VINCENT MACHOZI de la paroisse catholique de Bunyuka qui était le président national du Kyaghanda Yira.

04 avril

2017

UDPS et autres partis politiques de l'opposition

Exiger la mise en oeuvre de l'accord politique du 31 décembre 2016

10 avril

2017

Mouvement de libération du congo « M.L.C/Butembo »

Opération ville morte pour dénoncer l'insécurité menaçante occasionnée par les services de sécurité de Butembo

Mardi 25 juillet

2017

Parlement Débout de Furu

Procession pour Bunyuka-Isale pour dénoncer le kidnapping des abbées Jean-Pierre AKILIMALI et Charles KIPASA par des inconnus dans le parc National de Virunga et le massacres des civils à Béni

Lundi 31 juillet

2017

Coalition des mouvements citoyens et groupes de pression du grand Nord

Demander la publication du calendrier électoral et l'alternance démocratique dans le pays avant décembre 2017

11 septembre

2017

Union pour la nation congolaise « U.N.C/Butembo »

Manifestation pour la dénonciation du phénomène Kasuku à Butembo

12 septembre

2017

La société civile coordination urbaine de Butembo

Réclamation du départ du maire de la ville et son adjoint, les bourgmestres, le commandant des FARDC et le cadre de l'ANR pour des raisons de leur complaisance et complicité à la suite de leur inefficacité à juguler la crise de l'insécurité qui se vit dans la ville de Butembo.

Samedi 15 Novembre

2017

Mouvements citoyens de Butembo

Refus du calendrier électoral publié par la centrale électorale le 05 Novembre 2017 et exigence de la démission du chef de l'Etat Joseph KABILA KABANGE avant le 31 décembre 2017

Mardi 28 novembre

2017

LUCHA, FILIMBI, PDF et Eveil Citoyen

Respect de la constitution et la tenue des élections le 23 décembre sur toute l'étendue de la R.D.C

Vendredi 29 décembre

2017

Mouvement citoyen Lutte pour le Changement « LUCHA »

Exiger le départ de Joseph Kabila Kabange

Parlement Débout de Furu

Soutien à la marche organisée par les Laïcs catholiques pour la tenue des élections voire le départ de Joseph Kabila Kabange

16 Février

2018

Etudiants de l'Université Officielle de Ruwenzori « U.O.R »

Dossier paiement des frais académiques au taux de 920Fc selon la circulaire du ministère de l'enseignement Supérieur et Universitaire

Samedi 24 Février

2018

Véranda Mutsanga

Tenue des élections en R.D.C dans le strict respect de la constitution

16 avril

2018

Véranda Mutsanga

Manifestation de dénonciation du boycotte de la décision du maire par les partis politiques de la majorité présidentielle décision leur demandant d'arracher leur drapeaux sur les poteaux STS en ville de Butembo

20 novembre

2018

Véranda Mutsanga, la fondation Me MBENZE YOTAMA et autres structures citoyennes de Butembo

Manifestation de soutien de la candidature commune de Martin Fayulu.

Jeudi 27 décembre

2018

La véranda Mutsanga, autres groupes des pressions et la dynamique de l'opposition section de Butembo

Réclamation du droit de vote (élections) à Butembo et à Béni autrement dit exiger la levée de l'exclusion des circonscriptions de Béni-ville, Butembo (Nord Kivu) et Yumbi (Maindombe) à l'élection présidentielle prévue le

15 janvier

2019

Groupes des sympathisants de l'opposition

Refus des résultats présidentiels publiés par la CENI et déclarant comme vainqueur ou leader FELIX TSHISEKEDI

22 avril

2019

Société civile, coordination urbaine de Butembo et territoriale de Lubero

Condamnation des menaces, tortures et tueries des experts médicaux intégrés dans les équipes de la riposte contre la maladie à virus Ebola

04 mai

2019

Taximen-motos de Butembo

Manifestation des couleurs pour s'insurger contre l'assassinat des deux de leurs collègues par un policier incontrôlé

07 mai

2019

Taximen-motos de Butembo

Manifestation suite à une fausse information selon laquelle une équipe de la riposte contre la maladie à virus Ebola aurait tamponné un taximen moto. Chose qui n'était pas vraie.

