III.4.2.2. Sortes de nappes souterraines

Figure III.6. Sortes de nappes
souterraines
a) Nappes libres
Le niveau statique se situe au maximum au toit de la couche
aquifère. Son altitude dans l'ouvrage (cote par rapport au niveau
zéro) est par définition le niveau
piézométrique. L'ensemble des niveaux
piézométriques ainsi identifié détermine lasurface
piézométrique ou surface libre.
Selon cette configuration, l'eau se trouve
séparée en trois zones superposées ; à
savoir : la zone d'eau libre (entre le substratum et le niveau
hydrostatique), la zone capillaire (l'eau y est retenue par tension
superficielle) et la zone mouillée (au-dessus de la zone
capillaire).
b) Nappes captives
Dans les nappes plus profondes, elles sont emprisonnées
entre deux aquicludes fixes. Par suite de la profondeur, ces eaux subissent une
pression verticale due à la couche surplomb, dirigée de haut en
bas. Lorsqu'un sondage perce la couverture d'une telle nappe, l'eau de la
formation est expulsée jusqu'à équilibre avec le niveau
piézométrique, au-dessus du toit de la couche. Les eaux sont
ascendantesouartésiennes selon que leur niveau se
stabilise au-dessous ou au-dessus du terrain nature.
III.4.2.3. Recharge des aquifères
La recharge des aquifères est de trois
natures :
1°. Eaux de pluie : par
l'infiltration efficace dans le bassin hydrogéologique du secteur.
D'où l'importance du drainage superficiel ;
2°. Eaux des lacs et cours d'eau :
lorsque les lacs et des cours d'eau se trouvent à
proximité des aquifères et si les roches et/ou le sol entre ces
lacs, cours d'eau et la mine sont perméables ;
3°. les eaux souterraines : Il
s'agit principalement d'eaux fossiles. Ces poches sont percées soit par
le trafic des unités de transport qui passe dessus, soit par le godet de
l'excavateur lors de l'excavation.
III.4.3. Paramètres hydrogéologique des
aquifères
Le débit souterrain, régi par la loi de Darcy
(1856), est fonction de la perméabilité ou de la
transmissivité. Ces caractéristiques peuvent être
déterminées au laboratoire ou sur le terrain. A ceux- là
nous pouvons ajouter d'autres paramètres tels que le gradient
hydraulique, la porosité, le coefficient d'emmagasinement, qui
permettent la détermination du volume d'eau que les aquifères
peuvent libérer ou le débit permettant un rabattement
déterminé.
III.4.3.1.La porosité « »
C'est le rapport entre le volume des vides et celui de
l'échantillon. C'est une caractéristique à connaitre car
la teneur en eau ne dépend de la composition de l'aquifère et
donc directement de la porosité.

Avec :
· : volume des vides ;
· : Volume de l'échantillon.
Il est plus intéressant d'utiliser la porosité
efficace « » qui détermine le volume d'eau extractible
de la formation aquifère. Elle se traduit par la relation
suivante :

Avec :
· : porosité efficace [%] ;
· : Volume de vide efficace ou volume d'eau extractible ;
· : Volume de l'échantillon.
Ce paramètre, exprimé en pourcentage, permet de
calculer le volume d'eau extractible de l'aquifère, le volume de
l'aquifère étant connu.
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