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Gestion du risque d'inondation dans l'arrondissement communal Niamey IV.


par Saadou Kadri Maazou
Université Abdou Moumouni de Niamey au Niger  - Master II en Aménagement du Territoire et Développement Durable  2013
  

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1.2. Définition des concepts

Risque

Le risque est la « possibilité de survenance d'un événement susceptible de porter atteinte à l'équilibre naturel » (Andred et al.1999 cité par Maman I. 2010.

Inondation

Selon Antoine (2008) « est un débordement des cours d'eau en crue de leur lit mineur se traduit par la submersion des zones inondables »

Selon Guy (1991) « l'inondation est un excès d'eau à la surface du sol, ou des lieux où, ne constituant pas une réserve utile, sa présence n'est pas souhaitée par l'homme »

Risque d'inondation

« Le risque d'inondation est défini comme un événement dommageable doté d'une certaine probabilité. Il est lié à la conjonction de l'aléa inondation et de la vulnérabilité de la société, elle-même évaluée à partir des dommages matériels ou tangibles qu'elle pourrait subir en cas d'inondation et par l'appréciation des dommages non matériels ou intangibles (préjudice moral)susceptible de peser lourdement sur un niveau de bien-être des individus ».(scarwell et laganier,2004 ; cité par ISSAKA H. 2010) .

Gestion du risque

Selon Leone (2010), on entend par gestion du risque « l'ensemble de moyens (techniques, financiers, juridiques...) mis en oeuvre pour prévenir et réduire les conséquences potentielles des catastrophes naturelles »

1.3. Problématique

Les inondations constituent, selon Abhas et al (2012), les catastrophes naturelles les plus fréquentes dans le monde, leur nombre a largement augmenté, surtout au cours des 20 dernières années. Le nombre de victimes, les dégâts financiers, économiques et les couts d'indemnisation des sinistrés sont eux aussi en hausse. Pour la seule année 2010, 178 millions de gens ont été victimes d'inondation. Dans les années exceptionnelles telles que 1998 et 2010, les pertes totales excèdent les 40 milliards de dollars.

Les pays de l'Afrique de l'Ouest et du sahel en particulier, subissent aujourd'hui, cumulativement avec les sécheresses amorcées dès les années 70 et 80, des effets des fortes pluies et d'inondations dévastatrices. Les dommages et pertes liés à ces catastrophes d'origines climatiques ont été évalués à plusieurs centaines de milliards de francs, AGRYMET(2010).En effet ces catastrophes détruisent les infrastructures publiques et les habitats avec souvent des lourdes pertes matérielles et en vies humaines. Elles compromettent

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les disponibilités et l'accessibilité en produits alimentaires autant qu'elles entravent l'approvisionnement des centres de consommation entrainant la hausse de prix sur les marchés. Elles ont également les impacts psychologiques graves notamment sur les couches les plus vulnérables.

A l'instar d'autres pays d'Afrique, le Niger a connu les inondations qui sont devenues un phénomène récurrent depuis la fin de longues sécheresses des années 1970- 1980. Les mois de Juillet, Août et Septembre sont généralement caractérisés par des fortes pluies diluviennes et brèves qui occasionnent des inondations avec d'importants sinistrés et une recrudescence de certaines maladies liées à l'eau et à l'insalubrité. Plusieurs localités sont ainsi touchées par l'inondation dans presque toutes les régions pays. A Niamey les fortes précipitations provoquent des inondations. En Septembre 2013 tous les arrondissements ont été touchés par les inondations dont les conséquences sont l'effondrement des maisons, des pertes des biens et des cultures et des milliers des personnes sans abris. Selon le comité ad `hoc de gestion des inondations de la région de Niamey 35 quartiers ont été affectés soit 32 613 personnes sinistrées, 4 196 maisons effondrées. L'arrondissement communal Niamey IV est situé entre le plateau de la rive gauche et le bas fond du fleuve avec une altitude moyenne de 180m de la cote du fleuve et 250 m sur le plateau. Les caractéristiques topographiques de Niamey IV telles que la pente, le bassin versant venant de Talladjé, le fleuve, la dégradation du couvert végétal et la faible infiltration du sol qui favorise le ruissellement en provoquant la remontée des crues ou le débordement du fleuve qui explique un facteur des inondations. Il faut aussi noter que la croissance de la ville, l'occupation anarchique du sol dans la zone inondable par la pression démographique ainsi que l'urbanisation incontrôlée, l'ensablement du fleuve, l'insuffisance de réseaux d'évacuation, insalubrité et la vulnérabilité de la population constituent des facteurs aggravant les risques d'inondation. Pour Issaka (2010), quant au problème d'inondation à Niamey, ce sont généralement les populations qui inondent le fleuve en occupant anarchiquement ses anciens lits. L'étude sur le terrain montre que ces prédispositions tant naturelles qu'humaines de Niamey IV expliquent les facteurs des inondations qui engendrent de nombreuses pertes en vies humaines et des dégâts matériels par des inondations.

Pour faire face à ces dégâts, des mesures efficaces ont été mises en place pour la gestion du risque afin réduire les dommages potentiels qu'un alea pourrait induire et cela à travers un certain nombre de composantes, telles qu'une information préventive, la connaissance du risque, la surveillance, la prévision, la prévention la réduction de la vulnérabilité, la gestion de crise. Pour bien conduire ces mesures, le Niger a mis en place un dispositif de Stratégie Nationale de Réduction des Risques de Prévention de Catastrophes (CNRRC) qui définit les grandes composantes et les axes d'actions attachés au Programme de Développement Economique et Social du Niger (PDES 2012-2015). Selon toujours le même auteur, l'objectif global est de faire de la prévention des risques et catastrophes une priorité gouvernementale en mettant en place des dispositifs nationaux de prévention et de gestion.

Au plan institutionnel, le Niger s'est doté d'un Dispositif National de Prévention et de Gestion des Catastrophes et Crises Alimentaire (DNPGCCA) chargé de la prévention, l'atténuation, la gestion et le relèvement précoce des incidences des crises et catastrophes affectant les

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populations. A Niamey pour la gestion du risque d'inondation et la crise, l'Etat, et ses partenaires prennent une meilleure mesure qui est la sensibilisation des populations exposée aux risques d'inondation. Ainsi la mise en place des mesures préventives pour la maitrise d'urbanisation afin de gérer le risque d'inondation. Pour gérer la crise les composantes (Mairie, protection civile et les ONG) s'expriment par l'application d'un plan de secours, la réponse aux urgences, évacuations des sinistrés, identification des sites de relogement, assistance alimentaire et non alimentaire, assainissement, hygiène et médicament d'appel à la solidarité. Toutes ces actions sont faites afin de minimiser le risque et crise des inondations.

Questions de recherche

Comment peut-on expliquer la récurrence du risque d'inondation dans l'arrondissement communal Niamey IV ?

Pour mieux répondre à cette question centrale nous posons ces questions suivantes : ? Quels sont les facteurs aggravant les risques d'inondation ?

? Quels sont les comportements adoptés face aux phénomènes des inondations ?

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