19 aout

2019

Véranda Mutsanga

Amener le président la république à s'occuper de la sécurité de l'Est de la R.D.C : Béni ville et territoire, Ituri et Minembwe

22 novembre

2019

Groupes de pression : Parlement débout, Véranda Mutsanga, Etc de Butembo

Manifestations de colère pour dénoncer l'impuissance de l'ONU et de l'armée congolaise dans la traque des miliciens ADF qui massacrent les populations dans la région de l'est.

02 décembre

2019

Ensemble épiscopale de l'église catholique

Journée de deuil, prière et comminions avec les victimes de l'insécurité dans les provinces du Nord Kivu, Sud Kivu et Maniema.

03 décembre

2019

Association culturelle KYAGHANDA YIRA, LUCHA et la nouvelle société civile du grand Nord

Compatir avec les populations de Béni ville et territoire victimes des massacres en répétition des ADF.

06 décembre

2019

Coalition des groupes des pressions et mouvements citoyens de Butembo

Dénonciation des massacres en répétition des civiles par les ADF à Béni et exigence du départ de la MONUSCO.

17 mars

2020

Etudiants de l'I.B.T.P/Bbo et des autres institutions de la ville de Butembo

Soulèvement pour s'insurger contre l'assassinat de DADY BIGABA de L2 Architecture à l'I.B.T.P/Bbo par un élément des FARDC, Monsieur MUKENZI SHAYI Patrick

18 mars

2020

Etudiants de l'I.B.T.P/Bbo et des autres institutions de la ville de Butembo

S'insurger contre la disparation du corps dans la morgue de l'hôpital Matanda

26 mars

2020

Véranda Mutsanga

Exiger le départ et le remplacement du Maire de ville, du commissaire principal de la police, du chef de l'A.N.R, du procureur et de la présidente du TGI/Butembo

* 1F. Martial FOKOU, le symbole de la paix dans le processus de démocratisation des régimes monolithiques d'Afrique noire. Le cas du Cameroun, Mémoire inédit, Université du Yaoundé, 2005-2012

* 2V.O.Ndzana,« 18 Avril 1991-18 Avril 1992,  villes mortes, un anniversaire symbole », challenge Hebdo, n°149 du 22 Avril 1992, p. 15

* 3 http://www.reveil-fm.com/index.php/reveil-fm.com2011/01/29/1252-butembo-le-fula-fula-de-l-article-64-de-la-constitution-en-marche, publié samedi 29 janvier 2011 à 19h37, consulté vendredi 01 février 2020 à 8h07

* 4https://www.congo-autrement.com/page/les-villes-de-la-rd-congo/presentation-de-la-ville-de-butembo-province-nord-kivu.html,publié le 19 décembre 2019, consulté le 18 février 2020 à 10heures21

* 5https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190422-rdc-ebola-butembo-journee-ville-morte-defiance-population, publié mardi 20 décembre 2011 à 11h59, consulté vendredi 07 février 2020 à 12h07

* 6Emission sur Radio Okapi/Butembo, « Invité du journal », entretien avec KAMBALE TALIMA analyste économique et financier, conséquences des journées villes mortes sur la vie socio-économique de Butembo, le 04 décembre 2019

* 7P. RONGERE,Méthodes en sciences sociales, éd Dalloz, Paris, 1957 p. 20

* 8Manga KUOH, Cameroun. Un nouveau départ,Harmattan, Paris, 1996, P 80

* 9Roland Mortier, La poétique des ruines en France, Genève, Droz, 1974

* 10Michel Makarius, Ruines. Représentations dans l'art de la Renaissance à nos jours, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2011, P 112

* 11Sabine Forero-Mendoza, Le temps des ruines. Le goût des ruines et les formes de la conscience historique à la Renaissance, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Pays/Paysages », P 200

* 12Sigmund Freud, Le Délire et les rêves dans la Gradiva de W. Jensen, précédé de Gradiva, fantaisie pompéienne par Wilhelm Jensen, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1991, P190

* 13SarahFarmer, Oradour : arrêt sur mémoire, Paris, Calmann-Lévy, 1994. P 67

* 14Voir, entre autres, dans une abondante bibliographie, Michel Frizot (dir.), Du côté d'Oradour, photographies de Arno Gisinger, Gilles Plazy, Philippe Bertin et Fabrice Picard, Paris, Filigranes éditions, 1998

