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étude de l'interaction génotype à‡ milieu et de son impact sur la sélection des variétés de blé dur (triticum durum desf.) cultivées en Algérie.


par Rekia Safi
Université Saad Dahlab de Blida - Département des Sciences Agronomiques - Magister Amélioration des productions végétales 2011
  

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2.2.2 La température

La température est un principal moteur de développement, une température de niveau identique n'aura pas la même efficacité sur la vitesse du développement en hiver ou au printemps, compte tenu de la variation de la durée du jour sous l'effet des saisons [46]. Selon la sensibilité variétale, le seuil thermique de mortalité varie entre -12 et -16 [48]. De plus le blé est moins sensible à la température durant sa phase végétative par rapport à sa phase reproductive [49].

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En effet, plusieurs études ont signalé l'existence de différences génotypiques en réponses au stress thermique [50]; [51].

La culture du blé dur, sur les hauts plateaux, est essentiellement sujette aux effets des basses températures de la levée au stade épiaison [52]. En effet, le froid peut gêner la sortie des épis ; cette déformation est temporaire et sans effet sur le rendement [46]. Cependant, les basses températures au stade floraison induisent une stérilité des gamètes mâles. Contrairement aux basses températures survenant au même stade, le stress thermique induit surtout une stérilité femelle. Lorsque le grain commence à ce développer, les fortes températures excessives, supérieures à 25°C accentuent le processus d'avortement des fleurs [45].

Dans les situations de fin de cycle où les fortes températures sont fréquentes, il existe un grand risque d'échaudage des grains. Ce risque est d'autant plus grand, lorsque les hautes températures persistent [29]. En effet, l'augmentation des températures accélère la vitesse de croissance des grains et réduit leur durée de remplissage [53].

2.2.3 Le gel

Des dégâts dus au gel d'hiver dépendent bien évidemment de la sensibilité variétale, mais aussi du stade de développement. Aussitôt après la germination, le blé est particulièrement sensible au gel [48].

Si le gel survient brutalement (forte amplitude thermique), les tiges qui ont amorcé leur montée sont détruites. Ces tiges correspondent à celles qui sont aux stades les plus avancés, les maîtres brins et les premières talles primaires. Elles correspondent aussi aux talles les plus productives comportant un nombre supérieur d'épillets et de fleurs par épillets. Détruites par le gel, ce sont les talles plus jeunes et donc moins productives qui constitueront le peuplement épis final [45].

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Le gel marque son effet principalement sur la composante nombre de grains par épi [45]. Les zones arides et semi arides qui sont très exposées aux risques précoces de sirocco ainsi qu'au gel printanier [54]. Dans ces zones des gelées tardives accompagnées de brouillard, des carences nutritionnelles peuvent entraîner la non fécondation des épillets terminaux, ainsi que des 2ème et 3ème fleurs de chaque épillet. Les étamines ne s'ouvrent pas, une température constamment inférieure à 15°C pendant la fécondation produit ce phénomène appelé « coulure » [48].

Il est possible d'y remédier en évitant le choix de variétés trop précoces pour la région.

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