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Surveillance des infections nosocomiales en pédiatrie au CHU Béni Messous Alger


par Anis Saidoun
Faculté de médecine d'Alger  - Doctorat en pharmacie 2020
  

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Chapitre I : REVUE DE LA LITTÉRATURE

I.2. Modes de transmission :

Les agents pathogènes nosocomiaux peuvent avoir deux origines principales :

- Une origine endogène :

C'est à dire que le germe provient de la flore commensale du patient lui-même.

Les Bactéries multi résistantes sont de plus en plus retrouvées dans cette dernière. Par exemple, une récente étude espagnole s'est intéressée au portage digestif des souches E-BLSE :

« Le portage digestif de souches productrices de BLSE est devenu non négligeable avec un réservoir de BLSE animal important. Dans une étude récente espagnole, les taux de portage de souches de E. coli productrices de BLSE étaient de 11,8 % chez les patients hospitalisés et de 5,5 % chez les patients de ville » [1]

- Une origine exogène :

Que cela soit la flore transitoire ou résidente du personnel soignant, visiteurs, l'environnement, les dispositifs médicaux, locaux, les sources de pathogènes sont multiples. [2]

La transmission peut se faire soit par voie manuportée (par contact direct) ou transmise par l'environnement, objets ou dispositifs médicaux (par contact indirect) :

- Par contact direct :

Les mains du personnel soignant, visiteurs, patients jouent un rôle dans le transfert passif des microorganismes d'un malade à un autre.

Les mains du personnel peuvent contenir de 100 à 1000 bactéries/cm2 [4] En plus de la flore résidente, on retrouve la flore transitoire : ce sont les germes de « l'ambiance hospitalière ».

- Par contact indirect :

Les objets et les matériaux présents à l'hôpital sont un réservoir de germes.

- Transmission par voie aérienne (patients immunodéprimés+++)

- Transmission par l'intermédiaire d'un support contaminé (nourriture dans le cas de Toxi-infections

alimentaires)

- Transmission par voie hydrique (la légionellose nosocomiale). [3]

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Chapitre I : REVUE DE LA LITTÉRATURE

I.3. Types d'infections nosocomiales

Les définitions peuvent légèrement varier et la démarche à suivre est de s'appuyer sur des définitions consensuelles et en harmonie avec les objectifs (surveillance épidémiologique, procédures d'évaluation, expertises judiciaires).

Des définitions standardisées sont régulièrement publiées par différents référents et sociétés savantes en microbiologie humaine.

Par exemple, aux États-unis, et pour le compte du NHSN (National Healthcare Safety Network), 9 règles rigoureuses sont utilisées afin d'un côté harmoniser la démarche (réseau de surveillance national et multisectoriel), et d'un autre côté, éviter tous biais et confusions. [16]

Selon les critères diagnostiques publiés par le CTINILS (Comité Technique des Infections Nosocomiales et des Infections Liées aux Soins) [17] nous avons :

I.3.1. Les Infections urinaires

Au moins un des signes suivants :

Fièvre (> 38°C),

Impériosité mictionnelle,

Pollakiurie,

Brûlure mictionnelle, ou douleur sus-pubienne, en l'absence d'autre cause, infectieuse ou non.

Et :

- Sans sondage vésical ni autre abord de l'arbre urinaire : Leucocyturie (= 104 leucocytes/ml) et uroculture positive (= 103 micro-organismes/ml) et au plus 2 micro-organismes différents.

- Avec sondage vésical ou autre abord de l'arbre urinaire, en cours ou dans les 7 jours précédents : Uroculture positive (= 105 micro-organismes/ml) et au plus 2 micro-organismes différents.

I.3.2. Infections du site opératoire

? Infection superficielle de l'incision

Infection survenant dans les 30 jours suivant l'intervention, et affectant la peau (ou les muqueuses), les tissus sous-cutanés ou les tissus situés au-dessus de l'aponévrose de revêtement, diagnostiquée par :

Cas 1 : Écoulement purulent de l'incision

Cas 2 : Micro-organisme associé à des polynucléaires neutrophiles à l'examen direct, isolé par culture obtenue de façon aseptique du liquide produit par une incision superficielle ou d'un prélèvement tissulaire.

Cas 3: Ouverture de l'incision par le chirurgien Et présence de l'un des signes suivants : douleur ou sensibilité à la palpation, tuméfaction localisée, rougeur, chaleur

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"Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d'autre"   Paul Eluard