* 15Mathieu Pernot, Le Grand Ensemble, Cherbourg-Octeville, Le Point du jour, 2007. Voir aussi le catalogue de sa rétrospective, La traversée, Paris/Cherbourg-Octeville, Jeu de Paume/Le Point du jour, 2014

* 16Voir par exemple le documentaire d'Antoine Bamas et Luc Riolon, Tchernobyl, une histoire naturelle, Camera Lucida Productions/Arte France/CNRS, 2009

* 17Bertrand Tillier, La Commune de Paris, révolution sans images ? Politique et représentations dans la France républicaine (1871-1914), Seyssel, Champ Vallon, coll. « Époques », 2004 ; Éric Fournier, Paris en ruines. Du Paris haussmannien au Paris communard, Paris, Imago, 2008

* 18Bertrand Tillier, « Vider Paris, modifier Paris. Autour des photographies de Nicolas Moulin », Sociétés &Représentations, n° 34, automne 2012, p. 177-183.

* 19Mike Davis, Les Prairies ordinaires, coll. « Penser/Croiser », Dead Cities, Paris, 2009 [2002].

* 20Xavier Boissel, Paris est un leurre. La véritable histoire du faux Paris, Paris, Éditions Inculte, 2012.

* 21Mike Davis, Dead Cities, op. cit. P 21

* 22Cécile Barraud, villes mortes, villes à l'agonie. Écriture du ravage dans Le quatrième mur de SorjChalandon, Université Paris VII, 12 avril 2016

* 23Entretien avecNZANZU KAMUHA, Juriste de formation, propos recueillis le 3 mars 2020

* 24Entretien avec Elie KWIRAVUSA, chercheur paix et sécurité internationale, activiste de la société civile congolaise, Samedi 13mars 2020

* 25 D. LARUE et Cie, Economie d'entreprise, Ed. Hachette, Paris, 1991, p.8-9

* 26 Maurice SALLEE, Initiation à l'économie générale, Ed. Dunod, Paris, 1984, p.8

* 27 Maurice SALLEE, Op.cit, P.9

* 28 A. VUNOKA, Organisation des entreprises, cours inédit, G1 MASCIE, UNIC-BUTEMBO, 2001-2002

* 29 VERHULST A. et Cie, Comptabilité des sociétés, éd. C.R.P., Kinshasa 1, 1992, p.37

* 30 D. LARUE et Cie, Op. Cit., p. 239

* 31 J-P. CENDRON et alii, Initiation économique et sociale, Ed. NATHAN, Evreux, 1987, p.84

* 32H. FAYOL, General and Industrial Management, traduit par C. STORRS, Pitman Publishing co, London 1949

* 33 Emmanuel MUSANGO RASYASAKA, Documents Commerciaux, cours inédit,UCG 2015-2016, PP5-28

* 34 WWW. Cellule d'Analyses des Indicateurs de Développement «CAID », Rapport Enquête du 15 avril 2016 consulté le 20 octobre 2020.

* 35https://www.congo-autrement.com/page/les-villes-de-la-rd-congo/presentation-de-la-ville-de-butembo-province-nord-kivu.html,publié le 19 décembre 2019, consulté le 18 février 2020 à 10heures21

* 36Mangu NGURU, Commercialisation des produits pétroliers à Butembo, TFC, ISEAB, 2016

* 37J.VUMILIA KASUKI, Embauche et rémunération dans les institutions sanitaires à Butembo, Mémoire, UCG, 2004, P51

* 38 KASEREKA MUGHENI André, statistique descriptive, G1, U.O.R, 2017-2018, P 9

* 39FEC/Bbo, FENAPEC/Bbo, R.T.G.B, R.T.V.H et R.M.B.B, R.U.K, La voix de l'U.C.G Rapports annuels et mensuels, papiers journaux, communiqués officiels et déclarations, De 2011 à 2019

* 40MATHE KOMBI Steven, Rapport de stage effectué à la D.G.I, G3 Economie, 2019-2020

* 41KASEREKA KOMBI January, Statistique Mathématique, G2 Economie, U.O.R/Butembo, Juin 2019, P17

* 42Société civile coordination urbaine de Butembo, Déclaration N°005/2015 condamnant l'arrestation arbitraire et détention illégale du président de la société civile de Butembo, 2015






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années"   Corneille