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Redimensionnement d'un système d'exhaure, cas de la mine souterraine de Kamoto


par Clovis MUSANS MUSWALISA
UNILI - Ingénieur Civil 2024
  

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III.4.2.2. Sortes de nappes souterraines

Figure III.6. Sortes de nappes souterraines

a) Nappes libres

Le niveau statique se situe au maximum au toit de la couche aquifère. Son altitude dans l'ouvrage (cote par rapport au niveau zéro) est par définition le niveau piézométrique. L'ensemble des niveaux piézométriques ainsi identifié détermine lasurface piézométrique ou surface libre.

Selon cette configuration, l'eau se trouve séparée en trois zones superposées ; à savoir : la zone d'eau libre (entre le substratum et le niveau hydrostatique), la zone capillaire (l'eau y est retenue par tension superficielle) et la zone mouillée (au-dessus de la zone capillaire).

b) Nappes captives

Dans les nappes plus profondes, elles sont emprisonnées entre deux aquicludes fixes. Par suite de la profondeur, ces eaux subissent une pression verticale due à la couche surplomb, dirigée de haut en bas. Lorsqu'un sondage perce la couverture d'une telle nappe, l'eau de la formation est expulsée jusqu'à équilibre avec le niveau piézométrique, au-dessus du toit de la couche. Les eaux sont ascendantesouartésiennes selon que leur niveau se stabilise au-dessous ou au-dessus du terrain nature.

III.4.2.3. Recharge des aquifères

La recharge des aquifères est de trois natures :

1°. Eaux de pluie : par l'infiltration efficace dans le bassin hydrogéologique du secteur. D'où l'importance du drainage superficiel ;

2°. Eaux des lacs et cours d'eau : lorsque les lacs et des cours d'eau se trouvent à proximité des aquifères et si les roches et/ou le sol entre ces lacs, cours d'eau et la mine sont perméables ;

3°. les eaux souterraines : Il s'agit principalement d'eaux fossiles. Ces poches sont percées soit par le trafic des unités de transport qui passe dessus, soit par le godet de l'excavateur lors de l'excavation.

III.4.3. Paramètres hydrogéologique des aquifères

Le débit souterrain, régi par la loi de Darcy (1856), est fonction de la perméabilité ou de la transmissivité. Ces caractéristiques peuvent être déterminées au laboratoire ou sur le terrain. A ceux- là nous pouvons ajouter d'autres paramètres tels que le gradient hydraulique, la porosité, le coefficient d'emmagasinement, qui permettent la détermination du volume d'eau que les aquifères peuvent libérer ou le débit permettant un rabattement déterminé.

III.4.3.1.La porosité «   »

C'est le rapport entre le volume des vides et celui de l'échantillon. C'est une caractéristique à connaitre car la teneur en eau ne dépend de la composition de l'aquifère et donc directement de la porosité.

Avec :

· : volume des vides ;

· : Volume de l'échantillon.

Il est plus intéressant d'utiliser la porosité efficace «   » qui détermine le volume d'eau extractible de la formation aquifère. Elle se traduit par la relation suivante :

Avec :

· : porosité efficace [%] ;

· : Volume de vide efficace ou volume d'eau extractible ;

· : Volume de l'échantillon.

Ce paramètre, exprimé en pourcentage, permet de calculer le volume d'eau extractible de l'aquifère, le volume de l'aquifère étant connu.

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